#RDLS154 - Retraites, Explosion des prix, Crise climatique : Marchons le 16 octobre !
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Bonjour tout le monde, c'est la 154e revue de la semaine. Donc ça veut dire que les revues de la semaine recommencent. Je ne vous dis pas que ce sera ça la forme définitive, ni dans la façon de traiter le contenu, ni dans le cadre. Là c'est mon bureau, maintenant tout le monde le reconnaît, pour ceux que ça intéresse et qui suivent ces revues de la semaine. Nous avons une mauvaise ambiance, celle de la défaite en Suède, celle de la défaite en Italie, où dans les deux cas l'extrême droite a pris la main. Comment a-t-il pris la main ? Elle s'est imposée, cette extrême droite, à la tête de la droite, et en coalition avec la droite, elle a fini par l'emporter.
C'est ce qui est en train de se passer en France. Et évidemment, le seul barrage à ça, le seul obstacle, c'est nous. Et si nous sommes là, c'est précisément parce que nous n'avons pas fait ce qu'a fait le parti social-démocrate suédois et ses divers alliés, et la chose, parti démocratique en Italie, c'est-à-dire tous ces courants qui, partant de la gauche, ont appliqué des politiques libérales et ont contribué à désorienter, désorganiser, démobiliser le grand nombre, ses syndicats, sa pensée, bref.
Nous avons fait autre chose, nous avons fait une gauche de rupture et nous avons été au bout, vaille que vaille, nous avons tenu bon pendant des années, et sous les buzz les plus infâmes, je vous rappelle que moi-même, j'ai bénéficié de huit mois tous les soirs d'images dans une grande émission populaire où l'on me voyait crier sur un policier. Et ça, j'en cite un parce qu'il y en a eu, je ne sais pas combien, nous avons calculé qu'on tournait à la cadence d'à peu près un par semaine sur un mot. Alors, un mot volé, j'avais dit barbare, un mot inventé, bref. Quelles qu'étaient les difficultés, nous avons tenu bon.
Et là encore, nous nous tiendrons bon pour préparer le bras de fer qui s'annonce maintenant. Quel est-il ? Il faut que vous compreniez bien que cet environnement-là, tout autour de nous, je viens de citer la Suède, l'Italie, mais je pourrais citer les progrès de l'extrême droite en Espagne où gouvernent les socialistes et le mouvement Podemos, les progrès de l'extrême droite aussi, dans combien d'autres pays ? Je ne vais pas faire le tour d'Europe pour vous en donner. Et il n'y a de résistance que là, où existe une organisation de la gauche radicale qui a eu le temps de s'implanter, de se construire progressivement, ce qui n'a jamais été le cas, hélas, en Italie, jusque-là.
Dans ce contexte-là, tout le monde nous regarde. Et il faut que vous sachiez à quel point tout le monde nous regarde. C'est que l'affaire Catenas, on a retrouvé des articles en Espagne, en Italie, partout où il s'agit de frapper ce qu'ils appellent la gauche radicale en faisant de nous des monstres de violence, de sexisme, de tout ce que vous voulez. Alors là, en ce moment, c'est le sexisme. Avant, c'était l'antisémitisme, ça reviendra. Donc, surtout, ne perdez pas de vue, quoi qu'il arrive, quoi que vous pensiez, que nous sommes dans une bataille politique. Et que dans cette bataille politique, il y a un rapport de force qui se crée.
Là, nous sommes dans un moment où, hélas, les syndicats n'ont pas pu se mettre d'accord pour organiser une seule action syndicale contre la vie chère. Si bien que c'est par journée d'action que nous avons des mouvements qui ont lieu. Et même quand il se trouve que, dans une catégorie, l'union est faite, le résultat n'est pas toujours au rendez-vous. Pourquoi ? Parce que la pression qui s'exerce sur les travailleurs, pour les salariés, hommes et femmes, c'est une pression qui est mentale, morale, on leur dit ça ne sert à rien de toute façon, et puis financière, et puis des fois disciplinaire. Et comme vous ne le savez peut-être pas, ça frappe très dur partout dans les entreprises.
Et autour de l'entreprise, par exemple, nous, nous avons des camarades qui ont été candidats aux élections législatives et qui ont des difficultés professionnelles terribles maintenant. Il faut que vous le sachiez pour avoir aussi une pensée pour tous ces hommes, toutes ces femmes qui se dévouent toute leur vie et qui, comme vous le savez, sont à la merci d'une mauvaise réputation qui leur est attribuée. Si bien qu'à une première agression, en est suivi une autre aussitôt. Quelle première agression ? C'est que le pouvoir s'est senti les mains libres. Pourquoi ?
La vie chère explose, le panier moyen du consommateur, c'est-à-dire ce que vous consommez, réellement, pas l'indice, bon, très intéressant, des prix dans lesquels il y a des choses qui ne vous concernent pas. Le tabac, le prix d'une voiture, non, ce qui compte, c'est dans votre vie quotidienne, ce que vous achetez pour manger, ce que vous payez pour votre chauffage, votre électricité, l'assurance de la voiture, l'assurance de la maison, l'assurance des gosses à l'école, tout ça a explosé et vous amène à une augmentation des prix de votre vie qui est entre 6 et 10 %.
