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interviewAssemblée nationale (sur YouTube)· 8 octobre 2025 77 min

🔴 Le pdg de Saint Gobain, Benoît Bazin, sur la situation et les perspectives du groupe

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

pour exercer désormais cette fonction. Pas d'opposition particulière. Je considère donc que monsieur Julien Gabaron est donc désignéur de cette mission d'information en remplacement de monsieur Frédéric Weber.

Je vous propose également de procéder à la nomination d'un rapporteur sur la proposition de loi visant à rendre systématique l'information du consommateur sur l'origine des denrées alimentaires par le moyen de l'étiquetage. sous réserve de son inscription à l'ordre du jour de la séance publique pour la journée réservée de ce groupe actuellement prévue le 30 octobre prochain et que nous devrons examiner la semaine précédente en commission. Et sur ce texte, j'ai reçu la candidature de madame Hélène Laporte.

Pas d'opposition particulière. Madame Laporte est donc désignée rapporteur sur cette proposition de loi. Enfin, je vous propose de procéder à la nomination de rapporteur sur la pétition numéro 304 non à la loi du plomb pour la santé, la sécurité, l'intelligence collective en vue de son examen par la commission en application de l'article 148 du règlement.

Le bureau de la commission qui s'est réuni après-midi a décidé qu'en application du tourniquet, deux corrapporteurs devaient être issus des groupes RN et LFI, NFP afin de disposer de deux points de vue opposés ou complémentaires sur le sujet. Dans ce cadre, j'ai reçu les candidatures de madame Hélène Laporte qui était déjà rapporteur pour la première étape de la procédure le 17 septembre dernier et de madame Aurélie Trouvé. Pas d'opposition particulière.

Mesdames Hélène Laporte et madame Aurélie Trouvé sont donc désignés rapporteurs en vue de l'examen de cette pétition par notre commission, la commission des affaires économiques qui est notamment en charge des activités productives et des entreprises. Nous avons le plaisir ce matin d'accueillir monsieur le président directeur général de Saint-Gobin, monsieur Benoît Basin et je tiens à vous remercier de votre présence parmi nous aujourd'hui. Monsieur le président, vous êtes accompagné euh de monsieur Dominique Azam, directeur des affaires institutionnelles de votre groupe que nous saluons également et à qui nous souhaitons la bienvenue.

Saint-Gobin, c'est un groupe qui a une longue histoire en France puisqu'il est issu de la manufacture royale des glaces de miroir créé en 1665 avant de devenir société anonyme en 1830 qui l'a fusionné avec Pontousson SA en 1968 ce qui lui a donné une nouvelle envergure mondiale et qu'il a été nationalisé en 82 avant d'être privatisé en 86. Longtemps cantonné au vert, votre groupe s'est beaucoup diversifié au 20e siècle. Aujourd'hui, il conçoit produit distribut de nombreux matériaux et services pour les marchés de l'habitat et de l'industrie.

Saint-Gobin affirme avoir aujourd'hui l'ambition de devenir le leader mondial de la construction durable. Saint-Gobin s'est présent dans 80 pays avec plus de 161000 euh collaborateurs et en 2004 le chiffre d'affaires s'est élevé à 46,6 milliards d'euros tandis que le résultat d'exploitation en progression até 5,3 milliards d'euros. Votre chaise sociale est établie en France et Saint-Gobin réalise 29 % de son chiffre d'affaires en Europe du Sud dont la France et 24 % en Europe du Nord au Moyen-Orient et en Afrique ainsi que 21 % en Amérique.

Je note enfin que votre groupe joue un rôle absolument majeur en matière de recherche puisqu'il possède h centres de recherche et de développements transversaux ainsi qu'une centaine d'unités de développement dans le monde regroupant 3700 chercheurs. son budget total de recherche et développement, c'est les vrai, mais vous nous confirmerez tout cela à 450 millions d'euros. Et avant de vous céder la parole, pour quinzaine de minutes, monsieur Basin, je souhaiterais vous poser quelques questions liminaires.

Votre groupe est issu d'une longue histoire française créée par Colbert et vous avez fêté votre 360e anniversaire cette année. Pourtant, votre groupe compte trois salariés sur qu travaillant hors de France. Comment expliquez-vous ces choix de développement et de localisation de vos activités et quels sont vos projets industriels à venir pour la France ?

Deè question : comment évaluez-vous la situation de l'industrie européenne ? Quelles sont ses limites ? Quelles sont ses fragilités ?

Et de quoi notre industrie européenne aurait-elle besoin selon vous pour se consolider face à une concurrence mondiale de plus en plus forte, particulièrement agressive ? Et de quoi aurait-elle besoin également pour pouvoir mieux rebondir ? Votre groupe, ce sera ma dernière question, a l'ambition de devenir le leader mondial de la construction durable.

Vous venez d'inaugurer au Canada en septembre une usine qui produit des plaques de plâtre entièrement alimenté à l'électricité verte et vous avez lancé en Finlande en juin une usine d'isolation qui est la plus bas carbone du monde. Quelle stratégie de décarbonation développez-vous en France alors qu'actuellement votre usine en meurtemelle serait le 17e site le plus émetteur le plus émetteur pardon de gaz à effet de serre en France selon le réseau Action Climat. Comment comptez-vous parvenir à réussir cette décarbonation quand d'autres grandes industries renoncent à leurs investissements ?

Monsieur le président, directeur général, merci encore de votre disponibilité pour venir échanger avec nous euh aujourd'hui à la fois sur la situation et sur la stratégie de Saint-Gobin et sur ce qui peut nous permettre de mieux soutenir euh vos activités industrielles et de construction notamment dans le domaine de la rénovation thermique des bâtiments. Je vous cède donc la parole pour une quinzaine de minutes. Comme d'habitude, au sein de notre commission, nous entendrons ensuite les orateurs de chacun des groupes qui sont inscrits, chacun pour 3 minutes maximum, afin de vous laisser au moins une minute pour répondre à leurs questions.

Puis nous entendrons les orateurs individuels que à qui je demande de bien vouloir s'inscrire dès maintenant pour une minute par question et en vous invitant à répondre là encore aussitôt à chacun d'entre eux dans le délai d'une minute et puis à la fin. Nous vous laisserons bien évidemment quelques minutes supplémentaires pour pouvoir apporter des compléments aux questions qui ne manqueront pas de vous être posées et si vous souhaitez bien évidemment rajouter quelques compléments de réponses pour le cas où vous n'auriez pas eu le temps imparti de le faire lors de l'expression des orateurs des groupes et des questions individuelles. Merci beaucoup monsieur le président.

Je vous souhaite je vous cède la parole. Merci beaucoup monsieur le président pour à la fois votre invitation et puis cette introduction très très riche. Mon proposiminaire donc sera concentré sur à la fois la stratégie globale de Saint-Gobin et puis naturellement ce que nous faisons en France.

Je traiterai peut-être un certain nombre de vos points de de question mais on y reviendra je suppose dans les débats ultérieurement. Effectivement, Saint-Gobin euh fête cette année ses 360 ans. Donc une très longue et une très riche histoire qui est longue parce que Saint-Gobin n'a eu de cesse de se réinventer, de beaucoup innover mais également de se réinventer.

Et nous opérons aujourd'hui dans 80 pays avec effectivement un chiffre d'affaires en 2024 de l'ordre de 47 milliards d'euros et 161000 collaborateurs. Le premier point, c'est la raison d'être de Saint-Gobin. Alors, elle est exprimée en anglais parce que nous un groupe très international et nous voulons avoir la même raison d'être, c'est making the world better home.

Donc véritablement se concentrer sur le monde de la construction et le monde de la construction durable. Pour ça, d'ailleurs le groupe Saint-Gobin s'est engagé à atteindre la neutralité carbone en 2050. On a une trajectoire très ambitieuse.

On a déjà baissé depuis 2017 de 34 % nos émissions de CO2, nos émissions directes et j'y reviendrai, nous avons énormément d'activités à la fois dans l'offre commerciale bas carbone et puis naturellement dans la décarbonation de notre empreinte. peut-être un un retour sur la profonde transformation qui a eu lieu chez Saint-Gobin au cours des dernières années. Moi, ça fait 26 ans que je travaille chez Saint-Gobin plus une année comme stagiaire il y a bien longtemps 1993, donc 27 ans de ma vie consacrée à à Saint-Gobin avec un un court passage avant ça au dans l'administration.

Donc je dédie toute ma vie à Saint-Gobin et j'en suis très heureux. Euh depuis euh 2019 quand j'ai été nommé directeur général délégué puis directeur général puis président directeur général, nous avons beaucoup fait évoluer Saint-Gobin sous deux angles. Le premier et il est important, c'est sous un angle organisationnel.

Nous étions organisés depuis des décennies par ligne de produits mondiales avec des Français à la tête de ces lignes de produit, laine de verre, le vitrage, la plaque de plâtre, les mortiers et cetera dans des structures matricielles assez compliquées avec ce qu'on appelait des délégations, des sortes d'ambassadeurs de de préfet dans chacune de nos régions. Au total, une structure assez assez lourde et nous avons décidé en 2019 de la basculer complètement par pays. Donc aujourd'hui, Saint-Gobin est piloté avec un seul échelon de responsabilité, c'est par pays.

C'est très adapté naturellement à nos marchés locaux. On ne construit pas en Normandie comme en Provence Alcô d'Azur. On ne construit pas au Vietnam comme au Canada.

Et donc avoir des des marchés locaux, c'est extrêmement important. Nous avons 1100 usines dans le monde. Pas parce que Saint-Gobin est désorganisé mais parce que nos produits sont très souvent pondéreux, ne voyagent pas et donc il faut fabriquer localement.

Donc cette organisation locale, elle est très puissante parce qu'elle est adaptée en terme de proximité client, parce qu'elle est adaptée en terme de proximité avec nos équipes. Moi je crois beaucoup à la proximité managériale pour faire avancer les différents collaborateurs du du groupe. Et puis elle est naturellement, alors on l'a fait en 2019 un petit peu par anticipation, elle est adaptée à un monde déglobalisé puisque nous ne sommes pas directement impacté par les barrières tarifaires puisque nous fabriquons aux États-Unis ce qu'on vend aux États-Unis, en Inde ce qu'on vend en Inde, en France ce qu'on vend en France.

Donc voilà, c'est une première évolution mais qui est très forte parce qu'elle a notamment apporté beaucoup de valeur à Saint-Gobin dans la mesure où pays par pays on vend des solutions des systèmes. Dans le monde de la construction, les produits ne sont pas isolés. Ils font partie d'une façade, ils font partie d'une performance thermique d'une maison.

Ils répondent à un besoin global d'un architecte. Donc la capacité de donner un directeur général de pays ou une directrice générale de pays, l'ensemble de l'offre de Saint-Gobin leur permet d'élaborer une performance globale. Mais on pourrait revenir mais c'est vrai qu'on a une trentaine de produits par exemple pour la rénovation individuelle d'une maison qui permet de baisser de 70 % la facture énergétique.

