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DébatRassemblement National (sur YouTube)· 1 juillet 2025 51 minAutoproduitActualité / polémiqueInstitutions & électionsImmigration & asileJusticeEurope & international

Laurent Jacobelli : "Être Français, ça s'hérite ou ça se mérite !" (CNEWS)

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 85 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:31OuverteRéponse directe

    Raïf Chaybi, comment vous jugez ces propos ?

  • 2:35OuverteRéponse directe

    Mais sur le fond, Michael Sherman, sur le fond de ce qu'il dit, quand même, qu'est-ce que vous en pensez ?

  • 4:34RelanceRéponse partielle

    Est-ce que ce sont des agents de l'étranger ?

  • 5:39OuverteRéponse directe

    Jérôme Dubus, sur les propos de Marion Maréchal, certains de la fille sont des Français de papier.

  • 9:36OuverteRéponse directe

    Elle parle même de déchéance de la nationalité pour Rima Hassan, en précisant que c'est impossible pour l'instant.

  • 11:52RelanceRéponse partielle

    Mais est-ce que vous rejoignez Marion Maréchal quand elle dit que c'est des Français de papier ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:42Invité politiqueFait
    « Moi, déjà, j'ai toujours une aversion profonde pour des responsables politiques qui critiquent leur pays à l'étranger. »
  • 2:04Invité politiqueFait
    « La première, c'est que je pense qu'il y a, même très probablement, des intentions électoralistes derrière, puisqu'il est candidat à la mairie de Marseille et qu'on sait qu'il y a une très forte communauté algérienne à Marseille. »
  • 5:28InvitéFait
    « parce que nous avons, avec ma famille, nos racines ici. »
  • 6:49PrésentateurFait
    « Quatre mois après les accords déviants qui ont été signés le 19 mars 1962, on a massacré 3 000 Français à Oran. »
  • 9:52InvitéFait
    « On a aujourd'hui des députés qui, je considère, moi, je vous le dis, comme Rima Hassan, être des Français de papier. »
  • 10:10InvitéFait
    « La démonstration qu'aujourd'hui, nous avons une politique de naturalisation, d'obtention de la nationalité, beaucoup trop laxiste, trop peu exigeante, puisque des gens comme M. Delogu ou Mme Rima Hassan l'ont obtenue, pour en faire quoi ? »
  • 11:54Invité politiqueFait
    « Vous savez, moi, je n'ai pas d'acquaintance, en tout cas, je n'ai pas d'amitié pour Rima Hassan ou pour Sébastien Delogu. »
  • 16:11PrésentateurFait
    « L'Algérie était un département français depuis 1848. »
  • 17:32InvitéFait
    « si on avait maintenu le code de la nationalité de Charles Pasquois en 1993, en 1993, qui a été aboli par Jospin en 1997, on n'aurait pas, Mme Hassan, Rima Hassan n'aurait pas été française. »
  • 18:30Invité politiqueFait
    « Il faut un moment donné élever le débat. »
  • 24:35InvitéFait
    « depuis dimanche les choses ont un peu changé parce qu'on a désormais un deuxième otage dans les prisons algériennes. »
  • 26:42InvitéFait
    « quand il avait parlé de riposte graduée qui au final n'est ni une riposte ni graduée, eh bien le président de la République l'avait dédié dans les heures qui avaient suivi. »
  • 29:04Invité politiqueFait
    « Jamais la France à l'échelle internationale n'aura autant reculé en termes de force diplomatique. »
  • 31:15InvitéFait
    « Nous sommes complètement tétanisés comme des lapins devant des phares la nuit. »
  • 33:34PrésentateurFait
    « À la fin d'année, la fin de décembre, le président Thibault a bien donné l'information à M. Macron et à la Commission européenne qui va grâcier Boalem Saint-Saint. »
  • 33:45PrésentateurFait
    « Il ne peut pas le grâcier le 5 juillet parce que dans les procédures, il faut 10 jours d'attente. »
  • 34:01PrésentateurFait
    « Ce n'est pas une décision judiciaire, c'est une décision politique. »
  • 34:10PrésentateurFait
    « Abdelmajid Thibault est un autocrate, celui qui décide. »
  • 35:46PrésentateurFait
    « La France insoumise est un parti antisémite. »
  • 35:58PrésentateurFait
    « Karim Zéribi est un agent d'influence de la dictature algérienne en France. »
  • 39:31PrésentateurFait
    « Il dit qu'il y a eu un procès. Mais enfin, il n'y a pas eu de procès. »
  • 44:37PrésentateurChiffre
    « La cour d'appel d'Alger a confirmé ce matin la peine de 5 ans de prison ferme pour l'écrivain. »
  • 44:57PrésentateurPromesse
    « On arrête les visas, on arrête les transferts d'argent, on arrête les soins gratuits pour les dirigeants algériens. »
  • 46:14PrésentateurChiffre
    « 5 ans de prison ferme pour Boilem Sansal, confirmation donc de la décision qui avait été rendue en première instance. »

Temps de parole

  • Présentateur71 %
  • Laurent Jacobelli12 %
  • Invité8 %
  • Invité 24 %
  • Invité 33 %

0,4 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

D'abord, on aurait aimé Sébastien Delogu, député français, les mêmes mots d'amour pour la France. On a l'impression qu'à chaque fois qu'il parle de la France, c'est pour la critiquer, pour traiter les Français de tous les noms, de racistes principalement, mais pas seulement. Il vient d'insulter un ministre et une collègue, Mme Tabarou, à cause de leur famille apparemment. Enfin, il est sans limite. Et lorsqu'il est là-bas, il a un langage beaucoup plus posé, vous avez remarqué. Il s'exprime... Allez, j'allais dire qu'il fait des phrases. Et donc, il essaye de diffuser un amour qu'il n'a pas pour la France. Mais il ne faut pas s'y tromper. Sébastien Delogu ne pense pas par lui-même.

Sébastien Delogu est l'élu de la communauté algérienne à l'Assemblée nationale. En tout cas, le croit-il. Parce que moi, j'ai espoir et je sais que beaucoup de personnes issues de l'Algérie ont une vision de la France beaucoup plus optimiste et beaucoup plus amoureuse. Mais de même que Mme Hassan, Rima Hassan, au Parlement européen, est l'élu de la Palestine. Bref, il fonctionne par communauté ciblée et chacun en est le porte-parole. Et ils veulent comme ça rassembler un certain nombre de minorités pour obtenir demain une majorité. On n'est pas dupes. Mais ça ressemble quand même un peu à de la trahison.

Aller dans un pays étranger qui, clairement, nous a déclaré la guerre verbale, on va dire, qui détient deux Français dans ces joules. C'est plus que verbal parce qu'il y a quand même deux Français qui sont détenus, effectivement. Un journaliste sportif de GoFoot, je crois, SoFoot, pardon, et Boalem Sansal, qui sont dans les joules algériennes, tout simplement pour délit d'opinion. Eh bien, ce personnage ne cite pas leur nom. Il va prêter allégeance à ce régime. Eh bien, dans une situation comme celle que nous vivons, ça a un nom. Et je crois que M. Delogu a atteint le summum de l'intimité. Raïf Chaybi, comment vous jugez ces propos ? Alors, en plus, il parle de victimes.

Effectivement, il y a eu des victimes algériennes, mais il y a eu des victimes françaises. Ça, il oublie totalement. Il oublie totalement ce qui s'est passé. Il oublie totalement ce qu'ont vécu aussi les Français là-bas quand même.

1:42
Laurent Jacobelli

Moi, déjà, j'ai toujours une aversion profonde pour des responsables politiques qui critiquent leur pays à l'étranger. Déjà, on n'a pas à faire ça. Quoi qu'on puisse penser, d'ailleurs, des relations entre le DPU ou les prises de position que l'on peut avoir d'un côté comme de l'autre, par nature, quand on a un responsable politique, on ne critique pas la France à l'étranger. C'est une position qui doit être très claire. Ensuite, deux observations. La première, c'est que je pense qu'il y a, même très probablement, des intentions électoralistes derrière, puisqu'il est candidat à la mairie de Marseille et qu'on sait qu'il y a une très forte communauté algérienne à Marseille.

Donc, je pense qu'il y a plus aussi une volonté électoraliste derrière. Enfin, troisièmement, je ne compte absolument pas sur Sébastien Deloglu pour défendre la cause de Boilem-Sansa. Je pense qu'il y a...

2:28
Présentateur

Ah oui, il n'a pas dit un mot. Pas un mot. L'interview faisait 26 minutes.

2:31
Laurent Jacobelli

Il n'y a pas eu un mot. Je vais vous dire tant mieux, parce que je ne pense pas que ce soit le meilleur envoyé spécial pour cela.

