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Interviewyoutube.com· 22 mars 2022 33 minComplaisantFond programmatiqueSantéTravail & emploiÉconomie & entreprisesSolidarités & famille

#GrandOralSante 🇫🇷 Valérie Pécresse

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 85 %Attaque 5 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 12:24OuverteRéponse directe

    Quelles sont vos propositions pour la psychiatrie et la santé mentale ?

  • 16:33OuverteRéponse directe

    Quels sont vos propositions pour une approche plus territorialisée de la santé ?

  • 20:51RelanceRéponse partielle

    Les facultés de médecine ne sont pas extensibles, comment former 20 000 médecins ?

  • 22:18OuverteRéponse directe

    Que pensez-vous du modèle canadien pour les jeunes diplômés ?

  • 23:01FerméeRéponse directe

    Comment financez-vous vos mesures ?

  • 25:12FerméeRéponse directe

    Comptez-vous augmenter le taux d'encadrement en EHPAD et comment le financer ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:23Fait
    « on a un système de santé qui sort lessivé des dix années qui viennent de s'écouler avec un appauvrissement sans précédent de l'hôpital »
  • 2:08Chiffre
    « 81% des infirmiers de l'hôpital public considère aujourd'hui que les mesures du ségur de la santé n'ont pas d'impact sur leur désir de quitter leur profession »
  • 2:53Fait
    « la crise de souveraineté que la pandémie a révélé quand on ne fabrique plus d'antibiotiques en europe et bien évidemment devient dépendant »
  • 3:37Promesse
    « augmenter de 3 ans l'espérance de vie en bonne santé d'ici dix ans »
  • 5:06Chiffre
    « nous devons avoir 25000 soignants de plus à l'hôpital »
  • 5:49Promesse
    « on va doubler les budgets de prévention »
  • 6:34Promesse
    « je souhaite une grande alliance européenne de recherche pour l'innovation en santé »
  • 8:46Promesse
    « je veux donner plus d'autonomie et de souplesse aux hôpitaux grâce à un statut rénové »
  • 10:13Promesse
    « je souhaite le maintien à domicile au maximum des personnes âgées avec 2500 euros de crédit d'impôt »
  • 14:33Promesse
    « nous ce que nous souhaitons c'est passé de 10 mille médecins formés par an à près de 20000 à la fin du quinquennat »
  • 23:01Promesse
    « je propose que dans la prochaine convention médicale la consultation des généralistes passe à 30 euros »
  • 23:44Promesse
    « je fais toutes les réformes que la droite veut faire voulait faire dans ce pays réforme de l'assurance-chômage réforme des retraites en ayant le courage de dire qu'il faudra travailler jusqu'à 65 ans »
  • 24:28Chiffre
    « il faudra supprimer 200 milles deux fonctionnaires dans le mandat »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Locuteur