Et ça c'est l'ensemble des produits qui sont mis en œuvre tous ensemble. Donc première grosse transformation qui est importante en terme de décentralisation, de subsidiarité, de proximité de la décision, c'est par pays. Et nous avons la richesse dans le groupe d'avoir 90 % de nos directeurs ou directrices générales qui sont des natives de leur pays.

Qui mieux qu'une Polonaise pour gérer la Pologne et un Vietnamien pour gérer le Vietnam plutôt que moi depuis depuis Paris. La deuxième chose, c'est une évolution forte du périmètre du groupe. Nous avons fait entrer et sortir à peu près 40 % du chiffre d'affaires du groupe.

Le chiffre d'affaires était de l'ordre de 40 milliards en 2018 et nous avons fait tourner 17 milliards de chiffres d'affaires, donc vendus, rentré pour se concentrer de plus en plus sur la construction durable, pour aller chercher de la croissance dans un certain nombre de géographie et pour rendre le groupe toujours plus fort, toujours plus cohérent dans cette offre de solutions que que j'évoqué. Donc c'est important parce que ces 126 acquisitions, ce sont deux offres publiques d'achat aux États-Unis, c'est tripler la taille au Canada et une également une offre publique d'achat en Australie. Alors effectivement dans cette évolution, au-delà de l'organisation, le groupe a beaucoup changé son empreinte géographique.

Nous avions 70 % de nos ventes en Europe de l'Ouest euh en 2018 et maintenant c'est aujourd'hui 50 % parce qu'on est allé chercher de la croissance en Amérique du Nord, en Asie, en pays émergents, en Inde, au Moyen-Orient, là où il y a beaucoup de croissance de la population. Le premier paramètre de croissance pour nous, c'est la croissance de la population. Ça veut dire ensuite croissance des bâtiments, des infrastructures.

Donc le groupe a assez profondément évoluer dans son exposition géographique. La France reste notre premier pays de de chif d'affaires. Pour vous donner également les les quelques ordres de grandeur dans notre monde de la construction de l'activité, la France est aujourd'hui notre marché le plus difficile.

Depuis 2019, les volumes en France ont baissé de 20 % dans le monde de la construction, y compris la rénovation qui est de très loin notre plus grande activité. Aux États-Unis, nous sommes en hausse de 15 %, en Inde de 80 %. Donc c'est ça ce à quoi un groupe international fait face.

Donc on va chercher la croissance en Inde. Nous sommes numéro 1 et présents en Inde depuis 40 ans, numéro 1 dans toutes nos lignes de produit. Et donc c'est important d'aller chercher la croissance là où elle est.

Et c'est vrai que la France est aujourd'hui de loin le pays et en Europe et dans le monde qui souffre le plus dans nos métiers. Alors pour zoomer sur la la France, elle représente à peu près 25 % de notre chiffre d'affaires. C'est de loin le premier pays en chiffre d'affaires, non pas en rentabilité, ce sont les États-Unis, mais la France est le deuxième pays en terme de rentabilité, enfin de production de résultats.

C'est également notre premier pays en terme de d'effectif de l'ordre de 36000 salariés. Nous y avons 89 usines, 2000 agences de distribution. Je crois que beaucoup d'entre vous le les connaissent.

Ce sont les points P, plateforme du bâtiment, CDO. C'est plus tourné vers les artisans que le grand public, mais tout le monde est bienvenu pour aller dans nos showrooms pointp ou trouver des artisans qui feront les travaux de qualité que vous souhaitez. Nous avons 5000 recrutants recrutements pardon en moyenne annuelle sur les 5 dernières années en France. une politique également d'alternant de d'apprentis euh 1800 en 2025, c'était 2000 en en moyenne sur les dernières années.

Donc un un grand engagement social sur l'activité et les emplois. Dernier élément sur la partie sociale en France, le groupe a une épargne salariale très forte depuis plus de 30 ans et nous avons 62000 collaborateurs dans le monde qui soi actionnaires du groupe. C'est le premier actionnaire du groupe. 8 % du capital est détenu par nos salariés, c'est 4 milliards et demi d'euros. sur plus de 50 pays et nous avons 75 % très exactement 78 % de nos salariés français qui ont acheté des actions Saint-Gobin lors du dernier plan en 2000 en en mars-avril 2025.

Voilà pour la dimension à la fois industrielle et sociale de Saint-Gobin en France. Vous avez évoqué monsieur le président notre engagement sur la recherche et l'innovation c'est effectivement dans l'ADN du groupe depuis des décennies. Donc moi je m'inscris naturellement complètement dans ce cette trajectoire là.

Nous dépensons de l'ordre de 600 millions d'euros d'investissement dans la recherche et développement dans le monde. 60 % de ça est fait en France. 60 % de ça est fait en France.

Même si nous avons la chance d'avoir des grands centres de RED dans nos grands pays, l'Allemagne, les États-Unis, la France, le Brésil, la Chine et l'Inde. Ça c'est les grands centres de RD transversaux. Et puis ensuite une centaine de centres de développement comme vous l'avez évoqué.

Nous avons en France plus de de 1000 collaborateurs dans dans la recherche et développement. Donc c'est tout à fait important. Vous imaginez à quel point le crédit pour recherche est déterminant pour nous et absolument déterminant sur la localisation de nos activités de recherche en France.

Moi, j'ai pris la décision d'agrandir notre centre de recherche historique d'Aubervilier il y a quelques années. C'est un investissement de 50 millions d'euros. Là, je parle d'équipement et de bâtiments.

Et donc pour ça, le crédit d'impôt recherche est absolument essentiel pour le groupe Saint-Gobin et ses activités de recherche en France. En terme d'investissement en en France, c'est de l'ordre de 400 millions d'euros d'investissement industriel. À ça, je pourrais rajouter les investissements en location parce que nous sommes plutôt locataires de nos agences de distribution. c'est lors de 300 350 millions.

Si on devait les capitaliser, on serait aux alentours de 750 millions d'euros d'investissement par an en France. Une grosse moitié sur nos métiers industriels et une petite moitié sur nos métiers de de distribution. Donc des investissements importants que nous allons continuer, des investissements qui sont sur l'ensemble de nos activités.

Je prends l'exemple par exemple de notre grand four verrier, notre grand centre Verrier à CompiNge. C'est de l'ordre de 100 millions d'euros d'investissement hein pour reconstruire un four, le projeter sur les nouvelles technologies avec des lignes de transformation de sécurité notre vitrage automobile. Donc on y a concentré une centaine de millions d'euros d'investissement sur les dernières années.

Vous avez évoqué monsieur le président le l'activité de Pontamousson. C'est 200 millions d'euros d'investissement sur une activité difficile, je le cache pas parce que la sidérurgie en Europe, en France aujourd'hui, c'est difficile. Nous y avons courageusement investi 200 millions d'euros dans une activité dont moi j'ai été le président en 2016 qui était en perte de 50 millions d'euros qui maintenant est arrivé sur des résultats faibles mais sur des résultats positifs. 200 millions d'euros d'investissement, c'était pas rien. notamment face à des concurrents dont certains et je me suis battu pour ça ont été condamnés pour concurrence déloyable par la Commission européenne.

Donc vous savez qu'on a depuis 2014 la possibilité en Europe d'avoir une clause de réciprocité sur les marchés publics. Malheureusement, elle n'a pas été traduite au plan juridique de façon forte et claire par la France. Elle a été traduite en Italie, en Espagne.

Donc il y a quand même toujours petite inquiétude quand on est maire et qu'on a un appel d'offre public de savoir si il y a une absolue sûré juridique de fermer ces appels d'offre à des concurrents turcs, indiens, chinois euh alors que leurs marchés publics nous sont fermés. Bon, on se bat pour ça mais c'est un effort constant. Donc voilà pour nos investissements industriels.

Donc de de façon tout à fait tout à fait forte. Euh sur ce sujet d'ailleurs de Pont à Mousson, on a la nécessité alors je crois que nous sommes plutôt 60e euh dans les la liste des 50 sites les plus émetteurs en France de CO2. Je crois pas qu'on soit 17e, moi j'avais en tête 60e, mais ça reste quand même un sujet important à traiter et pour ça bah c'est un un investissement tout à fait colossal de l'ordre de 200 millions sur l'électrification d'un four.

Donc, ce sont des technologies nouvelles pour passer du au fourneau au four euh sur ce sur ce site émetteur. Euh pour ça, bah il faut de la visibilité, de la stabilité sur différents paramètres. Euh d'une part, vous imaginez qu'investir 200 millions d'euros sur un four électrique dans une activité qui est soit en perte, soit légèrement à l'équilibre, c'est pas facile.

Sur un métier qui n'est plus au cœur de la stratégie de Saint-Gobin et je m'en suis expliqué plusieurs fois. Euh donc nous avons euh des discussions avec euh avec l'État, notamment avec LAAD pour euh une une subvention. Nous avons des discussions avec euh les fournisseurs d'électricité pour savoir quelle sera quelle serait l'électricité décarbonée et compétitive euh à horizon de 202728.

Donc c'est demain matin parce que il faut prendre des décisions et également avec RTE pour avoir les branchements nécessaires sur ce gros site de Pont à mousson. Tout ça est en discussion mais ça fait 1 an et demi 2 ans que c'est en discussion. Voilà.

Donc l'ensemble de la France et c'est un dispositif très important dans l'ensemble du groupe, nous avons également une une présence très très forte dans les territoires. Quand on a 2000 agences, ça veut dire que n'importe quel artisan de France est à moins de 9 km d'une agence de négoce de matériaux de de 5 bain. Donc une capacité à répondre notamment à la rénovation énergétique des bâtiments qui est tout à fait forte.

Donc oui, la France fait partie de Saint-Gobin, c'est le pays numéro 1 et ça le restera. Maintenant, c'est un pays qui souffre en terme d'activité depuis plusieurs années. C'est un pays sur lequel la rentabilité est parfois difficile.

C'est un pays sur lequel nous on a besoin de visibilité, de stabilité des des paramètres. Euh j'ai lancé lundi matin notre plan stratégique à 5 ans, lead gros. après un premier plan 2019 transform and gr transformé sa gin puis grow impact 2021-2025 je l'ai lancé lundi matin à 9h et ensuite avec nos investisseurs toute la journée et avec tous les collaborateurs du groupe toute la journée d'hier.

La situation l'industrie européenne, je je vais peut-être dire quelques mots. Nous avons besoin là aussi d'un cadre compétitif. Pour moi, le principal sujet hein dans nos métiers industriels, c'est le coût de l'énergie.

C'est le coût de l'énergie. Euh le coût de l'énergie en Europe, il est quatre ou cinq fois plus cher que ce qu'on a aux États-Unis ou ce qu'on peut avoir en Chine. Fort Heureusement, les produits de Saint-Gobin ne voyage pas trop.

Mais enfin, on voit quand même arriver maintenant du verre chinois en Pologne, en Italie, en Espagne, ce qu'on avait jamais vu auparavant. Jamais vu auparavant. Donc avoir une capacité d'investissement en énergie décarbonée, c'est essentiel.