Donc, en réalité, pour le même travail que vous faisiez avant, si vous restez sur le même nombre d'heures de travail, quand vous travaillez, vous gagnez 6 à 10 % de moins. C'est une agression extraordinaire. Pourquoi je dis agression ? Parce que, dans le même temps, la richesse produite, si elle était répartie plus, justement, vous permettrait de combler cet écart. Vous pourriez avoir, supposons qu'il y ait une échelle mobile des salaires, comme le réclame des syndicats de notre pays, dorénavant, pour certains d'entre eux, vous auriez un rattrapage qui se ferait. Il y a l'argent pour payer tout ça. Mais ce n'est pas ce qui se passe.
Vous, vous êtes cantonné à votre niveau de salaire actuel, à votre niveau des allocations que vous touchez, qui sont des assurances, je voudrais le rappeler, qui souvent ne sont pas un cadeau ou une faveur que vous ferez l'État. C'est votre propre paye qui vous est redistribué. D'ailleurs, d'une manière générale, c'est quand même votre paye qui vous est redistribué, soit par l'impôt, soit par les cotisations sociales. Mais dans les cotisations sociales, c'est quand même directement votre paye. On appelle ça un salaire indirect. C'est-à-dire la part de votre salaire qui est transformée en cotisation obligatoire. C'est une cotisation obligatoire.
Alors d'ailleurs, elle est comptée dans les prélèvements obligatoires. Ils sont incroyables, les capitalistes, parce qu'ils savent toujours trouver les bons mots. Quand vous payez une assurance, eh bien, ça ne compte pas dans vos prélèvements obligatoires. Pourtant, vous êtes obligés de l'avoir. Mais si vous payez une cotisation sociale, oui, c'est un prélèvement obligatoire. De cette manière, il vous donne l'impression que vous êtes tondu par l'État ou par la sécurité sociale, alors qu'en réalité, vous êtes tondu par les impôts privés. Quels sont les impôts privés ? Eh bien là, c'est l'inflation, non compensée par des salaires.
C'est toutes les augmentations de prix sur les choses elles-mêmes. C'est la part dans le prix qui va aux dividendes des actionnaires. C'est un impôt privé. Par exemple, quand vous sortez votre carte bancaire et que vous faites taxer un ou deux points sur toutes vos dépenses, eh bien, ça aussi, c'est un impôt privé. Dans ce contexte-là, de cette explosion des prix, il a été impossible d'obtenir le blocage des prix. Vous savez que c'était la proposition que nous faisions depuis septembre de l'année dernière, pour éviter que les gens soient pris à la gorge.
Et puis, nous avions dit sur les prix de l'énergie que l'Europe pouvait imposer un prix plancher de l'énergie que ce soit pour l'électricité ou que ce soit pour l'essence. Puisque l'essence, il aurait suffi de fixer ce prix plancher et comme nous sommes 25% de la richesse du monde et le premier ou le deuxième marché du monde, aucun producteur de pétrole n'aurait pu dire « Ah ben, puisque vous ne m'en donnez pas assez, je ne vous en donne pas. Je ne vous donne pas de pétrole, ça n'existe pas, ça. Il faut bien qu'ils le vendent à quelqu'un. Et évidemment qu'ils le vendent à ceux qui en achètent beaucoup, c'est-à-dire nous.
Et même si on est pour sortir des énergies carbonées, on peut quand même dire « Ben, en attendant, on ne va pas se faire dévaliser. » Ça n'a pas été fait par l'Europe, ni pour l'essence, ni pour le prix de gros de l'électricité, puisque le prix de gros de l'électricité, il est calculé aujourd'hui d'une manière invraisemblable sur ce qu'il coûte quand il coûte le plus cher dans une usine qui fabrique de l'électricité avec d'autres décombustibles les plus divers, du pétrole, du gaz, etc. Donc, ils n'ont fait de prix plancher dans ni l'un, ni l'autre des deux cas.
Alors, dans ce contexte, et pour financer cette affaire-là, nous avions proposé, et nous nous proposons, qu'il y ait une taxe sur les super profits. Cette taxe sur les super profits, on a entendu dire qu'on ne savait pas ce qu'était un super profit. Nous avons dit « À tout moment, on peut vous démontrer ce que c'est. » Et on a même fait un calcul. On a dit « Écoutez, on vous propose que soit considéré comme un super profit tout ce qui dépasse une progression de plus de 25%. » C'est sympa quand même. Une progression de 25%. On peut dire « Bon, bah, tout ça est assez, comment dire, gentiment réformiste.