voilà le grand oral de la santé se poursuit nous allons accueillir dans quelques secondes valérie pécresse candidate l'est républicain pour la présidentielle a été créé ce bonjour merci beaucoup d'être avec nous devant ce grand oral de la santé merci beaucoup et vous avez dix minutes vous vivrez vos propositions candidat des centristes parce que quand on les cite pas ils sont très très malheureux voilà c'est fait merci beaucoup pour eux et bon vous écoute pendant 10 minutes sur vos propositions santé merci à tous d'abord permettez moi de m'associer à l'hommage que vous avez rendu aujourd'hui l'hommage vibrant à tous les professionnels de santé nous avons traversé depuis des mois une épreuve pandémique sans précédent et on les applaudit c'est au début mais je crois qu'il faut qu'on les applaudissent aussi aujourd'hui et qui je pense je pense aussi évidemment à toutes les victimes de la pandémie je sais vous avez eu une pensée collective pour pour elle et moi aussi cette pensée je la partage alors comment sont peut-être par un bilan du un bilan de la situation un diagnostic de la situation on a un système de santé qui sort lessivé des dix années qui viennent de s'écouler avec un appauvrissement sans précédent de l'hôpital que la crise sanitaire n'a finalement fait que révéler et qui trouve son origine dans des baisses de tarifs et des plans d'économies infligé depuis dix ans sont parmi les plus brutaux de l'histoire de l'hôpital près de 10 milliards d'effort demandé depuis 2015 sans aucune réforme structurelle et puis on a un recul l'accès aux soins des français on vient de le voir cinq millions de français sans médecin traitant aujourd'hui des déserts médicaux qui ne cesse de progresser six français sur dix qui disent qu'ils ont dû renoncer déjà à des soins un sujet troisième sujet la question de la considération la considération que réclament les personnels de santé dont les revendications ont été longtemps nier est aujourd'hui et bien elles sont prises en compte par le secteur de la santé mais vous savez il ne faut pas uniquement touché les professionnels de santé au portefeuille il faut les touché au coeur et la considération ça passe par bien d'autres choses que des simples revalorisation catégorielles puisque 81% des infirmiers de l'hôpital public considère aujourd'hui que les mesures du ségur de la santé n'ont pas d'impact sur leur désir de quitter leur profession combien de lits fermés aujourd'hui à l'hôpital les chiffres varient selon les interlocuteurs selon les syndicats ou selon la police pardon mais la vérité c'est que healy a aujourd'hui vraiment un système qui est tenu à bout de bras par des personnels soignants à bout de souffle et puis il y à un quatrième élément diagnostic c'est la crise de souveraineté que la pandémie a révélé quand on ne fabrique plus d'antibiotiques en europe et bien évidemment devient dépendant et nous sommes des nous avons été dépendant de tous pendant cette crise pour les masses pour les tests pour le petit matériel alors quel est l'objectif que je propose désormais pour la france pour reconstruire je propose un projet de reconstruction notre système de santé avec un objectif de santé publique globale qui est d'augmenter de 3 ans l'espérance de vie en bonne santé d'ici dix ans l'espérance de vie en bonne santé c'est un indicateur très puissant et nous vous savez nous avons dix ans de différence avec les grands pays du nord de l'europe donc augmenté de 3 ans notre espérance de vie en bonne santé pour cette politique de santé je vais m'appuyer sur des principes ça aussi c'est important une approche de santé globale on y reviendra la santé c'est le soin mais c'est aussi l'environnement une confiance aux acteurs de terrain la décentralisation comme un outil très puissant d'efficacité et de réponse de proximité la démocratie en santé comme boussole c'est à dire le rôle des patients beaucoup plus mis en avant avec notamment dans le financement de l'hôpital aussi la vie et l'expérience des patients qui sera respecté et qui sera prise en compte considérer la santé comme une source de prospérité et d'avenir pas seulement comme une source de coûts ça veut dire une vraie politique de recherche et d'investissements stratégiques repenser l innovation santé repenser l'industrie de santé et puis la valeur de nos données de santé enfin une politique sur le temps long parce qu'il vous faut des lois de programmation quinquennale une grande loi de programmation quinquennale la santé ne peut pas se gérer chaque année dans un projet de loi de finances alors comment j'accompagne cette révolution du système de santé le premier mon premier ma première action ce sera pour améliorer l'accès aux soins plus de