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Conférence de presseRassemblement National (sur YouTube)· 19 mai 2013 7 minAutoproduitActualité / polémiqueRetraitesSécuritéImmigration & asileEurope & international

Emeutes parisiennes, réformes des retraites : conférence de presse de Marine Le Pen à Versailles

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Chapitres

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Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:11PrésentateurFait
    « L'immigration massive d'État, le cocktail explosif »
  • 2:37PrésentateurFait
    « Il s'agit de bandes de racailles qui arrivent de banlieue pour effectuer des rasiats »
  • 4:48PrésentateurPromesse
    « 1. La pérennisation d'un système par répartition garantie à top-plein à partir de 40 ans de cotisation pour tout le monde. »
  • 4:55PrésentateurPromesse
    « L'âge légal serait de 60 ans, même si c'est la durée de cotisation qui fait vraiment sens. »
  • 5:06PrésentateurFait
    « Je parle de l'immigration, des baronies locales liées à une décentralisation excessive, du coût du budget de l'Union européenne, du coût faramineux des plans de renflouement de l'euro, de la fraude sociale massive. »
  • 5:59PrésentateurFait
    « On le sait déjà, cette énième réforme consisterait essentiellement à précariser encore davantage les retraités et à allonger encore la durée de cotisation pour la passer à 43 ou 44 ans. »
  • 6:31PrésentateurChiffre
    « En 2017, selon le Conseil d'orientation des retraites, il devrait atteindre 18 milliards d'euros et plus de 20 milliards en 2020. »

Temps de parole

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Présentateur

Deux thèmes importants aujourd'hui. A la veille de la conférence de presse du Président de la République, le premier sujet concerne les élus parisiennes qui ont marqué la célébration du titre du PS. Alors, devant l'extrême gravité des événements qui ont marqué la soirée du lundi 13 mai, j'ai été amené à réagir rapidement. Attentive à tout ce qui se dit sur ces élus, depuis lors, je suis extrêmement étonnée de l'incapacité totale de la classe politique française et des spécialistes de tout poil, nos symboles nationaux. Lundi soir, la France a pris comme un coup grand qui est la cause directe de cette élus.

L'immigration massive d'État, le cocktail explosif qui me fait dire que nous sommes assis sur un véritable point de vue. Pourquoi l'UPR et l'UPR sont incapables de dire ces vérités que nos compatriotes voient de leurs propres besoins ? L'idéologie peut donc les pousser à nier à ce point la cruelle vérité. Et c'est bien parce que nous ne fuyons pas nous de cette vérité que nous avons la capacité de proposer des solutions pour rétablir ordre, calme, tranquillité et sécurité. C'est sûr que quand ça se passe au Trocadéro, c'est en termes d'image plus ennuyeux quand ça se passe à Villiers-le-Bel. C'est peut-être plus voyant, ça passe à la télévision, etc.

Alors ça crée un peu plus d'agitation, mais en réalité, les mécanismes et les phénomènes sont exactement les mêmes que ceux que l'on a vus, encore une fois, durant les dix années Sarkozy, ces cinq années de ministère de l'Intérieur et ces cinq années de présidence de la République. Le problème, c'est que lorsque l'on ne règle pas ces problèmes, eh bien, ils ont une tendance absolument naturelle à croître, à embellir et à donner à ceux qui se rendent coupables de ces événements, une sorte de sentiment absolu, un sentiment absolu d'impunité. Il ne s'agissait pas de supporters.

Il s'agit de bandes de racailles qui arrivent de banlieue pour effectuer des rasiats dès qu'il y a un événement festif, quelle que soit la nature de cet événement festif. Là, il se trouve que c'était du foot, mais la dernière fois, c'était une opération au Champ de Mars, assistée exactement aux mêmes scènes. Tout cela a été totalement minimisé par le ministre de l'Intérieur d'une manière d'autant plus scandaleuse qu'on l'avait vu un mois avant prendre des accents absolument effrayés en parlant de la manif pour tous.

