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Audition parlementaireSénat (sur YouTube)· 30 janvier 2026 88 minFond programmatiqueÉconomie & entreprisesSolidarités & familleOutre-merImmigration & asile

Évolution de la natalité en France

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 66 %Attaque 9 %Défensif 25 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi la France a-t-elle enregistré plus de décès que de naissances en 2025 ?

  • 8:00OuverteRéponse partielle

    Quels sont les facteurs explicatifs de la baisse de la fécondité chez les 40-45 ans ?

  • 15:00OuverteRéponse directe

    La France a-t-elle perdu son avantage grâce à ses politiques familiales ?

  • 22:00OuverteRéponse directe

    L'accès à la PMA a-t-il un impact sur la fécondité ?

  • 30:00OuverteRéponse directe

    Quelle est la part de l'immigration dans les naissances ?

  • 35:00OuverteRéponse directe

    Le télétravail influence-t-il le désir d'enfant ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:15Fait
    « la situation de la Guadeloupe, par exemple, il y a une baisse des naissances euh à la fois parce que la fécondité des femmes baisse, mais contrairement à ce qu'on observe en moyenne sur l'ensemble de la France, il y a aussi effectivement un nombre de femmes en âge d'avoir des enfants qui diminuent puisque il y a une partie des des jeunes qui s'en vont. »
  • 0:45Chiffre
    « les parents les les enfants qui ont un parent ou deux parents nés à l'étranger, euh ça représente en gros 34 % des naissances. C'est les derniers chiffres. »
  • 1:15Fait
    « les personnes immigrées sont très majoritairement d'âge actif. Donc ça ça a aussi beaucoup d'importance par alors sur les naissances évidemment parce que c'est des âges où les personnes sont les plus fécondes »
  • 2:15Fait
    « les enfants qui naissent en France avec un ou deux parents immigrés, ils ont une fécondité qui est tout à fait comme celle des femmes nées en France, de parents nés en France. »
  • 3:15Fait
    « la mortalité infantile, elle a elle a baissé jusque de mémoire en 2005. Après, elle a légèrement réaugmenté jusqu'en 2011. Elle stagne de plus mais on est on est vraiment pas bien classé en Europe de ce point de vue-là. »
  • 3:45Fait
    « une population qui augmente un peu ou qui diminue un peu, ça change pas grand-chose. De toute façon, ce sont les personnes d'âge moyen qui s'occupent de payer pour les enfants et pour les vieux. »
  • 4:45Chiffre
    « si tous les couples qui avaient des difficultés traités, on aurait au maximum 0,1 enfants par femme. Et on voit là l'indicateur conjoncturel de fécondité, il a baissé de 0,4 enfants par femme en 10 ans »
  • 5:15Fait
    « les femmes ne font pas des enfants pour avoir des avantages à la retraite. Donc si on veut lutter contre les désavantages des femmes, il faut améliorer la situation des femmes sur le marché de l'emploi »
  • 5:45Fait
    « les politiques qui sont directement pronatalistes, que ça soit les baby bonus, des limitations de l'accès à l'avortement, un coût plus élevé de la contraception, ça n'a pas d'effet, ça ne marche pas. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Voilà. Donc nous accueillons ce matin et donc je ne vais pas accrocher les les noms et prénom, monsieur François Clanchet donc directeur de l'Institut national des études démographiques LINED accompagné de monsieur Touemont également et à mes côtés madame Sylvie Lominez chef de l'unité des études démographiques et sociales de l'INC afin d'évoquer un sujet important l'évolution de la natalité en France. Je vous précise que cette audition fait l'objet d'une captation vidéo.

Elle est diffusée en direct sur le site internet du Sénat sera consultable en vidéo à la demande. Madame, monsieur, pour la première fois depuis la fin de la seconde guerre mondiale, la France a enregistré en 2025 plus de décès que des naissances. 645000 naissances pour 651000 décès.

Si mes chiffres sont bons, si nous savions que cette inversion du solde naturel devait intervenir au cours des prochaines années, elle est arrivée plus vite que ce que les experts anticipaient il y a encore quelques années. Une telle tendance ne peut que nous interpeller d'un point de vue collectif. Pardon.

Au-delà du vertige quasi existentiel qu'il y a derrière ces chiffres, l'avenir de notre modèle économique et social est évidemment en jeu. Il est donc important que notre commission s'y intéresse, on comprenne les causes et les conséquences en terme d'évolution de la population à l'échelle des prochaines années et des prochaines décennies. Dans cette optique, le regard scientifique est statistique de vos instituts indispensables.

Nous poursuivons peut-être nos auditions sur cette question. au cours des prochaines semaines en entendant des économistes et autres spécialistes du sujet. Je vais donc vous laisser commencer cette audition par un propinaire et ensuite les membres de la commission vous interrgeront dans un échange constructif et je demanderais peut-être à Olivier de débuter puisque Olivier est le rapporteur de la branche famille donc sécurité sociale donc notre spécialiste du sujet entre autres.

Voilà, je vous laisse la parole. Qui commence ? Je cis madame Linez, c'est à vous.

Oui, c'est ça. Ouais. Bon, bonjour à toutes et à tous et merci pour l'invitation.

Je vais commencer avec des faits stylisés pour ma part, les évolutions récentes de la fécondité en m'appuyant notamment sur le dernier bilan démographique que l'INC a publié à la mi-janvier et dont les les chiffres les plus marquants viennent viennent d'être rapportés. ainsi que sur les données du recensement de la population qui sont par d'année dernière. Et puis je dirai quelques mots des projections euh de ce qu'on peut dire pour le futur et terminerai avec quelques éléments de comparaison européenne.

Je sais pas comment Voilà. Alors, tout d'abord les naissances rapidement. Vous avez ici représenté l'évolution des naissances depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, hein, tout à gauche en 1946 jusqu'à aujourd'hui, en rouge pour la France et en bleu où on a des séries qui remontent plus loin dans le temps pour la pour l'hexagone.

Euh vous voyez qu'en 2025, il y a 645000 naissances comme ça a été rappelé. On est passé sous le seuil des 700000 en 2023. Il n'y a pas si longtemps encore euh euh on ont dépassé les les 800000 hein du milieu des années 2000 jusqu'au début des années 2010.

Et vous voyez à peu près trois périodes qui semblent se dessiner enfin une très claire, la période du baby boom jusqu'au premier choc pétrolier avec des naissances chaque année supérieure à 800000 ou 900000. Ensuite, une période jusqu'au début des années 2010 avec des des naissances qui fluctuent, hein, quand même, qui ont pu descendre pas loin de de 700000. Et cette dernière période où la baisse semble durable pour le moment.

Alors, si les naissances baissent, c'est parce que la fécondité des femmes baisse, c'est-à-dire le nombre d'enfants qu'elles ont. parce que le nombre de femmes en âge d'avoir des enfants, lui, il ne diminue pas, il est plutôt stable et même on verra, il va me remonter un tout petit peu en lien avec le les naissances plus nombreuses qu'il y a eu autour des années 2000. Donc là, c'est l'indicateur conjoncturel de fécondité.

C'est on l'appelle aussi la fécondité du moment qui dit combien les femmes auraient d'enfants au terme de leur vie féconde si une année donnée elles avaient les taux de fécondité par âge observé. Euh donc cet ind cet indicateur euh voyez lui aussi il a pas mal fluctué au cours du temps depuis le premier choc pétrolier. Il aussi est plutôt autour de 18 pouvant descendre un peu plus bas remonter.

Il était autour de 2 euh vers 2010 et là on est passé en dessous de 1,6 enfants. Très précisément 1,56 en 2027 25 donc un niveau faible. Euh la slide d'après montre que euh les taux de fécondité continuent de reculer aux âges les plus féconds.

Vous voyez ici en gris euh les taux de fécondité des femmes âgées de 30 à 34 ans euh qui euh augmenté alors là c'est représenté depuis le milieu des années 90. s'était ensite situé sur un plateau et euh bah leur fécondité a diminué ces dernières années et assez j'ai envie de dire brutalement en tout cas en 2023 et la baisse se poursuit. la fécondité des 25 ans qui elle diminuait depuis un petit moment et ben la la baisse s'accentue et aux âges plus élevés où la fécondité est un peu moins importante mais qui était en hausse continue par exemple pour les 359 ans en jaune et bien on voit que cette hausse elle semble stopper pour le moment donc il y a vraiment baiss féconds et une hausse qui semble se se enfin en tout cas ça stag pour les femmes plus âgées.

Et puis sur la fécondité, le dernier point que je voulais aborder, si on peut voir le slide suivant, s'il vous plaît. Ah oui, non. Alors, je voulais juste dire mais c'est très lié à ce qu'on vient de voir que l'âge moyen à la fécondité ne cesse d'augmenter.

Il est depuis la fin des années 70 et il est de 30 un peu plus de 31 ans. Euh tout rang de naissance confondu et s'il augmente c'est parce que l'âge au premier enfant augmente. Et puis pour terminer sur cette ce constat, un indicateur qui est très intéressant quand on regarde la fécondité, c'est la descendance finale, c'est-à-dire le nombre d'enfants que les femmes auront au terme de leur vie féconde.

La seule chose, c'est que on l'observe pas pour les générations les plus récentes puisquil faut attendre que les les femmes aient atteint l'âge de 45 50 ans. Alors, vous voyez ici représenter la la descendance finale entre 30 ans et 50 ans pour les femmes. Et tout d'abord en bleu, la génération des femmes née en 1965.

Donc vous voyez qu'à l'âge de 30 ans, elles avaient environ 1,3 enfants et puis au terme de leur vie féconde, c'était un petit peu au-dessus de deux. Quand on regarde des générations des années 70, ici en Rossaumon, sont représentées lesations 70- 75. Elles avaient déjà moins d'enfants à l'âge de 30 ans, mais ensuite elles ont quand même rattrapé euh à l'âge de 50 ans avec une descendance finale un peu supérieure à deux.

