Bourdin Direct du 8 juillet - 6h-7h
Audio original de l'émission.
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 33 %Attaque 25 %Défensif 25 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:34RelanceRéponse partielle
Les montants avancés sont-ils suffisants pour les soignants ?
- 1:57OuverteRéponse directe
Quelles sont les nouvelles mesures du Ségur de la Santé ?
- 2:36OuverteÉludée
Comment justifiez-vous la nomination de Darmanin malgré l'accusation ?
- 3:49OuverteRéponse directe
Pourquoi le gouvernement défend-il la présomption d'innocence pour Darmanin ?
- 7:14OuverteRéponse directe
Le taux de réussite du bac est-il un cadeau ou un problème ?
- 7:47OuverteRéponse directe
Les mesures de relance intègrent-elles suffisamment l'écologie ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:17InvitéChiffre
« Castex, lâche du lest, 7 milliards et demi d'euros de revalorisation pour les soignants. »
- 0:51InvitéChiffre
« Des applaudissements aux actes, donc l'enveloppe de la revalorisation des salaires des personnels soignants à l'hôpital atteint 7 milliards et demi d'euros. »
- 1:20InvitéChiffre
« Il ajoute plus d'un milliard d'euros dans l'enveloppe revalorisation des salaires. »
- 1:24InvitéChiffre
« Voilà qui permettrait une hausse de 165 euros net par mois. »
- 1:57InvitéFait
« Jean Castex souhaite désormais que la question de l'emploi soit intégrée aux négociations. »
- 2:02InvitéChiffre
« 15 000 créations de postes seraient sur la table. »
- 2:25InvitéFait
« Jean Castex qui a choisi, en connaissance de cause, de nommer Gérald Darmanin au ministère de l'Intérieur. »
- 2:56InvitéFait
« Pour le nouveau porte-parole du gouvernement, Gabriel Atta, le ministre de l'Intérieur doit pouvoir bénéficier de la présomption d'innocence. »
- 6:56InvitéChiffre
« Admis à 91,5%. »
- 7:04InvitéFait
« Examen bouleversé, vous le savez, par la crise du Covid où seules les notes de contrôle continu ont été prises en compte. »
- 7:55InvitéFait
« Les premières mesures d'urgence pour redresser l'économie n'intègrent pas suffisamment l'enjeu climatique. »
- 7:57InvitéFait
« La France est très loin de ses objectifs de lutte contre le réchauffement. »
- 27:33PrésentateurChiffre
« Les résultats sont tombés hier soir, 91,5% de candidats reçus avant même le rattrapage. »
- 30:56InvitéChiffre
« Hier, Jean Castex leur a promis une rallonge d'1,1 milliard d'euros dans le cadre du Ségur de la santé, ce qui porte l'enveloppe globale à 7 milliards et demi. »
Temps de parole
- Présentateur75 %
- Invité10 %
- Invité 23 %
- Invité 32 %
- Auditeur2 %
- Invité 42 %
- Invité 52 %
≈ 2,6 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Vous écoutez RMC. Mercredi 8 juillet, l'info sur RMC. Il est 6h juste, merci d'être avec nous sur RMC et sur RMC Découverte. C'est Céline Kalman qui est là pour les dernières informations. Céline, bonjour.
Bonjour Jean-Jacques, bonjour à tous. Castex, lâche du lest, 7 milliards et demi d'euros de revalorisation pour les soignants. Le Premier ministre l'a annoncé lui-même. Jean Castex, invité exceptionnel de Jean-Jacques Bourdin, à 8h30 ce matin sur RMC BFM TV. Les militantes féministes ulcérées par la nomination de Gérald Darmanin à l'intérieur, visée par une plainte pour viol, il doit pouvoir bénéficier de la présomption d'innocence, dit le porte-parole du gouvernement. Et puis un bac à 91,5% de réussite cette année, record absolu, où le contrôle continu seul a été pris en compte. Bienvenue sur RMC.
Des applaudissements aux actes, donc l'enveloppe de la revalorisation des salaires des personnels soignants à l'hôpital atteint 7 milliards et demi d'euros. Et c'est Jean Castex lui-même qui a annoncé la bonne nouvelle. Le Premier ministre s'est invité à la table des négociations et l'a fait savoir par un tweet dans la soirée, Anne-Sophie Balbière. Oui, un tweet accompagné d'une photo. Il apparaît aux côtés d'une vingtaine de participants au Ségur de la Santé et du ministre Olivier Véran. Le chef du gouvernement qui est donc venu avec son chéquier. Il ajoute plus d'un milliard d'euros dans l'enveloppe revalorisation des salaires. Voilà qui permettrait une hausse de 165 euros net par mois.
Mais les syndicats réclament presque le double. Patrick Bourdillon, le négociateur de la CGT.
Les montants avancés sont insuffisants, notamment les 300 euros d'augmentation net mensuelle qui sont étendus par les professionnels. À un moment, le Premier ministre se mouille dans une affaire qui est celle en tout cas de vouloir baliser des négociations de façon très ferme. Et derrière cette présence en tout cas du Premier ministre, il y a une volonté politique du gouvernement qui n'est pas une volonté, en tout cas qui va être suffisante si les moyens ne sont pas mis sur la table.
Autre annonce qui n'était pas attendue. Jean Castex souhaite désormais que la question de l'emploi soit intégrée aux négociations. 15 000 créations de postes seraient sur la table. Des embauches financées sur la même enveloppe que les revalorisations salariales. Les discussions doivent reprendre aujourd'hui à 14h. Merci Anne-Sophie. Jean Castex, donc invité exceptionnel de Jean-Jacques Bourdin. 8h30 sur RNC et BFM TV. Et Jean Castex qui a choisi, en connaissance de cause, de nommer Gérald Darmanin au ministère de l'Intérieur. Une nomination qui ulcère les associations féministes car Gérald Darmanin, premier flic de France, est toujours visé par une enquête pour viol.
Blandine qui manifestait hier soir à Lille ne comprend pas un tel choix.
On se sent pas écouté, pas compris, on se sent vraiment dégoûté. Le gouvernement avait promis l'exemple. Pour moi, en fait, l'une des choses qu'un gouvernement doit avoir, c'est la probité, c'est les valeurs. Et une telle accusation, surtout si la justice rouvre le dossier, en fait, quelqu'un qu'on peut pas dire qu'il n'a pas violé ne peut pas être premier flic de France.
Pour le nouveau porte-parole du gouvernement, Gabriel Atta, le ministre de l'Intérieur doit pouvoir bénéficier de la présomption d'innocence. Alors, que lui est-il reproché ? Très exactement, retour sur les faits avec Romain Cluzel. La première plainte pour viol a été déposée en 2017. Cette femme accuse Gérald Darmanin d'avoir fait miroiter son appui auprès du ministère de la Justice en échange de faveurs sexuelles. A l'époque, Gérald Darmanin a confirmé avoir eu une relation avec cette femme, mais une relation consentie.
D'abord classée sans suite en 2018, la procédure est relancée depuis mi-juin par la Cour d'appel de Paris qui demande de nouvelles investigations, des investigations potentielles qui sont entre les mains du magistrat. Mais aujourd'hui, les avocats de la plaignante craignent que l'arrivée de Gérald Darmanin au ministère de l'Intérieur influe sur les suites de l'enquête. Pour elle, cela va peser sur l'ensemble de la procédure, quelle que soit l'indépendance, dont les magistrats voudront bien faire preuve. Du côté de l'Elysée, on affirme que cette plainte n'est pas un obstacle à la nomination de Gérald Darmanin-Placebovo.
Hier, Gabriel Atta, le porte-parole du gouvernement, a défendu la présomption d'innocence pour son collègue du gouvernement. Les féministes également très remontées contre Éric Dupond-Moretti, nommés à la justice. Elle lui reproche un désintérêt et des attaques contre les prises de parole pour les femmes victimes de violences. Le nouveau garde des Sceaux qui s'est félicité des taux d'occupation historiquement bas. La prison de Fresnes dans le Val-de-Marne, premier déplacement hier. L'épidémie de Covid a permis à de nombreux détenus d'être libérés par anticipation. Le parquet de Bayonne a demandé la mise en examen de deux jeunes hommes pour tentative d'homicide volontaire.
