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InterviewLyon Première — L'invité politique du samedi· 2 décembre 2023 39 minComplaisantPortrait personnelInstitutions & électionsEnvironnement & énergieTransportsÉconomie & entreprises

Damien MONNIER : Maire Divers Centre de Sathonay-Camp

Source d'origine 3 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 85 %Attaque 5 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 98 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:07OuverteRéponse directe

    Quels souvenirs gardez-vous de Gérard Collomb ?

  • 1:59OuverteRéponse directe

    Quels enseignements tirez-vous de sa pratique politique ?

  • 2:36OuverteRéponse directe

    Quelle fierté personnelle retirez-vous de votre élection comme maire ?

  • 3:15OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce qui vous a amené à la politique ?

  • 3:51OuverteRéponse directe

    Comment gérez-vous le poids des responsabilités de maire ?

  • 4:38OuverteRéponse directe

    Pourquoi avoir conservé une activité professionnelle ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 9:23InvitéFait
    « Le 4 avril 1908, nos deux communes se séparent. »
  • 11:30InvitéFait
    « C'est une jolie commune du nord de Lyon à 20 minutes de la Pardieu qui a la particularité d'accueillir le pôle régional de la gendarmerie Auvergne-Rhône-Alpes. »
  • 11:57PrésentateurChiffre
    « La population de la ville qui est aujourd'hui autour de 7500 habitants a doublé en une dizaine d'années. »
  • 20:16InvitéChiffre
    « On a 420 familles de gendarmes. »
  • 22:55InvitéFait
    « En doublant sa population, forcément, on a construit avec une zone d'aménagement concertée sur 16 hectares. »
  • 23:03InvitéChiffre
    « On a 30% de logements sociaux qu'il faut rénover. »
  • 24:30InvitéFait
    « On a une union des commerçants qui est très dynamique. »
  • 24:23Invité politiqueFait
    « Souvent, on découvre qu'un magasin ferme et que c'est remplacé par autre chose. »
  • 24:55Invité politiqueFait
    « Une jolie poissonnerie. »
  • 24:57Invité politiqueFait
    « Un fromager. »
  • 28:01InvitéPromesse
    « Je souhaite rénover les bâtiments qui sont énergivores. »
  • 31:01InvitéFait
    « On a baissé la lumière et on a éteint certaines rues de la ville. »
  • 31:14InvitéFait
    « On a un plan vélo au sein de la ville. »
  • 33:47InvitéPromesse
    « On va créer une agence postale communale. »
  • 37:04InvitéFait
    « Le congrès des maires est une bonne prise de recul. »

Temps de parole

  • Invité politique58 %
  • Invité40 %

1 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

A Lyon, vous écoutez Lyon 1ère. Lyon 1ère ! Lyon 1ère, l'invité politique du samedi, avec Lyon positif, Frédéric Duval.

0:11
Invité politique

Bonjour à toutes et à tous, je suis heureux de vous retrouver pour cette nouvelle émission, l'invité politique, le samedi, de 11h à midi sur Lyon 1ère. Et on va partir un peu dans le nord, du coup, de la métropole, avec vous, Damien Meunier. Bonjour ! Bonjour ! Vous êtes le maire de Saint-Auenay-Camp. Alors, il ne faut pas se tromper, parce qu'il y a deux Saint-Auenay-Camp, et un Saint-Auenay-Village, et vous nous expliquerez tout à l'heure un petit peu la distinction, parce qu'on pense parfois que c'est la même commune, mais ce n'est pas le cas.

Vous êtes un, je dis, un jeune maire, mais un ancien élu, même si vous êtes encore très jeune, et je suis ravi de vous rencontrer parce que je ne vous connaissais pas, et j'avoue que je ne connais peu votre collectivité, donc ça va être l'occasion pour nos auditeurs de la découvrir et de vous découvrir. Comme vous le savez, on commence toujours par une question d'actualité. Et évidemment, on ne pouvait pas commencer cette émission ce samedi sans avoir une vraie pensée pour Gérard Collomb, évidemment, pour tout ce qu'il a apporté à la commune, à la ville, et ce qu'il a fait de notre ville.

Je voulais vous demander, vous, votre sentiment, parce que je crois que vous l'avez bien connu, vous étiez aussi aux obsèques. Quels souvenirs vous en gardez de l'homme, du politique, du bâtisseur ? C'est quoi votre sentiment aujourd'hui ?

1:17
Invité

Vous l'avez rappelé vous-même, c'était un maire bâtisseur, bâtisseur, il a fait beaucoup pour la ville de Lyon. C'était un homme, je pense, d'action et de conviction, qu'on soit pour ou contre, mais au moins, il avait un vrai projet politique pour la ville de Lyon. Il est venu à plusieurs reprises à Saint-Hené-Camp, et en 2020, j'ai effectivement décidé de le suivre dans sa campagne aux élections métropolitaines. Gérard Collomb, c'était un homme engagé, engagé pour sa ville, engagé pour les Lyonnaises et les Lyonnais, et puis avec une personnalité qui lui appartenait.

1:51
Invité politique

Pour le jeune élu que vous étiez à l'époque, et c'était votre première campagne de maire, est-ce qu'il y avait quelque chose ? Je ne sais pas si c'était de l'impressionnant, ou est-ce que ça imposait le respect ? Quels souvenirs vous en gardez ? Je crois que c'était aussi quelqu'un qui avait une réelle capacité oratoire, qui prenait toujours le temps, qui était un vrai, vrai maire de terrain. Est-ce que vous avez gardé presque des enseignements de ce qu'il faisait, de sa pratique qu'il avait, de la politique, j'allais dire ?

2:13
Invité

Oui, sur le terrain, je pense qu'il avait cette facilité à aborder différentes personnes de tous niveaux. Et donc, c'était intéressant de discuter avec lui sur ce qu'il avait vécu, ce qu'il avait mis en place pour Lyon. Et puis, encore une fois, il avait un vrai projet politique. Et puis, de la constance, j'allais dire,

2:28
Invité politique

puisque 50 ans presque consacré à sa ville avant d'être élu, il y en a qui auraient abandonné. Je disais, dans votre parcours, je ne sais pas s'il y a un point commun, mais vous êtes né, vous êtes de Statenécan, votre famille depuis très très longtemps. Tout à fait. Et c'est vrai que vous devenez maire un jour de votre commune. Quel regard vous avez sur ça ? Est-ce que, quand vous étiez jeune, vous êtes conseiller municipal, je crois, autour de 24 ans, qu'est-ce que ça fait, tout à coup, de se voir, des années après, maire de sa propre commune, entre guillemets ?