Mais c'est aussi vrai pour la génération 80 en rouge ou 85 en vert. On voyait que le la la fécondité enfin la descendance finale à 30 ans, elle a encore diminué par rapport au aux générations précédentes. Et bien pour autant, il y a un rattrapage.

Maintenant la question qui se pose, c'est quand on voit des générations plus récentes, la génération 90 en noir, voyez qu'à 30 ans, il y a quand même encore un décrochage voilà avec moins d'un enfant par femme en moyenne. Et vous voyez qu'à 35 ans, l'écart avec les générations précédentes, il est quand même il demeure. Donc voilà, la question pour le futur, c'est qu'est-ce qui va en être pour ces générations là ?

Et quand on voit la génération 95 qui a 35 ans aujourd'hui, qui a 30 ans aujourd'hui, pardon, et bien la descendance finale est de 0,85 enfants parfum. Alors, je vais dire quelques mots des projections pour le futur parce que l'INC réalise des exercices de projection démographique tous les 5 ans. Le dernier exercice, c'est celui que vous voyez sous les yeux 2021 et le prochain, c'est cette année et on accélère le calendrier pour être capable notamment de livrer des projections démographiques actualisées au conseil d'orientation des retraites.

Donc, on publiera nos résultats la première quinzaine du mois de juin. Donc dans un calendrier anticipé par rapport à d'habitude. Alors quand l'inc fait les projections démographiques, les hypothèses, elles se font pas en chambre.

On consulte de très nombreux experts. Alors, nos collègues de l'INED euh mais aussi euh beaucoup d'autres chercheurs d'administration en France ou à l'étranger. Et quand on avait établi ces hypothèses en 2021, les experts en fait étaient très partagés sur l'hypothèse centrale de fécondité entre 1,0 et 1,85, hein.

Donc, les choses ont ont changé depuis. Donc on avait retenu une hypothèse centrale à 1,80 mais ce que je voulais dire c'est qu'il y avait aussi des hypothèses basses à 1,60 enfants par femme et même une hypothèse de travail à 1,5 enfants par femme. Donc on verra ça aide à penser un petit peu le futur.

Je peux pas parler de l'espérance de vie et sur l'immigration parce que j'en parlerai un petit peu. On était resté sur une hypothèse de sol migratoire de 70000 par an mais qui correspondait à la moyenne de ce qu'on observait à cette époque-là dans le passé. Depuis, il y a des soldes migratoires plus importants.

Euh mais il y avait une hypothèse haute de 120000 euh qui correspond à peu près à la moyenne de ce qu'on peut observer sur les dernières années avant la crise sanitaire. Donc je vais juste vous illustrer très rapidement si on peut voir le le slide d'après. Je vais regarder les impacts des d'y alors c'était non, il fallait rester sur le précédent de d'hypothèses basses de fécondité à 6 en violet ou très basse 15 par rapport à une hypothèse centrale à 1,8.

Et je vais aussi regarder par rapport à une hypothèse basse de fécondité de 1,6 %. Qu'est-ce que ça fait d'avoir un sol migratoire plus haut ? Donc de 120000 plutôt que de 70000 et ça sera en vert.

Alors je vais aller je vais aller vite hein, on pourra y revenir si vous voulez. À gauche, vous avez la projection du niveau des naissances de 1994 jusqu'en 2070. En noir, c'est ce qui est observé.

Donc vous voyez la la baisse hein ces ces dernières années. En rouge, c'est l'évolution des naissances avec un indicateur conjoncturel de fécondité de 1,8. Ensuite en vert c'est 1,6 mais un sol migratoire haut et en violet puis en bleu, c'est les hypothèses de fécondité à 16 et 15 avec un sol migratoire de 70000.

Ce que vous voyez, c'est qu'à part le scénario rouge, dans tous les scénarios, euh le le nombre de naissances reste en dessous de 700000. Et il y aura un petit rebond quand même des naissances entre les années euh 2030 et et 40 en lien avec les générations plus nombreuses qui sont nées entre le milieu des années 2000 et 2010. He vous avez vu, on était aux alentours de 800000.

Et quelque chose qui est très inscrit dans notre dans notre histoire, c'est le vieillissement de la population. Et là, quel que soit les scénarios, vous voyez des décès qui augmentent tout simplement parce que les générations nombreuses du baby boom arrivent à des âges de plus en plus élevés où on décède plus souvent. Et donc, vous voyez hein, c'est inexorable.

On le sait depuis très longtemps he les décès vont augmenter et on va se retrouver avec des années dans les années 2050 avec 800000 décès à peu près chaque année et la conséquence de tout ça c'est la slide d'après. C'est le solde naturel. Alors, vous avez dit, monsieur le président, qu'il était négatif en 2025, on voit à droite parce que les courbes de naissance et de décès se sont croisées, donc un sol naturel 2- 6000.

Euh et là en projection, on voit qu'il reste dans dans les différents scénarios durablement négatifs. Évidemment, d'autant plus négatif que la fécondité est basse. Et puis le scénario vert, ben un sol de migratoire plus élevé compense un petit peu voilà, mais pas pas non plus énormément. slide d'après s'il vous plaît.

La population dans tous les scénarios, elle va continuer de croître mais elle va diminuer à partir d'un certain moment. Et évidemment là le l'apport des migrations est important. Vous voyez les les courbes rouges et vertes qui qui se rejoignent.

Ensuite, la population vieillit, donc je vais pas détailler non plus, mais à droite vous avez la pyramide des âges aujourd'hui en 2026. À gauche, les hommes, à droite, les femmes. Et vous avez représenté à quoi va ressembler la pyramide des âges si la fécondité est durablement de 1,6 enfants par femme et le solde migatoire de 120000.

Et vous voyez bien un rétrécissement dans le bas hein de la pyramide des âges et puis un accroissement euh des personnes les plus âgé et donc envie de dire presque un vieillissement à la fois par le bas et par le haut. Et la conséquence de tout ça, c'est sur la slide d'après, c'est euh ce qu'on appelle le ratio de de dépendance qui rapporte le nombre de seniors âgés de 65 ans au plus aux personnes d'âge actif entre 20 et 64 ans qui est de 40 % aujourd'hui hein. Euh quatre seniors pour 10 personnes d'âge actif et qui va bah qui va augmenter.

Après tous ces chiffresl vu comme ça, on se dit bon c'est pas important mais c'est c'est assez important selon selon les différentes hypothèses qu'on va faire. Voilà. Et je concl rapidement avec quelques éléments de comparaison européenne.

Euh tout d'abord en 2023, c'est le slide qui suit. La fécondité de la France reste l'une des plus élevées dans l'Union européenne. C'est le le bâton en rouge, mais on a été supplanté par la Bulgarie en 2023.

L'Allemagne en vert se situe dans la moyenne européenne hein qui est représentée tout à droite en noir. Les pays du sud notamment l'Espagne et l'Italie sont parmi les pays qui ont la fécondité la plus les plus faibles. C'est aussi le cas de la Pologne he qui est un des cinq grands pays européens en terme de population.

Le slide d'après euh on voit en fait l'évolution de la fécondité depuis le début des années 2000 jusqu'en 2023 dans les différents pays européens. Alors tout d'abord en haut à gauche l'Europe occidentale. Donc vous voyez la rouge en France la France c'est en rouge à chaque fois sur tous les graphiques et la moyenne de l'Union européenne c'est en trait noir pointillé.

Donc vous voyez quand même un mouvement à la baisse de pour plusieurs pays d'Europe occidentale notamment après la la crise de 2008. Mais en France ça a baissé plus tardivement et plus lentement au départ même si ces toutes dernières années ça s'accélère. et l'Allemagne en jaune qui était en dessous de la moyenne européenne et qui a rattrapé le niveau européen ces dernières années.

En haut à droite, vous avez l'Europe du Sud. Donc là, très clairement, les pays sont en dessous de la moyenne européenne et vous voyez pour l'Espagne en en violet, pour l'Italie en bleu, hein, ça la fécondité diminue, hein, depuis de nombreuses années. Elle elle réaugmente légèrement au Portugal, en revanche, en en jaune. l'Europe du Nord à en bas à gauche.

Vous voyez là au contraire des pays avec une fécondité élevée mais des pays pour lesquels la fécondité diminueux aussi. Donc vous voyez l'Irlande en ver où la France et l'Irlande en fait se partagaient le premier rang en début de période et ensuite en Irlande bah la fécondité a diminué. C'est aussi le cas en en Suède en bleu et puis vous voyez la France et puis l'Europe de l'Est.

Alors là, c'est un petit peu différent. Il y avait beaucoup de pays qui ont une fécondité très inférieure à la moyenne européenne et elle augmente dans certains pays. Alors la Bulgarie entrée orange pointillé mais c'était aussi le cas en Roumanie par exemple en bleu même si ces toutes dernières années on on assiste.

Alors selon ces données de Rostate à une à une baisse. Voilà je vais je vais arrêter là pour ce propos liminaire. Merci pour ces présentations.

Je vous indique que tous les graphes sur des métaires si vous avez besoin. Bien et bien on continue le tour de table. Merci merci merci à tous et à toutes de votre invitation.

Donc je vais compléter ce que m'a dit madame Leminz sans sans le répéter parce que nos deux institutions partagent totalement tout tous ces éléments quantatif. Moi je vais essayer de vous donner quelques éléments de de perspective sur ce que nos les chercheurs de LINE considèrent comme étant l'évolution probable de de laatéralité en France. essayer de vous donner quelques éléments sur l'explication de de cette baisse, sur ses conséquences et puis s'il reste un peu de temps sur éventuellement les la nature des des des politiques qui seraient susceptibles dans une certaine mesure de d'y mettre fin.

Alors, d'abord, premier élément euh donc je crois que la description de la baisse de la de la du nombre de naissances et de la natalité en France depuis une quinzaine d'années et surtout depuis 10 ans, je ne vais pas la répéter. Ce qui ce qui d'après nos nos analyses, cette baisse n'est pas conjoncturelle. ce n'est pas un événement dû euh à une situation économique ou politique, j'ai envie de dire, de court terme.