2:35
Présentateur

Mais sur le fond, Michael Sherman, sur le fond de ce qu'il dit, quand même, qu'est-ce que vous en pensez ? Pour moi, Sébastien Deloglu est un commercial de l'Algérie. C'est un VRP. Donc, en fait, il est payé, il a des intérêts. Ah, il est payé, attention à ce que vous dites, parce que... Moi, je vous dis qu'électoralement, en fin de compte, il achète les voix. D'accord, il est payé électoralement, mais parce qu'il est payé, si vous dites qu'il est payé par l'Algérie, ça peut être de la diffamation. Pour moi, il y a une relation commerciale évidente, électorale. C'est un commercial de la haine à l'Assemblée nationale.

Et que, de toute façon, comme vous voulez être élu, vous attendez derrière un vote et dans les urnes. Donc, en fait, vous avez une démarche électoraliste, vous avez une démarche commerciale. Vous allez chercher quelque chose, il y a quelque chose de financier derrière. Et pourquoi est-ce qu'il est payé ? Parce qu'il est payé déjà par les Français. Donc, il oublie qu'en fait, qui le paye ? C'est le contribuable français. Donc, en fait, que Sébastien Deloglu arrête de cracher sur le drapeau français, qu'il arrête de cracher sur la France.

Et dans cette interview, vous le disiez, pas un mot sur Boine Sans Salle, mais même si vous pourriez penser qu'il serait peut-être un mauvais porte-parole de Boine Sans Salle, mais il est député de la France et son devoir de dire que ça fait 227 jours que nous avons un écrivain. Est-ce que l'Algérie pense qu'en enfermant Boine Sans Salle, ils vont permettre de faire taire la pensée libre de Boine Sans Salle ? Parce qu'aujourd'hui, Boine Sans Salle rayonne. On parle de lui... Il rayonne, excusez-moi, vous avez vu les autres chaînes ? Vous trouvez qu'ils rayonnent sur les autres chaînes ? C'est grâce à ces news.

Non, mais oui, mais justement, on est la première chaîne d'info de France, je suis d'accord. C'est la première chaîne d'info de France. Mais peut-être pour ça d'ailleurs, parce qu'on parle de choses dont les autres ne parlent pas. Mais honnêtement, toutes les chaînes devraient en parler. Ah mais ça c'est évident. Toutes les chaînes devraient là être en train d'attendre le verdict concernant Boine Sans Salle. Moi, j'attends du service public que tous les jours... Vous savez, Ingrid Betancourt, lorsqu'elle était otage en Colombie, il y avait tous les jours un décompte des jours.

Eh bien moi, j'attends de la France, j'attends de la ministre de l'Agriculture, Rachida Dati, qui décide et qui impose que tous les jours dans le journal français, après le journal télévisé sur le service public, on est Boine Sans Salle et le décompte deux jours. Ça fait 227 ans. Et l'autre otage, puisqu'il y a un deuxième otage, et désormais ne l'oublions pas, un journaliste. Je vous donne la parole dans un instant, mais pour alimenter le débat, je voudrais qu'on écoute un autre extrait de Sébastien Delogu, justement. Et même la journaliste était surprise de le voir embrasser le drapeau algérien, parce qu'il y a cette image, il prend le drapeau algérien et il embrasse.

Donc elle lui a dit « Mais pourquoi vous avez embrassé le drapeau algérien ? » Écoutez sa réponse. Ce que je voudrais vous exprimer ce soir, c'est que la masse populaire en France n'est absolument pas d'accord avec ce qu'il se dit par le biais de certains ministres, notamment le ministre de l'Intérieur, M. Rotaillot, qui aujourd'hui invective, menace l'Algérie et s'oppose à tous propos qui pourraient essayer de faire avancer nos deux peuples. Et donc du coup, il est vrai que, comme faisant partie du peuple, en étant maintenant représentant du peuple, j'ai pour ma part embrassé le drapeau de l'Algérie,

5:28
Invité

parce que nous avons, avec ma famille, nos racines ici.

5:34
Présentateur

— Voilà. Donc en tant que représentant du peuple français, il explique qu'il embrasse le drapeau algérien. Enfin même le raisonnement, Jérôme Dubus, on a du mal à le suivre. — Non, mais alors de l'aiguë, d'abord, rien ne nous étonnera de sa part. Mais là, j'ai l'impression qu'il a franchi quand même une ligne rouge. C'est-à-dire qu'on n'est plus dans le communautarisme, dans l'électoralisme que vous décriviez tout à l'heure dans sa circonscription. C'est vrai que ça lui porte chance, puisqu'il a fait 60% au premier tour des législatives. C'est d'autant plus étonnant, d'ailleurs. Et ça en dit long sur l'état de la société française. Mais peu importe. Il a franchi la ligne rouge.

Ça n'est plus du communautarisme, c'est du séparatisme. C'est-à-dire qu'en réalité, il ne vient plus, en tant que député français, défendre la France. Il dit qu'au fond, il préfère l'Algérie. Bon, on sait ce que c'est que le régime algérien. Lui, il va se prosterner devant le régime algérien. Il a rencontré un certain nombre d'officiels algériens qui l'ont accueilli, évidemment, puisque c'est un député français. Donc ils s'en servent comme un alibi, tout ça. Écoute Jules Philippe Blanc. Mais en réalité, son discours est truffé, truffé d'erreurs historiques. Enfin, on arrive dans 3-4 jours au anniversaire du massacre d'Oran. Moi, je demande à M.

Delogu de relire son histoire et de relire ce qui s'est passé à Oran en juillet 1962. Quatre mois après les accords déviants qui ont été signés le 19 mars 1962, on a massacré 3 000 Français à Oran. Qui les a massacrés ? Ce n'est pas des Français, c'est des Algériens. C'est le FLN qui les a massacrés. Et M. Delogu a l'impression de passer tout ça par pertes et profits. Est-il Français ou pas ? On peut se poser la question. Alors justement, il y a Marion Maréchal qui a dit que certains LFI, ce matin, étaient des Français de papier. Alors ça fait beaucoup réagir. Et elle a cité Sébastien Delogu et Rima Hassan. On va l'écouter dans un instant.

On va faire le CNews Info et puis on l'écoutera juste après. Parce qu'honnêtement, on peut se poser la question. Voilà, je sais que ça fait bondir beaucoup de gens parce que tout à coup, ça crée plusieurs types de Français. Les Français qui seraient des Français de papier. Les autres Français... En fait, il n'y a qu'un type de Français, mais je crois que la question se pose désormais. On l'écoutera dans un instant. Tout de suite, le CNews Info avec Sonia Labidi.

7:41
Invité

La vigilance rouge canicule qui est en cours sera étendue jusqu'à demain dans les 16 départements concernés. Quant au pic de chaleur, il est attendu aujourd'hui. Le mercure devrait grimper jusqu'à 41 degrés par endroit. Un an après le choc, place au procès la conductrice de 83 ans qui avait percuté un groupe d'enfants à vélo à La Rochelle et jugé pour homicide et blessure involontaire aggravée par un délit de fuite. L'accident, survenu en juin 2024, avait tué une fillette de 10 ans et blessé 6 autres enfants à vélo.

Et puis, François Bayrou, face à une 8e motion de censure, motion déposée par les socialistes sur la question des retraites, toutefois, elle a peu de chances d'aboutir sans le soutien du Rassemblement national.

8:26
Présentateur

11h03 sur CNews, merci d'être en direct avec nous. Vous le savez, on attend ensemble dans les minutes qui viennent le jugement concernant Boilem Sansal, le jugement qui sera rendu ce matin, qui devait être officialisé aux alentours de 10h. Il est 11h03, on l'attend donc d'un instant à l'autre. Il est détenu depuis novembre. Boilem Sansal, c'est écrivain franco-algérien. Il a été condamné à 5 ans de prison en première instance. Il avait été condamné le 27 mars dernier. Lors de l'appel, on a demandé 10 ans de prison contre lui et vu son âge, aujourd'hui, ce serait quasiment une condamnation à mort si ces 10 ans étaient mises en place.

On espère également que Boilem Sansal puisse être gracié, gracié si jamais il est condamné aujourd'hui, mais ça fait beaucoup d'incertitudes, ça fait beaucoup d'espoir pour Boilem Sansal. Donc on va avoir dans les secondes qui viennent, dans les minutes qui viennent, en tout cas, le verdict. En attendant, on parlait de Sébastien Delogu, qui lui est allé du côté de l'Algérie, qui est allé à la télévision algérienne, vous l'avez entendu, qui n'a pas dit un mot sur Boilem Sansal, ça n'existe pas, ni sur désormais la deuxième personne qui est emprisonnée, qui est ce journaliste français. Et ce matin, Marion Maréchal s'est posé la question.

Elle était invitée sur CNews, elle était avec Sonia Mabrouk, et elle s'est demandé si des gens comme Sébastien Delogu, si des gens comme Rima Hassan, n'étaient pas en fait que des Français de papier, des propos chocs, qui font d'ores et déjà énormément réagir. Je vous propose d'écouter Marion Maréchal ce matin sur CNews.

