Nicolas Dupont-Aignan invité du Grand Rendez-Vous
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 34 %Attaque 56 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 82 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:29OuverteRéponse directe
Les Gilets jaunes ont été moins violents hier. Comment l'expliquez-vous ?
- 11:23OuverteÉludée
Le Grand Débat commence mardi. Pourquoi ne pas y participer ?
- 16:37RelanceRéponse directe
Le traité de Marrakech n'a pas fait l'objet d'un débat au Parlement. Le regrettez-vous ?
- 23:04OuverteRéponse directe
Comment comptez-vous exister face à Marine Le Pen aux européennes ?
- 27:57RelanceÉludée
Et qu'est-ce qui n'est pas crédible dans le programme de Marine Le Pen ?
- 28:18OuverteRéponse partielle
Elle dévoile aujourd'hui ses soutiens ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:36InvitéFait
« « La désindexation des pensions de retraite, Emmanuel Macron n'est pas revenu dessus. » »
- 19:16InvitéChiffre
« « 2 millions de fausses cartes vitales, 14 milliards d'euros de gaspillés. » »
- 28:42InvitéFait
« il y a ceux qui veulent continuer avec Macron ou les républicains c'est à dire la même salade qui ont voté tous les traités européens qui nous conduisent à cette politique »
- 28:52InvitéFait
« ce sont les mondialistes c'est à dire des gens qui ont voté des traités européens qui n'ont rien à voir avec la belle Europe que je souhaite »
- 29:01InvitéFait
« qui appauvrissent le peuple français renforcent l'immigration ce qui fait que rien ne peut changer tant qu'on continue avec ces traités »
- 32:13InvitéPromesse
« qui veut que l'agriculture soit protégée »
- 32:15InvitéPromesse
« qui veut que les banques soient contrôlées »
- 39:21InvitéChiffre
« nous sommes les seuls dans la classe politique à réduire la dépense de 32 milliards d'euros »
- 39:42InvitéChiffre
« 9 milliards sur l'Union Européenne immédiatement »
- 39:46InvitéChiffre
« La France verse 11 milliards net »
- 40:13InvitéChiffre
« nous récupérons 15 milliards sur les abus de l'assistanat »
- 40:59InvitéChiffre
« ils payent 161 000 euros c'est à dire 30 centimes par logement »
- 42:12InvitéChiffre
« on l'a vendu 14 milliards »
- 43:57InvitéFait
« ces petites entreprises où vous avez des patrons qui gagnent 2000 euros par mois »
Temps de parole
- Invité68 %
- ?15 %
- Présentateur11 %
- Locuteur non identifié3 %
- Locuteur non identifié 23 %
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Bonjour à tous et bienvenue dans le grand rendez-vous, votre émission qui lance la semaine politique. Ce n'est pas la première fois qu'il promet d'être la surprise du scrutin, mais si cette fois, pour les européennes, c'était la bonne. Les gilets jaunes, c'est nous, veut-il croire. Il y voit la cristallisation de tout ce qu'il défend depuis des années, paroles du peuple confisqué, taxes excessives, il y ajoute immigration et Europe. Alors il n'est pas le seul dans le champ politique à espérer profiter de la dynamique de ce mouvement social anti-élite. Et pour l'instant, son ex-alliée de la présidentielle, Marine Le Pen, semble en être la première bénéficiaire.
Mais face au dégoût que les Français disent aujourd'hui éprouver pour la politique et ses représentants, le jeu peut être dangereux, défense du mouvement ou récupération, la ligne de crête est difficile à tenir. Bonjour Nicolas Dupont-Aignan.
Bonjour Hélène Jouin.
Merci d'avoir accepté l'invitation du grand rendez-vous. Vous êtes président de Debout la France,
vous
êtes député de l'Essonne et vous serez tête de liste pour les prochaines européennes, au nom de votre parti que vous souhaitez d'ailleurs élargir. Avec vous, nous allons revenir sur ce mouvement des Gilets jaunes qui s'est remobilisé hier. Et puis nous allons évidemment parler des élections européennes puisque
vous
mettez beaucoup d'espoir dans ce scrutin. Pour vous interroger, Cécile Cornudet, éditorialiste aux Echos. Bonjour
Hélène, bonjour à tous. Bonjour
Cécile et Damien Fleureau, chef du service politique de CNews. Damien Fleureau qui vous pose la première question.
Bonjour Damien Fleureau. Bonjour Nicolas
Dupont-Aignan. On l
'a
dit, une mobilisation des Gilets jaunes en hausse hier un peu partout en France. 84 000 personnes selon le ministère de l'Intérieur. Les chiffres sont souvent contestés. Ils étaient 50 000 selon le ministère le week-end dernier. Mais peut-être un tournant dans cette mobilisation.
On
a vu une plus grande organisation dans les cortèges. Des échauffourées aussi sans doute moins violentes que les samedis précédents. Comment est-ce que vous expliquez cette baisse de la tension ? Une baisse relative toutefois.
Mais je l'explique tout simplement parce que les Gilets jaunes ont toujours été pacifiques. Et que
certains casseurs... On n'a pas toujours vu
ça dans l'ensemble.
Dans les manifestations précédentes.
Et c'est un mouvement populaire, simple,
de
Françaises et de Français qui veulent vivre de leur travail
et
qui veulent être respectés comme citoyens de la République française. La
présence des forces de l'ordre en nombre, 80 000 répartis sur le territoire.
Écoutez,
moi je
remarque que les Gilets jaunes ont été très pacifiques
et
qu'ils n'ont pas répondu aux provocations des uns et des autres. Et je remarque surtout qu
'il y a une force très
puissante... Oui, bien sûr. Une force très puissante dans le pays pour changer notre pays. Vous savez, hier j'étais dans ma circonscription à un banquet des anciens.
Et
j'ai une dame qui m'a parlé et qui m'a dit « Monsieur le député, j'avais 903 euros de retraite par mois.
J
'ai travaillé 46 ans, durement. Et depuis, monsieur Macron, ma retraite a baissé. Je suis à 878,5. Et quand j'entends monsieur Macron nous dire à la télévision qu'on ne fait pas d'efforts,
moi
qui ai travaillé 46 ans,
que
je vois les gaspillages qu
'il y a partout... Sa retraite a
baissé, pardonnez-moi, elle
est en dessous des
1200 euros qui étaient la première...
Vous lui
poserez la question, j'étais surpris moi aussi, mais elle
m'a dit... Vous ne l'avez pas demandé pourquoi sa retraite avait baissé. C'était
un peu compliqué, je n
'ai
pas voulu rentrer dans les détails. Mais simplement, c'est pour vous dire que
l
'exaspération de nos concitoyens,
les
retraités qui
ont
travaillé dur et qui voient que chaque année, on leur vole leur retraite, la désindexation des pensions de retraite, Emmanuel Macron n'est pas revenu dessus. Et ce gouvernement est le premier de la République, après François Hollande, que ça devait être provisoire, à réduire le pouvoir d'achat de millions de retraités qui ont travaillé dur chaque année. Il est revenu
le décembre
dernier sur un certain nombre de mesures qui devaient toucher justement
les retraités, il a haussé le seuil. Et les retraités l
'ont compris. Je pourrais prendre l'exemple du livret A, l'épargne populaire, ceux qui n'ont rien, qui
ont
un petit livret A, qui est spolié tous les ans, puisque vous savez que la rémunération du livret A ne couvre même pas l
'inflation. Mais ça, ce n'est
pas Emmanuel Macron.