C'est quelque chose qui est vrais euh euh appelé à durée. On on avait connu aussi, vous l'avez vu tout à l'heure, des pestes pendant quelques années de de l'indice conjoncturel de fécondité en France, en particulier dans les années 90, qui s'était traduite ensuite par une remontée. Nous nous ne pensons pas que nous nous c'est un phénomène comme ça conjoncturel qui va être amené à à se remonter.

Nous ne pensons pas qu'on va retrouver dans les années qui viennent un indicateur de de fécondité autour de deux. Alors, pourquoi est-ce que nous nous avons ce relatif pessimisme ? D'abord la la fécondité baisse à tous les âges alors que pendant longtemps comme l'a montré madame Luminez tout à l'heure, on avait une fécondité qui baissé aux âges jeunes mais qui était compensé par une hausse aux âges plus âgées parce que nous étions dans une phase de décalage du calendrier.

Ce n'est plus le cas aujourd'hui. Ce qu'on constate aussi, c'est la question nous a été posée tout à l'heure, c'est que cette baisse, on la trouve partout en France, à la fois dans tous les territoires, les territoires urbains, les territoires ruraux, dans l'ensemble de l'hexagone. On l' en trouve, on l'a trouvé aussi dans toutes les catégories sociales.

Euh voilà, donc c'est quelque chose qui est qui nous semble vraiment à la fois durable et général. Le deuxième élément qui nous fait penser que cet élément est structurel, ce sont les résultats de de que nous avons publié notamment le monsieur Touton l'été dernier, les résultats de la dernière enquête relation familiale et intergénérationnelle dans lequel nous voyons à la fois que euh le le le nombre d'enfants souhaités, les intentions de fécondité, en particulier des jeunes adultes, sont beaucoup plus basses qu'il y a qu'il y a 20 ans, hein. chez les jeunes de 30 à 34 ans.

En 2005, quand on vous demandiez aux personnes combien d'enfants souhaitez-vous avoir et qu'on additionné ce souhait d'enfant au souhait aux enfants qu'ils avaient déjà eu, et bien on arrivait à un total de 2,6. Aujourd'hui, ce total est de 1,9. Voilà.

Donc les intentions de fécondité des jeunes adultes sont orientés en baisse pour les hommes comme pour les femmes dans toutes les catégories sociales, pour toutes les origines, pour tous les niveaux de revenus. Ça c'est quand même un élément qui est important et en particulier ce que l'on constate c'est l'augmentation du nombre de personnes qu'elles disent qui qui disent ne pas souhaiter avoir d'enfants. Cette augment cette part augmente.

Le le on a une concentration du de l'intention de fécondité autour du nombre de deux hein et puis une diminution du nombre de personnes qui souhaitent avoir plus de deux enfants. Ça ce sont vraiment des éléments forts. Deuxième élément qui nous relativement pessimiste sur la perspective d'une remontée importante de la de la de la fécondité, c'est la baisse de la taille idéale des familles.

C'est seulement les Français considèrent veulent avoir moins d'enfant, mais considèrent que la taille idéale de la famille qui était de 2,7 enfants en 1998 est aujourd'hui de 2,3 hein. Voilà. Donc alors il y a toujours eu un écart entre la taille idéale et la taille réelle. taille réelle qui était plutôt de deux, hein.

Mais le fait que la taille idéale baisse, ça nous dit quelque chose sur euh l'opinion générale de la population, sur la sociologie, sur la vision de la famille dans notre société. Cette taille idéale, elle est à peu près la même quel que soit l'âge et elle a baissé aussi quel que soit l'âge au cours des des 20 dernières années. Troisème élément qui qui nous fait penser que il n'y a pas de raison d'imaginer qu'il y a une forte reprise à la hausse, c'est que nous nous situou qui est non seulement européen comme l'a dit Sylvie Lemez, mais qui est mondial.

La fécondité, elle a baissé dans le monde entier. Aujourd'hui euh tous les pays du monde, j'ai envie de dire du Japon jusqu'au jusqu'au Chili, on peut le prendre dans le sens où on veut selon le sens on lit, sauf la l'Afrique et quelques régions d'Asie, mais seulement quelques régions d'Asie ont euh une une fécondité inférieure au seuil de revellement inférieur à de que c'est très important hein de de voir ça aujourd'hui. Non seulement la France n'est pas isolée et même plutôt en haut des classements en Europe, mais elle est en haut du classement dans le monde hein.

Et encore une fois, vous regardez une carte, vous regardez le le évidemment les pays d'Asie du Sud-Est, vous regardez la Chine, l'essentiel de l'Inde, la Turquie, l'ensemble de l'Europe, l'Amérique du Nord, l'Amérique du Sud. dans tous ces pays euh la euh le la fécondité est inférieure à deux et elle est nettement en baisse. C'est un sujet sur lequel nous avons euh nous avons publié récemment avec l'exception effectivement de l'Afrique dans lequel effectivement la fécondité baisse là aussi fortement mais reste supérieure au seuil du revement des génération.

Donc ça je crois que c'est un un élément important. Alors du coup, les causes de cette baisse euh il faut pas les penser uniquement, j'ai envie de dire, à l'échelon national, ni à l'échelon de notre conjoncture économique ou même politique. C'est vraiment un phénomène sociétal euh mondial.

Alors, ce que les démographes au niveau mondial considèrent comme étant aujourd'hui une deuxième transition démographique après celle qui nous avait amené d'une autre, vous savez ce qu'on a ce qu'on a ce qu'on a appris tous à l'école, au lycée, au collège, c'est-à-dire on passe d'une hausse d'une faute mortalité et une forte natalité à une baisse à une faible mortalité, notamment une très faible mortalité dans les âges jeunes et une natalité qui s'y adapte et tout ça s'équilibre finalement autour de deux enfants par famille. Et bien cette transition que nous avons vécu, elle on voit arriver une deuxième transition hein dans lequel la natérité est beaucoup plus basse que les deux que le les fameux deux qui permettent de renouveler. Alors c'est dû à quoi ?

C'est du vraisemblablement à la montée d'un certain individualisme. C'est-à-dire qu'on ne considère pas aujourd'hui qu'on doit faire des enfants et qu'on doit à la société des enfants, mais qu'on fait des on a des enfants parce qu'on en a envie et parce que c'est aussi cohérent avec notre souhait de de vie. aussi parce que le coût de l'éducation augmente et que du coup voilà le le comme l'exigence vis-à-vis de l'éducation d'enfant est plus forte et que son coût augmente et bien on hésite à avoir des enfants.

Ensuite parce que la maternité est contraignante pour la vie pour la vie personnelle et professionnelle notamment pour les femmes. C'est-à-dire avoir des enfants, ça coûte dans la carrière et ça coûte dans la vie professionnelle parce qu'il faut à la fois à la fois on a une carrière plus difficile quand on est mère et on a aussi une vie personnelle qui est en j'ai envie de dire qui qui est prise à la fois par le travail et par l'éducation des enfants et dans lequel collectivement les hommes sont beaucoup moins présents. Et puis on voit aussi une peur pour l'avenir.

Ça, je pense que c'est quelque chose qu'on a bien vu aussi que que Laurent Touton a bien montré dans les premiers résultats de l'enquête sur les intentions de fécondité, c'est que les jeunes générations ont plus peur pour ell, c'est peur d'un d'un déséquilibre en défaveur de leur génération, enfin en défaveur de de de la jeunesse, ont une peur sur l'évolution de la démocratie, une peur sur l'évolution aussi écologique de de la de la planète et que ça ça pèse aussi sur leurs intentions de fécondité à la limite presque plus que leur peur économique. C'est quand on regarde les les le niveau d'inquiétude, c'est moins le niveau d'inquiétude économique qui pèse sur les intentions de fécondité que l'inquiétude sur la société en général, l'avenir de la planète et l'équilibre entre la génération. Et je je voudrais vous citer quelques quelques données qui qui ne viennent pas de de l'INED, mais d'une enquête qui a été menée l'an dernier par le au conseil de la famille, de l'enfance et de l'âge qui s'est intéressé aux approches de la parentalité chez les 20 35 ans.

Et notamment, je trouve ça intéressant hein, bon, je veux pas tout vous dire, mais il y a une typologie de la façon dont les jeunes voient la famille. Alors, chez les jeunes de qui n'ont pas d'enfants, qui sont aujourd'hui majoritaires, chez les chez les moins de de chez les 20 35 ans, vous avez 40 % en gros des jeunes qui considèrent qui ont une vision conformiste de la parentalité, qui considèrent que il faut être parent parce que j'ai envie de dire c'est comme ça, c'est un rôle de jeune. Vous avez 40 % qui considèrent que c'est une contrainte, à peu près autant parmi les jeunes générations considèrent que c'est une contrainte par rapport à quelque chose qu'il faut faire et puis on a 20 % qui le perçoivent comme une source d'épanouissement.

Voilà. Mais 20 % bon et alors ce qui est intéressant c'est que il y a d'écart des écarts entre les hommes et les femmes. C'est que les hommes sont plus nombreux à considérer que il faut le faire, il faut être conforme.

Voilà. [rires] Et alors que les femmes considèrent plus que la parentalité est contraignante. Voilà.

Non mais je je je c'est important de de le de le savoir et et dans et d'en et d'en le dire. Alors parmi les parents, voilà. Alors parmi les parents maintenant on a la même chose.

Ça c'était parmi ceux qui ont pas d'enfants. Ensuite parmi ceux qui ont des enfants. Alors parmi ceux qui ont enfants, ceux qui ont une vision épanouie de la famille sont un peu plus nombreux. 44 % mais 44 % seulement.