Parce qu'on pourrait très bien dire « Écoutez, quand tout le monde est dans la mouise, vous aussi, vous êtes dans la mouise et vous n'aurez pas cette année de dividendes. Vous récupérez votre capital. Bon, c'est-à-dire qu'il y a une rémunération du capital à la hauteur de l'inflation. Pourquoi pas, comme tout le monde, en quelque sorte, une échelle mobile des dividendes. Mais tout ce qui est au-delà, oui, comprend tout. Parce qu'on en a besoin. Pas pour notre plaisir, pour inventer, je ne sais pas quoi, mais pour faire que les gens puissent vivre dignement. Et je pèse mes mots. Il y a aujourd'hui des millions d'enfants qui ne mangeront pas à la cantine et ne mangeront pas à la maison.
Il y a déjà une personne sur cinq qui dit qu'elle ne mange pas les deux repas de la journée. D'accord ? Et va arriver le froid. Et dans cette situation, vous avez vu comment le pouvoir vous traite. Il considère d'abord que vous êtes incapables de vous défendre. Alors, il y a des pays où il y a eu des refus de payer, pas en France. Il y a des pays où il y a des manifestations monstres. Il n'y en a pas en France. Et pour cause, elles sont appelées en pleine semaine par des syndicats divisés. Donc, ça ne lance pas trop nos affaires. Pourtant, je vous invite à y participer chaque fois que vous le pouvez parce que chaque fois qu'on a un mauvais résultat, ça se retourne contre tout le monde.
Vous voyez, par exemple, M. Martinez a fait le choix de dire, au début, il disait, nous, on n'appellera pas. Bon, on n'appelle pas, elle n'appelle pas. Et la dernière fois qu'il s'est exprimé, il a dit, on ne participera pas. Donc, en même temps, nous, on n'arrête pas de dire, il faut aller à la grève de la CGT le 29. Bon, CGT, puis je crois qu'il y a d'autres syndicats, mais ce n'est pas tous les syndicats, on le fait quand même. Pourquoi ? Parce qu'on est responsable. On pense que si ça tourne mal, ça démoralisera tout le monde.
Eh bien, de la même manière, je sais bien que pour la marche du 16 octobre, il y aura évidemment des fédérations de la CGT entières qui y participeront et sans doute des centaines de milliers ou des dizaines de milliers que sais-je, de personnes qui ont une carte à la CGT et qui pensent que, bon, on peut se mobiliser un dimanche, bon, dans une convocation comme celle que nous faisons pour la marche du 16 octobre qui est convoquée par l'ensemble des partis de la NUPES plus une série maintenant d'organisations qui, petit à petit, annoncent qu'elles vont y participer.
Mais c'est vrai que nous avons perdu beaucoup de temps pour la préparation de cette marche parce que nous avons espéré jusqu'au 12 septembre qu'on pourrait avoir un appel général. Et, bon, vous avez vu, non seulement on n'a pas d'appel général, mais on a un appel de M. Martinez à ne pas participer. Alors, bon, oui, parce qu'il dit que nos méthodes ne sont pas efficaces et nos modèles ne sont pas les bons. Mais ce n'est pas une bonne façon de prendre les choses parce que c'est de démoraliser tout le monde. En attendant, la convocation est faite pour le 16. Le pouvoir pense que vous allez vous laisser faire.
C'est-à-dire que le 16 octobre, pour la marche qu'on fait à Paris, tout le monde comprend pourquoi à Paris. Parce qu'il faut qu'il y ait une démonstration de force. Si nous le faisons seulement en région, on n'aura pas cette démonstration de force. Il faut donc qu'on l'ait, qu'elle se voit et qu'elle soit à Paris. Alors, le samedi, il y aura des actions un peu, on a dit symboliques, c'est pour dire des actions qui portent du sens, du symbole pour montrer la bataille contre la bichère et contre l'inaction climatique.
L'inaction climatique parce que nous venons de vivre un été où il est évident que le changement climatique, comme nous l'avons dit, est répété et commencé et qu'il est irréversible et qui provoque des dégâts en quelque sorte qui ne concernent pas que les arbres qui brûlent, nous brûlons en même temps qu'eux, qui ne concernent pas seulement que l'eau qui tombe, mais qui concernent toute la société parce que ça désorganise tout. Quand il y a sécheresse, ça désorganise tout et tout le monde. Quand il y a des pluies diluviennes, ça désorganise toute la vie sociale et la vie économique. Vous ne pouvez plus séparer les phénomènes de type écologique des phénomènes de type sociaux.
Vous ne pouvez pas les séparer. Les deux sont tout le temps liés l'un à l'autre. Quand vous avez sécheresse, il y a moins de céréales qui sont à récolter, donc vous les paierez plus cher. Quand il y a sécheresse, vous avez une désorganisation de toutes sortes de chaînes de production.
Vous l'avez vu, si vous vous en souvenez, quand la sécheresse a empêché Taïwan de livrer à ses clients en Europe les capteurs dont ils ont besoin pour les introduire dans toutes sortes de machines et notamment dans l'industrie automobile où il y a eu des chômages techniques et des ralentissements de la production liés à ce qui est au départ non pas une crise des capteurs, mais une crise de l'eau qui sert pour fabriquer les capteurs. Donc, rappelez-vous bien de ça. On ne peut pas séparer la crise écologique de la crise sociale. J'en donne encore un exemple. Quant du fait des mauvaises conditions météo ou du fait de conditions météo contrariantes, le prix de la nourriture augmente.