2:57
Invité

C'est une petite fierté personnelle, quand même, la fierté de voir ses parents aussi, qui voient mon évolution. Et puis, voilà, cette commune que je connais bien, donc, j'ai grandi, il y a des très bons souvenirs, et donc, c'est toujours des bons moments partagés, à Statené, avec les Statenardes et les Statenards.

3:15
Invité politique

Qu'est-ce qui vous amène à la politique ? C'est aussi souvent quelque chose qui m'intéresse, parce que ce n'est pas tout à fait un hasard. Est-ce que c'est d'abord et avant tout, la passion de la commune, l'attachement, l'engagement associatif ? Quel a été votre parcours d'engagement à vous, en fait ?

3:29
Invité

Oui, c'est effectivement l'attachement à cette commune, dans laquelle je grandis, où ma famille a vécu, le mouvement associatif, qui m'a aussi beaucoup apporté étant jeune, et puis, en 2008, je décide de rencontrer le maire, Pierre Abadie, et il n'y a qu'une liste à l'époque, et toute la liste est élue, et donc, je suis le dernier de liste, et en avant, quoi.

3:49
Invité politique

Et qu'est-ce que ça vous procure ? Enfin, c'est-à-dire, aujourd'hui, là, vous êtes maire, ça fait 15 ans de mandat, on est, quand on arrive comme ça, j'imagine, en 2020, alors on reviendra sur les circonstances, sur votre projet, sur le parcours, mais on se confronte tout d'un coup à une forme de réalité, de ce mandat, que vous endossez au moment où on vous met l'écharpe, à part de la fierté, qu'est-ce que tout d'un coup, est-ce que ça vous oblige ? Est-ce que ça vous responsabilise ? Est-ce que tout d'un coup, vous sentez aussi le poids d'une pression et de la responsabilité ? Le soir même de l'élection, oui. Effectivement, on ressent le poids des responsabilités.

Et qui ne vous a pas quitté depuis, du coup. Et qui ne quittent plus, du coup. Voilà, c'est pour ça que c'est aussi, sans doute, un sincère dos. Alors, vous avez aussi une particularité qui est intéressante, c'est que vous avez conservé une activité professionnelle, ce n'est pas un secret, vous êtes un maître de conférence, je crois, en droit public, à l'UCLI. Pourquoi ce choix d'études ? Et comment est-ce que, d'ailleurs, c'est intéressant, parce que le droit public, est-ce que vous vous en servez ? Est-ce que c'est quelque chose qui vous a apporté dans vos études ? Le fait de mieux connaître aussi, peut-être, la mécanique des collectivités ?

On parlait un peu de la métropole, on parlera peut-être du modèle métropolitain. Pourquoi avoir conservé une activité professionnelle ? Est-ce qu'elle vous sert un peu dans votre quotidien ?

4:56
Invité

Oui, complètement. Cette activité me sert en tant que maire, mais comme l'activité de maire me sert dans mes études, enfin, avec mes étudiants, parce que je peux montrer des exemples précis, des anecdotes vécues en tant que maire, et donc, ça illustre bien mes enseignements à la catho. Et puis, aujourd'hui, la complexité d'être maire, c'est aussi le poids des normes. Et donc, maîtriser quelques notions quand on arrive en début de mandat, c'est utile.

5:23
Invité politique

Est-ce que vous avez l'impression, d'ailleurs, parce qu'on entend beaucoup de vos collègues, je sais que vous y étiez aussi, j'étais il n'y a pas longtemps, au Congrès des maires, en discutant avec beaucoup d'élus, on a l'impression qu'aujourd'hui, être maire, c'est, si je caricature, beaucoup d'ennuis, moins de moyens, plus d'incivilité à votre égard, et des difficultés croissantes. C'est ça, le métier de maire, aujourd'hui ?

5:44
Invité

Oui, complètement. On le voit au quotidien, sur les réseaux sociaux, il y a des vraies difficultés, moins de pouvoir aussi, des difficultés budgétaires, on les connaît tous. Donc, effectivement, ce n'est pas tous les jours simple, et en même temps, c'est passionnant. C'est la passion qui vous guide,

5:59
Invité politique

mais ça ne crée pas trop de frustration, je veux dire, parfois dans la capacité à faire ce qu'on aimerait faire, que tout d'un coup, on ne peut plus faire.

6:05
Invité

C'est assez frustrant, dans certaines situations, où on ne se sent pas utile, où la personne vient frapper à la porte de la mairie, on ne sait pas comment répondre à sa demande, et ça, c'est difficile. Mais faute de moyens,

6:17
Invité politique

faute de possibilités, il y a trop de normes. Alors, on parlera, dans une deuxième partie de l'émission, un peu de la commune, de votre bilan de mandat, etc. Je voudrais qu'on s'arrête encore quelques instants sur la dimension métropolitaine, puisque c'est un sujet qui est régulièrement abordé avec les élus que je reçois. La nouvelle gouvernance métropolitaine, dans un système hérité, d'ailleurs, de ce qu'avait fait Gérard Collomb, a souvent été, au début ou au moins, peut-être encore aujourd'hui, vous nous le direz, assez critiquée, dans la relation qu'elle avait avec les élus. On sait que les élus, les maires, sont moins représentés qu'avant.

Un certain nombre de parlementaires, dont Étienne Blanc, M. Vincent Day aussi, portent une proposition de loi pour faire évoluer les choses. Est-ce que vous pensez que le modèle métropolitain est arrivé, peut-être pas à bout de souffle, mais dis-moi, qu'il faut le changer dans sa gouvernance aujourd'hui ?

7:04
Invité

Oui, je pense qu'il faut changer le modèle métropolitain. Moi, je suis dans une situation où c'est une élue d'opposition de la commune qui représente la ville à la métropole. Et donc, pour moi, c'est un handicap, parce qu'on n'est pas dans les rouages, on n'est pas dans les couloirs, on n'est pas dans ce qui se fait à la métropole. Il y a des très beaux projets qui sortent de fond, bien souvent, qui réunissent tous bords politiques quand on parle du handicap, par exemple. Et là, on passe à côté.

7:29
Invité politique

C'était pourtant un progrès. La métropole est un cas unique en France et c'était la seule dans laquelle il y avait eu des élections ou suffrage universel. Est-ce qu'il faudrait le remettre en cause ? Garder le suffrage universel, refaire les circonscriptions sans être trop technique ? Comment on pourrait faire évoluer les choses ?

7:44
Invité

Simplement revenir à l'EPCI. Revenir à... ce qui était le statut juridique de la métropole avant et puis, comme ça, les maires seront représentés directement. Et ça, c'est très important qu'on ait plus de pouvoir et qu'on soit représentés, représentants de nos communes au sein de la métropole.

