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AutrePaul Vannier· 27 janvier 2026 26 minMixte

🔮 INTERDICTION DES RÉSEAUX AUX JEUNES, BUDGET ET CENSURE DU GOUVERNEMENT : JE RÉTABLIS LA VÉRITÉ

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qu'on va revenir évidemment sur les modalités, sur le rapport aussi avec la Commission européenne, on voit que c'est un petit peu compliqué mais déjà sur le principe, le constat. Est-ce qu'il faut Charles Dunchool protéger les moins de 15 ans de ses réseaux sociaux ? Personnellement, j'ai voté le texte hier dans la nuit.

Je pense qu'il faut interdire l'usage des réseaux sociaux au moins de 15 ans. Pourquoi ? Parce que maintenant, on a suffisamment de recul sur les impacts des réseaux sociaux.

Ça fait 20 ans en gros que les rĂ©seaux sociaux existent. de mĂ©moire Facebook doit ĂȘtre lancĂ© en 2007 ou 2008 et euh beaucoup de bonnes choses euh mais aussi des aspect terribles qu'on a dĂ©couvert avec le temps. des gens qui sont piĂ©gĂ©s dans des bulles informationnelles, des gens qui reçoivent des contenus agressifs, violents l'incitation au suicide, de l'extrĂ©misme, la radicalisation, notamment Ă  destination des jeunes et puis ces jeunes qui passent de plus en plus de temps sur leur tĂ©lĂ©phone derriĂšre un Ă©cran et qui ne vivent pas la vie rĂ©elle et ça c'est un flĂ©o et donc maintenant il faut des mesures fortes.

Un sujet d'inquiétude certainement pour les parents qui nous regardent. Paul Vanier et vous votre groupe, vous n'étiez pas favorable à ce texte. Pourquoi ?

Bon, d'abord bien sûr, il faut protéger les plus jeunes des effets nocifs, délétaires, des algorithmes, des réseaux sociaux qui captent l'attention, qui portent atteinte à la santé mentale des jeunes. Mais ça n'est pas ce que fait ce texte de loi. Ce texte de loi, il renverse les responsabilités. y rend jeunes responsables en voulant leur interdire l'accÚs à ses réseaux sociaux et il laisse de cÎté les plateformes, il ne régulent pas les algorithmes.

C'est ce qu'il faudrait faire pour que le contenu, les contenus diffusĂ©s, priorisĂ©s sur ces rĂ©seaux sociaux ne soient pas ceux qui qui sont Ă  l'origine de ces phĂ©nomĂšnes. Et puis cette loi, elle est parfaitement inefficace, tout le monde le sait. Elle va ĂȘtre contournĂ©e, elle porte atteinte Ă  des principes fondamentaux.

On ne sait pas par exemple en terme de de transmission d'informations, comment vĂ©rifier ? sa pas Ă  qui seront transmis des informations, compris au-delĂ  des jeunes, y compris les adultes demain pourraient ĂȘtre amenĂ©s Ă  transmettre leur identitĂ© pour pouvoir utiliser ses rĂ©seaux sociaux. Cela pose des questions en terme d'anonymat.

L'anonyma peut aussi ĂȘtre une protection d'un certain nombre de libertĂ© individuelle et de libertĂ© d'expression. Donc elle est dangereuse sur le plan des principes, elle est inefficace dans sa forme et puis surtout elle laisse elle Ă©pargne les plateformes qui sont Ă  l'origine du mal. Justement, c'est une des reproches qui est faite Ă  cette proposition de loi qui a dĂ» ĂȘtre réécrite aprĂšs l'avis du Conseil d'État.

En France, on on ne peut pas vous ne pouvez pas vous députer contraindre tellement ces plateformes Charles Tunch Tool. Alors, est-ce que vous donnez le sentiment de renverser la responsabilité sur les mineurs, les enfants ? Moi, je dirais oui et non.

Euh parce que il y a effectivement un certain nombre de rĂšgles qui se passent au niveau europĂ©en et la rapporteur Lor Miller hier a bien dit que il y avait un cadre europĂ©en dans lequel on Ă©volue. Alors la France c'est peut-ĂȘtre un peu en avance et ça fera bouger des choses au niveau europĂ©en. Mais la deuxiĂšme chose c'est qu'il y a aussi le le droit commun enfin le droit qui existe dĂ©jĂ  l'incitation Ă  la haine la propagation de contenus terroristes dangereux radicaux et cetera.