désert de santé pour ça ça passe par un plan global qui sera mise en oeuvre et d'abord sur chaque territoire une alliance des professionnels de santé avec la revalorisation de l'exercice en ville avec tout le monde qui est mis autour de la table la ville l'hôpital public et privé une nouvelle étape des délégations de compétences et un investissement massif en faveur de la formation vous le savez nous devons avoir 25000 soignants de plus à l'hôpital et je veux envoyer les jeunes étudiants de médecine générale je veux qu'ils aient une quatrième année de spécialité et que 4000 docteur junior puisse venir dans les déserts médicaux pour venir pour venir travailler pendant un an et permettre d'augmenter la capacité de médecins généralistes dans ces territoires mais ces alliances de santé elles permettront à chaque professionnel de santé de prendre le maximum de compétences le plus rapidement possible et d'être récompensé pour cela le deuxième objectif c'est la révolution de la prévention on va doubler les budgets de prévention on va en faire une politique central de santé parce que les meilleurs dépenses de santé c'est celle qu'on ne et par et ça veut dire qu'on donnera la politique de prévention au département leur donnera aussi la médecine scolaire parce que c'est l'école et l'entreprise qui doivent devenir les premiers lieux de la prévention et là encore je souhaite que on renoue avec cette grande politique de prévention scolaire qui a permis de dépister tant de maladies et là aussi il faudra s'appuyer sur tout le monde y compris sur les pharmaciens qui souhaitent aller plus loin dans les politiques de dépistage ensuite troisième sujet l'innovation et le numérique il faut absolument qu'on lance des grands programmes de recherche stratégique sur un certain nombre de sujets qui sont les nôtres et puis il faut faire des nouveaux partenariats entre le public et le privé moi je souhaite une grande alliance européenne de recherche pour l'innovation en santé et surtout je souhaite que nos données de santé on les utilise pour créer de la valeur mais certainement pas qu'on les donne à microsoft sans appel d'offres comme c'est le cas c'est le cas du projet du gouvernement de l ce data web nous devons garder la souveraineté sur ses données de santé alors mon deuxième axe c'est de prendre soin de ceux qui nous soignent prendre soin de ceux qui nous soignent ça veut dire que le temps passé par les professionnels de santé est précieux et tout doit être fait pour le préserver il l'augmenté je veux une politique d'attractivité globale et de fidélisation dans les métiers de santé et ça veut dire quoi mais ça veut dire qu'il faut que l'état et les collectivités locales se mettent ensemble pour qu'on m'aide avec des réponses très concrètes le logement le transport la garde d'enfants des personnels de santé moi j'ai dit que les personnels de première ligne devait avoir priorité dans l'accès au logement social et puis il faut renforcer aussi la sécurité de ses personnels au delà je souhaite une société de la mobilité sociale ça veut dire qu'il faut que chaque professionnel de santé puisse évoluer tout au long de sa carrière pour prendre davantage de responsabilités et que cela soit beaucoup plus facile est beaucoup plus aisé l'heure est venue de reconnaître les compétences l'expérience d'en faire un moteur dans l'évolution des carrières et des responsables c'est deux ans de formation pour devenir infirmière en pratique avancée c'est trop et de la même façon on n'avait vu que c'était un maquis administratif nous devons libérer les énergies à l'hôpital moi ce que je souhaite c'est redonner une partie des clés de l'hôpital aux soignants et faire semer un vent de liberté de confiance je veux donner plus d'autonomie et de souplesse aux hôpitaux grâce à un statut rénové qui leur permettra de qui le permettra de confier de large délégation de responsabilités à ses personnels de terrain pour des décisions beaucoup plus rapide je veux une délégation de gestion qui permettrait au chef de service d'avoir les coudées franches pour décider des investissements courants pour recruter plus facilement pour agir aussi plus rapidement en fonction des besoins du terrain je conserverai la tarification à l'activité mais je tiens à ce qu'on prenne aussi en compte la qualité y compris la qualité perçue par les patients et puis priorité aux investissements directement utiles à l'amélioration des conditions de travail des personnels et à l'investissement en matière de numérique pour simplifier débureaucratiser la gestion de l'hôpital quand j'ai vu comment était organisé les salles de repos des soignants je me suis rendu compte qu'on avait encore beaucoup de chemin à faire et