8:00
Invité politique

Ce qui fait que sur les sujets directement liés aux compétences métropolitaines, pour vous, comment est-ce que vous avez vu évoluer ces relations avec la nouvelle gouvernance ? Je sais qu'elles ont été difficiles au début. Est-ce que ça s'est arrangé un peu ? Est-ce que ça s'est amélioré ? Est-ce que vous avez l'impression qu'il y a quand même des efforts qui sont faits ou ce n'est pas encore tout à fait ça pour vous ?

8:17
Invité

Si, il y a du dialogue et il y a de l'écoute de la part des vice-présidents et du président de la métropole. Là, il aide les communes à l'investissement, donc c'est très important avec 10 millions d'euros par an pour les communes qui connaissent un boom démographique, ce qui est le cas de cette année quand. Après, voilà, ne pas être à la métropole, c'est un handicap. Un handicap.

8:34
Invité politique

Alors, je ne sais plus si je l'ai dit d'ailleurs en vous présentant que vous êtes centriste. Alors, je ne sais pas exactement, mais non encarté. Est-ce que c'est possible aujourd'hui de ne pas appartenir à un parti politique ? Et qu'est-ce que ça a comme avantage de ne pas être dans un parti politique ?

8:49
Invité

D'être indépendant, de servir pour le bien commun et l'intérêt général pour sa commune. Voilà, je pense que il ne faut pas être de droite ou de gauche pour gérer ça tenait quand.

8:58
Invité politique

Parce que du centre, il y avait quand même des propositions qui existent. Tout à fait. Donc, pour l'instant, non, mais peut-être un jour, en tout cas centriste. Alors, je disais, et puis on continuera évidemment dans la deuxième partie de cette émission, que ça tenait quand, ce n'est pas la même chose que ça tenait village. Pourquoi est-ce qu'il y a deux villes aussi proches qui portent le même nom ? Et est-ce que la confusion n'est pas problématique parfois ?

9:21
Invité

Alors, le 4 avril 1908, nos deux communes se séparent. J'avais d'ailleurs retrouvé en tant que juriste un article d'un grand juriste, Maurice Aurieux, qui avait commenté cette séparation des deux satonnais. Satonnais camp, effectivement, tourné vers un bourg qui se développe avec le camp militaire. Et puis Satonnais village qui a voulu garder une identité plus de village. Aujourd'hui, on essaye de travailler ensemble et il le faut. Je pense que nos deux communes sont jumelles, on a le même code postal.

9:48
Invité politique

Et ça, ça ne crée pas de confusion sur les adresses et tout ? Non, ça va. Mais deux maires, donc, qui sont obligés de se parler. Tout à fait. Et peut-être un jour des projets de mutualisation, on ne sait pas. Vous allez nous en reparler dans un moment. On va partir en tout cas à la découverte de votre commune, monsieur le maire, dans une deuxième partie de notre émission. Je vous dis à tout de suite. On se retrouve pour la deuxième partie de notre émission L'Invité politique le samedi de 11h à midi sur Lyon 1ère. Toujours avec vous, Damien Monnier, vous êtes le maire de Satonnais Caen.

Vous nous évoquiez juste avant qu'on se quitte à la fin de cette première partie un peu l'historique de ces deux communes, Satonnais village, Satonnais Caen. qui sont donc différentes mais peut-être qu'un jour elles seront rassemblées. On verra. C'est assez à la mode. Est-ce que vous avez un avis qui parlait de mutualisation ou comme jury sur la fusion qui va arriver entre Oulin et Pierre Bénit notamment qui va être une première dans l'histoire de la métropole au 1er janvier 2004 ? Est-ce que vous pensez, sans avoir d'opportunité évidemment de jugement politique sur ce que décide les maires, mais est-ce que vous pensez que c'est une piste intéressante aujourd'hui ?

Oui, je pense qu'effectivement

10:48
Invité

il y a beaucoup trop de communes en France et que même si elles gardent leur particularité, la mutualisation de communes, la fusion de communes permet de mutualiser les moyens et donc d'avancer ensemble et ça peut être une chose sur laquelle il faut se pencher et se saisir peut-être dans les années qui viennent.

11:06
Invité politique

Ce qui ne fonctionnait pas surtout à un moment, c'est parce que même si c'était de bon sens, la difficulté c'est quand il y a deux communes qui fusionnent, ça fait un maire de moins. Souvent ils avaient du mal à se mettre d'accord. C'est aussi ça le problème. Alors du coup, il y a toujours dans ce moment de découverte un petit moment un peu carte postale. Je veux dire, si on ne connaît pas votre collectivité, comment vous la présentez en quelques mots par sa géographie, son histoire, sa population, comment vous présentez votre ville aujourd'hui monsieur le maire ?

11:30
Invité

C'est une jolie commune du nord de Lyon à 20 minutes de la Pardieu qui a la particularité d'accueillir le pôle régional de la gendarmerie Auvergne-Rhône-Alpes, d'être très boisé, d'être aux portes de Lyon avec de nombreux commerces, une vie associative très riche. Donc il fait bon vivre à Satonekant.

11:49
Invité politique

Il fait tellement bon vivre parce que je crois qu'une des principales, si ce n'est difficulté, du moins un enjeu, j'imagine quand on est un élu comme vous, c'est que, si j'ai bien compris, la population de la ville qui est aujourd'hui autour de 7500 habitants a doublé en une dizaine d'années. Comment est-ce qu'on fait face à un tel doublement ? Parce que je suppose que les gens sont attirés par la qualité de vie, par la possibilité du foncier, etc. Mais aujourd'hui, comment on fait pour gérer cette hyper croissance ? Il est de ma responsabilité

12:14
Invité

d'adapter nos équipements publics, une crèche, et puis de rénover nos bâtiments qui sont devenus vétustes et bien trop petits pour accueillir 7000 habitants.

12:27
Invité politique

Qu'est-ce qui explique, d'ailleurs, on disait un peu rapidement, l'attractivité de la commune, c'est que les gens se sont éloignés progressivement du centre de Lyon pour retrouver quoi ? Est-ce que, comme certains de vos collègues, vous dites que c'est un peu une ville à la campagne quand même aussi ? Tout à fait, ça garde un esprit village. Ça garde un esprit village, même si ce n'est pas Satané village, attention. Tout à fait. Il y a deux villages côte à côte. Qu'est-ce qui explique ça ? En termes de mobilité, je me souviens aussi que c'était un vrai sujet au moment de la campagne pour les métropolitaines. Est-ce que c'est accessible ? Aujourd'hui, je crois que vous avez une gare.