9:52
Invité

On a aujourd'hui des députés qui, je considère, moi, je vous le dis, comme Rima Hassan, être des Français de papier. Voilà, c'est des gens, ils ont la carte d'identité française. Oui, de papier. Ça va faire beaucoup réagir. Pourquoi cette expression ? Très simplement, parce que je pense que ces gens... Leur nationalité, leur citoyenneté. La démonstration qu'aujourd'hui, nous avons une politique de naturalisation, d'obtention de la nationalité, beaucoup trop laxiste, trop peu exigeante, puisque des gens comme M. Delogu ou Mme Rima Hassan l'ont obtenue, pour en faire quoi ? C'est-à-dire pour aller faire l'apologie de régimes qui, aujourd'hui, ne sera pas de bons Français à vos yeux.

Excusez-moi, je ne sais pas ce qu'est aujourd'hui de Français Rima Hassan, à part la carte d'identité, quand je la vois à mes côtés au Parlement européen, parce que vous savez qu'elle est députée européenne aujourd'hui. Depuis un an, j'ai regardé l'ensemble de ses interventions. Elle n'a pas parlé une seule fois d'autre chose que du sujet du conflit israélo-palestinien. Qui n'est pas illégitime par ailleurs. Pas autre chose, pas une seule fois. Elle n'a pas pris la parole une seule fois pour parler des intérêts et de la défense des Français. La seule fois, d'ailleurs, où elle a pris la parole, c'est en effet sur la femme Boilene Sansal, pour cracher sur la France.

Donc oui, je suis désolée de vous le dire, qu'aujourd'hui, je ne comprends pas comment cette femme a pu obtenir la nationalité. Je ne comprends pas comment elle peut encore, d'ailleurs, la conserver, sans en être déchue, alors qu'elle fait l'apologie du terrorisme. D'échouard de sa nationalité, Rima Hassan, ce qui est techniquement impossible. Ce qui est, malheureusement, aujourd'hui impossible, depuis quelques mois seulement. Ce qui aurait peut-être été possible il y a encore quelques mois, parce que nous avons là encore une loi qui est trop restrictive. Mais oui, c'est la démonstration, et M.

Delogu en est aussi l'exemple, que nous avons eu une fabrication industrielle, oui, de français de papier, qui aujourd'hui se retourne contre nous. Et français de papier, ça veut dire aussi, Marie-Anne Branchelle, qu'on va commencer à faire le tri entre certains Français pour savoir qui mérite ou pas la nationalité, jusqu'où peut-on aller dans ce cas ? Non, la loi et la loi. Il ne s'agit pas ensuite de faire une différence face à la loi, mais indéniablement, il faut poser un diagnostic.

On voit bien aujourd'hui qu'on a fabriqué, une fois de plus, de manière industrielle, des gens qui ne se reconnaissent pas dans ce qu'est la France, qui n'aime pas la France, qui ne veulent pas défendre les intérêts de la France, jusqu'à parfois se faire élire pour utiliser ce mandat contre elle. Donc oui, l'objectif étant derrière de ne pas recommencer cette erreur et de limiter, évidemment, l'obtention de la nationalité. Alors, il aime la France, il n'a cessé de le dire. Il parle du seul droit, pardon, du sang.

11:55
Présentateur

Rayem Shaibi, je vous sens sceptique face aux propos de Marion Maréchal.

11:59
Laurent Jacobelli

Vous savez, moi, je n'ai pas d'acquaintance, en tout cas, je n'ai pas d'amitié pour Rima Hassan ou pour Sébastien Delogu. Je me sens même aux antipodes de ce qu'ils peuvent penser. mais je préfère qu'on puisse les combattre sur les idées et non sur leur citoyenneté ou sur le fait qu'on dise que ce sont des Français de papier.

12:17
Présentateur

Est-ce que ce sont des agents de l'étranger ? Parce que c'est ça, en fait, c'est un peu ça, moi, ce que j'entends dans le discours de Marion Maréchal.

12:23
Laurent Jacobelli

Je ne pense pas que ça fasse élever le débat, qu'on dise qu'ils sont des agents de papier. Non, mais est-ce que c'est vrai ? Il ne s'agit pas d'élever le débat, il s'agit de dire la vérité. Je n'en ai pas la preuve. Tout ce que je peux dire, effectivement, c'est que ce sont deux élus qui, effectivement, utilisent pour l'une un conflit étranger, pour l'autre une situation diplomatique pour en faire un fonds de commerce électoral.

12:44
Présentateur

Mais est-ce qu'ils représentent la France ? Est-ce qu'ils défendent la France ?

12:46
Laurent Jacobelli

Pour moi, pas assez. Pas assez ou pas du tout ? Pas assez. Pas assez comme ils devraient le faire. Mais ils défendent un peu la France ? Ils devraient déjà, au moins, défendre la France. Ah oui, donc ils ne le feront pas. Ils devraient le faire davantage au regard de leur fonction politique.

13:04
Présentateur

Laurent Jacobini, Marion Maréchal, qui dit qu'il faudrait peut-être voir si ce ne sont pas juste des Français de papier. Elle parle même de déchéance de la nationalité pour Ima Hassan, en précisant que c'est impossible pour l'instant. Mais c'est une chose qui est évoquée. Pour moi, il y a deux questions. Il y a effectivement des gens qui se retrouvent français sans le vouloir, tout simplement par le hasard de la naissance en France et par l'âge, avec très peu, finalement, de conditions pour acquérir la nationalité française quand on est né sur le sol français. Et donc, à 18 ans, ils se retrouvent français en détestant la France. Ça donne des émeutes.

Ça donne des listes aux municipales entristes, clairement, de frères musulmans pour prendre le pouvoir de ville et de village et y amener la charia. Et ça met des députés qui défendent d'autres pays au lieu de défendre la France et même en salissant la France. Donc ça, c'est une vraie question. Il faut changer l'acquisition de la nationalité. La France, ça s'érite ou ça se mérite. C'est-à-dire que soit nos parents sont français, soit, eh bien, à 18 ans, on a un test de culture, de langue, de connaissance de nos valeurs et on peut devenir français. Sinon, on voit ce que ça peut donner. Mais l'autre question, c'est...

Il y a des députés de la France insoumise qui n'ont aucune origine étrangère et qui défendent exactement les mêmes ignominies. Aujourd'hui, la France insoumise défend l'Algérie contre Boalem Sansal et contre la France. Défend l'Iran. L'Iran contre Israël, qui est une démocratie amie. Ils défendent les Comores contre la France à Mayotte. Bref, dès que quelqu'un est l'ennemi des démocraties, dès que quelqu'un est l'ennemi de la France, hop, ils ont un ambassadeur. Donc, qu'est-ce qu'on fait ? C'est la France insoumise. Qu'est-ce qu'on fait contre eux ? Mais d'abord, on les dénonce. Ensuite, on fait des commissions.

Moi, je participerai à la commission sur l'entrisme islamiste dans la politique en France à l'Assemblée nationale. Mais est-ce que vous rejoignez Marion Maréchal quand elle dit que c'est des Français de papier ? En tout cas, ça y ressemble, oui, clairement. C'est-à-dire que quand on a acquis la nationalité... Je ne connais pas l'histoire ni de Sébastien Delogu ni de Rima Hassan. Mais quand on a acquis la nationalité française et qu'on en profite pour, à l'intérieur de la France, essayer de détruire nos valeurs, oui, il y a un problème. Il y a un problème dans l'acquisition de la nationalité française. Est-ce qu'il faudrait réfléchir à leur enlever cette nationalité française ?

Je ne sais pas s'il faut aller jusque-là, mais je pense que pour les générations futures, il faut réfléchir à la fin du droit du sol et avoir un autre droit, qui est le droit de l'acquisition de la nationalité, soit par héritage, soit en ayant prouvé l'attachement aux valeurs de la France. Par héritage, ça veut dire quoi ? Quand vous deux parents sont français, vous êtes français. Ah oui, d'accord, d'accord. Du sang, quoi, en fait. Voilà. C'est ça. Oui, mais c'est un peu restrictif aussi.

Je veux dire qu'à 18 ans, même si vos parents sont étrangers, que vous avez vécu en France pendant 18 ans, que vous montrez que vous êtes attaché à la France, que vous faites des études, que vous allez avoir un boulot, que vous allez vous intégrer, il n'y a pas de problème. Mais ça veut dire que vous êtes pour la suppression du droit du sol ? Oui, tel qu'il est aujourd'hui, bien sûr. D'accord. Michael Sherman, qui m'a demandé la parole, pardon. Simplement. Vous êtes d'accord ou pas avec Marion Maréchal ? Moi, je pense qu'il y a un fond de vérité, il faut ouvrir le débat. Ça se mérite des Français. Oui, mais ça, ouvrir le débat, c'est pas une réponse...

