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ChroniqueRMC — Face à Face (sur Podcast)· 27 mai 2020 3 minComplaisantActualité / polémiqueSantéNumérique

La chronique d'Anthony Morel : Stop Covid, une efficacité à prouver - 27/05

Source d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:58PrésentateurChiffre
    « Les experts disent qu'il faut au moins 60% d'une population pour que ce soit efficace. »
  • 1:04PrésentateurChiffre
    « Dans la population française, il y a déjà 25% des gens qui n'ont pas de smartphone. »
  • 1:10PrésentateurChiffre
    « Sur les 75% qui restent, il y en a 20% qui ont un iPhone. »
  • 1:57PrésentateurChiffre
    « En un mois d'utilisation de cette application, elle a été téléchargée 6 millions de fois. »
  • 2:04PrésentateurChiffre
    « Ils ont réussi à détecter en tout et pour tout, dans l'ensemble du pays, un cas. »
  • 2:14PrésentateurChiffre
    « Le téléchargement, en République tchèque, il y a 2% des gens qui ont téléchargé. »

Temps de parole

  • Présentateur69 %
  • Invité31 %

11,3 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Invité

Vous écoutez RMC, RMC, c'est déjà demain. Anthony Morel, bonjour Anthony. Bonjour Jean-Jacques. Stop Covid, vote à l'Assemblée aujourd'hui. Elle est enfin là, cette application. Elle arrive ce week-end. Vous avez déjà quelques doutes sur son efficacité. Ce n'est pas gagné, franchement.

0:21
Présentateur

Ce n'est pas gagné cette histoire. Donc l'application, il faut rappeler le principe. En gros, l'idée, c'est de pouvoir retracer le parcours d'une personne qui est touchée par la maladie et de prévenir les gens qui ont été en contact avec elle. Je télécharge l'application, c'est sur la base du volontariat. Et dès que je croise quelqu'un, nos téléphones vont communiquer. Enfin, si elle a elle aussi téléchargé l'application, évidemment. Et si je tombe malade, on va lui envoyer une alerte pour lui dire d'aller chez le médecin.

0:43
Invité

Vous allez télécharger ? Moi, oui, je suis presque obligé. C'est presque une obligation professionnelle. Vous allez télécharger ? Pas sûr, non.

0:48
Présentateur

Vous allez télécharger ?

0:49
Invité

Non, non. Moi non plus. Déjà, ça commence fort.

0:52
Présentateur

Oui, mais c'est tout le problème. Le problème, c'est qu'il faut une masse critique. Il faut qu'il y ait beaucoup de gens qui téléchargent cette application pour que ce soit efficace. Les experts disent qu'il faut au moins 60% d'une population pour que ce soit efficace. Or, il suffit de faire un calcul mathématique très simple. Dans la population française, il y a déjà 25% des gens qui n'ont pas de smartphone. Donc déjà, ils sont les plus de base.

1:09
Invité

Oui, on oublie.

1:10
Présentateur

Sur les 75% qui restent, il y en a 20% qui ont un iPhone. Et sur l'iPhone, on sait ou on a de forts doutes que ça ne va pas bien fonctionner sur l'iPhone. Ah bon, d'accord. Parce qu'il faut laisser le Bluetooth en arrière-plan et ça ne fonctionne pas bien. Ça fait 45%. Donc déjà, vous enlevez la moitié de la population. Et une fois que vous avez ça, vous avez les gens qui ne seront pas volontaires pour la télécharger. Et on voit dans les autres pays que globalement, les gens ne la téléchargent pas beaucoup, cette application.

Et une fois que vous enlevez encore ces gens-là, si vous tombez malade, il faut que le laboratoire médical vous envoie un code qu'il faut entrer dans l'application de manière volontaire pour prévenir les autres personnes. Donc ça fait quand même beaucoup, beaucoup, beaucoup de conditions pour que ça fonctionne.

1:45
Invité

Et d'ailleurs, on va prendre l'exemple de l'Australie. Ah oui. Parce que l'Australie a fait comme nous. Enfin, elle nous a précédés. Bien sûr, ça fait un mois qu'il faut avoir l'application. Même application.

1:53
Présentateur

C'est le même principe. C'est le même principe. Et ça a donné quoi ? Alors ça a donné... En un mois. En un mois d'utilisation de cette application, elle a été téléchargée 6 millions de fois. Ce qui n'est pas mal. Sur une population de 24 millions, c'est assez correct. Ils ont réussi à détecter en tout et pour tout, dans l'ensemble du pays, un cas. Juste ? Un cas avec l'application. Donc, c'est vous dire vers quoi on se dirait ? On sera peut-être plus efficace. Quand on regarde dans les pays européens qui nous entourent, le téléchargement, en République tchèque, il y a 2% des gens qui ont téléchargé.

2:20
Invité

Beaucoup de pays ont mis ça en place et ça fonctionne moyennement.

2:23
Présentateur

Ça fonctionne moyennement. Après, ça pourra servir peut-être pour d'autres crises à venir.

2:26
Invité

Mieux vaut prévenir que guérir, comme on disait hier. Je ne suis pas convaincu. Non, je ne suis pas très enthousiaste. Moi non plus. L'idée sur le papier n'était pas mauvaise, mais je ne suis pas certain. Eh bien, merci, Anthony.

La chronique d'Anthony Morel : Stop Covid, une efficacité à prouver - 27/05 · Pourquijevote