c'est un investissement que j'ai fais personnellement dans ma région alors ensuite il faut que l'on investisse massivement dans les soins de ville pour cueillir une vraie complémentarité entre l'hôpital et la ville là aussi avec des délégations de compétence là aussi avec des équipes de soins pluridisciplinaires et avec des revalorisations des actes médicaux je sais qu'il ya parmi vous un certain nombre de représentants du médico social je veux parler aussi de la façon dont nous prendrons soin de nos aînés parce que je souhaite le maintien à domicile au maximum des personnes âgées avec 2500 euros de crédit d'impôt qui leur permettront de rester chez elle et à l'état et aux départements de se concentrer sur les personnes âgées qui en ont le plus besoin je veux qu on humanise les établissements d'hébergement personnes âgées sans exception avec des nouveaux critères en renforçant la paire la présence de professionnels auprès d'elle je veux qu'on passe de 6 personnes à huit personnes un taux d'encadrement pour dix résidents un taux d'encadrement augmenté de 25% et il va falloir là aussi faire mettre en place un choc de formation et de recrutement s'agissant du handicap vous le savez je suis favorable à l'individualisation de l'allocation adulte handicapé et je souhaite là encore que le handicap soit une priorité en améliorant la formation des personnels il ya un vrai gros choc de formation et de compétences dans les métiers du médico-social à faire alors deux urgences en matière de santé pour conclure la première c'est un plan massif de rattrapage des soins des programmes et à cause de la pandémie en mobilisant toutes les ressources du système le deuxième c'est d'accélérer la recherche sur les copies de long et pour vérifier et voir quelles sont leurs compétences et prendre et les mieux les prendre en charge et trois grandes causes de santé transversale et trois grandes causes du quinquennat la santé mentale d'abord ensuite les la santé des femmes la santé des femmes et enfin les cancers pédiatriques sur lesquels nous n'avons pas fait de preuve de progrès spectaculaires contrairement à tous les autres cancers depuis des années alors anticipation liberté proximité confiance voilà les piliers de mon projet pour la santé je vous remercie merci beaucoup valérie pécresse place à présent aux questions des professionnels de santé qui ont été réalisés par sciences po li dans de petites vidéos et on va tout de suite regardé la première ta question des professionnels de santé pour valérie pécresse bonjour et dit qu'il ya six quatre praticiens hospitaliers et responsable d'un secteur de psychiatrie générale dans la région des hauts de france ça dans le j'ai acheté psychiatrie nord-pas-de-calais dans lequel j'exerce nous sommes confrontés à un manque important de praticien hospitalier le gie acheté est composé de quatre ps m et pour deux d'entre eux la moitié des postes sont vacants nous ne parvenons plus à faire face aux besoins de prise en charge 300 dans une région qui connaît une dégradation significative de la santé mentale des adultes et surtout des adolescents depuis la crise sanitaire la situation est similaire dans la majorité des établissements du territoire national et ceci depuis plusieurs années la psychiatrie publique est confrontée à une hémorragie sans précédent avec des départs de psychiatres ont tenu d'une attractivité quasi nulle de la discipline 20% des postes internes et 30% des postes de praticiens hospitaliers ne sont pas pourvus la fuite des praticiens hospitaliers vers le privé ou le médico social se confirme voire s'accélère devant un écart de rémunération et surtout pour de meilleures conditions de travail les assises de la santé mentale et de la psychiatrie en 70 2021 ou fait de la santé mentale est une priorité de santé publique devant une situation critique avec des besoins croissants et un manque de moyens parfois dramatiques en tant que candidat à l'élection présidentielle pouvez vous nous détailler vos propositions pour la psychiatrie et la santé mentale voilà votre réponse l'intéressent alors vous le savez peut-être mais je suis petite fille deux pédiatres et de psychiatres donc cette question de la santé mentale est une question évidemment qui pour moi est est en matière de santé publique absolument prioritaire j'en ferai une des grandes causes de santé du prochain quinquennat et c'est vrai que la crise sanitaire n'a fait qu'aggraver la situation des français mais j'ai ce que je voulais ce que je ne vous ai pas dit tout à l'heure c'est que la suppression du numerus clausus n'a rien réglé en matière de santé puisque nous n'avons pas donner aux universités suffisamment de moyens pour pouvoir vraiment augmenter