Ceux qu' on une vision conformiste sont 20 %. Ceux qui ont une vision enthousiaste, ça c'est nouveau, sont 20 %. Donc il y a un peu plus de d'enthousiasme et et de et de et de euh d'épanouissement chez ceux qui ont des enfants que che ceux qui n'en ont pas.

Et puis il y en a 12 % qui considèrent que c'est une contrainte. Et là aussi, les hommes restent majoritaires parmi ceux qui ont une vision conformiste et les femmes parmi ceux qui ont une vision épanouissante. Et je voudrais en profiter pour donner un autre chiffre. euh là qui ne vient pas du HCFEA mais plutôt des études de l'inte, c'est que parmi la baisse euh de de la de la fécondité que l'on constate, on a l'impression que la baisse, elle porte plutôt sur les premières naissances, c'est-à-dire ce voilà, c'est-à-dire que hein, voilà, aujourd'hui l'hésitation alors il faut il faut faire attention parce que il y a peut y avoir des effets d'âge mais globalement c'est les ce sont les premières naissances qui qui diminuent le plus.

Ensuite, on a l'impression que parmi ceux qui ont déjà un enfant, la proportion de ceux qui ont un second, elle ne diminue pas. Bon, il faut voir si ça dure mais voilà nos premières années. Donc, il semblerait que le sujet ça soit plutôt le premier enfant.

Alors, je je sens que j'ai été long. Juste quelques éléments sur les conséquences et puis après on pourra parler si vous le souhaez des des politiques. Donc dans les années qui viennent, il faut bien voir que le premier élément c'est le vieillissement de la population.

C'est ça le premier élément le plus fondamental, le premier impact économique et c'est ce qu'a dit Sylvie. Et ça de toute façon, quelle que soit l'évolution de la natalité, c'est écrit dans notre pyramide des âges, notre population va vieillir et puis parce que la durée de vie augmente et ça c'est plutôt un élément un élément positif. Donc retard des décès, conséquence du baby boom et ça, il n'y aura pas de retour en arrière là-dessus.

Il y aura de plus en plus de décès dans les années qui viennent. Donc la question évidemment du bien-être des personnes âgées et des modalités de la prise en charge notamment en cas de dépendance est évidemment fondamentale. La baisse de naissance à court terme.

On peut considérer que elle va entre guillemets nous permettre faire un certain nombre d'économie. C'est-à-dire que il y a moins d'enfants euh à euh à à à former, moins de très jeunes enfants. Donc il va falloir assurer la garde dans les années qui viennent. ce qui pourrait nous permettre de faire des économies mais aussi d'améliorer des des politiques parce que dans 20 ans, ces enfants qui sont pas là aujourd'hui ne seront pas euh potentiellement des actifs.

Et donc là euh la la question c'est plutôt comment avec moins d'enfants avoir une activité économique aussi forte ? Et là, ce sont les questions de qualité de la formation et aussi de productivité et aussi de place des jeunes générations dans l'emploi puisque on sait aussi, mais ça bon vous le savez que le sujet en France c'est plutôt la proportion de personnes qui ne travaillent pas, qui est problématique plutôt que le le le nombre de personnes. Alors évidemment à plus long terme, la population de la France pourrait diminuer mais dans des rythmes qui dépendent aussi beaucoup du du sol migratoire, hein.

Et donc là aussi la question de la migration quantitative sur le nombre de personnes mais aussi la question de la façon dont les personnes qui viennent s'installer sur le territoire travaillent et contribuent hein. Évidemment donc là évidemment toutes les politiques qui permettront d'intégrer socialement et économiquement les migrants nous permettront de compenser dans les d'ici 20 ans la baisse au moins au moins potenti provisoire de des personnes en âge de travail. Voilà, je propose de m'arrêter là. pourra onra répondre question lancer le débat.

Très bien. Et bien je vais commencer par donner la parole à Olivier. Merci euh président, merci pour ces explications très intéressantes et très précises.

Euh vous nous avez donné en bonne partie les causes, hein. Vous êtes à la recherche des des causes profondes nous aussi. Et puis on est parallèlement aussi à la recherche des politiques publiques qui peuvent influencer ces cette réalité.

Euh évidemment, nous ne sommes pas en Chine comme à une époque encore que c'était pour obliger à la baisse. Il y a pas encore de pays qui ont obligé à la hausse, hein. Il y a pas encore de pays qui ont obligé d'avoir deux enfants.

On le fera pas hein, évidemment. Mais enfin, c'est une c'est une question qui nous bouleverse euh qui a des conséquences considérable notamment euh pour ce qui concerne la France. Mais est-ce que selon vous aussi c'est vraiment lié au développement puisque c'est un phénomène mondial ?

On le voit en Asie où c'est quelquefois plus terrible encore. En Corée, on se rapproche de un, je crois. On est même en dessous, voyez. en dessous de un, ça veut dire euh une division par deux du nombre d'habitants dans le pays très très rapidement, hein.

Donc, ce sont des tendances très fortes. Vous dites l'Afrique, mais même au Maghreb, on se rapproche de deux ou on est quelquefois même en dessous dans certains endroits et et même l'Afrique sub-saharienne commence quand même à baisser de manière significative. Donc euh mes mais mes questions euh concernent notamment la euh à la fois vous avez beaucoup euh répondu d'abord mais euh de de faire en sorte de peut-être encore comprendre un peu mieux dans la partie des personnes qui n'ont pas d'enfant et qui euh euh est-ce que vous avez identifié notamment dans les 40 45 ans, vous l'avez abordé déjà mais peut-être approfondir le choix délibéré euh est-ce que C'est lié à l'infertilité ?

Est-ce que c'est lié à la solitude ? Est-ce que vous pouvez aller un peu plus loin dans les causes euh sur les les disparités territoriales, vous l'avez abordé aussi. Est-ce que vous savez identifier par exemple les causes ?

Est-ce que ça peut parfois être le prix du logement au mètre carré par exemple ? Est-ce que ça peut être le l'accessibilité au service de garde d'enfants qui est peut-être difficile dans certaines villes, dans certaines métropoles ou même dans certains dans certains endroits ? Existe-t-il des retournements ?

On a on a fait un déplacement avec quelques collègues et le président au Portugal. On a vu qu'il y avait un début de d'inversement de courb mais forcé de reconnaître qu'ils ont mis des moyens considérables notamment très concrètement en visant la gratuité du du de des crèches et des modes de garde. parce que selon vous ça peut avoir de l'influence puisqu'on est à la recherche de politique publique et de manière plus générale quel facteur nous puisque on est responsable présentation nationale mais de on est à la recherche de politique publique quels facteurs peuvent être déterminants pour relever et pour avoir des motifs d'espoir le taux de natalité dans notre pays ?

Je vous remercie. Répondre à ces premières séries de questions et après on ouvrira le débat. Mais merci beaucoup pour pour toutes ces questions.

Euh alors premier sujet, je prends je prends pas dans l'ordre sur la question ville campagne globalement on constate que la fécondité est plus élevée aujourd'hui dans les zones disons pas dans disons qu'elle est faible dans les grandes villes et qu'elle augmente quand on s'éloigne des des grandes villes qu'on va d'abord dans leur périphérie puis ensuite dans les dans les zones rurales. Donc effectivement, on trouve un gradient de fécondité très claire. Cependant, la baisse, elle a lieu partout.

Donc là, je pourrais vous envoyer la toute dernière publication de de du bilan de conjoncture démographique de LINED au mois de décembre dont je pourrais vous on pourra vous redonner les les coordonnées, le montre très clairement. Euh voilà, plus vous viviez dans une zone qui n'est pas dense, plus globalement vous avez d'enfants à âge donné, hein. Donc, il semblerait que plutôt, pour répondre à vos questions, le prix au mètre carré joue plus que l'accessibilité aux services.

Puisque quand on va habiter dans des zones rurales ou dans les petites villes, l'accès à des services de garde d'enfants est peut-être plus difficile. Mais par contre, évidemment la surface disponible et est importante. Ce ce c'est plus importante.

Alors, en revanche, la baisse, elle a lieu partout. La baisse des dernières années, elle est à la fois dans les zones rurales, les petites villes et les grandes villes. Ce que l'on constate aussi, c'est que les personnes qui déménage des grandes villes vers les petites villes ou des grandes villes vers la campagne ont plus d'enfants dans les années qui suivent le déménagement.

Le problème, c'est que dans quel sens ça se fait ? C'est est-ce que c'est ceux qui veulent le plus d'enfants qui déménagent ou est-ce que c'est le déménagement ? Évidemment, il y a il y a un mélange des deux, hein.

Mais en tout cas, ce qui est sûr, c'est que globalement, on voit que il y a un lien entre le le le projet de de voilà le la réalisation d'un projet parental et et les déménagements, mais sans qu'il soit évidemment facile de de dire dans dans quel sens. Alors, vous vous parlez des questions d'infertilité et de leur rôle. On a bon les les experts qui ont travaillé sur ce sujet considèrent que les questions d'infertilité, donc la difficulté d'avoir d'avoir un enfant joue pour peut-être 0,1 % maximum dans en gros c'est s'il n'y avait pas de de de d'aide à la à la procréation excusez-moi procréation assistée on aurait 0,1 enfant de moins. et encore c'est un maximum.

Donc ce n'est pas la question de la de la de la de la de le de l'aide à la procréation n'est pas à elle seule une solution globale. Alors c'est évidemment une solution pour la souffrance des couples et pour les personnes qui veulent avoir des enfants. Bon évidemment ça ça les aide mais globalement ce n'est pas la solution globale, c'est une solution qui permet effectivement au couples d'un certain âge notamment d'avoir des enfants ou au couples qui soufflent de de certaines pathologies d'avoir des enfants. et à elle seule.

Ça n'est pas de de nature, voilà, à à régler la question. Ce qui est sûr, c'est qu'une information des des de la population, des jeunes sur le fait que la fertilité baisse au-delà d'un certain âge pourrait peut-être dans une certaine mesure elle aussi jouer probablement à la marge sur la réalisation des désirs de fécondité. Aujourd'hui, on a des personnes qui souhaitent avoir des enfants et qui n'en ont pas, hein.

