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interviewFrance Culture· 8 février 2019 66 min

La Masterclasse de Bertrand Lavier - France Culture

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

nous ouvrons avec vous bertrand lavier cette nouvelle master class de france culture qui se déroule en public à la maison de radio france à l'occasion des journées imagine sur france culture en partenariat avec le centre pompidou le principe de cette collection est le suivant savoir comment des artistes construisent leurs oeuvres depuis l'idée de départ jusqu'au moment où ils considèrent ces oeuvres comme achevé les créateurs et les créatrices invités de ces entretiens nous raconte les étapes de fabrication leurs travaux alors avant de véritablement débuté je me permets de rappeler quelques éléments de votre parcours bertrand lavier depuis une quarantaine d'années plusieurs de vos oeuvres sont devenus des icônes par exemple la giulietta la voiture accidentée ou bien la bocca ans le canapé dali sur un réfrigérateur on a vu votre travail dans les plus grands musées en 2012 vous avez une rétrospective au centre pompidou entre 2014 et 2016 vous avez exposé entre autres lieux à la fondation van gogh à la monnaie de paris au palais de tokyo ce printemps la galerie almine rech vous consacre une nouvelle exposition est à l'instant même vous revenez du kunstmuseum de lucerne où vous montriez vos walt disney productions alors dès le début de votre parcours vous avez pris des chemins de traverse puisque vous avez commencé votre formation à l'école d'horticulture de versailles de ces années vous avez gardé un héritage au moins conceptuelle avec par exemple la notion de greffe et puis de glissements en glissement cette histoire horticole vous rattrape aujourd'hui puisque vous faites partie de l'exposition jardins au grand palais dont le commissariat est assurée par laurent le bon alors finalement qu'est ce qui vous a conduit bertrand lavier à cette formation d'ingénieur agronome et puis qu'est-ce qui vous en a détourné quelque peu en d'autres termes comment est née votre première oeuvre tout d'abord j'ai eu mon bac en 68 comme tout le monde alors ce qui m'a précipiter dans des concours que j'aurais pu sans doute peut-être pas pu passer si j'avais passé mon bac en 67 et donc par les hasards des concours je me suis retrouvé à l'école d'horticulture qui était un petit peu moins prestigieuse que l'agronomie mais je sais qu'à l'époque c'était une sorte de choix en creux je n'avais pas du tout envie d'aller à l'université etc donc je me suis retrouvé dans cette école que j'ai trouvé d'ailleurs très très très belle école et j'ai suivi ce cursus de qui m'a amené à l'art des jardins est en réalité j'ai passé une année à versailles puis après je suis allé à paris parce que j'ai fait une jaunisse à versailles et alors je me suis dit que c'était un climat qui était pas pour moi dont je suis allé à paris donc j'habitais rue bonaparte ci est donc là d'un seul coup je me suis trouvé de bonne humeur et c est pour faire ça à ses cours je passais tous les jours devant un magasin qui avait une vitrine et qui montrait des choses extrêmement étrange qui me choquait un peu d'ailleurs mais ça m'a intrigué en fait je me suis aperçu que c'était une galerie essai de guerriers tlhagale la première galerie daniel templon qui montrait des choses comme art and language de l'art conceptuel pur et dur et qui pour moi n'était même pas de l'art je ne sais même pas quelle était cette discipline qui était dans ce magasin donc voilà comment elle l'est un peu la vocation mais cela dit il ya un souvenir d'enfance qui pour moi est sans doute très fondateur quand je devais avoir 4 ou 5 ans il y avait un tableau à la maison qui représentait un paysage est sûre seul dans ce paysage avait un petit personnage et qui était donc pas et j'étais fasciné par le fait que son bras était représenté par un seul coup de pinceau et je sais que cette image me fascinait mais je n'ai pas su que quand faire mais j'ai toujours gardé sa sans doute le virus a été inoculé à ce moment là ces sept coups de pinceau là que vous avez mis sur une ligne de feuilles de vigne vierge qui grimpaient sur un mur voilà après là vous faites référence aux premiers travaux de peinture effectivement parce que j'étais encore à l'école le titre de cette première alors ouais c'était une ligne blanche où j'avais peint des des feuilles dans pelops si ce qui en fait est bon et c'est de la vigne vierge en langage familier et c'est cette peinture blanche était au fond une peinture sur le motif sans savoir ce que je ferai après naturellement j'étais déjà en prise directe sur le réel en faisant de la peinture cette idée de la vocation que vous évoquez à l'instant vous y croyez vous aviez eu vraiment un moment la révélation de cette vocation alors la vocation non parce que je pense enfin ça vous ne tombe pas dessus comme ça je pense ça dépend vraiment des individus je crois que parce que j'étais pas très sensibilisé à l'art comme je vous l'aï dit je n'avais j'en faisais pas une fierté mais enfin je n'étais jamais allé au lourd dans ma famille on s'intéressait pas vraiment à tout ça est donc en fait je suis allée comme disait malraux de mallarmé à villon et parce qu'on ne peut pas aller de villon à mallarmé et c'est avec l'art de mon temps que j'ai pu après remonté remonter le l'histoire si je puis dire mais je n'ai pas eu de vocation au sens son lien quand j'ai demandé huit ans je faisais des dessins jeux c'était pire soulage faisait l'huile je pense une vocation on entend ce dans ses interviews que très tôt il faisait des dessins à l'encré tu sais c'est pas du tout du tout mon monde ment cursus quand vous dites alors il ya une question un peu abyssal que nous posons à tous les invités de cette master class de france culture pourquoi faites vous de l'art bertrand lavier est ce que pour vous c'est une façon de décoder la réalité est ce que c'est une manière de rendre visible ce que les gens ne voient pas pas du tout pour moi c'est surtout une question de [Musique] principe de vie je pense que je suis ce qui m'a beaucoup plu à la fois évidemment c'est la pensée qui vient traversée d une oeuvre mais c'est aussi la manière d'y arriver et je crois que kim a été ce qui a été très sensible pour moi c'était de voir au fond que la manière de pouvoir être un artiste on faisait qu'on avait une manière de lire de traverser le quotidien as c'est assez spécial qu'on pouvait choisir soi-même le mode sur lequel on voulait le faire et je pense que c'est ce domaine là me semblait propice à mon rêve d'aventurés je ne suis pas certain que si j'avais 20 ans aujourd'hui c'est ce serait le domaine que je sois si ray pour avoir une aventure extrêmement libre je pense que pour des tas de raisons je vais dire écologiquement ce milieu a changé je suis pas sûr que il serait favorable à mes rêves mais en tout cas à l'époque il me semblait que c'était un un endroit propice justement à ma dérive personnelle je dirais vous seriez dire ce qui serait cet univers propice aujourd'hui si vous aviez 20 ans alors je sais pas j'ai pas réfléchi parce que je suis pas complètement schizo donc je ne suis pas j'ai pas fait ce plan b je n'ai pas de plan b alors attendons à présent la question de vos modèles l'histoire de l'art est omniprésente dans votre travail il ya d'abord évidemment l'idée que après marcel duchamp les artistes ont pu commencer à s'approprier le réel qui a été déterminante dans votre travail mais par ailleurs vos travaux font aussi souvent référence à l'art primitif à sézanne à frank stella aux artistes appropriation nist comment définissez-vous ces rapports que vous avez avec les artistes du passé est ce que ce sont des enseignements est ce que ce