Nous avons dĂ©jĂ  un arsenal juridique extrĂȘmement puissant parfois on voit que c'est trĂšs difficile d'enlever les sur les coup et pour le coup je pense que lĂ  on a un sujet d'application des lois existantes et ça c'est aussi l'affaire du pouvoir judiciaire. Je pense qu'il faut que les procureurs et les juges euh tapent davantage sur ces grandes plateformes. Le droit actuel le permet dĂ©jĂ  avec des lĂ©gislations trĂšs anciennes et qui n'Ă©taient pas forcĂ©ment celles destinĂ©es aux rĂ©seaux sociaux Ă  l'Ă©poque, mais les rĂ©seaux sociaux sont arrivĂ©s.

Paul Vanier, la Commission europĂ©enne tout Ă  l'heure dit si les Parlements nationaux, les pays ont le droit quand mĂȘme de donner un Ăąge minimum, on voit que les choses sont peut-ĂȘtre aussi en train de bouger au niveau europĂ©en, mais finalement cette interdiction, c'est aussi un message, un symbole, une rĂšgle de sociĂ©tĂ© qui consistera Ă  dire, on est tous d'accord pour dire qu'en dessous de 15 ans, attention les rĂ©seaux sociaux, c'est vraiment dangereux, on peut y voir des choses qui qui causent des ravages chez les mineurs. Bien sĂ»r, bien sĂ»r, il faut adresser ce message, mais vous avez raison, on est davantage dans l'ordre du symbole que dans autre chose. Cette proposition de loi, elle vient dans un contexte he de course au petit chevaux entre le prĂ©sident de la RĂ©publique, le prĂ©sident de groupe Gabriel Atal, ancien premier ministre.

Ces gens se positionnent dans un débat trÚs politicien. Donc alors c'est arbitré, a priori ce sera le véhicule législatif choisi. Paul, elle est probablement aussi mal écrite en raison de ce contexte.

Et puis je je vais montrer une contradiction. Elle vise aussi à interdire les téléphones portables dans les lycées. C'est l'autre aspect de cette profession.

Je veux dire qu'au mĂȘme moment et lĂ  on est en dans une journĂ©e de motion de censure euh partie 2 du budget sur les dĂ©penses, le gouvernement va tenter d'imposer la suppression de 3000 postes de surveillants qui est chargĂ© de vĂ©rifier l'interdiction des tĂ©lĂ©phones dans l'Ă©tablissement. Ce sont les surveillants. Donc vous voyez d'un cĂŽtĂ© on interdit et puis de l'autre on retire les moyens qui permettraient la mise en Ɠuvre de l'inter.

Je vous laisse répondre rapidement mais je propose qu'on on passe aussi à cette question des téléphones. On les établissement un peu plus tard mais effectivement sur ce contrÎle des téléphones portables, c'est bien une question de moyens Charles Dunch, il faut du personnel pour vérifier. En fait, c'est une question de moyen, c'est une question de volonté et dans les établissements primaires ou les collÚges globalement tout ça a été fait.

C'est faux he 70 % des chefs d'établissement dans les collÚges qui ont expérimenté la mesure disent qu'ils ne peuvent pas la mettre en u faute de moyens pour le faire. Moi je je on ne peut pas baisser les bras comme ça. Au bout d'un moment, il y a des il y a des nouvelles rÚgles qui rentrent en vigueur.

Elles doivent ĂȘtre appliquĂ©es. Elles sont appliquĂ©es dans un certain nombre d'Ă©tablissements. C'est peut-ĂȘtre plus compliquĂ© Ă  certains endroits que d'autres.

Mais je pense que c'est aussi la responsabilitĂ© des dĂ©putĂ©s et de l'État un moment de mettre un certain nombre d'interdictions quand on voit que les usages sont nĂ©fastes pour la jeunesse. On reviendra, c'est le deuxiĂšme point de la loi. Je vous propose de rester sur les rĂ©seaux sociaux encore un peu plus rapidement.

Paul Vanier, est-ce queil faut une dĂ©cision au niveau europĂ©en ? La France dit, ça peut ĂȘtre aussi le premier pays, voilĂ , en Europe, Ă  avoir une interdiction ferme. Si tout le monde fuit et que les rĂšgles europĂ©ennes suivent, ça peut contraindre les plateformes Ă  vĂ©rifier l'Ăąge des utilisateurs.

Mais tout dĂ©pend de quelle façon, car je reviens Ă  ces aspects assez fondamentaux he de libertĂ©s individuelles, de protection, de l'anonymat, de transmission de donnĂ©es qui peuvent ĂȘtre trĂšs sensibles Ă  des entreprises privĂ©es. Qu'en feront-elles demain si elles elles elles ont l'information de votre identitĂ©, des contenus que vous consultez, des rĂ©seaux sur lesquels vous allez de du type d'information que vous Ă©changez. On connaĂźt la dimension trĂšs marchande qui peut accompagner la gestion de cette donnĂ©e.