Naturellement, si vous voulez néanmoins vous nourrir, vous vous tournez vers les produits de plus basse qualité et les produits de plus basse qualité sont les produits les plus industrialisés et c'est pour cela qu'ils coûtent moins cher. Mais vous savez tous comme moi que ce ne sont pas des bons produits pour vous tous, pour la vie de nos enfants, pour leur avenir, pour leur futur, que ces produits déclenchent des épidémies de diabète, d'obésité et sans doute de cancer puisque plusieurs produits sont repérés, qui sont mis dans la nourriture, sont repérés comme pouvant être cancérigènes. Alors on me dit pouvant être. Ben oui, j'ai pas envie d'essayer s'ils peuvent être cancérigènes.
Qui a envie d'essayer ? Personne. Et encore, quand on dit pouvant, c'est parce que les laboratoires des fois, ils préfèrent dire les choses gentiment. Donc, l'inaction climatique et la vie chère, ce sont deux choses que non plus on ne peut pas séparer. Donc quand vous manifestez pour l'un, vous manifestez pour l'autre. Moi, j'ai été très déçu que la journée qui devait conduire à des mobilisations climat, les associations n'aient pas pu s'entendre et qu'il y a eu deux ou trois appels pour cette marche. Si bien qu'on a eu deux ou trois petites marches et nos amis étaient présents. Mais là, le 16 octobre, les deux sont liés. C'est un dimanche.
C'est de votre vie dont on parle, de votre survie, de celle de vos enfants. Et ça vaut la peine que vous vous mobilisiez. Regardez bien. Le pouvoir s'est dit ils ne font rien, je suis tranquille. Pourtant, vous avez fait une rentrée où vous avez vu s'effondrer les services publics. Le service public de la santé, le service public de l'éducation. Et vous avez vu comme moi que cet effondrement est en même temps une manière de pousser les gens vers le secteur privé qui, assez naturellement, il n'est plus cher pour tout le monde. Il n'est plus cher pour tout le monde. Y compris pour ceux qui ont des bonnes mutuelles.
Parce que s'il y a beaucoup de monde qui va se faire rembourser par la bonne mutuelle, la bonne mutuelle, elle n'a pas d'autre chose à faire que d'augmenter les prix tant qu'elle peut ou en reniant sur ses marges ou en reniant sur ses réserves. Mais à la fin, il faut bien que cette richesse qui va être transférée soit prise quelque part. Donc, ne rêvez pas. Ne croyez pas que ça va être tout le temps comme ça parce que ça n'est pas durable. En tout cas, on voit le mouvement.
Et quand je parle de l'enseignement, vous savez comme moi qu'il est devenu difficile de dire aux gens écoutez, l'enseignement public c'est notre bien à tous parce que dans certains secteurs c'est le bien de personne pour la raison que vous avez des jeunes gens qui n'ont pas de lycée, vous avez dans les universités des jeunes gens qui ne peuvent pas s'inscrire et qui donc sont obligés de se tourner vers le privé. Depuis l'an 2000, c'est-à-dire il y a 22 ans, en 22 ans, il y a 1 million d'élèves de plus qui sont allées s'inscrire dans le privé. Et vous savez comme moi que ça devient difficile de dire ah bah le privé, il y a un problème, bien sûr qu'il y a un problème.
Mais en tout cas, aujourd'hui, ça rend service à des centaines de familles. Et donc, quel que soit le futur, on ne pourra pas passer par-dessus bord cette réalité. Et c'est bien ce qu'ils voulaient. C'est de nous mettre dans une situation irréversible où l'enseignement public est dépouillé. Et vous avez des endroits où consciemment, alors là, c'est tous les mêmes, les macronistes et les LR, c'est les mêmes. Prenez la région Île-de-France, alors ils augmentent l'enseignement public, les dotations à l'enseignement public de 2%, mais pour ce qui est de l'enseignement privé, c'est 5%.
Vous avez Madame Pécresse qui verse à HEC, qui est une grande école de commerce dont elle a été elle-même l'élève, une subvention de 450 000 euros, alors que HEC, qui est aussi une entreprise, évidemment, puisque c'est une entreprise privée qui vend du savoir, eh bien, elle a un bénéfice considérable cette année. Donc, vous voyez que il s'arc-boute pour pousser la société dans ce sens. Et puis, à l'autre bout, il y a vous. Alors, comment envoyer les gosses à l'école gratuite ? C'est très difficile. Comment payer les assurances ? C'est très difficile. Donc, vous êtes un certain nombre à pu les prendre, les assurances, et ainsi de suite.
Je vous ai dit, le pouvoir a compris, pense, que vous vous laisserez faire. C'est la raison pour laquelle ils ont rajouté un sujet. Et pendant tout l'été, on nous avait dit, bon non, ils ne veulent pas. Pourquoi ? Pour que vous ne voyez pas arriver le coup. Et maintenant, le coup est là. Le président de la République a décidé de faire une nouvelle réforme des retraites. Alors, ils sont très embêtés parce qu'ils ne savent pas comment faire pour la passer en force. Donc, ils ont inventé un sujet, c'est-à-dire mettre un amendement à l'intérieur du projet de loi de finances de la sécurité sociale. Juste un amendement.