sont des conversations des dialogues ce sont surtout les partitions mais c'est le rapport à l'histoire de l'art je pense que il ya plusieurs types d'artistes dirons-nous mais le rapport à l'histoire de l'art il est de fait bien une oeuvre c'est une idée que l'artiste se fait dollar est à la fois c'est une autre manière de l'aborder s'il peut parler plus simplement si vous voyez un tableau de sézanne c'est une montagne sainte victoire même si c'est une idée que cézanne se fait de la peinture est implicitement un dialogue avec ce qui l'a précédé donc ça sur ce plan là c'est pas très original je pense que couderc qui sont comme ça alors c'était là parents vous prenez l'exemple de stella si on veut pour les gens qui nous écoutent d'écrire un peu ça j'ai fait des tableaux en néon qui se sont inspirés comme partition des tableaux que faisait c'était là dans les années 60 mais cette clé là n'est pas nécessaire pour être entré en contact avec love que je fais ça monsieur moi j'ai déjà montré sa par exemple en chine ses tableaux on connaissait pratiquement pas frank stella et on pouvait apprécier ses tableaux pour ce qu'ils étaient donc en fait le rapport que j'entretiens l'histoire n'est pas aussi étroits que vous le dites c'est extrêmement libre ce n'est pas de l'art pour l'art comme on pourrait le faire croire c'est pas du tout le mode sur lequel moi j'aime jouer c'est à dire au fond on a l'impression que l'histoire de l'art est pour vous un matériau et vous vous servez aussi de la culture populaire vous avez utilisé des planches de skateboard des casques de moto même la voiture accidentée dont on parlait tout à l'heure vous vous êtes aussi approprié des images de walt disney en faisant des agrandissements en photo en sculpture de ces petits dessins qui illustrent un musée imaginaire dans les aventures de mickey pour vous là que la culture populaire et sur le même plan que l'histoire de l'art au fond oui c'est à mi-chemin ça que le supermarché pour moi est aussi intéressant que le musée d'art moderne et je suis je vais de l'un à l'autre de manière assez libre selon les préoccupations du moment je n'ai pas je suis intégristes de rien sur ce plan là c'est d'ailleurs sur d'autres plans aussi je vous rassure alors poursuivons les présentations bertrand lavier depuis le début des années 80 vous n'avez cessé d'ouvrir de nouveaux chantiers le chantier des objets peints en 1981 le chantier des objets superposés en 1984 plus récemment en 2003 vous avez lancé le chantier des reprises de frank stella en néon dont vous parliez à l'instant puis en 2008 le chantier de ces statuettes fait d'après des objets rituels du niger recouvert de bronze nickelés alors chantier de construction chantiers navals chantier de fouilles que voulez vous dire par là qu'est ce que c'est que ces chantiers dans votre le chantier c'est un thème qui est facile à adopter parce que c'est une manière de montrer que des comptes né sur un une nouvelle une nouvelle aventure artistique je n'ai jamais arrêté l'idée du chantier c'est que c'est toujours en mouvement et que un chantier peut cohabiter avec un autre ou pas du tout et je pense que c'est une manière de pour moi d'avancer quand vous faites référence pente à ces statuettes africaines en fait elles sont pas recouvertes de bon elles sont tirées en bronze comme de la culture occidentale et elles sont isolées mais elles sont amenées par d'autres oeuvres un autre chantier qui étaient antérieurs et qui est un peu lié à ce nouveau chantier des sculptures ce que j'ai fait par socke les des objets de notre de notre société de consommation c'est la skateboard ou une serrure ou un ou un ours en peluche et je les ai fait sauvé par des soupirs d'art primitif donc il ya un lien effectivement à allah entre entre ces chantiers ces objets sont clefs il me semble que vous avez commencé à les faire à partir de 1995 quand vous avez assisté à la biennale de johannesbourg dont gilbert martin était en fait j'ai démontré pour la première fois au musée des arts africains et océaniens alors peut-être que le souvent moi je dis ça de manière un peu amusé je suis souvent une sorte d'artiste de commandes parce que souvent les les aventures dans laquelle on me précipite me font découvrir des nuits hier que je ne connais pas et ça me donne et je réagis à cette géniale je voulais pas le musée des arts africains et océaniens je n'y étais jamais allé donc il se trouve que jean hubert martin le dirigeant ce musée il a eu un programme d'expositions avec de l'art contemporain et les artistes qui dit qu'il connaissait et donc je là j'ai été précipités au fond dans cette dans cet univers je pense que c'est ça qui a donné naissance plus ou moins à ces objets socle et mais c'est tout ça est toujours assez complexe était à la fois il ya cette invitation et puis il ya la visite que je fais chez des amis et je vois sur leur cheminée des sculptures comble que je ne savais même pas africaine qui était sur la semaine il avait une quinzaine j'ai demandé ce que c'était on m'a dit mais ce sont les sculptures dogon et donc hommage et après ça elle n'était pas rare du tout et donc le fait qu'il ne soit pas rare m'a conduit à dire qu'on pouvait aussi faire souk les nos propres serrures et donc le lendemain je suis allé à la samaritaine acheter des serrures et j'ai rencontré un socle heures mais au moins une dizaine parce que neuf ne voulais pas le faire nous sommes qu'il ya certains de ces objets socle et dont vous avez signé le socle est pas l'objet de saison quand vous avez ce clé des objets africains vous avez vous avez signé le socle est ce que c'était une manière de les désamorcer deux je crois qu'il ya des collectionneurs qui vous ont parlé de l'idée d'enlever la peur de ces objets a oui alors ça c'est pour les sculptures africaines nickelés way alors évidemment je ne pouvais pas je signe le socle parce que je signe cet homme je ne signe pas la sculpture dire c'est ce qui est intéressant c'est que ces sculptures elles sont presque anonyme on l'entend les nomme par une une ethnie ou une géographie mais y'a personne c'est pas incarnée par une par un individu est alors effectivement il ya des collectionneurs qui me qui lui avait peur de l'art africain ou de l'art océanien et effectivement le fait de les traiter de manière très occidental à savoir les tirs et en bronze à plusieurs exemplaires commandés guide de la sculpture moderne ça effectivement ça à dissiper l'aura magique qu'on peut supposer être contenue dans ses sculptures mais ça peut nous aider que j'en ferais je suis pas posé du tout oui il me semble que l'une des caractéristiques de votre oeuvre et de présenter à la fois une dimension conceptuelle très forte mais toujours doublé d'une dimension formelle aussi extrêmement forte il ya par exemple un principe qui sous tend une grande partie de votre travail qui consiste à superposer des objets et de cela la notion de greef que j'évoquais tout à l'heure à propos de l'école d'horticulture de versailles n'est pas très loin est-ce que vous pouvez nous parler de ce principe de superposition que vous avez mis en oeuvre peut-être par exemple à partir de branches sur hafner de 1984 qui est la superposition d'un réfrigérateur brandt sur un coffre fort de la marque à faire alors ça c'est une oeuvre qui a illustré à peu près un article sur deux dans la presse française c'est pour ça que j'ai choisi cet effort quand il fallait dire que l'art contemporain c'était une supercherie exactement et donc d'ailleurs ça continue souvent temps en temps il ya toujours un relent de sasa cycliques c'est un peu comme les marronniers et donc la bande sur haffner illustre en général c'est de penser là et donc quand j'ai fait ça ça va mener à bien une chose très simple sur le fait qu'on peut