les effectifs de médecins formés nous ce que nous souhaitons c'est passé de 10 mille médecins formés par an à près de 20000 à la fin du quinquennat et dans toutes les spécialités la santé mentale doit être une des priorités et pour avoir une stratégie ambitieuse moi je propose de faire ce câble effet jacques chirac à l'époque pour le cancer c'est à dire créer un institut national de la santé mentale sur le modèle de l'institut national du cancer l'idée c'est de faire quoi c'est à la fois d'avoir une stratégie de soins d'accompagnement du patient mais aussi de booster l'innovation et la recherche thérapeutique sur les maladies mentales l'idée c'est que cet institut définira les priorités stratégiques coordonnera l'action des acteurs et soutiendra l'effort de recherche il faudra évidemment augmenter le nombre de praticiens formés et développer notamment la branche de la pédopsychiatrie qui est en grande souffrance en lien avec les psychologues départementaux que je pense que je vais remplacer les coop si vous savez les conseillers d'orientation psychologues qui sont dans l'est dans les collèges et les lycées je veux les remplacer par des vrais psychologues des psychologues de santé de santé qui qui pourront faire aujourd'hui une vraie politique de de soutien aux jeunes en situation de détresse psychologique et qui permettront d'avoir un lien avec la médecine de ville le rôle des médecins généralistes en matière de santé mentale me semble également totalement fondamentale il va falloir là aussi les aider à mieux se former pour repérer les troubles anxieux et être et accompagner les patients dans l'orientation du système et puis par ailleurs vous l'imaginez bien je veux qu'on travaille à la déstigmatisation des patients en santé mentale on écoute la deuxième question des professionnels de santé tout de suite bonjour je suis frédéric chéreau maire de douai dans le nord et coprésident de la commission santé de l'association des maires de france au coeur du bassin minier nord pas de calais le douaisis est un territoire particulièrement pauvre plus touchées qu'ailleurs par le renoncement aux soins ou les pathologies chroniques face à ce constat nous travaillons depuis des années sur la qualité des relations ville hôpital et depuis peu sur le concept de la responsabilité populationnelle à la nef nous sommes convaincus que c'est au niveau local que doit s'organiser une stratégie de santé qui associe à la fois l'hôpital la médecine de ville le médico social mais aussi l'ensemble des acteurs qui contribuent d'une manière ou d'une autre aux déterminants de santé au sens large par exemple les écoles ou les associations alors j'aimerais savoir quels sont vos propositions pour une approche plus décloisonner plus territorialisée des questions de santé donnons aussi toute leur place aux élus locaux qui travaillent au quotidien sur la santé au sens large ils sont aussi les interlocuteurs naturels de tous les professionnels de 5,8 voilà votre réponse ça va là je suis tout à fait convaincu par cette démarche je pense qu'il faut pas arrêter de partir d'une démarche d'en-haut d'offres de santé national qui se décline ensuite au niveau local et partir d'une logique d'en bas des besoins de santé d'un territoire et qu'il faut créer des alliances de santé dans les territoires moi je suis favorable dans le cadre de cette présidentielle à la plus grande loi de décentralisation depuis les lois defferre la pandémie coville a montré crois c'est que plus on est proche des territoires plus on est efficace et mieux ça marche et que par ailleurs les praticiens de terrain sont des tiers de confiance pour les populations et c'est qu'il les convainque beaucoup mieux que la parole d'en haut donc on va faire des alliances de santé dans les territoires et on va tous décentraliser les agences régionales de santé seront présidées par les régions les départements y siégeront on aura des alliances de santé des terres dans les territoires faudra dessiner les territoires pertinents est ce que c'est les intercommunalités est-ce que c'est à l'échelle de tout un département moi je pense que c'est plutôt au niveau des intercommunalités qu'il faut le faire les départements de viendront les bras armé opérationnel de la lutte contre les déserts médicaux et dans ses alliances de santé oms m à qui on mettra l'ensemble des professionnels de santé et les associations de patients de façon à définir les besoins de santé du territoire et puis selon les territoires on définira la politique qui va le mieux il n'y a pas de désert pharmaceutique en france il ya des pharmacies partout puisque les pharmacies sont territorialisées moi ce que je souhaite c'est que dans certains territoires