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interviewEurope 1· 26 juin 2025 10 min

Conclaves sur les retraites : «Le gros du travail, le problème fondamental, l'éléphant dans la p

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Europein soir 19h 21h Pierre de Villneau avec autour de la table pour la 2e heure le directeur adjoint de la rédaction du JDD bonsoir Raphaël Stinville bonsoir Pierre je me suis trompé sur votre intitulé pas du tout c'est merveilleux Jean-Michel Salvator est là également communiquant associé chez Iconconique et chroniqueur politique bien sûr bonsoir Olivier Babu bonsoir Pierre merci d'être avec nous on vous entend sur on vous lit dans valeurs actuelles notamment Vous avez écrit l'air de la flemme, votre excellent dernier bouquin qui donne un bon coup de pied au cul à tous les petits jeunes qui estiment qu' vont d'abord demander combien de RTT dans leur futur contrat. Et vous avez comme moi entendu François Bairou lors de sa grande conférence de presse qui on l'impression après cette conférence de presse que le conclave est quelque chose qui a fait vraiment nettement avancer les choses en France. Je vous propose d'écouter le Premier ministre François Baou qui donc a présenté cet après-midi les avancées selon lui du conclave et n'avoue aucun échec.

Oser parler d'échec quand on a un tel nombre d'accords essentiel sur le régime des retraites, ça ne me semble pas réaliste. Je veux le dire devant vous, ce travail, contrairement à ce qui a été abondamment dit et écrit, a été remarquablement utile. Il est vrai qu'il n'a pas au terme de la journée de lundi débouché dans un premier temps sur un accord immédiat.

Mais pour avoir fait l'inventaire détaillé des pas en avant, des points d'accord et de dissonance pour avoir de manière approfondi échangé avec chacune des organisations sur leurs priorités sur leur vision de l'avenir, je suis impressionné par les progrès qui ont été faits depuis 4 mois. Avant de vous donner la parole Olivier Babu, Jean-Michel Salvator, vous qui travaillez maintenant dans la communication, le le coach des dirigeants, c'est c'est moi je suis impressionné par la facilité avec laquelle François Byroux explique que tout va bien. Bah moi je tr je suis impressionné par la performance en fait.

Bon, c'est pas un succès. Bon, c'est pas non plus un échec, mais c'est pas un succès. Donc là, il a il a fait une conférence de presse comme si comme si il y avait un accord essentiel sur sur des choses très importantes sur l'âge de départ la traite notamment et il donne rendez-vous au Parlement au mois d'octobre comme si les choses étaient faites.

Et je trouve que là il y a un art de c'est c'est de la prestigation parce que au fond au fond bah l'accord l'accord n'est pas là et même s'il y avait des convergences assez évidentes, c'était des convergences entre le patronat et les syndicats réformistes et pas les autres qui avec laquelle la porte force ouvrière et la CGT. Donc moi je dis chapeau l'artiste. Olivier Babu, comment est-ce que vous avez ressenti cette conférence de presse ?

Oui, en effet, demi-échec, demi-uccès, les plus gros enjeux sont toujours là. Ils sont toujours aussi euh insurmontables, hein. Euh l'âge de départ, il faut arriver à faire accepter et donc une partie des partenaires sociaux de toute façon avaient déjà claqué la porte, hein.

Euh les autres ont plus ou moins accepté. Bon, c'est vrai, on leur va pas pouvoir tellement couper au au 64 ans et puis bon, on essaie de s'en tirer avec d'autres choses. C'est bien de réfléchir à la pénibilité, mais même là, on n pas arrivé à avoir un accord. il y a quand même beaucoup plus de dissonance que de consonance pour reprendre euh ces expressions euh parce que c'est toujours très compliqué cette prise en compte.

Euh on essaie d'éviter en fait des augmentations importantes de coût dans le système et évidemment il y a beaucoup de façons de considérer la pénibilité, la façon dont on en sort, la façon dont on comptabilise. Il y a des choses sur les retraites des femmes, il y a des choses sur sur les carrières long savit puisque le BDF avait avancé là-dessus notamment. Voilà.