te doit être certainement un peu choqué par les choses que l'on produit parce qu'en réalité je pensais très rare ça peut arriver que des fps d'emblée mais c'est assez rare en général il ya eu un choc positif je dirais mais qui qui vient quand même vous déstabilisez quand vous êtes devant une chose nouvelle ou qui vient si vous voulez contredire vos certitudes et un artiste n'est pas du tout à l'abri de ça je continue sur cet exemple on parle de brand sur haffner je vous rassure et donc j'étais assis à côté d'un justement un collectionneur que je ne connaissais pas et qui me dit tout de même c'est très choquant votre votre histoire de frigo et coffre fort et je lui dis mais je suis bien d'accord avec vous parce que moi aussi je suis passé par là alors ça c'est là encore plus choquée parce qu'il était dans l'image la chose habituelle on pense que les artistes sont auto satisfait ce qu'ils font qui rentre dans un seau de grand délire narcissique où ils sont géniaux que ce qu'ils font est magnifique et c est ce qu il choqué c'est que effectivement je vais me faisais moi quand j'ai fait entre guillemets grande sur haffner j'étais assez choqué par ça avec je vous plongeant pris un peu le monde consternation donc certains ce sont des zones que je connais assez bien et donc ils font les transgresser et être persuadé du bien fondé de son travail pour continuer aller les assumer et les exposer ensuite elle a de manière plus de plus technique cette heure en fait elles représentent de la sculpture et il en est en même temps c'est à dire qu'en fait le coffre fort représente un socle et il le devient parce qu'on lui pose à réfléchir dessus un objet qui est blanc qui est un peu dans la l'immatérialité du blanc de la sculpture c'est donc sur ce plan là c'est je pourrais pas dire ça plus simplement ça représente de la sculpture et ça en est en même temps et la question de la greffe alors la greffe et c'est simple c'est qu'on a deux objets qui font lettre j'allais dire une troisième entité une sorte de choses hybride voilà anti bridoux ce que j'ai appris quand je faisais de l'école d'horticulture alors c'est une question qui est souvent posée là aussi aux artistes invités dans cette master class de france culture bertrand lavier comment vous viennent les idées j'ajouterai comment vous viennent probablement en même temps la forme de vos oeuvres au fond comment vous travaillez est ce qu'il ya un carnet de notes c'est un carnet à dessins ce que vous documenter ouais ça dépend des chantiers non je n'ai pas de jets pas de carnet de notes parce qu'en fait je dirais que je jette beaucoup je détruis beaucoup c'est à dire que j'ai pas besoin de les mater de les faire et c'est grave tout ça reste quand même dans une sorte d'antichambre mentale et avant de passer à quelque chose de plus concret ça prend finalement assez de pas mal de temps alors il ya plusieurs voies il ya un an et aidez vous sépare les la simulation numérique et les et les photos shop est autre chose ça ça vous êtes bien à rentrer dans le jeu un peu plus concrète mais on a beaucoup de le coefficient de déception elle même est à la fois les cas requis entre une image virtuelle simuler et puis là le résultat là encore c'est une épée ce n'est pas homo t2t qu'il ya quand même un peu de différence donc ça reste excitant quand même parce qu'ici s'il suffisait de faire de la photo choc pour arriver à segré je pense que là je serais déjà parti à la pêche je vois que vous êtes adepte des serviettes en papier de restaurants aussi pour vous servir de carnet de notes c'est ça la voilà ça c'est là ça c'est mon côté traditionnel la nappe de bistrot montparnasse vous vous documentez vous lisez des choses pour vous rien c'est très très empirique 13 ans mais à la fin ils forment un peu de naïveté pour aller sur des chemins non battus techniquement parce que en fait mais disons tout ce qui est lié à la peinture je réalise moi-même cesser ses oeuvres mais j'allais dire il ya une grande partie qui sont réalisés par d'autres à youzhny et donc ce qu'il faut c'est avoir cette naïveté un peu de tenaces pour persuader des corps de métiers des artisans qui évidemment n'ont jamais pensé à faire ce que vous allez faire qui pensent comme souvent ce n'est pas possible et donc il faut se dire qu'ils ont ils ont tort et donc c'est être dans une position assez difficile de soutenir un artisan qu'on peut essayer de faire une chose qu'ils croient pas possible on parlait tout à l'heure des oeuvres en est on je suis allé voir de naturellement des néo nist et les nonistes il ne peut pas faire des des travaux en est on avec une densité de tubes aussi proche hélas si vous les croyez vous faites pas cette oeuvre et si vous avez cette espèce de ryad de ténacité un peu bête eh bien vous insistez puis essai puis diaries puis après les deux sont contents eux et moi je reviens au moment où les idées arrivent en fait on dit souvent que la repose des questions ouais je trouve que surtout vous proposer des solutions qui sont des solutions plastique et vous avez une sorte de pensée visuel qui est souvent d'une très grande limpidité est-ce que vous hésitez beaucoup dans ses choix que vous faites par exemple dans les dents les superpositions est ce que les choses vous viennent du premier coup ou est ce que vous faites des essais vous faites comment ça se passe par exemple prenons l'exemple de des colonnes lancia qui sont exposées dans la galerie almine rech dans l'exposition récente que vous avez ce sont des colonnes médiéval dans lesquels sont inclus des phares de voiture il ya une harmonie extraordinaire qui se dégage de ces objets qui sont pourtant d'une extrême bizarrerie comment comment ça n'est cette chose alors ça c'est ça dépend de la pensée c'est une oeuvre qui avait mis beaucoup de temps à se faire sans doute trois ans alors vous l'avez vous fait rentrer dans mon atelier en fait l'idée mon atelier c'est simplement se dire qu'à j'aimerais bien intégrer ses feux arrière d'automobiles dans quelque chose qui soit totalement le contraire de sa signature fait manuellement par l'homme et qui soit d'une culture et d'une à matthew tout à fait anciens de fer au fond de greffer des choses qui sont extrêmement distante matériellement conceptuellement et techniquement donc ça c'est le principe de viellir de l'atelier il ya trois ans et puis ça prend du temps puis en fait j'essaie souvent de refuser des expositions donc j'expose lejalé j'essaie d'exposer le moins possible en réalité et donc j'ai ça qui traînent dans mon atelier entre guillemets et puis après vous êtes précipité dans le réel quand on vous propose a vraiment une date par exemple voilà nous aimerions faire une exposition à telle date donc là vous êtes précipité dans le concret et à ce moment là vous chercher quel est l'objet qui est le mieux aptes à recevoir ses feux arrière de l'automobile est donc là c'est une quête qui se fait vraiment alors sur internet où on fait vraiment on tape vieilles pierres et des sites vous proposent des colonnes des portails des fonds terre et c'est donc après c'est simplement à presse comme n'importe quel artiste il préfère prendre un jaune qu'un bleu comment une nouvelle oeuvre se construit tel par rapport à la précédente est ce que exclusivement est-ce qu'une oeuvre se construit par rapport à la précédente est ce que chaque chantier reperd 2 0 est ce qu'au sein de chaque chantier chaque oeuvre repart de zéro comment comment vous considérez ya quand même une sorte de ryzom comme ça qui se créent et interpellé les chantiers au fond le chantier le plus difficile a créé c'est le premier parce qu'après c'est plutôt un travail d'élagage une ligne et en amène 2 et 2 en à peine 15 et sur les cases y en a il y en a 2 12 de mauvaises séances ans là où je