Non, mais enfin, c'est Emmanuel Macron qui
est président depuis 18 mois. Le calcul du livret A. Le calcul, on
peut le remettre en cause. C'est quand même incroyable que l'épargne populaire soit spoliée. Les mères de famille, les pères de famille qui élèvent leurs enfants, qui ont du mal à élever leurs enfants, qui voient la prestation familiale réduite chaque année. Vous
savez, ce n'est
pas
un
mouvement de... Ce qui est insupportable,
pour
les Français, j'en suis convaincu,
c
'est cette arrogance
où
on a l'impression qu'Emmanuel Macron, la fameuse galette, considérait son peuple comme des enfants gâtés. Mais les Français vivent durement. Eux ont leur pouvoir d'achat réduit et demandent de la justice.
C'est
tout.
Plusieurs ont été brutalisés
à Rouen, à Pau, à Toulouse. Bien sûr que
non, mais ce n
'est
pas quatre individus, dont on ne sait pas qui c'est d'ailleurs, ou quatre anarchistes, ou quelques casseurs d'extrême-gauche,
qui
doivent être montés en épingle pour déconsidérer un mouvement populaire et ne pas y répondre. Pour vous, ça
n'a rien à voir avec
le mouvement des Gilets jaunes, ces agressions.
Quand il y a une ébullition populaire, quand on a un gouvernement qui met de l'huile sur le feu, quand on a un président de la République,
qui
mène une politique d'une injustice incroyable, Donc
le
responsable, c'est le gouvernement,
ce n'est
pas les Gilets jaunes. Vous
vous épargnez complètement les Gilets jaunes de responsabilité. Totalement, je les connais. Et
je dis simplement qu'un peuple qui est humilié, martyrisé, brutalisé, eh bien à un moment, ça finit mal. Et j'aspire à la responsabilité. J'ai toujours demandé
que
les manifestations soient déclarées.
J
'ai toujours soutenu les Gilets jaunes modérés, responsables.
Et
j'ai toujours demandé
que
le président de la République
fasse
preuve, un, d'humanité, réconcilie les Français, car c'est son rôle, et change de politique sur les aspects les plus révoltants de ce qui est mené. Mais changer de politique,
soyons
précis, ce n'est pas faire semblant.
C
'est vraiment se poser la question de ce qui ne va pas depuis le début du quinquennat.
Donc pardonnez
-moi, les
violences ne sont jamais les Gilets jaunes. La semaine dernière, quand il y a une intrusion
au ministère de Benjamin Griveau...
Mais bien sûr, je n'ai jamais dit que tous les Gilets jaunes étaient parfaits. Je dis simplement...
Mais vous ne
condamnez pas. Je dis simplement, j'ai condamné les violences, bien sûr. Mais j'ai dit qu'un président de la République est chargé du devenir du pays. J'ai retrouvé, tiens,
pour
élever un peu le débat,
un
texte du général de Gaulle en 1958, extraordinaire. Je vous invite à le lire.
Vous
savez qu'il a mis en place un plan de rigueur après la 4e République pour redresser le pays.
Un
plan de rigueur très dur.
Mais
en même temps, il disait quoi
?
Il disait, je vais demander aux plus riches un effort financier pour la nation.
Et
je vais augmenter le salaire minimum des Français. Et je vais augmenter la pension de retraite des plus modestes.
Et
tout le monde est sur le bateau. Et on va y arriver. Vous voyez la différence
? Les
Français sont prêts à l'effort collectif.
Mais
c'est pas ce que dit Emmanuel Macron
à la fameuse galette des rois que vous
écoutez. Ce qui est
lié à
l'instant, quand il dit trop de
Français n'ont pas le sens de l'effort.
Mais c'est
honteux cette parole. Quand les Français souffrent comme jamais de sa politique. Emmanuel Macron a donné 5 milliards
aux
plus riches de plus riches de France. A réduit le revenu des
retraités. Dans les 5 milliards, vous mettez quoi ?
L
'ISF
? C
'est la nouvelle
fiscalité du capital.
C
'est absolument ahurissant ce qui s'est passé. Aucun pays n'a fait ça. Aucun chef d'État n'a été aussi méprisant.
Et
puis de l'autre côté, rien pour véritablement changer la pression fiscale. C'est-à-dire alléger les artisans, alléger ceux qui travaillent. Rien sur les fameux gaffards. Qui
va recevoir
à Versailles. Non mais vous avez vu où on arrive. C'est-à
-dire que lundi, vous dites
Emmanuel Macron réunit les plus grandes entreprises mondiales qui ne payent pas d'impôts en France et en Europe. Leur déroule le tapis rouge à Versailles. Il leur demandera
d'investir dans
notre pays.
L'attractivité de la France, Nicolas Dupont. Ou Nicolas Dupont-Aignan. Vous croyez
qu'elle est réussie avec le spectacle que nous montrons au monde depuis 8 semaines. D'un président irresponsable qui souffre sur les braises. D'un ministre de l'intérieur incompétent. Mais vous dites
un gouvernement irresponsable, vous dites un gouvernement qui n'est plus... Il est totalement responsable
de sa situation. Vous dites le gouvernement est légal mais il n'est plus légitime. Qu'est-ce que cela veut dire ? Est-ce que cela veut dire que c'est finalement la rue qui gouverne les
sondages peut-être d'opinion ? Non, pas du tout.
Le gouvernement est légal.
Il
a été élu. Pour 5 ans ? Par défaut d'ailleurs. Et le grand malentendu vient
qu
'il croit qu'il a été élu pour son programme. J'entends les députés de la majorité nous dire qu'on a été élu. D'ailleurs il n'avait jamais promis la désindexation des pensions de retraite. Jamais. Mais qu'importe. En fait il a été élu. Il est légal. Simplement la 5ème République du général de Gaulle avait prévu des dispositifs
pour
le cas de figure qui arrive souvent en démocratie
et
qu'il ne faut pas dramatiser et qui existe dans d'autres pays. C'est-à-dire où un gouvernement,
ça
arrive en Angleterre où parfois il
y a
des élections anticipées. Ça arrive en Allemagne. Il y
a
eu beaucoup de gouvernements démocratiques qui à un moment ont senti
que
la contestation était telle
qu
'il fallait un nouvel arbitre. Donc
provoquer des élections
anticipées,
des élections
législatives.