Naturellement, ils pourront compter sur la complicité de tous les services juridiques du monde pour que leur amendement puisse arriver en séance. Normalement, nous, les parlementaires, en tout cas, moi, je l'ai vécu comme je l'étais, et encore aujourd'hui, chaque fois qu'il y a un amendement qui est en poil à côté du sujet, qui n'est pas dans le corps de bataille, on dit non, il est rejeté, il est hors sujet. Je me rappelle d'un projet de loi de finances de la sécurité sociale, où on avait un amendement sur le prix des médicaments. Vous avez dit c'est hors sujet. Bon, si le prix des médicaments est hors sujet avec la sécurité sociale, alors qu'est-ce qui est dans le sujet ?
Mais vous verrez qu'eux, ils n'auront pas cette difficulté. Mais ils sont divisés entre eux. Donc, ils le passeront quand même en force. Il faut bien réfléchir et essayer de comprendre pourquoi il le fait. Il le fait parce qu'il pense que vous ne saurez pas réagir. Parce qu'il pense que les syndicats sont divisés. Parce qu'il voit que les associations sont divisées. Et je vous dis la chose suivante. Si vous faites les moutons, vous serez tombus. Et rappelez-vous bien de ça. Il n'y a pas de limite à la tonte. Des fois, il s'arrête à la peau, mais d'autres fois, non. Et vous serez dans cette situation. Qu'est-ce qu'il veut faire ? Sans doute, augmenter l'âge de départ à la retraite.
Augmenter l'âge de départ à la retraite, c'est absurde pour plein de raisons. La première, c'est que le régime de retraite est excédentaire. Donc, on se demande pourquoi on va faire travailler les gens plus longtemps. Alors, on nous dit mais parce que en 2040, enfin, c'est pas sérieux. Ou en 2070, c'est pas sérieux. Vous ne savez pas ce qui va se passer dans 6 mois, mais vous prétendez savoir ce qui va se passer dans 40 ans. C'est grotesque. Ça n'a pas de sens. Donc, c'est bidon. C'était déjà un argument bidon avant, la preuve. Et c'est toujours un argument bidon.
Deuxièmement, toutes les économies que vous réalisez, économies entre guillemets, sur le régime de retraite, ne soyez pas ballot, ce n'est pas des économies. Parce que les gens qui sont là, ils ne trouvent pas de boulot. Donc, qu'est-ce qu'ils font ? Ils vont à Pôle emploi. Alors, évidemment, la moitié des gens qui vont à Pôle emploi ne sont pas indemnisés, mais l'autre moitié, elle est. Donc, de toute façon, ça progressera. Ça veut dire que c'est un coût supplémentaire pour les allocations au chômage. Et puis, les gens qui ne peuvent pas partir à la retraite, soit ils se bouffent de ne pas être à la retraite et d'être en chômage de longue durée, ils sont arrivés au bout de leur droit.
Donc, ils vivent très chichement alors que nous avions réussi à être le pays au monde où il y avait le moins de retraités pauvres. Nous revoilà maintenant en train de plonger dans le sens inverse. Et je vous garantis qu'il y a des gens déjà qui touchent des rechètes, mais c'est quasiment rien pour eux. Alors, ceux-là, ils tombent malades. Je suis en train de parler des choses très concrètes. Oui, les gens tombent plus facilement malades quand ils sont plus âgés. Tu parles d'une découverte. Et ils tombent d'autant plus facilement malades quand ils sont plus âgés qu'en plus, psychologiquement, ils sont déstabilisés. En plus, ils mangent mal parce que leur retraite est très faible, etc.
Le président de la République a dit aussi que ça coûtait cher l'école et l'hôpital. Comme c'est lui qui les a détruits, on pourrait dire vous n'aviez qu'à pas le faire, vous pourriez au moins reconnaître que vous avez fait une bêtise puisque maintenant, il faut payer. Mais surtout, ce n'est pas possible parce qu'on ne paye pas l'hôpital et on ne paye pas l'école avec les cotisations sociales des salariés prises sur leur salaire. Non, on paye l'école et l'hôpital avec les cotisations sociales. Donc, c'est bidon comme argument. De la même manière, ils disent oui, mais ça va nous permettre de mettre la retraite minimum à 1100 euros.
Je ne sais pas s'il le dit toujours parce que je cherche au milieu des paquets de déclarations. Il y a une chose et son contraire quasiment tout le temps. Mais moi, je vous avais dit pendant la campagne présidentielle qu'en effet, il ne fallait pas qu'il y ait une seule retraite en dessous du seuil de pauvreté. Mais est-ce que vous saviez que cette affaire-là était votée depuis 2013, je crois ? Donc, vous voyez, ça, c'est la situation. S'ils rallongent l'âge de la retraite, on va augmenter le nombre de gens qui auront cotisé toute la vie et qui n'auront jamais eu de retraite. Parce qu'aujourd'hui, déjà, avec la retraite à 62 ans qu'a installé M.