dis je jette beaucoup de deux projets donc la presse n'est pas tellement une question d'avoir des chalets dans des nouvelles idées c'est plus tellement la question après un certain temps c'est plutôt une question de d'organiser une de la pensée et quand vous dites que visuellement ça reste assez intéressant cependant c'est la moindre des choses c'est là que quand même de la si on voulait faire simple art c'est aussi de la pensée visuel 6 avec visuel c'est décoratif c'est très intéressant mais c'est décoratif et si ça n'est que de la pensée c'est un autre domaine avec l'élagage on reste dans la métaphore particules de tuer si vous ne parliez à l'instant de votre atelier de me faire entrer dans votre atelier si l'on s'interroge sur votre méthode de travail premier point important vous avez un atelier vous avez plusieurs atelier entre paris et la bourgogne alors évidemment j'ai plusieurs ateliers mais enfin tout ça est un peu ridicule parce que c'est pas c'est pas des choses que je fréquente je suis pas un artiste d'ateliers où j'irai tous les matins faire quelque chose c'est plutôt des endroits de d'urgence ou de flux tendus je suis assez vagabond arrêtez moi je suis plutôt un promeneur avait pas d'horaires de rituels de journée aucun annoncé cesser totalement aberrant ma méthode c'est au volant de votre voiture et vous aller de paris à la bourre donne oui oui mais visa ou le train je viens de faire un voyage à lucerne en train c c'était un bel atelier pendant quatre heures et demie oui alors que nous on est là à la production de vos objets à la fois c'est ce qui est intéressant c'est que ce que j'aime beaucoup dans l'art par rapport au début de notre conversation sur la manière dont on vit tout ça entre un maroquinier de la rue de châteaudun qui fait des petits porte monnaie et gucci ils ne pourront jamais être dans la même compétition c'est impossible le monde de ces affaires les disqualifie l'un et l'autre et c'est comme ça dans beaucoup de domaines professionnels ou même les différents l'art à cette possibilité magnifique d'offrir un destin équivalent à un artiste qui à 2000 mètres carrés 70 assistant et un qui loue un petit appartement dans le xviiie depuis 40 ans je pense à quelqu'un qu'on connaît tous l artiste par toro ni pour moi est un grand peintre et j'ai pas pour pas pour moi pour un certain de jean et donc là c'est tous les chemins mènent à rome sur ce plan là et je pense que c'est très important d'insister là dessus parce que il est probable que ça ne puisse pas durer voyez par rapport aux inquiétudes que j'ai évoquée au début de notre conversation mais ça c'est une chose qui m'a beaucoup beaucoup plus intéressés que c'était un domaine où finalement l'ouverture était très généreuse et que voilà tout et recette était possible avoir un atelier dans lequel on ne va pas est aussi intéressant que d'en avoir un où il ya cinquante assistants et parmi sept est-ce que je suis claire absolument absolument et parmi cet élargissement de l'atelier parce qu'au fond c'est un peu ça dont il s'agit aussi une manière de sortir de l'atelier ce n'est pas vous qui réaliser vos propres objets c'est pas vous qui vous colle t à la matière vous les faites faire vos objets que ce soit bien fait comment ça se passe comment vous choisissez vos collaborateurs vous nous parler du neo nist de tout à l'heure tout à l'heure à propos des stella comment vous choisissez cette personne et comment travaillez vous avec lui c'est très simple c'est les pages jaunes non mais c'est vrai ce ne sont les pages jaunes et puis après c'est une question d'affinités parce qu'en fait il faut aller voir des artisans qu un tout petit peu plus de fantaisie que le voisin c'est active qu'ils veuillent bien se dire ben tiens ça m'intéresse de faire une chose que j'ai jamais faite ces artisans vous leur laisser une part de créer un vide créé par les souffleurs ils sont totalement libres de faire ce qu'ils veulent je leur apporte une vieille guitare ou un vieux skateboard et puis il le traite de la manière qu'ils pensent être la meilleure et ils ont raison parce que moi je serais incapable de savoir quel est le bon angle de vue que la bonne dynamique à trouver je reviens deux mois après et je suis très content en général et en dehors de ces artisans qui réalise vos oeuvres est-ce que vous avez des assistants régulier avec lesquels vous travaillez aucun historien dans la grande salle grande légèreté une qualité importante de votre temps est-ce que vous accordez une importance au regard expert oui c'est étonnant j'ai même pas de secrétaire c'est là que il ya un certain nombre de gens qui m'appellent comme ça de l'étranger souvent et ils sont étonnés que ce soit moi qui répondent au téléphone il attendit à l'eau une voix qui disent c'est le studio lavier ou le secrétariat d'état et l'impression que c'est une sorte de caméra cachée ou de mots et de jeu de gags mais non c'est c'est moi au téléphone j'ai pas de soi c'est une structure la plus légère possible est-ce que vous accordez une importance au regard extérieur dans la fabrication de vos objets c'est à dire le à la fois je pense là à la fois haut à l'artisan avec qui vous travaillez mais aux critiques avec qui vous entretenez des relations régulières il y en a est ce que vous pensez au public de vos expositions par exemple quand vous faire alors heureusement fort malheureusement pas moi je travaille en fait pour une dizaine de personnes enfin maintenant neuf parce que l'une est morte mais c'est des gens que j'ai connus très tôt qui partagent ma petite aventure en réalité et donc c'est leur avis qui m'intéresse est de ces la conversation aux faucons à sur cette question de l'art et qui m'intéresse mais après le public on peut sérieusement on peut pas s'intéresser au plus on sait même pas ce qu'ils en pensent souvent le public a du mal à en penser quelque chose en fait c'est très compliqué cette histoire c'est cette méthode de travail dont on parle vous me disiez qu'elles changent en fonction des projets d'un projet à l'autre de quelle manière est ce que vous pouvez nous donner parce que vous pouvez nous donner un exemple de 2 5 de la valeur bonchamp différentes méthodes que vous mettez en oeuvre en fonction de différents projets en fait ça dépend il ya des choses qui sont très liés pampa là à là à l'urgence comme je prépare en général très très peu de choses à l'avance je pense que j'aime bien c'est travailler dans la précipitation c'est là où je me donne une sorte de pression j'aime pas trop ce mot là mais enfin c'est un peu ça et donc ça va vite seulement ça met beaucoup de temps à être dans cet atelier imaginaire dont je vous parle mais après la mise en place des choses que j'aime bien que ça soit quand même assez vite réalisé vous êtes très concentré j'espère oui je j'imaginais que il y avait peut-être une forme de distraction aussi de une sorte de liberté d'esprit kiwi alors ça c'est oui je comprends ce que voulait dire alors effectivement je suis plus il ya il ya au fond ils vous parler de la méthode la méthode c'est une chose qui a l'air d'intéresser tout ça au fond il ya deux méthodes il ya la méthode que j'allais dire de ré - ce qui est la méthode d'un certain nombre d'artistes et qui sont 24 heures sur 24 dans dans leurs préoccupations dans ce monde de la création non-stop et que je trouve une excellente méthode mais qui n'est pas pour moi et puis l'autre inverse qui consiste à faire des tas d'autres choses un peu si vous voulez comme je prends souvent peuplées l'exemple d'un oiseau de proie dont on bande les yeux et puis à un moment donné on lui enlève le mandat est immédiatement ils foncent sur l'acide qui l'intéressent j'ai tendance à penser que je ne travaille plus tôt comme ça et donc pendant que j'ai les yeux