Ils sont accusés d'avoir roué de coup dimanche un chauffeur de bus qui voulait contrôler un ticket et exiger le port du masque. Philippe Mouguillot est en état de mort cérébrale. Son épouse témoignera en direct à 7h10 sur RMC. Et puis cet appel a témoin après l'enlèvement de deux enfants par leur père. Ça s'est passé hier matin à Drancy, en Seine-Saint-Denis. Les enfants de 6 et 7 ans ont été enlevés vers 5h du matin chez leur grand-mère maternelle. La préfecture recommande de ne pas intervenir car le suspect est susceptible d'être dangereux. il pourrait quitter la France, direction peut-être la Belgique, l'Allemagne ou l'Algérie à bord d'un nouveau véhicule.
RMC 6h04, l'appel à la prudence de Jérôme Salomon dans le journal Le Figaro ce matin. Le directeur général de la santé affirme que le Covid-19 circule toujours. Le relâchement des gestes barrières inquiète le monde médical. En Mayenne notamment, où le nombre de cas a augmenté de 50% en 4 jours. Des chiffres qui se confirment sur le terrain. Marie Régnier a suivi un médecin généraliste pour RMC. Dans le cabinet du docteur Duquenel, les consultations pour suspicion de Covid
ont quasiment doublé depuis une semaine. Des patients qui présentent souvent les mêmes symptômes.
Aucune gêne respiratoire, essoufflée.
Et qui, comme Marine, 27 ans, reconnaissent être un peu relâchées ces dernières semaines. Oui, je fais moins attention quand même. Moins qu'au début. Parce que je ne le mets pas tous les jours, mon masque. Plus de confinement, donc je pense que, comme tout le monde se dit, que c'est terminé. Et que du coup, il ne faut plus faire attention. Mais en fait, si. Mais au-delà des comportements individuels, c'est surtout les manques d'informations et de règles claires qui inquiètent le généraliste.
Comme les autorités ont peur de communiquer sur la circulation du virus dans leur département, parce que ce n'est pas bon pour l'économie, parce que ça ne va pas être bon pour le tourisme, on est l'été. Bien finalement, on a l'impression que le virus n'est plus là. Si les patients, si les Français ne sont pas informés qu'il y a des risques, pourquoi se protéger ? Je crois que les autorités doivent informer la population qui est tout à fait capable de comprendre et puis qu'il y ait des règles.
Et la plus urgente de ces règles, selon lui, l'obligation de porter un masque dans tous les commerces et supermarchés.
Santé publique France révèle ce matin qu'un quart des personnes infectées par le Covid-19 n'ont aucun symptôme. On apprend aussi qu'un patient infecté par le coronavirus est contagieux avant même qu'il ne développe des symptômes. Les Etats-Unis quittent l'Organisation Mondiale de la Santé. Dans la foulée, Joe Biden assure qu'il annulera cette décision s'il est élu le 3 novembre. Au Brésil, Jair Bolsonaro, contrôlé positif au Covid-19, il a retiré son masque devant les journalistes. « Comme ça, vous pouvez voir mon visage et constater que je vais bien », a-t-il lancé. Admis à 91,5%. Taux de réussite exceptionnel cette année pour le bac.
Examen bouleversé, vous le savez, par la crise du Covid où seules les notes de contrôle continu ont été prises en compte. Il faut maintenant préparer la rentrée prochaine. A dit hier soir, Jean-Michel Blanquer, ministre de l'Éducation sur BFM TV.
Il y a une réussite qui joue à ce stade et la même que celle que l'on a à l'issue des euros. Le fait qu'environ 9 élèves sur 10 ait le baccalauréat n'est pas choquant en soi. Ce qui est important, c'est le travail qu'ils ont fourni. Maintenant, nous devons aussi préparer la rentrée prochaine, l'avenir de ces jeunes. Au moment où il va y avoir une crise économique assez grave, nous devons avoir ces jeunes comme première priorité. Et c'est ce qui va se passer, à la fois pour que ceux qui s'inscrivent dans l'enseignement supérieur puissent avoir une place. C'est en fait le sujet le plus important actuellement.
Pour ceux aussi qui rentrent dans la vie active, qu'on puisse les accompagner pour que, tout simplement, ils aient une bonne entrée dans la vie.
Et puis, il peut vraiment mieux faire. Les premières mesures d'urgence pour redresser l'économie n'intègrent pas suffisamment l'enjeu climatique. C'est l'avertissement lancé ce matin par le Haut Conseil pour le Climat dans son rapport annuel. La France est très loin de ses objectifs de lutte contre le réchauffement. Il faut inverser le plan de reprise dans les limites du climat et non l'inverse, dit le rapport.
Merci Céline. C'est vrai que nous allons découvrir Jean Castex tout à l'heure. Le Ségur de la santé, ça a l'air de s'accélérer. Il va falloir que des décisions soient prises rapidement parce que le Ségur doit se terminer demain. Donc, on va voir ce que dit Jean Castex tout à l'heure. On est à 165 euros, je crois, pour le personnel soignant d'augmentation nette. Il paraît qu'à 250 euros, les syndicats lâcheraient. On va voir ce que va faire le gouvernement. Je vais pousser Jean Castex dans ses retranchements. On va voir. Lui qui est un amateur de rugby. On va aller à l'embu. Droit à l'embu. C'est un amateur de rugby. Le mot, la victoire et demie. Droit à l'embu, je mets droit à l'embu.
Bon, allez, il est quelle heure ? 6h08, il paraît qu'il y a des souris dans la rédaction. C'est vrai, il paraît qu'Anaïs Castagna est debout sur sa chaise pour préparer sa matinale le matin. Des contortions surprenantes. Anaïs, vous avez une phobie. Je n'ai plus les pieds par terre. J'en pleurerais.
Je hurle dans la rédac. Alors, ça fait marrer les collègues, mais pas moi.
Moi, j'en ai vu. J'en ai vu, c'est vrai qu'il y a 2-3 souris qui se baladent. Mais c'est sympathique. Elles sont toutes petites. On avait deux souris à nos pieds ce matin. C'est sympathique aussi. Moi, j'aime bien. Moi, j'aime bien, évidemment. Alors, justement, est-ce que vous avez la phobie des souris ? Et comment faire pour se débarrasser des souris ?
J'ai demandé à Charles de nous ramener d'Alida.
Oui, ma chatte. Oui, parce qu'il nous faudrait un chat à la rédac. Je vais faire hurler les défenseurs. Aïe, Aïe, Aïe, Aïe, on va voir comment réalisent nos auditeurs. Ah oui, faut-il tuer les souris chez soi ? Tiens, si nous prenions Chantal, qui est à Vauvert. Vauvert, c'est dans le Gard, la communauté gardoise qui est réunie. Chantal, bonjour Chantal. Bonjour Jean-Jacques Bourdin. Je suis ravie de vous avoir. Vous m'entendez ? Eh bien, moi aussi, moi aussi, ma chère Chantal. Bon, qu'est-ce que vous voulez dire ? Je suis ravie.
Oui. Je voulais surtout vous dire merci, M. Gourdin. Merci pour votre équipe. Vous êtes un journaliste hors pair.
Hors pair, je ne sais pas.
Non, non, non, je dis ce que je pense. Vous êtes le seul journaliste qui peut interviewer des politiques qui n'arrêtent pas de nous parler avec des langues de bois. Oui, ça, c'est pas faux. Vous insistez, qui nous prennent pour des billes. Et vous êtes le seul journaliste qui arrive à les faire parler. Et beaucoup ne veulent pas venir vous voir.
