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DébatLCI (sur YouTube)· 27 juin 2022 17 minContradictoireFond programmatiqueÉconomie & entreprisesSolidarités & familleBudget & impôtsTravail & emploi

Inflation : des mesures, mais à quel prix ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 50 %Attaque 20 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Quelles sont les principales mesures contre l'inflation ?

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Comment va-t-on financer ces mesures ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que ces mesures sont efficaces pour lutter contre l'inflation ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'il y a un consensus sur le fait d'aider les plus défavorisés ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Comment le gouvernement peut-il éviter une colère sociale ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:00Bruno Le MaireFait
    « Nous avons atteint la côte d'alerté sur les finances publiques. »
  • 7:00Élisabeth BorneFait
    « Il faut qu'on mette ses choix sur la table et qu'on regarde ensemble. »

Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

les postes du gouvernement pour faire face à l'inflation revalorisation des prestations sociales bouclier je cite sur les loyers incitation à l'intéressement le détail des mesures leur coût les réfik leur efficacité ce qu'on va voir dans un instant avec me line potro c'est pour en parler avec nous ce matin évidemment julien arnaud elizabeth martichoux frédéric dabi et olivier rouquan avant nous entendre pour bien comprendre ni vinh potro et quelles sont les principales mesures et qu'elles aient pour chacune le principal objectif alors la principale mesure c'est une revalorisation de 4% de toute une série de prestations sociales à commencer évidemment par les retraites et les pensions d'invalidité pour les régimes de base c'est également une revalorisation de 4% du rsa d allocation adulte handicapé à de l'allocation de solidarité aux personnes âgées de la prime à d'activité l'objectif de ces revalorisations à c'est évidemment de compenser les effets de l'inflation pour les plus modestes d'ailleurs ces revalorisations elle devrait durer dans un premier temps un an jusqu'en 2023 le temps que l'économie mondiale reprenne son souffle et parviennent à compenser les différentes pénurie comme par exemple à celle du céréales servait leur revalorisation elles vont à s'ajouter à une autre série adepte qui ont été annoncées a pas plus tard que ce matin par bruno le maire comme par exemple la revalorisation cette fois de 3,5 pour cent des apl les loyers en revanche ne seront pas gelés mais le gouvernement va mettre en place un bouclier sur les loyers pour plafonner leur hausse à 3,5 pour cent au maximum le tout pendant un an le gouvernement souhaite aussi bien que les entreprises mettent la main au portefeuille en incitant et bien à prendre des mesures pour favoriser l'intéressement a notamment dans les pme et puis tout ça va s'ajouter à d'autres mesures qui ont déjà été annoncées ces derniers mois par le gouvernement s'est par exemple chaque inflation le bouclier tarifaire à cette fois pour l énergie le triplement de la fameuse prime une macro ou encore le dégel du point d'indicé des fonctionnaires le divine et toutes ces mesures elles vont coûter combien eh bien elle vous coûter cher même très cher et plus précisément 7 milliards d'euros fin d'ici à fin 2020 7 et 8 milliards d'euros d'ici avril à 2023 pour ce qui concerne la revalorisation de toutes ces prestations sociales dont je viens de vous parler la question évidemment c'est comment va-t-on à financer toutes ces revalorisations alors emmanuel macron il a promis qu'il n'y aurait pas de hausse de dette il n'y aurait pas non plus de hausse d'impôts mais le président n'a pas détaillé comment il comptait s'y prendre pour financer bien à ces quelques 8 milliards deux coups de pouce pour les plus modestes merci et nevin on comprend que ces mesures annoncées ont un coût très important pour en parler nous a rejoint michel rumi bonjour vous êtes économiste professeur à sciences po et l escp merci d'être avec nous en direct sur lci avant vous entendre écoutons justement ce que dit bruno le maire sur le coût de ces mesures il prévient déjà tout n'est pas possible écoutons le ministre de l'économie tout n'est pas possible tout simplement apolline de malherbe parce que nous avons atteint la côte d'alerté sur les finances publiques tout simplement parce que