Je
vais y venir. Cet arbitre, c
'est
le peuple. Ce que j'ai voulu dire,
c
'est quand
vous avez... C'est la rue,
la
légitimité, le... Non mais quand vous avez...
C'est pas la rue. Quand vous avez une protestation aussi forte, un désaveu aussi fort,
à
la fois dans les sondages, à la fois dans la rue, un comportement aussi détesté par un peuple. François Bayrou, qui n
'est
pas de mon bord, il a très bien dit. Vous ne pouvez pas éternellement gouverner contre un peuple. Vous ne pouvez pas mettre un gendarme derrière chaque Français. Il y
a
un moment, la seule solution pour Emmanuel Macron, et je lui dis amicalement, la seule solution qu'avait prévue le général de Gaulle, qu'il a fait d'ailleurs en 68, c'est... Je remets ma légitimité, qui est quelque chose de toujours temporaire, devant le peuple,
et
c'est le peuple qui arbitre. Alors comment on la
remet ? Il a le choix des armes.
Mais
pardonnez-moi,
84 000 personnes dans la rue, est-ce que c'est ça qui doit pousser
Emmanuel Macron ? C'est à lui d'apprécier.
Moi j'estime que quand on a 25
% de popularité... Vous savez que j'ai fait un calcul par exemple dans
votre commune de Hier, vous n'êtes plus maire de Hier, dans votre commune de Hier, sur 29 000 habitants, ça voudrait dire que 36 personnes
sont contre la
façon dont la
majorité municipale se conduit.
Mais vous savez bien
que c'est pas ça. Ça suffit pour remettre en cause ? Mais vous
savez bien que ça ne marche pas comme ça. D'abord il n
'y a
pas 80 000 personnes, il y
en
a beaucoup plus. C'est le 9e week-end, les Français sont à bout, il faut déployer des forces de l'ordre qui n'en peuvent plus, on en parlera. Bref,
il
a le choix des armes.
Il
peut faire un référendum sur un programme concret. La réforme des retraites qui la soumettent à référendum. Moi je ne lui dénie pas sa légalité, il est président. Je lui dis, allez devant les urnes, le référendum, la dissolution. À un moment vous devez renouer avec le peuple par le suffrage. C'est la seule solution pour désamorcer la crise. Tous les présidents, tous les gouvernements du monde entier de démocratie, quand il y
a
une crise, il faut la trancher. Et ce n
'est
pas en la laissant pourrir, en insultant son peuple, qu'il y arrivera.
Alors, avant les urnes, il y a la question du débat national qui va s'ouvrir cette semaine. Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la France et l'invité du Grand Rendez-Vous. On se retrouve dans un instant. Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la France et l'invité du Grand Rendez-Vous. Le Grand Débat national est lancé cette semaine. Une question de Cécile Cornudet.
Oui Nicolas Dupont-Aignan, vous dites qu'il faut une sortie politique au mouvement. Or,
le
débat, Hélène vient de dire commence mardi. Est-ce que ce n
'est
pas un bon début ? Est-ce qu'il ne faut pas que vous y participiez, que vous jouiez le jeu ? Qu'est-ce que vous dites à vos électeurs ?
Si ce n'était pas triste et dramatique pour le pays, on hurlerait de rire. En démocratie,
on
a besoin d'un organisateur de débat.
On
a élu le président de la République pour organiser un débat. Excusez-moi, mais la démocratie, c'est le débat permanent.
Les Gilets jaunes demandent une écoute
et là, il y a
un moment d'écoute où on va pouvoir parler. Ils n'ont pas besoin de
paternalisme, Madame Cornudet. Les Français n'ont pas besoin, ne sont pas un peuple infantile. Ils n
'ont
pas besoin d'être traités
en paternalisme. Vous dites non à tout. Si je peux finir ma
phrase. Non, je ne dis pas non à tout. J'ai déposé une proposition de loi avec le sénateur Masson et la sénatrice Kaufmann trois jours après le début des Gilets jaunes. 47 articles, 40 pages, des solutions concrètes. Moi, je suis dans la solution.
Vous savez que je suis dans la politique. Vous parlez d'une
solution politique. Est
-ce que, par exemple, une grande coalition où vous pourriez
participer
pour sortir de la crise
? Je reviens à la base. D'abord, un, le débat. On n'a pas besoin d'avoir les débats organisés par les préfets, par les maires.
On n'a pas
besoin que M. Griveaux nous dise qu'on n'a pas le droit de parler d'immigration. On n'a pas besoin d'un gouvernement qui croit
qu
'on est revenu sous l'Ancien Régime. D'ailleurs, les cahiers de doléances,
je
vous signale que c'était sous la monarchie parce qu'on n'était pas encore en République et qu'il y avait des moments autorisés et des sujets autorisés. Donc, le grand débat, c'est de la foutaise intégrale. Il n
'y a
pas un Français qui croit à cette comédie. S'il y a
beaucoup de Français qui
y vont, ça pourrait faire un...
Très bien, mais ils savent très bien.
Une parole
forte qui pourra réorienter
la politique du gouvernement. Mais vous
plaisantez, le 31 décembre,
le
président s'est adressé aux Français. Moi, j'écoute. Je suis très respectueux. J'écoute. Et il a dit « Fou les neuses », c'est-à-dire en gros, vous êtes des dingues. Deuxièmement, je ne changerai pas de politique. Troisièmement, on va faire la réforme des retraites. Quatrièmement, il a envoyé M. Édouard Philippe, et on va parler de ça tout à l'heure, en Allemagne, dire « Rassurez-vous, il y a du baratin, le grand débat, le grand blabla. »
C
'est le grand blabla. Mais nous, on continue la même politique, c'est la même feuille de route. « Rien ne va changer, amis allemands, on reste bien obéissants, rien ne va changer.
»
Et tout. C'est de la duplicité, c'est du blabla, c'est n'importe quoi.
Mais c'est ce que réclame,
pardonnez-moi Nicolas Dupont-Aignan,
c'est aussi ce que
réclame une partie des Gilets jaunes.
Cécile le
disait, d'être entendu, d'être
écouté, de
pouvoir porter un certain nombre de propositions.
Mais on est
d'accord, mais on n'a pas attendu l'ouverture mardi d'un débat sur ordre avec certains sujets interdits et certains sujets autorisés pour que les Gilets jaunes proposent. Moi, j'attends d
'un président de la République. Il n'y a pas de cadre
à ce débat. Pas de limite.
Le
débat, il est permanent. Enfin, écoutez,
c
'est extravagant.
Donc vous êtes pour la démocratie représentative. Vous êtes
journaliste
? Attendez, attendez, vous êtes journaliste d
'une démocratie ?
D
'une démocratie ? Et vous allez m'expliquer qu'il
y a
des sujets autorisés, interminés,
des horaires d'ouverture.
Comprendre et savoir vers quelle finalité ce débat peut aboutir,
c'est intéressant. Mais à quoi servent les députés ? C'est
aussi l'objectif de la lettre
du président de la République.
Mais attendez, excusez-moi.