la réponse soit différente dans certains territoires on aura des infirmiers libéraux qui seront prêts à prendre de la pratique avancée parce qu'ils auront une expérience et qu'ils auront la connaissance dans certains territoires on aura des médecins retraités qui accepteront de continuer en cumul emploi retraite pendant un certain temps et moi je veux qu'on les aide et je veux là aussi qu'on libère leurs leur énergie c'est déjà le cas dans beaucoup de territoires il faut qu'on puisse le poursuivre dans certains territoires on s'apercevra qui manquent telle spécialité et il faudra faire venir le spécialiste qui m'ont dans certains territoires on mettra en place de la télémédecine mais la télémédecine là encore je tiens à le dire ne peut pas remplacer l'humain pour moi la télémédecine elle va forcément en lien avec des professionnels de santé référent qui peuvent mettre en place les politiques de proximité donc ce que je crois c'est que l'alliance de santé local eh bien c'est ce qui permettra à chacun de prendre le maximum de compétences et d'être rémunéré pour cela d'être valorisés pour cela les sages femmes par exemple pour la santé des femmes compte tenu de la pénurie de gynécologues oulala les psychologues compte tenu de la pénurie de psychiatres peuvent aussi prendre des responsabilités mais tout ça se fera sous le contrôle des élus et dans le cadre d'une vraie stratégie d'alliance et là encore pareil hôpital public hôpital privé les deux doivent aller ensemble l'hôpital de proximité doit devenir notre priorité pour le maillage du territoire c'est très important et le chu quant à lui doit mener les politiques de recherche et d'innovation beaucoup plus puissantes et avoir les moyens de le faire alors quelques réactions à vos propositions dans la salle à présent je vois cette question arrive est passé de 10000 à 20000 professionnels formés comment fait-on les facultés ne sont pas extensibles les facultés ne sont pas extensibles mais les amphis de médecine son plein donc on a aujourd'hui besoin aussi de pouvoir faire un certain nombre de premières années de santé décentralisée dans les territoires et ça j'en suis persuadé c'est indispensable de le faire par ailleurs on a un problème pour recevoir les stagiaires on a un problème pour eux soir les stagiaires l'hôpital public est privilégiée pour les stages il faut qu'on puisse faire des stages le dans les hôpitaux privés ils sont prêts à accueillir aussi des stagiaires et puis il faut davantage aussi de maître de stage en ville donc sur tous ces sujets là c'est vrai que ça va être un gros choc de deux formations ça nécessite des ça nécessite davantage d'enseignants aussi ça nécessite davantage de moyens ma immobilier mais c'est possible et si on veut le faire on y arrivera regardez ce qu'on a fait pour les infirmiers pour la depuis la crise qu vide ben on a poussé tous les murs et aujourd'hui on forme plus de 10% d'un permis de plus cette année pour qu on n y arrive on y arrivera autre question qui concerne aussi en les les jeunes diplômés que pensez-vous du modèle canadien demande une question les médecins juste diplômés sont obligés d'exercer dans un désert médical pendant deux ans avant de choisir leur lieu d'installation c'est pas le choix que nous avons fait moi j'ai choisi de garder la liberté d'installation mais avec une contrepartie c'est que la dernière année la dernière année d'études elle se fasse ans comme médecin junior dans les territoires carences et c'est un donnant donnant et j'ajoute que dans le donnant-donnant il ya aussi la revalorisation des actes puisque je propose que dans la prochaine convention médicale la consultation des généralistes passe à 30 euros et que les autres actes médicaux soient aussi revaloriser aujourd'hui on ne paye pas le juste prix des actes médicaux dans notre pays est alors avec en plus l'inflation que nous connaissons aujourd'hui ça devient de plus en plus indécent d'avoir des prix et des tarifs qui sont fixés arbitrairement et qui ne représente absolument pas la valeur des actes ça n'est pas compris par les professionnels de santé mais ça n'est même pas compris par les français eux-mêmes qui savent bien que la valeur d'un acte médical alors une question sur le financement financement des obligations pouvait applaudir il n'y a pas deux il n'y a pas de problème un équipe croire qu'une consultation généralise au 25 euros alors justement financement comment financez-vous vos mesures valérie pécresse une question qui est revenue plusieurs fois dans la salle alors oui je suis la seule candidate je crois qu'il fait deux fois plus d'économies que de dépenses et vous avez raison de demander de poser cette question du financement posé là