Je ne comprends toujours pas depuis 20 ans la politique européenne sur la définition du prix de l'électricité, mais on pourra y revenir. C'est important d'investir dans la recherche et développement en Europe. On a vu certains rapports qui montrent qu'on investi la moitié de ce qu'investissent les États-Unis.

C'est important d'avoir une politique de concurrence en Europe qui favorise des champions européens et non pas qui segmentent les marchés en 27 pays. Et puis la la trajectoire de décarbonation euh le le 3è point, on y reviendra, c'est c'est un engagement très très fort de Saintbin. On a investi 220 millions d'euros euh spécifiquement sur des investissements de décarbonation.

Moi, j'ai donné il y a 4 ans à nos équipes, alors très très modestement, ne croyez pas notre raise to the moon, on est né dans le vert en 1665. Je leur dit, on va quand même pas être les deuxè ou les troisè à faire du verre zéro carbone. On va pas laisser ça aux Américains, aux chinois, aux Japonais.

On a été les premiers au monde à le faire et on est les premier au monde avoir une offre de verre bas carbone en Asie, en Europe. On a été les premiers au monde et on est toujours les seuls au monde à faire de la plaque de plâtre électrifié. Oui, parce que au Canada avec Hydro Québec, on a de l'électricité hydraulique avec des engagements à long terme.

De même en Norvège pour la première usine qu'on a décarboné et électrifié. Donc, on est très engagé sur ces sites là et sur la décarbonation. Les quatre priorités de recherche et développement de Saint-Gobin, elles sont toutes les quatre tournées sur la décarbonation de nos process, l'économie circulaire.

On a dans notre laine de verre en France 60 % de matériaux cyclés. Donc l'économie circulaire est quelque chose d'extrêmement important. Je vois qu'il y a des débats en ce moment en France sur la REP et on a besoin là aussi de stabilité.

Même si les systèmes sont pas parfaits, on a la chance en France d'avoir des DPE, la REP, des systèmes qui que beaucoup de nos pays envent. Donc je crois que il vaut mieux les optimiser que de vouloir les changer trop souvent. Donc voilà, nous sommes très engagés sur ces sujets de décarbonation à la fois sur la construction parce que la construction représente 40 % des émissions de CO2.

Donc aucun pays ne peut décarboner sa trajectoire si on ne traite pas le sujet des bâtiments publics, privés et des infrastructures. Et Saint-Gobin essaie de faire de son mieux et d'être un acteur très engagé sur ce sujet là qui mobilise véritablement toutes les équipes du groupe. Voilà, je m'arrête là parce que j'ai déjà été trop long.

Monsieur le président, merci. Merci beaucoup monsieur le président directeur général pour avoir tracé ces ces perspectives à la fois sur les enjeux de décarbonation et perspective de développement des activités industrielles du groupe. Avant de passer aux orateurs des groupes, vous me permettrez, mes chers collègues, en votre nom, de saluer l'arrivée de madame Christelle Minard au groupe LR et dans notre dans notre commission.

Et malgré les circonstances, madame la députée, nous vous souhaitons la bienvenue ici dans notre commission. Nous vous souhaitons de bons travaux. Merci.

Je vais donc céder la parole au groupe Rassemblement national pour 3 minutes maximum. La parole est à monsieur Frédéric Weber. [Musique] Monsieur le président, monsieur le directeur général, chers collègues, depuis la manufacture des glaces de 1665 jusqu'à vos usines d'aujourd'hui, votre groupe incarne un savoir-faire français reconnu mondialement.

Dans mon département de meurtelle, je pense à l'usine de Pont Mousson, Pam, dont chacun connaît le renommé et qui a fait vivre des générations en terre dans le bassin de la métallurgie. Je pense aussi au site de Fougue où travaillent 330 salariés. Vous y avez récemment investi 20 millions d'euros dans le four électrique vulcin permettant une réduction de 62 % des émissions de CO2.

Dans le même temps, nous avons sui votre groupe investir très fortement à l'étranger, je pense au Canada où vous avez inauguré il y a quelques jours une grande usine de plaque plâtre zéro carbone. Ce choix s'explique sans doute par un environnement plus porteur. Le Canada offre un marché en pleine expansion où votre groupe peut se positionner en leader sur l'ensemble de la filière.

C'est le signe d'une stratégie de conquête filière par filière soutenue par un accompagnement public fort. Une dynamique que malheureusement nous ne retrouvons pas aujourd'hui en France. Or, la question de la réindustrialisation a été au cœur d'une commission d'enquête parlementaire créée à la demande du groupe Rassemblement national et dirigé par mon collègue rapporteur Alexandre Loué.

Nous avons pu mesurer au cours des auditions à quel point notre pays s'enferme dans les carcans qui découragent l'investissement productif. Nous avons à cette occasion formulé plusieurs propositions concrètes pour créer un choc de compétitivité. Supprimer la CFE qui pénalise nos sites industriel, alléger drastiquement les impôts de production. sortir des règles absurdes du marché européen de l'énergie et enfin supprimer certains nommes anti-industrie.

À commencé par la loisane qui bloque nombre de projets industriels. Cela suppose par ailleurs de tourner la page de la politique énergétique sociale-Macroniste qui a ruiné notre compétitivité et soumis nos prix de l'électricité aux règles de Bruxelles. Dans un tel environnement, il n'est pas surprenant de voir apparaître des signaux de fragilité.

En novembre 2024, le monde faisait l'état d'une étude de la session de la division sécurite et des réseaux de réparation soit près de 800 emplois concernés en France. C'est pourquoi je souhaite vous interroger directement. Quelles sont aujourd'hui parmi vos activités, vos sites en France les filières les plus à risque des sessions d'activité sont-elles envisagées ?

Je vous remercie. Merci monsieur le député. Monsieur le président.

Euh Saint-Gobin est très engagé sur tous ces sites en France. Moi, j'ai expliqué depuis plusieurs années, depuis 2017, que l'activité de Pontousson n'est pas au cœur de la stratégie du groupe. Nous sommes sur la construction durable, l'enveloppe du bâtiment.

Nous sommes pas sur les marchés de l'eau. Euh et alors c'est important, ça veut pas dire qu'on ne fait pas le travail sur Pont Mousson puisqu'on a investi 200 millions et comme vous voulez de rappeler, on continue de le faire sur Foug et j'espère pouvoir le faire sur le site de Pontamusson. J'attends de savoir quel est le prix de l'électricité sur lequel on pourra fonctionner puisqu'on va s'engager sur plusieurs décennies et en m'assurant également que quand on débranchera le fourneau, on aura RTE qui nous aura branché le site de Ponte àamousson.

Donc nous sommes très engagés pour rendre et continuer de rendre tous ces sites compétitifs quand ils sont dans le groupe sur l'ensemble de nos activités. Pour autant le raisonnement, il est assez simple, c'est que Pontamoussou a un seul au fourneau. Saint-Gobin a 125 usines de plaque de plat.

Quand on en achète en Australie, quand on investit au Canada, on en a plusieurs en France, à Chambéri, à Cognac, à Vosjour, dans le 93. On sait comment les améliorer. Aujourd'hui, je ne suis pas capable d'apporter du savoir-faire sidéologique à Pontousson.

Ça veut pas dire qu'on fait pas de notre mieux et qu'on continue d'investir et vous le voyez, je crois, sur votre territoire. Mais aujourd'hui, s'il y avait un meilleur acteur, je serais heureux de pouvoir en parler. Si ça n'est pas le cas, nous continuons à faire de façon très engagée le travail sur Pont à Mousson.

Et encore une fois, les investissements le démontrent. Moi, je suis très engagé compte tenu de ce que représente Pant à Mousson sur le territoire dans l'histoire du groupe et comme acteur industriel. Donc, on va continuer de faire ça mais pour autant ça n'est pas dans le cœur de la stratégie du groupe.

Voilà, c'est une activité maintenant qui est rentable alors qu'elle perdait de l'argent, elle était même en perte de cash. Donc c'était quand même assez douloureux pour le groupe. Mais on va continuer de faire ce qu'il faut pour ces filiales là.

On a besoin là aussi que l'Europe et la France fonctionnent. non réciprocité des marchés publics. Bah, il faut que en France on fasse pas des appels d'offre sur des marchés publics avec des tuyaux turcs, avec des tuyaux sur lesquels on devrait pouvoir fermer les marchés publics.

Je cède la parole pour le groupe Ensemble pour la République à monsieur Jean-Luc Fugi. Vous avez la parole monsieur le député. Merci monsieur le président, monsieur le PDG, si je prends la parole, c'est pour aborder un sujet qui dépasse la seule situation de votre entreprise et qui concerne l'ensemble de la filière du bâtiment, la question du ralentissement du marché français, de la construction, les enseignements que votre groupe peut en tirer au regard de son expérience internationale.

Depuis plusieurs mois, les indicateurs du secteur sont préoccupants. la baisse des permis de construire, la montée des coûts de financement, la prudence des investisseurs et des ménages. Tout cela traduit une perte de dynamisme d'un marché qui est historiquement porteur comme nous le savons.

Ce ralentissement a des conséquences directes sur l'emploi, sur l'investissement productif, mais aussi sur la transition écologique du bâti dont le succès repose en grande partie sur la vitalité du secteur de la construction. Dans ce contexte, Saint-Gaubin qui est présent dans plus de 70 pays comme vous l'avez rappelé, dispose d'un point de vue comparatif. si je peux m'exprimer ainsi sur les dynamiques de marché, les politiques publiques et les stratégies de relance qui peuvent fonctionner ailleurs.

Votre groupe a d'ailleurs engagé une transformation importante, le recentrage vers la chimie de la construction chimiste que je suis y est sensible, le développement de solutions bas carbone et la diversification internationale pour accompagner la la croissance dans d'autres zones. Ces orientations les permettent de de replacer la question française dans une perspective plus large. À la lumière de votre présence mondiale, quelles sont selon vous les principales faiblesses structurelles du marché français de la construction par rapport aux autres pays dans lesquels vous opérez et surtout quelles seraient vos préconisations ou leviers prioritaires pour relancer durablement l'activité du secteur en France tout en soutenant les objectifs de décarbonation et de rénovation énergétique qui sont indispensables pour notre avenir et qui je l'espère sont incontournables dans votre stratégie et comme vous évoquiez à l'instant que vous vous aviez adopté un plan stratégique à 5 ans.

L'enseignant chercheur que je suis voudrait aussi vous entendre, nous donner quelques précision sur la place de la recherche au sein de votre groupe. Euh j'allais pas vous dire quel budget parce que c'est c'est pas comme ça qu'il faut présenter les choses, mais quels sont les axes majeurs, quelles sont les les politiques de financement aussi. Moi, je m'intéresse aussi à au passage à la question de comment vous appuyez sur le financement, comment vous aidez les jeunes à faire de la recherche et y compris chez vous donc les doctorants et ensuite y a-t-il aussi une politique d'embauche des docteurs ? parce qu'on sait que c'est une véritable problématique donc pour pour nos jeunes en terme d'insertion professionnelle.