Alors,
à quoi servent les députés depuis 18 mois
en
marche ? Ils n'ont pas écouté, là, depuis un certain temps
?
À quoi sert un président de la République ? À prendre des décisions. Alors,
vous êtes contre la démocratie directe ? Vous
êtes contre la démocratie
directe ? Au contraire,
j'y suis favorable. Eh
bien,
la démocratie directe, et je suis, pas l'inventeur, mais le défenseur depuis 2012 du référendum d'initiative citoyenne.
S
'il y en a un qui l'a proposé, puis reconnaissez au moins que j'ai de la constance dans mes idées.
Et
si on veut un débat plus formel,
il
faut, comme au moment du référendum de 2005 sur l'Europe, il y a une question, il y a un texte.
Ça,
c'est le rôle de l'exécutif.
Il
propose aux Français un vote sur un sujet.
Là,
il y aura un débat plus organisé sur un sujet. Alors, si le président de la République veut un débat plus formel, parce qu'en démocratie, il y
a
le débat, eh bien,
en
tout cas, moi, à sa place, je poserai trois questions par référendum. Première question sur les institutions, mettre en place le fameux référendum d'initiative citoyenne, je propose, parce que moi,
je
veux apporter des solutions. À Debout la France, on est là pour apporter des solutions. 500 000 signatures, comme en Italie, un référendum d'initiative citoyenne. Ça débloquera le jeu politique français.
Mais il ne semble pas que le gouvernement, aujourd'hui, soit fermé à cette
question.
Oui, enfin,
il
nous explique qu'on va voir.
En tout cas, ça peut faire partie du débat. 500 000 signatures, sans
vote des élus. Sans vote de parlement. Mais bien sûr, sans verrou des parlements. Vous croyez que les parlementaires vont accepter que le peuple décide ? Jamais. Deuxième point, un projet fiscal. Moi, j'ai fait des propositions fiscales, j'y reviendrai, si vous voulez bien, dans un instant, très précises, pour lutter contre les gaspillages, les vrais gaspillages, et pour redistribuer l'argent que j'économise vers les Français qui travaillent. Troisièmement, sur l'immigration, le traité de Marrakech, qu'il a signé en douce.
Pas en douce, il l'a signé
comme d'autres pays l'ont signé. Non, mais arrêtez. Il n'y a pas eu de débat au Parlement. C'est ça que vous dites. Je vous respecte trop pour que vous fassiez l
'avocat.
Je ne vous fais pas l'avocat. Je vous dis
qu'il n
'y
a pas eu de débat au Parlement.
Hélène Jouan, le traité de Marrakech,
qui est le traité le plus important signé sur l'immigration massive, qui a fait chuter un gouvernement en Belgique,
qui
a suscité un débat au Bundestag,
qui
est
l'affaire la plus importante. Donc vous regrettez qu'il n'y ait pas eu de débat au Parlement
sur le
pacte de Marrakech.
Mais comment voulez-vous que les Français puissent croire Emmanuel Macron sur le blabla du grand blabla du débat,
le
grand blabla, alors même qu'il a engagé la France sur le soutien à une immigration massive sous
l'autre rôle de l'autre question par le traité de Marrakech. Ah oui, on va pas parler du traité... Parlons-en, Madame Jouan. On peut en parler, mais... Ah bah
oui, parce que les Français ont peut-être le droit de ne pas être manipulés éternellement.
Mais vous savez que
ce n'est pas un texte impératif pour les États.
Mais si, vous savez très bien, on a un débat. Tiens, est-ce qu'on a le droit d'avoir un débat sur l'immigration en France ? Non. Alors moi, je vais vous dire, il y a un débat sur l'immigration parce que
le traité de Marrakech... Ça fait partie des
sous-sujets qui
ont été émergés. Madame Cornudet, il y a des grands thèmes
et c'est dedans.
Vous m'effrayez. J'ai beaucoup de respect pour la presse, mais parfois vous m'effrayez parce que j'ai l'impression
que
vous vous êtes habitués à être en liberté surveillée. Je veux dire par là, n'y voyez pas de... Je ne
suis
pas comme certains de mes collègues,
je n
'ai pas de mépris pour les journalistes parce que sans démocratie... Sans journaliste, il n
'y a
pas de
démocratie. Oui, mais
vous venez de faire le contraire.
Oui, parce que je suis stupéfait que vous osiez dire que
c
'est un sous-débat. Alors ça veut dire... Non, mais ça veut
dire que vous vous
dites que ce n'est pas dans le débat. C'est
dans le débat. Ça veut dire
qu'il y a deux décisions majeures du pouvoir. La signature du CETA, d'un traité de libre-échange économique qui va ruiner nos agriculteurs avec le Canada, qui est mis en oeuvre depuis plusieurs mois sans qu
'il
y
ait
même eu un vote du Parlement français, sans qu
'il
y
ait
eu le moindre débat. Donc on
revient aussi...
Il y a eu ensuite
la signature du traité
de Marrakech qui ouvre les voies de l'immigration massive sur le continent européen qui est un sujet majeur
qui
a été fait en catimini sans que même la presse n'en parle.
Eh bien portez-le. Si la presse en a parlé, portez-le à ce moment-là dans le débat
national. Mais je n'ai pas besoin de l'autorisation de M. Macron. Attention, c
'est une opportunité
de porter ce débat. Une opportunité, mais...
Enfin, vous êtes complètement intoxiqué vous-même.
Non,
je me sens assez saine, tout va bien,
je suis sûr.
Eh
bien pas moi.
Je suis inquiet pour vous. Avec tout le respect que je vous dois. Je suis désolé, je demande un référendum.
Et
là, ce sera un vrai débat parce que cela voudra dire... Mais sur quelle question, Nicolas
?
Une
question
est-ce qu'on approuve ou pas le traité de Marrakech
?
Et
deuxième référendum... Voilà une proposition que
vous faites.
Deuxième
référendum
très clair sur un plan fiscal. Moi, j'ai le mien, mais je ne peux pas le soumettre à référendum. J'en suis désolé. Et je pense qu'il intéresserait les Français. Parce que quand je propose concrètement de supprimer les cartes vitales données aux étrangers sans vérification de l'identité réelle, 18 millions de cartes vitales à des étrangers, des gens nés à l'étranger, et un magistrat, M. Pratt, c
'est
Mme Goulet, qui n
'est
pas de mon bord politique, qui est centriste au Sénat, sénatrice, Mme Goulet, qui demande une enquête sur les 2 millions de fausses cartes vitales, 14 milliards d'euros de gaspillés,
le
gouvernement refuse l'enquête. Refuse l'enquête. Quand je propose qu'on réduise la dotation de l'Union Européenne de 9 milliards pour les rendre aux retraités français, quand je propose qu'on réduise le train de vie de l'État...