Euh, maintenant, de moins en moins, il n'y en a qu'un aujourd'hui qui résiste. C'est Jean-Luc Mélenchon. Vous savez pourquoi ? Je me tue à le répéter. Parce qu'un jour, la dernière fois où il est venu, j'ai eu le malheur. Alors là, le malheur à ses yeux. De parler de la perquisition. Franchement, il n'y avait rien de... Mais bon, comme c'est un caractériel, il ne veut plus venir chez moi. Ah, mais il y reviendra. Il reviendra.
De toute façon, lui, c'est un caractériel, on le met à part.
Oui, mais non, mais ils sont tous pareils, ils se ressemblent tous. Vous savez, bon.
Mais je ne m'affole pas, moi, ce qui m'embête, c'est que vous allez me manquer.
Ah ben oui.
Même si votre équipe reste, que j'adore. Oui, ben oui, l'équipe est là, l'équipe est là. Mais vous allez énormément me manquer, parce que vous êtes mon rayon de soleil du matin.
Parce que je me regarde à la pied de tous les matins, à ce genre. Et surtout, vous êtes le seul à parler du gare. Ah ben, parler du gare, c'est sûr qu'on en parlera moins. Ça, c'est certain. Enfin bon.
Ça, je sais. Mais la promotion du gare que vous faites, c'est fantastique. Moi, j'avais tout ouvert à 20 km de Nîmes. Et je voulais dire à Charles.
Oui. Qu'est-ce qu'il y a, Charles ? Vive les crocons. Ah oui, mais ça... Arrêtez avec son PG. Mais nous, on aime les crocons. Ah oui, mais bravo, Chantal. Bravo, les crocons. Merci, Chantal. Allez, je vous embrasse. Merci beaucoup, Chantal. Merci. Merci pour tout le travail que vous faites. Et pour tout le travail que vous faites. Bravo, bravo. Merci, Chantal. Je vous embrasse. Merci. Le petit Dieu, je suis à vous. Merci. Merci. Au revoir, Chantal. 6h12, 1 minute. Jean Castex sera avec nous. C'est parti fort. Ce matin sera avec nous, donc, tout à l'heure. Hier, il est arrivé d'une manière impromptue aux négociations du Ségur de la Santé, hier soir.
Que va-t-il nous dire à ce propos, tout à l'heure ? Aujourd'hui, il sera à l'Assemblée nationale à 11h face aux députés, puis au Sénat à 15h. Ensuite, il va rencontrer les partenaires sociaux tout au long de la journée de demain. Il a donc un emploi du temps particulièrement chargé, conseiller dans l'ombre de Nicolas Sarkozy. Monsieur déconfinement, c'était lui. Pendant la crise sanitaire, discret, très discret, monsieur déconfinement, Jean Castex était encore quasi inconnu des Français. Il y a quelques jours, Paul Barcelone.
Jean Castex, impragmatique, abordable, détendu. C'est l'accent qui fait ça, sûrement. Aurélie Gros, la maire du Coudray-Monceau, dans l'Essonne, séduite par le style du nouveau Premier ministre reçu samedi dernier. Homme de proximité, homme de terrain, il est venu dans ma commune, qui est une petite commune, puisque c'est 5000 habitants. C'est quelqu'un qui parle avec le cœur, on ressent une forme de sincérité. Il ne paraît pas être le technocrate sorti de l'ENA, il paraît plutôt être l'élu local qui s'intéresse à ses administrés. Élu local, Jean Castex l'est depuis plus de 12 ans, maire de Prades, dans les Pyrénées-Orientales, où Yves Delcor est son premier adjoint.
Jean Castex, il a trois qualités. L'empathie vis-à-vis des gens, la connaissance, il a une mémoire remarquable, et puis surtout, il a le sens de la pédagogie. Ce qui ne gâche rien dans les temps qui courent, où les gens ont besoin de beaucoup de pédagogie pour comprendre ce qui se passe, et pour savoir dans quelle direction ils doivent aller.
Mais trop peu écolo, parfois directif et cassant, Jean Castex ne fait pas toujours l'unanimité. François Pic est l'un de ses opposants historiques à Prades.
C'est quelqu'un qui a beaucoup d'ambition pour lui-même, non pas pour la planète, mais pour lui-même, et il sera sans doute un bon serviteur de M. Macron.
Alors l'un des défis de Jean Castex sera peut-être de se démarquer d'Emmanuel Macron, comme a su le faire un certain Édouard Philippe avant son départ de Matignon.
Oui, Quentin Vinet, qui est Jean Castex ? Est-ce que sa nomination est une bonne chose ? La question est posée dans un sondage élabe pour BFM TV. Et on voit qu'un Français sur deux n'a pas d'avis sur la question. Pourquoi ? Oui, parce qu'on ne le connaît pas. Eh bien parce qu'on ne le connaît pas. Voilà, on ne le connaît pas assez pour répondre à la question. C'est ce qui ressort de ce sondage. À part dans le sud-ouest peut-être, la région d'origine de Jean Castex. Alors est-ce qu'il fera un bon... Il est Gerssois à l'origine. Gerssois. Là, il est maire de Prades. Et élu des Pyrénées-Orientales. Il était maire de Prades parce qu'il ne peut plus cumuler là.
Et est-ce qu'il fera donc un bon Premier ministre ? Là, c'est du 50-50 dans les réponses, avis partagé. Jean Castex dit qu'il est là pour chercher. Comment voulez-vous le dire aujourd'hui ? Oui, c'est audacieux d'avoir un avis franché aujourd'hui. Il dit qu'il est là lui pour avoir des résultats. Sa priorité, ça aussi il l'a dit, c'est la relance économique du pays. Alors justement, regardons quelles sont les priorités des Français. Ils veulent d'abord des actions pour la santé, puis la sécurité. L'économie et l'écologie apparaissent juste après. Eh bien, nous allons lui parler de tout cela. Tout à l'heure, à 6h15, vous êtes sur RMC. Tiens, encore avant de prendre Jean-Éric Branat.
Tiens, on va le prendre tout de suite Jean-Éric Branat. Ensuite, nous serons avec Antoine qui est chef de cuisine à Lyon. Jean-Éric, bonjour. Bonjour Jacques. Un maître de conférences à l'Université de Paris 2, spécialiste des États-Unis. Donald Trump a donc retiré officiellement les États-Unis de l'Organisation Mondiale de la Santé qui l'accuse d'avoir mal géré la pandémie de coronavirus. C'est ce qu'a annoncé un sénateur américain d'ailleurs. Pourquoi un sénateur américain, Jean-Éric Branat ? Alors, parce que ce sénateur est en charge de la Commission des Affaires étrangères et que c'est eux qui ont reçu cette notification de la part du président des États-Unis.
Le président ne peut pas le faire seul, il doit avertir le Congrès. Et donc, il a suivi cette procédure-là et ce sénateur a aussitôt tweeté la nouvelle sur les réseaux sociaux. Bien. Où en est Trump ? Plus de 130 000 morts aux États-Unis. Où en est Trump en ce moment ? Dites-moi Jean-Éric. Trump en est dans le déni. Pour lui, la pandémie est terminée et tout va bien aux États-Unis. Il explique que 99% des cas ne sont pas graves. Il oublie bien sûr les séquelles qu'il peut y avoir. Il oublie que ça continue aux États-Unis très fortement puisque dans le sud des États-Unis, la pandémie fait des ravages. Il ne faut pas l'oublier.
Aujourd'hui, il y a plus de morts aux États-Unis, dans le sud des États-Unis qu'il n'y en avait au mois de mai. Mais pour le président américain, il regarde l'ensemble des chiffres. Il préfère regarder cela et essayer de jouer l'optimisme pensant que ça va doper sa cote. Alors que pour l'instant, c'est plutôt le contraire. Il faut dire que les Américains sont toujours dans la peur de cette pandémie. Nous, en France, on l'a un peu oublié. On est passé un peu à autre chose. Mais les Américains sont toujours très fortement dedans. Oui, les Américains ont toujours peur de ce coronavirus. C'est vrai que nous, peut-être à tort, je ne sais pas.
