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InterviewRMC — Face à Face (sur Podcast)· 18 juin 2020 5 minComplaisantActualité / polémiqueSécuritéÉducation & rechercheJustice

Témoin RMC : Karine Pust - 18/06

Source d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Défensif 100 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:00OuverteRéponse directe

    Que s'est-il passé ? Pourquoi est-ce que le groupe scolaire Georges Bruguier a été évacué ?

  • 1:20RelanceRéponse partielle

    C'est-à-dire ?

  • 2:14OuverteRéponse directe

    Et la police ?

  • 2:51OuverteRéponse directe

    Et la police municipale ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:21InvitéFait
    « Parce que dans le quartier, on utilise des armes de guerre. »
  • 1:06PrésentateurFait
    « Quand vous avez des individus cagoulés qui font intrusion dans la cour d'une école, on ne peut pas tolérer le fait qu'il y ait des enfants qui restent dans le groupe scolaire. »
  • 1:36PrésentateurChiffre
    « Armés ? »
  • 1:42PrésentateurFait
    « En tout cas, il se trouve que dans ce quartier, très régulièrement, il y a des descentes d'individus cagoulés et armés de Kalachnikov qui viennent. »
  • 2:23PrésentateurFait
    « ils vont effectivement dire qu'il y a des rondes quotidiennes qui sont faites, voire, toutes les heures pour surveiller les alentours. »
  • 2:31PrésentateurFait
    « En tant que parent, je peux vous dire que ce n'est pas une réalité. Ce n'est pas une réalité. »
  • 2:40PrésentateurFait
    « on nous répond que ce n'est pas possible, qu'il n'y a pas suffisamment d'agents... »
  • 2:56PrésentateurFait
    « Rien, régulièrement, on demande cette présence policière aux abords des écoles pour protéger nos enfants. »
  • 3:09PrésentateurFait
    « parce qu'à proximité de l'école Bruguier, il y a toute une petite masse de dealers qui agit au vu et au su de tous »
  • 3:23PrésentateurFait
    « Donc, c'est un quartier où, en fait, chacun fait ce qu'il a envie de faire sans être inquiété outre mesure. »
  • 4:03PrésentateurFait
    « c'est que ce sont des groupes scolaires qui distillent un enseignement de très haute qualité avec des équipes pédagogiques au top. »
  • 4:20PrésentateurFait
    « On est quand même dans une zone red plus. On devrait être protégés. »

Temps de parole

  • Présentateur68 %
  • Invité31 %

6,5 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Vous écoutez RMC.

0:04
Invité

Nous allons partir pour Nîmes, ville que je connais bien. Un quartier, le quartier Chema-Bas d'Avignon. Que se passe-t-il là-bas ? Une école primaire a été déplacée. Pourquoi ? Pourquoi les élèves du groupe scolaire Georges Bruguier de Nîmes n'ont plus école dans leur bâtiment ? Pourquoi ? Parce que dans le quartier, on utilise des armes de guerre. Et les responsables de l'école, les parents, ont peur pour les enfants. Je suis avec Karine Puste, bonjour. Oui, bonjour. Vous êtes parent d'élève, élue à l'école primaire Jean Moulin, qui est une école qui est située juste derrière le groupe scolaire Georges Bruguier. Dans ce quartier Chema-Bas d'Avignon, Karine.

Alors, dans l'école primaire Jean Moulin, là pour l'instant, les enfants vont toujours à l'école, mais vous avez peur ?

0:51
Présentateur

Évidemment qu'on a peur parce que c'est le genre d'intrusion qui est parfaitement plausible et qui peut effectivement toucher notre école d'un moment.

1:00
Invité

Que s'est-il passé ? Pourquoi est-ce que le groupe scolaire Georges Bruguier a été évacué ?

1:06
Présentateur

Quand vous avez des individus cagoulés qui font intrusion dans la cour d'une école, on ne peut pas tolérer le fait qu'il y ait des enfants qui restent dans le groupe scolaire. Il faut absolument qu'ils soient déplacés en cas de violence avérée. C'est-à-dire ?