les conditions de financement ont changé que nous pouvions emprunté à 0% voir les taux négatifs et que aujourd'hui nous empruntons à plus de 2% parce qu'une partie la charge de la dette est indexé sur l'inflation dont quand l'inflation augmente la charge de la dette augmente aussi de plusieurs milliards d'euros et que ma responsabilité de ministre des finances et je souhaite que chacun l'entendent c'est de revenir à des finances publiques équilibrées d'ici 2027 qu'est ce qui nous dit le ministre de l'économie que ces mesures annoncées ne pourront pas être financés que le gouvernement n'a pas les moyens de financer un nouveau quoi qu'il en coûte tout à fait et un vide et de l'argent facile et à coût gratuit d'une certaine manière est limité aujourd'hui on a vu à qu'avec l'inflation les taux d'intérêt ont augmenté on s'endette à 2% ce qu'il faut bien voir c'est que le renchérissement d'un pourcent delà du coût de la dette ça représente pas près 40 milliards dont toute la problématique de monsieur du gouvernement sera de dépenser pour avoir l'appui et l'appui de la gauche et de la droite sans on va dire alourdir le déficit structurel et donc c'est toute la difficulté c'est toute la réponse de monsieur le maire en disant on fera ce que où on pourra avoir des compromis pour permettre aux atr une certaine union nationale mais on pourra pas tout faire et parce que on a passé en a tout le monde a changé et aujourd'hui l'argent à un certain coût ou est ce que le gouvernement peut et va trouver l'argent quand dans un même temps on nous explique qu'il n'y aura ni hausse d'impôt ni creusement de la dette la seule on va dire la seule solution serait d'avoir de la croissance qui augmente les recettes fiscales les prévisions vont être revus avec mais au vu des derniers indicateurs économiques donc l'idée est de toujours favoriser cette croissance faut bien voir que ces mesures s'étale sur un an on estime que à la fin d'année on aura il y aura l'impact de l'inflation qui sera de l'an sur une année de l'ordre de 7% donc là il compense un peu cette se pète de pouvoir d'achat pour continuer à relancer la consommation qui est l'un des moteurs de la croissance française est l'idée est de qu'il n'y ait pas une perte de confiance donc on le gouvernement s'appuie sur une confiance des consommateurs un avenir que tout le monde je veux dire est loin de se noircir mais de toujours essayer d'avoir un peu plus de croissance pour avoir des recettes fiscales pour éventuellement compenser cette demande mais rien est acquis pour l'instant la question du coup un monsieur rémy on l'aura bien compris n'est absolument pas réglé sur le fond est ce que ces mesures sont efficaces pour lutter contre l'inflation l'objectif d'un gouvernement n'est pas de compenser pour l'instant la totalité de la hausse de l'inflation sur les principaux postes budgétaires la question une dalle - drire cet impact donc il le gouvernement agit sur ceux dont dans des champs dans des domaines où il a la main c'est pour cela qu'il fait des rustines d'une certaine manière mais là on est au niveau des rustines parce qu'auparavant il n'y avait pas eu des politiques structurelles et que nous ne pouvant être tout seul ils demandent une entreprise de favoriser ce pouvoir d'achat grâce aux mesures sur l'intéressement donc bien sûr l'objectif est que c'est de limiter l'impact de on va dire de cette inflation est que va dire à porter et c'est toute cette difficulté c'est que il essaye de mobiliser tous les acteurs pour dire et bien moins gouvernement je fais j'aime les plus modestes les entreprises n le pouvoir d'achat en augmentant on va dire le pouvoir d'achat à travers un désintéressement mais ce ne sont que des mesures on va dire cautérisation et pas profondément donc ça va poser parce que la question qui se pose c'est qu'aujourd'hui on a une on envisage une mesure jusqu'à farine et queen en début d'année de l'année prochaine ou euros je ne souhaite pas mais à supposer que les tensions continues et que l'inflation est vive ça peut poser encore des postes des questions savoir jusqu'où peut-on aller et donc ans reposera la question de l'endettement et je reviens dans ses potes la difficulté d'avoir des compromis avec la gauche et la droite pour des mesures qui sont favorables aux français tout en limitant le déficit structurel merci michel henry merci beaucoup d'un rappel thor ne répondent en direct ce matin sur sur lci c'est intéressant ce qui vient d'être dit maintenant il va falloir convaincre il me parlement