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interviewSénat (sur YouTube)· 3 avril 2026 60 min

Audition d'Ecomiam

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Très bien mesdames messieurs, je vous propose que nous poursuivions les travaux de notre commission d'enquête et nous recevons aujourd'hui monsieur Daniel Sauvaget, présideur fondateur d'Éco Miam. Merci monsieur de de votre de votre présence. Donc vous connaissez certainement les les règles des commissions d'enquête qui consistent à faire prêter serment hein aux personnes relevantes du droit français.

Toutefois euh eu égard euh non pas fonctionnaire, il boulette. Ouais ouais. Donc non, je je me pose la question si vous deviez prêter serment.

Mais oui oui, vous allez bien bel et bien prêter serrement. Euh donc je vais vous demander de ouvrir votre micro, de lever la main droite et de dire je le jure, je le jure. Merci.

Merci beaucoup monsieur. Donc merci vraiment de de votre disponibilité. Nous sommes ravis de de vous entendre aujourd'hui dans le cadre de notre commission d'enquête sur les marges des industriels et des distributeurs.

Euh Ecomiam est une entreprise récente mais qui nous intéresse donc à plus d'un titre, tout d'abord en en matière de prix puisque vous pratiquez ce que certains appellent le low cost intelligent, mais vous allez nous expliquer ça en en limitant la transformation des produits, en réduisant le marketing et en simplifiant la la logistique. En matière d'approvisionnement, bien vous affichez une origine 100 % française avec des circuits courts et une transparence sur les producteurs. Et enfin, en matière de déploiement commercial, vous vous appuyez sur un réseau de magasin physique en privilégiant une implantation dans des villes moyennes.

Ce modèle est en apparence en tout cas, il répond aux critères de ce que pourrait souhaiter en tant que législateur et vous aurez à cœur je pense de nous de nous le présenter en insistant sur ces ces ces modalités les plus vertueuses. Nous sommes particulièrement donc intéressés par la manière dont vous gérez les négociations commerciales aux relations que vous entretenez avec vos différents fournisseurs et comment vous appréhendez le respect donc de la matière première agricole qui est un un critère ou une disposition de des lois égalimes mais plus largement comment vous appréhendez peut-être les les dispositions des lois égalimes comment vous dans ce contexte là vous vous dégagez des marges et quel quels sont quelle est la part de de votre marge ? Comment en fait vous arrivez à à dégager une marge en respectant à la fois bah celle de de vos acteurs amont ?

Je vous propose que nous fonctionnions comme comme à l'habitude, c'està-dire que je vais vous laisser la parole pour une dizaine de minutes et puis ensuite ce sera madame la rapporteur qui vous posera quelques questions et puis un débat s'engagera voilà en fonction des thèmes abordés. Donc je vous laisse la parole pour une dizaine de minutes. Monsieur Sauvaget, merci madame la présidente.

Tout d'abord, je voulais parce que je crois que je je il faut préciser si nous avons des activités qui pourra je tiens je tiens à préciser que je suis également président d'un centre technique de recherche sur l'agroalimentaire. Donc c'est une association qui regroupe plusieurs acteurs de l'industrie agroalimentaire. D'accord.

Donc je ne suis pas uniquement qu'une casquette distributeur. Je tenais à porter à votre connaissance que je suis aussi actif dans le cadre de du monde de la transformation agroalimentaire. D'accord.

Ce qui fait peut-être mon positionnement un peu singulier si vous voulez par rapport à vous. Merci de cette là. D'ailleurs, je je suis vice-président de l'Organisation nationale des des centres techniques de l'agroalimentaire donc l'Actia.

Voilà cette précision que je voulais apporter. Donc je vais commencer par vous présenter un petit peu peut-être ma démarche si vous voulez dans la par la création de cette entité puisque dès le départ ce qui m'animait c'était d'essayer d'imaginer un moyen de distribution qui permette d'aligner les intérêts des de l'ensemble des parties prenantes depuis le producteur jusqu'au consommateur. ce que ce que vous découvrez enfin ou ce dont vous avez pu prendre conscience au fur et à mesure de vos auditions, c'est que c'est souvent plutôt une un affrontement qu'un alignement des intérêts, n'est-ce pas, avec et je j'ai l'intime conviction que cet affrontement en fait euh ne permet pas, c'est même pas qu'une conviction puisqu'on peut je pense objectiver le fait que l'alimentation en France n'est pas moins chère par exemple en Allemagne.

À l'inverse, on peut même dire que l'alimentation accessée pour les consommateurs allemands est moins cher en Allemagne qu'en France. Ce qui prouve que notre modèle n'est peut-être pas si efficace que ça. Il y a des raisons objectives au niveau de la production qui renchérissent les coûts en France par rapport à l'Allemagne, mais pas que.

Je pense que le coût de la distribution euh en France même si certains affichent des taux de marge relativement modeste n'est pas sans répercussion sur le consommateur. Je vais l'expliquer, je pense plus après. Donc une fois dit ça, je suis fils d'agriculteur et j'ai exercé des responsabilités.

J'ai même eu une entreprise dans l'agroalimentaire. Donc j'ai toujours été préoccupé sur la le moyen de revaloriser la la production de de filières agricoles. Et donc, j'ai décidé de créer un réseau qui permette d'offrir au consommateurs des produits en se préoccupant, vous l'avez évoqué tout à l'heure dans votre brève introduction, la notion de locaust, c'est-à-dire comment on se focalise sur la valeur d'usage du produit exclusivement et comment on essaie de limiter l'engagement de ressources au maximum sur ce produit pour faire en sorte qu'on soit en capacité à la fois de bien le payer aux gens qui le produisent tout en étant très compétitif pour le consommateur.

D'accord ? Ça a l'air simple comme ça, mais vous allez voir que c'est pas forcément ce qui se pratique. Euh on a eu le génie de beaucoup complexifier les relations de sorte que euh c'est pas trop ce qui a tendance en cours en dehors des comiens.

Donc ce que l'on fait c'est donc euh une offre de produits surgelés. Ça a un gros avantage, c'est que là avec le produit surgelé d'une part, on préserve bien l'ensemble des qualités nutritionnelles des aliments. On fige puisque tout ce que commercialise est surgelé immédiatement au stade de la production.

Donc on fiche bien tous les éléments nutritionnels conditionner quasiment exclusivement de manière portionnée pour que le consommateur à l'usage puisse utiliser ce dont il a besoin, ne pas gaspiller. Euh et ça c'est un des éléments du coup de l'alimentation qui a ne pas négligé. Vous avez eu sans doute accès au pourcentage d'alimentation qui est jeté qui est qui est perdue pas consommé dans les délais.

Cette offre surgelée permet d'y éviter. Et dans la la relation que je développerai tout à l'heure avec nos fournisseurs, nous veillons à ce que un minimum de ressources soit engagées dans la fabrication. Donc, on raisonne avec eux sur quel est le le type de conditionnement, quel est le type d'emballage le moins coûteux.

Donc notre objectif est simplement de protéger le produit, d'y faire figurer les mentionement. Point. pas de photos, pas de suremballage, euh rien en fait puisque tous ces éléments n'apportent pas de valeur véritablement d'usage au consommateur.

C'est simplement des artifices pour vendre une valeur plus ou moins artificielle. Nous sommes également inscrits dans des boucles logistiques très simples, c'est que le fournisseur, tous nos fournisseurs ont qu'un seul lieu de de livraison et nous pour approvisionner nos magasins, nous nous sommes inscrits dans des boucles logistiques existantes de sorte que là, c'est pareil, nous avons pu minimiser au maximum l'ensemble de ces coûts. Donc voilà un petit peu cet état d'esprit. toujours rechercher euh sans cesse le moyen de faire en sorte de faire peser sur le produit le moins d'engagement de ressources possibles pour que le consommateur ait accès à un produit exclusivement d'origine France euh au moindre coût euh et de manière régulière.