Nous, on a l'impression que ce coronavirus est terminé. Je vais y revenir avec Quentin Vinet tout à l'heure et avec mon invité à 8h10. Mais Jean-Éric Branat, pendant ce temps-là, Joe Biden, lui, dit La première chose que je ferai, c'est que je retournerai à l'OMS. Les États-Unis réintégreront l'OMS. Joe Biden, qui se montre peu et qui se montre toujours masqué, c'est quoi ? C'est la volonté d'être totalement à l'opposé de Trump. C'est la volonté d'abord de montrer qu'il respecte les scientifiques et qu'il écoute les scientifiques et qu'il montre là-dessus une humilité vis-à-vis de ce dossier qui, je crois, si est complètement à son rôle.
En effet, vous venez de le dire vous-même, je ne sais pas quand vous en parliez. Et je crois qu'on en est encore tous là. On ne sait pas ce qui va se passer. Parce qu'il faut quand même le dire, ça nous dépasse un petit peu tous. Alors, il y a des débats très virulents, notamment les mêmes qu'en France, sur la chloroquine, sur est-ce qu'il y aura un vaccin ou pas, est-ce que tout le monde va en mourir, à quel âge, etc. Même, est-ce qu'il faut repartir à l'école pour les enfants ? Les débats sont les mêmes, dans les mêmes termes. Et Joe Biden, lui, est très entré vis-à-vis de tout cela. Par contre, il a présenté un plan aussi pour lutter contre la pandémie.
Et il l'a annoncé hier en disant au président des États-Unis « Mais n'attendez pas que je sois président, faites-le tout de suite. » Car ce qu'on reproche à Donald Trump, c'est bien cette gestion par l'absence, dans le déni total. Et là-dessus, il y a une vraie différence de comportement entre Joe Biden et Donald Trump. Jean-Éric Branach, une dernière question. Aujourd'hui, où en sont les sondages ? Si l'élection américaine, si l'élection présidentielle, qui aurait lieu en novembre, on le rappelle, avait lieu aujourd'hui, ça donnerait quoi ? Alors, ce serait un carnage pour Donald Trump, si c'était aujourd'hui.
Et c'est bien pour cela, d'ailleurs, qu'il y a cette décision de retrait de l'OMS, en désignant l'OMS comme responsable de cette pandémie. Avec la Chine, d'ailleurs, ils ne sont pas tout seuls dans la tête de Donald Trump. Mais c'est vrai que les sondages aujourd'hui sont très mauvais. Et pire que ça pour Donald Trump, les seniors, aujourd'hui, voteraient majoritairement pour Joe Biden. Et si c'était la dernière question, Jean-Jacques, permettez-moi de vous dire que je regrette beaucoup que cette émission s'arrête.
Et je tenais à vous remercier, moi, à titre personnel, et je suis sûr que tous ceux que vous avez invités le pensent également, pour votre gentillesse, au cours de toutes ces années où nous avons pu travailler ensemble. Ben ça, Jean-Éric, c'est inattendu, et ça me fait vraiment plaisir, Jean-Éric. Vraiment. Mais vous continuerez à intervenir, évidemment, sur l'antenne DRMC. Merci beaucoup. Et je vous écouterai. Merci beaucoup, Jean-Éric Branard. Merci, merci. Le coronavirus en France. Jérôme Salomon, le directeur général de la Santé, redoute une deuxième vague à l'automne ou à l'hiver. Certains médecins craignent même un rebond de l'épidémie dès cet été.
Ils pointent du doigt le relâchement des Français. Il faut dire que les responsables politiques, notamment, ne montrent pas l'exemple en ce moment. Quentin Vinet. Eh oui, hier encore, on voyait des embrassades, des accolades lors des passations de pouvoir avec le remaniement ministériel. Julien Denormandie, par exemple, a même dû faire un rappel au ministère de l'Agriculture. Écoutez.
Je crois que vous avez tout à fait raison. Il faut absolument répéter que ces gestes barrières doivent être respectés. Et quand ça n'est pas le cas, ce n'est pas bien. L'exemple, il n'est pas montré par les mines. Non, mais vous voyez ce que je viens de dire. Et je suis d'accord, ça n'a pas toujours été le cas. Ce matin encore. Je suis d'accord avec vous. Il faut respecter les gestes barrières. Et quand ça n'a pas été le cas, ça n'est pas un exemple à suivre.
Julien Denormandie, qui est assez gêné quand l'EFM lui a posé cette question. Enfin, il est honnête dans sa réponse. Il n'y avait pas beaucoup de masques dans la salle. Il y avait un buffet partagé par tous les convives. Effectivement, il est honnête. Surtout, il n'est pas le seul. À Montpellier, le nouveau maire, Michael Delafosse, a carrément passé un test après la soirée des municipales. Il a notamment croisé pendant cette soirée le bâtonnier de la ville qui lui a été testé positif. Les nouvelles apparemment sont rassurantes puisque le test était négatif pour le nouveau maire. Bien, merci Quentin. Il est 6h20. On va faire un peu de pub ensuite.
Antoine, qui est à Lyon, puis Charlemagne, avec les histoires du jour. A tout de suite. Il est 6h25. Si nous prenions Antoine, qui est à Lyon. Bonjour Antoine. Bonjour Jean-Jacques. Antoine, vous êtes chef de cuisine. Tout à fait. Je suis très, très, très content de vous avoir. C'est vrai, Antoine ? Je suis très ému. Très ému parce que je vous ai connu en 2001-2002. J'ai quitté la Corse. Je travaillais en Corse. Et en arrivant au port à Marseille, je cherchais les radios et tout. Et d'un seul coup, je tombe sur vous. Oui. Sur votre voix.
Oui.
Et depuis, tous les matins, je vous écoute. Bien avant vous, j'écoute votre équipe, bien sûr, mais à 6h. Voilà, vous rythmez mes journées depuis presque 20 ans. Et je suis vraiment content, content de vous avoir. Moi aussi, ça me touche. Je sens l'émotion, Antoine. Oui. Qui correspond à la mienne, là. Très ému. Très, très ému. Et je voulais vous souhaiter bon vent. Ben merci. Je serai là quand même à 8h30, tous les matins. Parce que je ne vais pas lâcher ça. La présidentielle approchant, croyez-moi, je ne vais pas la lâcher. J'espère bien. Ce sera toujours un bonheur de vous écouter et de vous regarder. Bon, ben écoutez, Antoine, ça me fait vraiment plaisir. Moi aussi, Jean-Jean.
Vraiment, vraiment, vraiment. Puis vous serez avec l'équipe qui reste là, qui sera là, qui assurera la transition. Quand je me réveille, avoir Anaïs Castagnan. Ça, je comprends. Je comprends. Franchement. Oui, oui, vous avez raison. Vous avez raison. Bon, merci, Antoine. Merci beaucoup. Je vous remercie, Jean-Jacques, encore une fois. C'est gentil, Antoine. Merci. Merci beaucoup. Merci. Au revoir, Antoine. Au revoir. Au revoir. Il est 6h27 tous les matins. Trois histoires et trois images avec Charles Magnin. Charles, nous commençons avec le Brésil, où le président Jair Bolsonaro a donc été testé positif au Covid-19.
Mais oui, ça fait des semaines qu'il minimise la gravité du virus, qu'il enchaîne les bains de foule sans porter de masque. Ça devenait assez inévitable. Le président brésilien a fini par être testé positif, comme il l'a expliqué hier à la presse. Ça a commencé dimanche. Je ne me sentais pas très bien. Ça s'est aggravé lundi. J'ai ressenti de la fatigue et j'ai eu 38 degrés de fièvre. Les médecins m'ont donné de l'hydroxychloroquine et un antibiotique. Et après, je me suis senti mieux. Je vais parfaitement bien. Voilà, tout va bien. Il fait l'effort de porter un masque devant les journalistes. Bon, attention, il l'a enlevé deux secondes plus tard afin de montrer son visage à la presse.