Donc si le cadre europĂ©en protĂšge les libertĂ©s individuelles, s'il fixe une rĂšgle pour l'ensemble des États-membres, regardons. Mais si euh l'Europe, comme souvent elle le fait, prĂ©serve d'abord l'intĂ©rĂȘt des grandes entreprises, des logiques de marchĂ© au dĂ©triment des libertĂ©s fondamentales et de la protection des citoyens, des citoyennes. Alors lĂ , je dis mĂ©fiance.

Est-ce que lĂ  la France a voilĂ  faire de lance sur cette question ? Si ça suit pas au niveau europĂ©en, on rappelle que vous aviez votĂ© il y a dĂ©jĂ  quelques annĂ©es une proposition de loi pour une majoritĂ© numĂ©rique Ă  15 ans et comme c'est en contradiction avec le droit europĂ©en, ça peut pas ĂȘtre Ă  l'Ă©poque le cadre europĂ©en Ă©tait pas le mĂȘme et donc la loi bouĂ© d'Ăš les lois europĂ©ennes ont dĂ©jĂ  changĂ©. Donc la loi qui a Ă©tĂ© votĂ©e hier qui doit maintenant encore aller au SĂ©nat dĂ©finitif a pas eu lieu, rentre dĂ©jĂ  dans le cadre europĂ©en mais au niveau europĂ©en c'est vrai que la France lĂ  a pris de l'avance.

Une anecdote, ce matin, j'ai une amie dĂ©putĂ©e de Pologne que je connais qui m'a envoyĂ© un message et qui a vu ce matin aux informations en Pologne effectivement le vote de l'AssemblĂ©e nationale française et qui m'a dit "Est-ce que tu peux m'expliquer ? Est-ce que tu peux m'envoyer les documents ?" Donc ça montre que ce qui s'est passĂ© cette nuit Ă  l'AssemblĂ©e nationale française et vu en Europe va ĂȘtre vu en Europe.

La France est Ă  l'avant-garde. Paul Vanier, vous ĂȘtes d'accord pour dire qu'il y a des risques sur les rĂ©seaux sociaux ? Il y a de plus en plus d'Ă©tudes qui le prouvent.

ça peut aller euh des suicides et jusqu'Ă  voilĂ , peut-ĂȘtre moins grave, on va pas hiĂ©rarchie gĂ©nĂ©risme, mais en tout cas, c'est vrai que une attention sur des rĂ©seaux sociaux pendant des heures et des heures. Mais alors, comment on fait ? Vous dites "Faut pas interdire la loi, ça peut pas passer comme ça." Mais en mĂȘme temps, euh beaucoup de parents aujourd'hui sont dĂ©sƓuvrĂ©s de voir leurs gamins euh accrocher Ă  leur tĂ©lĂ©phone euh toute la journĂ©e, tomber en dĂ©pression ou pire.

On s'attaque à la source du problÚme. Les plateformes, c'est c'est TikTok, WhatsApp et on on régule les plateformes, on les contraint à obéir à des rÚgles qui permettent de protéger les usagers. Vous voyez, c'est c'est en allant à la source du problÚme que je crois on peut agir que la loi là peut intervenir.

Est-ce que c'est si facile que ça Paul Vanier ? On imagine que si ça l'Ă©tait, ce serait fait depuis longtemps. Je crois que c'est une question de volontĂ© politique et la volontĂ© doit assumer de contredire, d'aller Ă  l'encontre d'intĂ©rĂȘt privĂ©s.

Ce sont des gĂ©ants qui dĂ©gagent des milliards et des milliards, des dizaines de milliards d'euros de dollars de chiffres d'affaires Ă  l'Ă©chelle mondiale et de bĂ©nĂ©fices. Bien sĂ»r, ces intĂ©rĂȘts privĂ©s peuvent ĂȘtre contrariĂ©s par une loi qui vise Ă  protĂ©ger les usagers. Vous voyez, c'est l'inverse au fond de ce que fait le gouvernement et la minoritĂ© prĂ©sidentielle aujourd'hui qui s'en prend Ă  des jeunes qui peuvent trouver un intĂ©rĂȘt Ă  ces rĂ©seaux sociaux.

Je veux on a toujours un regard trÚs trÚs dévalorisant mais c'est aussi de l'échange et une façon de prolonger une amitié, de trouver des information. Il y a aussi du bon hein dans ces plateformes qui sont celles de notre temps et moi je n'aime pas cette façon de faire porter la responsabilité sur des enfants, des adolescents plutÎt que sur ceux qui sont à l'origine de justement sur cette question parce que les contenus on a envie de dire que ce soit pour les moins de 15 ans, les plus de 15 ans, on ne devrait pas avoir accÚs à des contenus qui promuvent l'anorexie, l'antisémitisme et voilà tout. Est-ce que le problÚme c'est pas de réguler ces contenus de plateforme ?