Ce que je peux compléter utilement maintenant, c'est de la façon dont nous nous traitons avec nos fournisseurs, l'objectif est de se revoir à des fréquences qui sont définies par rapport à la logique même de eux de leur propre cycle de production. C'est que certains fournisseurs seront vu une unique fois une fois par an puisque quelque part les engagements de ressources à leur niveau sont déterminés une fois l'année. Donc on se met d'accord pour un prix annuel. d'autres fournisseurs qui sont plus euh comment je vais dire sous les effets des cours mondiaux, des fluctuations des cours de mondiaux de matière première seront vu par exemple une fois tous les 3 mois mais euh selon un cycle encore une fois en cohérence avec leur propre problématique économique et et objectivé.

Notre démarche s'articule à ce stade là sur d'abord la signature d'un accord cadre qui définit la façon dont on va travailler avec eux. Donc nous sommes sur une amorce. Donc ça s'articule sur d'une part la présentation de comment du positionnement de l'enseigne de la façon dont elle raisonne.

Le fait que par exemple nous leur demanderons aucune marge arrière que nous leur demanderons en aucun cas de participer à nos actions commerciales. Ce qu'on leur demande c'est des prix net de net de net. Je pense que vous êtes familiarisé avec cette notion de prix de net de net de net qui doivent loyalement intégrer le fait que nous un nous leur demanderons aucun effort de participation à notre propre activité et deuxièmement que aucun nous veillerons à ne jamais complexifier la gestion de nos flux de sorte que nous n'aurons pas besoin de mobiliser et chez nous et chez eux des services très étoffés pour gérer les ventes parce que Vous n'imaginez pas aujourd'hui ce que sont devenus les services administratifs chez les fournisseurs comme chez les distributeurs pour piloter toutes ces actions promotionnelles, ces actions commerciales qui sur telle et telle ligne du temps au temp prévoit tel ou tel effort ou tel mécanisme de refacturation.

C'est devenu très complexe et très lourd administrativement. Donc nous dans toujours cette même logique de rechercher la vraie performance pour préserver la rémunération du producteur et l'intérêt du consommateur, bien il y a pas besoin. Il nous on passe une commande, il nous facture, on paye point barre.

Donc il y a pas de il y a pas à gérer des services administratifs plétoriques pour pouvoir gérer nos relations. Donc ce qu'on voit dans dans cet accord 4, c'est qu'on leur demande d'intégrer le plus possible dans leur prix. C'est le dépouillement en fait quelque part de leur offre par rapport à nous.

Je me fais pas d'illusion. On ne bénéficie pas, bien je pense qu'on doit participer modestement puisque nous sommes un accord modeste, mais nous devons modestement mais malgré tout participer au financement de des actions commerciales des copains puisque ça c'est un des points que je voulais souligner devant votre commission, c'est que lorsque un grand distributeur refacture des prestations, ces prestations passent en compte de charge chez les transformateurs et viennent créver leur coût de production lorsqu'ils commercialisent. bah il mutualise quelque part l'effort.

Donc c'est là où de mon point de vue en tout cas c'est une source de distorsion de concurrence puisque quelque part nous on en bénéficie pas quelque part on participe au financement d'actions commerciales qui qui sont effectuées à notre détriment quoi. Donc voilà, cet accord cadre précise tout ce mécanisme, c'est important et demande, comment je veux dire ? L'engagement est pris par le fournisseur d'intégrer dans son prix une juste rémunération de la production à monde du monde agricole.

C'est prendre un exemple très simple. Euh prendre le port, je suis breton. Donc vous savez que le port est important dans notre organisation et dans notre région.

Euh lorsque par exemple des crises qu'on a connu il y a 3 4 ans où le le port s'effondre à 1 € le kilo, je n'achète jamais les produits sur qui intégreraient un prix un le prix marché courant de 1 €. On plafonne à un prix qu'on avait à l'époque estimait à 1,40 €. Euh donc j'ai acheté plus cher que le marché euh parce que alors j'ai malheureusement comme je suis encore un acteur très modeste, c'est pas moi qui vais sauver le marché pour les le compte des agriculteurs.

Mais je pense que la contrepartie, je l'ai obtenu après, c'est quand les cours ont regrimpé, j'ai pu bénéficier d'une temporalité intéressante au bénéfice de mes consommateurs puisque on m'a pas répercuté immédiatement la hausse des prix. J'ai j'ai joué mon rôle quelque part de de tampon par rapport et ça a permis aux agriculteurs de pouvoir vérifier que malgré l'effondrement des cours euh j'ai je suis resté compétitif par rapport à un autre environnement commercial. C'est-à-dire que ce qui démontrait quelque part que ce qui pesait sur leur activité économique des cours effondrés n'était pas systématiquement répercuté au consommateur.

Donc on intervient un peu comme un témoin quelque part sur le marché pour apprécier la cohérence des cours des matières premières par rapport au prix des des produits qui sont proposés au consommateur. Je sais pas si je suis bien clair ça. Je n'ai jamais cherché à vouloir imposer à nos fournisseurs de payer à tel ou tel niveau de prix.

D'une part, paron est trop modeste, ça aurait pas de sens. Et deuxièmement, ce qu'il faut bien comprendre, c'est qu'à chaque fois qu'on rentre, qu'on injecte de la complexité dans les échanges commerciaux et là c'est une complexité lourde. Je sais que vous vous avez la loi égalime en tête.

Quand on dit préserver, c'est ça part d'un très bon sentiment de préserver la valeur de la production agricole. Faut savoir que dans le quotidien, c'est très complexe de pouvoir par exemple sur une échine de port définir précisément quel est le l'impact du prix du vif puisqu'il va dépendre de de tas de paramètres qui ne sont pas forcément très rationnels qui tiennent compte de du la capacité par exemple à commercialiser des coprits par voyez c'est c'est c'est jamais très simple. Donc plutôt que de comment je veux dire de de rentrer dans un système complexe lourd coûteux en gestion, c'est d'afficher en magasin ce que nous faisons, des éléments simples mais qui permettent aux acteurs de pouvoir appréhender la la problématique du marché.

C'estàd que j'affiche devant chaque produit le prix auquel je l'achète. C'est par exemple mon échine de port, je l'achète x € le kilo. Je fais tant d'euros de marge dessus et je paye tant de TVA dessus.

Ce qui permet aux acteurs concernés notamment le monde agricole qui souffre de on a dû vous le dire, ils ont pas besoin de moi pour pour vous l'expliquer, mais que derrière c'est très opaque. On leur on leur oppose des tas des tas de bonnes raisons pour qu'ils fassent des efforts sur leur prix, mais ils ont eux de à l'inverse aucun moyen d'aller vérifier comment ça se passe et et quel est quels sont les les vraguments qui leur sont opposés. Là, au moins, ils ont un repère simple, facile et ça permet ça me permet moi et comiam de comment d'attester au consommateur que je suis respectueux, que c'est pas que positionnement, gadget marketing, mais que je suis respectueux de mon amont puisque j'ai pas peur d'afficher mes prix d'achat, la marge que je prends et la TVA.

Voilà un petit peu le l'état d'esprit et ce qui a guidé la création de d'comiam. Donc aujourd'hui, nous en sommes à un petit 60 points de vente. Euh c'est nous évoluons dans un contexte très concurrentiel.