Sarkozy, avec les 43 annuités de cotisation qu'a installé M. Hollande, eh bien, vous avez déjà 25% des gens les plus pauvres qui ne vivent pas jusqu'à 62 ans. Donc, les plus pauvres, ils ont quand même travaillé dans leur vie. Ils ont cotisé, ils ont donné une partie de leur salaire. Donc, vous voyez que tout ça, c'est une aggravation sans cesse des injustices. D'ores et déjà, aujourd'hui, aujourd'hui, l'espérance de vie des Français a commencé à reculer. L'espérance de vie en bonne santé, c'est autre chose, elle aussi a reculé. C'est-à-dire qu'on tombe gravement malade plus tôt.
D'autant que des épidémies qui sont liées à la consommation de produits toxiques comme les pesticides dans l'eau ainsi que le plastique et donc dans les aliments, tout le reste de la chaîne alimentaire se traduisent, nous en sommes certains aujourd'hui, par un nombre de cancers de plus en plus nombreux et qui tombent toujours au même endroit du corps humain. Donc, il doit y avoir un rapport avec ce qu'on mange quand c'est dans les intestins, quand c'est dans l'estomac, etc. Et même ailleurs. En tout cas, les produits sont connus comme cancérigènes ou pouvant être cancérigènes.
Il n'y a plus une rivière de France, il n'y a plus un litre d'eau venant d'une rivière qui ne contiennent pas de pesticides. Et quand je vous dis de pesticides, c'est ceux qu'on connaît, ceux qu'on cherche parce qu'il y a pire que le pesticide qu'on connaît. Il y a les molécules qu'on ne connaît pas parce que le pesticide, il se décompose et la décomposition donne différents corps qui font des cocktails entre eux que vous absorbez et là, il n'y a pas d'études dessus. Donc, tout ce qu'on sait, c'est que c'est encore plus dangereux que le pesticide lui-même. Et évidemment, que ça atteint des organismes qui sont affaiblis.
Plus vous êtes âgé et plus évidemment, l'affaiblissement vous frappe durement dans votre santé. Mes amis ont décidé qu'il y avait deux mots d'ordre contre la vie chère et contre l'inaction climatique et maintenant, il y en a un troisième. C'est pour la défense du système de retraite. Alors, regardez les fers. Ils prennent les gens pour des gosses. Ils vous parlent comme si vous étiez des petits. Alors, vous avez Madame Borg qui dit « Ah oui, mais attention, s'il fait 15 degrés, vous avez le droit d'allumer votre chauffage. » On a le droit d'allumer notre chauffage tant qu'on veut, d'accord, du moment qu'il y a quelque chose pour le faire fonctionner.
Mais, elle vous parle comme ça, comme un des petits n'enfants. Vous êtes des adultes, vous avez fait toute votre vie, mais Madame Borg vous dit « Ah, si c'est à 15 degrés, vous avez le droit d'allumer votre chauffage. » Voilà comment il vous parle. Ou bien, vous avez la présidente de l'Assemblée nationale qui a d'abord dit qu'elle n'était pas d'accord pour qu'on passe l'amendement retraite sous la fonte d'un amendement dans le projet de loi de finances et de la sécurité sociale. Maintenant, elle dit « 49.3 » n'est pas un gros mot. Pourquoi vous dites « gros mot » Madame ?
Parce que quand on est un petit enfant, on ne doit pas dire des gros mots, sinon Maman ne va pas être contente ou Papa va être fâché. C'est ça le truc. Vous ne pouvez pas dire aux gens ouvertement, clairement, « Je pense que le 49.3, puisque c'est dans la Constitution, donc on l'appliquera. » Et puis après, vous assumez les conséquences. Nous, on vous dira pourquoi vous le faites. Et puis, il y aura une autre conséquence que vous devrez assumer, c'est la motion de censure qui aura derrière. Parce qu'il y aura des motions de censure. Vous vous souvenez que moi, j'avais proposé qu'il n'y ait qu'un seul groupe pour une raison simple.
C'est que 150 dans le même groupe, nous apparitions comme le premier groupe de l'Assemblée nationale. Et donc, chaque fois qu'il y aurait une motion de censure à déposer, on commencerait par la nôtre. Mais aujourd'hui, ce n'est pas le cas. Donc, ça va être un peu plus compliqué. Mais il y aura des motions de censure et il y aura des votes sur toutes ces motions de censure. C'est là que nous allons voir de quoi est fait la situation. Pour le Président de la République, elle n'est pas brillante. Il a contre lui la Présidente de l'Assemblée nationale.
Le Président du MoDem, qui jusqu'à peu était le grand chef de la planification, je ne sais pas s'il l'est toujours ou s'il est passé à un autre point, je ne me rappelle plus lequel, ça a été dit il n'y a pas longtemps. Vous avez des gens qui tirent à U et à DIA. L'un dit il faut mettre à 64 ans les deux par la retraite et puis vous avez un gars comme Édouard Philippe qui dit non, non, non, il faut 67 ans. Ils ne vont pas être le dos de la cuillère. Chacun est pour une version différente. Alors, comment tout ça va se finir ? Vous avez la possibilité de faire reculer M. Macron. Je vous le dis vraiment très sérieusement.