la gauche et la droite que ces mesures sont sont les bonnes sur ces questions économiques est ce qu'il ya un consensus sur le fait d'aider d'abord les plus défavorisés et de mettre un peu la main à la poche la main au porte-monnaie en l'occurrence pour passer cette période d'inflation julien personne ne devrait pas des cham qu'il vous plaît vous laisse répondre oui bah je fais maintenant honnêtement c'est compliqué il faudra voir comment les uns et les autres se positionne à au sein de l'assemblée en fait avec cette proposition ce ce gros paquet cette loi du pouvoir d'achat le gouvernement va mettre les oppositions face à leurs responsabilités quand vous avez un certain nombre de propositions qui vont dans le sens du salarié d'aider les plus faibles les plus démunis vous allez avoir un exécutif qui dit bah vous je sais pas la france en soumises ou tel député socialiste vous ne voulez pas voter ce que l'on propose mais allez expliquer maintenant à vos concitoyens à ceux qui ont voté pour vous pourquoi vous les refuser de les aider même si ces 100 euros alors que vous vous réclamez 150 euros cd c'est déjà ça c'est un geste pour vos pouvoir d'achat donc là avec ce projet ce projet de loi qui aujourd'hui un avant projet de loi de l'exécutif c'est assez malin je dirais politiquement de la part d' emmanuel macron et de la première ministre elisabeth baume et du ministre bruno le maire de mettre les oppositions face à leurs responsabilités avec ce premier texte qui servira en même temps de baptême du feu en gros dans dans l'hémicycle sur un des sujets majeurs et qui avait été au coeur de cette campagne présidentielle c'est madame dit juni un homme est est-ce que c'est lisible pour le grand public qui entend toutes ces annonces pour augmenter le pouvoir d'achat des français et puis le ministre qui nous dit attention à tous niveaux possibles feu rouge ou orange pour la dette oui je partage votre point de vue alors les mesures sont extrêmement concrètes il y aura bien sûr une logique de se dépasser l'inflation va entre guillemets manger tout ce qui a été octroyé mais c'est vrai que je suis frappé par le décalage entre le discours des français et celui des politiques et de monsieur rumi sur la dette d'un côté du côté de bruno mer du côté de monsieur rémy on est sur une logique où ça y est la dette va redevenir un sujet majeur on ne peut plus permettre de vivre à crédit le quoi qu'il en coûte on enterre définitivement et puis dans toutes nos enquêtes un pronom de sondages un jour du vote il faut fiducial pour lci au premier tour de l'élection présidentielle au premier tour de l'élection législative quel a été le dernier déterminant du vote en termes de thématiques c'est la question de la dette et la maîtrise des déficits publics les français sont pas du tout sur la logique 2007 par exemple où la dette a été un sujet majeur pendant la campagne notamment mobilisé par françois bayrou ou quasiment quinze ans jour pour jour françois fillon avait parlé de la france comme un pays en situation de faillite ça c'est certain réalité n'est pas du tout n'a pas du tout cheminer dans l'opinion publique donc attention au décalage ça peut bouger vite quand même ça peut bouger ça ça bouge les français le savent durablement ils ont cette question en tête ils savent très bien qu'on veut pas dépenser il ya une question de fond qui n'est pas abordée c'est la question de la croissance monsieur tout à leur parler de la croissance comme conditions de financement de ces dépenses sociales il ya un enjeu de fonds qui avait été abordée en 2012 2013 1014 qui était la compétitivité comment fabriquer de la croissance si nos entreprises ne sont pas compétitives suffisamment une ex porte pas suffisamment mais quand même cet enjeu qui est là on a vu les chiffres se dégrader l'exportation sans arrêt donc c'est un enjeu de fond parce que pour financer ses politiques sociales il faut que nous augmentions notre chiffre d'affaires si on peut dire notre pib on avait ça on n'en parle plus la dette qui finançait la croissance qui devrait être cette année de 2,3 pour cent normalement selon les dernières prévisions parmi les français que le gouvernement veut t'aider il ya les plus âgées et les retraités écoutez à ce sujet ce que disait elisabeth bornes sur cette question parce que vous dit que c'était malin de la part du gouvernement de mettre cette question du pouvoir d'achat comme ça en pâture aux oppositions prenez vos responsabilités en gros elle était l'invitée de ruth elkrief sur