La grande distribution a réhaussé son niveau de communication. Il y a une intensité, enfin je veux pas vous l'apprendre, c'est toutes les 5 minutes, quel que soit le média sur lequel vous êtes, vous avez le droit à une publicité qui vend telle ou telle chose. Donc c'est très très difficile d'évoluer, mais nous avons initié donc un une un programme de fidélité qui nous permet aujourd'hui d'avoir fédéré à peu près une centaine de milliers de de clients actifs régulièrement avec l'enseigne, un peu plus qui viennent moins moins fréquemment qui nous permet de résister et de nous développer même si l'environnement concurrentiel, la circonstances de consommation qui sont quand même altérées par rapport aux éléments conjoncturel que vous connaissez aussi bien que moi qui risque de se compliquer encore un peu plus puisque on peut s'attendre quand même à une pression inflationniste quand même sur les produits de l'alimentation dans les temps à venir.

Mais encore une fois, je conclurai là-dessus, ma volonté c'est vraiment d'essayer de m'inscrire dans cette logique d'aligner les intérêts. Je je suis convaincu, j'espère que j'aurais le temps de de vous développer aussi ce que je pense des importations. Je suis convaincu que c'est pas c'est pas une approche morale que que je fais, c'est vraiment intéressé d'un point de vue économique.

C'estàd que pour moi le pouvoir d'achat c'est pas des prix bas, c'est d'abord le revenu des consommateurs et le revenu disponible des consommateurs tient compte de tas de paramètres qui sont directement impactés par la façon dont on va se comporter à l'importation. c'est tous ces produits qui ne contribuent pas au financement du modèle social et qui pèsent après sur le revenu disponible des consommateurs parce que on est obligé de sacrifier certains efforts collectifs. On transfère des charges de la sécurité sociale sur les mutuels, enfin c'est tout ce que vous connaissez mieux que moi sans doute qui pèse sur le revenu disponible et l'alimentation en France c'est sur le revenu disponible.

C'est pour ça que la notion de prix bas a ses limites. C'est c'est pas nouveau le c'était un économiste du 18e siècle qui disait ça. Les les prix bas font les bas salaires et ruinent les finances du pays.

Oui, ça a pas changé. C'est toujours dans cette logique là. Bien.

Merci monsieur. On va donner la parole à madame la rapporteur pour quelques questions. Mais écoutez, vous nous avez bien expliqué ce qu'était que la guerre des prix et ce qu'elle ce qu'elle générer puisque c'est bien aussi un des objectifs de de notre commission d'enquête, c'est de bien comprendre où nous mène cette guerre des prix.

Et vous avez raison, il y a derrière une case sociale qui est aussi importante avec la guerre des prix et qui j'ai enfin qui peut générer des questionnements. Alors, j'aimerais bien que vous puissiez développer quand même les les axes de votre stratégie de développement. Euh l'origine France, des produits bruts, la transparence, vous en avez parlé.

Est-ce que vous pouvez aller un peu plus loin pour qu'on puisse comprendre, j'allais dire pourquoi les clients pourquoi les clients vous choisissent ? Donc le effectivement le l'histoire de l'enseigne euh c'est une histoire où nous avons euh débuté par commercialiser des produits essentiellement bruts. C'est ça.

Euh pourquoi ? Parce que c'était dans la cohérence de ce que je vous ai expliqué. C'était plus simple.

Et petit à petit, la clientèle a été séduite par la simplicité, encore une fois la l'attractivité prix puisqu'on arriverait malgré tout à être très compétitif, la praticité des produits. Certains aussi ont découvert que le surgelé pouvait être plus frais que le frais. Le c'est c'est une réalité hein, c'est pas c'estàd notamment tous les la dimension végétale, la dégradation si vous voulez naturelle des éléments nutritionnels du végétal est assez rapide en fait he sous 48h 72h vous avez perdu la grande majorité des éléments nutritionnels.

Tout ça c'est c'est nous a aidé à nous déployer et au fil du temps le comment je veux dire la la clientèle nous a dit bon bah ouais mais moi j'ai pas toujours le temps de cuisiner euh j'aimerais bien aussi disposer de de plat et donc nous avons cherché à mettre sur le marché des produits un peu plus transformés euh prêts à consommer et donc nous avons trouvé dans un premier temps un deal avec une grande cuisine Concarno tout près de de Cimpère qui nous en fait qui cuisine les produits brites que nous commercialisons qui les associent. On a appelé cette gamme là d'ailleurs la gamelle gourmande un peu dans à l'image de ce qu'on peut faire à domicile chez soi. C'est qu'on fait un plat et puis on s'en réserve une partie pour le lendemain midi, ce qu'on appelle la gamelle.

Bah c'est un petit peu dans cet état d'esprit là que nous avons mis et depuis nous cherchons et nous trouvons d'ailleurs des fournisseurs qui viennent vers nous et qui nous lesquels nous arrivons à imposer cette origine France. Ça c'est un vrai challenge, c'est-à-dire que nous avons encore des volumes modestes et lorsque nous voulons alors nous ne sommes pas parvenus par exemple sur la lasagne obtenir de la lasagne cuisinée sans sans produits exotiques à l'intérieur ou sans affaire intégrer des des éléments importants d'origine européenne ou autre puisque nos exigences sont par exemple un plat cuisiné qui intègre du beurre bah le beurre doit être français de la crème la crème doit être français Tout est 100 % origine fran ingrédients. Alors quand il y a du chocolat, il est pas français bien d'accord mais c'est marginal sur en tout cas on a des critères nous sommes imposés les critères que utilise Garantie Origine France hein sur des je crois que c'est 8 % maximum de la valorisation du produit.

Quand vous Oui. Quand vous dites simplicité, ça veut dire que vous avez un packaging qui est minimaliste aussi. Alors ça c'est clair le tous nos produits quasiment 100 % c'est un sachet transparent p bar quoi.

Il y a pas de l'idée c'est vraiment de d'ailleurs le format de nos magasins c'est conçu pour que ce soit ça fasse référence à une notion de marché quoi. Vous voyez le produit ça peut pas être déceptif puisque vous vous quand vous achetez chez nous voyez ce que vous achetez. Vous achetez pas une belle boîte avec une belle photo puis vous êtes un peu déçu quand vous ouvrez la boîte arrivez chez vous.

Là, vous voyez exactement ce que vous achetez. D'accord. Très bien.

Euh, par rapport à vos marges, comment ça comment ça se passe ? Est-ce que vous pouvez vous nous décliner vos marges global sur un magasin les autres distributeurs l' fait ? Si vous au départ, je suis parti sur une notion de marge construite en pendant j'achète un prix, j'applique une marge unique.

C'est comme ça que j'ai débuté. Ah oui, vous ne faisiez pas de péréquation. On faisait pas du tout de péréquation mais nous sommes commerçants, nous sommes confrontés à un environnement commercial donc nous avons fait évoluer ces pratiques là mais dans une logique comment dire maîtrisée.

C'est-à-dire qu'on voulait pas renier notre ADN, on voulait pas avoir des produits zéro marge et d'autres avec des marges indécentes. Donc nous avons stabilisé l'enseigne grosso modo hauteur de 40 % de marge. D'accord ?

Sachant que nous notre marge c'est une vraie marge brute quoi. On refacture rien à nos fournisseurs, on assume l'écologistique. Enfin c'est c'est vraiment le depuis le prix d'achat du produit arrivé en entrepôt jusque chez le consommateur.

Et cette marge là, nous avons un tunnel à peu près de + 10- 10 % de marge pour tenir compte justement de l'environnement commercial. Et nous avons quelques produits qui sont des produits repères de l'enseigne par rapport à ses clients historiques où on fait on consent un effort de marge plus important. On va peut-être dégrader de 15 20 % de notre marge et sur quelques produits qui sont un peu plus difficiles pour nous à qui génèrent des coûts en tout cas de gestion supérieure, on va s'autoriser à aller chercher un peu plus de marge.