Comment est-il possible qu'il y ait des contenus pareils qui circulent ? Est-ce que les plateformes jouent avec les rÚgles justement du droit commun ou est-ce qu'elles agissent en en impunité totale ? Mais c'est la vraie question et c'est le vrai problÚme.

C'est-à-dire que sur certaines plateformes, on a des contenus qui sont déjà en fait contraires manifestement à notre à notre droit. Je disais il y a quelques instants que moi ma conviction c'est que déjà avec le droit positif actuel, nous pourrions taper davantage, taper beaucoup plus fort. Le l'autorité judiciaire pourrait taper beaucoup plus fort sur un certain nombre d'entreprises parce qu'il y a des contenus qui sont manifestement contraires à la bonne société, aux rÚgles élémentaires d'une démocratie.

Je voulais aussi dire que je pense que cette affaire, elle est la fait en rĂ©alitĂ© c'est un sujet de l'ensemble de la sociĂ©tĂ©. C'est un sujet bien sĂ»r les familles, c'est pas toujours facile. C'est un sujet bien sĂ»r des enseignants, des Ă©ducateurs, de tout le monde parce que il y a un certain nombre de familles oĂč on a conscience effectivement de la nocivitĂ© des rĂ©seaux sociaux.

La vĂ©ritĂ© c'est qu'il y a aussi un certain nombre de familles dans lesquels peut-ĂȘtre on n' pas encore totalement pris conscience que avoir un enfant Ă  10, 12 ou 14 ans qui passe des heures et des heures derriĂšre un tĂ©lĂ©phone portable, c'est mauvais. Donc ça c'est l'affaire de la sociĂ©tĂ©. C'est une espĂšce d'Ă©ducation collective que nous vagier justement vous dans l'hĂ©micycle les insoumis vous avez dĂ©noncĂ© un texte paternaliste.

Pourquoi ? Parce que c'est l'Ă©tat ce serait aux familles de rĂ©guler. Charleschul dit c'est pas toujours facile pour les familles de dĂ©jĂ  de comprendre peut-ĂȘtre la nocivitĂ© puis ensuite d'interdire aux enfants de passer autant de temps sur les rĂ©seaux sociaux.

Mais moi je je rejoins ce ce cette cet enjeu de l'éducation mais pardon je je c'est pas pour prpier notre discussion vers les enjeux budgétaires, mais il y a 4000 postes d'enseignants en moins. 3000 postes de surveillants, je le disais. Donc si on veut éduquer les plus jeunes, si on veut aider les familles, compris celles qui sont en difficulté, hein, c'est c'est une c'est une réalité, bien il faut de la il faut des des éducateurs, des formateurs, il faut de la présence humaine, il faut de la discussion plus que de l'interdiction, il faut de la pédagogie plus que ces outils qui par ailleurs je veux le redire ne fonctionneront pas.

En fait, tous les jeunes de notre pays connaissent les VPN par exemple qui permettent de contourner trÚs facilement ce type d'interdiction. Donc il y a toujours des moyens de contourner. On peut pas mettre sa ceinture de sécurité.

La rĂšgle est quand mĂȘme qu'elle obligatoire. Il y a de l'Ă©ducation en prĂ©vention routiĂšre, il y a un code de la route, il y a un permis de conduire avec des moniteurs pour vous aider Ă  faire tout ça. Donc bien sĂ»r, il faut du temps mais il faut aussi des moyens.

Je veux insister sur cette ce qui me paraßtre une démagogie fondamentale d'appeler à de grands objectifs. Je suis en désaccord sur la méthode mais par ailleurs de ne pas proposer les moyens permettant de les atteindre. Sur ces questions d'interdiction, la gauche, la France insoumise comme souvent sur ces questions ce qu'il faut c'est plus de prévention.

Est-ce que pour vous, il faut apprendre au moins de 15 ans à se servir correctement de certains réseaux sociaux ou est-ce que que j'ai regardé vos ùges à tous les deux, on n'avait pas de réseaux sociaux nous il y a 25 ans à l'école, on est-ce qu'on s'enortait si mal ? Pour vous l'interdiction, c'est obligatoire, la prévention, l'éducation ne suffirait pas ? Aujourd'hui, je pense que nous avons assez de recul sur la nocivité des réseaux sociaux euh vis-à-vis des plus jeunes.

Je je veux dire, tout ça, tout ce que nous sommes en train de faire n'est pas quelque chose qui tombe du ciel. On a maintenant 20 ans de recul sur l'impact des rĂ©seaux sociaux, sur la jeunesse, que ça soit en terme de concentration, de vie affective, de dĂ©veloppement euh cognitif, de psychologie, de comportement euh social, nous savons que les effets nĂ©gatifs sont extrĂȘmement importants et donc je maintiens, oui, il faut interdire au moins de 15 ans parce que ça protĂšge la jeunesse. Paul Vanier, il y a peut-ĂȘtre des parents qui nous regardent et qui sont d'accord en disant "Ah moi je veux pas de prĂ©vention, qu'on m'explique et cetera.