En réalité, c'est des points alors c'est important d'en parler, c'est des points importants, mais le le le gros du travail, le problème fondamental, l'éléphant autour de dans la pièce est toujours là. Voilà, c'est arriver à convaincre que il n'y a pas d'autres solution. On va pas se mentir comme disent les jeunes, on il y a il y a il y a trois solutions pour équilibrer le système.

Soit on cotise beaucoup plus et on cotise déjà 28 % du salaire brut, soit on on pensionne moins, soit on travaille un peu plus longtemps. On a un compromis, c'est celui de diminuer l'âge de départ à plein de 67 ans à 66 ans et demi. Oui, c'est l'âge de départ à Toplin.

Oui, c'est l'âge de départ à Topelin, même si vous n'avez pas le bon nombre de trimestres en fait. Voilà. Est-ce qu'à ce moment-là, normalement, il y a une décote.

Enfin, on est quand même dans le truc un peu technique qui concerne pas non plus un nombre de gens énormes. La plupart des gens qui nous écoutent essayent de savoir en gros combien de temps je vais devoir travailler et quel est le niveau de ma pension. Je pense c'est globalement ce qui intéresse les gens quand on leur parle de la retraite.

Et ce qu'il faut comprendre c'est que la loi des reins de la démographie étant ce qu'elle est. Il va falloir malheureusement et et les cotisations étant encore une fois suffisamment élevé très difficiles à continuer à élever ça, il va falloir nécessairement qu'on essaie d'augmenter disons pubiquement le taux d'emploi des seniors. Voilà c'est ça.

C'estd que va falloir qu'on travaille un peu plus tard comme d'ailleurs le font tous les pays. Jean-Michel. Ouais, mais je trouve qu'il y a quand même un un acquis psychologique important euh dans ce conclave, c'est que finalement les syndicats ne font plus euh de la suppression des 64 ans et du retour à 62 ans impréalable.

Enfin, les trois les trois syndicats qui étaient là et et malgré tout malgré tout, c'est quand même c'est quand même important. Ça veut pas dire qu'ils se sont convertis au 64 ans, mais ils n'en font plus un préalable avant de discuter d'autres choses. Et moi, je trouve que là, c'est quand même un peu le début de la sagesse.

Alors, OK, c'est les trois syndicats qui étaient présents. OK, bon, ça n'est pas un ralliment aux 64 ans, mais comme je le disais, ils n'en font plus un préalable. Je trouve que quand même s'il y a un acquis dans ce conclave qui n'a pas abouti, bah c'est quand même celui-là.

Vous n'êtes pas d'accord ? Oui, mais j'ai l'impression que politiquement, puisque ça va se traduire par des votes à l'Assemblée, j'ai l'impression que là les divisions et les oppositions sont toujours aussi fortes et que il y a peut-être pour des raisons parce que quand vous leur parlez avec eux d'ailleurs en dehors des micros, ils vous disent "Bah oui, on a bien compris mais enfin, on a un peu promis ça." Donc, il va quand même il faut qu'on continue à à tenir à tenir cette idée.

Ces gens-là vont continuer à expliquer qu'il faut absolument le retour. Alors pour certains au 60 ans ou 62 ans et en matière de retraite, il y a au moins deux il y a il y a deux grands mensonges. Le premier c'est on peut ne pas faire cette augmentation 64 ans.

C'est c'est impossible du point de vue de la trajectoire globale de nos comptes hein parce que finalement c'est l'état qui abonde la différence entre pension et cotisation qui est déjà énorme et qui va faire qu'augmenter. Le deuxième grand mensonge et je suis désolé de le dire aussi pour nos auditeurs, c'est que ce serait de dire c'est la dernière réforme. Évidemment pas mais parce que il va falloir remettre la chose sur le métier dans 2 ans, dans 3 ans et ben il va falloir parler des 65 ans, des 66 ans, des 67 ans.