Mais grosso modo, c'est 40 % dans un tunnel de + 10 - 10. Ce qui est important à noter, c'est que sur le pilotage de la marge, toutes les actions commerciales de l'enseigne, c'est nous qui les finançons. Alors, pourquoi c'est nous qui les finançons ?

Parce que d'une part, c'est cohérent avec ce que je vous ai développé tout à l'heure. Et ce qu'il faut bien comprendre, c'est que quand vous affichez la marge en magasin, euh j'ai eu sans doute des gentils copains qui ont proposé la DGCF d'aller vérifier si sauvager racontait pas de bêtises dans ses magasins. Donc on a eu des contrôles, ce qui me paraît logique.

Si à partir du moment on affiche, c'est pas obligatoire, mais à partir du moment où vous l'affiche, vous devez quand même démontrer que et donc vous voyez bien que pour afficher une marge, bah il faut figer le prix d'achat. Ça a l'air de rien comme ça, mais je ne peux pas prétendre prendre 2 € sur une marge d'un sachet que je vends 8 €. Je peux pas prétendre de prendre 2 € si mécaniquement fin d'année plus tard ou par le truchement de refacturation, je dégradais mon prix d'achat auprès du fournisseur.

Donc l'affichage de la marge suppose que le prix d'achat quand vous commercialisez le produit, quand vous affichez votre marge soit définitif. Et ça de mon point de vue, je pense que c'est sain. C'est que je je trouve assez malsin quelque part qu'une fois que le consommateur lui paye, ça fait le sacrifice de sortir de l'argent de sa poche pour le donner au distributeur sur un produit, le distributeur puisse encore accroître le niveau de sa marge plus tard.

Je pense qu'il est sain. Autant on fige le prix en amont souvent. Alors, il y a quelques peréquations qui se font sur les grosses productions, le céréal ou autres les ajustements qui se font un petit peu en fonction de la saison.

Sur la plupart des autres produits agricoles, le prix il est est définitif. Et vous avez un un slan là de de rapport de force sur les marges euh qui qui quelque part de mon point de vue amplifie le rapport de le déséquilibre du rapport de force de la grande distribution par rapport à ces fournisseurs de transformateurs qui ne sert pas de mon point de vue les intérêts des consommateurs en tout cas qui s'en éloigne. L'intérêt de tout ça c'est la pilotage de la marge du distributeur au maximum. il met la pression au maximum sur ses fournisseurs pour optimiser sa marge, sachant que ça aura peu d'impact sur le le prix vendu au consommateur puisqueil est il est déterminé, il est figé.

Je sais pas si je me fais bien comprendre et ça c'est un élément important parce que j'ai entendu enfin c'est c'est l'affichage des marges permettrait de réguler des choses comme ça mais faut bien comprendre que en l'état des pratiques notamment tout ce qui concerne les fameuses négociations commerciales bah le prix de net de net il est jamais connu quoi. Vous avez jamais connaissance d'un prix de net de net parce que quelque part le mécanisme des refacturations des marges et tout ça affecte le prix de de vente et c'est jamais complètement fini. Donc le prix de net de net n'est jamais stabilisé.

Donc au produit, il y a incapacité à présenter une marge la marge réelle pratiquée. On le sait pas, on sait en masse bien sûr, ils le savent. Mais très bien, la marge pratiquée, mais au produit c'est un impossible.

Je suis tout à fait d'accord avec vous. En tout cas, on l'a découvert au cours de cette commission d'enquête et effectivement, c'est un sujet. En terme de de discussion avec vos fournisseurs, vous nous en dites un peu plus.

Donc les discussions alors on fait jouer la concurrence parce que la concurrence c'est saine stimule d'accord mais une concurrence 60 points de vente enfin vous représentez une force une force commerciale. bien sûr, sans j'allais dire sans commune mesure avec les grandes euh les grandes enseignes de grandes distribution, mais enfin malgré tout euh pour alimenter 60 points de vente, ça représente quand même un petit peu de de volume et donc et surtout que nous faisons beaucoup de volume par nous avons un spectre une offre de produits, 450 produits en magasin, 500 produits. Donc forcément ça fait du volume par ligne.

Donc enfin sur certaines lignes même, c'est c'est des volumes, c'est conséquent. Et donc nous faisons jouer la concurrence mais encore une fois l'idée c'est pas de sacrifier pour 10 centimes ou autre. Enfin, on n' pas de box chez Comiam, les relations sont plus apaisées.

Et encore une fois, j'insiste là-dessus, le maître mot, c'est comment avec le fournisseur, on construit ensemble une offre compétitive pour le consommateur. Encore une fois, moi je suis un peu obsédé par ça, le c'est comment on peut contribuer à ce que notre économie au sens large euh tire avantage de de notre acte de producteur ou de distributeur, quoi. Et donc c'est pas de sacrifier la valeur, c'est de voir comment on évite de gaspiller de la valeur pour que le consommateur ait accès à un prix le plus concurrentiel possible quoi.

C'est ça le donc ce sont des relations relativement apaisées. Encore une fois il y a il y a rendez-vous. Alors donc moi je ne suis pas concerné par les rendez-vous annuels de négociation commerciale parce que je vends pas de produits à marque.

D'accord donc je suis sur un base de cahier des charges mais mon cahier des charges par que vous ne vendez que de la MDD. C'est ça que vous dites en fait en quelque chose une MDD. Ça va être une MDD, c'est sous cahier des charges.

D'accord. Pas des MD parce qu'il y a pas de marque. Zé marque.

Oui, c'est une MDD squ mais c'est une MDD avec une spécificité, c'est que le le cahier des charges, il est fait pour obtenir le maximum de simplicité du consommateur plutôt que de la différenciation revendiquée portée par une marque distributeur. Parce que c'est souvent ça, c'est de la c'est une forme de différenciation. C'est du logo.

Enfin, ce que vous nous expliquez c'est quand même aussi il y a une démarche marketing même c'est une démarche marketing. Vous nous dites pas de logo euh des emballages transparents et cetera. C'est une démarche marketing parfaitement raison.

C'est construit mais elle se construit sur la simplicité d'cord et pas sur des artifices ou sur des Mais donc on est quand même dans une sorte de marque distributeur qui est votre marque que vous avez construit comme vous voulez sans marque et cetera mais qui est quand même construite. Donc euh du coup vous n'êtes pas régi par les négociations commerciales puisque c'est une marque distributeur. Vous êtes plutôt à la star de Lidl ou Aldi euh avec des magasins qui comportent grandement votre marque.

En fait, vous ne vendez aucunement des marques nationales dans vos magasins. Il y a que vos marques. Non, il y a il y a pas de marque, il y a des produits.

Oui. D'accord. Il y a que vos marques sans marque.

Votre marque sans marque. D'accord. Il y a que des produits.

D'accord. Alors maintenant, je voudrais quand même qu'on parle un peu. Ben, j'ai compris qu'il y avait pas tout à fait de négociation, mais malgré tout, vous achetez à un certain prix, donc on peut imaginer qu'il y a des négociations.