Ce que j'aimerais c'est que ce soit complĂštement interdit. Comme ça au moins, voilĂ , les enfants pourront retrouver peut-ĂȘtre faire plus de sport et puis ĂȘtre voilĂ  ne pas ĂȘtre dans ses boucles Ă  longueur de temps Ă  la fin de l'Ă©cole qui continue jusqu'Ă  2 3h du matin Ă  la maison. Vous comprenez que certains parents se disent finalement l'interdiction c'est la meilleure des solutions ?

Bien sĂ»r, mais moi mon devoir est de leur dire que cette loi ne n'interdira pas. elle ne dans dans la rĂ©alitĂ© de votre enfant dans sa chambre le soir seul il pourra s'il le souhaite contourner cet outil ce qui compte j'y reviens c'est les rĂ©seaux sociaux n'ont pas toujours Ă©tĂ© les mĂȘmes je veux dire TikTok c'est assez un rĂ©seau social assez rĂ©cent c'est celui peut-ĂȘtre qui capte le plus l'attention il y a d'autres rĂ©seaux sociaux Ă  d'autres moments qui n'utilisaient pas les mĂȘmes algorithmes et les mĂȘmes mĂ©canismes. Donc j'y reviens, c'est quel type de rĂ©seau social ?

Si on a un rĂ©seau social tout le monde voilĂ  ce sera une liste avec en tout cas avec rĂ©guler pour protĂ©ger bien sĂ»r les enfants de ces effets absolument dĂ©lĂ©taire que vous que vous avez dĂ©crit. Alors, le problĂšme est rĂ©glĂ©, mais si on maintient, si on ne touche pas Ă  ces rĂ©seaux sociaux tels qu'ils fonctionnent aujourd'hui en tentant d'en interdire l'accĂšs alors que nous savons que cette interdiction peut ĂȘtre contournĂ©e, nous ne rĂ©s ne rĂ©solvons pas le problĂšme. Allez, un dernier tout petit point avant de repasser sur la question du budget, sur la question des tĂ©lĂ©phones dans les lycĂ©es.

On voit que c'est quand mĂȘme compliquĂ©. LĂ , on parle d'un endroit oĂč on pourrait consulter son tĂ©lĂ©phone. Parfois, on a besoin de son tĂ©lĂ©phone pour badger Ă  la cantine et cetera.

Interdire dans les lycées, c'est possible. Charlesol, c'est euh ça sera pas facile à certains endroits et je pense qu'il faut le faire. Voilà, je je pense qu'il faut le faire parce que là aussi nous avons maintenant suffisamment de recul pour savoir que des jeunes passent des heures et des heures et des heures sur leur téléphone que tout ça est trÚs mauvais pour eux, pour leur développement, pour la vie en société, pour ce que sera la société demain et ce que seront ces jeunes demain.

Donc maintenant, il faut des rÚgles simples strictes, l'interdiction et également pour que on pense jamais à eux pour que les enseignants puisse avoir une rÚgle claire à appliquer. Il le demande aussi, c'està-dire un moment que la rÚgle soit claire. Je vous laisserai répondre Paul Vanier, mais comme on va passer au budget et que c'est lié comme vous l'avez fait dans votre démonstration, vous répondrez tout à l'heure.

On va parler justement de ce budget. C'est presque la fin. Stéphanie des Pierres, rappelez-nous quel est le calendrier des prochains jours.

BientÎt la fin en effet. AprÚs avoir échappé à l'ascensure vendredi dans la foulée, Sébastien Lecnu a dégainé un second 493 sur le budget sur la partie dépense. Qui dit 493 dit donc motion de censure cet aprÚs-midi donc aprÚs les questions gouvernement.

Une motion des Ă©cologistes soutenues par la France insoumise et les communistes et une autre motion du Rassemblement national seront discutĂ© comme vendredi oĂč il a manquĂ© Ă  19 voix. Aucune ne devrait ĂȘtre votĂ©e. La loi de finance partira ensuite au SĂ©nat pour revenir Ă  l'AssemblĂ©e nationale une toute derniĂšre fois vendredi matin.

Là encore, le gouvernement déclenchera le 3e et dernier 493 sur le budget. Le scénario ne change pas. La gauche or les socialistes et le RN devrai déposer chacun une motion de censure si elles ne sont pas votées.

Ce qui est le plus probable. Et bien la semaine prochaine, Sébastien Lecornu aura avec quelques semaines de retard gagné son double paris, donner un budget au pays et rester à Matignon. Merci beaucoup Stéphanie.