On le voit avec hier aussi un prix Nobel, on peut se féliciter d'ailleurs je pense qu'il faut se féliciter d'avoir eu une fierté française hier, d'avoir le prix Nobel de physique qui a été décerné en britannique en américain et un chercheur français mais aussi un chercheur français qui a dû s'expatrier pour pouvoir conduire une partie de ses recherches. Et donc je profite de de le de le dire ici mais aussi si vous pouvez nous donner votre vision de la recherche à l'international. Euh c'est très intéressant pour nous.

Merci monsieur le président. Merci. Ça fait beaucoup de questions importantes.

La recherche en quelques mots. Oui, nous sommes très au contact des doctorants, des chercheurs. On a eu le plaisir de d'accueillir à l'inpect chezbin.

Donc j'espère qu'on pourra inviter le suivant comme prix nouvelle. Nos quatre axes de recherche y sont sur les sujets de décarbonation. C'est un décarboner nos process de accélérer dans l'économie circulaire comment on fait avec des matériaux recyclées comment on les tr et cetera. produire et inventer des systèmes de construction légère, c'est-à-dire qu'on peut construire par osure et pas sur des murs pleins de béton ou de briques.

Et puis quatre, utiliser notre savoir-faire matériaux, céramique, chimi, la construction pour décarboner non seulement la construction, mais également des process industriels dans le verre, dans l'aluminium et cetera. Donc nos quatre axes et on y dépense 600 millions d'euros, c'est autour de ça. On est très attentif au lien, on a des laboratoires mixtes avec le CNRS et donc on est très très attentif à ça historiquement pour pour Saint-Ger sur le bâtiment.

C'est vrai que la situation est très préoccupante en France. Elle a tout un tas de conséquences he sur le ralentissement économique. 70 % des gens qui sont dans des HLM qui refusent des mobilités professionnelles parce que ils vont pas retrouver un logement.

Donc c'est je pense même un impact sur la démographie. On n pas de natalité parce qu'on peut pas trouver un logement. On peut pas s'accroîre en logement.

Donc ça a des conséquences tous azimutes extrêmement fortes. Merci monsieur le président. pourra revenir dessus parce je comprends que ce soit assez frustrant mais on essaie de voilà de tenir ce rythme et puis vous pourrez revenir bien évidemment en fin de de période sur le sur l'ensemble des des questions pour le groupe la France insoumise je cède la parole à monsieur Maxime Léné.

Merci monsieur le président. Bonjour monsieur le président directeur général. Je vais vous donner l'occasion de de développer vos réponses par j'avais certaines questions communes.

D'abord vous dire que je vous rejoins sur la difficulté posée aux industriels et même à l'ensemble des entreprises sur l'absence de visibilité sur les prix de l'électricité. Demain matin devant cette commission, je présenterai avec mon collègue Philippe Bolot un rapport sur la question et nous critiquerons évidemment l'accord entre passé entre l'État et EDF en novembre 2023 qui il me semble n'apporte guerre de visibilité à à vos activités. Alors je pourrais vous demander pourquoi des responsables syndicaux affirment qu'on est passé d'une vision industrielle promouvant la défense des activités et donnant une place importante au social à une vision bien plus financiarisée ?

C'est une citation. Je pourrais vous interroger sur votre objectif de verser 8 milliards d'euros à vos actionnaires d'ici à 2030 sous forme de dividende mais aussi de rachat d'action pour 2 milliards. Mais puisque vous êtes à la tête d'une société du CAC 40 qui travaille dans la construction et la rénovation de bâtiments et d'infrastructures, j'aimerais plutôt vous demander ce que vous pensez des politiques publiques menées ces dernières années pour soutenir ces secteurs.

D'abord sur la construction du logement neuf, vous avez commencé à y répondre. sur la rénovation thermique, on voit euh le stop and go sur ma prime Renov par exemple, sur les dispositifs pour faire face à la flambée des factures énergétique, euh sur le maintien ou pas, et on est plutôt dans le pas euh de filière industrielle française indispensable parfois à vos activités. Donc, est-ce que vous ne pensez pas que nous pourrions faire mieux sur l'ensemble de ces sujets ? et vous avez parlé de du plan que vous avez présenté lundi.

Vous avez laissé en suspend ce qui s'est passé également lundi, la démission de monsieur le Cornu qui a fait que je crois que votre groupe a perdu 2 % en bourse ce jour-là. Est-ce que vous ne pensez pas, comme 70 % des Français, qu'on ne prendrait pas de grands risques à mettre fin avant l'heure au mandat du président de la République ? Monsieur le président, je vais je vais répondre sur le le sujet de du logement parce qu'encore une fois, il est il est conjoint, il est très très important.

Euh ne sous-estimons pas qu'en France, on a mis en œuvre et on a mis en place, même si ça n'est pas parfait, des dispositifs que beaucoup de pays nous env. Le diagnostic de performance énergétique, il est pas parfait, il faut l'optimiser, mais il existe, il faut former des certificateurs plutôt que de les faire disparaître. Ça prend du temps.

Le monde du bâtiment, c'est un monde à inertie longue. Un artisan, il donne une garantie décenale. On parle de centaines de milliers de chantiers.

Donc ça peut pas être parfait du jour au lendemain de périgueux à camp et en passant par les Alpes. Donc c'est c'est très important. C'est pareil la REP, c'est c'est des dispositifs qui sont tout à fait importants.

Nous, on a des accords avec le comité scientif physique et technique du bâtiment pour mesurer avec la recherche et développement de Saint-Gobin des capteurs et être capable de fiabiliser le DPE. Donc ça, moi j'y crois, il faut le maintenir, il faut donner la visibilité. Je crois qu'on en est à la 16e modification de du DPE.

Et là, quelquefois on on a des remarques sur les sujets de vaccination aux États-Unis. Là, on enlève l'isolation des murs. Bon, moi j'en ai parlé 350 fois, je peux en parler 360 fois.

Mais voyez, quand on en est à enlever l'isolation des murs sur un diagnostic et une recommandation de d'isolation thermique, bon, je sais plus quoi dire mais je donc c'est important quand même de de garder du bon sens et de garder la stabilité, la visibilité. Un industriel sur ces sujets-là ou dans ces investissements ou dans le bâtiment, on a besoin de stabilité. Sur le logement neuf, je crois qu'on a tout un tas de sujets de financement, on a des sujets de décentralisation.

Vous avez vu le mouvement de Saint-Gobin et Saint-Gobin, c'est plus facile à faire que tout un tas d'autres sujets, mais nous on a décentralisé. Moi, c'est les gens au Vietnam qui prennent une décision sur l'investissement de maintenance d'une usine. Je pense que donner du foir au maire, donner de la liberté au maire, les sujets de taxe d'habitation, je suis pas du tout un expert fiscal, mais je pense qu'on a besoin de visibilité sur des territoires.

Les besoins de logement ne sont pas les mêmes d'un territoire à l'autre. Donc dans le 9, on a des sujets de financement sur le logement social, sur le on a des sujets du statut du propriétaire bailleur. Tous ces sujets-là sont à à fiabiliser et et encore une fois à stabiliser pour redonner euh de l'envie dans le neuf, du pouvoir au MIR, du pouvoir au local et puis sur tout ce qui est rénovation énergétique.

Moi, j'ai plaidé pour un plan marchal de rénovation en passant par les FG, les revenus modestes, les FG parce que c'est eux qui émettent 70 % des émissions de gaz à effet de serre et comme si on était un médecin dans une salle d'urgence, ben on commence par l'urgence, le FLG, les revenus modestes. S'il y a 1 € de dépenses publiques, on le met là et on monte après. Monsieur président présent.

Merci. Je vais passer la parole pour le groupe la droite républicaine. Monsieur Guillaume Le Perz, vous avez la parole.

Monsieur le député. Merci monsieur le président. Monsieur Basin, vous êtes à la tête d'un fleuron de notre industrie nationale.

Une entreprise qui traverse les siècles, qui ne cesse d'innover et qui s'est développé à l'international comme vous l'imag comme vous l'avez souligné. Cette présence à l'international, j'ai pu le voir en juin dernier en visitant avec une délégation de députés du groupe d'amitié France Chine votre centre de recherche et de développement à Shanghaiï où s'imagine les techniques de construction de demain. Le groupe droite républicaine soutient une réindustrialisation de la France par des filières d'avenir qui innovent comme votre groupe.

Voilà pourquoi mes questions porteront principalement sur le thème de la compétitivité de notre pays avec pour objectif de favoriser l'installation de lignes de production ou de centre de recherche et développement. Selon vous, est-ce bien le poids des charges que des appôts de production, la multiplicité des normes françaises qui limite le plus notre compétitivité ? À contrario, qu'est-ce qui selon vous fonctionne sur le marché du travail français et que contribue à faire notre force ? et dans vos recrutements, souffrez-vous comme d'autres entreprises de l'image négative qui a pu être faite jusqu'à peu en France sur le secteur de l'industrie ?

Trouvez-vous sur le marché du travail français des personnes dont les qualifications correspondent à vos besoins ? Où allez-vous chercher des personnes peu ou pas qualifiées mais formé en interne ? Au-delà de la question du marché du travail, quels sont les freins administratifs qui ralentissent l'installation, la transformation de sites industriel en France qu'aux équipes auraient identifié et auxquelles elles ne sont pas confrontées à l'étranger ?

Plus spécifiquement en matière de recherche et développement, croyez-vous qu'il est encore possible d'innover en France ? Sur la question des prix d'énergie. Ensuite, mon groupe a toujours défendu un prix de l'électricité bon marché grâce à nos choix historiques.

Mais l'évolution de ces dernières années vous inquiète-t-elle pour l'avenir ? Et cela menacerait-il au à terme des emplois ou des sites industriels dans notre pays ? Enfin, dernière deux dernières questions sur la guerre commerciale qui a débuté avec le second mandat de Donald Trump.

Quelles sont les conséquences pour Saint-Gobin ? Et pensez-vous que l'Union européenne agit pour défendre avec force ses intérêts, son industrie et ses emplois ou au contraire manqu manque-t-il d'occasion de s'affirmer comme le font la Chine et les États-Unis ? Je vous remercie, monsieur le président.

Merci beaucoup. Micro Guillaume. Merci.

Merci beaucoup. Euh alors, nous sommes sans sujet sur le recrutement. Saint-Gobin et l'industrie a une bonne image et donc on a en plus une raison d'être la construction durable qui est très attractive.

Donc ça il y a pas de il y a pas de sujet. Encore une fois, on a embaucher à peu près 5000 personnes compte tenu des départs également en retraite et cetera sur chaque année. On a 730000 heures de formation en France.

Donc c'est c'est tout à fait significatif et le corps social je crois de Saint-Gobin avance bien et dans la bonne direction et de façon très engagée. Voilà sur les sujets de de fiscalité. Oui, c'est très important.