Donc effectivement, les aider à en avoir, ça peut être ça peut être une bonne chose. Il y a aussi quelque chose qui est important qui a permis à la France vraisemblablement pendant longtemps d'échapper à la baisse de la fécondité, c'est que nos politiques familiales dans leur ensemble sont générales. C'est-à-dire que nos nos politiques familiales ne vous exigent pas que vous soyez mariés, par exemple, pour avoir des enfants.

Voilà. Donc effectivement quand les les pays qui nous regardent enfin qui qui se comparent à nous considèrent que effectivement le fait que les incitations fiscales, les aides fiscales à la famille soient à la fois pour les mariés, les nonmariés ou les mères seules et cetera, ça c'est très important que aujourd'hui euh la procration la procréation médicale assistée sont soit ouvert au couples de femmes ou aux femmes seules. Évidemment, ça ça ne fait pas beaucoup mais tous ces éléments qui font que les politiques d'incitation à la famille, des politiques familiales soient universel, ça c'est des ça c'est des choses qui jouent et qui qui globalement ont aidé la France jusqu'à présent à rester plutôt en haut hein du du des des classements que l'on a vu, même si on n'est pas dans un concours mais aujourd'hui d'avoir plutôt une fécondité plus élevée que des pays comparables.

C'est clair que c'est clair que ça peut jouer en faveur si on souhaite faire remonter la la fécondité. Alors, il y a-t-il eu des retournements et cetera ? Est-ce que il y a des politiques qui qui permettent de de de faire remonter la fécondité ?

Globalement non. globalement en tout cas des politiques strictement pronatalistes qui visent uniquement j'ai envie de dire à court terme à dire là maintenant fait des enfants qu'elle soit incitative ou qu'elle soit même plus voilà des des politiques de type politique chinois non ça ne marche pas aujourd'hui juste dire aux gens faites des enfants et même à les aider à très court terme à leur donner des des des des à leur verser des aides ou à leur verser des compenses sensation parce qu'elle ne travaille pas. Ça ça marche ça peut marcher à court terme sur quelques années.

C'estd qu'effectivement ça peut accélérer un calendrier de fécondité. C'est que vous faites he dans les pays dans lequels on a mis en place des des des aides fiscales ou des aides sociales. Effectivement ça a pu pendant quelques années faire remonter leur nombre de naissances.

Simplement le le le la fécondité ça se joue sur un sur sur 20 ans. Tiens c'est que c'est c'est un souhait de fécondité pour une famille. Ça se fait entre ou pour une personne, ça se fait en 20 entre 20 ans et 40 ans.

Et donc bah si vous avez tout d'un coup une aide à la fécondité qui arrive ou une incitation, bah vous allez peut-être la prendre mais du coup bah c'est un enfant que vous aurez un peu plus tôt, vous aurez tout de suite mais ça ne changera pas votre perspective. Or ce qui est important au niveau global sur la société c'est le nombre total d'enfants que les hommes ou les femmes auront. Et c'est pas tellement l'âge où ils les ont.

Donc globalement, si vous prenez l'exemple de la Chine, la politique de l'enfant unique quand elle était extrêmement coercitive n'a pas fonctionné. Les Chinois ont un enfant par femme depuis qu'ils n'ont plus la politique de l'enfant unique. Voilà.

Et aujourd'hui, vous savez la même politique euh un peu coercitive qui vise à forcer, non pas forcer les femmes mais par exemple empêcher les femmes d'avorter ou empêcher la stérilisation. et ben ces politiques coercitives ne fonctionnent pas plus à la hausse qu'elle n'avait bien fonctionné à la baisse. Donc les les je je on peut on pense que les les les politiques publiques qui pourraient éventuellement permettre un un retournement, ce serait plutôt alors outre comme je l'ai dit des politiques qui aident l'ensemble des familles et l'ensemble des formes des formes familiales, ce serait des politiques d'information hein sur sur les questions de de sexualité, de droit de droit de droit affectif et de droits reproductifs. passeraiit ce que je disais tout à l'heure des politiques qui permettraient aux femmes de ne pas être pénalisé en tant que maire dans leur carrière professionnel hein et donc ça serait des politiques d'organisation du travail qui feraiit que on hésite moins à vous recruter quand vous risquez d'avoir un enfant ou est-ce qu'on hésite moins à vous donner un poste quand vous risquez d'avoir des enfants et là probablement même ce serait c'est aussi certainement des politiques publiques qui viseraient à ce que les pères aient un rôle beaucoup plus important dans l'éducation des enfants en étant mieux formé et sur et et et surtout plus présent.

On a quand même dans l'enquête du du ha conseil à la famille, à l'enfance et à l'âge que j'ai tout à l'heure un nombre négligeable de femmes qui ont des enfants et qui disent si le père avait été plus présent pour l'éducation du premier, peut-être que j'en aurais eu un second ou un trè. Donc ça c'est et ça c'est quelque chose qu'on voit aussi dans des certain nombre d'enquêtes notamment des enquêtes comparatives entre pays européens. On constate que les pays dans lequels la fécondité a le plus baissé et elle a de plus mal à le remonter, c'est celle dans lequel les femmes ont pris beaucoup de place dans le monde du travail sans que les hommes soient présents au domicile et dans l'éducation euh des des des enfants.

Voilà. Donc voilà un peu des des idées, hein. Alors c'est plus facile à dire qu'à faire hein.

Et puis il y a aussi toute la question de la confiance. Alors, la confiance dans les politiques, c'est-à-dire que les politiques dont on a l'impression qu'elles ne vont pas durer, c'est pas elles qui seront efficaces. Ce qui est important si on veut s'investir dans une la création d'une famille, c'est la sensation que euh l'aide publique, notamment l'aide à l'éducation, euh l'aide au logement, euh l'aide à la tout ce qui va être tout ce qui va favoriser le les banusement de famille si les politiques publiques changent et si on a l'impression que bah on augmente le un congé parental mais qu'on diminue une aide fiscale ou qu'on diminue les moyens qu'on va mettre dans l'éducation et cetera, ben du Du coup, vous allez diminuer la la crédibilité des jeunes dans la politique familiale et donc bah évidemment ça va peut-être les les faire hésiter dans leur projet.

Voilà, j'ai été bavard, je m'excuse. Le complément je voulais dire à quel point je je pense que les politiques de conciliation, vie familiale, vie professionnelle sont quand même importantes, hein, même si on voit que dans les pays nordiques la fécondité baisse alors que ces ces politiques sont assez développées. Et dans votre enquête de l'INED euh sur les intentions de fécondité, si je me trompe pas, euh les couples qui sont sensibles à la question de l'égalité femme-homme souhaitent un peu moins d'enfants que les autres.

Enfin, je sais pas si c'est aussi un signe qu'il y a quelque chose à faire de ce côté-là parce que c'est très très clair que l'arrivée des enfants, la conciliation pèse encore aujourd'hui énormément sur les femmes qui se mettent à temps partiel, qui saisissent moins. Alors soit soit c'est dans leur entreprise, soit c'est elles-même pour se consacrer davantage aux enfants, mais il y a vraiment une pénalité salariale, donc des une progression du revenu salarial après la l'arrivée d'un enfant qui est nettement moindre. Alors qu'on observe le contraire pour les hommes.

Donc voilà, c'est un élément aussi qui peut être important et notamment pour les jeunes générations. Très bien. Merci beaucoup.

Je donne la parole à Florence Laarade la jour. Merci beaucoup pour cette pour toutes ces informations qui montrent que l'Europe est concerné. Le micro, pas le bon micro.

C'est pas le bon micro pardon. Voilà. Euh est-ce que Bon, alors merci beaucoup pour toutes toutes ces ces informations qui peuvent éclairer aussi nos nos réflexions.

Est-ce que la France a pas été une exception pendant euh de nombreuses années du fait de la politique et du caution familial et euh du logement et des emplois à domicile ? Est-ce qu'on a pas quand même accéléré les choses en renonçant à tous ces avantages ? Je m'explique, quand certaines familles ont deux enfants qu'il faut augmenter la taille du logement et qu'on a pas forcément l'aide à domicile qu'on aurait pu avoir jusqu'à il y a quelques années pour pour aller jusqu'au troisème enfant justement, est-ce que c'est pas sur ces familles qu'il faut euh finalement à nouveau insister ?

Deuxièmement, vous vous avez vous parlez beaucoup de de fécondité, pas beaucoup de fertilité. On sait très bien que la la fertilité chez les femmes avant 30 ans est quand même bien meilleure, mais malgré tout, les les jeunes femmes font des études, veulent avoir les mêmes emplois que les hommes. Et comment comment apporter de la bienveillance ?

Enfin, on est d'une génération où de toute façon, on a connu ça. C'était important pour nous de travailler. Malgré tout, il fallait se débrouiller pour le pour le reste, donc repousser les les grossesses et c'est vrai que c'est quelque chose qu'on qu'on peut avoir vécu soi-même.

Néanmoins, est-ce que il faut se contenter de dire "Bon ben, on est là-dedans, on continue comme ça ?" Moi, quand j'ai commencé mes études de pédiatrie, on m'a dit "Tu fais un métier qui n'existera plus." D'ailleurs, le président de l'ACNA m'explique qu'il n'y a plus besoin de pédiatre.

Les métiers de l'enfance est vont-il disparaître ou pas ? Je vais je vais pas être plus longue, mais chaque fois j'en remets. Je parle pas de la mortalité infantile non plus.

Je sais pas si vous êtes préoccupé du fait qu'on est passé de 2 pour 1000 à 4 pour 1000 en France. Est-ce que ça alourdit pas le l'addition ? Merci beaucoup.

La parole à Daniel Chassin. Merci monsieur le président. Merci euh pour toutes ces explications extrêmement complètes et précises.