Non, non, mais excusez-moi, c'est une réponse langue de bois. Est-ce que ce sont des Français de papier ? Pour moi, ce sont des Français de papier. Voilà. Il faut ouvrir le débat à l'Assemblée nationale et au Parlement pour faire voter des lois, légiférer, et pour que, non seulement ça se mérite la nationalité, mais si on trahisse sa patrie, pourquoi est-ce qu'on ne serait pas jugé ? Pourquoi est-ce qu'on n'enlèverait pas ? Et pourquoi justement on ne poserait pas le débat aujourd'hui que ceux qui trahissent la France, que ceux qui mettent en priorité la cause de Gaza, qui mettent une cible sur les policiers et sur les juifs de France ?

Pourquoi est-ce qu'on ne pourrait pas réfléchir à leur retirer la nationalité ? Et juste pour revenir sur l'Algérie. L'Algérie était un département français depuis 1848. La France a apporté énormément. Elle a modernisé l'agriculture, la médecine moderne. Alger, Constantine, Oran, c'est des villes qui ont été modernisées par la France. La France a apporté énormément à l'Algérie et il ne faudrait pas qu'on soit quelque part gêné de rappeler ce que la France a apporté à l'Algérie. Parce qu'à chaque fois, on s'excuse, on a une culture victimaire pour des raisons électoralistes. On pense acheter la rue algérienne et musulmane, mais on n'a pas à s'excuser.

La France a apporté énormément à l'Algérie et l'Algérie est un peu ingrate. Et de plus en plus, on se sent... Jérôme Dubus, sur les propos de Marion Maréchal, certains de la fille sont des Français de papier. Je ne partage pas l'expression Français de papier, c'est l'expression de son grand-père. En réalité, il faut le dire. C'est lui qui a inventé cette expression-là, Français de papier. Français de papier, ça veut dire qu'on est Français juste parce qu'on a des papiers et on n'est pas Français dans le cœur. On n'est pas Français par héritage, on est Français automatiquement.

Ça veut aussi dire, quand elle dit qu'on ne sont que des Français de papier, ça veut dire qu'ils ont simplement les papiers de français, mais ils n'ont ni l'esprit, ni la mentalité, ni la volonté des fonds de la France. De par le code de la nationalité qui est actuellement en vigueur, il y a un certain nombre de gens qui deviennent Français. Alors on peut être pour, on peut être contre. Alors je vous le dis autrement, est-ce qu'ils n'ont de français que les papiers ? Pour certains, oui. Voilà, c'est ça, les Français de papier. Non, mais c'est ça, les Français de papier. On ne va pas dire français de papier. Ça veut dire qu'à ce moment-là, on réforme le code de la nationalité.

Si on avait maintenu, je termine, si on avait maintenu le code de la nationalité de Charles Pasquois en 1993, en 1993, qui a été aboli par Jospin en 1997, on n'aurait pas, Mme Hassan, Rima Hassan n'aurait pas été française. Et ça aurait été bien ? Bien sûr. Je défendais ce code de la nationalité. C'était clair. Mais il ne faut pas dire français de papier ou français d'héritage ou de souche, etc. Moi, je n'aime pas ces expressions, parce qu'elles sont clivantes et elles sont séparatistes. Pourquoi séparatistes ? Ce n'est pas séparatiste. Ce n'est pas séparatiste de dire, il y a des gens qui, au fond du cœur, ne sont pas français.

À partir du moment où vous êtes français, vous êtes de part la gloire. Mais il n'y a pas des obligations ? Mais à ce moment-là, il n'y a pas des obligations à aimer la France quand on est français ? Non, mais est-ce qu'il n'y a pas des obligations aussi à aimer la France ? Non, il n'y a pas d'obligation. On n'est plus restriqués. Il n'y a pas d'obligation à aimer la France quand on a des papiers français. C'est pas possible, mais c'est pour ça que le code de la nationalité... Mais vous dites la même chose. Revue, corrigée. Revenons-en au code de la nationalité de Charles Pasqua. Ou faisons celui que nous réclame. R.C.

18:30
Laurent Jacobelli

Moi, je vais redire ce que j'ai dit tout à l'heure. Il faut un moment donné élever le débat. Moi, comme Jérôme Dubuche, je suis assez...

18:37
Présentateur

À part qu'il va un peu plus loin que vous, quand même. Parce qu'il dit, par exemple, que ça aurait été bien, que le crime à Seine ne soit pas française.

18:46
Laurent Jacobelli

Ah bah ça, après, maintenant, elle l'est. Trop tard. Est-ce que vous dites aussi ? Trop tard ? On ne va pas refaire l'histoire. Vous dites trop tard ? Non, mais on peut créer des lois. On peut créer des lois pour ceux qui créent la France.

18:53
Présentateur

Allez-y, crée-l'est. C'est de revoir le code de la nationalité. Je te sais. Parce que si vous avez une automaticité de la nationalité française, on en arrive à ce qu'on décrit aujourd'hui. À avoir des français de papier. Mais non, je n'aime pas cette expression. C'est bien, c'est pour ça que c'est... Mais vous la décrivez, mais c'est exact... Le problème, c'est que vous ne l'aimez pas, mais c'est exactement ce que vous décrivez. Oui, mais vous en faites la description sans employer le mot. Non, je dis qu'il faut changer le code de la nationalité. Le constat que vous faites, c'est que quand un Sébastien Delogu dit « J'aime l'Algérie et j'aime pas la France », il est élu à 60% au premier tour.

Il fait du séparatisme. Ce qui veut bien dire qu'en France, il y a des gens qui adhèrent au discours « J'aime l'Algérie et j'aime pas la France ». Et ça pose un problème. Vous pouvez dire qu'il trahit... Non, mais d'accord. La trahison, c'est d'accord. Reconnaissez que l'immigration incontrôlée et la délivrance de la nationalité française sans contrôle a amené au fait qu'aujourd'hui, vous avez des quartiers, des villes entières qui estiment que d'autres pays méritent l'admiration et que la France mérite la haine. Et qu'ils votent en conséquence. Reconnaissez qu'il y a un problème. Reconnaissez que ça aboutit à des émeutes.

Reconnaissez que ça aboutit à d'autres règles que les règles de la République, les trafics, la volonté de charia. On peut trouver un autre mot si ça vous arrange. Mais la réalité, elle est là. Je veux dire, moi je ne suis pas maître... Délepénisez-vous. Je ne suis pas maître Capello. Délepénisez-vous, il vous dit. C'est vous qui vous le pénisez, puisque vous le dites comme vous. Il n'y a plus que le mot qui vous gêne. Moi, j'ai cité Charles Pasquard. Oui, excusez-moi. C'est pas Marie Le Pen. Vous citez Charles Pasquard et vous avez soutenu Castaner. Quelle déchéance. Michael Sherman, un dernier mot là-dessus. Vous l'assumez, ce mot de français de papier ? Pour moi, évidemment.

Et tous ceux qui sont fiers du drapeau français ne seront pas choqués par ce mot-là. Vous me disiez, le mot trahison est fort. Mais que font-ils ? Ce n'est pas fort ce qu'ils font ? Quand ils ne respectent pas, ils sont élus, ils amènent des drapeaux de Gaza en plein cœur de l'Assemblée nationale, qui foutent le chaos, qui mettent des cibles sur les flics de France. Je ne vais pas défendre ces gens-là, mais ils ont été élus par le France Universel. Mais vous dites que les mots sont forts. 60% au premier temps. Mais non, mais... Qu'est-ce que je voulais que je vous dise ? Vous dites que le mot français de papier est fort. C'est la façon dont la France évolue.

C'est ça qui est inquiétant, c'est leur comportement. Évidemment. C'est leur acte qui est inquiétant. Ce n'est pas avec des mots pareils. Mais non, mais vous vous censurez avec des mots. C'est ça. Vous bloquez... Il n'y a pas de trahison ? Dans ce que dit Sébastien Delogu, tout à l'heure, on a vu à la télé... Quand il crache sur la France à l'étranger, il n'y a pas de trahison. Eh bien, sachez une chose. Quand Sébastien Delogu est sur l'Algérie... Portez plainte contre lui immédiatement. Mais d'accord, mais... Portez plainte, oui, mais sauf qu'il faut mettre des mots sur les mots. Aujourd'hui, il trahit la France quand il est en Algérie.

Il crache sur le drapeau français toute la journée à l'Assemblée nationale. Il fait du séparatisme. Je ne pense pas qu'il trahisse. Ce n'est pas une trahison de faire du séparatisme ? Ce n'est pas trahir la France que de faire du séparatisme. Mais non, la trahison de la France, c'est autre chose. Ah bon ? Alors c'est quoi trahir la France ? Ah bon, bah... Mais oui. Ah bah alors... Bon, alors en tout cas, je vous l'ai dit, on attend d'un instant à l'autre la décision concernant Boilem Sansal. Et ce matin, Bruno Rotaillot était invité sur RTL. Et il est revenu sur justement cette décision qu'on attend dans les minutes qui viennent.