C'est très important. Saint-Gobin est à l'image de ce que les grandes entreprises françaises ont publié. Si vous voulez quand on regarde la valeur ajoutée en France, mais j'ai j'ai fait les chiffres sur 520, on a 40 % qui part en nette de salaire, on a 35 % qui partent en terme de charge partal et de prélèvement obligatoire pour l'État.

On a 20 % sur les investissements et 5 % pour les actionnaires. Donc sur 100 % de valeur ajoutée, 40 % en nette pour les salaires. Si ça pouvait être 45 ou 50, je pense que le pouvoir d'achat s'y retrouverait. 35 % pour l'État. 35 % pour l'État entre prélèvement obligatoire et charge patronale, 5 % pour les actionnaires, donc c'est pas le sujet et 20 % seulement pour les investissements.

Donc si on avait moins de fiscalité, moins de charges, on aurait plus d'investissement et probablement plus de pouvoirs d'achat pour les salariés. Sur les freins, écoutez, je je vais parvenir sur tous les sujets de complexité administrative. C'est c'est vrai.

Après, je pense qu'on peut quand même avancer en France. Moi, je suis très confiant qu'on peut faire de la recherche et développement en France. Il faut revenir sur les sujets d'éducation.

J'ai pris des parties assez forts il y a plusieurs années sur l'enseignement des mathématiques à l'école au lycée parce que sinon bah on aura plus de chercheur donc il faut démarrer très tôt. Le coût de l'énergie, oui, c'est le sujet majeur en Europe et l'Europe ne fait pas assez sur l'énergie et l'Europe ne fait pas assez pour se protéger sans être naïf vis-à-vis des Chinois et des Américains. Donc il faut sortir de la naïveté.

Il faut être beaucoup plus brutal comme le rapport Dragy l'a recommandé mais il s'est rien passé depuis un an. Merci monsieur le président. Je cède la parole à monsieur Benoît Bitau pour le groupe écologiste.

Vous avez la parole monsieur le député. Pardon. Merci monsieur le président, monsieur le président, monsieur Basin, je fais pas d'allusion au prénom que j'aime beaucoup.

On a le même, c'est pour ça. Euh je je vais tenter euh dans cette commission, on parle beaucoup d'industrie, mais on parle aussi d'agriculture et je vais tenter de faire un lien qui est pas si sagrunue que ça euh sur le le rôle que vous pouvez jouer. Essayez de vous convaincre sur le rôle que vous pouvez jouer sur la souveraineté alimentaire.

Voilà, la souveraineté alimentaire aujourd'hui, elle est menacée par l'effondrement de la biodiversité et par le dérèglement climatique. Et c'est sur ces deux sujets là, par les orientations que pourrait prendre vos votre entreprise, on pourrait imaginer que vous pourriez vous engager sur cet enjeu de double performance, de souveraineté alimentaire, d'agriculture et de rénovation thermique. C'est sur ce terrain-là que je souhaite vous emmener.

En effet, vous pouvez jouer un rôle primordiable dans la dans la lutte contre le dérèglement climatique, à la fois dans la décarbonation. d'une industrie parmi les plus polluantes au monde comme la constru enfin qui est la construction mais aussi dans le rôle de la rénovation énergétique des bâtiments bien sûr euh en Charante Maritime, département où j'ai l'honneur et le plaisir d'être élu euh pour accompagner les agriculteurs vers la baisse d'utilisation des pesticides et donc de lutte contre l'effondrement de la biodiversité, nous avons une promotion une proposition très intéressante qui ne vient pas d'un paysan député écolo d'ailleurs, mais du préfet du département lui-même préoccupé par ce sujet-là et que je salue et que je remercie au passage. Son idée de développer la filière chambre, une culture qui au-delà d'être une industrie patrimoniale chez nous euh sur ce département est renouvelable annuellement, ne nécessite aucun produit phytosanitaire, même en conventionnel, ni transformation chimique pour son utilisation à bâtiment et ses capacités d'isolation thermique sont reconnues, que ce soit en rénovation ou en construction neuve. et vous en développez d'ailleurs déjà euh des pan dans votre filiale qui est Weber et le produit Chambribat.

Donc ma question est donc assez simple finalement, c'est que seriez-vous après à engager, seriez-vous prêt à engager dans les grandes orientations de votre entreprise le développement, l'accompagnement de cette filière et ainsi aider notre territoire dans sa transition agricole qui participerait à un enjeu d'actualité, si j'en crois l'été dernier ? de réduction de l'utilisation des pesticides en agriculture qui participent à préserver la biodiversité dont on aura besoin demain pour tenir la souveraineté alimentaire et de vous engager également contre le dérèglement climatique grâce à des euh à des rénovations thermiques des bâtiments qui basés sur une ressource parfaitement renouvelable qui est ce chambre permettrait de lutter efficacement contre le dérèglement climatique. Donc voilà le sens de ma question.

Je vous remercie de m'avoir écouté monsieur le président. Merci beaucoup. Nous sommes très engagés sur les sujets de construction durable et de lutte euh contre les émissions de CO2.

C'est la stratégie de Saint-Gobin et ça mobilise 100 % de tous les salariés de la recherche et développement à la vente aux activités industrielles. Je vous donne un exemple. En France, on a les 400000 artisans de la CAPEB, les artisans du bâtiment, ils ont un compte chez pointp, chez CDO à la plateforme, on en forme 100000 par an. 85 % des dossiers de ma prime Renov, ils avaient utilisé nos logiciels de calpinage pour leur recommander les bonnes solutions.

Et là, on peut avoir avec un retour sur investissement de 5 ans, on baisse de 70 % les émissions et sa facture énergétique. Donc c'est le cœur de tout ce qu'on veut faire. Après, on le fera d'autant plus et d'autant mieux que il y aura pas des changements permanents.

Voilà. Donc sur la rénovation énergétique, on le fait tout le temps. Et moi, si je pouvais en faire deux fois plus, trois fois plus, on le fera.

Je vous donne un exemple. On a investi dans une nouvelle usine de laine à souffler pour isoler les combles en 2017. On l'a fermé parce qu'on a interdit l'isolation des combles.

On l'a fermé. C'était 50 millions d'investissements en 2017 à côté d'Anger. On aurait pu livrer la Charmé.

Bon donc ça c'est les engagements de Singor parce que le marché est à - 20 et parce que maintenant on dit il faut plus liser les maisons. Le biosourcé on en fait on en fait notamment à côté de Ran avec du bois plus que du chambre. On fait un petit peu de chambre dans d'autres endroits.

Donc on est assez agnostique sur tout ça. La laine de verre, on sait la recycler à l'infini mais voilà, on est très très engagé sur tous ces sujets-là et c'est passionnant. On voudrait en faire plus.

Merci monsieur le président. On pourrait revenir bien évidemment en fin de d'audition sur les éléments sur lesquels vous souhaiteriez apporter des précisions. Pour le groupe démocrate.

Je cède la parole à monsieur Romain Dobier. Merci le monsieur le président de votre présence ce matin. Avant de rentrer au cœur de mon intervention, je vais vous donner quelques nouvelles de vos ancien salariés de Veralia l'Agux pour dire que c'est une usine qui qui vit bien, qui fait toujours un verre creux de de qualité.

Donc j'ai le plaisir de fêter les 100 ans de l'usine en octobre dernier. Simplement faire remonter certaines inquiétudes, ce changement de capital et notamment la venue d'un actionnaire brésilien. Au-delà ce cas particulier, pourquoi je vous parle de ça ? et j'ai bien conscience que vous êtes une entreprise, que vous avez des objectifs, des plans de développement mais à chaque fois que vous décidez, vous m'excusez pour l'anglycise, un spinoff qu'après il y a des sessions et cetera, vous avez quand même des responsabilités de familles parfois qui travaillent depuis trois générations dans ces dans cette usine.

Et je vous invite à avoir une une cohérence en fait avec le discours un peu de souveraineté industrielle, de localisation et de tous ces mouvements. Ceci étant dit, pour dire que je suis très fier que Saint-Gain soit une société français. Je souhaiterais qu'il y ait plus de sociétés avec comme vous avec une telle ancienneté et un tel développement dans dans le monde.

Donc il faut pas le m'attribuer des propos que j'aurais pas dire. Mes questions qui sont très rapides. La première c'est sur le partage de la valeur.

Je suis de ceux qui pensent que le travail doit payer et qu'on doit pour avoir un capitalisme équilibré pouvoir que ceux qui travaillent plus et quand il y a des bénéfices importants des sociétés qu'on puisse les partager euh vous êtes plutôt en pointe pour l'actionnariat salarié. Euh est-ce que vous pouvez nous dire ce qui manquerait en tant que législateur ? ce que vous seriez législateur et vous vous auriez la plume que ce que vous mettrez en place pour qu'il y ait un meilleur partage de la valeur sur les les bénéfice et l'apport de l'actionnara salarié.

Je pense notamment au c'est une manière de faire une sorte de retraite par capitalisation et je pense que c'est une bonne chose pour ceux qui travaillent. J'avais 1000 questions à vous poser également euh sur la rénovation énergétique, sur l'usine Weber Derrieux qui est pas trop loin également de ma ma circonscription, mais je vais vous laisser du temps pour répondre sur des sujets qui me tiennent à cœur. Merci beaucoup monsieur le président.

Alors, on est toujours très très engagé quand on fait des évolutions d'activité. On a aussi le devoir hein de se dire est-ce que ce métier du vert creux alors que 90 % de 5 bains dans la construction, on va y apporter toutes les ressources nécessaires par rapport à un investisseur qui dont ce serait le seul métier. Donc c'est à chaque fois comme ça aussi qu'il faut parce que on peut aussi se dire bah c'est un métier périphérique donc je vais y donner moins d'activité puis dans 10 ans, dans 15 ans, dans 20 ans, il ira mal.

Alors que si c'était un actionnaire qui s'en occupe à 100 %, il va y consacrer toutes ses ressources. Donc, il faut aussi avoir l'humilité de se dire est-ce que je peux faire tout bien dans le monde actuel ou est-ce qu'il vaut mieux se concentrer sur notre métier de la construction ? Le partage de la valeur, c'est très important pour nous.

Quelques chiffres, on a 15 % des salaires français au-dessus du salaire euh net qui viennent de l'intéressement de la participation. Donc dans toutes nos filiales françaises, il y a intéressement et participation quand il y a une meilleure année, il y a une part variable et cetera. On a, comme je l'ai indiqué, 75 % de nos salariés français qui sont actionnaires du groupe.

C'est très important. Euh c'est très important pour avoir pour eux un pécule et un complément le revenu de retraite pour acheter une maison. Enfin, il y a toutes les dispositifs de déblocage anticipé.

C'est également très très important très important sur l'actionnariat des entreistes françaises. Aujourd'hui, l'actionnariat des entre françaises, institutionnel ou particulier, il a fondu comme neige au soleil. Les institutionnels français de Saint-Gomin sont passés de 28 % à 15 %.