à marine le pen madame 200 milliards pour les es là eric zemmour messieurs 140 milliards gpac chiffres et les programmes de la gauche je pense que ça doit être encore encore pire moi je fais toutes les réformes que la droite veut faire voulait faire dans ce pays réforme de l'assurance-chômage réforme des retraites en ayant le courage de dire qu'il faudra travailler jusqu'à 65 ans j'ai entendu président de la république le dire la semaine dernière je ne pense pas qu'il aurait eu ce courage s'il n'y avait pas une candidate de la droite pour le dire avant lui parce que c'était pas vraiment ce qu'il a fait pendant les cinq dernières années il faudra aussi faire la réforme de l'état et j'ai le courage de dire que oui il faudra supprimer des fonctionnaires dans l'administration administrante des organismes qui font doublon des agences des procédures administratives qu'il faudra des normes et les pays du nord de l'europe comme le canada aussi voulant l'abbé cités ont eu à un moment donné un sursaut à faire parce qu'ils étaient surendettés comme nous le sommes nous aujourd'hui et ils ont fait ce sursaut et ils ont rétréci la l'administration a mis 30 en revanche il faudra créer des postes chez lydie 25 mille postes dans la santé dans trois domaines je créerai des postes éduquer protéger soigner mais j'ai le courage de dire qu'il faudra supprimer 200 milles deux fonctionnaires dans le mandat il faut faire ces réformes j'ai le courage de dire aussi que pour toucher le rsa il faudra faire 15 heures d'activités d'intérêt d'intérêt public si on fait passer réforme bien sûr on peut pas financer la rénovation du système de santé alors une question sur les ehpad comptez-vous augmenter le taux d'encadrement nepad et comment comptez-vous le financer aussi là aussi alors sur le financement du projet je vous dis 82 milliards d'économies 42 milliards de nouvelles dépenses si vous voulez le consulter sur le site valérie pécresse point fr je peux vous le détailler ce serait un peu fastidieux mais en revanche en revanche sur le taux d'encadrement sur les ehpad les ehpad doivent devenir d'abord il faut qu'on privilégie le maintien à domicile et ça c'est une vraie politique à mener une vraie politique de maintien à domicile qui permettra que l'eepad deviennent vraiment le lieu de la fin de vie et l'ehpad dans ces cas là est un lieu de fin de vie moi je veux que ce soit ce soit un lieu dans lequel on met une vraie charte de qualité on a fait la loi kouchner pour l'hôpital on a mis les patients à l'hôpital dans le cadre d'une concertation il faut qu'on mette les résidents et leurs familles aussi dans les ehpad hôpital et pad même démocratie même même lieu de démocratie et puis dans les ehpad et bien il faut passer de 6 personnels pour dix résidents à huit personnels pour dix résidents et il faut des indicateurs de qualité la durée du repas on le nombre de protections le nombre de douches il faut et ces critères doivent être rendu transparent et ils doivent être contrôlés et moi j'ai dit que avec moi le parlement aura un nouveau rôle celui d'aller contrôler tout ce qu'ils touchent de l'argent public et de voir comment ça marche y compris les établissements privés est ce que vous comptez faire une loi sur la fin de vie alors sur la fin de vie moi d'abord j'ai un problème on est on est aujourd'hui dans un pays d'abstention masse on est dans un pays où il ya plus du tout confiance envers le politique dans ce pays d'abstention massive où il ya plus de confiance de politique d'où ça vient à l'absence de confiance votre ami massa vient de l'absence de résultats ça vient du fait qu on vote des lois il s'éloigne sont jamais appliquées donc moi j'ai un premier problème sur la fin de vie mon premier problème c'est qu'il ya une loi qui s'appelle la loi claisse leonetti qui permet la sédation terminale et qui encourage les soins palliatifs et qui veut développer les soins palliatifs cette loi elle répond à une aspiration extrêmement forte des français qui est de partir sans souffrir et de partir de préférence chez eux plutôt qu'à l'hôpital si c'est possible et cette loi claisse leonetti et bien il n'y a que 30 % des français oki en bénéfices alors ils 70% qui n'y ont pas accès donc moi la première chose que je vais faire c'est d'abord qu'on applique la loi que l'ess leonetti et ça veut dire quoi mais ça veut dire qu'il faut que cette culture palliative elle se développe dans tous les territoires et comme il n'ya pas de désert de santé doit pas y avoir de désert de soins palliatifs il doit pas y avoir d'inégalité devant la fin de vie et cette culture palliative elle doit passer évidemment par les généralistes mais ça doit être l'investissement massif que l'on va faire