Donc
vous faites
des propositions. On entend vos propositions, Nicolas Dupont-Aignan. Oui, mais
j'ai des propositions et je les publierai, je les ai faites avec la proposition de loi. Quand je vois que la salle des fêtes de l'Élysée est refaite pour 200 000 euros, que 500 000 euros de vaisselle est commandé à l'Élysée, quand je vois qu'il
y
a la piscine à Brégançon, quand je vois...
On
voit que dans les revendications
aujourd'hui des gilets jaunes, il y a aussi le train de
vie des parlementaires.
Est-ce que vous, par exemple... Oui, mais j'ai
proposé 100 fois,
j'ai fait même
le
seul à avoir proposé de baisser la rémunération.
Les parlementaires doivent revenir au salaire médian, c'est-à-dire 1 700 euros. Vous signez cette proposition ?
J
'ai signé la baisse et le contrôle de toutes les dépenses des parlementaires. Donc,
je l'ai fait... Baisse de
votre traitement, de votre salaire ?
Eh bien, même de mon traitement, j'avais proposé une réduction de 10 % à l
'époque.
Ah, on n'est pas aux 1
700 euros. Eh bien, on n'est
pas aux 1 700 euros et on en discutera. Mais ce que je veux dire, c'est qu'il y
a
un moment, mettons un débat sur la table par référendum, le président de la République a le choix des armes.
C
'est à lui de proposer aux Français, à mon avis, les trois enjeux. La démocratie, la fiscalité, l'immigration.
Mais ce sont les termes d'un visage un référendum. Mais qu'il le fasse
vite parce qu'il n'y
a
pas besoin de
150 débats. Il n'y a pas besoin de 150
débats.
Ça
fait 18 mois que les Français expriment leur colère.
Ça
fait 18 mois que tout parlementaire qui se respecte
reçoit des lettres. Non, ça ne fait pas 10
mois que les Français expriment leur colère. Il
n'y a pas eu une manifestation
depuis longtemps.
Ah
mais alors, si à chaque manifestation de chaque pouvoir, le pouvoir devenait illégitime, ça devient
compliqué pour un
gaulliste comme
vous de défendre cette façon de gouverner, M. Nicolas Dupont-Aignan.
J'ai dit qu'il y
a
l'occasion manifeste de réconcilier le peuple
et
les élus
par
le suffrage. Quand il y
a
eu la crise algérienne, qui était une crise douloureuse, terrible, avec un bord de la guerre civile, qu'est-ce qu'a fait le général de Gaulle ? Il a demandé au peuple d'arbitrer. Si Emmanuel Macron
et
si sa majorité sont 6 sur 2
sur
leur politique,
parce
que reconnaissez qu'ils sont sur 2, très bien, si, comme vous le dites, il y a très peu de manifestants.
Je n
'ai
pas dit ça.
Si vous avez dit ça fait 26 personnes hier. Ils sont dans la rue. S'il y a très peu de manifestants, il n'y a
aucun risque à ratifier sa politique par un référendum. On ne peut pas d'un côté dire « je veux le débat
», de
l'autre faire passer en 12 des orientations fondamentales pour la société française sur le plan migratoire, sur le plan du libre-échange, sur le plan européen. Bref, il y a une contradiction chez Emmanuel Macron.
S
'il veut le débat, il annonce un référendum
et
il y aura un débat sur une question claire et les Français trancheront.
Mais
j'ai mon petit doigt qui me dit qu'il a peur du peuple.
Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la France et tête de liste pour les prochaines européennes et l'invité du Grand Rendez-Vous. On parle des élections européennes dans un instant. Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la France et l'invité du Grand Rendez-Vous. Il sera aussi tête de liste pour les prochaines élections européennes. Marine Le Pen, la présidente du Rassemblement National, lance aujourd'hui sa campagne pour les européennes. Elle a clairement une longueur d'avance, en tout cas dans les sondages pour l'instant sur vous.
Elle semble être aussi la grande bénéficiaire de ce mouvement des Gilets jaunes pour l'instant et puis elle a réussi un certain nombre de débauchages dont l'ancien ministre Thierry Mariani sur lequel vous comptiez un petit peu. Comment comptez-vous vous exister dans cette bataille
à
ses côtés
mais
pas avec elle
? Pas
à ses côtés spécialement. C'est un scrutin à un tour
de
l'élection européenne.
S
'il y a une personnalité qui a fait l'union et qui a eu le courage entre nous de choisir au second tour de la présidentielle sans me lancer des fleurs parce que j'ai reçu beaucoup d'épines ce fut moi c'est-à-dire que je ne peux pas être suspect de division
du
camp national
face
à Emmanuel Macron. Moi j'ai pris mes responsabilités au second tour de
l
'élection présidentielle. personne ne peut m'en vouloir de ça.
Mais
en revanche
Et pourquoi ne pas avoir
poursuivi avec
elle ?
Exactement, je vais vous l'expliquer. Mais en revanche souvenez-vous à Villepinte lors de son meeting du second tour j'avais clairement dit
que
c'était un choix de second tour
que
c'était une alliance une coalition
mais
que je gardais avec mes amis de Debout la France gaulliste, humaniste ma totale indépendance
et
que la force justement de notre alliance
c
'est pas qu'on était identique
c
'est qu'on se respectait mutuellement et on avait même j'avais même négocié un programme commun
où
elle avait fait des gestes importants où elle avait abandonné la sortie de l'euro rapide une taxe à l'importation excessive et puis d'autres points sur l'accueil des enfants de clandestins à l'école de la république que je
trouvais attendez je
finis mon explication parce que c'est important j'ai tiré aussi les leçons du second tour
et
au second tour de l'élection j'ai compris une chose
c
'est que malheureusement le programme tel qu'elle avait exprimé à ce fameux débat du second tour n'était pas clair dans sa tête
je
n'ai rien dit après le débat du second tour
parce
que je ne suis pas un homme qui critique ses partenaires mais pour les européennes j'ai dit à Marine Le Pen je lui ai même écrit une lettre à laquelle elle ne m
'a
jamais répondu
je
lui ai dit il ne
faut
jamais mettre dans la vie tu vois
la
charrue avant les bœufs il faut d'abord être bien au clair sur le programme mais en ça attendez je finis sur le programme et au mois de septembre je lui ai dit je te propose un programme une charte que nous avons adoptée à notre congrès à mon lancement de campagne le 23 septembre solide sur l'Europe cette charte avant de penser à une liste commune éventuelle puisqu'elle m'en avait fait la proposition je veux d'abord savoir sur quelle base on va parce qu'il ne faut pas reproduire l'échec de la présidentielle les français n'ont pas voulu voter pour nous pour toi parce qu'il y avait des ambiguïtés sur le programme et qu'ils ont été inquiets
elle
ne m'a pas répondu et elle veut procéder comme à la présidentielle
c
'est à dire foncer avant d'avoir le programme moi je ne marche pas dans ces conditions et j'ai dit à ce moment là puisqu'elle ne le veut pas je fais avec ceux qui m'accompagnent sur des bases solides un programme solide pour l'Europe car il y a une crise européenne
et que les français méritent les
divisions absurdes de la droite que vous dénonciez en septembre 2017 après la présidentielle elles sont toujours aujourd'hui valables il n'y
a
pas que Marine Le Pen aussi
je
le regrette face à Emmanuel Macron en 2022 que par l'union c'est à dire une vaste coalition allant pas seulement avec le Front National
le
Rassemblement National maintenant debout la France mais aussi une partie des Républicains parce qu'en fait c'est ce qu
'elle réussit notre
électorat non je ne
crois
pas notre électorat attend
une