12:57
Invité

Oui, tout à fait. On a une gare à 20 minutes de Perrache, à 8 minutes de La Pardieu. On est bien desservis en bus. Il y a des pistes cyclables. Donc, si vous voulez, là-dessus, ça permet l'attractivité de la ville. Maintenant, le plateau nord avec Caluéricu et Rieux-la-Pape et Satonecan ne cesse de grandir en termes d'évolution démographique. Et donc, dans les années qui viennent, effectivement, il faut se pencher sur l'arrivée d'un métro. Ça me paraît quelque chose d'évident ou d'un tram, mais il faudra trouver des solutions.

13:27
Invité politique

Parce que ça a été déjà un débat au moment des élections de 2001. J'ai l'impression que ça a été réglé, ce sujet, et que d'ailleurs, si on entend le président Bernard, qui est aussi président du Citral, j'ai l'impression que le métro, c'est fini sur la métropole. Tout à fait, pour l'instant. Et je ne suis pas sûr que le tramway soit toujours aussi efficace, mais c'est toujours une attente en tout cas. C'est ça. Je suppose que vous discutez beaucoup du coup avec vos deux collègues maires, à la fois Julien Smaty et Philippe Cochet et puis le député Vincent Dède.

C'est la question de comment vous travaillez ensemble sur ce plateau qui a quand même une espèce de cohérence géographique, entre guillemets, un peu sociologique, non ? Oui, complètement.

13:59
Invité

Alors, on est trois villes différentes malgré tout, avec une sociologie différente et trois types de populations, mais une vraie volonté de travailler ensemble avec des projets communs sur l'emploi, l'emploi local, par exemple, la transition écologique, les transports. Donc, c'est des vrais sujets qui nous animent et qui permettent effectivement un travail collaboratif.

14:19
Invité politique

Alors, dans un moment comme ça, on est à mi-mandat, donc je suppose que c'est le bon moment. Vous avez prévu de faire un mi-mandat d'ailleurs bientôt ? Oui, tout à fait. On va sortir notre bilan de mi-mandat à peu près pour les vœux. Alors, si je vous posais la question comme ça de but en blanc, est-ce que vous diriez que votre bilan de mi-mandat, il est quoi ? Il est plutôt positif, favorable ? Est-ce que vous êtes contente de ce que vous avez fait depuis trois ans ?

14:39
Invité

Écoutez, ça teneur en jugeront, mais effectivement, quand je remplis les cases, beaucoup de cases sont cochées entre le programme et ce qu'on va présenter à la population. Beaucoup de projets vont sortir aussi parce qu'on est arrivé dans une période Covid avec un an et demi où effectivement, on a pris du retard sur le début de mandat pour lancer les projets.

14:58
Invité politique

Comment est-ce que vous avez vécu d'ailleurs cette période qui, on en parlait en préparant cette émission, qui semble à la fois lointaine, mais dont les conséquences sont encore très visibles et toutes proches ? J'imagine que quand on est comme ça à son premier mandat de maire et que la première chose qu'on a à faire, c'est de gérer la sécurité sanitaire de sa population, ce n'est pas simple. Non, c'est compliqué

15:15
Invité

avec des situations des familles qui viennent nous rencontrer, très compliquées, des violences intrafamiliales par exemple, et là, vous êtes démunis quand vous arrivez. Donc ça, c'est des vraies questions de formation des élus dès le début de mandat. Bon là, c'est un contexte particulier, mais malgré tout, la formation des élus, ça compte et ça devrait être obligatoire.

15:34
Invité politique

Je pense que c'est vrai que c'est d'ailleurs un sujet et les violences intrafamiliales, on n'y pense pas forcément toujours, mais les élus sont souvent, c'est-à-dire, la première possibilité d'alerte, d'observation du dispositif, souvent par le biais du CCAS, etc. Il y a des formations aujourd'hui spécifiques pour attirer l'attention des élus sur ce qui se passe dans les familles, que ce soit pour les enfants, notamment pour les femmes, beaucoup, et pour certains hommes aussi, mais vous avez été confronté tout de suite

15:57
Invité

à ces situations ? Ces situations ou alors de surendettement, par exemple, des familles qui n'arrivaient pas à boucler les fins de mois et ça, c'est compliqué. Comment on fait ? Du coup,

16:06
Invité politique

même si vous étiez déjà élu, on disait c'est une chose que d'être adjoint, c'en est une autre que tout d'un coup endosser la responsabilité. On se met pleinement dans le mandat. J'ai l'impression que à côté de votre activité professionnelle, c'est quand même l'essentiel de votre temps et comme un sacerdoce quelque part quand je vous entends, quand je vous regarde et vivre ce mandat.

16:25
Invité

On y pense matin, midi et soir. Complètement. Je veux le vivre pleinement aussi et puis parce que c'est passionnant. Il y a tellement de choses à faire et à construire qu'on s'y met tout de suite.

16:38
Invité politique

Qu'est-ce qu'on y trouve d'ailleurs comme reconnaissance dans ce mandat ? Parce qu'à un moment, ce n'est pas désagréable aussi d'avoir une forme de reconnaissance. On parlait des incivilités, de la difficulté, de l'évolution du regard des citoyens sur l'autorité et même le maire qui est un peu parfois bousculé. Est-ce qu'il y a encore quand même des satisfactions qui du coup raniment un peu la flamme comme ça ?

16:57
Invité

Oui, dans les projets que nous menons. Par exemple, quand on voit aboutir un projet, c'est intéressant. Dans l'équipe que nous formons, tant des élus que l'équipe administrative et puis les enfants, par exemple, quand on va à l'école, on ressent quand même un certain respect de la part des enfants qui reconnaissent le maire. Ils sont très impressionnés.

17:19
Invité politique

On va repartir un petit peu dans le détail puisque au moment de votre projet municipal en 2020, je suppose que vous aviez quelques éléments clés de programme. C'était quoi votre envie quand vous devenez maire ? Où est-ce que vous voulez emmener cette commune à part évidemment l'adapter à la grande évolution qu'elle connaît ? Mais c'est quoi vos priorités quand vous commencez

17:38
Invité

votre mandat ? La priorité, ça reste la transition écologique. Malgré tout, donc adapter nos équipements publics, les rénover, ça c'était un second groupe scolaire à être à l'étude et puis ce guichet unique auquel je tiens particulièrement parce que pour moi, nous n'avons pas été labellisés France Service mais pour moi, quand quelqu'un vient frapper à la porte de la mairie, il doit trouver une réponse et une réponse concrète. Même si on n'apporte pas le service, donc il est ailleurs, mais on doit lui apporter une réponse. C'est vrai que c'est une manière

18:09
Invité politique

un petit peu peut-être nouvelle ou plus efficiente de remettre en place le service public de proximité. Ça demeure la porte d'entrée pour les citoyens et les habitants. C'est évident. Même si on ne peut pas répondre à tout, on sait ça qu'on dit. C'est ça.