Il continue de parler de petits rhumes, de petites grippes, alors que le Brésil déplore plus de 65 000 morts du virus. Et l'annonce de ce test positif du président a déclenché une avalanche de commentaires sur les réseaux sociaux au Brésil avec deux hashtags. Força Bolsonaro, courage Bolsonaro pour ses partisans. Alors que ses opposants utilisent le hashtag Força Corona, courage au coronavirus. Voilà, beaucoup de cynisme au Brésil. Quant à l'OMS, que Bolsonaro aime tant critiquer, son directeur général a sobrement souhaité un prompt rétablissement au président brésilien. À Paris, restaurant proposé des burgers à 2,50 euros. Eh bien, ce restaurant a été obligé de fermer.
Victime de son succès, Charles. Mangez et cassez-vous ! C'est le nom de ce tout petit restaurant, ce snack, situé dans le 11e arrondissement de Paris, en plein beau-boland d'Anaïs Castagna. Ce snack, ce qui connaît bien cet arrondissement.
Pas partout dans l'11e, pas partout dans l'11e.
Quartier branché de Paris, on va le dire, ça. Avec des burgers, donc, à des prix défiant toute concurrence. 2,50 euros jusqu'à 2,90 euros pour ces burgers faits maison. À Paris, un burger en terrasse coûte en général une quinzaine d'euros. Le restaurant a ouvert il y a moins d'un an. Ça marchait plutôt bien, mais tout a dérapé au mois de juin. Quand un influenceur des réseaux sociaux a publié une vidéo tournée dans le restaurant. Il l'a publiée sur le réseau social TikTok. 500 000 likes. Résultat, ces dernières semaines, il fallait faire plus de 2 heures de queue pour acheter un burger. Certains venaient avec leur chèque cliente avant l'ouverture.
Le patron a donc préféré baisser le rideau temporairement. Ça nous fait trop mal de vous voir faire autant de queue, dit-il. Bruno, l'ours qui cherche l'amour. Oui, Bruno est une star, lui aussi, sur les réseaux sociaux. Il vient de parcourir plus de 600 kilomètres à pied, ou plutôt à patte, à travers les Etats-Unis, du Wisconsin au Missouri, vous le voyez à l'image. Si Bruno voyage, c'est parce qu'il cherche une compagne. En période de reproduction, sachez-le, les ours peuvent en effet parcourir de très importantes distances à la recherche de femelles. Alors Bruno traverse tout, les routes, les forêts, rien ne l'arrête. Et les internautes le suivent en direct, à la trace. C'est génial.
150 000 fans sur Facebook. Parfois, plusieurs centaines de personnes qui viennent l'entourer le filmer sur son passage. Les autorités alertent d'ailleurs sur ses comportements assez dangereux. Bruno a dû être recueilli pendant quelques jours dans un zoo pour reprendre des forces avant d'être relâché dans un parc naturel pour poursuivre sa quête de l'amour. Il est 6h30. Merci d'être avec nous. La machine à café 32-16, la touche 5. Quentin Vinet. Et le bon matin par SMS au 7-32-16. Anaïs Castagna.
On sera face à face avec Jean Castex, le nouveau Premier ministre. On sera avec Nicolas Bergeon, le candidat écologiste battu à Prades par Jean Castex justement. Pour lui, l'arrivée du nouveau Premier ministre à Matignon n'est pas une bonne nouvelle.
Pour l'écologie, il nous dira pourquoi juste après le journal.
Allez, nous sommes avec Julien Coudreau pour les dernières informations. Il est quelle heure ? Il est 6h31. Julien, bonjour. Bonjour Jean-Jacques, bonjour à tous. Pas un bac au rabais mais un bac pour tout le monde ou presque. Plus de 91% de réussite avant même le rattrapage, c'est du jamais vu. Mais pas sûr au final que cela soit un cadeau pour les jeunes diplômés. La crainte d'une deuxième vague de coronavirus en France, il faut s'y préparer. Dit ce matin le directeur général de la santé alors que les études scientifiques démontrent que le virus est sans doute plus contagieux qu'on ne le pensait. Et puis la famille de Philippe Monguillot crie sa colère et réclame justice.
Le chauffeur de bus agressé dimanche soir à Bayonne est toujours dans un état désespéré. Témoignage bouleversant à suivre dans ce journal. Le chiffre est énorme et donne du grain à moudre forcément à tous ceux qui anticipaient déjà un bac offert à la génération Covid. Les résultats sont tombés hier soir, 91,5% de candidats reçus avant même le rattrapage. C'est un record, près de 14 points de plus que l'an dernier. Mais est-ce vraiment une bonne nouvelle pour les nouveaux bacheliers ? Eh bien c'est loin d'être évident Thomas Chupin. Alors les résultats sont exceptionnels mais ce n'est pas un bac au rabais pour les enseignants.
Jean-Rémi Girard est le président du syndicat national des lycées et collèges. Ce bac il a du sens dans l'idée qu'on était dans une situation absolument unique et qu'il fallait trouver une solution. On a trouvé celle du contrôle continu. On voit bien qu'en temps normal c'est probablement pas la bonne. Parce que l'on voit que ça crée quand même des bizarreries. Plus de 90% d'admis avant rattrapage avec certains qui avaient 7 ou 8 de moyenne. Pour Michel Fils, sociologue spécialiste de l'éducation, ça n'a aucun sens. Quand un examen arrive à des taux qui frôlent les 100%, il n'a plus de valeur d'examen. Et ce n'est pas grandir la jeunesse parce que la vie est faite d'examens.
On ne peut pas laisser penser que dès qu'on est dans le milieu du travail, vous aurez une carrière sans effort. Ils seront donc bien plus nombreux à venir garnir les bancs de l'université à la rentrée prochaine. Et c'est ce qui inquiète Gilles Roussel de la conférence des présidents d'université. Entre juillet et septembre, il est très difficile de créer des places, trouver des enseignants, trouver des locaux. On est arrivé probablement à la limite du système. Et il faut rajouter une crainte, le taux d'échec à l'université l'an prochain. Alors qu'ils seront de nombreux bacheliers à débarquer sans être réellement prêts.
Allez, une pensée ce matin pour les 40 000 candidats qui passent, eux, à partir d'aujourd'hui les oraux de rattrapage. Il faut se préparer à une reprise de l'épidémie en France. Avertissement de Jérôme Salomon ce matin dans les colonnes du journal Le Figaro. Le directeur général de la santé met en garde les Français contre tout relâchement Anne-Sophie Balbir.
Oui, il insiste. Il faut que chacun, chacune continue de respecter les mesures barrières, distanciation, port du masque. Ce sont nos comportements qui conditionnent le risque de regain du Covid-19. Si nous ne sommes pas suffisamment prudents, il faut en effet se préparer à une reprise de l'épidémie, voire à une deuxième vague, dit-il. Et si la situation venait à se dégrader de nouveau, des mesures de limitation de déplacement seraient par exemple envisagées.
Nous ne savons pas tout sur le comportement du virus qui circule toujours, dit encore Jérôme Salomon. Les dernières données scientifiques invitent d'ailleurs plus que jamais à la prudence Anne-Sophie.
Selon Santé publique France, il y a environ 50% de transmission pendant la période asymptomatique. Nous sommes donc très nombreux à être contagieux avant même de tousser, d'avoir de la fièvre, de perdre le goût, l'odorat. Les dernières données biologiques montrent que la charge virale d'un patient sans symptômes peut être similaire à celle d'un patient qui présente des signes de la maladie. On apprend aussi que près d'un quart des infections restent asymptomatiques, celui-là.