Si vous êtes bien mobilisés, si ça se voit, si vous êtes en forme, en nombre, en force, à ce moment-là, je pense qu'il reconsidérera sa position. Pourquoi ? Parce qu'il se dira on va à une énorme confrontation sociale. parce que vraisemblablement tous les syndicats se mettront d'accord pour défendre une conquête aussi essentielle, c'est-à-dire la retraite, évidemment, mais aussi l'allocation chômage et les différentes autres allocations qui ont été gagnées par la lutte sociale. Ne vous laissez pas embarquer par ceux qui vous disent que les allocations sociales sont de l'assistanat. Ce n'est pas vrai.
Les seuls assistés qu'il y a dans ce pays, c'est les ultra-riches qui ont rempli d'argent alors même qu'ils n'en ont pas besoin. Il n'y a que ceux-là qui sont vraiment assistés dans ce pays et en plus, ils sont parasites, c'est-à-dire qu'ils ne servent à rien. Ils ne produisent rien de particulier, ils ne réinvestissent pas tous ces milliards. Certains ont gagné, imaginez-vous, leur fortune a progressé de 500%. Nous connaissons un cas où une personne a gagné 30 milliards sur sa fortune personnelle en un an et demi. D'accord ?
Alors en ce moment, comme vous le savez, il y a des auditions à l'Assemblée nationale qui sont menées notamment par deux députés et parmi ces deux, Manuel Bompard et toutes ces auditions sont publiques. Donc vous pouvez suivre sur la chaîne de l'Assemblée nationale la discussion comme elle a lieu. Donc vous pouvez entendre les auditions, vous pouvez entendre les questions, vous pouvez entendre les réponses des ultra-riches. mais faites-le et vous verrez comment Bompard les cuisines parce que bon, l'autre c'est un LRM, c'est pas trop, il n'est pas là pour ça quoi, il n'est pas là pour les cuisines. Il pose des questions, vous allez entendre les sommes dont il est question.
Vous allez savoir qu'il n'y a aucune raison que vous soyez tous si malheureux parce que nous avons les moyens de financer absolument tout ce dont nous avons besoin dans ce pays. Nous l'avons et en plus sans confisquer rien aux très riches en prenant la part du profit inouï qu'ils ont accumulé pendant la Covid et maintenant. Il n'y a aucune raison de modifier l'assurance chômage, les allocations chômage parce que le régime est excédentaire.
Il n'y a aucune raison de modifier le régime des retraites parce qu'il est excédentaire et que si on allonge la durée de vie au travail, eh bien on augmentera le nombre de chômeurs et le nombre de malades et donc on va mettre les économies à un endroit sur le dos du reste de la société et ça va se payer surtout en mauvaise qualité de vie. Car voyez-vous, c'est une chose qu'un homme comme moi puisse à 71 ans vous parler comme j'en le fais parce que mon corps n'a pas été usé par l'effort physique. L'effort intellectuel c'est une autre paire de manches parce que le cerveau ce n'est pas un muscle. Donc ça ne s'épuise pas si on s'en sert beaucoup et moi je m'en suis servi beaucoup.
Bon alors j'ai peut-être des quelques petites crampes même pas dans les doigts pour tenir mon stylo ou pour taper sur mon clavier. Il est clair que cette forme de travail a été moins usante en dépit de ce que je subis depuis maintenant 10 ans. Donc les buzz permanents contre moi ça use un peu psychologiquement. Mais pour le reste ce n'est pas comparable à l'usure d'un travailleur qui souvent en plus est blessé pendant sa vie professionnelle qui souvent a été exposé à des risques professionnels. Il y a 1200 personnes par an qui meurent de maladies professionnelles et d'accidents sur leur lieu de travail. 1200 d'accord ? C'est énorme.
500 plus de 500 presque 600 sur le poste de travail et le reste de maladies professionnelles. Donc vous voyez bien que l'usure des corps elle ne peut être compensée que par le fait qu'à un moment on arrête et on a le droit de se reposer. Mais je vais approfondir la question j'ai entendu des gens faire de la flûte sur la valeur travail. La valeur travail ça commence par le salaire. Si vous respectez la valeur travail payez bien les gens parce que vous pouvez les payer bien. Vous pouvez les payer bien messieurs les très importants et plein de sous. Parce que il y a une chose qu'on sait tous maintenant c'est qu'à partir du 22 septembre vous m'entendez les gens ?
À partir du 22 septembre jusqu'au 31 décembre la nuit du réveillon du 22 septembre au 31 décembre vous ne travaillez tout ce que vous produisez toute la richesse que vous produisez elle ne sert qu'à une chose payer les dividendes des actionnaires. Vous m'avez bien compris ? Vous crapahoutez pendant deux mois et demi trois mois pour remplir les poches des très riches qui ne vous rendront rien. Parce qu'ils se sont débrouillés pour baisser leur part d'impôt parce qu'ils n'investissent pas dans la production et parce qu'ils sont tout le temps en train de pleurer contre ce qu'ils appellent les charges et qui sont les cotisations sociales. Donc vous êtes dans ce moment de maltraitance sociale.