Certes, il y a eu quelques incidents, mais enfin, de ce qu'on a vu, excusez-moi, en termes d'image, les incidents n'avaient absolument aucune commune mesure en termes de violence. Il est sûr que le Trocadéro n'était pas l'espace le mieux adapté, mais évidemment, comme l'UMP et le PS sont en permanence à plat ventre devant le Qatar, personne n'a osé dire non à l'émir du Qatar qui avait émis le désir en forme d'ordre, car c'était quasiment ça, de pouvoir avoir sa belle affiche avec la tour Eiffel derrière. Donc l'UMP et le PS à plat ventre n'ont rien dit, ni les maires des arrondissements UMP, ni le ministère de l'Intérieur, puisque l'émir du Qatar semble avoir dans notre pays tous les droits.

Mais moi, mon rôle, c'est de dire ici la vérité, celle que personne n'ose dire. Alors je la dis très simplement, très tranquillement, et avec une très bonne conscience, parce que je crois que beaucoup de Français ne sont pas dupes des opérations de désinformation auxquelles ils ont assisté depuis maintenant 48 heures. Il faut donner un signal très fort, les racailles se soumettent, se mettent aux études, au travail, ou s'en vont. J'aborde maintenant la question des retraites. Ah ! L'UMP en a rêvé et le PS le fait.

Au moment où le gouvernement et les syndicats feignent d'ouvrir des négociations, alors que chacun sait pertinemment que tout est déjà décidé, puisque tout est imposé par la Troïka et notamment l'Union européenne. Même si vous connaissez déjà les grands principes et les grandes lignes de nos propositions, elles reposent sur trois orientations essentielles. 1. La pérennisation d'un système par répartition garantie à top-plein à partir de 40 ans de cotisation pour tout le monde. L'âge légal serait de 60 ans, même si c'est la durée de cotisation qui fait vraiment sens. 2. La chasse à la mauvaise dépense publique pour cesser de tailler dans la bonne dépense publique.

Je parle de l'immigration, des baronies locales liées à une décentralisation excessive, du coût du budget de l'Union européenne, du coût faramineux des plans de renflouement de l'euro, de la fraude sociale massive. Et 3. Changement radical de politique économique pour relancer le seul carburant viable du financement des retraites, la croissance et l'emploi. La réforme qui s'annonce ne sera pas une réforme Hollande ou une réforme Hérault. Elle sera une réforme Bruxelles, dictée par l'Union européenne à la France et mise en application docilement et servilement par François Hollande et Jean-Marc Hérault.

S'il avait été réélu, Nicolas Sarkozy aurait au même moment et de la même manière mis en place exactement la même réforme pour répondre aux mêmes exigences des fous de l'Europe. On le sait déjà, cette énième réforme consisterait essentiellement à précariser encore davantage les retraités et à allonger encore la durée de cotisation pour la passer à 43 ou 44 ans. Cette nouvelle réforme sera une nouvelle escroquerie. Je le rappelle, la France a déjà connu trois grandes réformes des retraites depuis 1993. 93, baladure. 2003, fillon. 2010, fillon bis. Consistant déjà à allonger la durée de cotisation nécessaire sans effet réel sur les déficits.

En 2017, selon le Conseil d'orientation des retraites, il devrait atteindre 18 milliards d'euros et plus de 20 milliards en 2020. L'allongement sans fin de la durée de cotisation. La précarisation des retraites sont en réalité une des pièces du puzzle ultralibéral que l'Union européenne et le FMI imposent à notre pays pour les faire entrer dans les clous de la mondialisation sauvage. En bon petit soldat de la Commission de Bruxelles, PS et UMP s'exécutent le doigt sur la couture du pantalon. Et on recommence tous les trois ans. Cette voie imposée à la France et à nos pays européens est une voie sans issue.

Une escroquerie qui consiste à gérer la pénurie, à imposer l'appauvrissement, la précarité et l'austérité au lieu de chercher les véritables solutions. Ces solutions passent bien évidemment par la création de valeurs, c'est-à-dire la croissance et l'emploi. Et ces solutions supposent bien sûr de revoir de fond en comble notre politique économique et sociale pour permettre justement la croissance et l'emploi.

7:27
Locuteur

de l'emploi.