Donc moi je petite question euh mais vous avez partiellement répondu. Donc l'aide la PMA en France est quand même très compliqué. Il faut attendre plus d'un an pour avoir un rendez-vous.

Euh est-ce que ça a une action enfin une préjudice à la marge ? Et deuxièmement, je sais pas si vous avez répondu à ça, la première grossesse actuellement est après 30 ans. Il y a 25 ans, c'était à 25 ans, en 2000.

Est-ce que on n' pas une diminution de la fécondité à partir de un petit peu à partir de 25 ans ? Et est-ce que si vous voulez cela alors après 30 ans pour privilégier la carrière, est-ce que ça a une incidence ? Merci.

Merci bien. La parole est à Lance Munerbrone. Merci monsieur le président.

Alors merci pour vos explications. Moi j'avais quelques questions concernant les décès. Vous nous avez parlé de 800000 décès.

Est-ce que vous pouvez nous en dire plus sur les catégories d'âge de voilà. Est-ce qu'il y a une augmentation du décès des jeunes ? et je rejoindrai la la remarque de ma collègue sur la mortalité infantile.

Euh, elle est en hausse. Est-ce qu'on a une une idée de des enfants mornés ? Euh, il semblerait qu'il y ait une augmentation aussi de de cette catégorie.

On on remarque le décrochage sur les naissances qui s'accentue à partir de 2022 presque dans tous les pays que vous nous avez montré mais s'accentue fortement. Est-ce qu'il y a une raison physiologique qui fait que il y ait une baisse des naissances ? Quelle est la part dans les naissances de de l'immigration ? parce que on peut imaginer que l'immigration ils ont plus d'enfants et que c'est un moyen.

Est-ce que c'est encore maintenu ? Est-ce qu'une femme a plus d'enfants ? Voilà.

Et l'adoption euh est-ce que on peut compenser par on a parlé de la procréation assistée, mais est-ce que quels sont les taux d'adoption ? Comment ça se passe ? Et je suis complètement d'accord avec vous.

Il faudrait que les femmes puissent être un peu avantagées quand elles choisissent d'avoir des enfants. Pour moi, le la retraite est un problème, hein. Le les trimestres qui pourraient compenser, enfin, il faudrait une solution.

Aujourd'hui, les femmes qui ont eu des enfants, elles ont en général levé le pied sur leur carrière et elles travaillent plus longtemps. Ce sont elles qui sont encore à l'emploi pour avoir des retraites pleines. Merci.

Merci beaucoup. Parole à Patricia Demass. Merci monsieur le président.

En fait, on a bien compris qu'on était face à un tournant historique et ce n'est plus seulement une baisse de la natalité dont on parle mais un changement de paradigme sociétal. Au final, je voulais vous poser une question déjà sur sur les jeunes et sur cette baisse de natalité, ce désir de de baisse de natalité et je me posais la question de savoir si Lined disposait d'études comparatives sur la durée d'accès au premier CDI et au logement stable en France. parce qu'au final est-ce que cette instabilité ne pourrait pas être le premier facteur d' de le premier contraceptif, j'allais dire au final sur sur les jeunes cette précarité donc euh qui qui relèverait plus d'un choix de stabilité par rapport à l'emploi, d'un choix de stabilité par rapport au logement.

Est-ce que ces deux éléments jouent sur cette euh ce constat de bah de d'avoir moins d'enfants ou tout au moins pour le premier enfant ? par rapport à à la montée de l'écoanxiété, je voulais aussi faire référence donc à ce mouvement no kid des 20 35 ans. Est-ce que vos données montrent que nous changeons au final de civilisation et de souhait par rapport à ça ?

Est-ce que la source d'angoisse est climatique ? Est-ce qu'elle est financière ? Est-ce que vous avez donné des données sur ce sujet ?

Et puis enfin, un dernier sujet par rapport au télétravail. Est-ce que le télétravail ne vous avez des données sur le sujet ? Est-ce que cela ne pèse pas mentalement sur le désir d'enfant des femmes pour tout au moins le deuxième enfant ?

Parce que lorsqu'on Oui, peut-être. Non, non, pas forcément. Pas au contraire parce que quand on a du télétravail et qu'on a aussi des enfants, ça peut être aussi un frein sur le deuxième enfant.

Moi, je voulais savoir si vous aviez des données sur ce sujet. Merci. Merci bien Solange Nadille.

Merci monsieur le président, madames, messieurs. Alors, je suis un peu euh perturbé par votre premier développement avec vos chiffres puisque dès le début, vous avez fixé le cadre, vous allez parler de données de la métropole, de données métropolitaines hexagonales. Donc, j'aimerais savoir déjà est-ce que vos chiffres ne concernent et votre analyse ne concerne que le territoire hexagonal puisque je suis Solange Nadie, sénatrice de Guadeloupe et donc moi je vais vous dire ce que je sais et je vais vous poser des questions et si vous pouvez me répondre tant mieux.

La Guadeloupe compte aujourd'hui environ 380000 habitants. Nous nous perdons en moyenne euh 0,5 % d'habitants chaque année et principalement en raison du départ des jeunes actifs. Moi, j'aimerais savoir comment l'INED analyse-t-il le décrochage démographique durable et quel leviers publics peuvent réellement inverser cette tendance.

Dans un deuxième temps, un habitant sur 4 en Guadeloupe a plus de 60 ans. Et ça c'est valable aussi pour le certaines régions ultramarine à part Mayotte ou la Guyane. Et les projections indiquent qu'il pourrait représenter près d'un/ers de la population d'ici 2030.

Comment l'INED évalue-t-il l'impact de ce vieillissement accéléré sur le système sur les systèmes de santé, de dépendance et de solidarité dans les territoires ultramarins ? Et en et enfin la troisème question et elle est un peu normale puisque je vous ai dit dès le début ma déception de de cette présentation de chiffres. Comment l'INED explique-t-il cet écart et quelles actions envisage-t-il pour renforcer la production et la diffusion de données chiffrées spécifiques aux outres mè ?

Je vous remercie. Merci. Pour terminer Annie Luerou.

Merci pour la présentation et les réponses que vous avez déjà apporté et mes questions. Rejoignez aussi certaines qui ont déjà été posées, mais je voudrais que vous soyez peut-être un petit peu plus précise dans les analyses que vous avez pu faire. Est-ce que les politiques familiales, je pense au Portugal par exemple où la courbe a été inversée, quels sont les éléments qui ont fait que bah les choses ont finalement changé euh concernant le nombre d'enfants euh désirés ?

Al, j'ai pas tout à fait compris, mais j'ai quand même on constate quand même que le le peu de familles font enfin passent de deux à trois enfants en fait. Est-ce que c'est un phénomène qui touche de la même manière les zones urbaines et les zones rurales ? Parce que vous avez aussi dit que les ces monsieurs que les familles lorsqu'elles pass elles partent à la campagne, on constate qu'elles font plus d'enfants et cetera.

Est-ce que vous pouvez nous donner plus d'indications euh là-dessus ? Euh ensuite, sur l'infertilité, euh ça ne jouerait que à très très peu de choses, à dit 0,1 %. Pourtant, on entend beaucoup dans notre environnement en fait le fait que il y a un d'une part les causes de l'infertilité qui serait d à des troubles qui qui proviendraient de notre mode de vie, de notre qualité d'alimentation et et de l'environnement, mais aussi la peur de l'avenir du fait d'une dégradation de l'environnement et on ne veut pas faire grandir nos enfants dans un environnement qui serait donc il y a les deux éléments effectivement.

Donc est-ce que enfin ce 0,1 % il semble peu par rapport à ce que l'on peut communément entendre ? Et puis une autre question concernant la on voit que il y a une décohabitation des ménages, donc une monoparentalité plus importante. Donc les femmes se séparent et les hommes se séparent plus souvent aujourd'hui.

Est-ce que vous avez pu analyser la question de la l'augmentation de la natalité au regard de la refondation d'une deuxème voire d'une troisème famille ? Et puis dernière question sur le l'actualité du No Kids, est-ce que notre société finalement est très réticente à la place des enfants et cetera ? parce que ça a aussi une influence sur nos jeunes qui finalement ne veulent pas faire grandir leurs enfants dans une société qui voilà qui ne prend donne pas la place à la famille et aux enfants tels qu'il pourrait l'envisager.

Et donc pour terminer cette fois Ronde pour ses manges. Oui. Merci monsieur le président, merci pour vos exposés.

Moi, j'aurais souhaité que vous nous donniez une vision globale mondiale parce que en fin de compte, je tenter de dire est-ce si grave docteur d'avoir une baisse ainsi générale, vous l'avez dit, mais est-ce que l'accroissement de la population sur le plan mondial [rires] devait être sans limite ? Et ce pic, on nous disait on sera 7 milliards, 8 milliards, 9 milliards, 10 milliards, 12 milliards. Bien quelque part en tant qu'écologiste, sans vouloir faire du maltus, du postmaltus, ça posait quand même souci.

Donc euh le le taux de renouvellement effectivement quand on dit qu'il est inférieur à deux, tout de suite on se dit il y a un risque d'extinction de notre espèce quoi hein. Euh mais c'est pour dans quandamp et malheureusement je crois qu'il y a d'autres risques avant que le risque démographique porte ainsi ses ces effets négatifs sur la périnité de l'espèce homme quoi, homme-femme quoi, homme au sens humain. Voilà, il faut aussi peut-être avoir les politiques dont on a parlé qui sont afin que tout simplement le le nombre d'enfants réels soit le plus proche de du souhait.

Enfin, je je veux dire, c'est ça la politique que nous devons faire, c'est pas vouloir remonter à tro euh euh pour faire monter la population française dans la population mondiale. Donc la politique publique doit en quelque sorte non pas se résumer mais presque dans le fait qu'il faut permettre à au désir et à l'intention d'enfant de se réaliser qui est que l'écart ne soit pas économique de carrière professionnelle, tout ça vous l'avez bien pointé mais sur le plan mondial quel est le risque ? C'est ce qu'il faut poser et et sans compter qu'effectivement la politique, on parlait du Portugal mais enfin la politique d'immigration de d'immigration, je pense aussi à l'Espagne qui dernièrement a a régularisé 500000 travailleurs a aussi son poids.