bandés je me mis lui jeunes sur le fait que je crois que je ne travaille pas alors c'est pas vrai je travaille à moi à mon insu mais pendant que j'ai les cheveux je m'occupe à l'état d'autres choses donc j'aime j'adore être distrait par les choses traite de ridicule très futile etc d'autres moins de temps en temps mais c'est plutôt arrêter alors et entre ces deux méthodes je pense que les autres sont mauvaises c'est à dire qu'elles sont dans cette baisse de 2 ou tiède où on travaille en gt1 on est dans ce fameux 12 sur 20 qui est la plus mauvaise note possible et parmi les étapes de cette méthode est-ce qu'il y en a qui vous semblent les plus difficiles est-ce qu'il ya quelque chose dans votre façon de travailler qui est le moment où vous vous dites ça c'est compliqué je pense pas comme ça non parce qu'en fait c'est tout ça ça arrive en c'est pas ça arrive avant c'est avant parce que une fois vous avez vous avez réglé au fond des tas de questions avant de de vous mettre dans la chose réelle vous avez quand même simulé mois en fait c'est ça il est moi je fais beaucoup de scénarios avant de visuel et je pense que j'ai même pas besoin de les dessiner ça c'est quand même ça s'articule assez bien et donc une fois que la chose est vraiment décidé de les inquiétudes dont vous parlez sont déjà bien bien dissipée vous répondez à un avis par avance à la question que j'allais vous posez que l'on pose régulièrement aux invités de cette master class est ce que vous considérez que quand où comment considérez-vous qu'une oeuvre est achevé au fond je crois que vous vous posez même pas cette question ou si je prends non je me vois même pas à partir du moment où vous la pensée universelle si les pages fait il n'est pas là est la question ne se pose même pas il ya une oeuvre où il y en a pas mais une oeuvre inachevée enfin c'est pas sérieux alors il ya deux sujets que nous n'avons pas encore abordé nous en avons parlé en billets mais que nous n'avons pas vraiment aborder de front parce qu'il me semblait pertinent de le faire en s'ancrant dans un certain nombre d'exemples dans l'exposition par exemple que vous avez fait chez almine rech je pense à la peinture et à la sculpture tout simplement des questionnements des sujets qui sont centraux dans votre travail surtout parce que vous n'aimez rien tant que faire trembler ses catégories classiques de la modernité vous affirmez être peintre bertrand lavier christophe boltanski dit ça aussi est ce que vous pourriez nous parler de ses monochromes qui lie à dans l'exposition d'anne minerai chez elle mènerait à la galerie noir et qui font référence un chantier que vous avez ouvert il y a trente ans si je ne me trompe pas alors ça peut se dire très simplement je la cdc on peux vous décrire les étapes j'ai pas de manière très libre une toile de maître par deux mètres cinquante et de manière monochrome panpan en bleu cobalt et donc avec un effet de matière assez fort donc la matière était même de la peinture est extrait est manifeste et puis j'ai fait photographier ce tableau et j'ai fait tirer ce tableau grandeur nature en fuji de chrome est donc là d'un seul coup cette peinture extrêmement illusionniste n'est que la représentation en photos grandeur nature de ce tableau et donc j'ai fait tirer cette photo et j'ai peint à nouveau sur cette photo disons aux 4/5 aux trois quarts cette image et donc qu'il ya une sorte de ses pas de compétition mais de deux de comparaison au sens très large du terme entre de la peinture hyperréaliste photographier et la peinture elle même et donc ça crée un trouble qui fait que quand on regarde ce tableau on est dans une sorte de zone comme ça un peu flottante qu'on a en général devant les tabous qui sont intéressants on adore on commence à les certitudes s'ébranle et on n'est pas très loin non plus de ces miroirs que vous avez pas avec des touches chaque fois très différente givré dans un dans un spectacle de peinture si on parle du paysage aixois qui est dans l'exposition aussi il s'agit d'un panneau de signalisation qui représente un paysage et soit stylisé qu'on trouve sur les autoroutes marron et beige clair jean foncé et beige clair que vous avez fait peindre et qui me semble-t-il introduit très fortement la notion de temps dans la peinture puisque ce sont des paysages qu'en fait on ne voit jamais plus d'une fraction de seconde quand on est au volant de sa voiture à peu près l inverse de celle dans laquelle on se trouve dans un musée c'est presque le double des paysages qu'on ne voit jamais et à la fois c'est pas l'épisode ce que j'ai fait par ac/dc des paysages qui sont faits par les graphistes et qui sont sérigraphiés sur les panneaux de signalisation et donc j'en ai commandé 1 et que j'ai moi même repeint si vous voulez et donc en fait c'est une définition stricto sensu de ce qu'elle pittoresque pittoresque c'est ce qui est digne d'être peints et donc ses tableaux qui sont déjà stylisé grave a beau graphiquement sont devenus pittoresque puisque moi je les repère un nouveau est à la fois c'est comme si on avait planté à la fois c'est de la peinture de chevalet je dirais puisque c'est ce grand cheval est planté dans la campagne à côté d'un paysage qui lui qui en est le reflet et effectivement on est devant une chose une sorte d'icône parce que c'est cesser d'épisodes qui sont très familiers tous les gens font des voyages en automobile les connaissent et donc là ils sont d'un seul coup mais connaît ça parce qu on est à l'arrêt dans leur devant des images qu'on ne peut pas voir plus de deux ou trois secondes je voudrais revenir et cette idée des catégories que vous faites tremblay vos photos relief c'est une série d'oeuvres que vous avez faits sont en fait des sculptures qui représente des photographies dans l'espace et puis on parlait tout à l'heure de votre première oeuvre qui s'appelle premiers travaux premiers travaux de peinture et qui est en fait une photographie de feuilles pinte est ce que vous seriez dire au fond ce que c'est que la peinture pour vous quand vous peignez un piano comme vous peignez le paysage aixois quand vous payez un peigne est un miroir ou quand vous peignez la photographie c'est un monsieur c'est que la peinture est un matériau extrêmement j'ai à dire radioactifs ça une puissance considérable et donc effectivement ce n'est pas du tout innocence et c'est un matériau est évidemment très très chargé depuis la nuit des temps naturellement depuis 2-2 puis lascaux alors effectivement on s'en sert de manière les artistes essaient de s'en servir si on a un peu d'ambition de manière déstabilisante on peut très bien faire de la peinture comme on fait du tricot c'est à ce moment là aucun problème ne se pose on passe un bon moment mais là c'est pas là c'est pas notre préoccupation si on regarde vos différents objets peints vous avez différentes touches il ya des touches plus expressionniste de touche qui ressemble à celle de van gogh il ya des touches plus moderne est-ce que vous pensez que vous avez progressé en peinture alors je vais vous citer mon ami ray moins ce qu'il m'avait dit si tu as bien fait continuer à peindre se tue pas moins mal qu'avant et je trouve qu'il a il avait tout à fait raison parce que effectivement les premiers objets peints on sent que je tire un peu la langue j'apprends mon métier et ont pitié de passe et effectivement après c'est un peu plus de de légèreté c'est un peu plus délié etc mais en fait tous à tous ces gestes ce sont des gestes qui sont des clichés là tous de van gogh comme le labourage troupes ce sont des solutions devenu pratiquement même des mots dans une grammaire alors évoquons à présent la question de la sculpture comme la peinture finalement la sculpture est partout dans votre travail mais elle disparaît