Henri Guaino : "Le mot raciste est utilisé à tout bout de champ !"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 80 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteÉludée
Pour vous, il y a une distorsion de cette déclaration ?
- 2:00OuverteRéponse directe
Que ça devient n'importe quoi le débat ?
- 4:00OuverteRéponse directe
Vous diriez que le débat est instrumentalisé aujourd'hui ?
- 6:00OuverteRéponse directe
Ce que je veux dire c'est qu'il faudrait une personnalité forte pour éteindre cet incendie ?
- 8:00OuverteRéponse directe
Vous avez été proche de Nicolas Sarkozy, quel message pour ce procès ?
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Je voulais dire ça part, on va dire les choses clairement, d'une intervention de monsieur Georido, le psychologue sur ces news lors d'un débat concernant monsieur Bali Bakayoko le maire de Saint-Denis où il convoque grosso modo, il dit les mammifères sociaux, la famille des grands singes, il évoque une sorte de passé anthropologique de l'humanité. Pour vous, il y a une distorsion de cette déclaration ? Alors, il y a une surinterprétation euh tout à fait biaisée aussi de cette de cette déclaration.
Mais non, moi je vais pas reprendre le débat pour savoir si euh monsieur Dorido avait raison, pas raison de de C'est [raclement de gorge] que l'anthropologie n'a rien à faire n'a rien à voir avec tout ça. C'est c'est mais ce qui me ce que je veux retenir, c'est pas enfin je veux pas rentrer dans ce dans ce débat entre les pour, les contrees. qui me ce que je trouve euh à la fois angoissant et qui doit faire l'objet d'une vraie discussionou, même d'un examen de conscience ou qui devrait pour tout le monde, c'est la [raclement de gorge] la l'utilisation du mot raciste à tout bout de champ.
Voilà. Donc euh si vous voulez qui utilise Henry Geno ce mot raciste à tout bout de champ sur les plateaux. Moi je regarde des interviews.
Par exemple, on interview quelqu'un, ça commence par est-ce que vous condamnez les propos racistes de qui ont été tenus sur ces news ? Voilà. Est-ce que c'est une façon d'interroger les gens ?
Bon, je regarde, je lisais un article dans un grand journalisant de référence dans lequel il faut voir que le terme homo sapiens qui était dans la dans la discussion enfin dans la l'intervention de monsieur Doridou est devenu une insulte raciste. C'està-dire on le met sur le même plan que la comparaison l'éventuelle comparaison avec des singes ou [raclement de gorge] ou avec des des régressions primitives d'une partie de la population. Homo sapiens, hein, nous sommes tous des Homo sapiens.
Vous dites quoi ? Que ça ça devient n'importe quoi le le débat ? n'importe quoi mais avec des conséquences très très lourdes.
C'està-dire bah c'est-à-dire que si vous considérez que Homoapien c'est raciste, si vous considérez que la moindre défense de sa de l'identité culturelle d'un peuple est raciste, alors il va y avoir beaucoup de racistes. C'est-à-dire ça fabrique du racisme, vous pensez ? Mais il y a toujours de racisme.
Mais là on en est plus là. Là, si on vous explique que [raclement de gorge] il suffit de défendre sa son particularisme culturel, c'est une société défend sa culture, elle est raciste. Alors, il va y avoir il y a beaucoup de racistes.
Moi, je ça me fait penser et pour sortir du débat médiatico-politique qui ne ressemble plus à rien et que je trouve extrêmement dangereux, ça me fait penser à un épisode qui m'avait beaucoup frappé quand je faisais mes études, c'est ce qui était arrivé à Claude Lvistros. vous savez, ce grand anthropologue français [raclement de gorge] euh qu'on peut accuser de tout, sauf de racisme. quelqu'un qui a le souci de la protection des euh des des cultures des autres, le souci du respect des des des différences et ça et [raclement de gorge] en début des années 50, si vous me permettez, je vais faire ce petit allez-y allez-y voilà euh une petite aparté, c'est euh dans au début des années 50, l'UNESCO lui demande un texte euh de enfin une conférence euh justement pour essayer de contrer ce que ce que l' UNESCO estimée du racisme, le danger raciste qui s'appelle race et histoire, grand succès d'estime. [souffle coupé] Une vingtaine d'années après, l'UNESCO lui demande euh de faire une conférence dans la suite dans le prolongement de cette conférence qui va s'appeler Race et culture.