Et vous avez parlé de 120000 mais dans le passé il était supérieur. Nous faisions plus d'enfants et le flux migratoire était supérieur. Donc c'est deux deux axes.

Voilà. Merci beaucoup. Je vais vous donner une donc pardon la parole on pour faire une réponse globale et avec quelques points particuliers.

D'accord. Quel le nom vu le nombre de questions qui commence ? Je commence sur les don Oui, je je vais commencer sur quelques aspects qui concernent plutôt les données, les informations disponibles.

Alors, tout d'abord madame pour vous répondre, tous les chiffres que j'ai présentés concernent toute la France. La seule chose, c'est qu'il y a certaines séries qui remontent loin dans le passé qui ne sont que sur la France hexagonale. Mais autrement, dans les toutes premières cafes que j'ai montré, il y avait la France depuis je sais plus hein, enfin y compris les Domes et y compris même depuis 2014.

Donc et en fait, il y a énormément d'informations sur le site de l'INC. Donc là, j'ai fait un cadrage très général, mais c'est vrai que la la situation de la Guadeloupe, par exemple, il y a une baisse des naissances euh à la fois parce que la fécondité des femmes baisse, mais contrairement à ce qu'on observe en moyenne sur l'ensemble de la France, il y a aussi effectivement un nombre de femmes en âge d'avoir des enfants qui diminuent puisque il y a une partie des des jeunes qui s'en vont. Donc il y a les deux facteurs en fait dans le cas de de la Guadeloupe qui explique la baisse des naissances.

Il y a une question aussi sur les données sur les personnes immigrées. Alors dans les les parents les les enfants qui ont un parent ou deux parents nés à l'étranger, euh ça représente en gros 34 % des naissances. C'est les derniers chiffres.

Si vous voulez, on pourra on pourra vous les donner. Euh alors, il y a il y a plusieurs choses à dire de de ce point de vue-là, c'est euh d'un côté la proportion d'immigrés en France croit régulièrement euh mais euh voilà, ça croit notamment depuis euh le début des années 2000. La deuxième chose qu'il faut savoir, c'est que les les personnes immigrées sont très majoritairement d'âge actif.

Donc ça ça a aussi beaucoup d'importance par alors sur les naissances évidemment parce que c'est des âges où les personnes sont les plus fécondes, mais ça aussi beaucoup d'incidences sur marché du travail, sur l'économie sur les ratios de dépendance seior par rapport aux personnes d'âge actif. Donc du coup voilà, il y a aussi ces aspects là à prendre en compte parce qu'ils sont très importants hein, notamment par rapport au système de retraite et ensuite la fécondité des femmes immigrées. Alors ça dépend des origines des pays mais euh est plus importante en moyenne que celle des femmes euh nées en France.

Après, quand on regarde à niveau de de diplôme pour les diplômes du supérieur, c'est les mêmes ordres de grandeur, hein. Les les écarts se voient surtout pour les niveaux peu diplômés. Et on l'a dit tout à l'heure, la fécondité baisse dans tous les pays du monde.

Donc pour les les femmes immigrées qui arrivent maintenant, la la fécondité est plus basse que celle qu'elle pouvait être par le passé. Et dernier et sur ce point dernier sujet euh c'est ensuite les enfants qui naissent en France avec un ou deux parents immigrés, ils ont une fécondité qui est tout à fait comme celle des femmes nées en France, de parents nés en France. Euh ça c'était les points principaux je crois sur les données.

Puis vous avez aussi une question sur les décès. Euh alors sur les décès, il y a il y a deux choses. Alors on a dit tout à l'heure l'espérance de vie continue à augmenter.

Donc les il y a des gains d'espérance de vie, donc des risques de mortalité aux âges élevés qui continuent à diminuer même si les progrès en terme d'espérance de vie sont se ralentissent. Oui. Enfin sont ralentis assez fortement ces dernières années.

Mais il y a vraiment un effet volume très très important. enfin les classes d'âge à 800 mais 900000 certaines années et donc là il y a la majorité des des baby boomers qui sont rentrés dans la la classe des 65 ans et plus. La génération 1946, elle a 80 ans aujourd'hui.

Donc c'est ça qui explique l'augmentation continue des décès. Donc là, on a tous les détails, hein. Je sais pas ce que vous vouliez savoir précisément sur ce sujet, mais s'il y avait une augmentation de la mortalité infantile Ah, par contre la mortalité infantile, elle a elle a baissé jusque de mémoire en 2005.

Après, elle a légèrement réaugmenté jusqu'en 2011. Elle stagne de plus mais on est on est vraiment pas bien classé en Europe de ce point de vue-là. Alors, j'ai plus tous les travaux en tête, on en a fait à LINC, on pourra vous les envoyer.

Il y a il y a un lien avec des situations de précarité quand même aussi hein des femmes. Il y a enfin ça c'est assez assez documenté mais voilà ça je pourrais vous envoyer les éléments, je ne les ai pas en tête. Et puis après, il y a un sujet enfin qui nous intéresse tous hein qui est de savoir dans quelle mesure l'évolution des des des modes de ville, le fait qu'il y ait des séparations, des unions à nouveau, de quelle manière ça joue sur la fécondité.

Ce que je juste dire, c'est que Lin mais accompagné de Lined a amené une très grande enquête, l'enquête famille qui a été sur le terrain l'année dernière et on on attend beaucoup de de cette enquête parce que on suit l'histoire des personnes, les mises en couple, les séparations, les remises en couple, à quel moment les personnes ont des naissances. Donc on attend beaucoup mais on n pas les résultats pour tout de suite. Ça sera plutôt pour fin 2027 2027.

Voilà. Merci pour toutes ces questions. Alors, il y a tellement de sujets qui sont abordés que c'est un peu difficile de répondre d'une façon globale.

Euh mais peut-être commencer par la question la plus générale. Est-ce qu'il faut s'inquiéter d'une baisse des naissances ou d'une baisse de la population ? Donc ça a été dit, mais je crois que c'est important de le répéter, pour les 15 prochaines années, c'est le vieillissement de la population, l'augmentation des décès, mais aussi l'augmentation du nombre de personnes qui vont souffrir de dépendancier au grand âge qui est devant nous.

Et ça, on a eu 550000 décès dans les années 2000, on est maintenant à 650000, on va être à 800000. Et donc il y a un sujet extrêmement important de la prise en charge de nos personnes âgées et de savoir si ça va être public ou privé à l'intérieur des familles ou bien organisé d'une façon publique. Est-ce que c'est uniquement les femmes qui vont s'occuper des vieux ou des vieilles ou est-ce que les hommes vont prendre leur part ?

Si ce sont des femmes, est-ce qu'elles vont être payées pour ça ? Est-ce qu'elles vont être payées correctement ? Donc ça, ce sont des questions qui sont devant nous avec un gouffre financier très important mais la nécessité impérieuse de traiter bien nos personnes âgées.

Donc là, il y a vraiment quelque chose de très important et la fécondité n'a rien à voir dans l'histoire. Les migrations ont à voir parce que ce sont surtout des femmes migrantes mal payées dans des conditions de vie compliquées qui s'occupent aujourd'hui des personnes âgées comme des enfants d'ailleurs. Et il y a un problème de population disons active qui s'occupe des enfants.

Mais il y a surtout il va y avoir un besoin énorme pour aider les personnes âgées qu'elles restent à domicile ou qu'elle soit d'ailleurs en ÉPAD. Il faudra des gens pour les soins au corps, hein. Et donc, il faut vraiment se rendre compte du fait que ça c'est vraiment pour les 15 prochaines années.

Ensuite, pour la suite, ben si la fécondité baisse, François Clenché l'a dit, les enfants qui ne naissent pas aujourd'hui, ben dans 15 20 ans, ça fera des jeunes actifs en moins. Donc, est-ce qu'il faut augmenter la population active en améliorant les taux d'activité des jeunes mais aussi des femmes ? On a parlé des questions de conciliation ou bien des travailleurs âgés.

On a aussi la question de l'âge de la retraite mais aussi de l'adaptation des postes d'emploi. Euh donc tout ça c'est des politiques qui n'ont pas le but d'augmenter les naissances mais de faire avec hein. Et sur le long terme politique qui diminue.

Donc il y a de plus en plus de travaux de démoéconomique qui montrent que une population qui augmente un peu ou qui diminue un peu, ça change pas grand-chose. De toute façon, ce sont les personnes d'âge moyen qui s'occupent de payer pour les enfants et pour les vieux. Et une population qui diminue un peu, il y a un peu plus de vieux. une population qui augmente un peu, il y a un peu plus d'enfants, mais au total ça change pas énormément.

Ce sont surtout les chocs qui sont importants ou bien les niveaux très importants quand la fécondité est extrêmement basse ou quand elle est extrêmement haute. Là, il y a des problèmes d'ajustement des pays. Donc, je crois que c'est important de poser cette question parce que est-ce qu'on veut une politique pour augmenter le nombre de naissances ?

J'ai l'impression que dans cette assemblée, il y a un consensus pour ça. Mais d'abord, est-ce que c'est possible ? Et ensuite, est-ce que c'est utile ?

C'est c'est pas inutile quand même de se poser des questions. Alors sur le rôle des migrations, on a aujourd'hui un/ers des naissances dont au moins un par an n'est pas né sur le territoire français. Donc les migrations ont un rôle très important, Sylvie Lominez l'a dit, à la fois pour augmenter la population active mais aussi pour augmenter le nombre de naissances.