Anne-Sophie Balbir, merci. Et dans ce contexte, l'Organisation mondiale de la santé met en garde contre une accélération de l'épidémie dans le monde. Plus de 60 000 nouveaux cas détectés ces dernières 24 heures aux Etats-Unis. C'est un record au Brésil. Le président Bolsonaro, qui n'a cessé de minimiser, lui, la pandémie, a révélé avoir été contaminé. Mais il assure qu'il se porte bien. En France, le compte n'y est toujours pas pour les syndicats de soignants qui réclament une revalorisation de 300 euros nets de tous les agents hospitaliers du public.
Hier, Jean Castex leur a promis une rallonge d'1,1 milliard d'euros dans le cadre du Ségur, de la santé, ce qui porte l'enveloppe globale à 7 milliards et demi. Le premier ministre, notez-le, invité de Jean-Jacques Bourdin ce matin, rendez-vous à 8h30 sur RMC et BFM TV. Le parquet de Bayonne demande la mise en examen de deux suspects pour tentative d'homicide volontaire après l'agression d'un chauffeur de bus. Dimanche soir, Philippe Monguillot, 59 ans, en état de mort cérébrale, roué de coup pour avoir voulu, vous le savez, contrôler un titre de transport et avoir demandé à des passagers de porter un masque.
Une marche blanche est organisée ce soir par sa famille, évidemment dévastée, mais aussi en colère. Jean-Wilfrid Forquès avec Olivier Chantereau.
Plongée dans ses photos de famille, Véronique allait très creuser. Depuis l'agression de son mari, elle passe par tous les sentiments.
À un moment donné, les yeux ne produisent plus de larmes. C'est vrai, je suis malheureuse. J'ai beaucoup de colère, beaucoup de haine. J'ai envie de tout casser, de me mettre en haut d'une montagne, de hurler, de lui dire de venir. C'est très dur et je ne sais pas de quoi il fait demain. Je ne sais pas comment on va s'en sortir.
On nous a détruit en quelques secondes, ajoute Véronique, qui ne comprend pas les raisons d'un tel déchaînement de violence.
Celui qui a fait ça, est-ce qu'il est vraiment humain ? Est-ce qu'il se rend compte qu'il a quand même arraché la vie d'un monsieur qui est papa, qui est époux, qui a tout pour être heureux et qui ne va profiter de rien ? Et est-ce qu'un jour, il va se rendre compte de la gravité de ses actes ?
Lunettes noires sur les yeux, la voix pleine de sanglots, Mélanie, l'aînée des trois filles de Philippe, aussi l'entre chagrin et colère.
On m'a enlevé mon repère, c'est celui de mes petites sœurs. J'espère que justice sera faite et avec ma maman et mes sœurs, on va se battre pour leur faire payer le plus cher possible.
Mélanie et ses petites sœurs seront présentes ce soir lors de la marche blanche organisée en hommage à leur papa.
6h37 sur RMC, un permis de conduire à prix défiant toute concurrence. Tiens, ça peut vous intéresser peut-être. 729 euros, difficile de faire mieux, c'est ce que propose le site de vente en ligne Cdiscount depuis hier. L'offre est disponible dans 50 villes de France, mais elle fait grincer des dents les auto-écoles traditionnelles, Romain Poiseau. Un permis 35% moins cher qu'en auto-école, un code de la route à 19 euros au lieu de 230. Le modèle est voué à se développer, selon Lucas Tournel, président de la start-up Le Permis Libre. L'année dernière, on a inscrit 60 000 nouveaux candidats au permis. Cette année, on devrait faire au moins x3.
Et qu'on ne vienne pas lui parler de permis low cost. Nous, on a décidé de faire un permis au juste prix.
On a automatisé beaucoup de choses, ce qui permet de réduire le personnel administratif. Et derrière, on travaille avec des indépendants au lieu de travailler avec des moniteurs qui sont salariés.
Les gérants d'auto-école ou moniteurs viennent travailler avec nous. En fait, on recycle le marché. Recycler le marché de l'auto-école, faux. C'est une concurrence déloyale pour Philippe Colombani, président du syndicat d'auto-école unique. Statut des auto-écoles, ça me semble une évidence. Le permis libre utilise des auto-entrepreneurs. Et nous, quand on a les contrôles d'Ursaf, on nous dit qu'il ne faut pas utiliser des auto-entrepreneurs. C'est borderline aussi parce qu'à ma connaissance, Cedis Group n'a aucun agrément préfectoral pour vendre de l'apprentissage à titre onéreux. Ça se fait avec l'accord tacite des gouvernements et des politiques.
En novembre 2018, Emmanuel Macron avait promis de faire baisser drastiquement le coût du permis de conduire en France. Il est 6h38 sur RMC. Les courses et le quintet du côté d'Anguin aujourd'hui, Anaïs.
C'est à 20h15, favori numéro 10, Désir Castellet, Outsider, 6 Django du Bocage.
Il est 6h38, merci. Allez, 6h38, dans un instant, je suis à Prades, dans les Pyrénées-Orientales. Voilà une commune dont on parle beaucoup. Évidemment, pourquoi ? Parce que le maire Jean Castex est devenu Premier ministre. Il n'est plus maire. Il a été remplacé à la tête de la ville. Il a été largement élu. Mais dans un instant, je suis avec son adversaire au municipal, Nicolas Berjouan, qui était tête de liste de Prades en collectif écologiste à Prades, battu par Jean Castex, qui sera là l'opposant à Jean Castex, qui sera là dans deux minutes. En attendant, je vais prendre Dimitri, qui est à Minneapolis. Bonjour Dimitri.
Bonjour, je ne sais pas si je dis bonjour ou bonsoir, mais en tout cas, très honoré de passer avec vous. Il est quelle heure chez vous, aux Etats-Unis, à Minneapolis ? Eh bien là, il va bientôt être minuit. Il va être minuit, oui. Donc voilà. Minneapolis, rappelez-nous, géographiquement, c'est au cœur des Etats-Unis, à Minneapolis. C'est vraiment... C'est ça, c'est ça. Oui, tout à fait. L'État, en fait, le Minnesota se trouve à la frontière avec le Canada. Donc on est au milieu des Etats-Unis, mais au nord. Au nord, voilà. Au nord, mais au milieu des Etats-Unis, entre la côte Est et la côte Ouest. Dites-moi, Dimitri, quelle est la situation concernant le coronavirus ?
Eh bien, d'après ce qu'on entend en France, c'est vrai qu'ici aux Etats-Unis, la situation est, paraît catastrophique, mais le Minnesota, on va dire, s'en sort bien. C'est l'un des rares Etats où la situation reste quand même assez bien maîtrisée. Donc, j'espère que ça continue. Au Minnesota, la situation est bien maîtrisée. Vous vouliez nous passer un petit coup de fil, Dimitri ? Tout à fait. Du moins, ça fait quelques temps que je vous écoute le soir pour moi. Vous faites mes soirées et j'ai appris il n'y a pas longtemps que ce serait l'une de vos dernières émissions dans cette matinale. Donc, je voulais vous dire que... Il en reste deux, ce matin et deux autres. Exactement.
Donc, heureusement, j'ai réussi à vous avoir. Donc, c'était juste pour vous dire que voilà, je voulais vous remercier de cette émission, des moments passés avec vous, même si c'est loin de la France. Mais en tout cas, vous dire qu'aussi aux Etats-Unis, on vous écoute et vous êtes encore pas mal dans le monde. Merci, Dimitri. Vous êtes chercheur, je crois, à Minneapolis. Dans quel domaine ? Alors, oui, je suis dans le domaine des biotechnologies en interface avec la chimie. Voilà. Donc, je travaille surtout, on va dire, dans le domaine des produits naturels, synthétisés avec des bactéries par fermentation. Donc, voilà. Bien. Bien. Merci beaucoup, Dimitri. Merci. Merci à vous. Joli message.