Les P ils sont 6 mais bien sûr c'està dire que enfin voilà et donc on a mis 2 ans et demi de de psychodrame peut-être même plus d'ailleurs je sais même plus où on en est. Si on compte d'ailleurs le Covid, ça fait beaucoup plus longtemps en fait 2017 en réalité voilà pour arriver à faire une réforme qui en fait est déjà est déjà une réforme d'hier en fait c'est c'est il faudrait déjà aller bien au-delà. Le poids des retraites sur nos finances publiques est immense et euh il faut rappeler que notre dette publique augmenté de 40 milliards rien qu'au premier trimestre de cette année.

Raphael Saint-Ville. Non mais je pense qu'Olivier Beau a absolument raison. Euh l'immense difficulté c'est que aujourd'hui notre système et toutes les toutes les toutes les les lois réformes qui sont envisagées aujourd'hui le sont sans prendre en sans prendre en compte la démographie de la France. c'est que aujourd'hui euh on fonctionne comme si euh le système devait rester tel qu'il est.

Et donc je pense qu'il y a et d'ailleurs c'est assez dramatique, c'est que il y a il y a il y a absolument aucune impulsion pour avoir une politique familiale en France. euh le système des retraites tel qu'il a été bâti pour qu'il survive pour qu'il puisse survivre dans dans pas seulement dans dans la décennie mais dans dans les dans les générations qui viennent, il était bâti sur le l'idée que euh le système de de régénération des il y a suffisamment d'enfants pour pouvoir euh financer tellement il y a aucune familiale qui perm aujourd'hui mais c'est évacué c'est un sujet c'est un non sujet c'est qu'aujourd'hui on on a on a on on fonctionne à flux constant avec l'existant et mais sans prendre en en en considération cette cette dynamique qui pourrait être opérationnelle mais qui est qui qui en fait ça n'a pas été conçu pour une pyramide des ages en champign opinion comme celle qu'on va avoir qu'on a et qu'on a de de plus en plus c'està-dire peu de gens en bas et puis de plus en plus de gens. Faut faut dire en 2070 on aura un français sur deux qui aura plus de 60 ans.

Je vo c'est ça un petit peu ce qui est en train de se passer. C'est formidable d'ailleurs, on vit plus plus longtemps mais d'une façon ou d'une autre ça va créer des tensions terribles sur nos systèmes de protection sociale qui n'étaient pas conçus pour une société de ce type-là. Donc travailler plus c'est la condition minimale.

Ça ne veut pas dire que à terme il n'y aura pas malheureusement une continuation de la popérisation qui pour l'instant pas trop commencé. Heureusement, les retraités sont encore un bon niveau de vie par rapport aux actifs. Mais ça va, c'est prévu, c'est prévu.

C'estàd les projections du conseil d'entation des retraites explique que ça va ne faire que baisser ce qu'on appelle le taux de remplacement, c'est-à-dire votre pension par rapport à votre dernier salaire, il ne va faire que baisser parce que bah au bout d'un moment l'effort que va faire l'État est forcément est forcément limité. Et et en attendant, parce que le temps me manque, on est quand même assis sur 3845 milliards de dettes. Le chiffre est tombé aujourd'hui.

Sûr. Oui, c'est directement relié parce que c'est l'État qui doit abonder. Il y a une partie des impôts, partie de la TVA qui va en fait va voilà et ça ça ne descend jamais.

Donc une partie de notre capacité à retrouver une trajectoire positive viable pour les finances publiques vient du de la solution qu'on apportera au problème des retraites. Merci beaucoup Olivier Babo d'être passé par ce studio que vous connaissez plutôt le matin mais c'est sympa de venir le soir. 20h27h20 tous les lundis lundi mercredi lundi et mercredi.

Bien aussi mardi jeudi quoi oui c'est avec Agnès Verdi Mol bien sûr 20h27 vous restez avec nous l'information dans un instant sur repas