dans les années qui viennent a mené cette culture du soin palliatif parce qu'on le sait tous ici si on a accès aux soins palliatifs le départ n'est pas du tout le même voilà et donc moi ce sera ma priorité alors pardon de vous dire ne pas être tout de suite en train de sauter sur la réforme d'après mais moi je ne supporte plus ce pays où quand on vote une loi elle n'est pas appliquée et on nous dit tout de suite ah bah comme elle n'est pas appliquée on va passer à l'étape d'après on va passer au suicide assisté on va passer commençons déjà voilà commençons déjà par avoir cette possibilité d'avoir des soins palliatifs pour tous et la sédation terminale dans le cadre d'une concertation avec une équipe médicale formée voilà ça commence comme ça l'égalité des droits et puis ensuite eh bien s'il ya des débats de société qui doivent se faire sur la fin de vie vous savez que c'est des sujets très intime moi je ne suis pas à titre personnel favorable à un suicide assisté mais après c'est un débat qui est intime c'est un débat de conscience un débat aller à voir avec les français mais commençons d'abord par redonner de la dignité à tous les français en fin de vie et développer aussi la fin de vie à domicile alors une dernière question valérie pécresse sur les internes en médecine quelqu'un dans la salle de dikhil son vin pensant à souffrir de dépression à celui-ci tous les dix huit jours on nous dit illégalement ils travaillent 58 eur en moyenne comment comptez vous les aidez moi écouter alors là ces chiffres sont quand même très saisissant j'espère que j'espère que les études de médecine sont pas et prouvant à ce point parce que si c'est le cas ça veut dire qu'il faudrait les réformés pour les rendre quand même beaucoup plus beaucoup plus saine qu'elles ne le sont aujourd'hui c'est pas normal que ceux qui nous soignent se retrouvent même dans d'aussi grandes dans d'aussi grande souffrance moi ce que je sais ce que je ressens c'est que là aussi il ya un donnant-donnant affaire si les internes en médecine acceptent d'aller je pense aux internes de médecine générale d'aller dans des déserts médicaux pendant un an ça justifie aussi que l'on parle aussi de leurs rémunérations de leurs indemnisations de stage de la façon dont ils sont traités moi dans ma région j'ai mis en place tout un plan daide et d'accueil des internes alors c'était pas innocent c'était parce que je voulais les garder et vous savez que en ile-de-france en forme beaucoup mais tout le monde se parent après parce que évidemment comme dans l'hôpital les salaires sont les mêmes ben on n'a pas tout à fait la même qualité de vie si on reste vivre dans une grande métropole où les prix sont très chers donc on a besoin pour les jeunes internes effectivement de travailler sur leur qualité de vie c'est des études qui sont très longues la question du logement se pose moi j'ai proposé aussi qu'on puisse sur les emprises hospitalière faire davantage de logements pour les soignants et je crois que pour les jeunes soignants et je pense que ce serait leur mettre le pied à l'étrier vous savez cette question du travail et du logement ça va ensemble et le mal logement est vraiment quelque chose qui fait que à l'étudiant a le sentiment qu'ils ne prend pas son autonomie et vous lisent et éventuellement métier et logement social vous l'avez évoqué tout allait alors le logement social c'est pour les travailleurs de première ligne mais ça c'est pour les chés surtout que la vie hein je veux que les travailleurs de première ligne ceux qui ne peuvent pas télétravailler soient prioritaires dans le logement social est ce qu'aujourd'hui il ya une nouvelle fracture qui est en train de se faire dans la société entre les français qui peuvent aller travailler qui donc bénéficient plusieurs jours par semaine de ne pas avoir à se transporter et ceux qui ne peuvent pas à télétravailler les médecins et les soignants ne peuvent pas télétravailler et donc je pense que quand on peut pas télétravail et qu'on a beaucoup de temps de transport eh bien on doit être prioritaire dans l'accès au logement social de la ville dans laquelle on travaille pour justement avoir moins de turn transport et je pense aussi que quand on est étudiant dans des études longues comme les études médicales on doit pouvoir avoir accès aussi plus facilement à du logement étudiant moi je je propose cent mille construction de logements étudiants supplémentaires sur le quinquennat notamment sur les sites des chu et je pense qu'il faut qu' on puisse nous libérer du terrain pour aussi faire du logement merci beaucoup valérie pécresse d'être venus font ce grand oral de la santé cet après midi merci à vous

32:54
Non speech

[Applaudissements]