Merci. En direct de Minneapolis, aux Etats-Unis. Il est 6h41. Merci. Nicolas Bergeau est avec nous dans deux minutes. A tout de suite. RMC. RMC, 6h09. Vos en direct. Il est 6h44. Je suis en direct avec Nicolas Bergeau en tête de la liste battue à Prades dans les Pyrénées-Orientales, battue par Jean Castex au municipal. Prades en collectif. C'était la liste de Nicolas, conduite par Nicolas Bergeau qui est écologiste. Nicolas Bergeau, bonjour. Bonjour. Merci d'être avec nous. Prades, entre 6 et 7000 habitants au pied du Canigou. C'est bien cela. Je ne dis pas de bêtises. Je ne dis pas de bêtises. Bon, Nicolas Bergeau, vous êtes fier que le maire de Prades soit devenu Premier ministre ?
Bien, les Prades le sont. Ils seront contents que leur ville soit mise en lumière de la sorte. Pour moi, je prends ça pour un événement politique. Oui, pour les Prades, c'est une fierté. Pas aucun autre. Pour les Pradiens, c'est une fierté. Jean Castex, élu très largement à Prades au premier tour, 75%. Pourquoi, selon vous ? Les ressorts de la victoire de Jean Castex, ils sont multiples. Donc, d'abord, notre liste était une liste un peu tendre de gens qui, déjà, ont eu le courage de venir le défier, mais qui n'avaient pas la notoriété qu'il avait, lui. Ensuite, cette liste un peu tendre, quand même, l'a bousculé, je crois, elle a fait une bonne campagne.
Et donc, il a été obligé de resserrer un peu les boulons de son système. Et puis, par ailleurs, Jean Castex, c'est quelqu'un qui est extrêmement habile socialement. Ça veut dire quoi, habile socialement ? Parce que j'ai besoin d'en savoir un peu plus, Nicolas Bergeon. Eh bien, ça veut dire que Jean Castex, c'est quelqu'un qui comprend très bien comment marchent les communautés humaines, je dirais, de toutes sortes, petites, grandes, et qui sait très bien repérer dans ces communautés la manière dont on peut les tenir, en quelque sorte, et dont il peut installer son pouvoir dessus. C'est-à-dire ? Allez au fond de ce que vous pensez.
Jean Castex, d'une part, il sait très bien flatter les pradéens, j'ai envie de dire, par son statut, en quelque sorte, et par la manière dont il se conduit. C'est quelqu'un qui sait être remarquablement affable avec les gens qu'il faut, et avec les gens en général. Et puis, c'est quelqu'un qui, encore une fois, sait se mettre en bon terme, je dirais, avec les gens qui ont de l'entrejambe et du pouvoir localement. C'est quelqu'un qui comprend bien les situations sociales, et qui sait, encore une fois, s'installer au centre des sociétés qu'il fréquente. Bon, alors, on va être très concret, Nicolas Bergeon. Est-ce qu'à Prade, il y a la municipalité, aide les plus démunis, socialement ?
Est-ce que la municipalité est très active, aide les plus démunis, travaille beaucoup sur le logement social ? Est-ce qu'à Prade, il fait bon vivre ? Soyons clairs, oui, non ? Je pense qu'il y a plusieurs Prades. Prades, c'est un vieux de la France périphérique, un peu maintenant, et il y a plusieurs Prades. Il y a des gens pour qui, à Prade, il fait bon vivre. Prades, c'est une ville où il y a notamment beaucoup de retraités qui viennent rechercher un certain calme, et qui sont la clientèle politique, en partie de Jean Castex. Et pour cela, je crois que tout va bien. Et puis, il y a eu des Prades de gens qui sont presque en marge de la société, je dirais.
C'est une Prade avec un chômage endémique, un tiers de la population poche du seuil de pauvreté. Et pour cela, c'est autre chose. Jean Castex, je vous dirais, oui, qu'il fait le maximum, parce qu'il essaie de lutter contre l'habitat insalubre, parce qu'il essaie de créer des HLN, mais enfin, tout cela est insuffisant à notre goût, parce que ce qui manque à cette ville, c'est de la dynamique économique et sociale. Et ça, il n'a pas su le faire pour nous, à Prades. Bien, Nicolas Bergeau, et sur le terrain écologique, parce que c'est un terrain où il est très attendu. Non, Jean Castex, ce n'est pas quelqu'un qui a la fibre écologique, ça c'est certain.
C'est quelqu'un qui s'est mis à l'écologie, en quelque sorte, ou au localisme, un peu sur le tard. Notamment en essayant de provisionner les cantines par des locaux depuis quelques années. Mais tous les pas qui sont faits dans ce sens manquent de franchise et sont faits avec beaucoup de retard. Le circuit court, c'est une bonne idée, ça quand même, Nicolas Bergeau, vous le savez. Enfin, c'est indispensable d'ailleurs. Tout à fait, nous ne sommes pas des opposants stériles, hostiles et complètement butés. Mais force est de constater, il le reconnaît lui-même. Il est venu à la discussion avec des maires de petites communes alentour, dans le cadre de la communauté de communes.
Et pour nous, écologistes, très tard, il y a quelques années à peine. Merci beaucoup Nicolas Bergeau, merci dans tous les cas d'avoir accepté. Vous en prie. Merci d'avoir accepté. Vous habitez Prades, vous habitez la région, vous connaissez Jean Castex. N'hésitez pas, 3216RMC.fr. André est à Avignon, André, Avignon dans le Vaucluse. Ça va André ? Jean-Jacques, bonjour. Jean-Jacques, j'ai le cœur serré. Ah bon ? Je vais essayer de ne pas te dire le coup. Merci Jean-Jacques. Merci Jean-Jacques, parce qu'il y a 15 ans, grâce à vous. Grâce à vous, j'ai passé une annonce, j'avais plus de travail, j'avais plus rien. Dans la même journée, j'ai trouvé un travail.
J'ai retrouvé un travail depuis, ça va très très bien. Ça va très très bien, j'avais un restaurant en Châteauneuf-du-Pape, je viens de changer de vie, tout va bien. Mais quelle émotion, quelle émotion a l'idée de se réveiller le matin avec vous. Vraiment. J'ai l'impression de perdre un grand frère. Et ça va dur. Voilà, merci Jean-Jacques. On est là, on est tous tristes, on est tous comme ça. J'ai envie de vous dire, j'ai envie de dire, on vous adore, on vous aime. Et voilà. Merci de votre humanité, de votre professionnalisme, de ces interviews, de ces matinales. Sincèrement, je ne pense pas que je pourrais écouter RMC. Mais si, mais si, mais si, mais si.
Voilà, en tout cas, Jean-Jacques, vraiment, j'espère qu'on se verra, on s'est déjà croisés. Moi, je n'ai pas eu tout de la personnalité, donc c'est un petit bonjour comme ça. Mais là, c'est vraiment l'émotion qui parle. Bon, ben merci André. Merci, ça me touche beaucoup. Merci André. Par contre, Jean-Jacques, j'ai dit une chose. J'aurais tellement plaisir à vous offrir une boutique de chatte, une invitable de chez mes amis. Dites-moi au standard, comment je peux le faire. De façon discrète, sans retour, sans rien, mais avec vraiment pour qu'un jour, Bissi boire quelque chose, qu'il y ait des gens derrière qui pensent à vous, qui vous aiment. Bien, merci beaucoup André. Merci.
Merci, ça me touche. André, merci. D'ailleurs, les interviews politiques, c'est une chose, mais j'ai commencé vraiment, vraiment à adorer la radio quand, sur RTL, j'ai commencé à dialoguer avec les auditeurs. Avant, je faisais du journalisme sportif, j'ai présenté tous les grands journaux sur RTL, mais les auditeurs ont la parole, ça a été pour moi une grande rencontre. Et on a poursuivi ça sur RMC pendant tant d'années. Bien, il est quelle heure ? Il est 6h51. Anaïs, qu'allons-nous faire ?
On part en redonnée avec un sac tout léger. Alors, vous allez dire, c'est pas possible, rien n'est impossible avec Anthony Morel. La preuve dans un instant, tout de suite.