Et là euh ça provoque un déchaînement antiraciste, c'est-à-dire qu'on accuse, on va accuser dans les cercles intellectuels en parti des cercles politiques euh les [raclement de gorge] les vistros d'être raciste 20 ans après. Oui. Voilà. 20 ans après.
Alors, c'est intéressant parce que encore une fois c'est c'est il est impossible de raisonnablement euh d'accuser les France d'être raciste. C'est impossible. Qu'est-ce que vous voulez dire par cet exemple ?
Alors, moi ce qui m'intéresse, c'est ce qu'il va dire. Il va répondre après quelques années après, il répond. Bon, on l'interrogera souvent dessus en se disant "Mais quel de quel péché euh m'étais-je rendu coupable Hm.
Et alors, il en cite plusieurs. Mais il y a il y a quelque chose qui qui intéresse avec ses propres mots parce que tout autre toute autre personne employé en d'autres mots sera de toute façon aspiré par ce par ce débat délirant qui est en train de nous submerger. Il dit en fait moi je m'insurgé contre l'abus de langage par lequel de plus en plus on en vient à confondre le racisme qui a une définition stricte avec des attitudes qui sont normales, légitimes, même en tout cas inévitable dit-il.
Voilà. Alors qu'est-ce que le racisme ? Le racisme c'est euh c'est c'est l'idée que les qualités intellectuelles et morales d'un groupe humain dépendent de de son héritage génétique, enfin de sa de de la biologie en fait.
Voilà. Voilà. [raclement de gorge] Et deuxièmement, qu'il y a euh des races définies par la biologie, définies par la génétique qui sont supérieur et des races inférieures.
Ça, c'est le racisme. Bon, c'est ça au nom de ça euh qu'on a fait la que qu'il y a eu la solution finale. C'est au nom de ça que le nazisme s'est développé et cetera.
Donc et alors c'est c'est très intéressant parce qu'il dit il dit quelque chose que qui me paraît très juste. Il dit on ne saurait ranger je le cite hein sous la même rubrique ou imputer automatiquement au même préjugé l'attitude d'individus ou de groupe que leur fidélité à certaines valeurs rend partiellement ou totalement insensible à d'autres valeurs. Tu n'es nullement coupable, dit-il, de placer une manière de vivre et de penser au-dessus de toutes les autres et d'éprouver peu d'attirance envers tel ou tel dont le genre de vie respectable en lui-même s'éloigne par trop de celui auquel on est traditionnellement attaché.
Moi, je partage à 100 % ce point de vue. Voilà. Mais si en disant ça, vous vous si lorsque vous dites ça, on vous accuse de racisme, vous diriez quoi ?
Alors, vous viennez de citer Claude Lévistros, vous dites quoi ? Le débat est instrumentalisé aujourd'hui. Alors, il est à la fois instrumentalisé, ça c'est clair, mais il y a pas que l'instrumentalisation.
Il y a il y a aujourd'hui une espèce de de Mais c'est encore une fois, c'est pas neuf, hein. Là, c'était en 71, en 72, je sais pas. Euh, il est pas il est il est il est pas neuf.
Il y a une il y a cette espèce de de bienpensance euh qui qui ne réfléchit plus, qui est totalement inculte, qui confond tout, qui est voilà. Si vous confondez si vous confondez le racisme avec la position de Lvistros, ça veut dire que en citant les Vistros, je suis donc raciste. H [raclement de gorge] mais si moi je suis raciste, si Levis est raciste ou si comme le pon certain Victor Hugo a été raciste parce qu'un jour il a écrit un texte sur l'Afrique ventant la nécessité de les mérites que pouvait qu'aurait pu avoir pourrait avoir la colonisation sur l'Afrique, alors il y a 80 % de racistes en France.
Il y a une présidentielle qui arrive. Vous diriez que la France insoumise en Jean-Luc Mélenchon instrumentalise ce débat là. Pas la seule.
Regardez les plateaux, il y a tout le monde est pas enfin c'està-dire non mais moi je je suis pas obsédé par la France insoumise. Il y a la France insoumise, il y a il y a le le l'instrumentalisation qu'elle en fait. Il y a sa stratégie politique.
Bon et puis il y a mais il y a toute une partie de la société, toute une partie des élites intellectuelles, des élites médiatiques qui qui qui a qui a la même attitude sur ce sujet. en réalité la même. C'est-à-dire c'est toujours pareil, c'est c'est je reviens encore à l'idée qu' avait les vichos en tête, il dit "Mais si vous faites ça, vous faites tomber l'interdit du racisme parce que les gens se disent bah si c'est ça le racisme." Donc vous nous dites ce matin qu'il faudrait qu'une autorité, une personnalité forte qui puisse éteindre cet incendie là qui est en train de gagner la société.