coalition et un programme commun mais cette coalition et je le dis à nos partenaires et inlassablement je dirais la même chose parce que je veux qu'on gagne et parce que j'entends mes électeurs les électeurs de droite ils veulent que ce soit sur un programme crédible ils ne veulent pas qu'on
reproduise le débat du second tour attendez excusez-moi on n'est plus au lendemain
de la présidentielle
attendez attendez
il y
a
une crise majeure
il y a une crise
majeure et bien justement
cette
crise majeure elle
ne vous conduit pas à revoir
non
cette crise
majeure exige le sérieux
les
gilets jaunes n'attendent pas de nous de la démagogie
ils
attendent
des propositions
100
euros
sur les petites retraites et ils attendent des propositions attendez
je
reviens à la question parce que vous êtes plus intelligent que moi et moi je suis vous savez je prends les questions les unes après les autres sur l'affaire dès l'élection européenne moi je rêve d'une grande entente une grande coalition je l'ai fait je suis la seule personnalité politique avec Bruno Nord président du centre national indépendant et paysan qui a eu le courage au second tour de faire l'union
pour
éviter Macron donc j'ai aucune leçon d'union à recevoir en revanche
l
'échec du second tour de la présidentielle
la
méfiance des français après le débat du second tour ont prouvé
qu
'on ne gagnera demain que si nous sommes béton sur le programme
et qu'est
-ce
qui n
'est
pas crédible dans le programme de
Marine Le Pen je n'ai pas critiqué
Marine Le Pen et
vous ne m'entraînerez pas là-dessus c'est pour ça que vous ne partez
pas avec elle
moi je propose un programme que je juge crédible Bernard Monod Sylvie Godin député européen du Front National nous ont rejoint des gens des républicains nous rejoignent et il y en aura d'autres parce
qu'il préfère
vous verrez le moment venu parce qu
'il préfère
elle dévoile aujourd'hui Marine
Le Pen un certain nombre de
ses soutiens
moi
vous savez
il y a le lièvre il y a le
tortue dans la fable la tortue est plus lente peut-être moins sexy mais elle avance pas à pas ce
sont des
élus
ou des
anciens ce sont des personnalités de la société civile des personnalités politiques qui volent du sérieux
vous
savez
c
'est très simple
ce
qui se passe dans le pays
il
y a ceux qui veulent continuer avec Macron ou les républicains c'est à dire la même salade qui ont voté tous les traités européens qui nous conduisent à cette politique parce qu'on
va parler Europe on va parler Europe si à la
crise ce sont les mondialistes c'est à dire des gens qui ont voté des traités européens
qui
n'ont rien à voir avec la belle Europe que je souhaite qui appauvrissent le peuple français renforcent l'immigration ce qui fait que rien ne peut changer tant qu'on continue avec ces traités
de
l'autre côté
il
y a ceux Jean-Luc Mélenchon Marine Le Pen et moi-même qui voulons attendez vous
mettez Jean-Luc
Mélenchon dans le même camp que vous sur
l
'Europe sur l'Europe
qui
veulent qui refusent cette logique européenne qui tue nos peuples qui tue le peuple italien le peuple grec le peuple allemand le peuple tous les peuples après
une
fois que vous avez ces trois personnalités c'est aux français de choisir celui la liste la liste qui leur paraît la plus sérieuse la plus crédible avec les personnalités les plus expérimentées pour à Bruxelles ou à Strasbourg changer l'Europe
et
il y a un panel
il
y aura le choix de monsieur Mélenchon c'est pas le mien
il
y aura le choix de madame Le Pen j'ai partagé un combat contre Emmanuel Macron avec elle et je ne renie rien et je la respecte et puis il y
a
le choix que je propose avec
mes amis et
j'offre le choix aux français voilà c'est un scrutin un tour à la proportionnelle
vous
oubliez quelqu'un c'est peut-être les gilets jaunes vous vous posez en gilets jaunes depuis le début de la crise alors ils seront peut-être
vos principaux
concurrents
aux européennes mais
moi j'ai pas peur de la concurrence c
'est une question
de vouloir réunir largement pour sortir en tête d'un scrutin mais en tête d'un scrutin ça
veut dire quoi ? c'est un scrutin à un tour chaque voix est égale
vous
votez pour la liste X ou la liste Y pour une fois c'est un scrutin totalement proportionnel
donc
il
n'y a
pas de vote utile c'est
d
'aller à l'essentiel et à un tour il faut envoyer à Strasbourg
au
moment où il y a une crise européenne majeure
et
moi je ne veux pas la destruction de l'Europe je veux la reconstruction de l'Europe sur des bases solides
et
bien il faut envoyer à Strasbourg des personnalités expérimentées qui pourront négocier avec les représentants italiens polonais hongrois pour changer l'Europe et faire que nos agriculteurs nos ouvriers nos artisans nos commerçants les français vivent mieux
et
à ce titre depuis des mois je travaille
notamment
à une grande coalition de 22 pays
qui
viendront à Paris
qui
viendront à Paris le 28 février et qui nous ont choisi debout la France c'est curieux ils ont
choisi un parti des partis politiques des partis
différents
de l'ECR
de
ce qu'on appelle
le groupe ECR au Parlement européen plus des nouveaux partis notamment Thierry Baudet il a un nom français mais qui est en Hollande qui est un jeune qui a plus de 12% des voix dans les sondages plus ceux de l'ancien parti de M. Farage où siègent Bernard Monod et Sylvie Godin bref je serai peut-être le premier français
qui
réunit à Paris autant de personnalités pourquoi ces gens viennent là alors que
c
'est moins peut-être flamboyant que les sondages sont moins bons que pour Mme Le Pen encore qu'on est déjà à 8-10% pourquoi ? parce qu'ils ont vu que ma façon de procéder était peut-être plus solide en tout cas on a travaillé et on a un programme de réforme de l'Europe qui ne veut pas jeter l'Europe
par
terre qui veut simplement qu'il n
'y ait
plus de travailleurs détachés en France qui ne payent pas les charges sociales qui veut que l'agriculture soit protégée qui veut que les banques soient contrôlées
qui
veut mais
l'idéal ensuite
une
fois les français ils ont peut-être le droit au
sérieux aussi ils
ont peut-être le droit au
parlement de Strasbourg vous pourriez retrouver des gens comme Marine Le Pen alors pas elle puisqu'elle n'est pas députée elle ne se
présente pas comme députée européenne mais personne ne connaît le programme
attendez
non mais le but après c'est de travailler ensemble vous avez
cité Jean-Luc Mélenchon
vous avez cité
Marine Le Pen non le but après
c'est de travailler avec des partenaires il
n'y a
pas que les français là-bas
c
'est de travailler avec le maximum de pays
pour
qu'à cette élection européenne dans tous les pays d'Europe
les
euro-réalistes comme je les appelle ceux qui ne veulent plus qu'on continue sur ce libre-échange déloyal sur cet abouvrissement des peuples sur cette immigration massive puissent se retrouver pour changer concrètement l'Europe
les
français ne sont pas anti-européens
les
français veulent maîtriser l'Europe moi je vais leur proposer avec notre liste de Debout la France
des
gens compétents honnêtes intègres
ce
sera peut-être pas mal dans la vie politique française et puis avec un programme très sérieux et je dis aux français quand même arrêtez de vous fixer sur les sondages seulement arrêtez de voir le miroir aux alouettes
je
crois que vous avez été eu une fois avec Macron là sérieusement moi je sens un grand changement chez mes compatriotes ce qui se passe avec la crise des gilets jaunes c'est un intérêt incroyable sur internet pour les programmes on a eu énormément d'adhérents à Debout la France pourquoi nous ?