18:21
Invité

Si le maire est à portée d'engueulade, il faut aussi qu'il apporte des solutions et des solutions concrètes, même si oui, on n'apporte pas le service, il est à côté, mais au moins, on donne l'information. Est-ce que c'est compliqué

18:32
Invité politique

de mettre en place comme ça un guichet unique ? Parce que je suppose que je ne sais pas combien vous avez de personnels qui travaillent dans la commune en équivalent temps plein, c'est 80. Donc c'est quand même aussi une manière peut-être de s'organiser en transversalité. C'est ça. La fonction publique territoriale bouge beaucoup et est très moderne. Il y a des gens qui travaillent énormément. Il y a aussi parfois des expérimentations. Je me souviens qu'on avait parlé de ça avec le maire des Cullis, Sébastien Michel, sur la mise en place d'une semaine de quatre jours en collectivité.

Comment est-ce qu'on mobilise aussi les personnels sur un guichet unique qui demande peut-être plus de transversalité, plus de fonctionnement en commun ? Est-ce que c'est aussi comme un chef d'entreprise qui met en place un nouveau service ? Oui, complètement.

19:13
Invité

Là, on endosse la casquette de chef d'entreprise d'une petite PME et donc on essaye de les mobiliser, de les sensibiliser aux actions de la métropole, aux actions de l'État qui peuvent être mises en place pour qu'ils puissent s'intéresser à l'environnement territorial et pas seulement à la commune pour apporter des solutions ils y répondent très favorablement et puis là, en février, on va fermer la mairie une journée, tous les services publics pour que tous mes agents puissent se retrouver une journée, tous ensemble, d'abord apprendre à se connaître et puis ils vont travailler pour voir un peu quelle valeur ils portent au sein de cette collectivité et les valeurs du service public.

Et ça, je suis très satisfait que ça puisse se mettre en place. Dans les projets

19:53
Invité politique

qui étaient les vôtres au moment de votre élection, je crois qu'il y avait trois termes qui résumaient un peu votre projet, c'était protéger, accompagner, soutenir. Qu'est-ce que vous mettez derrière et qu'est-ce qui s'est passé concrètement ? Est-ce qu'il y a des mesures particulières, des équipements qui vont sortir de terre qui racontent un petit peu tout ce que vous avez fait

20:10
Invité

concrètement ? protéger, effectivement, la sécurité de nos habitants, même si on a 420 familles de gendarmes ?

20:17
Invité politique

On imagine comme ça, mais peut-être à tort que la sécurité est plutôt assurée ou qu'on est peut-être plus attentif quand il y a 400 gendarmes dans une commune ? Je me dois d'être exemplaire

20:26
Invité

accueillant un pôle régional. Donc, voilà, on va renforcer la sécurité par la vidéoprotection, recrutement de policiers municipaux. Vous avez déjà une police municipale ?

20:34
Invité politique

Oui, de deux agents. Ce n'est pas forcément facile. Comment est-ce qu'on vit, d'ailleurs, indépendamment des questions de sécurité, mais avec, je vais dire, un pôle comme ça de gendarmerie, c'est-à-dire une structure qui est à la fois dans la ville et à côté de la ville ? Est-ce que ce sont des personnes parce que je me souviens de villes de garnison comme on appelait à l'époque où il y avait des casernes qui ont parfois fermé, etc. Ça avait un gros impact sur la vie économique. Est-ce que là, ils sont dans la vie économique ? Est-ce que vous avez des relations avec eux ou est-ce qu'ils sont un peu parfois en marche quand même ?

C'est bien sûr une fierté, mais comment vous gérez les relations avec eux et comment ils s'intègrent dans la vie du quotidien ?

21:05
Invité

Alors, ils s'intègrent parce que c'est des jeunes familles. Donc, forcément, ils viennent à l'école, dans les crèches. On essaye de les faire, l'animation de la ville. Ils consomment local, donc ça, c'est important. Après, on a de très bonnes relations avec le général pour essayer justement de mutualiser aussi certains moyens. Ils ont de très beaux équipements sportifs et ils les ouvrent à la population. Donc ça, je m'en réjouis.

21:33
Invité politique

Il y a peut-être des choses à faire aussi. J'imagine qu'on parlait d'autorité ou de sécurité sur peut-être la formation, y compris peut-être parfois d'agents ou de travaux. Je sais qu'il y a beaucoup de maires qui sont aujourd'hui formés par des équipes de la fournée armorie, du GIGN, sur les situations de conflits, les situations de crise. Donc vous êtes quand même un peu équipés pour ça. Donc protéger, c'était un premier point. Accompagner, est-ce que, en termes de sociologie, est-ce que c'est une ville plutôt jeune du coup qui est la tranche d'âge et qu'est-ce qu'on a accompagné ? C'est plus des jeunes familles en fait.

22:01
Invité

C'est des jeunes familles qui sont installées. D'ailleurs, les anciens parfois ne s'y retrouvent plus parce que l'évolution était très rapide. Mais c'est des jeunes familles, des jeunes couples qui s'installent, qui font un premier achat, ça tenait. Donc voilà, il faut essayer de les accompagner dans leur démarche du quotidien. Est-ce qu'on fait d'ailleurs ?

22:19
Invité politique

Parce que quand il y a beaucoup de familles qui arrivent, il y a forcément à la fois une demande d'équipement mais aussi une demande de logement. Tout à fait. Je suppose que, comme partout, le foncier c'est compliqué et qu'on est en plus dans une période où la construction de logements est particulièrement difficile et je ne suis pas certain que les années à venir apportent des solutions. Comment est-ce qu'on vit cette tension ? Est-ce qu'il y a chez vous une tension locative d'achat, de logement ? Comment on fait dans ces cas-là quand on est maire ?

22:42
Invité

C'est évident, c'est ma première demande lors de mes permanences en mairie. On vient me voir pour trouver un logement. Il y a une crise du logement telle qu'aujourd'hui, c'est une vraie préoccupation. Maintenant, c'est ce que je dis, ça tenait quand à jouer le jeu. En doublant sa population, forcément, on a construit avec une zone d'aménagement concertée sur 16 hectares. Donc, voilà, on a 30% de logements sociaux qu'il faut rénover. C'est des bâtiments très vieillissants. Donc, il faut les rénover. Il y a une urgence là-dessus. Pour l'instant, je souhaite que pendant ce mandat et dans les cinq ans qui viennent, on gèle, entre guillemets, le PLU pour nous laisser aussi respirer.