Ce que je veux dire c'est que qui n'ége pas une personnalité forte qui est capable d'éteindre ce genre de folie collective, alors nous allons vers le pire. Voilà, ça regarde le pire parce que c'est encore une fois il y a plus de dans ce cas il y a plus d'interdit. Le le l'homme de la rue va se dire si c'est ça le racisme je suis raciste.
Le président de la République en l'occurrence c'est toujours Emmanuel Macron euh euh là-dessus. Heno pourrait avoir une parole forte là-dessus puisqu'il est sollicité. On lui demande non parce que une parole forte là-dessus demande quelque chose qui est très difficile à à faire entendre dans la société actuelle, c'est-à-dire une parole qui prend un peu de hauteur, une parole qui qui renvoie une réflexion qui a un peu de profondeur.
Voilà. quitte à ne pas être immédiatement compris. Vous dites quoi ce matin ?
Il y a matière à quoi ? Révolte, guerre civile là derrière si ça va trop loin. Bah c'est c'est clair que si ça va ça continue comme ça mais c'est vrai pour l'antisémitisme, le racisme c'est c'est tous ces mots perdent perdent leur sens.
S'ils continuent à perdre leur sens, oui, on va aller et si la société continue à se défaire comme elle se défait, à se laisser emporter à cause d'ailleurs pour l'essentiel de de ces de ces élites dirigeantes, intellectuelles, morales et cetera, qui alimentent ce mauvais euh ce ce cette ce mauvais sentiment ou ce mauvais ressenti dans la dans la société. Euh oui, on va aller vers un abîme de violence. Vers la violence.
Un abîme de violence. et de la Bible, vous savez ce qui va se passer si ce rendez-vous démocratique de 2027 est raté. On a raté suite de 2022, on a raté suite de 2017.
Si celui-là est raté, manqué, bon et bien la la suite ne se jouera pas dans les urnes. Voilà, ça fait 200 ans en France qu'aucune crise politique majeure ne s'est sorti dans les donc il y aura il y aura la violence. Il y aura la violence, la violence de tous contre tous parce que c'est c'est ce qui se dessine he c'est et de la violence sortira un immense besoin d'ordre et d'autorité mais alors la personne ne sait quel visage quelle figure aura le le le sauveur qu'on ira chercher pour établir de l'autorité si on a de la chance de Gaul Napoléon et cetera bon si on a pas de chance comme nos voisins n'ont pas eu de chance par exemple au 20e siècle et bien là ce Là, le pire est le pire est possible.
C'est votre message ce matin Henriigo sur l'antenne de Sud Radio. Un tout dernier mot, vous avez été proche de lui, vous l'avez servi Nicolas Sarkozy du temps vous étiez à l'Élysée Regeno. Il est soumis à partir de ce mardi, ça va durer 3 jours hein, devant la cour d'appel de Paris à une sorte d'interrogatoire dans ce procès dit du financement libre de pensée pour l'ancien président dont vous êtes resté proche.
Oui. Alors moi je pense d'abord à l'homme qu'on qu'on salie sans arrêt, qu'on traîne dans la boue euh qu'on a quand même envoyé en prison. Bon, je euh alors que çaétait il n'y avait à ce stade en tout cas de la procédure aucune raison euh de de l'incarcérer.
Je pense aux institutions qui en sortent terriblement affaibli, disqualifié, je pense au regard du monde sur notre pays et de nous-mêmes, sur nous-mêmes et sur nos instituts et sur sur la France. Voilà. Et je pense que tout ça est est un désastre et c'est un désastre qui ne repose pas dans les pas sur des sur des des éléments de preuve des fait matériel.
On va pas refaire le procès de première instance mais on verra ce que dit la cour d'appel. Mais moi j'ai j'ai dis ce que j'avais à dire sur le sur le le [raclement de gorge] le procès en première instance. Je je ça moi en première instance ce qui s'est passé là, ce qui s'est passé avec madame Le Pen, la même chose.
Ça ne me donne plus confiance dans la justice de mon pays. J'espère retrouver la confiance dans la justice de mon pays. Mais voilà, pour l'instant merci doute.
Merci [rires] à vous. M.
Nicolas Sarkozy