cette question des retraites écouter ce qu'elle disait il faut que chacun prenne ses responsabilités je pense que on va être être d'accord et on aura l'occasion d'en débattre rapidement puisque c'est le premier texte de loi qui sera présenté à l'assemblée nationale pour revaloriser les pensions des retraités ce modèle il faut le financer si on veut demain mieux prendre en charge les personnes âgées qu'elle puisse vieillir chez elle l'autonomie dont nos finances et donc je pense qu'il faut qu'on mette ses choix sur la table et qu'on regarde ensemble et ma conviction c'est que collectivement on doit travailler davantage revaloriser les pensions de retraite sur ce point c'était l'une des propositions des républicains on imagine mal les républicains ne pas voter ce dispositif c'est surtout pendant la campagne présidentielle vous avez une candidate des républicains a l'air qui disait hebbadj le patron a piqué mon programme non mais donc aujourd'hui si on continue la logique difficile de dire non ça correspond pas du tout à ça ce qu'on voulait donc c'est extrêmement complexe et c'est encore en ce sens où politiquement oui ils vont mettre les toutes les oppositions et particulièrement la halle pour le couler les républicains face à l'heure à leurs responsabilités ça c'est ça c'est ça c'est très clair après quand vous avez la france insoumise le rassemblement national sur la retraite à 60 ans là forcément oui on va être dans un match mais vous aurez remarqué qu emmanuel macron dans son entretien à la fp a dit finalement la question sur la réforme des retraites c'est plus 65 ans et plus un sujet tabou on regardera accera donc est-ce que c'est là le signe d'une toute petite petite ouverture de potentialités de possibilité de discussion avec les autres oppositions on verra et ça va être le job pour le coup d'elisabeth bornes là dans les discussion qu'elle va entreprendre et il faut faire tout cela avant évidemment que la france 2 soit bloquée par les uns ou par les autres des images à vous montrer celle d'un tractage de routiers ce matin à lesquin 7 entre lille et valenciennes dans une zone d'activité alors évidemment ça crée des ralentissements les routiers qu'ils sont les rennais ont décidé de protester aujourd'hui de manifester dans des zones industrielles pour réclamer des hausses de salaires voici précisément pourquoi ils ont décidé de leur action écouter avec tous les augmentations de qui a en ce moment avec l'eau le gaz électricité le gasoil par an pour les ouvriers aussi bien pour nos patrons que les cinq le gazole pour nos patrons si c'est cher 1 et il faut il faudrait qu'on en demande un petit peu les salaires c'est tout on a une inflation à 5,2 pour cent la plupart des augmentations de salaires aujourd'hui c'est de 8 3% maximum si vous préférez plus quelques jours de congés nous réclament concrètement aujourd'hui la réouverture des négociations annuelles obligatoires pour dire de ré indexer l'extérieur par rapport à l'inflation ont dans ce matin fédérer que le ras-le-bol des et des routiers et ce qui se passe ça illustre aussi l'une des craintes du gouvernement de voir repartir la colère sociale jeu qui avait été un anesthésié par la crise du coup vide et par les récents événements la guerre en ukraine oui bah c'est un risque réel et puis on sait toujours que la rentrée de septembre est un moment où la question du pouvoir d'achat traditionnellement est forte la question de la règle qu'on pense du travail là ça pourrait prendre une ampleur jamais vue en plus ce que dit ce qu'on dit c'est routier est plutôt frappé au coin du bon sens et va créer à mon avis une certaine empathie le coût de l'énergie le coût du gazole tout le monde peut ressentir ça je pense notamment aux 24 % des français vivant dans des communes rurales où la question de la relégation la question du tube de l'utilisation de sa voiture de manière normale lorsque l'essence et à 2 32 40 se pose on voit dans des dents des enquêtes qualitatives de l'ifop des questions est ce que ça vaut le coup d'aller d'amener son gamin aux clubs de sport de prendre sa voiture tout ça c'est des questions qui se posent et c'est que cette rentrée pour être extrêmement chaude de ce point de vue là avec une opinion publique qui va être dans une logique sans doute de compréhension vis-à-vis de ces mouvements sociaux même si une gêne pour être reds on se souvient ac c'est si je puis dire un folklore social en france des routiers qui bloquent le pays on se souvient en 2003 au moment de l'écotaxe etc