On va rester celle des quatre colonnes pour voir ce qu'en pense le rassemblement national. Le député Mathias Renault est au micro de Thboc. Bonjour Mathias Renault.

Bonjour. DeuxÚme motion de censure de votre groupe aujourd'hui sur le budget. La premiÚre n'a pas été adoptée trÚs largement.

Quel espoir avez-vous et pourquoi cette deuxiĂšme motion ? Bon, Ă©coutez, pour ĂȘtre tout Ă  fait honnĂȘte, on a relativement peu d'espoir que ça passe. Alors, pourquoi poser une deuxiĂšme motion de censure ?

Parce que j'ai envie de dire, on saisit notre chance Ă  chaque fois que c'est possible dĂ©jĂ . Et ensuite, on a cru comprendre qu'il y avait un certain nombre de dĂ©putĂ©s LR, notamment monsieur Michel Barnier, qui pouvait ĂȘtre tentĂ© de voter au moins une des deux motions de censure. Donc, on verra bien politiquement ce qui ce qui peut se passer, mĂȘme si encore une fois, on n pas trop de doute sur l'issue de la motion.

Et puis là, il s'agit de discuter des dépenses. C'est vrai qu'on avait eu un discours sur la fiscalité, on constatait que il y avait une augmentation de la fiscalité. Ben, on sera aussi l'occasion pour nous de dire que il y a une augmentation à nouveau des dépenses publiques et d'ailleurs 9 milliards d'euros de plus que la copie initiale du gouvernement.

Il y a une démontation des dépenses publiques mais dont certaines sont nécessaires par exemple sur la défense 6 milliards. Est-ce que c'est responsable de ne pas voter ce budget, ces dépenses là notamment ? Bah, écoutez, dans la copie initiale du gouvernement, il y avait déjà une augmentation du budget de la défense qui était prévu conformément à la loi de programmation militaire qu'on avait voté.

Donc ça, il y a pas trop de sujet lĂ -dessus. Moi, ce que je constate, c'est que dans les Ă©conomies qui sont faites, les petites Ă©conomies, donc il y a 1 milliard d'euros d'investissement qui sont annulĂ©s et puis il y a une espĂšce de coup de rabot sur des ministĂšres, y compris rĂ©galien d'ailleurs euh qui sont effectuĂ©s, mais aucune Ă©conomie structurelle. Dans certaines agences de l'État, ce que vous rĂ©clamez ?

Non, c'est un petit coup de rabot. C'estàd qu'on fait du moins, je sais plus c'est 2 % sur les opérateurs mais sans remettre en cause la structure, on avait fait de nombreuses propositions, à peu prÚs 80 propositions alors soit de réinternalisation, soit de fusion d'agence puisque c'est le sujet sur lequel vous m'interrogez et aussi beaucoup d'autres économies notamment sur les énergies intermittentes, les subventions aux énergies intermittentes, les éoliennes et les éoliennes en mer en particulier ou sur l'immigration, la contribution à l'Union européenne et cetera et cetera. Un dernier mot pour finir, il y aura certainement un 3Ú 493 sur la lecture définitive.

Vous vous dĂ©poserez aussi une motion ? TrĂšs certainement. Enfin, on en discutera en rĂ©union de groupe mais enfin lĂ  la logique c'est que effectivement on dĂ©pose d'Ă©motions partout lĂ  oĂč c'est possible.

Merci beaucoup Mathias Renault. Merci. Merci beaucoup Thbo Énoc.

Paul Vanier juste aprÚs la séance donc la motion de censure des insoumis sera débattue. Vendredi dernier, elle n'a pas été adoptée. 269 voix pour il en fallait 288.

Il y a plus de chance tout Ă  l'heure oĂč l'histoire elle est Ă©crite. Elle est jamais Ă©crite. Tout dĂ©pend des dĂ©putĂ©s.

J'ai j'ai bien notĂ© que monsieur Barnier aprĂšs la derniĂšre motion de censure a fait savoir ses interrogations, ses doutes, envisageait manifestement peut-ĂȘtre de voter la motion de censure. Monsieur Barnier est un ancien premier ministre. Je crois qu'il a de l'influence dans son groupe et vous l'avez rappelĂ©, il n'a manquĂ© que 19 voix.

C'est extrĂȘmement peu et donc nous verrons tout Ă  l'heure, il y aura une autre motion de censure. Je veux rappeler que c'est 30 milliards de couples qui vont faire trĂšs mal au services publics, qui vont contre les objectifs de bifurcation Ă©cologique avec moins 67 % notamment pour le fond vert. C'est 4000 postes d'enseignants en moins Ă  l'heure oĂč nous avons 15 millions d'heures de cours qui ne sont pas remplacĂ©es.