Euh comment ça se passe ? Comment vous faites en sorte de respecter euh les exigences en matière agricole de en matière première agricole de vos fournisseurs ? C'est qu'on demande à nos Ça c'est assez simple en fait. que ce qu'on demande c'est d'avoir un référent de prix le avec quelle référence de prix par exemple dans le vivant quelle référence de prix est pris en compte pour les produits de port qu'on va nous commercialiser par exemple les chines rit port filet enfin tout ce que vous voulez quel est le prix de de du vif du port est intégré pour la construction de leur prix point d'accord c'est-à-dire que on va pas chercher à à comment je veux dire si vous voulez si un fournisseur vient nouveau voir en disant moi je je prends euh comment je veux dire un fournisseur nous dit moi je prends en référence 1,60 € le port était à 2 € là il est à 1,40 € je crois de mémoire mais si je prends 1,60 € un autre fournisseur vient nous dire bah moi je me suis arrangé je peux te faire des prix mais je valoriserai le vif à 1,20 € ça rentre pas dans notre spectre de de comment je veux dire de négociation je sais pas si je me fais bien comprendre pourquoi bah parce que ça ne rémunère pas correctement le le producteur Alors donc vous excluez les les prix trop bas, c'est ça que vous dites.

Oui oui, j'entends ça. Oui oui la construction tarifaire ne doit pas ça. Moi je refuse c'est comme ça que vous respectez la je refuse d'être complice de la popérisation du monde agricole quoi.

Ça c'est pas possible. Enfin je j'aurais l'impression de me trahir si je Et à l'inverse si quelqu'un vient en vous disant ben chez nous c'est 2,50 €. Voilà par exemple j'ai été approché en son temps par un ex ministre qui s'était mis à faire de la glace par exemple qui me proposait de il trouvait être super sympa. le mon réseau et tout ça, il voulait me bandre de la glace.

J'ai considéré, je leur ai dit très objectivement que le prix du lait qu'il payait était beaucoup trop élevé quoi. Ça avait pas de sens. Alors, je comprends que c'était très valorisant pour lui de pouvoir dire qu'il était capable de de payer quasiment le double du prix à ses agriculteurs.

Pour moi, c'était pas rationnel quoi. C'est je le consommateur à l'inverse n'a pas à comment je veux dire à surpayer. Je sais pas si je bien comprendre ça.

On doit être dans une cohérence. Encore une fois, notre objectif, c'est d'aligner les intérêts de tout le monde, quoi. Donc, on doit pas tolérer des Alors, comme vous êtes un spécialiste du coup des marques distributeurs, qu'est-ce que vous pensez en règle générale des marques distributeurs, des grands magasin ?

Il y a deux facettes. Il y a deux facettes aux marques distributeurs. Ça a été l'occasion pour beaucoup de PME de grandir rapidement.

C'est-à-dire que quand vous avez pas les moyens de financer une marque, c'est très coûteux de financer une marque pour promouvoir pour développer vos volumes à la vente, vous signez des contrats de marque distributeur. Ça c'est ça un effet quasi magique parce que vous vous retrouvez à pouvoir produire des gros volumes, donc à devenir plus puissant, être en capacité d'investir, enfin de de vous développer plus rapidement. Donc ça c'est le bon côté des choses des marques distructur parce qu'il y en a.

Le mauvais côté des choses, c'est qu'il y a un transfert de no de savoir-faire. pardon, faut que je sois bien français de de savoir-faire chez votre client parce que là euh c'est là où je faisais distingo avec ce que moi je pratique, c'est sur la la comment je veux dire le niveau de détail des cahier et des charges des marques distributeurs, ça va très très loin quoi. Tout est absolument détaillé c'est-à-dire que le vos clients ont une parfaite analyse de la valeur.

Quand j'entends certains patrons de la grande distribution qui c'est dingue l'opacité avec nos fournisseurs, on sait rien, ils savent tout parce que quand vous avez une marque distributeur, vous avez tout le détail de la construction et de la fabrication du produit, les rendements, enfin tout ce que tout ça est intégré. Donc euh ce chose que moi je demande pas, ça c'est pas je vais pas jusqu'à moi ce qui me préoccupe c'est dis-moi comment tu peux faire simple pour qu'on soit ensemble le plus économique possible vers le consommateur. C'est ça qui m'intéresse.

C'est pas de de construire des choses des mécanismes détaillés qui vont complexifier avec des revues de contrat, des revues de qualité c'est lourd après à gérer tout ça. Donc le grand danger après, c'est qu'une fois que le savoir-faire est transposé chez le distributeur, il convoque des appels d'offre. Pas tout de suite, ils sont quand même correct ces gens-là, mais au bout d'un certain temps, bah ils vous challengent.

Et tant que c'est qu'avec des Français, on peut considérer que vous avez la capacité de vous défendre, mais quand vous êtes challengé aujourd'hui, vous avez des distributeurs et et c'est pas le fait du hasard, c'est sur les MD des premiers prix. Bah les MD des premiers prix euh du qui sont les gros volumes aujourd'hui. Le gruillère râpé bah il est fait en Hollande le enfin je pense qu'on a dû vous l'expliquer.

J'ai pas besoin de mét sur le sujet. Et donc là, c'est là où le vrai danger, c'estàd que il y a une captation du savoir-faire du monde industriel euh qui est rémunéré dans le sens où il y a des volumes pendant un certain temps, mais qui peut vous échapper aussi après, quoi. Et et c'est pour ça que souvent les PME grossissent grossissent et après bah doivent aller se protéger sous l'aile d'un groupe plus puissant parce que parce qu'ils sont fragilisés par des une dépendance sur ces marchés.

Hm hm. Est-ce que vous pouvez nous expliquer comment vous organisez vos 60 magasins ? Est-ce que c'est quoi chaque magasin est indépendant ?

Tous ces magasins sont centralisés, enfin est-ce que vous êtes un réseau d'indépendants ou vous êtes c'est un point alors j'essaie de combiner un peu les deux. C'est-à-dire que la promesse de l'enseigne est forte, c'est sur l'origine, sur le prix parce que je moi je je souhaite qu'un seul prix et comien partout un petit peu c'est position de Lidl par exemple un seul prix partout parce que revendiquer qu'on est le moins cher quand il y a des prix différents partout ça m'a toujours un peu surpris mais moi je considère que quand une enseigne parle doit être crédible et aller jusqu'au bout de ses engagements sur l'origine et sur le prix. Si je pratiquais une franchise classique comme grand nombre de réseaux, le franchisé c'est lui qui pilote sa marge.

C'est que c'est la loi qui définit ça. C'est à chaque franchisé bien sûr l'enseigne a des prix conseillés. Elle peut conseiller des prix, par contre, elle ne peut pas les imposer à son réseau.

C'est le franchisé qui est qui a le libre arbitre de la gestion de son de sa marche. Pareil sur l'improvision, il a l'obligation contractuelle, mais elle ne peut jamais dépasser de mémoire 80 % euh par le réseau. Il a forcément la possibilité qu'il qu'il utilise ou pas, mais il a la possibilité de se sourcer en dehors du réseau.

Vous comprenez bien que pour écom dangereux. Si si je je n'arrive pas à piloter ma marche pour enfin mon prix pour le consommateur, je vais perdre en crédibilité pour vis-à-vis du consommateur. Et deuxièmement, si au niveau du choix des produits, il ne s'impose pas ce que nous nous imposons, c'est pareil, on décrédibilise la promesse de l'enseigne.

Donc on a choisi un contrat spécifique de commission affiliation. C'est une pseudofranchise. La particularité, c'est que nous restons propriétaires des marchandises dans les 60 points de vente.

Ils nous appartiennent. Le l'affilier donc commercialise, lui, il gère les coûts inhérents à l'exploitation de son magasin. Il gère, il fait la vente pour notre compte et nous le rémunérons à la commission.