Les particuliers comptent 6 ou 7 %. Donc aujourd'hui, l'actionnariat de Saint-Gombin, il est international. Si on avait plus de capitalisation, plus d'épargne salarial, moins d'assurance vie et un petit peu portée sur euh les actions françaises, bah dans la trajectoire, ça fait une meilleur rendement que l'assurance vie et puis ça stabiliserait l'actionnariat des entreprises françaises.

C'est un sujet majeur. C'est un sujet majeur pour la stabilité des entreprises françaises parce que fondamentalement la nationnalité d'une entreprise, c'est celle de ses dirigeants, c'est pas celle de son actionnariat. Mais si les dirigeants changent de pays, ça change beaucoup de choses.

Donc oui, il faudrait développer les part internariales, pas que dans les grands groupes, mais ailleurs. Il faut lui donner des dispositifs de de soutien, d'incitation. Donc, je pense qu'il y a beaucoup de choses à faire sur ce sujetl qui est très important pour et les salariés en capitalisation et pour la stabilité de l'actionnariat des entreprises.

Merci monsieur le président. Je cède la parole pour le groupe Horizon, monsieur Thomas Lam. Vous avez la parole, monsieur le député.

Merci monsieur le président. Chers collègues, monsieur le président, directeur général, permettez-moi tout d'abord de vous remercier pour votre participation à cette commission alors que Saint-Gobin, leader des mondials, pardon, des des matériaux durables, vient tout juste de dévoiler sa feuille de route pour 2026-2030 appelé Lead and Grow. Votre groupe incarne une double ambition, un ancrage historique dans l'habitat avec 86 % de votre activité liée au bâtiment en 2023 dont 50 % générés par la rénovation, un secteur clé pour la transition écologique, une mutation stratégique depuis 2019 vers une organisation décentralisée et une exposition accrue au marchés porteurs, notamment l'Amérique du Nord où vous captez la croissance de la construction bas carbone.

Hier, vous avez acté un virage majeur. Élargir votre périmètre aux infrastructures non résidentielles comme la santé, les data center, les industries propres et les transports. Un marché prometteur et colossal.

Monsieur le président, dans ce contexte où l'État français semble être à la croisée des chemins entre relance industrielle et restriction budgétaire, je souhaitais vous interroger sur deux points. Le premier, la France, bien que restant votre premier marché, un peu plus de 20 % de votre chiffre d'affaires, pourrait voir son poids réduit de 15 de quelques points de 5 à 5 à 7 points d'ici à 2030 au profit de zone à plus forte croissance. Ma question est la suivante.

Comment Saint-Gobin compte-il sécuriser son activité en France et notamment bien évidemment ses emplois si les dispositifs comme MAP Prime Renove ou autres venaient à être réduits davantage ? Ma deè mon deuxème question, comment votre développement sur les infrastructures en France, data center par exemple pourra-t-il compenser la baisse de votre activité résidentielle alors que ces marchés dépendent eux aussi des finances publiques aujourd'hui sous tension ? Je vous remercie monsieur le président.

Merci. Alors, on fait déjà 15 milliards d'euros de chiffre d'affaires sur les bâtiments non résidentiels, hein. C'est les hôpitaux, les écoles, les hôtels et euh et l'infrastructure.

Donc, c'est déjà un marché très très important. Moi, ce que j'ai indiqué, c'est comme on se concentre sur la construction, bah c'est pas que le résidentiel neuf ou rénovation, c'est également tout ce qu'on fait déjà bien sur les écoles, des hôpitaux. Un exemple, hein, l'absentéisme des enseignants qui est un métier exigeant, on peut le réduire si on a la bonne acoustique d'une salle de classe.

Il y a un plan de rénovation des écoles. Je pense qu'il faudrait faire x 5 ou x 10 pour améliorer le bâti. C'est la même chose dans les hôpitaux.

Les hôpitaux publics en terme de bâtiment, c'est être soignant, être enseignant sont des métiers très exigeants. Est-ce qu'on a un outil de travail à la hauteur de l'exigence de ces métiersl ? Et l'acoustique d'une salle de classe quand elle est mauvaise, c'est quatre fois plus d'absentéis parce que vous faites de l'hypertension et après 20 ans, vous êtes malheureusement euh euh plus fragile.

Donc nous notre métier de la rénovation en France, la prime rénove si vous voulez c'est pas pour 5 bain, c'est pour que des personnes à revenu modeste et le catalyse pour le pied à l'étrier pour faire les travaux. Ça représente 2 % du marché de la rénovation, hein, si on prend 2 milliards de ma prime sur un marché de 100 milliards. En revanche, pour un nombre de personnes, c'est euh véritablement majeur.

Donc euh je pense que là aussi sur des revenus modestes, il faut les cibler sur les bâtiments FG, puisque c'est ça euh les vrais passoirs thermiques ou les bouilloirs l'été, c'est là aussi les émissions de CO2. Il faut cibler que ce soit 1 € 1 milliard ou 15 milliards comme l'avait dit un rapport prévolonaire il y a il y a 2 ans. Tout argent public s'il y en a, il faut le cibler sur les FG les revenus modestes.

Voilà, c'est moi ma recommandation depuis 5 ans. Je n'en bouge pas, je l'ai dit. Bon après, on l'a changé 16 fois.

Bon, mais sinon, c'est ça qu'il faut faire. Et donc ma prime rennove, c'est pas ça qui va changer l'activité de Saint-Gobin. L'activité de Saint-Gobin, si vous voulez, moi j'ai pas besoin d'investir en France.

On est à 20 % en dessous de là où on était en 2019 avec les mêmes usines. On a dû en fermer certaines si l'activité repart. On a tout ce qu'il faut en terme d'emploi de savoir-faire et d'usine pour servir le marché.

Donc moi, j'ai pas besoin de dire je vais faire des acquisitions en France, je vais rajouter 15 usines. Aujourd'hui, les usines tournent pas en 58 hin. Donc voilà.

Et les data center, oui, on en fait un petit peu. On est un fournisseur important de par le monde. Ça fait partie des marchés non résidentiels sur lequels là aussi on peut décarboner l'enveloppe du bâtiment, faire du bas carbone avec notre chimie, la construction et cetera.

Merci monsieur le président. Je n'ai pas d'autres intervention au titre des groupes. Sur les questions individuelles, j'ai deux inscrits, madame Le Pé et madame Lemur.

Est-ce qu'il y a d'autres d'autres inscriptions ? Ce que je vous propose, c'est que madame Lepé puis madame Lemur puisse poser leurs questions l'une après l'autre. Et puis monsieur le président, euh je vous laisserai répondre aux deux questions et puis euh ensuite vous aurez le loisir de euh de compléter euh les euh les vos réponses sur les questions auxquelles vous n'avez pu répondre ou si vous souhaitez rajouter euh éventuellement des compléments d'information.

Madame Lepé, vous avez la parole. Merci monsieur le président, monsieur le président directeur général, ravi de vous avoir parmi nous surtout aujourd'hui avec donc l'information qui est tombée. Donc nous avons un chercheur qui a été reconnu notamment pour la physique et la physique quantique.

Il se trouve que dans ma famille, j'ai aussi deux personnes qui sont chercheurs sur la physique quantique et il m'expliquaiit qu'aujourd'hui nous pourrions aller vers de la recherche et développement sur la partie optique, c'est-à-dire la partie vert, la partie micro micro et cetera. Oui. V2E.

Voilà. et je me suis dit quel lien peut-être avec votre entreprise euh sur la recherche et développement qui pourrait donc multiplier euh nos nos productions demain et multiplier surtout la lecture de nos de nos futures productions demain ? Merci.

Merci madame Lopé. On va prendre la question de madame Lur et puis voilà. Puis vous aurez du temps pour répondre à l'ensemble les les réponses que vous n'avez pas pu apporter à monsieur Fugit, à à monsieur Bito et à d'autres collègues si vous souhaitez compléter.

Madame Lemur. Merci monsieur le président. Monsieur le président directeur général.

Euh aujourd'hui donc c'est le forum de la rénovation globale et de la performance des bâtiments à Paris donc Renault Days. Donc on a nous avons une ambition commune, je l'ai bien entendu dans vos propos qui est cette rénovation énergétique. Cependant en 2019 seul 3 % des vitra des vitrages étaient recyclés.

Donc, je voulais simplement savoir où est-ce qu'on en est actuellement sur le recyclage, notamment, vous parliez tout à l'heure de proximité des lieux d'approvisionnement, mais qu'en est-il en fait de la proximité des lieux de collecte notamment ? Parce que quand vous faites une dépose globale ou même individuelle de particulier des vitrages, qu'est-ce qu'est-ce qu' deviennent derrière et quelles sont en fait quelle est la valorisation de ce vitrage dans votre production à venir ? Deuxième question, elle était plus en lien mais ça a déjà été évoqué dans vos propos par rapport au confort d'été.

C'est un sujet qui revient beaucoup notamment avec les épisode de canicule que nous connaissons de plus en plus fréquemment. Est-ce que dans la recherche et développement que vous proposez, vous avez ce point, je sais que vous l'avez donc ce point d'attention. Merci monsieur Maxine Méné pour un deuxème tour.

Merci monsieur le président. Non, je m'en voudrais si je vous posais pas la question parce que il se trouve que mon frère travaille dans le milieu, dans le bâtiment. Enfin, après avoir été longtemps dans le bâtiment maintenant, il essaie de vendre des maisons.

Et il m'alerte régulièrement sur ce sujet du DPE que vous avez abordé un petit peu. On a un vrai problème de référentiel commun. On a des gens qui viennent faire un DPE au moment où certaines personnes vendent leur maison, on attribue une certaine note et les acheteurs ensuite quand ils doivent faire de la rénovation vont voir Lana pour essayer de bénéficier des aides de ma prime Renove.

On envoie un autre diagnostiqueur. Le diagnostic n'est pas le même. Résultat personne n'a le droit à l'aide.

Donc vous avez vous avez parlé d'une forme de stabilité, d'avoir des référentiels communs, mais est-ce qu'il faudrait pas qu'il y ait une forme de service public du diagnostic et qu'en fait tout le monde puisse avoir confiance dans ces diagnostics ? Merci. Merci monsieur Léné.

Monsieur le président, je vous laisse répondre aux trois questions et puis compléter vos réponses sur les autres questions qui vous ont été posées. Je vous laisse une petite dizaine de minutes. Voilà.

Non, mais mes modestes cours de physique quantique datent d'il y a très longtemps. J'avais pas prévu de revisiter ça en arrivant, mais merci beaucoup. Il y a des sujets passionnants qui se passent sur le verre depuis très longtemps.

Pour vous donner un exemple, on nous on dépose quand même une douzaine de couches atomique sur le verre. Donc le verre à couche qui est très très performant, hein, en terme de transmission lumineuse, de réflexion de la chaleur, de confort d'été par rapport à ce qui existait autrefois et par rapport même au vert diamant qu'on nous a demandé de faire pour la pyramide du loup qui est totalement transparent sans couche et donc qui fait un peu un effet de serre. Aujourd'hui, on dépose sur des ce qu'on appelle des magnérons jusqu'à 12 couches atomiques.