avec une étude du Cevipov qui disait cette semaine qu'il y avait un
désaveu très fort et des partis politiques et des
représentants
politiques et vous ne craignez pas
aussi d'être la victime de ça
et du coup une liste des gilets jaunes pourrait vous faire une concurrence
importante ?
parce que
je
ne
sais
pas j'ai l'impression qu'en tout cas moi je suis différent et ceux qui m'accompagnent vous savez ils ont tout quitté pour me suivre on n'a jamais offert ni place ni argent ni honneur ni décoration nous sommes un parti de français citoyens et s'il y a autant de monde qui nous rejoint aujourd'hui c'est parce que peut-être on a été différent depuis beaucoup d'années souvenez-vous de
ce
que j'avais fait sur les autoroutes
tiens
en parenthèse je propose la nationalisation
de Vinci on en parlera on en parlera je l'ai dit
quand on regarde
la dernière question sur les européennes
Nicolas
Dupré oui les européennes c'est important c'est la
cause de la crise des gilets
jaunes les républicains
manifestement pourraient mettre en tête de liste François-Xavier Bellamy est-ce que c'est un adversaire mais
les
républicains c'est un peu comme pardonnez-moi
c'est une politique en tout cas c'est une tête
nouvelle comme
dans
toutes les
listes qu'on voit aujourd'hui mais les têtes nouvelles on a eu
Macron c'était une tête nouvelle
bonjour les dégâts non dans les listes européennes c'est que des têtes nouvelles le problème des républicains le problème des
républicains
c
'est qu'ils ne sont pas cohérents ils ont signé tous les traités européens
mais
il sorte fait l'enchaîn ministre de l'intérieur dit exactement la même chose de vous dans le Figaro
hier il dit que vos différents engagements donnent le tournis
oui bon il commence à prendre peur Brice Hortefeux rappelle que j'ai été quand j'étais ce sorti dans mon début de carrière au cabinet de François Bayrou ministre de l'éducation chargé du dossier des établissements sensibles et il l'instrumentalise pour me déconsidérer ça prouve qu'il commence à me craindre parce qu'énormément de républicains arrivent
s
'il y a une personne qui a
été cohérente dans
ses choix c'est bien moi en revanche juste un point très important sur les républicains ils ont signé tous les traités
qui
ont favorisé les migrations la concurrence déloyale pour nos artisans pour nos agriculteurs pour nos ouvriers
ils
se plaignent toujours des effets de ces traités
à
Bruxelles à Strasbourg leurs députés notamment Brice Hortefeux ont voté tous les textes
qui
aboutissent au chaos actuel
et
ils font campagne contre l'Europe tout en étant pour ils sont totalement incohérents et ils ne savent plus quoi faire pour survivre
comme les socialistes
les gens ont besoin de clarté donc quand les républicains sauront
et
nous diront clairement
quelle
Europe ils volent et bien j'en serai ravi en attendant beaucoup de républicains nous rejoignent parce qu'ils savent que j'ai une vision gaulliste
je
veux l'Europe mais je veux l'Europe des démocraties
et
des projets collectifs c'est une Europe claire et ça s'oppose à l'Europe de Macron qui est l'Europe fédéraliste
On a compris Nicolas Dupont-Aignan président de Debout la France est tête de liste pour les prochaines élections européennes et l'invité du Grand Rendez-Vous restez avec nous
Vous
écoutez le Grand Rendez-Vous de Nicolas Dupont-Aignan le président de Debout la France une question de Cécile Cornudet
Après avoir soutenu les gilets jaunes est-ce que vous soutenez les revendications des stylos rouges les enseignants qui demandent un dégel du point d'indice
Je
pense que les enseignants français sont les plus mal payés d'Europe
et
que dans une société le savoir
doit
être bien rémunéré parce que c'est toute la hiérarchie du fonctionnement du pays
et
qu'on ne peut pas fonctionner quand l'enseignant l'universitaire le scientifique sont mal payés
Donc
oui
vous
dites oui à toutes les revendications
sociales Non mais attendez je ne dis
pas oui à tout non plus je dis en revanche que la question de l'école de la République n'est pas simplement une question d'argent
c
'est une question de valeur d'autorité
de
respect des élèves qui doivent respecter les enseignants Vous soutenez le plan
de Jean-Michel Blanquer sur
les violences
Oui
tout à fait et je suis suffisamment critique vis-à-vis de ce gouvernement et de cette présidence pour dire que heureusement il y
a
ce ministre de l'éducation
Et l'idée de
suspendre
les allocations familiales pour les enfants violents
Il faut le faire
Et
je l'ai toujours proposé Mais il faut aller beaucoup plus loin Il faut réhabiliter l'école de la République L'école des devoirs
L
'école qui donne sa chance aussi Nous avions à Debout la France pendant la présidentielle un grand programme pour aider les élèves en difficulté pour les sortir de leur milieu pour réhabiliter les internats de la réussite Et donc je crois qu'il faut un grand plan pour l'instruction civique de notre pays C'est un de mes dada si je puis m'exprimer ainsi C'est pas très scolaire
C'est le président de la République qui parlait
des
droits et des devoirs
Il
est très bien mais heureusement parfois il parle des droits
et des devoirs mais qu'il se les applique à lui-même
Juste sur le pouvoir d'achat parce que vous avez l'air de soutenir les revendications de pouvoir d'achat notamment des enseignants Comment vous financez tout ça ?