1:21
Invité

C'est-à-dire, qu'est-ce qui s'est passé dans la cour de l'école ?

1:25
Présentateur

Alors, a priori, il y a eu l'intrusion d'individus cagoulés qui déjà se promenaient allègrement dans le quartier sans être préoccupés plus que ça. Armés ? Armés ? Alors, armés, je n'en sais rien. Je ne peux pas le certifier. En tout cas, il se trouve que dans ce quartier, très régulièrement, il y a des descentes d'individus cagoulés et armés de Kalachnikov qui viennent. Et après, arrive ce qui arrive. Il y a parfois, effectivement, des tirs en plein milieu du quartier. Donc, c'est inquiétant, c'est préoccupant.

2:01
Invité

En plein milieu d'un quartier de Nîmes qui est un quartier tout à fait où on peut vivre très bien. C'était le chemin de l'Avignon. Enfin, on pourrait vivre très bien. Mais la police... Et la police ?

2:16
Présentateur

La police, donc, si vous vous référez, en fait, à ce que vont vous dire les forces de l'ordre, ils vont effectivement dire qu'il y a des rondes quotidiennes qui sont faites, voire, toutes les heures pour surveiller les alentours. En tant que parent, je peux vous dire que ce n'est pas une réalité. Ce n'est pas une réalité. On ne voit pas les forces de l'ordre. Ou très peu. Quand on demande, nous, parents élus, à ce qu'une présence policière soit aux abords des écoles afin de pouvoir dissuader quelques actions malveillantes, on nous répond que ce n'est pas possible, qu'il n'y a pas suffisamment d'agents...

2:51
Invité

Et la police municipale ?

2:53
Présentateur

Alors, la police municipale, parlons-en. Donc, c'est pareil. Rien, régulièrement, on demande cette présence policière aux abords des écoles pour protéger nos enfants. D'abord, contre des gens qui font n'importe quoi au niveau routier. Et puis, après, parce qu'on connaît l'ambiance du quartier, parce qu'à proximité de l'école Bruguier, il y a toute une petite masse de dealers qui agit au vu et au su de tous, on nous répond que ce n'est pas possible. Il n'y a pas suffisamment d'agents municipaux.

3:22
Locuteur

Voilà.

3:23
Présentateur

Donc, c'est un quartier où, en fait, chacun fait ce qu'il a envie de faire sans être inquiété outre mesure.

3:30
Invité

Oui, je comprends la colère des parents qui ont peur pour leurs enfants à juste raison, Karine.

3:34
Présentateur

Oui, à juste raison. Et puis, au-delà de l'aspect intrusion, il y a toute une vie du quartier qui est en train d'être complètement démolie. Un quartier où il fait bon vivre.

3:44
Invité

Il fait bon vivre, je connais ce quartier, mais bien sûr, bien sûr.

3:47
Présentateur

Oui, les gens se connaissent, vivent ensemble, malgré leurs différences, malgré tout ça. Et puis, on est en train d'en faire une zone de non-droit parce qu'on ne réagit pas. Et pourtant, on est là, on fait pression en disant qu'il faut réagir. Parce qu'un jour, ce qui est quand même assez aberrant, c'est que ce sont des groupes scolaires qui distillent un enseignement de très haute qualité avec des équipes pédagogiques au top.

4:12
Invité

C'est vrai.

4:13
Présentateur

Et que finalement, parce qu'il y a un contexte autour qui est dangereux, on n'en bénéficie pas totalement. Et c'est quand même dommage. On est quand même dans une zone red plus. On devrait être protégés. Et nos enfants devraient mériter d'avoir une protection qui leur permet de pouvoir prendre cet enseignement de très haute qualité. Merci, Karine. Merci, Karine.

4:33
Invité

Je vous en prie. Vraiment merci. Merci.

4:36
Locuteur

Merci. Merci.