partout aussi elle disparaît sous la touche du pinceau de quand vous peignez une commode quand c'est un il disparaît sous la touche est bien mince aussi quand vous peignez un piano dans l'exposition de la galerie almine rech il y a une grande sculpture qui est le détournement d'une vénus paléolithiques d'une veste pardon d'une vénus préhistoriques qui a été trouvé à amiens il y a trois ou quatre ans et vous avez transformé cet objet qui était à l'origine au d'une quinzaine de centimètres en une immense sculpture de deux mètres de haut en plâtre qui ressemble à une sculpture académique en fait vous en faites une statue paléo académique presque c'est un peu le pendant du paysage etc soit à l inverse c'est à dire ce n'est pas un arrêt sur image c'est une sorte de grande accélération du temps dans un objet ce que vous souscrit oui vous avez raison paléo oui mais sous c'est alors tout est revenue mais quand même en fond les idées tous âges à lire dans le journal très souvent je pioche ça donc j'ai vu il ya deux ans la découverte de cette petite sculpture dans un soir le fouiller à côté d'amiens et ce qui m'avait intéressé je m'intéresse pas forcément paléolithique mais finalement peut-être que ça va m'intéresser comme l'art africain m'intéresse plus qu'il ya 20 ans etc mais ce qui m'a intéressé c'est que cette sculpture était en 19 morceaux reconstituer et qu'elle était à deux doigts d'être un petit caillou mais avec quand même un tout petit peu de qualité esthétique peut peut-être beaucoup plus que je ne pensais et je me suis dit que ça serait peut-être intéressant de l'agrandir à deux mètres de haut donc dans une dimension qui n'est absolument plus celle de la nuit des temps et de la faire en plâtre parce que d'un seul coup par effraction et pouvait dialoguer avec la vénus de milo la victoire de samothrace et grands classiques qui terminent leur vie en plâtre les grands chefs-d'oeuvre de la sculpture finissant plate et elle elle commence en place je dirais peut-être qu'un jour elle finira en bronze je ne sais pas donc c'est brice et cette inversion qui fait que sa réalité transfigurée et l'eau qu'elle arrive encore une fois de la nuit des temps dans une position extrêmement classique et donc c'est une sorte de coup de magie que me procure le plâtre qui en l'occurrence là aussi comme la peinture ça un peu moins de vertus que la peinture mais ça une charge quand même sémantique très fortes comme matériau dans cette accélération du temps je me disais que c'était presque un film cette culture oui c'est vrai alors il y avait toujours dans vos travaux quelque chose d'extrêmement synthétique vous vous débarrasser de tout ce qui n'est pas absolument essentiel et vous allez même jusqu'à enlever la poussière je pense à la giulietta par exemple cette voiture accidentée que vous avez socle et enfin pas grand chelem et mise en tout cas dans une situation d'exposition les colonnes lancia dont on parlait tout à l'heure ces colonnes médiévales sont aussi absolument impeccable pour vous enlever la poussière c'est aussi une façon de s'alléger db avait déjà utilisé tout à l'heure oui c'était enlever la poussière c'est souvent la faiblesse même des oeuvres en l'occurrence la faiblesse de la giulietta civile et c'est une oeuvre extrêmement fragile en réalité pour les gens qui nous écoutent la ville-etat c'est une alfa romeo cracher qui a été accidenté et qui dans un état sculpturale absolument remarquable et donc pour qu'elle concerne cet état de sculptures j'allais dire cinématographique elle ne peut pas supporter un gramme de poussière sinon elle bascule du côté de l'épave et donc voilà elle a besoin de beaucoup de soins 6 une manière d'éviter le cabinet de curiosités ah oui absolument travail comme les objets afrique n'avait absolument rien oui parce que le cabinet tm la poussière et à l'eau dans un autre registre je voudrais à présent évoqué les qualités sonores et théâtrale de votre travail vous parlait parfois de longueur d'onde pour désigner la manière dont vous approcher des idées et des formes et aussi la manière dont vous vous en éloignez quand vous risquent d'être pris par elle vous parlez aussi parfois de stridences le titre de votre exposition chez almine rech a cappella fait surtout référence à la simplicité des moyens mis en oeuvre dans cette exposition mais il a aussi évidemment une concept une consonance musicale dans une oeuvre de 1974 je crois vous aviez superposer des valses de chopin jouer à différentes vitesses et puis il y a toujours dans vos oeuvres en tout cas très souvent des jeux avec les mots avec le langage avec l'humour je pensais par exemple art box sur rv ox en 87 c'est un magnétophone sur un flacon d'insecticides donc même nom qui ont même nom et alors là c'est une redondance sonore mais pas une redondance visuel il ya évidemment l'exemple citroën entre matisse et chevrolet pardon entre matisse et picasso c'est donc six arbres qui se trouvent votre une voiture cholet qui se prononce notamment quelle importance vous accorder aux sons bertrand lavier c'est primordial j'ai même fait un son et lumière dans les caves de chez pommery il ya quelques années où j'avais fait un dispositif qui j'aimerais me dire je leur ferais pas ça m'avait beaucoup intéressé j'avais choisi il ya y ait dans les crayères de chez pommery pour pas faire de publicité il y a une douzaine de cave qui sont à 30 mètres sous terre et qui sont d une sorte de grotte qui font le 25 mètres de haut et j'avais choisi une douzaine d'objets que j'avais choisi de faire éclairé par un éclairagiste de deux théâtres d'opéra et j'avais fait j'avais choisi peter scénique est un grand érudit et musicologue de choisir les sons ou les musiques qui pouvaient accompagner ces objets donc pour faire donne deux exemples il y avait une petite robe de courrèges qui était illustrée par un opéra de stockage aux jeunes et éclairé d'une manière assez singulière et donc on cette exposition est une promenade dans le c 12 stations j'allais dire et on était dans un son et lumière d'un certain genre mais effectivement le son ça m'a toujours beaucoup intéressé quand vous faites référence aux valses de chopin ça c'est une des premières oeuvres que j'avais montré a donc il ya très très longtemps à paris et sans doute ça a à voir avec l'occupation de l'espace parce que dans ces valses de chopin en fait vous faisiez passé ensemble dévale la même valse de chopin qui était jouée par différents interprètes et si bien que c'est celui qu'on attendait celui qui jouait le plus lentement était celui qu'on entende voilà c'était une manière de faire d'une illustration du lièvre et de la tortue c'est à dire celui qui jouait le plus lentement se retrouvait seul à la fin et on pouvait enfin entendre assez distinctement ce qui se jouait dans votre rapport à l'espace ya aussi l'exposition évidemment puisque vous êtes souvent très engagé dans l'accrochage de vaud de vos expositions je vois une qualité très théâtral à certaines de vos oeuvres et c'était une évidence par exemple dans l'exposition merci raymond que vous avez fait en hommage à ray moins ça la monnaie de paris l'été dernier on était accueilli pas un immense rideau de théâtre qui était en fait une oeuvre de 1993 intitulé dolly qui est une toile de montgolfières que vous aviez mis à la verticale comme ça dans le grand salon du pré de la monnaie et qui ouvrait à une scène qui ouvrait un grand spectacle cette oeuvre là vous l'aviez dans d'autres circonstances exposé par exemple à l'horizontale sur le sol c'est important cette dimension théâtrale pour vous bah oui parce que c'était même je trouve que c'était mieux j'ai préféré cet homme à la monnaie de paris que dans les présentations intérieure et donc mais là on bénéficie de l'espace et l'espace qui