Mais après, avec la gare, effectivement, on aura des constructions à venir.

23:22
Invité politique

Alors, le PLU, vous êtes en métropole. C'est vous qui avez la main sur le PLU. C'est aussi en métropole. Donc, c'est un souhait que vous vous adressez. Vous avez des discussions que vous avez avec, je suppose, Renaud Père qui s'occupe de ça et Madame Vessilier. Et alors, est-ce qu'ils sont attentifs à vos demandes et ils comprennent la situation ? Ils comprennent la situation.

23:42
Invité

Et l'évolution que ça tenait à vécu. Donc là, pour le coup, on est en phase. D'accord.

23:47
Invité politique

Accompagner des jeunes, soutenir. Qu'est-ce qu'il y a derrière cette démarche de soutenir et qu'est-ce que vous avez mis en place concrètement ?

23:53
Invité

Soutenir nos commerçants puisqu'on arrive dans la période Covid. Donc, ils ont beaucoup souffert. Soutenir les populations les plus fragiles. Donc, l'accès au droit avec ce guichet unique. Et puis, soutenir les familles en difficulté.

24:06
Invité politique

En termes de commerce de proximité, est-ce que vous êtes suffisamment éloigné pour avoir suffisamment de commerce ou trop près de grandes communes pour en avoir pas assez ? Est-ce que c'est assez équilibré ? Et quelle est la marge de manœuvre d'un maire ? Parce que je crois qu'elle est quand même assez limitée sur les commerces, sur la préemption. Souvent, on découvre qu'un magasin ferme et que c'est remplacé par autre chose. Ça, vous arrivez à l'expliquer à vos populations ? Comment vous discutez avec les commerçants ?

24:30
Invité

Alors, on a une union des commerçants qui est très dynamique. Et puis, on a Péricain qui fait la jonction entre Calu et Rieux-Satonnais, une grande zone artisanale. Et donc là, on essaye de mutualiser, travailler ensemble, moi aussi. Mais sur le commerce de proximité, nous, on veut renforcer pour... On a un vrai centre-ville et ça, c'est un atout. Et je souhaite des commerces de proximité pour consommer local.

24:51
Invité politique

Vous lancez un appel. Qu'est-ce qui vous manque, par exemple, que vous aimeriez absolument avoir dans votre commune ? Une jolie poissonnerie. Une jolie poissonnerie ? Un fromager. Un fromager. C'est le moment de passer des annonces pour attirer du monde sur cette belle commune. Écoutez, le message est passé et puis on va parler de la suite de votre bilan et puis évidemment de transition puisque c'est un vrai sujet dans une troisième et dernière partie de notre émission. A tout de suite. On se retrouve pour la troisième et dernière partie de notre émission L'Invité politique le samedi de 11h à midi sur Lyon 1ère. Toujours avec vous, Damien Monnier.

Je rappelle que vous êtes maire de Saint-Honé-Camp et pas Saint-Honé-Village et on a compris si vous avez écouté toute cette émission pourquoi. On parlait un petit peu de votre bilan de mandat, on parlait de vos réalisations. Dans un bilan, il y a un aspect positif et puis parfois un aspect un peu négatif, on oublie ça, il faut faire la part des choses.

Est-ce qu'il y a, alors hormis effectivement la situation que vous avez connue du Covid qui a frappé l'ensemble des élus, est-ce que vous avez non pas des regrets mais des choses sur lesquelles vous dites bah tiens là on n'est pas encore au bout ou là on aurait pu peut-être aller plus vite ou là j'aurais pu faire mieux des choses que vous voulez remettre en place dans une deuxième partie de mandat en vous dire là tiens ça on est passé un tout petit peu à côté.

25:58
Invité

Peut-être sur le projet du pôle petite enfance qu'il faut accélérer et j'espère qu'il va sortir avant la fin du mandat il le faut pour la population notamment aussi sur la vie associative accélérer 2-3 projets. Est-ce qu'on fait d'ailleurs

26:14
Invité politique

quand on est maire parce qu'on parlait un peu de parfois de la frustration de la nécessité de renoncer et je dis souvent que je comprends dans votre fonction qui n'est pas un métier d'ailleurs comment vous considérez votre mandat c'est quoi c'est une fonction c'est un moment c'est un engagement c'est en tout cas pas un métier comment vous le vivez comment vous le racontez c'est un CDD quand même

26:35
Invité

c'est un job à temps plein mais précaire mais précaire effectivement et transitoire souvent on dit c'est vrai pour autre chose on verra par la suite mais pour l'instant il faut le vivre à temps plein un jour ça s'arrêtera c'est pour ça que je garde aussi ma fonction première qui est d'enseigner et j'aime ce métier aussi ce que je dis souvent

26:53
Invité politique

c'est que du coup être maire c'est un peu passer son temps à choisir alors choisir c'est pas toujours simple parce qu'on se fâche avec les gens on renonce à d'autres choses et puis parfois on n'a pas toujours les moyens de choisir de financement la difficulté des normes et ce genre de choses comment est-ce que parfois on arbitre on parlait de la vie associative la vie associative elle est nécessaire mais derrière il faut parfois des subventions il faut des salles il faut des équipements comment est-ce que parfois on apprend à dire non quand on est maire du coup il faut beaucoup de pédagogie

27:21
Invité

donc expliquer notre nom et donc ça passe beaucoup mieux auprès de la population ou des adhérents de la vie associative qui comprennent quand même qu'on ne peut pas bien mieux effectivement qu'on ne peut pas tout faire et qu'on n'a pas tous les moyens et qu'on est limité finalement financièrement ça c'est évident faire des choix

27:37
Invité politique

faire des choix qu'est-ce qu'il y a d'autre comme projet à l'en parler de transition évidemment la transition c'est quelque chose qui est arrivé pour certains plus récemment que d'autres est-ce que vous vous avez toujours eu une forme de conscience de la réalité de ce qui était en train de se passer en vous disant bah oui moi comme gestionnaire d'équipement notamment je dois faire face et dois me lancer là-dedans très vite

27:58
Invité

ah oui forcément quand on arrive en place tout de suite je souhaite rénover les bâtiments qui sont énergivores et l'état nous subventionne en ce sens effectivement il y a une sensibilité écologique et il faut penser l'avenir en pensant écologie