21:51
Invité

Écoutez, vous le savez, j'étais le tenant de la ligne de la fermeté. J'espère qu'on arrive au terme et au dénouement de cette affaire. Aujourd'hui, la choisissante justice devrait donner sa sentence qui sera vraisemblablement confirmée. Même si tout cela est injuste. Et dans quelques jours, nous saurons si lors, notamment du 5 juillet, fête nationale algérienne, il est gracié ou non. Vous comprendrez que dans ces moments-là, je ne veux gâcher aucune chance, même la moindre petite chance, de faire en sorte qu'il soit libéré. Je rappelle simplement qu'il a 80 ans, qu'il est malade. Voilà. Oui, son avocat lui recommande d'accepter le jugement en espérant cette grâce présidentielle.

C'est-à-dire qu'aujourd'hui, vous, ministre de l'Intérieur, vous n'espérez plus que ça. La grâce présidentielle ? Moi, j'espère qu'il sera libéré.

22:39
Présentateur

Voilà. On est avec Thomas Bonnet, journaliste politique à CNews. Bonjour Thomas. C'est vrai qu'on attend, d'un instant à l'autre, la décision concernant Boilem Sansal. On a vu que Bruno Rotaillot était très prudent ce matin. Emmanuel Macron, lui, a joué la carte plutôt du consensus face à Bruno Rotaillot. On va voir lequel des deux a eu raison finalement.

23:00
Invité

Oui, ce qu'on comprend, d'ailleurs en écoutant Bruno Rotaillot, ça apparaît assez clairement, c'est que le ministre de l'Intérieur s'est rangé à la ligne du Quai d'Orsay qui est celle d'une forme de discrétion, comme si ça allait permettre peut-être d'avoir une issue favorable pour Boilem Sansal. On sait que Bruno Rotaillot, et d'ailleurs il l'a dit encore ce matin, lui était plutôt adepte du rapport de force de la ligne dure avec Alger. Visiblement, il a été convaincu de mettre un peu d'eau dans son vin pour calmer le jeu et espérer encore une fois cette libération de Boilem Sansal. Donc il y aura évidemment cette décision qui va être rendue dans quelques instants.

On verra s'il y a condamnation. Il y aura probablement condamnation. L'idée maintenant, c'est de savoir s'il y aura une grâce présidentielle lors de la fête nationale algérienne qui aura lieu samedi. Mais ça en dit long quand même sur la diplomatie française, qui en est rendu à attendre un geste de bonté de la part du président algérien. C'est finalement la seule chose que peut faire aujourd'hui la diplomatie française, attendre, croiser les doigts, espérer qu'Abdelmajine Tebout soit dans un bonjour samedi et qu'il accorde la grâce à Boilem Sansal. La question qui va se poser, c'est ce qui va se passer après.

C'est-à-dire que si on obtient la libération de Boilem Sansal ou même si on ne l'obtient pas, quelle sera la réaction de la France ? Est-ce qu'on fait comme si de rien n'était ? Est-ce qu'on met enfin en place ce rapport de force ? On attend de voir parce qu'on a bien compris que du côté du président de la République et du quai d'Orsay, visiblement, il y a une crainte, en tout cas ça apparaît comme ça, qu'il y ait une sorte de réaction dans la diaspora algérienne.

On peut s'interroger d'ailleurs sur le fait qu'on en vienne à craindre la réaction d'une partie de nos concitoyens, mais en tout cas visiblement c'est la ligne aujourd'hui du président de la République et puis rappelons quand même que depuis dimanche les choses ont un peu changé parce qu'on a désormais un deuxième otage dans les prisons algériennes. Christophe Gleiz, notre confrère, journaliste de sport, condamné à 7 ans de prison pour des raisons absolument fallacieuses. Donc évidemment, on espère la libération de Boilem-Sonsal, mais il ne faudra pas oublier qu'on a un deuxième ressortissant français dans les prisons algériennes.

24:55
Présentateur

Thomas, si je ne m'abuse, pour l'instant, il est 11h19, on n'a toujours pas cette décision, mais l'idée en gros qui circule, et c'est ce qu'est exprimé Bruno Rotaillot, c'est qu'a priori, il va être à nouveau condamné, c'est a priori l'idée qui circule, mais qu'on espère juste une grâce. C'est ça en fait. C'est le dernier espoir, c'est la grâce.

25:14
Invité

C'est ça, tout est remis entre les mains du président algérien parce que je vous rappelle qu'en première instance, il a été condamné à 5 ans de prison. En appel, le parquet a requis 10 ans, donc le double de la peine initiale. Et ce que disent les avocats, d'ailleurs, c'est ce qu'avait dit Bruno Rotaillot encore ce matin, c'est qu'il conseille plutôt à Boilem-Sonsal d'accepter sa peine, ensuite de pouvoir obtenir éventuellement une grâce de la part du président algérien. Mais c'est effectivement la seule issue que l'on peut voir, la seule issue finalement qu'espère la diplomatie française.

Il y a très peu de chances, disons-le, que Boilem-Sonsal soit acquitté lors de cette procédure en appel dont on attend la décision dans les minutes à venir.

25:49
Présentateur

Mais dans les différents scénarios, s'il n'est pas gracié, s'il est condamné là et qu'il n'est pas gracié par le président algérien, qu'est-ce qu'il nous reste comme marge de manœuvre ?

25:59
Invité

C'est une très bonne question. C'est une très bonne question et je vais le dire, même s'il était gracié, parce que je lui ai dit mal à imaginer qu'on reparte comme si de rien n'était, qu'on reparte comme avant, alors qu'on a quand même eu un ressortissant français enfermé pendant 227 jours et on espère qu'il va être libéré dans les prochaines heures. Mais pour l'instant, rien n'est bien sûr. La question, effectivement, c'est qu'est-ce qu'on fait après et comment on réagit ? Est-ce qu'on est prêt à engager un rapport de force ?

Un rapport de force, ça veut dire évidemment restreindre les visas, ça on a déjà essayé, mais aussi s'attaquer peut-être aux flux financiers qui transitent de la France vers l'Algérie, l'aide au développement aussi qu'accorde la France à l'Algérie. C'est tout ça aussi, il va falloir se pencher dessus. Est-ce qu'on a envie, est-ce qu'on a le courage politique d'aller dans cette voie-là ? On sait que c'est celle qui est préconisée par Bruno Rotaillot et je vous rappelle quand il avait parlé de riposte graduée qui au final n'est ni une riposte ni graduée, eh bien le président de la République l'avait dédié dans les heures qui avaient suivi.

Donc effectivement, la décision, elle reviendra au président de la République, à personne d'autre. C'est lui qui doit engager ce rapport de force éventuel avec le régime algérien si on espère modifier aussi les équilibres entre nos deux pays parce qu'il y a le sort de Boalem-Sansal mais on pourrait parler aussi du fait que l'Algérie refuse de réadmettre ses ressortissants sur son territoire. On a évidemment le cas de cet influenceur d'Oualem qui a été arrivé en Algérie et que les autorités algériennes avaient renvoyé en France. Évidemment, ça non plus, ça ne peut pas durer.

27:14
Présentateur

Merci beaucoup Thomas Bonnet. Merci. Je rappelle également qu'il y a Christophe Gleize, donc vous en parliez également, qui est ce journaliste sportif qui est détenu en Algérie depuis un an et qui a été condamné à 7 ans de prison ferme notamment pour apologie du terrorisme. On a appris hier qu'il avait fait appel et c'est vrai que pendant un an personne n'en a entendu parler. C'était l'idée qu'il fallait garder cette information secrète pour pouvoir négocier, pour pouvoir faire avancer les choses. Le résultat, c'est qu'hier il a été condamné à 7 ans de prison ferme. La question qui se pose également, c'est le rôle d'Emmanuel Macron par rapport à tout ça.

Est-ce que finalement ce n'est pas un échec de la politique d'Emmanuel Macron ? Je voudrais qu'on réécoute ce que disait Michel Onfray. C'était au mois de novembre 2024 sur CNews et il expliquait que tout ça Emmanuel Macron avait une forte responsabilité dans tout ça puisqu'il n'était plus crédible auprès des Algériens. Je crois simplement que le chef de l'État n'est pas crédible auprès des Algériens. Pourquoi ? Parce qu'il a tout dit et le contraire de tout. Parce qu'il est le contraire d'un chef d'État. Parce qu'il y a une tradition de virilité, de machisme que je ne juge pas.

Mais dans la tradition arabo-musulmane de paroles données, de sens de l'honneur, de choses qu'on fait, de choses qu'on ne fait pas. La grève c'est une civilisation et on ne s'adresse pas à quelqu'un qui procède d'une civilisation comme s'il procédait de la vôtre. Donc quand vous avez perdu votre propre crédit qu'est-ce que vous pouvez faire ? Et puis il a surtout insulté des gens. Les diplomates savent bien comment faire pour dire les choses sans insulter. Lui il ne sait pas Emmanuel Macron et il détruit même la diplomatie française pour pouvoir dire j'ai placé un copain, un ami, quelqu'un que connaît bien Brigitte et qu'il aime bien il va être ambassadeur etc. Il faut être sérieux.