m'a permis de créer de grands draps paix comme un rideau de théâtre j'aurais peut-être penser j'aurais peut-être pu faire ailleurs mais c'est c'est ce lieu qui m'a donné l'opportunité de le faire ils ont effectivement l'exposition c'est dans ce cas mais pratiquement dans toutes les expositions je peux mettre en scène entre guillemets c'est quand même une manière très théâtral de jouer une exposition alors c'est pas l'exposition en soi parce que ça je pense que c'est le sujet d'artistes qu'ils viennent après moi je ne pensais pas à philippe parreno pierrick des artistes de pour parler de ces deux là par exemple l'exposition est presque un sujet même de leur travail moi c'est pas que c'est pas c'est pas ça puis je suis plus âgé que j'ai eu d'autres préoccupations mais la manière de mettre en scène une exposition est pour moi très liée au phénomène de ou du concert ou du théâtre c'est que chaque oeuvre un rôle à jouer là une position et s'articule traite oui c'est assez proche de la mise en scène comment aviez-vous construit votre grande exposition au centre pompidou en 2012 dans laquelle vous occupiez tout le sixième étage là on avait une chance à ces fortes c'est que il ya eu un moment où il y avait des travaux dans le musée donc pendant trois 3 mois le plateau à était inoccupée ce qui fait qu'on a pu construire une architecture qui était aussi au service de l'histoire qu'on voulait raconter avec le commissaire à l'époque l'équipe et michel gauthier on a un peu scénarisé une exposition avec l'architecte et on a pu jeudi seraient un peu noyé un peu haute couture créer une architecture pour recevoir l'histoire qu'on voulait raconter et ça c'est une chose qui est assez rare il faut là il faut le souligner parce que je trouve qu'on n'est pratiquement plus il n'ya pratiquement plus que le centre pompidou bon peu comme le leur lancer des fleurs de temps en temps il n'y a pratiquement plus plus grands musées dans le monde qu'il considère qu'on peut refaire un espace en partant de zéro et de conclure à nouveau des murs de manière totalement nouvelle pour pour une exposition la plupart du temps maintenant on se contente de mettre deux ou trois mots placo de 3kw oise ont de plus ou de moins et donc on a on a quelque chose d'un peu moins frais et donc est-ce que vous pouvez nous dire comment vous aviez conçu cet espace un peu plus en détails c'est très simple on a les oeuvres à notre disposition qu'on a choisi pour choisi un scénario de la manière dont raconté la progression dans une exposition et aux magnans entrailles de merde très collégiale avec l'architecte on l'a dessiné plusieurs plusieurs moutures et plusieurs évolutions et les l'espace a été modifié chez pas cinq ou six fois pour arriver à une version définitive je voulais redire un mot encore de merci raymond cette exposition qui était vraiment une sorte de feu d'artifice d'humour hommage à votre ami ray - ce ami et compagnon artistique au fond je me disais que cette exposition dans laquelle on voyait des oeuvres des deux vous et des oeuvres de raymond qui dialoguait il y avait et des oeuvres d'autres artistes aussi vous avez fait la salle des skis par exemple dans laquelle il y avait à la fois comme bolt en ski kandinsky c'est travis key et quelques autres je me disais qu'au fond cette exposition était comme une sorte de grande superposition comme un objet à part entière qui aurait pu s'intituler bertrand lavier serait moi c'est vrai - suivre bertrand lavier je préfère linverse tout eu des lourds mais oui c'est vrai on peut dire ça vous qui avez quand même il y avait quand une sorte de jeu comme ça a plu posthume parce que malheureusement raymond est parti mais on avait suffisamment de complicité pourquoi les choses ne se sentent pas d'abord je pense que s'il avait été vivant n'aurait jamais fait l'exposition parce que il aurait considéré que c'était jamais fini donc on serait encore en train de l'installer en deux ans après mais je pense que la wii est fait il y avait une sorte de ping pong effectivement qui a créé je pense un genre nouveau faut peut-être pas exagérer m'enfin c'est pas du tout à une exposition d'artistes commissaires parce que ça c'est une chose qui est bien repéré depuis déjà un certain nombre de dizaines d'années les artistes ce mec comme lui même se mettant commissaire d'une exposition ça ne s'est pas du tout le proposait plutôt une sorte de 2 4 mains et je trouvais que c'était aussi une sorte d'éloge à la rapidité et à la légèreté qui sont de qualité primordiale de votre travail oui je sais que c'est la manière dont tu sais ça c'est d'ailleurs tout ce qu'on peut souhaiter de mieux aux gens qui font des expositions c'est que pendant l'occurrence la cara parisy et une personnalité malheureusement qu'on a donc on a remercié comme on dit en français tout ça très dommage parce qu'elle avait elle a une dynamique et une une insolence et elle abat les montagnes on a fait cette exposition on l'a on l'a monté en deux mois et demi trois mois alors qu'en général la règle pour ce genre de de l'exposition un peu un peu lourde entre guillemets on est en général on demande deux ans est-ce que c'est elle qui vous en avais proposé le sujet ou c'est vous qui avez suggéré c'est dur ça c'est toute la sagacité de cas a paralysé c'est qu'elle m'avait proposé une faire une exposition et je lui avais dit que je n'avais pas envie de faire ça parce que j'avais fait une exposition au centre pompidou il y avait pas si longtemps et que je trouvais un peu compliqué de réinvestir un très grand espace comme ça demain un an ou deux ans après et donc j'ai quitté une femme déçue quand je lui dis ça ce n'est jamais très agréable et quelques mois près m'a appelée et elle a été extrêmement perdu perspicace m'a dit mais tu aimais beaucoup auraient moins ce que j'ai dit mon allez ça va ça puisque nous nous acheminons vers la fin de votre master class de france culture bertrand lavier je voudrais évoquer avec vous le passage du temps vous me dit vous vous disiez il ya quelques temps que votre oeuvre bonnes notes sur nevada qui date de 1989 qui est une pierre de bourgogne posé sur un frigo vous semblez plus provocante aujourd'hui qu'en 1989 est-ce que vous pensez que la réception critique de votre travail évolue au fil du temps très compliqué de se voir ça le sentiment que j'ai effectivement pas par rapport à la première remarque effectivement j'ai l'impression que c'est nul qui est plus qui fait plus grand c'est aujourd'hui qui a 20 ans mais c'est l'époque comme ça il ya beaucoup de choses on faisait même pas dans le domaine de l'art dans le domaine de la vie tout simplement qu'ils étaient qui ferait grand c'est aujourd'hui parce que on avait un esprit plus ouvert enfin tda on vit une époque disons délicate aujourd'hui donc sur ce plan je ne change pas d'avis alors après en ce qui concerne l'analyse de tout ça c'est un peu inquiétant parce que je pense que la critique d'art est aussi un genre qui est en train qui est en péril la critique d'art est remplacé par instagram c'est à dire qu'on se contente d'envoyer une photo tourmentant qu'on a beaucoup voyagé on est à mal et amis on est à hong kong en photographie une chose à laquelle à laquelle j'ai 32 ans et ça fait office de critiques là évidemment il ya un appauvrissement général est quand même assez inquiétant je suis relativement peu inquiet parce que je pense que c'est un mauvais moment à passer et qu'il y aura forcément une réaction de gens qui vont quand même l'avoir un peu plus de pensée et que avoir deux instagram sous le nez c'est pas très nourrissant mais en ce moment c'est le la réception critique et donc voilà dans une zone un peu de l'ombre vous vous êtes nous mêmes critiques je pense que vous devez pas être loin d'avoir des sentiments