28:15
Invité politique

c'est une demande d'ailleurs de vos habitants de plus en plus qu'est-ce qu'ils vous demandent ils vous demandent plus et mieux de nature c'est quoi la demande écologique aujourd'hui des habitants parce qu'on parlait du vélo je crois que les voies lyonnaises ne vont pas jusqu'à chez vous on a la voie verte tout à fait mais est-ce que le vélo par exemple s'est développé est-ce que vous l'encouragez qu'est-ce qu'ils viennent de vous demander les habitants quand ils nous disent on veut plus et mieux d'écologie plus de verre plus de verre moins de béton moins de béton ça c'est une évidence du coup est-ce que vous êtes dans une logique comme par exemple à Lyon de changer les cours d'école ce genre de choses ou de les concevoir

28:50
Invité

déjà un peu plus nature on est en train d'y réfléchir pour justement transformer ces cours d'école les végétaliser et puis on a la particularité d'avoir un arborétum qu'on prend sans cette espèce d'arbre qui résiste au réchauffement climatique donc c'est une expérimentation certains sont morts cet été à cause de la chaleur puis d'autres un arborétum qui appartient à la commune qui appartient à la commune et en lien avec la métropole qu'on est en train d'aménager et qui est un lieu qui est ouvert au public

29:22
Invité politique

tout à fait donc les gens peuvent aller découvrir un certain nombre d'espèces et on y fait des expérimentations pour comprendre les essences qui seraient le plus à même de résister tout à fait

29:30
Invité

c'est ça donc les promoteurs viennent les bailleurs sociaux et puis tout individu qui se renseigne d'accord qui peut mettre ça dans son jardin

29:36
Invité politique

choisir les bonnes espèces pour l'avenir est-ce que ça veut dire parce que c'est aussi un débat que j'ai avec les élus et les hommes politiques que je reçois d'ailleurs c'est souvent une question est-ce que vous vous considérez comme un homme politique ou comme quelqu'un qui fait de la politique et bien écoutez non je ne me considère pas comme un homme politique mais vous faites le temps de la politique vous avez des décisions et des choix politiques tout à fait et qu'est-ce qui explique cette relative discrétion par rapport à l'engagement qui est tout à fait légitime mais est-ce que vous pensez que c'est peut-être pour être facilement compris de tous parce que c'est moins clivant parce que ce n'est pas forcément utile dans votre quotidien oui c'est pas utile dans mon quotidien ça ne change pas l'avis de vos habitants ça ne change pas

30:16
Invité

l'avis de mes administrés

30:17
Invité politique

pas du tout mais quand ils viennent vous voir ils ne vous parlent jamais de la politique nationale ou des grands sujets ou des soucis c'est pas leur problème assez peu il faut régler les problèmes

30:26
Invité

du quotidien

30:27
Invité politique

le local et pourtant je pense

30:28
Invité

qu'on fait de la politique avec un P majuscule pour le coup vous voyez le service du bien commun ou d'intérêt général

30:33
Invité politique

et c'est là que ça se passe du coup même l'écologie vous avez l'impression que les mères ont la possibilité d'agir dans leur quotidien concrètement pour aller dans le sens des transitions oui je pense

30:43
Invité

par des gestes du quotidien mais il faut accompagner ces gestes là qui peuvent sauver la planète et c'est urgent de le faire

30:50
Invité politique

qu'est-ce qu'il y a d'autre qui pourrait être mis en oeuvre la rénovation est-ce que vous avez fait des plans lumière ce genre de choses est-ce qu'il y a des expérimentations en particulier sur lesquelles vous souhaitez peut-être travailler tout à fait

31:01
Invité

on a baissé la lumière et on a éteint certaines rues de la ville donc là aussi pour gagner en énergie et puis c'est un geste écologique pour l'avenir donc ça c'était important aussi pour nous on a un plan vélo au sein de la ville donc voilà des déplacements aussi même si tout le monde ne peut pas faire du vélo donc il faut qu'on s'arrête

31:21
Invité politique

du moins pas dans toutes circonstances c'est ça à part vous avez un maire comme ça un collègue le maire de mes yeux qui fait tout en vélo c'est un fan de vélo il fait je crois il nous disait à peu près 800 km par semaine ça vous en êtes pas là vous non

31:37
Invité

on pourrait le faire c'est pas une ville un territoire très grand pas très étendu ça monte pas trop par rapport à Lyon on est sur la colline

31:44
Invité politique

un petit vélo électrique comment vous voyez les perspectives de développement du coup on vous disait on va essayer de geler un peu le PLU j'ai l'impression que le mot qui est encore là pour les années à venir c'est accompagner la transition et continuer à s'adapter peut-être moins de projets mais peut-être les faire mieux ou aller ralentir un petit peu

32:03
Invité

des projets qualitatifs de services publics ça c'est évident il faut vraiment qu'on les adapte et ça c'est ma responsabilité sur ce mandat là et ça c'est une équivienne et adapter nos équipements d'accord

32:18
Invité politique

qu'est-ce qu'il y a d'autre comme idée intéressante dans votre bilan de mi-mandat dont vous pourriez nous parler ou dont vous êtes particulièrement fiers ou si on a vu ce que vous n'avez peut-être pas tout à fait fait souvent on se projette c'est un peu comme si on passait un nouveau contrat d'ailleurs avec ces habitants parce qu'il faut aussi parfois s'adapter tenir compte souvent j'ai l'impression que les habitants ne s'en aperçoivent pas mais quand on conçoit un projet municipal qui a 4 ou 5 ans aujourd'hui la réalité qui aurait pu prévoir tout ce qui s'était passé comment est-ce qu'on s'adapte sans cesse comment est-ce qu'on fait évoluer les projets comment on nous avait dit comment est-ce qu'on renonce à certaines choses comment on va vers des nouvelles choses qui n'étaient pas forcément programmées parce que souvent les habitants ils arrivent avec le projet et ils disent bon bah alors c'était écrit là pourquoi ça ne se passe pas

32:58
Invité

et ça je pense qu'il faut respecter le pacte de départ c'est-à-dire qu'il faut cocher les cases il y a eu un engagement et il faut répondre à cet engagement là les projets nous nous les mettons en place on avance malgré ce temps de Covid qui nous a ralenti mais notre bilan de mi-mandat sera positif et ensuite on va adapter aussi nos projets par rapport aux demandes de la population le guichet unique par exemple c'était quelque chose que j'avais pensé avant la campagne mais qui va se réaliser concrètement dans les mois qui viennent pareil on a la disparition de la poste bon la poste décide de quitter la commune ce qui est étonnant parce qu'on développe on s'agrandit on a plus de population elle réduit ses horaires à 12 heures par semaine c'est inadapté pour la population pour les jeunes actifs et donc de fait on va créer une agence postale communale ça c'est quelque chose qu'on n'avait pas anticipé et qui s'est fait