Donc toutes celles et ceux qui veulent empĂȘcher ces mauvais coups porter aux pays, aux françaises et aux françaises doivent se saisir. D'une motion de censure, je veux terminer lĂ -dessus, qui est portĂ©e par les insoumis, les Ă©cologistes et les communistes ensemble fidĂšles Ă  leurs engagements pris devant leurs Ă©lecteurs dans l'opposition Ă  la macronie. Charleschtol, est-ce qu'il y a un risque ?

Là, on voit les insoumis essayent de convaincre, il a manqué 19 voix la derniÚre fois, il y a une motion de censure tout à l'heure, il y en aura une autre en début de semaine prochaine. L'histoire, elle est pas écrite, il y a un risque que la sens surpasse ou pour vous ça y est, c'est bon. le premier ministre, on verra tout à l'heure politique, il y a que le le résultat d'un vote qui compte.

AprĂšs, je pense que il y a quand mĂȘme une majoritĂ© de dĂ©putĂ©s qui souhaitent que nous passions Ă  autre chose. Ça va faire presque 6 mois qu'on est sur la sĂ©quence budgĂ©taire. On a allĂšgrement dĂ©passĂ© les dĂ©lais.

Normalement, un budget doit ĂȘtre votĂ© avant de la fin avant la fin de l'annĂ©e. On a largement Ă©tĂ© au-delĂ . Tout ça n'est quand mĂȘme pas reluisant pour l'image de la France.

Il faut que la France ait un budget, elle aura un budget. Est-ce que ce budget est génial ? Non.

Je pense que personne au fond n'est satisfait de ce budget, mais la France aura un budget, l'État pourra fonctionner. Euh et puis euh tout ça parce que nous avons aussi besoin de stabilitĂ©. Alors, il y a des forces politiques au sein euh de cet hĂ©micycle, la France insoumise, l'extrĂȘme droite euh qui euh souhaitent une instabilitĂ© chronique.

C'est leur perspective, euh c'est leur façon de faire la politique. Il y a aussi beaucoup d'autres mouvements euh qui veulent une stabilité que demandent aussi beaucoup de Français, notamment les chefs d'entreprise. Que les choses se calment un peu dans notre pays, on ne peut pas avoir un grand débat permanent.

Il y aura une élection présidentielle dans un an. Paul Vanier, Charles Zistenchtol le disait sur ce budget. Il est pas génial.

On n pas trouvĂ© un dĂ©putĂ© pour nous dire qu'il Ă©tait formidable. Ce que les socialistes dit, c'est OK, c'est pas notre budget mais en tout cas il est mieux, moins pire que celui qui Ă©tait prĂ©vu au dĂ©but. Il lisse notamment la prime d'activitĂ©, le repas 1 €.

Eux, leur stratégie c'était de dire "On a obtenu quelques petites victoires, c'est déjà mieux que rien." Il est pire que le budget Bairou qui était déjà trÚs grave dans les coûts qu'il portait au service public notamment. ces petites victoires quel qui sont euh revendiquées par le Parti socialiste.

On sait que c'est les Françaises et les Français qui vont en payer le prix Ă  Ă  d'autres endroits. Euh le repas euh Ă  1 € pour les Ă©tudiants, c'est davantage de coupe dans le budget de la vie Ă©tudiante sur les deux prochaines annĂ©es par exemple. Mais je veux revenir au dĂ©part de de tout ça.

Il y a à la fois le parti socialiste et monsieur le cornul le premier ministre qui ont pris un engagement devant les Françaises et les Français et les députés pas de 493. Là c'est le 30e 493. Il y en aura un 31e.

Depuis que je suis député depuis 2022. Je n'ai jamais pu voter sur un budget. Vous dites les Français ont envie et les députés que nous passions à autre chose.

Pardon. C'est la prérogative fondamentale des députés que de voter. On voit bien qu'avec cette assemblée, il y a pas de majorité pour voter un texte.

Je ne sais pas parce qu'il y a une loi spéciale. Elle a été votée. Elle nous donne du temps.

Elle nous donne le temps du dĂ©bat parlementaire de vote oui peut-ĂȘtre contradictoire mais de majoritĂ© sur chaque amendement sur chaque mission qui se dĂ©gagerait et Ă  la fin il y aurait un budget et chacun se prononcerait. Moi je n'accepte pas cette cette dimension antidĂ©mocratique, je veux y revenir qui va conduire une fois de plus Ă  contraindre une majoritĂ© de Français et de Français Ă  Ă  se voir imposer. Charleschou.

J'imagine que vous et vos collÚgues, vous avez été en circonscription. Est-ce que est-ce qu'on vous en parle ça du premier ministre qui effectivement avait dit "Je ferai 1493" et à la fin il y a des 493. On rappelle que sur le budget le texte est découpé.