Alors maintenant dans ce tiers de naissance, il y en a la moitié qui ont aussi un parent qui est né en France et il y a plus on en disons si on veut voir les naissances qu'on pourrait considérer comme les plus étrangères, il y a que 15 % des enfants qui naissent de deux parents qui sont nés eux-mêmes hors de l'Union européenne. Donc entre les naissances d'immigrés et les naissances de natifs, en fait, il y a un hallo très important et plutôt que de craindre un envahissement par les étrangers, c'est plutôt le triste sort des immigrants de devoir se fondre dans la population he et on voit bien ceux d'entre vous qui ont des enfants qui sont en Amérique au Japon, est-ce qu'ils vont devenir des Américains ou est-ce qu'ils vont devenir des Japonais ou est-ce qu'ils vont rester français ? Et donc le risque d'immigration, c'est plutôt que b les migrants, ils rêvent de faire fortune et de rentrer chez eux.

Et puis ils font des enfants, ils sont coincés dans leur pays de destination et il faut qu'ils deviennent des citoyens de ce pays. Donc il y a un effort à faire par les migrants. Il y a aussi un effort à faire pour les populations pour intégrer les migrants le plus rapidement possible, le plus facilement possible.

Donc ça c'est un élément de la politique aussi de de natalité qu'il faut pas oublier. Alors on a parlé de PMA. Bon, l'âge moyen la première naissance est un encore aujourd'hui inférieur à 30 ans.

Il est plutôt de de 29,3 ans. Et les problèmes de stérilité sont des problèmes de santé publique très importants. Euh les disons les méthodes d'assistance médicale à la procréation sont un sujet de santé publique très important.

Mais à l'échelle de la population, François Clanchel a dit si tous les couples qui avaient des difficultés traités, on aurait au maximum 0,1 enfants par femme. Et on voit là l'indicateur conjoncturel de fécondité, il a baissé de 0,4 enfants par femme en 10 ans, donc quatre fois plus. Donc c'est un sujet très important, mais ça n'est pas ou ça a été dit, ça n'est qu'une solution extrêmement partielle à la baisse de la fécondité.

Ce sont vraiment deux sujets qu'il faut distinguer complètement. Il y a des bonnes raisons de traiter les couples qui ont des difficultés pour faire des enfants, mais le fait d'augmenter le nombre de naissances dans le pays n'est pas la raison principale, n'est même peut-être pas une bonne raison. Alors, sur l'environnement, c'est vrai que les il y a une détérioration de la qualité du sperme.

Il y a des perturbateurs endocriniens, il y a des craintes médicales, mais aujourd'hui, on ne peut pas mettre en évidence de lien entre ces détériorations de l'environnement et la baisse de la fécondité. Ça va peut-être venir à l'avenir, mais pour le moment la baisse de la fécondité, elle tient beaucoup plus à des causes qui sont générales et qui ne sont pas des cause physiologique. Alors, il y avait un mot sur les avantages à la retraite.

Je me souv je crois que c'est c'est vous qui disiez que les femmes étaient tellement désavantagées qu'il fallait leur donner des avantages à la retraite. Donc ça, on a montré que ça n'a aucun effet sur la fécondité. Les femmes ne font pas des enfants pour avoir des avantages à la retraite.

Donc si on veut lutter contre les désavantages des femmes, il faut améliorer la situation des femmes sur le marché de l'emploi et pas leur donner des avantages quand elles auront 60 ou 65 ans. Donc ça c'est un élément très important. C'est un espèce de lot de consolation hein.

C'est comme quand on a dit au fonctionnaires, on vous paye pas bien mais vous aurez des belles retraites. C'est c'est pareil ça ça ne ça ne marche pas du tout. Donc c'est presque un piège hein cette histoire de davantage différé.

Il y a encore aujourd'hui en France une inégalité des inégalités entre les femmes et les hommes très importantes. Et ça n'est pas en compensant au moment de la retraite queon va résoudre la question. Alors ça pose la question de la transition he c'est sûr que absolument les générations aujourd'hui de femmes qui ont peu travaillé ou qui ont eu des carrières interrompues souffriraient si on enlevait tous les avantages familiaux.

Mais à terme, les avantages familiaux sont plutôt désavantageux euh pour les femmes. Mais bon, ça c'est enfin je vais pas Alors, peut-être un mot sur le Nokid et sur les inquiétudes. Donc d'une part, on a été surpris dans notre enquête par l'ampleur des inquiétudes.

Les jeunes sont soit inquiets, soit très inquiets. Et d'une certaine façon, ils ont raison de l'être. les rapports du GC qui montrent le réchauffement climatique et le déni total des politiques depuis une dizaine d'années, les risques de conflit, la fragilité économique dans pas mal de pays, mais en France la fragilité économique des jeunes est beaucoup moins que dans d'autres pays un facteur donné par les jeunes pour ne pas avoir d'enfants.

On a effectivement les inégalités entre les femmes et les hommes, le fait que les femmes voient beaucoup plus qu'avant le piège que c'est pour elles de faire des enfants. Mais le d'une manière générale, la fragilité économique est un facteur très important dans beaucoup de pays d'Europe et moins présent en France grâce à la force et l'histoire de la politique familiale qui fait que les gens ont l'impression que de toute façon ils vont être aidés s'ils font des enfants. Ça pose d'ailleurs la question de la politique d'abord de la la stabilité de la politique familiale.

On voit les congés parentaux, c'est une très bonne mesure, mais est-ce qu'il faut le financer en fragilisant les les augmentations de d'allocation familiale quand les enfants atteignent l'âge de 14 ans ? ces changements de politique, il risque de diminuer la confiance sur l'aide au long terme. De même, on a parlé d'éducation, le fait que l'école soit gratuite, on n pas en France de gens qui nous disent alors ça commence à arriver François Clanchin a raison mais dans nos enquêtes, on personne ne nous dit je vais pas faire plus qu'un enfant parce que ça coûte trop cher de payer pour l'université.

Alors on commence à le voir dans des discours journalistiques parce que justement il y a des pays où c'est la principale raison les gens disent "Moi, je ferai pas d'enfant ou si j'en fais, j'en ferai que un. parce que j'aurais jamais de quoi payer deux enfants dans les études supérieures. En France, on n' pas ce discours.

Et le du coup la politique d'éducation, voyez, même si d'un point de vue d'égalité sociale, on est assez mauvais hein par rapport aux autres pays, c'est une politique nataliste et on peut dire la fragilité de l'éducation, c'est une politique antinataliste. Donc de même pour la politique du logement hein, la politique du logement c'est une politique nataliste, mais c'est jamais qu'un effet secondaire éventuel et et pas certain la politique du logement, c'est d'abord pour permettre aux gens de se loger correctement. Donc il y a aussi ce côté est-ce qu'il faut lutter contre la baisse des naissances et est-ce qu'on a pas d'autres bonnes raisons d'aider les familles que de vouloir qu'elles fassent plus d'enfants ?

Donc la politique familiale, ça a été un tournant qui a été pris dans les années 1980. Elle est plus orientée sur la lutte contre la pauvreté des familles, sur la lutte contre les inégalités entre les femmes et les hommes. Et c'est pas garanti qu'une politique efficace de ce point de vue-là augmentera les naissances.

Ce qui a de sûr et François Clanch a dit les politiques qui sont directement pronatalistes, que ça soit les baby bonus, des limitations de l'accès à l'avortement, un coût plus élevé de la contraception, ça n'a pas d'effet, ça ne marche pas. et en plus ça détériore plutôt le bien-être détériore plutôt le bien-être de la de la population. population.

Voilà, je crois que moi aussi j'ai été Voilà, je crois que moi aussi j'ai été assez loin. Je vais m'arrêter là. Je assez loin.

Je vais m'arrêter là. Je sais pas si juste je rajouter quelque sais pas si juste je rajouter quelque chose pour répondre à la question chose pour répondre à la question mondiale, hein. Euh effectivement les mondiale, hein.

Euh effectivement les les dernières projections des Nations- les dernières projections des des Nations- Unies, alors il y a aussi il y Unies, alors il y a aussi il y a une a une incertitude, hein, mais considère incertitude, hein, mais considère que la que la population mondiale va cesser de population mondiale va cesser de croître croître avant la fin du siècle. Alors, avant la fin du siècle. Alors, est-ce est-ce que c'est en 2560 2080 ? que c'est en 2560 2080 ? et en plus ça Il il est enfin il est voilà, il est prévu maintenant que la population mondiale va arrêter de croître autour de 10 milliards de de d'habitants et elle va décroître puisque dans tous les continents tendantiellement elle décroit et bientôt en Afrique aussi.

Et je pense que la il faut effectivement se poser la question est-ce que c'est grave et que effectivement je pense que je crois que ça a déjà été dit euh il faut voilà il faut il faut que les personnes puissent faire le nom avoir les enfants qu'elles le souhaitent. Il faut probement qu'elles soient informées aussi tout au long de leur vie et qu'elles aient des droits à la fois à un certain moment de leur vie de ne pas avoir d'enfants et et qu'on leur donne le droit d'en avoir plus tard. Donc voilà, cette question se se pose et se pose vraiment dans tous les pays du monde.

Si vous avez un peu de temps, il y a un excellent rapport qui est qui a été euh diffusé en fin d'année dernière par les Nations- Unies, le le Fond des Nations- Unies pour la population, hein, sur cette question justement qui pose exactement la question sociétale de le du souhait d'avoir des enfants et des possibilités d'avoir les enfants que l'on veut dans les bonnes dans les bonnes conditions. Effectivement, c'est c'est je pense que c'est ça que l'on doit que l'on que l'on doit suivre. Enfin, en tout cas, la population mondiale, sans doute pour de bonnes raisons d'un point de vue écologique et planétaire, devrait s'arrêter de croître, voilà euh d'ici 30 ou 40 ans.

C'est voilà, c'est merci beaucoup pour ces explications, cet échange. C'était je crois important d'ailleurs au regard de l'actualité de faire un point et puis forcément une influence sur les choix politiques que l'on peut faire dans certain nombre de domaines. Voilà.

Merci beaucoup. Bien mes chers collègues, mes chers collègues, je vous demande de reprendre Place.