Vous êtes dans un moment politique. Si vous êtes appauvri, si vous êtes mis dans la difficulté et dans la misère, c'est exclusivement parce que le rapport de force entre ceux qui ont tout et ceux qui ont peu est en faveur de ceux qui ont tout. Ce rapport de force il est fait de deux choses. Les menaces sur les gens. La division entre le mouvement social et le mouvement politique.
Parce que si seuls les salariés sont appelés à l'action, alors les jeunes gens qui sont étudiants et qui ont faim et qui doivent travailler pour payer leurs études et qui ne trouvent pas de travail, alors les lycéens qui ne sont pas salariés, alors les retraités qui ne sont pas salariés, alors les chômeurs qui ne sont pas salariés et qui tous ont un intérêt à participer au rapport de force ne sont jamais appelés à l'action. Nous, la nouvelle union populaire, écologique et sociale, nous appelons tout le monde à entrer dans la lutte parce que tout le monde est concerné. Eh bien, ce dimanche 16 octobre, en début d'après-midi, il faut que vous soyez à Paris pour la marche.
Ce n'est pas comme l'ont dit certains pour me faire plaisir à moi ou à je ne sais qui ou à des partis politiques, non. C'est parce qu'il y a besoin que retentisse le bruit de votre force pour qu'ils arrêtent et qu'ils acceptent le partage en se disant que s'ils ne partagent pas dans des conditions normales, ça sera dans des conditions qui le seront moins. Pourquoi faut-il dans ce pays qu'il y ait des mouvements comme les Gilets jaunes pour qu'on puisse obtenir quelque chose pour les gens ? La dernière fois, c'était 10 milliards. Nous avons besoin de plus cette fois-ci pour remettre en route correctement l'école, l'hôpital et notre vie de tous les jours et notamment pour pouvoir manger.
Le nombre de ceux qui ont faim et qui auront faim et froid va augmenter. Ne l'acceptez pas, ne le supportez pas. Ne vous dites pas, pour ceux qui sont dans cette situation, je n'y peux rien, je m'occupe de survivre. C'est vrai, vous le faites avec toute la dignité dont vous êtes capables, mais mobilisez-vous. Vous êtes des citoyennes et des citoyens. Vous n'êtes pas leur chose dont ils décident qu'elle va rester prostrée dans la misère, dans la difficulté, sans remuer, sans bouger. Et vous autres, qui allez mieux ou un peu mieux ou qui vous dites qu'il y a pire que moi, c'est le moment d'entrer en action pour que tout le monde ne soit pas dans une situation pire.
Toutes les catégories sociales sont frappées. Regardez dans les copropriétés ceux qui avaient acheté leur appartement ou leur maison, qui maintenant sont pris là par le prix des travaux, par le prix des fournitures pour chauffer, pour réparer. Toutes les catégories sociales sont frappées. Les enseignants du supérieur, les élites intellectuelles, les vraies élites, mal payées, mal traitées, et ainsi de suite. Et les travailleurs du rang, et ceux qui ne travaillent pas, pas parce qu'ils ne veulent pas ou qu'ils ne veulent pas traverser la rue, mais parce que ce n'est pas vrai que tout le monde est fait pour n'importe quel travail. Un jardinier ne fera jamais un plombier.
Un plombier ne fera jamais un bon serveur ou une bonne serveuse dans un restaurant. Ce sont des métiers avec des savoir-faire, avec des aptitudes physiques. Ne vous laissez pas saouler par cette histoire qu'il y aurait des postes de travail où les gens n'iraient pas. Il y a 300 000 postes de travail qui n'ont pas trouvé acquéreur. Il y a 6 millions de chômeurs. Et puis dans les 300 000, vous avez plein d'annonces qui sont des fausses annonces ou des annonces dépassées ou des annonces en double ou en triple. Demandez à n'importe quel sociologue digne de ce nom de vous expliquer ces choses-là.
Lisez la tribune de notre camarade, le député de Toulouse, Adrien Clouet, qui explique, avec toute l'autorité scientifique qu'est la sienne puisqu'il est docteur en sociologie, pourquoi ce sont des chiffres bidons. Il n'y a pas d'assistés dans ce pays, sinon dans les classes supérieures qui se gobergent. Donc, vous devez faire la démonstration de votre force. Voilà, j'ai été un peu long, hein ? Eh bien, faites écouter cette vidéo par vos amis et vos camarades. Participez, impliquez-vous, faites quelque chose, ne les laissez pas faire. Vous pouvez les faire reculer. Mais c'est sûr que si vous ne faites rien, c'est vous qui reculerez. Je vous l'ai dit tout à l'heure. J'ai confiance.
Allez, on y va et maintenant, on ne parle plus que de ça. Mobilisation pour le 16 octobre. Merci.
Merci. Merci.