RMC, c'est déjà demain. Bon, c'est déjà demain avec Anthony Morel, l'été, les vacances, les grandes balades en forêt, les randos en montagne. Bien sûr. Voilà, notre ami Anthony Morel, équipé pour l'été. Vous êtes prêts à partir, Anthony ? Quasiment, je vous ai apporté mon sac, déjà. Oui. Alors, il est un petit peu particulier, c'est une innovation. D'abord, vous pouvez changer la couleur. Oui, ça va, c'est bon, vous pourrez choisir la couleur. Parce que la couleur n'est pas terrible. Regardez sur RMC, découverte. Au moins, on ne vous perd pas de vue, voilà, quand vous êtes en rando. Ça, c'est sûr, ça, on vous voit de loin. Oui, ça, c'est bon.
L'innovation, elle n'est pas électronique ou connectée, comme je vous présente souvent, mais c'est très, très ingénieux. C'est une start-up française qui a mis au point ce sac qui s'appelle le Gravipack, qui a été conçu. Le Gravipack. Le Gravipack. Il est en gravité sur vos épaules, quasiment. En fait, il a été conçu pour ne quasiment rien peser lorsque vous le mettez sur vos épaules. C'est-à-dire que quand je le prends, alors j'ai mis 7 ou 8 kilos de pédagogie à l'intérieur, il est assez lourd. Mais quand je le mets sur mes épaules, hop, je vais essayer de le faire correctement, eh bien, je ne sens quasiment rien.
Alors, il y a quand même quelque chose, mais en fait, le poids est réparti de manière optimale, ce qui fait que j'ai presque l'impression qu'il n'y a rien sur mes épaules. En fait, à l'intérieur, l'innovation, elle est dans les bretelles. Les bretelles, elles sont très rigides. Je ne peux pas les tordre, vous voyez. En fait, vous avez des inserts métalliques qui vont répartir le poids et faire en sorte qu'ils se portent notamment sur les muscles des hanches. Et donc, du coup, je ne... Ah oui, mais c'est très, très malin. Oui, oui. C'est un ancien ferronnier d'art. Ils sont très forts en marketing. Non, c'est un ferronnier d'art qui a mis ça au point. Il a créé cet insert métallique.
Ce n'est pas du marketing. Pour le coup, je vous le dis, je le porte. Alors, j'en fais quand même l'expérience. Et pour le coup, vous avez presque l'impression de ne rien porter. On devrait limite l'utiliser pour les enfants, en fait. Oui, pour les cartables.
Il y a une version cartable qui va sortir.
Évidemment. Et puis, ils travaillent aussi avec l'armée, avec les pompiers qui sont aussi intéressés. C'est le footballeur Bakary Sagna qui a investi dans cette entreprise. Oui, qui a investi dans une startup. C'est un de ses amis qui a mis ça au point. Ils ont gagné des concours d'innovation, le concours l'épine. Notamment, ils ont gagné un prix. Donc non, c'est assez malin, franchement. Bon, et ne partez pas en randonnée sans votre smartphone. On ne peut plus maintenant. On ne peut plus. Vous avez des dizaines d'applications qui sont très, très bien fichues. pour à la fois tracer son itinéraire, utiliser des cartes quand on n'a pas de réseau autour de soi.
Ça peut arriver quand on est en randonnée. Alors, il y a une application qui s'appelle View Ranger, qui est très bien fichue,
qui utilise la réalité augmentée. C'est-à-dire que vous pointez votre téléphone en mode appareil photo. Par exemple, vous avez des montagnes en presse de vous. Et on va vous donner le nom des sommets au fur et à mesure que vous tournez votre téléphone en temps réel. Donc, vous avez en fait tous les points d'intérêt, tous les itinéraires possibles, tous les noms des différentes montagnes qui s'affichent sur votre téléphone directement devant vous. Voilà, donc c'est pas mal pour agrémenter les balades. Ça, c'est assez malin. Ça s'appelle View Ranger. Une autre application française aussi qui s'appelle IGN Rando, qui utilise des cartes IGN, qui est très, très bien fichue aussi.
Donc voilà, des petits appels à télécharger pour les balades. Très bien. Et si mon téléphone tombe en rade ? Vous êtes mal. Non, il faut la batterie. La batterie d'appoint, évidemment. Ça, c'est le classique. Alors, on a les batteries, vous savez, qui fonctionnent à l'énergie solaire. Mais alors ça, ça fonctionne assez mal, globalement, puis il faut qu'il y ait du soleil. Ça ne fonctionne pas du tout, même. Ouais, ça ne fonctionne pas très, très bien, effectivement.
Et alors, la nouvelle, ce qui est en train d'arriver, là, c'est les batteries sous forme d'hydroliennes. Donc, en gros, vous avez trois hélices. Vous mettez ça dans un cours d'eau. Vous êtes en train de faire une petite pause au bord d'une rivière, par exemple.
Il y a des hélices qui tournent, qui activent une turbine. Et ça va recharger votre téléphone. Bah oui, bah attendez. Eh bah si vous êtes poursuivis par des ours, vous serez bien content d'avoir votre petite batterie. Ah oui, d'accord. Et d'accord. Oui, dans ce cas-là, oui. Non ? Oui, bon. Bon, allez, merci Anthony Françoise, qui est à Marseille. Une Marseillaise. Bonjour Françoise.
Oui, bonjour Jean-Jacques. Je suis très émue de vous avoir. Je vous regarde tous les jours. C'est vrai ? Et quand je vais travailler, je vous enregistre quand je ne peux pas vous voir. Ah bon ? Pour vous regarder en rentrant.
Vous nous enregistrez et vous nous regardez en rentrant ?
Oui, oui, oui. Parce que comme ça, je ne vous rate pas. J'adore votre émission. Je suis désolée que vous arrêtiez, quoi.
Bon, ben oui, c'est comme ça, c'est la vie. Ça me fait de la thème.
Je ne rate la même chose, mais comme ça, je ne rate jamais vos émissions.
Bon, bon, bon, Françoise, ça me fait plaisir. C'est une fidélité, ça. Tout est preuve. Oui, oui, comme ça, moi, je vous regarde les anciennes émissions. C'est la télé que vous regardez, hein, Françoise. Oui, oui, oui.
Oui, oui, je regarde et quand je travaille, je vous enregistre.
Bon, merci beaucoup, Françoise. Je vous adore. Merci, ben nous aussi, et on vous embrasse.
Je vous remercie, je vous embrasse aussi et tout.
Merci. Au revoir, Jean-Jacques, merci, au revoir. Au revoir. Il est 6h58, Étienne est au Chambon-sur-Lignon. Voilà une commune que je connais très très bien, Haute-Loire. Bonjour, Étienne. Oui, bonjour, oui, il me semble que vous connaissez bien ce village, effectivement. Oui, gros village, le Chambon-sur-Lignon, hein, gros village. Alors, certains ont dit que j'étais allé faire une partie de mes études, très courtes, des études, je le dis tout de suite, mais au collège Sévenol, ce qu'il faut, hein, je ne suis jamais allé au collège Sévenol. En revanche, j'ai passé de nombreuses vacances l'été avec mes parents au Chambon-sur-Lignon.
Chambon-sur-Lignon, une commune juste, hein, qui a sauvé beaucoup d'enfants juifs pendant la dernière guerre. Étienne. Voilà, c'est l'histoire, effectivement. C'est l'histoire. Étienne, qu'est-ce que vous vouliez nous dire ? Vous vouliez nous dire que vous aviez gagné ? Voilà. Voilà, ben oui, vous avez gagné, Étienne. Vous avez gagné la machine à café et les capsules qui vont avec, Étienne. Et j'en suis très heureux. Je suis très content de vous avoir eu, après vos vacances et votre départ. Bien, merci, Étienne. Merci. Au revoir, Étienne. Technicien au Chambon-sur-Lignon. Il est 6h59, vous êtes sur RMC. Il est 6h59, vous êtes sur RMC, vous êtes sur RMC, vous êtes sur RMC, vous êtes sur RMC.