33:51
Invité politique

ça c'est partie des choses d'ailleurs qui sont normalement dans le dispositif France Service c'est ça aussi ça vous fait un peu à côté ça on va le faire pour pallier dans un mandat d'élu il y a aussi des moments où on essaie peut-être de faire autre chose donc j'ai vu que vous ne faisiez pas forcément de politique que vous êtes vraiment très absorbé par votre quotidien d'élu est-ce qu'il y a quand même un temps pour faire autre chose et comme on est sur le terrain là aujourd'hui on est samedi qu'est-ce que vous faites de vos week-ends par exemple

34:22
Invité

concrètement ? sur le terrain puisqu'on a eu la cérémonie des nouveaux arrivants ensuite un marché de Noël avec les aînés et puis des commerçants de la ville donc le samedi c'est le terrain et puis le dimanche c'est la famille vous avez le temps

34:36
Invité politique

un petit peu en famille comment est-ce qu'on se ressource quand on est en famille est-ce qu'on arrive à ne pas parler que de ça c'est un peu comme pour quelqu'un de lambda j'ai-dire qu'il ne parle pas de son boulot quand il rentre à la maison c'est ça ? c'est difficile on emporte souvent

34:48
Invité

la mairie à la maison donc on en parle

34:50
Invité politique

il y a aussi quelque chose qui m'intéressait de connaître dans une petite collectivité comme la vôtre mais en même temps en périphérie de Lyon il y a souvent un sujet autour de la culture par exemple est-ce que vous avez la possibilité de construire une politique culturelle ou est-ce que vous avez l'impression que les gens vont et viennent et sont plus à Lyon entre guillemets que vous essayez quand même avec des associations de bâtir quelque chose là-dessus

35:12
Invité

on bâtit un programme culturel qui est dense d'ailleurs parce qu'il y a visite de musée dans Lyon on accompagne conférences

35:19
Invité politique

vous organisez des choses aussi par rapport

35:21
Invité

parce que vous n'avez pas tous les équipements forcément mais vous accompagnez on accompagne on a le radian à côté donc on ne va pas concurrencer le radian c'est pour la volonté puis ce n'est pas du tout opportun mais on a une belle politique culturelle et puis on a décidé et ça ne s'était pas prévu non plus la gratuité de tous nos théâtres parce qu'aujourd'hui il y a besoin de rire et de s'amuser un peu vu la période Covid et donc on avait décidé après cette période Covid de rendre gratuit de manière ponctuelle

35:50
Invité politique

pérenne pour l'instant sans condition jusqu'à la fin du mandat

35:54
Invité

on peut assister à tous les éléments parce que ce n'est pas ce qui va enrichir la ville non plus et puis si on peut faire plaisir un peu à la population c'est peut-être aussi une manière de faire découvrir

36:02
Invité politique

un certain nombre d'univers à des personnes qui est peut-être moins envers la culture tout à fait vous en ferez le bilan à la fin du mandat c'est ça je verrai je ferai le bilan des manifestations aussi à venir je suppose on en parlait marché de Noël le Téléthon enfin vraiment vous essayez de faire vivre votre commune et vos associations est-ce qu'on a le temps alors de faire du sport je ne sais pas si c'était parce que j'ai beaucoup d'élus qui courent ce n'est pas forcément votre cas est-ce que le sport fait un peu moins partie de votre vie maintenant ça l'a été une époque mais un peu moins un peu moins au sport actuellement je suis plus croyant que pratiquant mais vous y croyez toujours mais j'y crois toujours le temps de lire un peu je crois que vous vous trouvez le temps de lire est-ce qu'on a quand on est élu le temps de lire autre chose que des livres utiles quels sont vos livres de chevet par exemple

36:46
Invité

il y en a beaucoup sur le chevet mais j'aime bien avec Emmanuel Schmitt Anna Gavalda et puis à côté Jean Viard Jérôme Fourquet

36:54
Invité politique

est-ce que ça vous permet de saisir aussi un petit peu peut-être ce qui se passe ou les évolutions de la société ou de mettre des mots sur les choses

37:02
Invité

c'est ça c'est important aussi de prendre du recul comme le congrès des maires est une bonne prise de recul c'est important d'y assister vous avez croisé

37:08
Invité politique

beaucoup d'élus d'ailleurs de collègues beaucoup d'élus

37:10
Invité

beaucoup de collègues et puis des très bons niveaux des conférences vraiment de bonne tenue donc ça c'est important d'y assister et de prendre ce recul là d'échanger entre nous c'est un peu une sorte de formation continue

37:21
Invité politique

permanente de l'élu

37:22
Invité

complètement

37:23
Invité politique

puis ça nous rebooste sur une année c'est vrai que c'est pas toujours facile l'ambiance est assez délicate alors vous le savez on est aussi bon chez musique il y a la radio ici on se quitte souvent en musique qu'est-ce que vous avez choisi comme morceau pour qu'on se sépare

37:40
Invité

un morceau de piano assez assez simple l'étudiante et monsieur Henri c'est un film que j'aime bien et puis la musique qui accompagne me plaît beaucoup alors le piano c'est pas un choix

37:52
Invité politique

vous avez fait beaucoup de musique à un moment j'ai fait du piano moins de temps pareil de pratiquer c'est ça croyant mais moins pratiquant pour le coup tout à fait bon bah écoutez en tout cas c'était un plaisir de vous recevoir et de découvrir votre commune on suivra ça avec attention puisque on est à mi-monda mais on est déjà parti vers les prochaines échanges je suppose que vous serez présent à ce moment là il n'y a pas de raison qu'on ne vous y voit pas même s'il est souvent trop tôt pour annoncer l'avenir il n'y a que Grégory Doucet je crois qu'il a dit qu'il serait candidat mais vous pour l'instant vous verrez bien tout à fait c'est pas le moment merci de cette découverte et d'avoir accepté notre invitation et quant à vous je vous dis à très bientôt pour une nouvelle émission au revoir

38:28
Présentateur

c'était l'invité politique du samedi sur Lyon 1ère en partenariat avec Lyon Positif la plateforme inspirante des acteurs engagés dans la transition du territoire retrouvez tous les invités politiques en podcast sur lyonpremière.fr et lyonpositif.fr écoutez votre radio Lyon 1ère en direct sur l'application Lyon 1ère lyonpremière.fr et bien sûr à Lyon sur 90.2 FM et en DAB+.

38:55
Locuteur

Lyon 1ère