Il y a 3 493 nécessaires. C'est pour le projet de loi de finance un texte. Bah il y a beaucoup de gens qui comprennent qu'il avait pas le choix.

L'Assemblée nationale a eu sa chance. Je regrette en tant que député que nous n'ayons pas pu voter de budget dans les délais imparties. Ce qui permet aussi d'ailleurs, je fais une remarque à toutes les personnes qui veulent que nous passions à un systÚme proportionnel.

C'est je trouve lĂ  aussi quand mĂȘme une une mise en garde parce qu'aujourd'hui on a une assemblĂ©e qui ressemble Ă  peu prĂšs Ă  ce que serait l'AssemblĂ©e nationale si on avait une proportionnel permanente. Une proportionnelle permanente c'est quand mĂȘme des risques de ne pas voter le budget euh t tous les ans. VoilĂ  je je tiens Ă  le Ă  le rappeler aussi.

On on voit que malheureusement ça n'a pas fonctionné et donc le premier ministre n'a pas eu le choix que d'utiliser le 493 parce que le pays doit avoir un budget. J'ai un désaccord là pour le coup avec mon collÚgue Vanier. euh on va passer des mois et des mois et des mois et des mois à discuter du budget.

Tout ça est ridicule et tout ça affaiblit aussi la France à l'international. Donc maintenant il faut un budget point bar. Vous dites voilà il faut discuter.

C'est vrai que ce budget on a l'impression d'en parler depuis le mois de septembre. Est-ce qu'il y a un moment comme dit Sébastien le cornu faut trancher. Il y a le 493.

En contrepartie vous pouvez déposer une motion de censure et si elle est pas adoptée, on passe à autre chose. Il y a des textes qui attendent. Je pense c'est un texte sur la fin de vie par exemple que votre groupe voilà pour lequel votre groupe est majoritairement favorable.

Est-ce que vous avez pas envie de discuter un peu d'autres choses ici Ă  l'AssemblĂ©e nationale que des questions ? Non, parce que c'est discuter de tout, c'est discuter des aspects fondamentaux de la vie de la nation et il faut trancher, je suis d'accord, mais par le vote, permettre aux parlementaires de faire ce pourquoi ils ont Ă©tĂ© Ă©lus. Vous savez, ça tout ça nourrit une trĂšs grave crise dĂ©mocratique, hein, parce qu'au-delĂ  lĂ  de la de la conjecture et du moment qui nous permettra peut-ĂȘtre de voir ce ce budget ĂȘtre adoptĂ© de force, et bien il y a dans le pays un ressentiment trĂšs profond.

Il y a une crise de la reprĂ©sentation. Il y a un dĂ©goĂ»t de la part de nos compatriotes qui ne trouvent plus sens Ă  des Ă©lections qui les conduisent Ă  dĂ©signer de façon reprĂ©sentative des parlementaires et Ă  voir privĂ© de leur prĂ©rogative. Moi cela m'inquiĂšte parce que je sais que cette crise dĂ©mocratique, elle nourrit aussi la progression de l'extrĂȘme droite et je ne me m'y rĂ©soudrai jamais.

Si vous gouvernez un jour les insoumis, il y aura jamais de 493 dans cette assemblée. Il aura une 6e République, nous appelons parce que nous la voyons bien, elle est obsolÚte cette 5e République. Nous convoquons il y a pas de majorité à l'Assemblée, c'est nous convoquerons une assemblée constituante et nous nous écrirons une nouvelle rÚgle du jeu pour revivifier nos institutions démocratiques qui sont à bout de sous.

Selon vous lĂ , si la motion de censure cet aprĂšs-midi, le temps dĂ©but une semaine ne passe pas, il y a pas de censure jusqu'en 2027. SĂ©bastien le Cornu peut rester mĂȘme Ă  Matignon. Ça on peut pas on peut pas rĂ©pondre mais c'est vrai que si le budget est passĂ©, c'est quand mĂȘme un des cols les plus difficile qui sera franchi par SĂ©bastien le Cornu.

VoilĂ , mĂ©taphore cycliste mĂȘme si c'est pas encore le Tour de France. Et aprĂšs euh on ira sur d'autres sujets avec je le rappelle aussi au mois de mars les Ă©lections municipales. Le Parlement ne fonctionnera pas pendant le mois de mars pour laisser les Ă©lections et aprĂšs les Ă©lections municipales, il y aura aussi euh je dirais un comptage politique qui qui faudra faire.

Vous aurez des personnes qui ont été éludes qui ont été battu on parle de et cetera. Donc au printemps on sera de toute façon dans une nouvelle séquence politique. Merci beaucoup Charlesun.

Merci Paul Van. On va passer tout de suite au focus dans cette émission.