Ce qui nous permet de bah d'être en face les consommateurs et de garantir la promesse de l'enseigne vis-à-vis du consommateur. D'accord. Donc enfin, je vais pas rentrer dans les détails forcément de votre de votre modèle, mais la question c'est à peu près vous dites à votre je sais pas comment vous appelez affilié franchisé affilié à votre affilié franchisé, vous dites bah vous aurez x% du chiffre d'affaires, vous gérez le magasin, vous gérez les salariés, vous gérez les stocks et cetera et après et par contre vous lui envoyez les produits, on est d'accord.

C'est ça. Donc c'est quand même, si je peux me permettre, c'est quand même une manière de déléguer la partie ressources humaines à chaque magasin. Exactement. dans le commerce.

Euh je pense que d'ailleurs la grande distribution le le révèle le révèle de manière assez édifiante hein. C'estàd que les des indépendants ont cette capacité à et c'est tout leur mérite je pense tous les patrons de d'indépendant c'est des des vrais patrons qui savent motiver les équipes, les les engager dans dans avoir ces peut-être une approche commerciale plus dynamique sur les points de vente, une tenue des magasins plus exigeantes. C'est le côté positif, mais il y a aussi un côté négatif, si je peux me permettre, c'est qu'en faisant ça, vous organisez aussi le fait d'avoir des petits points de vente, d'avoir des petites équipes, de ne pas avoir de négociation centralisée, de ne pas avoir une force syndicale qui représente vos salariés et ce niveau des salariés.

Ah oui, au niveau des salariés, j'entends des salariés, en terme de droit du travail, c'est pas tout à fait pareil d'avoir 60 magasins indépendants que 60 fois je ne sais pas combien il y a de salariés. Évidemment, mais je vous promets que quand vous travaillez parce que nos magasins c'est quoi de trois employés quatre employés quand c'est grosses chiffres d'affaires. Quand vous n'avez pas le souci de comment je veux dire d'avoir des employés engagés autour de vous, heureux de travailler chez vous, il y a pas de commerce quoi.

Euh un un employé triste dans le commerce ça marche pas longtemps quoi. Et la première des choses, c'est que nos employés soient et la banane, enfin je m'excuse de parler un peu trialement, mais c'est faut donner envie quoi, faut que les clients se sentent bien et je pense c'est d'autant plus vrai pour des réseaux comme les nôtres qui sont quand même des réseaux de proximité. C'est que nous ne sommes pas dans cette logique entre guillemets d'industrialisation du commerce.

Euh aujourd'hui la grande distribution, ce qu'on peut, je dis pas bien ou mal hein, c'est pas euh il y a une forme d'industrialisation qui est recherchée avec des caisses automatique avec euh enfin tout est fait pour rationaliser au maximum et encore une fois ça parle d'un volonté d'être de compétitivité de choses. Il y a pas de mal à ça. Nous à l'inverse euh des magasins comme ça, c'est un achat supplémentaire, c'est un stop supplémentaire qu'on exige du consommateur pour venir chez nous.

Euh il faut que la contrepartie soit au-delà du la qualité des produits, au-delà des prix. c'est qu'il s'y sentent bien. Et donc on a par exemple des coins popotes dans les magasins où on fait déguster les produits.

On veut que soit du concret, la qualité de nos produits. Un coin enfant, c'est-à-dire que je veux pas que l'enfant soit un prescripteur qui serve à aller piquer encore le dernier euro, 2 € de plus dans la poche de maman parce qu'il va pleurer devant le bonbon à la caisse ou chose comme ça. Nous, on a des petits points où les enfants, on leur propose de faire des dessins, de s'animer, enfin de de s'occuper pour que les parents soient tranquilles, sereins, faire leurs coursees, sans stress.

Faut que ce soit un bon moment, quoi. Donc ça complète un petit peu ce que je disais sur l'ambiance à l'intérieur des magasins avec les salariés. Euh, on doit avoir le souci de d'avoir des salariés qui ont envie d'être chez nous, envie de travailler et envie parce qu'ils doivent communiquer au clients cette espèce de petit moment de bonheur au moment où ils viennent faire les courses chez nous.

Très bien. Alors, tout à l'heure, il y a il y a un point que j'aurais aimé que vous précisiez, c'est vos modalités de péréquation entre produits. Vous nous avez expliqué qu'au début, il y avait pas de péréquation, qu'après vous avez changé.

Qu'est-ce qui vous fait changer ? la sur le coût vous m'avez dit ouais la surveillance des marchés c'estàd que la cette logique de comment je veux dire de marche construite que j'avais initié au départ avec mon passé de comment je veux dire d'industriel voilà un peu je manquais un peu de souplesse donc je me suis corrigé le l'environnement fait que sur certaines gammes produit al incapable de vous en expliquer spécifiquement la généalogie mais sur certaines gammes produit vous avez une offre plus concurrentielle que sur d'autres. Donc même si ça peut paraître vertueux d'avoir une marge unique, euh nous sommes des commerçants et nous devons satisfaire nos clients.

Donc nous avons ajusté donc nous observons régulièrement ce que font nos concurrents. Donc nous euh nous pompons, je sais pas, le mot est peut-être pas trop approprié, mais nous essayons de siphonner comme ça le maximum d'information sur on a deux trois enseignes repères pour nous qui nous permettent d'avoir une appréciation assez comment je dire objective de la concurrence. qui nous entoure.

Et donc sur la base de ces informations là, bien on ajuste euh notre marge parce que pour moi, il est important que le consommateur qui vient chez Comien, mais encore une fois, on essaie de développer un maximum de niveau de confiance avec notre consommateur, avec l'affichage des marges, avec la transparence sur les produits, enfin avec tout ce qu'on essaie de faire, ça serait dommage de la gaspiller ou de la sacrifier parce qu'on ne serait pas cohérent par rapport au positionnement tarifaire de de l'enseigne, quoi. Donc on on essaie d'être très vigilant sur ça et nous animons chaque semaine parce que là encore nous sommes des commerçants et puis le consommateur est à la recherche de ça des promotions des actions commerciales plus exactement sur les comment des gammes de produits. On essaie d'animer pour qu'il y a un côté sympa d'aller chez comien tiens mais je profite de telle occasion mais à chaque fois alors là c'est un point que sur lequel je voudrais assister il est hors de question de faire faire à nos fournisseurs des assemblages spécifiques, des combinaisons de produits spécifiques qui eux renchérissent leur coût de production parce que c'est ça l'arrivée. qui répercutent sur leur prix d'une manière ou d'une autre et qui permettent au qui ne permettent pas au consommateurs d'avoir une lisibilité immédi immédiate et évidente de du bénéfice qu'ils obtiennent.

Donc c'est sur des produits qui sont en magasin régulièrement sur la côte de port, je sais pas combien on est le kilo, je assz prenez pas pour argent content, j'ai pas le prix exact mais 7,90 le kil on va faire un effort pendant une semaine par exemple à 6,50 à 5,90, je sais pas. Au moins, il sait exactement l'effort que l'on fait, quoi. C'est pas c'est pas d' comprendre que en lui vendant 1 kg d'échine avec 1 kg de je sais pas moi de de steak et 1 kil de d'haricot vert, on arrive à avoir un prix intéressant.

C'est pas ça ce que je veux dire. C'est vraiment une action commerciale claire et très vite compréhensible et lisible par le par le consommateur. D'une manière général, ce que je voulais passer comme message aussi, c'est que on a toute cette organisation de du commerce aujourd'hui a complètement déprécié l'origine même des promotions parce que il faut quand même se souvenir que la promotion c'était le moyen de réguler l'offre et de la demande.

C'estd que quand il y avait une un excès de production par rapport à la demande du marché, on réajustait le prix pour pouvoir écouler. Aujourd'hui, c'est plus ça. Il y a quasiment plus de promotion et il y a eu des efforts de fait sur le poireau récemment, mais le poireau ne serait caché la forêt des promotions.