Donc c'est c'est quand même déjà très précis. Alors, c'est pas du verre quantique. Un exemple aussi pour vous signaler quand même les difficultés des groupes industriels.

Il y a il y a une quinzaine d'années, on avait réussi grâce à ces dépôts de couche à faire du verre photovoltaïque. C'est-à-dire que c'était pas sur du silicium, c'était pas ce qui vient de Chine, c'était sur du verre, on absorbait la lumière, on générait l'électricité. Naturellement, on peut pas faire de la transmission lumineuse si c'est une fenêtre tout en produisant de l'électricité.

Il faut choisir. Mais ça veut dire que sur des bâtiments de grande hauteur, à chaque fois qu'il y avait un intersol, on pouvait garder la même colorimétrie de la façade et sur l'intersol, on faisait à chaque étage du photovoltaïque. On a dépensé et perdu entre 400 et 500 millions d'euros d'argent pour 5 gommes.

On a demandé à Corée à Cri, au gouvernement, à l'Europe d'essayer de nous protéger sur cette nouvelle technologie très différente du silicium de ce qui était divisé par de en prix par les Chinois tous les 3 ans. Il ne s'est rien passé. Ça c'était il y a 10 ou 15 ans.

Donc on a arrêté, on peut pas perdre 500 millions d'euros. C'était il y a 10 ou 15 ans et c'était une technologie unique de photovoltaïque sur du verre. Bon après moi, on m'a appelé il y a un an ou deux pour dire fait du photovoltaïtique.

On va pas faire du photovoltaïque en silicium en France. Alors que les Chinois ont des usines, ils en mettent 50 tous les ans qui sont 10 fois plus grosses chacune de ce que Saint-Gom pourrait faire. Donc c'est plié, le sujet est plié.

Mais vous voyez, c'est de l'innovation très très en amont. On dit il y a un savoir-faire européen, français, sabain, peu importe. Bon, mais on est très engagé là-dessus donc je vais me renseigner sur ce que on pourrait faire sur le la physique quantique.

Et encore une fois, Alain Asp était venu chez SBin, ça a été un bon moment. Il est même allé visiter Pont Mousson. Peut-être vous l'aviez vu monsieur le député, on avait fait un article, on était quand même heureux d'accueillir un prix Nobel de physique qui voulait voir la forge de PAMusson et il a dit "Chez Saint-Gombin, il y a de la vraie industrie et de la vraie science." Donc c'était ça a fait plaisir sur votre question la deuxième question sur le recyclage.

Alors nous on est un ord de 7 8 % en recyclage externe. Naturellement on recycle ce qui est normal mais toutes nos casses de production quand on n pas exactement parce que quand on fait des transitions de couleur et cetera ou d'épaisseur, il y a toujours de la casse donc on recycle tout ça. Donc ça nous fait monter à 20 ou 30 % mais sur la collecte externe on est à 7 8 %.

Il y a un vrai sujet de structuration de ces filières de recyclage. Nous, on a 810 points de collecte 810 points de collecte sur le territoire grâce à nos agences. Donc beaucoup de nos agences sont équipées, les point, les plateformes du bâtiment de autrefois, on appelait ça des déchetteries.

On a commencé il y a 20 ans, hein, donc bien avant qui est la REP ou quoi que ce soit. Moi, j'appelle ça des matériaux de déconstruction parce que si on appelle ça des déchets, c'est pas bien. Mais où on peut mettre le PVC, l'aluminium, le vitrage, la plaque de plâtre, l'isolation.

C'est pas toujours très simple, hein, parce que on s'est retrouvé sur ces derniers mois avec euh des recycleurs et puis euh bah des salariés qui nous disent "Attendez, il y a de la miande dans le truc." Alors qu'on nous garantit qu'il y en a pas. Donc c'est quand même des sujets très très compliqués en terme de responsabilité et qu'il faut structurer, professionnaliser.

Mais on a lancé euh le glass recycling, plaque recycling, on a lancé après en terme de produit la première plaque au monde 100 % cyclé en Angleterre, 50 % recyclé en France. Donc tout ça c'est très actif à la fois parce que stratégiquement ça nous permet de contrôler des matières premières. Le Gyps il est pas disponible sur la planète à l'infini.

Le sable il est en ressources limitées. On fait très très attention sur les ponctions de sable. Donc tout ce qu'on peut recycler nous on sécurise des matières premières et deuxièmement on baisse nos coups de revient.

Quand vous recyclez du verre la matrice verrière est déjà faite, on repart pas du sable donc on on économise de l'énergie. Donc c'est gagnant gagnant pour la planète pour les ressources naturelles et pour le compte de résultat de 5 donc plus on peut en faire plus on le fait. et on a installé sur nos usines des unités de tri magnétique optique pour pas que ce soit nos salariés qui fassent ça sur les donc c'est très très important ça monte en puissance.

Moi j'y crois beaucoup parce qu'en plus c'est dans l'ADN du bâtiment. Enfin les les Grecs, ils ont piqué les pierres des Égyptiens pour faire leur temple et à Sainte-ophie, vous avez les colonnes de de du temple de l'Artémis. Donc voilà, c'est quand même assez naturel.

Moi, j'ai grandi en Normandie. La ville de camp était détruite à 80 % après la guerre. On n pas été chercher les pierres en Haute Normandie.

On les a prises à camp. Le confort d'été, c'est très très important dans le bâtiment et également dans les bâtiments publics. On est très très sollicité par les hôpitaux parce que et on a des chantiers d'isolation par l'extérieur des façades pour pas devoir vider l'hôpital.

Un hôpital c'est hyper critique quand vous avez plusieurs jours au-dessous de 26°gr en terme de mortalité he donc là c'est des sujets vitaux. Donc euh l'isolation euh par l'extérieur des bâtiments, des logements sociaux, on fait beaucoup de choses hein. On peut faire uneisolation par l'extérieur.

Vous gardez les locataires à l'intérieur. Nous, on a pris des images 3D euh du bâtiment. Donc on prédécoupe en usine nos carrés de laine de verre ou de laine de roche pour l'isolation de la façade et on arrive avec de la productivité sur le chantier.

Tout ça parfaitement ajusté et donc on peut le faire. Après bah il faut le faire à l'effet d'échelle, il faut trouver des financements et cetera. Mais c'est très important et paradoxalement on voit les personnes beaucoup plus mobilisées sur le confort d'été que sur le confort d'hiver parce que le confort d'hiver, ceux qui ne peuvent pas, bah ils grelotent ou ils sont malades le lendemain et donc ils peuvent pas aller au travail, impact sur la productivité du pays.

Mais sinon les autres, ils montent le chauffage et la facture d'énergie. Sur le confort d'été, on suffoque donc c'est véritablement une question de et ça ça va monter en puissance malheureusement. Donc c'est c'est très très important à traiter.

Le DPE c'est un sujet essentiel. Le référentiel il est là. Nous, on y travaille depuis des années.

On a développé avec notre recherche et développement une méthode qu'on appelle QUB euh qu'on a utilisé en Angleterre, qu'on a utilisé en Suède sur des logements sociaux qui en Suède n'ont pas de subvention si on peut pas mesurer avant après l'évolution. Bon, on le promeut, on a signé des accords avec le CSTB. Moi, j'ai même proposé, voyez, gratuitement de le mettre à disposition du CSTB comme ça, on va pas dire c'est Saint-Gobin qui promeut sa solution.

Donc voilà, moi tout ça est à disposition. Je peux pas aller brancher moi-même nos capteurs. Voilà.

Mais si vous voulez, on fait tout ce qu'on peut objectivement. Après, si vous changez 15 fois et vous dites "Bah, on arrête d'isoliser les murs, moi je je sais plus faire." Objectivement, je sais plus faire.

Enfin, je j'ai passé 3 ans de ma vie quand j'ai pris mes fonctions de directeur général comme président du contrat stratégique de filière industrie de la construction. On a proposé une cinquantaine de projets de massification de l'efficacité énergétique, de formation des artisans, de compétences, de digitatilisation. Aucun n'a été repris.

Moi, j'ai indiqué plusieurs fois qu'on peut pas concevoir la France de 2030 si on conçoit pas les villes et le logement de 2030. Tout ça va avec. Euh le logement, il est essentiel à l'activité économique du pays.

Il est essentiel au bien vivre social et démocratique. La rénovation énergétique, le confort d'été, le vieillissement de la population, c'est des sujets. Bon, on voit la crise dans laquelle on est aujourd'hui.

Donc on met tout le savoir-faire de Saint-Gain, notre énergie à disposition, les journées donc 24 heures et les semaines de 7 jours. Donc moi, il y a un moment, bah oui, il faut que je me concentre sur aussi ce qui se fait en Inde, en Australie ou en Allemagne, en Suède, mais on a plein de bonnes choses en France. Donc moi, je reste très optimiste.

La volonté est là. On a besoin de visibilité, stabilité sur toutes ces politiques. Parce que une des bonnes choses et j'ai pas répondu à votre une des questions de ce qu'on a fait en France, l'apprentissage c'est une vraie bonne chose.

C'est une vraie bonne chose. On voyait ça en Allemagne, on voyait ça dans d'autres pays. Je pense que alors il faut le doser.

Le l'apprentissage c'est pas pour les bacs + 5, c'est pour des personnes qui sont plutôt en BTS que mais c'est une vraie bonne chose. Si vous êtes artisan à périgueux, vous étiez sur le point d'embaucher votre apprenti que vous avez formé depuis 18 mois à la rénovation énergétique et que vous avez "Ah bah non, ça marche plus, ah bah non, on n'y croit plus ou le DPE, on le repousse en 2028, bah vous embauchez pas." Donc tout ça, c'est ça a un impact majeur sur une filiure qui est et les présidents de la CAPEB et de la FB le disent mieux que moi, c'est une filière lente.

C'est une filière à inertie. Euh quand vous déposez euh la loi euh RE2020, c'est très bien, ben il faut 1 an et demi à 2 ans pour que les architectes se l'approprient. Encore 1 an ou deux pour avoir des permis de construire.

Donc ça n'est qu'en 2025 ou 26 que les architectes, les permis, les artisans et les bâtiments sortent de terre. Si on la change entre-temps, c'est pas possible et tout se met à l'arrêt. Donc on on a eu ces stop and go permanents.

Euh donc voilà, moi je je j'appelle de mes vœux de ce qu'on fait également dans d'autres pays de de la stabilité et de la visibilité et je suis très confiant que voilà on on a plein de belles choses et de bonnes choses à et beaucoup de savoir-faire en France et donc ne ne détruisons pas des mécanismes qui sont pas optimum parce que quand même le DPE ça marche dans beaucoup de circonstances. Il faut l'améliorer. C'est pas parfait.