Le grand problème du pays aujourd'hui c'est que les entreprises payent une fortune
et
que le travail rémunère non pas le salarié mais l'état Donc il faut oser dire qu'il faut des économies parce qu'on ne pourra pas financer la relance du
pouvoir d'achat Ça tout le monde le dit mais on ne sait
pas où les
faire Et bien moi
je vais vous le dire où les faire Et c'est ma grande différence avec les républicains
J
'ai lu l'interview de Laurent Wauquiez dans les échos Cécile Cornudet J'ai été effaré
Il
veut encore faire trinquer les retraités ceux de la fonction publique Mais c'est quand
même
des retraités qui ne gagnent pas grand chose Il veut encore reprendre la vieille lubie qui a fait échouer Nicolas Sarkozy et j'avais alerté à l'époque de supprimer des postes d'infirmière Non Dans les hôpitaux Il dit qu'il va réduire Il ne remplacera pas les départs à la retraite Or comme les principaux effectifs c
'est l'hôpital Il veut aller chercher le
temps de travail
Non mais oui L'hôpital et l'enseignement ça veut dire à la fin qu'on revient dans la spirale infernale où la réduction de la dépense est au mauvais endroit Nous nous proposons à Debout la France et nous sommes les seuls dans la classe politique
à
réduire la dépense de 32 milliards d'euros très précisément et je publierai le 24 nous ferons une conférence de presse avec le détail 32 milliards d'euros d'économies qu'on peut faire demain matin
et
que nous redistribuons sous la forme de la réindexation des pensions
de retraite Redistribuons
mais où les économies les 32 milliards
en debout ? 32 milliards 9
milliards sur l'Union Européenne immédiatement Donc c'est la dotation que verse la France ? La France verse 11 milliards net nous en laissons 2 milliards comme auparavant la France contribuait à l'Union Européenne et la France reçoit aussi ? Non mais non non
les
11 milliards c'est net on donne 22,2 on reçoit un 11,2 donc 11 milliards net nous pensons que ça a explosé depuis 10 ans et qu'on n'était pas malheureux sous Chirac quand on donnait une somme pour aider nos voisins mais pas une somme exorbitante nous récupérons 9 milliards là-dessus nous récupérons 15 milliards sur les abus de l'assistanat nous récupérons
les
abus de l'assistanat la
fraude fiscale
à la carte vitale c'est scandaleux scandaleux ce qui se passe il n
'y a
qu'à aller voir dans nos hôpitaux dernier point nous récupérons sur l'immigration et nous récupérons sur le train de vie de l'Etat par ailleurs nous taxons les GAFA c'est à dire les entreprises
qui
ne payent zéro d'impôt j
'ai appris c'est un des
combats c'est un des combats du ministre
actuel de l'économie c'est un combat perdu
ça fait 18 mois qu'il en parle et
que rien n'est fait avec comment ça le fait pas
si simple que
ça
ah bon c'est pas simple à un moment Airbnb j'ai découvert 500 000 logements
sont
en France je suis désolé de citer cette marque
qui
est d'ailleurs une innovation remarquable 500 000 logements
ils
traitent 500 000 logements en France vous savez combien d'impôts ils payent 161 000 euros c'est à dire 30 centimes par logement 30 centimes par logement
et
au même moment nos hôteliers nos restaurateurs sont accablés d'impôts si on ne règle pas ce problème
de
la base fiscale
nous
aurons la révolution Nicolas Dubonignon comment vous financez la nationalisation des autoroutes que vous préconisez depuis très longtemps je
propose
la nationalisation de Vinci
d
'autorité pourquoi
? mais d'autorité il faut
si mais nous payons et ça sera rentable en 4 ans
parce
que Vinci se gouinf
par
l'autorisation de l'état et les autres il n
'y a
pas que Vinci se gouinf par l'autorisation de l'état c'est quand même
extraordinaire ce qui s'est passé je vous
donne un exemple même le Financial Times l'a critiqué journal libéral même la Cour des Comptes l'autorité de la concurrence
les
gouvernements tous les gouvernements ont donné à des sociétés privées
l
'octroi comme sous l'ancien régime à des fermiers généraux
le
droit de prélever une taxe sur la circulation sur notre territoire ils
entretiennent les routes ils entretiennent rien du tout ils entretiennent
mais ils ont tellement de profit c'est du vol c'est de la spoliation donc
on
nationalise ça coûte combien
ça
coûte le prix qu'on l'a vendu on l'a vendu 14 milliards moins tout ce qu'ils ont gagné depuis on retire les bénéfices et ensuite péage gratuit et on additionne les investissements qu'ils ont fait il ne s'agit pas de léser les choses et
pendant
5 ans
les
péages rembourseront ce qu'on a dépensé mais au bout de 5 ans nous serons propriétaires
de
nos autoroutes
et
nous les rendrons aux français sous des modalités à définir est-ce qu'on fait beaucoup moins cher est-ce qu'on fait un peu moins cher pour financer d'autres choses mais moi je veux rendre les autoroutes de France aux français
c
'est mon objectif depuis 2006 ils ont été volés aux français je veux les rendre
et
ça ça participe du bien commun
vous
savez moi je suis convaincu
que
les français attendent des hommes politiques qui défendent le bien commun
il
faut faire des efforts collectifs on ne
va
pas raser gratis il y a des économies à faire mais il faut que ce soit juste moi j'aimais bien le slogan je n'aime pas Madame Royal parce que je suis en désaccord avec elle sur beaucoup de choses et
elle
est très hypocrite d'ailleurs c'est entre nous elle qui
a
augmenté les taxes
non non mais
les taxes aussi sur l'essence mais elle avait un beau slogan qui était l'ordre juste il faut de l'ordre en France et il faut de la justice
dernière question
Cécile Cornudet sur Carlos Ghosn qu'on a appris cette semaine qu'il était exilé fiscal depuis 2012 comment vous lisez cette information est-ce que c'est l'immoralité d'un patron ou est-ce que c'est une fiscalité des hauts revenus trop forte en France qui pousse à partir
je pense j'ai toujours contesté la rémunération de M. Ghosn
je
pense à tous les petits chefs d'entreprise qui triment à travers le pays qui font la richesse du pays
toutes
ces petites entreprises où vous avez des patrons qui gagnent 2000 euros par mois qui hypothèquent leur maison qui font la force du pays
et
qui en ont mais qui sont indignés et qui sont souvent sur les... aussi avec les gilets jaunes parce que c'est ça qui change
à
Soissons il y avait 800 personnes hier dans les petites villes mais
c'est une fiscalité trop lourde
en
France attendez
attendez je pense à tous ces petits patrons qui ne supportent plus l'avidité la rapacité le pape
le
pape a écrit des choses très belles au moment du premier de l'an et de Noël sur l'avidité humaine
ces
grands patrons ne sont plus dignes de la France et même de leurs entreprises et de leurs salariés
voilà
merci
pardonnez-moi Nicolas Aignan il y a des cadres et
des ingénieurs très bien dans ces entreprises qui pourront les remplacer
merci Nicolas Dupont-Aignan d'avoir été l'invité
du grand rendez-vous
une émission en partenariat avec CNews et Les Echos on se retrouve évidemment la semaine prochaine excellente semaine à tous
merci