C'est c'est pas c'est pas du tout ça. Aujourd'hui, les promotions pour avoir travaillé dans dans le monde de l'agro, ils sont planifiés un an à l'avance. Et le pire Et le pire c'est qu'on fait des promotions.

Par exemple, je me souviens on fait des promotions de brochettes de dinde au mois de mai, quand les brochettes de dinde se vendent toute seule parce que les gens viennent de ressortir leur barbecue et sont contents de faire gagner leur brochettes de dinde et on fait des promotions alors qu'on arrive déjà à peine à il y a des jours fériers. Donc vous êtes obligé de faire revenir vos salariés le samedi, de les faire travailler sur des amplitudes d'horaires plus importantes pour satisfaire des promotions qui qui n'ont aucun fondement par rapport à leur et au final vous en tant qu'industriel qu'est-ce que vous faites ? Bah vous tenez compte de ces surcûts liés aux promotions dans la construction tarifaire que vous pratiquez sur sur cette production.

Donc on réaugmente le prix de vente pour le consommateur parce qu'on fait des promotions. Parce ça n'a plus de sens quoi. Je je m'excuse de parler comme ça mais bon et c'est c'est justement un petit peu ça qui que je souhaitais un peu éviter pas éviter qui quelque part une source à notre enseigne d'être compétitive parce qu'on évite ce genre de pratique.

Je suis pas malheureusement sûr de pouvoir bénéficier de notre approche dépouillée parce que je je suppose que dans le prix qu'on me facture, je participe à financer ces dérèglements de de production mais voilà s'il faut en avoir conscience quoi. Je pense de mon point de vue, je parle de manière un peu idéale, mais redonner la main aux filières de production à mon parce que à chaque fois que vous avez une crise, le premier effet c'est un ministre et je peux parfaitement le comprendre dire mais il faut que la filière s'organise, la solution c'est la filière doit mieux s'organiser pour éviter ou pour appréhender les crises, ce qui est normal. Sauf que la filière, elle a pas d'outil pour ou peu d'outils pour pour agir.

Un des outils serait sa capacité à orchestrer à ce moment-là des par exemple des promotions, mais que ce soit elle qui mettent qui a en l'initiative alors que souvent on lui impose. Et le deuxième aspect des choses qui me paraît très important, c'est ma façon enf de voir les choses, c'est que celui qui doit payer, c'est celui qui bénéficie de l'action commerciale. Si je suis une enseigne qui fait une action, c'est mon cas, qui fait une action commerciale pour accroître le trafic dans mon magasin, c'est mon bénéfice.

Bah c'est moi qui paye. Si je suis un industriel qui veut faire une action commerciale et tout à fait légitime sur un produit, je sais pas quoi, c'est à son bénéfice puisqu'il va augmenter son volume, bah il le paye. Mais vous voyez ce que je veux dire ?

C'est pas aussi clair que ça aujourd'hui. Ah non, pas aujourd'hui. Non, mais je pense que tous ces pratiques si vous voulez entretiennent ce ce rapport de force qui au final pèse sur les agriculteurs parce que qu'est-ce qui se passe et sur les consommateurs et sur et et pas au bénéfice du consommateur.

Encore une fois, si c'est si on pouvait dire bah c'est ce que c'est mais au final c'est que en France on est moins cher, on a une consommation et ben super le cas. Alors, il y a des choses qui m'étonnent quand même dans vos choix parce que vous faites du 100 % origine France, vous faites des produits peu transformés, vous êtes transparent, il y a tout un affichage et je vois qu'il y a eu un qu'il y a une polémique, un litige avec votre refus de bannir l'élevage intensif de poules pondeuses, de poules de chair à un moment donné. Ah oui, ah bah tout à fait.

Alors ça alors expliquez-nous là c'est c'est vous parlez au fils du fils d'agriculteur que je suis quoi. Alors je ne supporte pas. Vous ne supportez pas ?

Je ne supporte pas. que des gens qui n'ont jamais mis les pieds dans une ferme ou s'autorisent à faire peser sur les agriculteurs, sur les fermiers, sur les éleveurs euh des comment je veux dire euh le fait qu'ils se maltraiteraient leurs animaux que ça je supporte pas. Je suis né dans une ferme madame.

Je sais, j'ai vu ma mère ma mère j'ai vu ma mère prendre des biberons pour noir des petits veau pour les sauver. Je vous c'est pas connaître la relation de du fermier enfin de l'agriculteur avec ses animaux que d'aller prétendre qu'il les maltraite. Après, il y a effectivement des agriculteurs qui maltraitent leurs animaux mais madame il y a aussi des des gens qui maltraitent leurs enfants, qui maltraitent leurs femmes.

Ça c'est c'est un autre débat si vous voulez mais c'est pas parce que on va considérer que il y a des gens qui des accidents de la vie enfin je suis des traumatis qui je dis pas ça pour les excuser. D'accord. Mais sur l'élevage intensif sur l'élevage intensif de poule ça a été ça a été documenté que ce soit l'espace qu'on leur laisse que ce soi les conditions les conditions d'élevage et cetera, c'est très très documenté. beaucoup et d'ailleurs toute la grande distribution s'est engagé à avoir pos une question fil d'agriculteur des poules en plein air élevé en plein air c'est quand même mieux que des chement j'ai été interpelé c'estd que j'ai été victime d'un pseudo c'est pas c'est pas pas très méchant mais le mini terrorisme là de l'association 214 un matin je suis arrivé à mon bureau tout le monde était un peu désemparé les les commentard était saturé des mails qui tombaient partout tout des actions dans les réseaux sociaux.

Non, mais c'est c'est une réalité. Vous pouvez vérifier ou qualifier j'ai pris la parole tout de suite en disant mais vous pouvez faire tout ce que vous voulez, je ne céderai pas. C'est pas moi qui vais imposer aux agriculteurs de modifier leur comportement sur tel critère qui aurait été défini par des gens qui ont une vision un peu idéalisée de l'élevage.

Ce que je prétends, c'est que je fais confiance au monde agricole pour savoir ce qu'il y a lieu de faire. si vous voulez, c'est c'est à eux de savoir de de faire et je peux vous prétendre encore une fois pour leur vécu mais physiquement que le monde agricole c'est sans doute l'activité qui a le plus évolué sur ces 40 dernières années sur ces 50 dernières années. C'est moi je me souviens tout début quand mes parents trayaient les vaches encore dans dans la ferme aujourd' vous vendez des poules vous vendez des œufs euh de poules en batterie non mais vous utilisez dans les en batterie il y en a quasiment plus madame.

D'accord. Donc les autres on fait le travail a plus. Il y en a plus en France.

C'est les autres distributeurs qui ont fait le travail. Du coup, c'est pas les autres distributeurs, c'est la c'est la prof enfin, je veux dire, c'est une pseudo prise de conscience collective. D'accord.

Comme on a appris ensemble à comment je veux dire à à gérer notre hygiène un peu plus intelligemment, choses comme ça. C'est la progression de truc. C'est pas c'est des choses qui évoluent. et et moi, je vais pas contrarier cette évolution-là, mais c'est pas moi qui vais euh prétendre imposer quoi que ce soit.

Je je veux être partie prenante avec eux pour les accompagner. D'ailleurs, dans le casre de notre par exemple Zéro Gaspille, ce qu'on propose au consommateur quand on fait des efforts tarifaires sur un produit où on arrive un peu plus près de la date conseillée de de consommation, on fait un effort tarifaire, bien on propose au consommateurs de partager cet effort là. C'est qu'ils en bénéficie en partie. l'autre partie permettent à nous de financer avec des associations qui sont périphéries des organisations agricoles pour financer parce qu'il mettent en place des des projets pour améliorer les pratiques agricoles.