C'est un métier, c'est compliqué. Il faut être polyglotte, il faut connaître les usages, il faut savoir ce qu'on dit, ce qu'on ne dit pas, il faut négocier et là pour le coup il a beaucoup agressé. Laurent Jacobelli, est-ce qu'il y a du vrai dans ce que dit Michel Onfray ? C'est-à-dire que le président de la République a une vraie responsabilité dans ce qui se passe ? Il a une vraie responsabilité. Jamais la France à l'échelle internationale n'aura autant reculé en termes de force diplomatique. D'abord par la sélection des diplomates. Le corps diplomatique était quelque chose de très régulé.

On a au Quai d'Orsay des gens brillants, admirables, mais en faisant le fait que ça soit accessible à peu près à tout le monde, il a dépossédé la fonction. Et puis par ses déclarations, comment voulez-vous qu'un dictateur comme le dictateur algérien ait du respect pour Emmanuel Macron qui passe son temps à s'humilier publiquement face à l'Algérie ? Il n'a aucun respect à ce dictateur. Emmanuel Macron qu'on voit Gérald Darmanin déposer une gerbe devant les terroristes du FLN. Emmanuel Macron qui parle de crimes contre l'humanité en qualifiant la France contre l'Algérie. Eh bien, M. Théboune voit finalement que son discours porte. Et qu'est-ce qu'il fait ? Il appuie encore plus.

Quand vous crachez au visage de quelqu'un, si la personne vous dit merci, il y a peu de chances que vous ayez du respect. Et donc, la riposte graduée qui est en fait une non-riposte dégradante qui a voulu mettre en place M. Retailleau doit laisser place à la fermeté. Arrêt des visas, 2 milliards de transferts de fonds par an et encore on ne compte pas les transferts du niveau. Donc vous êtes d'accord avec M. Retailleau ? Il faut arrêter. Oui, mais sauf que nous, on le fera. Bruno Retailleau, il n'y a pas de nouvelles cartes en main pour le faire. Jérôme Dubus, défenseur d'Emmanuel Macron, Jérôme Dubus. Bruno Retailleau, c'est le coq qui chante le matin mais qui n'a jamais pondu.

C'est plutôt les poules qui pondent en même temps. C'est un peu normal. Que le coq ne pondra jamais. C'est la métaphore, il ne pondra jamais. J'ai revenu. Les propos de Honfray, je trouve qu'ils sont tout à fait caricaturaux. Notamment l'allusion à Brigitte Macron qui est complètement déplacée. Non, mais qui est vrai. Mais elle est complètement déplacée dans le contexte. Le fait que Brigitte Macron a de l'influence sur les gens qui sont nommés, c'est déplacé ? Ce n'est pas la diplomatie française qui dépend de Brigitte Macron. Il faut quand même arrêter ça. Elle a fait des ambitions. Elle a fait nommé des ambassadeurs. Le retournement vient... Vous entendez ce que vous dit Laurent Jacopéli ?

Il vous dit qu'elle a fait nommé des ambassadeurs. Allez, on passe là-dessus. Mais non, on ne passe pas. Parce que c'est grave. Le népotisme est partout, on le sait. Donc c'est vrai ? Non, mais il vient d'activer. C'est partout, mais ce n'est pas chez Macron. Il vient d'activer. Ce qui est extrêmement grave, c'est l'attitude, et je le redis, je l'ai dit à plusieurs reprises, c'est l'attitude de tous les gouvernements français, qu'ils soient de gauche, de droite du centre depuis 1962 vis-à-vis de l'Algérie. Nous sommes complètement tétanisés comme des lapins devant des phares la nuit. C'est exactement ça.

Moi, je vous rappelle quand même que celui qui a signé les accords avec l'Algérie en 1968, c'est quand même Georges Pompidou. On ne va pas dire que Georges Pompidou était un président faible. C'était exactement l'inverse. C'était une personnalité. Mais Emmanuel Macron est faible par rapport à l'Algérie ? Peu importe. Mais non, à chaque fois que je vous pose une question qui ne vous va pas, vous répondez, peu importe. dans le cadre historique. Non, mais j'ai compris. Mais moi, je vous pose des questions sur aujourd'hui. Est-ce qu'Emmanuel Macron est faible par rapport à l'Algérie ? Mais non, que les autres. Donc oui. Ça veut dire oui. Ils se sont tous couchés. D'accord.

Alors ça, il faudra qu'un jour les historiens nous expliquent comment ça peut se faire parce que c'est une vraie solution. On est en direct avec Karim Maloum, directeur de la rédaction de Rupture. Bonjour Karim, merci d'être avec nous. Est-ce qu'Emmanuel Macron, alors comme les autres, dit Jérôme Dubus, comme les autres présidents, se sont eus ? Donc, jusqu'à présent, malgré toutes les demandes de libération de Guadeloupe Sancel, sont restées sans réponse. Pourquoi ?

Parce que la France a un choix tactique et révélateur d'une diplomatie devenue prisonnière de sa propre contradiction, soucieuse de ménager à Alger et éviter l'escalade, tout en sachant pertinemment que cette prudence est souvent percée comme une faiblesse par le pouvoir algérien. Le pouvoir algérien considère la République française comme un paillassant capable de s'essuyer les pieds. Et on n'arrête pas de le dire, même avec la condamnation d'un confrère journaliste sportif à sept ans de prison, on continue à tenir ce même discours que l'opposition, que le pouvoir en place. On a vu même Éric Ciotti dans sa niche fiscale a retiré la demande de Bonhomme Saint.

Je pense qu'il est temps que les pouvoirs publics, y compris l'opposition, arrêtent définitivement de dire qu'il faut arrêter l'escalade, qu'il faut aménager l'Alger. Non. Vous êtes respectés quand vous tenez un discours clair, quand vous êtes fort, mais quand vous êtes faibles, vous n'êtes pas respectés. L'Algérie n'a pas de parole. Je parle du pouvoir algérien, il n'a aucune parole par rapport aux anciens dirigeants qui pouvaient donner une parole. À la fin d'année, la fin de décembre, le président Thibault a bien donné l'information à M. Macron et à la Commission européenne qui va grâcier Boalem Saint-Saint.

Comme il est en train de le dire aussi, on va le condamner, mais il sera grâcié le 5 juillet. Je rappelle aux téléspectateurs, il ne peut pas le grâcier le 5 juillet parce que dans les procédures, il faut 10 jours d'attente. Donc s'il est condamné le 1er juillet, il est obligé d'attendre le 11 juillet. Déjà, le pouvoir en place donne une fausse information à toutes les chancelleries. Je rappelle, ce n'est pas une décision judiciaire, c'est une décision politique. Cette affaire, c'est une affaire personnelle d'Abdelmajid Thibault. Abdelmajid Thibault est un autocrate, celui qui décide. S'il veut le libérer, il le libère.

Mais tout pour ta croire, au moment où on se parle, les dernières infos, ça fait quelques secondes, j'ai 20 de recevoir d'Alger, il ne sera pas libéré. Mais ce n'est pas terminé parce que cette fois-ci, il a un avocat, ça peut durer encore quelques minutes ou voire une heure, je n'en sais rien. Mais une chose sûre, il est temps. Une fois pour toutes, la France change son braquet. Il tient du score clair de fermeté et qu'il doit défendre ses concitoyens. Je veux dire une phrase pour terminer. Un pays qui représente ses écrivains et ses poètes, c'est un pays qui avorte son avenir. Un pays, comme la France, qui ne défend pas ses écrivains et ses poètes, avorte aussi son avenir.

Il est temps d'arrêter la mascarade. Quand je vois un député de la France insoumise qui est parti à Alger, un homme, il n'apparente rien. Il ajoute la haine à la bêtise. Il fait un naufrage. C'est dur de sombrer à ce point, M. Delogu. Vous êtes incapables de prononcer le mot liberté d'expression, liberté d'opinion, liberté pour notre confrère journaliste et pour Bois-Lam Sensal. Vous étiez incapables. Vous savez pourquoi M. Delogu était incapable de le faire ? Parce que Bois-Lam Sensal représente la république de la culture, du savoir, la république de la liberté et M. Delogu représente la liberté de l'inculture, de la haine de la démocratie.

Donc arrêtez-en de dire que pourquoi il n'a pas parlé de Bois-Lam Sensal depuis qu'on est totalitaire par de démocratie, depuis qu'on est antisémite par de liberté. La France insoumise est un parti antisémite. M. Delogu est un ennemi de la démocratie, d'État sur la culture. C'est un inculte, je le permets de le dire. Ce n'est pas une insulte, c'est ce qui le caractérise. Il était sur une chaîne publique pour soutenir à la dictature algérienne parce que l'Algérie est une dictature. Toute personne qui s'exprime, qui exprime juste en opinion, un point de vue, elle est arrêtée, elle est en prison. C'est ce qu'on appelle une dictature. Et voilà la France insoumise.