voisin exemple c'est cette forme de reconnaissance que l'on a évoqué à demi-mot et qui va avec ses expositions prestigieuses que vous avez eue comment la vivez-vous c'est une chose à laquelle vous pensez et non être le plus célèbre du cimetière ça ne m'intéresse pas et là je suis extrêmement encore une fois très léger par rapport à ça je ne sais pas du tout une coquetterie de ma part je je m'intéresse vraiment pas beaucoup à ça on assiste aujourd'hui à une recrudescence des prix donnés à des artistes y en a dans tous les sens est ce que c'est en guise de reconnaissance est ce que c'est des questions ou des choses auxquelles vous vous intéressez à des questions que vous vous posez non désolé c'est bizarre je suis pas très surprise toujours dans cette idée du passage du temps est-ce que parfois vous vous dites que vous aimeriez retoucher une oeuvre que vous avez fait oui ça m'arrive pas facile c'est vraiment la retouche et c'est vraiment des points de détail par exemple là j'ai fait une fin on a organisé une rétrospective au musée de vaduz cet hiver s'est terminée là il ya un mois et donc ça m'ennuyait un petit peu parce que ce que j'aimais à beaubourg c'est que j'avais l'impression que toutes ces oeuvres étaient de la même année en gros si je veux faire si j'exagère et donc c'est rétrospective je me suis intéressé de loin et donc en fait elle a été organisée comme si j'étais mort et j'ai dit au directeur du musée choisissez les oeuvres qu'ils voulaient bon si ça me plaît vraiment pas je vous le dirai mais allez-y et donc j il a organisé son exposition tel qu'il le souhaitait et je dois dire que la part deux ou trois petites choses que j'ai retouché dans son installation j'ai pratiquement rien changé alors je me suis vu à travers le regard d'un autre mais si un peu anticipé ce qui peut se passer parce que ça finira comme ça on sera vécue elle sera vue par le regarder et la fois ce que j'aime beaucoup dans la question de la pérennité de ce qu'on devient etc pour reprendre ce qu'on disait tout à l'heure je crois que ce qui est paradoxal dans là c'est que là aussi je me suis avoir fait une émission sur marcel duchamp on va intervenir pour une exposition qui avait fait à vos bouts et je disais dans cette interview en prenant la exposition pendant cette roue de bicyclette ça intéresse et 10 personnes à paris ça ne m'intéressait pas 500 1000 et 10 personnes à paris fait que ses revenus c'est devenu une icône finalement après finalement assez peu de temps après donc ce rapport ce l'art des joutes ses lois c'est arithmétique des statistiques du pota on on essaie d'évacuer ces voix-là ces zones là et je pense que c'est important de le confirmer je crois que votre oeuvre je crois que votre présence joue aujourd'hui un rôle très important auprès de la jeune création près de jeunes artistes est ce que la question de la transmission à pour vous une importance j'ai alors là ça doit se faire sûrement à mon insu parce que je ne suis pas professeur je n'ai jamais enseigné en fait c'est donc je sais même pas suis très dubitatif je suis je ne sais même pas ce qu'on peut alors transmettre on peut transmettre peut-être une manière d'être à voir transmettre de donner un sentiment de deux d'essayer ne pas être dans les clous peut-être que c'est ça qu'on peut enseigner à des gens transmettent à des gens dont on l'a déjà dit penser des swings différentes penser différemment ne fait pas ce qu'on vous demande de faire c'est ça peut être des choses comme ça qu'on pourrait dire parce que dès qu'on quitte le domaine stricto sensu de l'académie où on apprend à part où on apprend à sculpter du bois etc ce qui est sûr des choses fondamentales pour ceux qui ont envie de le faire mais l'art est venue quand même très très ouvert la manière de peindre au sens très large du terme a changé depuis cent ans qu'est-ce qu'on peut transmettre vraiment je n'en ai aucune idée et à vrai dire c'est pas un sujet pour moi alors de savoir qu'il ya des jeunes là en fait je ne fais pas du tout d'hypocrisie je ne sais même pas qui s'intéresse à tout ça dans les jeunes générations pour pour finir cette master class de france culture bertrand lavier finalement cette question de la postérité on la pose à tous les invités pour vous il ne pouvait y avoir au centre pompidou qui n'en tire est respectivement oui parce qu'en fait quand j'avais fait cette exposition effectivement quand on est au sixième étage ça sent quand même le la fin des haricots quand même et donc c'est une manière de déjouer ie9 bin voilà donc c'était amusant et donc j'ai pas une amie m'a dit bon alors là prennent la route à la tête la rétrospective ça sera pour la prochaine fois donc frac libre et invite une troisième fois comme ça on pourrait faire une nouvelle émission voilà merci beaucoup c'est le troisième jour merci à elle [Applaudissements] il nous reste un peu de temps pour la question si vous en avez madame au premier rang l'itinéraire de bertrand lavier à savoir ce qui dans sa réponse il indique à qui il avait eu son bac en 68 sachant qu'en 68 on le donnait à tout le monde et que c'était une forme du coup un peu de 2 je sais pas de clin d'oeil un peu à ce diplôme et j'ai l'impression à travers ce parcours 7 minutes générèrent d'artistes qui a toujours une espèce de comme ça de de saute mouton de construire finalement une oeuvre ont toujours en interrogeant à travers des défis des objets de réalité et de de placer comme ça au regard du spectateur ça va être des objets ça va être des époques toujours pour précisément donné ce jeu cette espèce de soutenu ton voilà c'était un peu une façon aussi de replacer votre votre sujet à savoir votre sujet votre votre début de carrière à savoir donc ce bac non non reçus dans cette époque de mai 68 qui a été aussi en effet cette période de bouleversements de de révolution même si évidemment maintenant on s'aperçoit que hélas seront la critique pour d'autres pour d'autres raisons et c'est bon voilà cette façon aussi de lire votre parcours je ne sais pas s'il moi même j'ai une interprétation qui est correspond à ce que vous même vous avez reçu il ya beaucoup de hasards vous savez dans tout ça dans le saut de mouton choisit pas les moutons qu'on saute c'est ça supporte ainsi apporter lé calme quand c'est fini à 6 une petite question sur je pense à des expositions à pommerit il y avait notamment une le carénage sais pas comment on appelle ça d'une formule 1 c'est la ferrari de jean alesi cela permet peut-être quand même ça me faisait penser à cette phrase qu une moto de course est plus belle que la victoire de samothrace est ce que c'est quelque chose que vous pourriez reprendre aussi non non non pas du tout parce que moi je pense que j'aime beaucoup les automobiles comme vous le savez mais je n'ai jamais pensé que c'était des oeuvres d'art c'est des oeuvres d'un artisanat extrêmement sophistiqué que je trouve très intéressant j'adore la formule 1 parce que c'est un domaine où qui est très comparable un peu avec la rousse et l'infra minces les choses se jouent au centième de seconde et les oeuvres d'art qui sont intéressantes sont à deux doigts d'être d'une catastrophe donc ces choses là sont très très très très voisines mais une très belle automobile c'est un objet d'organiser très sophistiqué ça devient une oeuvre d'art quand césar les compresses quand moi modestement j'en ai exposé une accidenté et c'est ce qui fait que luc ferry notre grand penseur considère que c'est une abjection que d'exposer une ferrari craché que ça va elle va être plus cher écrasé que d'occasions en fait état on a vu les délires de notre grand philosophe mais parce que lui considère à tort que une ferrari c'est une oeuvre d'art lui il préfère un cassoulet à un poème de victor hugo [Applaudissements]