Donc ça ça me ça me parle, c'est concret, c'est intelligent, c'est positif. Ce que je n'aime pas, je supporte pas, c'est la contrainte, l'interdit, le c'est c'est pas dans ma nature. Moi ce que je crois à la capacité des acteurs d'être responsable et d'aller de l'avant.

Donc on a une question de notre collègue Ousseau. Oui, merci madame la présidente. Oui, moi je voulais vous interroger sur les relations avec vos fournisseurs quand vous recherchez des produits.

Est-ce que vous vous adressez à des coopératives, à des groupements ? Est-ce que vous demandez d'écarder des cahiers des charges spécifiques ou bien simplement le le fait que ce soit produit en France est est suffisant ? Et qu'est-ce qui vous d'où sont originaires vos produits ? parce que bon, vous êtes beaucoup implanté en Bretagne.

J'ai vu que vous avez quelques magasins, moi je suis du Sud-Ouest, hein, euh vers Toulouse. Mais euh d'où viennent finalement les produits ? Et la deuxième question euh qu'est-ce qui vous démarque euh ben de vos principaux concurrents euh Picard, Tierrier ?

Euh comment vous euh vous vous faites une offre différente à au consommateur ? Donc sur les le choix des le statut juridique euh du fournisseur, c'est pas juridique. Ah, je veux dire juridique, c'est euh quelle taille plutôt ?

Est-ce que vous travaillez directement avec des copes ? Alors, on sur certaines lignes de produit, on a plus trop le choix. Faut il y a des maintenant, il y a que des grands groupes qui pilotent certaines lignes de produit.

Par contre, par nature, on va essayer de privilégier nos rapports avec les PME, voir avec les TPE. Par exemple, à Toulouse, je j'achète de saucisses de Toulouse à Carla Belle, je sais pas si vous connaissez, au sud de Toulouse dans l'Avyon là, ce magnifique petit village. On a une magnifique brasse saucisse de Toulouse.

C'est un tout petit producteur, la charcuterie de l'Occitanie, Jean-François Marchal. C'est un produit exceptionnel. Ça ça me plaît quoi parce que on va apporter au consommateur une spécificité.

Donc on essae là où nous sommes implantés de repérer comme ça des fournisseurs qui vont s'impliquer avec nous dans l'offre. Le le statut encore on travaille bien sûr avec des coopératives mais je dirais que c'est pas un on travaille même avec des entreprises qui ont des outils de production en France. Donc on a la l'origine France sur tout le le produit et qui sont détenus par des capitaux étrangers.

C'est que c'est pas c'est aujourd'hui vous pouvez pas ne pas enfin étranger c'est européen mais c'est une réalité. Voyez ce que je veux dire sur le mais par nature, par goût, par s'étrailler et puis je pense que nous sommes plus utiles à ce type de d'entreprise que des grands groupes qui ont pas besoin de nous. Nous sommes plus nous ont plus d'affinité avec le réseau PME, TPE ou ETI.

Sur le plan de la ce qui nous différencie, bah c'est tous les critères que je vous ai exposés la façon dont on travaille sur le positionnement TFR. nous sommes un peu plus compétitifs que que ces réseaux spécialisés et sur la la nature des produits qui sont offerts du 100 % français, cette parfaite transparence sur toute l'offre. C'est ça qui nous distingue essentiellement.

Vous ne demandez pas de cahier des charges. Alors sur le cahier des charges, je l'ai expliqué tout à l'heure, nous avons un cahier j'arrive un peu retard. Oui, un cahier pardon, excusez-moi, un cahier des charges mais qui est beaucoup qui cherche pas à être sophistiqué.

Moi, je j'essaie pas de comment je veux dire de d'apprendre ou de vouloir expliquer à mon fournisseur comment travailler. Ce que je souhaite avec lui, c'est que je sois parfaitement serein sur les engagements de qualité que je prends par rapport au consommateur. Ça, on est intraitable là-dessus.

Sur l'origine, pareil, ça c'est pas négociable. Après, avec lui, c'est de construire qu'est-ce qui qu'est-ce qui va faire en sorte qu'il va pouvoir me le vendre le moins cher possible sans sacrifier sa marge, ni celle de des producteur à mon c'est ça qui m'intéresse avec lui. Donc c'est pas moi qui vais lui imposer un cahier des charges.

Le cahier des charges que je lui impose, c'est simplement pour sécuriser l'origine et sécuriser les engagements qualité. Merci. D'autres questions ?

C'est bon. On avait quelques petites questions parallèles. Je je crois pas que vous nous ayez donné le le nombre de vos collaborateurs avec Donc alors sur l'enseigne en direct, on emploie à peu près 80 personnes et c'est à peu près 200 personnes qui travaillent sur tout le réseau quoi.

Parce que bien sûr dans les 80 il y a pas les salariés qui sont dépendants de nos dites 200 c'est les salariés des affiliés compris y compris. Exactement. D'accord. et votre marge nette parce que en fait vous nous avez donné un chiffre nous sommes une espèce de scalop c'estàd que l'idée c'était de bâtir un modèle qui fonctionne et par l'effet taille c'est souvent le cas dans la distribution c'estd que c'est la volumétrie qui vous fait gagner et que nous ne sommes pas encore à l'équilibre on devrait être à l'équilibre en 2027 selon les prévisions le et donc nous finançons sur fond propre pu c'est pour ça que nous sommes rentrés en bourse pour aller chercher des fonds propres pour financer ce cette montée en puissance.

Par contre, nous sommes sur l'objectif de de l'enseigne, c'est de dégager euh autour de 8 % de marge sur l'activité magasin pour financer en bas de bilan nos frais fixes, c'est-à-dire euh ben les services achat, les services euh comment je veux dire ? Marketing, logistique. Donc là, vous êtes déficit pour le monde.

Pardon ? Vous êtes déficit pour le moment ? Oui.

Oui, pour l'instant. Oui. Ah oui, c'est un c'est un métier quand vous voulez sortir des des schémas battus, euh faut voilà, faut faut se donner les moyens de d'en sortir.

C'est quoi le aujourd'hui ce qui est acquis c'est notre capacité à dégager de la marge sur l'activité des magasins, donc à couvrir ça c'est le modèle est validé à ce niveau. simplement un Rup gérer, qu'il faut continuer de piloter. D'accord.

Et rappelez-moi le la première, vous avez commencé à quelle date alors ? En fait, vous avez combien ? Alors, je annonce 2009.

On est 2009, c'est en fait les premières initiatives que j'ai pris pour vendre en direct sur le port de Brest des poulets en carton. Vous voyez, c'était pas le magasin encore. Le premier magasin, c'est 2011.

Mais l'histoire des comiam en 2009. Les premiers magasins, c'est 2011. Et on va dire que le le rythme se développe à partir de 2020 il y a il y a 5 ans.

D'accord. 5 ans. C'est ça l'histoire.

Très bien. Est-ce que vous voyez est-ce qu'il y a d'autres questions, madame la rapporteur ? Non.

Est-ce que vous voyez monsieur un un point complémentaire que nous n'aurions pas abordé sur lequel vous souhaiteriez insister ? Non, je pense qu'on a pu vous. Je vous remercie d'ailleurs de m'avoir donné l'occasion de m'exprimer.

Merci beaucoup pour ce ce modèle singulier et en même temps voilà en construction. Donc merci beaucoup d'avoir d'avoir éclairé notre réflexion par votre votre vision en tout cas votre objectif qui est effectivement assez singulier et qui se construit autour de de valeurs. On les a bien compris.

Merci beaucoup monsieur. Merci