Karim Malou, je comprends ce que vous dites. Moi, je voudrais vous faire écouter une réaction qui date un petit peu mais qui est intéressante, ce qui est celle de Karim Zeribi que vous connaissez, qui était sur CNews et qui n'a absolument pas le même avis que vous. Je vous propose de l'écouter, ce qu'il disait concernant Boilem Sansal. Il disait que finalement, c'est Boilem Sansal qui était en tort, qui était en faute. Et comme sur CNews, tous les avis s'expriment contrairement aux autres. Écoutez. Moi, je ne suis pas un défenseur de Boilem Sansal parce que je considère que ces écrits sont souvent islamophobes. C'est sorti aussi. Il ne combat pas l'islamisme.

Il parle de l'islam et des musulmans la plupart du temps. Moi, j'ai revu ces écrits assez récemment. C'est une insulte qu'aux musulmans, ceux qui pratiquent l'islam de manière sereine et tranquille en respectant les règles, qu'il est négationniste aussi. Il dit que l'Ouest algérien, donc n'est pas algérien, marocain, intégrité territoriale de l'Algérie. C'est un pays souverain, indépendant. On n'est plus sous l'attitude française. Ils ont le droit avec leur règles juridiques. Il y aura un procès.

37:12
Invité

Il y aura un procès,

37:12
Présentateur

ce défendant. Karim Maloum, comment vous jugez les propos de Karim Zérebier ? Je voulais voir Karim Zérebier si l'ambassadeur bis de l'Algérie en France. Il est le porte-parole de ses maîtres. Il reprend mot à mot tout ce que ses maîtres à Algiers, ses généraux amis, lui disent de dire. Il représente la dictature algérienne en France sur les plateaux télé. Il faut appeler un chat un chat. Regardez tout ce qu'il dit. C'est bon dit. Sur le fond de ce qu'il dit parce que là, il n'est pas là pour répondre donc c'est compliqué mais sur le fond plutôt de ce qu'il dit. Mais je suis disponible de la frontière de débattre avec lui à n'importe quelle heure, sur n'importe quelle émission.

Quand il dit que Boilem Sansal finalement s'est mis en faute par rapport à l'Algérie. Mais Boilem Sansal n'a exprimé qu'une opinion. C'est sa liberté. Il n'a qu'à lui répondre. Il est incapable de lui répondre. Il n'a même pas compris ce qu'il a dit. Mais Boilem Sansal c'est un homme qui s'exprime, il parle, il discute, il donne son avis. Il peut avoir tort, il peut avoir raison. Ça s'appelle la liberté. Mais Karim Zéribi ne sait pas c'est quoi la liberté. Et ce n'est pas c'est quoi la liberté d'expression. Pour lui, tout ce qui critique le pouvoir algérien, c'est une injure, c'est une insulte et remet en cause cette liberté.

Oui, je le dis, Karim Zéribi, c'est quelqu'un qui représente le président algérien en France. Il parle de l'islamophobie, il repense encore tout un discours islamiste, il parle de l'islam. C'est comme si, comme si, il connaît grand chose à l'islam. Il n'a jamais vu qu'on est en Algérie. Il n'a qu'à aller vivre en Algérie. Il va voir si il peut s'exprimer. Il ne pourra jamais. Karim Zéribi, elle représente aujourd'hui, ce n'est pas une personne, un influenceur. Karim Zéribi est un agent d'influence de la dictature algérienne en France. Voilà son statut. Donc, il répond, il dit suffit de mettre, lui demande de dire. Bon, alors ça, c'est vos propos, si Karim Zéribi veut...

Il termine que les gens de la France insoumise ou M. Zéribi, ils sont contre un bon homme sans simple. Ce sont les innemis de la démocratie. Bon, c'est... Si Karim Zéribi, que j'aime bien par ailleurs, en plus, veut venir demain sur le plateau, il est bienvenu pour répondre à tout ça, effectivement. Mais c'est vrai que ça interroge le fait qu'il dise « je ne le défends pas ». C'est vrai que ça interroge, Jérôme Dubu. Merci, Karim Malou. Merci. Alors moi, je ne sais pas s'il est agent du gouvernement algérien, etc., mais les propos de Karim Zéribi sont extrêmement choquants. Il dit qu'il y a eu un procès. Mais enfin, il n'y a pas eu de procès.

Le premier procès, en première instance, il a duré 20 minutes, il n'y avait pas d'avocat. On sait très bien comment ça fonctionne dans l'Algérie. Le parquet, c'est la voix, évidemment, du ministère de l'Intérieur, voire plus. Donc on sait très bien qu'il n'y a pas de procès. Enfin, comment peut-on dire que Boilem Sansal a été jugé ? Il n'y a pas eu de procès. Il faut que les gens le sachent. Rayem Chahibi.

39:55
Laurent Jacobelli

Ce qui importe aujourd'hui, c'est que Boilem Sansal sorte de là où il est. Donc on verra ce que va décider le jugement. Je n'ai pas trop de surprises là-dessus. Et puis j'espère que le président algérien graciera Boilem Sansal. C'est une première chose. La deuxième... Sur ce que dit Karim Zéribi. Sur ce que dit Karim Zéribi, je pense que ça n'apporte rien de plus au débat.

40:19
Présentateur

Ça apporte quand même un avis de quelqu'un qui dit qu'en gros il a cherché. C'est en gros ce que dit Karim Zéribi.

40:26
Laurent Jacobelli

Il dit en gros qu'il a cherché. Sur ce que dit Karim Zéribi, il y a deux choses. Moi je pense que le rôle critique des écrivains doit être préservé. C'est une première chose. Il se trouve que Boilem Sansal, on ne va pas refaire l'histoire, mais il a exprimé une opinion qui tombe pénalement sous le coup de la loi vis-à-vis des lois algériennes. Ce qui d'ailleurs, pour la bonne compréhension de ceux qui nous écoutent, quand on parle, en tout cas quand on remet en cause l'intégrité territoriale, il faut le comprendre que dans les pays du Maghreb, notamment l'Algérie, mais aussi le Maroc, ça tombe pénalement. Au Maroc par exemple, vous avez l'article 260 du code pénal.

Donc c'est normal qu'il se passe ? Je ne dis pas que c'est normal. C'est un sujet trop important et trop sensible pour qu'on dise est-ce que c'est normal ou c'est pas normal. Il se trouve que là, il a été emprisonné aux yeux de la loi algérienne. Maintenant, l'objectif aujourd'hui, c'est qu'il en sorte. Il y a un jugement. Il y a un jugement. D'accord. On va faire une pause. On va faire une pause. L'essentiel, c'est qu'il sorte. C'est qu'il sorte. L'essentiel, c'est qu'il sorte. Et donc, j'espère que le pays d'internet ne fera pas la bonne décision.

41:29
Présentateur

Alors, on va faire une pause parce qu'il est déjà 36. On attend toujours la décision. Visiblement, Karim Malou nous disait que c'était visiblement en train de tomber. Donc, dès qu'on l'a, on vous la donne, bien évidemment. Vous restez avec nous en direct sur CNews. A tout de suite après la pause. Un impact. Comme un client vous voulez vite régler le problème, Carglass directement. Pour la réparation, il n'y a même pas de franchise à payer. Chez Carglass, on pré-remplit la déclaration assureur pour vous. Vous avez juste à signer. Et là, avec notre Wi-Fi plus le café offert pendant que vous attendez, vous ne voyez pas le temps passer.

Et en ce moment, en venant chez nous, vous repartez avec un gonfleur de pneus au SRAM. Qualité de marque allemande. Pratique pour vérifier la pression de vos pneus avant de partir en vacances. Et ça marche aussi pour les vélos. Alors, prenez rendez-vous sur carglass.fr ou au 3044.

42:15
Invité

Carglass répare, Carglass remplace. Je suis la juge à me réunir. C'est la première fois que vous venez en Corse. Réda Campana et mon frère, on a la même mère. César Carlotti, son nom est évoqué dans pas moi de cet assassinat. Officiellement, cet homme n'existait pas. Si tu veux faire tomber Carlotti, il va falloir que tu joues le jeu.

42:34
Présentateur

On va aller faire la guerre aux gens de la pleine. Chez eux en plus. C'est impossible. On va les pousser encore et encore et un jour, ils tomberont. Ils veulent jouer, on va jouer. Tu parles, t'es mort.