Il y a plein de choses qui sont pas parfaites, mais euh travaillons, ça va prendre 5 ou 10 ans, formons. Je pense que l'État peut former, avoir des écoles. Nous, on forme encore une fois des dizaines de milliers d'artisans.

On a des générations artisans pour convaincre des jeunes de nous rejoindre et de les former. Donc, on a beaucoup de choses à faire dans ce domaine là. et moi, je suis confiant qu'on peut faire dans la continuité beaucoup de choses.

Est-ce que un mot de conclusion peut-être sur sur moi trois sujets qui me qui me tiennent à cœur pour vous pour vous indiquer comment comment un groupe industriel comme Saint-Gobin raisonne quand on regarde un pays pour y investir, pour continuer d'y investir ou pour y rentrer. Moi je je regarde un pays et ce que j'attends finalement des des poirs publics dans un pays, c'est un cadre un cadre à quatre bords. à l'intérieur du cadre, nous on saura faire de la peinture verte, jaune, bleue et la concurrence, l'innovation fera ce qu'il faut.

Le cadre, il est quatre bord et il a besoin d'être compétitif, attractif et stable parce que c'est le terrain de jeu. Un premier bord, c'est le coût de la fiscalité, enfin le coût du travail et la fiscalité. Ça peut être mieux, moins bien, mais on sait à quoi on s'attend et c'est stable.

Coup du travail et fiscalité. Plus c'est compétitif, plus c'est attractif. Premier bord du cadre.

Deuxièmement, le sujet des infrastructures, les routes, les ports, les aéroports. Quand on va chercher nos matières premières pour pour un mousson à envers parce que le port de Dquercque n'est plus compétitif, c'est pas possible. On a une façade maritime exceptionnelle en France.

Il faut que nos ports, donc la logistique, donc l'activité économique soit attractif. Donc premier bord, coup du travail et fiscalité. Deuxème mort, les infrastructures route, autoroute, port. 3è bord l'énergie.

Quelle est la stabilité, la visibilité de l'énergie décarbonée à laquelle on a accès ? J'ai pas indiqué ces éléments-là, mais aujourd'hui, on sort d'une d'un coût à Rène à 42 €. Je rappelle que de 2011 à 2021, le coût de l'électricité en France était entre 30 et 35.

On se couvrait à 30 ou 35. La reine n'était pas tirée, c'était un plafond. Bon, l'explosion du coût du gaz et du référentiel de prix en Europe à cause de la guerre en Ukraine a fait qu'on est sorti de ce de ce plafond.

Mais sinon euh on a tous fonctionné très très bien avec un coût d'électricité à 30 ou 35 et nous on avait tiré la reine que une seule fois parce que c'est passé à 43 € au lieu de 42 en 2019. Voilà, donc le coût de l'énergie c'est extraordinairement important. Aujourd'hui, on passe sur du 70 €.

On a des PPA en Espagne à 55. Le coût du gaz aujourd'hui, il est de 40, il va descendre compte tenu de tout ce qui s'est investi à 25. Quand vous avez un coût de l'électricité à 70 ou 80, c'est un équivalent du gaz.

Si je prends l'équivalent de la tonne de CO2 gaz aux alentours de 60 70 donc c'est entre 10 et 20 € du coût CO2 si vous avez de l'électricité à 80 ou 70 donc ça fait 50 ou 60 du coût du gaz en équivalent si j'électrifie une usine j'ai un coût de d'électricité qui me fait un équivalent coût du gaz de 60 quand il va être à 25 et quand il est à 5 aux États-Unis. Donc sur des productions qui voyagent pour des grands chimistes des BASF, quand ils mettent 10 milliards aux États-Unis plutôt qu'en Allemagne, c'est parce que ils ont de l'énergie cinq fois plus compétitive sur des produits qu'ensuite ils vont exporter dans le monde entier aux États-Unis que en Allemagne ou en Chine. Donc le coût 3è volet du cadre, le coût de l'énergie est extrêmement important à la fois en visibilité dans le temps parce que quand on fait une usine, c'est pour 30, 40 ou 50 ans. l'usine où on a fait du verre zéro carbone, elle est là depuis 150 ans en France dans le dans le les Haut de France.

Et puis 4e bord du cardre, l'éducation. Est-ce qu'on a de la main d'œuvre la formation motivée, disponible des techniciens, des ingénieurs, des ouvriers ? Voilà, donc c'est ça les quatre bords du card.

Moi, c'est comme ça que je raisonne quand on va dans un pays, l'Australie et cetera. Après moi un deuxième message qui est très important, c'est que je pense que tous ces grands sujets pour les industriels, ils se jouent au plan européen. On le sait, c'est vraiment au plan européen qu'on peut gagner.

Et bah là, il faut un sursaut de l'Europe sur la compétitivité, sur l'investissement, sur l'investissement en Europe, sur l'investissement dans l'éducation, dans la recherche et développement. Donc il faut aux bornes de l'Europe à la fois bah revoir les sujets de politique de concurrence pour véritablement créer des champions internationaux. Il faut s'assurer que on protège un certain nombre de marchés européens vis-à-vis de la concurrence qui qui arrive de de partout.

Et et aujourd'hui le fait que le marché américain est en partie fermée, on voit les Chinois débouler sur tout un tas de géographies qu'on voyait pas avant hein. C'est c'est vrai de l'Europe, c'est vrai de l'Amérique centrale, c'est vrai du Moyen-Orient. Donc il faut un gros investissement sur l'Europe.

Il faut qu'on on ait une vision d'avenir sur l'Europe et et une vision industrielle, une vision d'innovation, d'innovation de de d'investissement dans les dans l'éducation. Donc moi, je suis un européen archi convaincu. Je pense qu'on a beaucoup de choses à faire, beaucoup de savoir-faire.

C'est le plus grand marché mais il faut que ce soit un marché par 27 marchés. Il faut peut-être faire des choses à 3 qu ou cin pays de bonne volonté plutôt que de se mettre d'accord à ou de ne pas y arriver à 27 et d'avoir finalement un consensus extraordinairement réducteur. Donc il faut véritablement créer un marché européen.

C'est un marché européen sur les les métiers industriels et puis un marché européen de capitaux. Aujourd'hui, l'écart que j'évoqué sur le l'actionnariat des entreprises françaises, il est important pas pour que le cours de bourse bouge, mais si vous voulez quand vous avez peu d'actionnaires, vous avez à compétence et à rentabilité égale des groupes américains qui sont valorisés 40 ou 50 % de façon plus élevée. Et donc quand on fait des grandes opérations industrielles, on fait des opérations en action, on paye avec son action.

Si votre action est est valorisée 15 fois alors que la française est valorisée 10 fois, bah celui qui est valorisé 15 fois, il vous mange de façon évidente. Donc l'actionnariat outre l'investissement que ça représente en France, l'actionnariat ou en Europe des entreprises françaises, il est extrêmement important. Je pense qu'on pourrait imaginer que au lieu que toutes les pares des Français qui est quand même très très importante se déverse sur l'assurance vie, ben on la déverse sur euh le action euh parce que ça c'est euh un paramètre à la fois d'accompagnement de la vie économique du pays et puis de stabilisation de notre vie économique et de puissance économique qui est qui est très très important.

Le sujet de la la fiscalité des charges, je l'ai parlé. C'est vrai que tout ce qui peut être fait pour réduire la dépense publique, être capable de redonner de l'air à l'investissement du pays, c'est absolument majeur. Donc je crois que des gens infiniment plus compétent que moi on en parlé, mais c'est très très important d'arriver enfin à réduire les dépenses publiques quel qu'elles soit, quel que soient les niveaux.

Euh après la fiscalité, oui, il y aura de la fiscalité, il faut de l'équité fiscale, mais il faut que ça serve à quelque chose de façon très pertinente. Donc aujourd'hui, si vous voulez, il y a il y a il y a il y a il y a une urgence, il y a une certaine attente très forte des grands industriels. Je peux dire que tous mes collègues français, ils sont très très engagés sur leur pays, très engagés sur leur pays.

Ils ont envie que tous les efforts d'innovation, de recherche, de contribution, on paye 35 % d'impôts en France et je vous ai donné le les chiffres tout à l'heure de ce que la valeur ajoutée est captée à 35 % par l'État. 40 % en aide dans les salaires, 5 % les actionnaires, seulement 20 % pour l'innovation et l'investissement. Nous, on est très désireux que tout ça aille dans la bonne direction, mais il faut à un moment mettre sous contrôle la dette publique, s'assurer que l'argent public, quel qu'il soit, il est bien dépensé au bon endroit, redonner de la visibilité et de la stabilité sur des domaines qui en ont besoin.

Le logement, c'est au cœur de la vie économique de nos sociétés. Et là, je déborde du cadre structos insus des des marchés de Saint-Gomin. Mais quand quand on ampute la mobilité professionnelle parce qu'il y a pas de logement, quand on a des personnes qui sont absentes parce que elles vivent dans des logements insalubres, quand les soignants, les enseignants ne peuvent pas vivre à Paris et donc bah ils vont pas enseigner à Paris, ils vont pas être dans les hôpitaux publics à Paris, tout ça, ça a des conséquences et des effets de bord extrêmement importants.

Donc moi, je suis très attaché, très optimiste sur ce qu'on peut faire pour notre pays et Saint-Gobin, rassurez-vous, continuera d'y contribuer très fortement parce que c'est notre premier pays de chiffre d'affaires, c'est notre histoire et donc on on en est très fier et on va continuer de lapporter haut effort et donc voilà, moi je souhaite passer un message d'optimisme de long terme. On sait quel est notre cap et on va le garder. C'est pas la première fois que Saint-Gubin fait face à des visissitudes économiques, politiques ou géopolitiques.

Donc on va garder le cap de façon très ferme. Merci beaucoup pour votre attention. Merci monsieur le président.

Merci beaucoup monsieur le président, directeur général. Et bien vous avez eu le bon mot de la fin. cultivons ensemble, comme le disait le philosophe Alain, cultivons ensemble le l'optimisme de la volonté et cela vaut pour tout, notamment dans la période dans laquelle nous sommes.

Euh je vous remercie de d'avoir apporté toutes ces précisions sur euh la stratégie que vous mettez en place pour le devenir du groupe du groupe Saint-Gobin. Nous avec l'ensemble des commissaires de la commission des affaires économiques, nous restons à votre disposition et n'hésitez pas à nous nous faire passer bien évidemment les des informations sur les évolutions que vous mettez vous mettez en place et les informations sur la situation du groupe. Nous serons toujours preneurs et nous restons à votre disposition.

Merci mes chers collègues. Euh je vous donne rendez-vous demain matin à 9h pour l'examen euh de la euh Excusez-moi, je reprends le le la présentation du rapport de la mission d'information sur le prix de l'électricité, la compétitivité des entreprises et l'action de l'État qui seront présentés par monsieur Maxime Léné et Philippe Bolot. Et c'est Marie-noël Baptistelle qui présidera la commission.

Merci à vous. Bonne journée.