43:00
Invité

Mort marquée, la France suffoque. Le pic de chaleur est attendu dès ce midi avec des températures qui pourraient atteindre jusqu'à 41 degrés par endroit. 16 départements placés en vigilance rouge canicule dès cet après-midi. Une vigilance qui sera étendue jusqu'à demain prévient d'ores et déjà Météo France. Trafic ferroviaire interrompu au moins plusieurs jours entre Paris et Milan après de violents orages autour de Modane dans la vallée de la Morienne en Savoie. Les opérations de nettoyage sont en cours pour tenter de rétablir la circulation le plus rapidement possible. Et puis c'est officiel. Emmanuel Grégoire candidat des socialistes pour la mairie de Paris au municipal 2026.

Le député ayant si un bras droit d'Anne Hidalgoire a rassemblé un peu plus de 52% des suffrages exprimés par quelques 1500 votants parisiens.

43:52
Présentateur

11h38 sur CNews. Merci d'être en direct avec nous. Laurent Jacopédi, vous vouliez réagir à ce qui a été dit par M. Chahibi J'entends beaucoup d'éléments depuis tout à l'heure en nous disant oui mais c'est la loi algérienne vous comprenez non on ne comprend pas on ne comprend pas parce qu'on est la France et que nous la liberté d'expression c'est sacré pour nous surtout pour un citoyen français. Et puis une fois encore si la France doit s'en enroulir du droit d'asile que revendiquent notamment les gens de gauche et d'extrême gauche c'est pour les protéger des dictatures.

Donc on ne peut pas dire en même temps on va recevoir toute la misère du monde pour les protéger des dictatures et une fois qu'ils sont l'objet de la vindicte c'est de confondre un peuple avec ses dirigeants. Aujourd'hui on peut avoir beaucoup d'affection pour le peuple algérien. À l'instant la condamnation de Boilem Sansal la cour d'appel d'Alger a confirmé ce matin la peine de 5 ans de prison ferme pour l'écrivain. Ça tombe à l'instant donc 5 ans de prison ferme confirmé. Donc maintenant on arrête les courbures des Chines et on arrête les apitoiements et on passe à la phase persuasion à la phase plus dure.

On arrête les visas on arrête les transferts d'argent on arrête les soins gratuits pour les dirigeants algériens et on leur dit maintenant c'est simple on est en position de force soit on récupère Boilem Sansal soit tout ça ça s'arrête. Et à un moment on ne peut pas laisser un français croupir dans les prisons de 2 français vous l'avez dit. De 5 ans de prison donc confirmé pour Boilem Sansal Jérôme Dubus.

Non ben voilà c'était un simulacre de procès c'est ce que j'avais dit tout à l'heure ceux qui disent qu'il y a eu un vrai procès Voltaire c'est la patrie de l'affaire Calas donc on ne peut pas rester insensible à ça on ne peut pas accepter et dire que finalement c'est la loi algérienne non on parlait tout à l'heure du code de la nationalité de ce que c'était un français des valeurs françaises etc. qu'il fallait défendre et bien dans les valeurs françaises il y a aussi la révolte il y a la non-acceptation de tout ce qui est dictature atteinte aux droits de l'homme etc.

ça fait partie de notre corpus et là on a une atteinte aux droits de l'homme on a une atteinte à un écrivain qui n'a dit que la vérité au fond on lui reproche de dire la vérité et bien non on ne peut pas se soumettre il faut se révolter Michael Schermann 5 ans de prison ferme pour Boilem Sansal confirmation donc de la décision qui avait été rendue en première instance l'Algérie crache à l'une de nos valeurs fondamentales qui est la liberté Boilem Sansal est donc condamné à mort puisqu'il est très malade il a je crois un cancer et une maladie très grave il est âgé on sait qu'il a perdu beaucoup de poids l'Algérie ne rayonne pas alors je distingue le peuple algérien du pouvoir algérien en place mais le pouvoir algérien aujourd'hui condamne à mort Boilem Sansal et crache au visage de la France l'ambassadeur algérien doit être convoqué il doit même je ne sais pas si c'est possible mais être envoyé et il faut qu'aujourd'hui c'est bien Bruno Retailleau mais non parce qu'ils attendent ils attendent l'éventuelle grâce en fait mais alors c'est ça mais non c'est à dire que on attend la grâce en disant au 2019 et 2022 il y avait plus de 59 000 au QTF je crois que même pas 2500 ont été exécutés et les LCP notamment les sépassés consulaires ne sont jamais donnés 96% plus de 96% des cas des expulsés ne sont pas ne sont pas exécutés pourquoi ?

à cause des consulés algériens et de l'ambassade d'Algérie qui ne délivrent pas et qui ne jouent pas le jeu de la diplomatie et qui n'est pas un partenaire fiable donc on ne peut pas faire confiance aujourd'hui au pouvoir algérien et il faut soutenir Boilem Sansal et ne pas l'oublier parce que là il est condamné à mort simplement Rayet Chahibi

47:22
Laurent Jacobelli

moi ce que je voudrais dire à Jérôme Dubu c'est que même si la justice algérienne n'est pas parfaite vous pouvez le considérer qu'elle n'est pas parfaite c'est la justice d'un pays c'est la justice d'un pays c'est la justice excusez-moi je ne vous ai pas coupé c'est l'agent Jérôme Jérôme Jérôme je ne vous ai pas coupé je ne vous ai pas coupé je ne vous ai pas coupé je vous ai écouté avec beaucoup d'attention et de respect voilà ne me coupez pas alors donc elle est peut-être imparfaite mais c'est la justice d'un pays indépendant et souverain première chose la deuxième chose attendons maintenant la réaction du président de la république algérienne en espérant qu'il usera de son droit de grâce sur ce que vous disiez Mickaël par rapport aux mesures de rétorsion et de rappel de l'ambassadeur algérien etc il se trouve qu'il n'y a plus d'ambassadeur algérien à Paris puisqu'il a été rappelé par son pays d'origine donc il y a un chargé d'affaires mais il n'y a plus d'ambassadeur mais il y a quand même le rôle de la diplomatie dans cette affaire enfin sur les mesures que vous aviez évoquées effectivement monsieur le député sur la restriction des visas etc je n'ai pas l'impression que c'est de grandes conséquences vis-à-vis de l'Algérie je pense d'ailleurs je pense d'ailleurs au risque peut-être de vous faire bondir qu'il y a nécessité et j'ose espérer d'ailleurs que la libération de Boilem Sansal permettra de débloquer également les relations déjà qu'ils soient libérés parce que pour l'instant c'est mal barré excusez-moi j'espère parce que ça permettra de relancer et elle est nécessaire qu'on relance la relation diplomatique avec l'Algérie parce qu'il y a tant de sujets il n'y a rien qui marche il n'y a rien qui marche avec l'Algérie en fait

48:53
Présentateur

quand il y a un mot dur quand c'est dur ça marche pas on a des sujets

48:59
Laurent Jacobelli

en commun à régler dont notamment les obligations de quitter les territoires français que tu as évoqué je crois Mickaël qui est un sujet qui est quand même assez majeur et si vous ne rétablissez pas les relations diplomatiques par quelle manière comptez-vous mais est-ce que vous ne pensez pas qu'il nous crasse à la figure une fois de plus est-ce que vous ne pensez sur le pays d'origine juste

49:16
Présentateur

est-ce que vous ne pensez pas qu'une fois de plus l'Algérie nous crasse à la figure avec ses décisions

49:20
Laurent Jacobelli

la voie diplomatique est la seule voie mais ça marche pas on va bien c'est la voie nécessaire vous parliez des OQTF vous parliez des OQTF expliquez-moi comment à part la voie diplomatique comment vous voulez résoudre le problème des obligations d'un pays d'abord le discours

49:34
Présentateur

c'est la justice d'un pays on va le respecter moi je suis désolé je ne respecte pas par exemple la justice de Corée du Nord ou d'Afghanistan est-ce qu'on va renvoyer est-ce qu'on va renvoyer tous les Afghans dans leur pays pour se faire trancher la tête par exemple est-ce que vous seriez prêt à le faire parce que c'est la justice afghane bon donc il y a un moment ce raisonnement assez limite et j'ai l'impression deuxièmement on a un problème avec l'immigration algérienne donc il faut le régler l'immigration algérienne aujourd'hui à cause des accords de 68 c'est 40% des gens qui viennent d'Algérie qui sont sans emploi c'est 44% qui occupent un logement social c'est les numéros 1 dans les crimes d'église par nationalité c'est les numéros 1 d'OQTF la solution c'est la fermeté la fin des accords de 68 le contrôle aux frontières arrêter de diffuser des visas systématiques pour les Algériens il va y avoir un effet il y a un grand pays une grande nation que les Algériens vont se laisser humilier par l'Algérie en tout cas la porte ouverte les soins etc c'est fini c'est fini l'Algérie doit être traitée comme tous les autres pays au monde parce que dans son attitude elle est hostile à la France voilà ce qu'il faut le dire et je fais bien la différence je le répète une fois encore entre le peuple algérien et son gouvernement je crois que le peuple algérien mérite mieux j'ai les OQTF qui sont ici en France et les OQTF