Bally Bagayoko : quelle politique pour Saint-Denis ?
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Nous voyons dans les réseaux sociaux, nous voyons à travers les appels dans les standards notamment de la ville de Saint-Deners et de Pierref sur scène des gens qui ne se cachent plus, qui assument le fait de déployer leur haine, ce qui est assez concernant. C'est la manière dont désormais euh les ligues qui protégeaient nos valeurs n'existent plus. Nous, on pense que c'est pas Boloré qui va vous aider à vous y retrouver là-dedans.
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Bonsoir Bali Bagayoko, merci d'être avec nous sur le plateau de Baxy. Tu es le nouveau maire de Saint-Denis Pierrefit, élu au premier tour avec 50,8 % des voix. Premier maire insoumis d'une ville de plus de 100000 habitants.
On va revenir sur ton parcours politique, sur tes propositions pour Saint-Pierrefit. Euh, on va en reparler. Mais d'abord, est-ce que tu es pas fatigué ?
Non, ça va. que attends tu enchaînes beaucoup quand même en ce moment. Très clairement, ça va.
Ça ça va. Moi je suis habité, c'est un rythme auquel je suis habitué. Ça fait des années que je suis dans le milieu du sport.
Ça fait des années que j'ai un rythme relativement soutenu. On sort juste d'une campagne qui déjà nous a mis en rythme. Ouais.
Et donc c'est uniquement la prolongation en fait de cette séquence. Comment est-ce que tu lis toi les résultats de ces élections municipales ? Tu tu es l'un des symboles de ce qu'on a appelé la percée de la France insoumise ? une notion qui a été rediscutée ensuite.
Oui, c'est la percée de la France insoumise. C'est c'est pas la percé en réalité uniquement la France insoumise ni d'un homme en réalité. C'est d'abord la percée de deux populations, celle de Pierrefit sur scène et puis de Saint-Denis qui ont assumé le fait de rentrer dans une démarche alternative.
Et puis c'est aussi euh la victoire d'une union à la fois celle du parti communiste français, de la France insoumise, de la Saint-Ser et puis de beaucoup de citoyens et citoyennes qui ont assumé véritablement de redonner de l'espoir en fait à cette ville. Et donc c'est précisément cela. Ouais.
L'actualité nous oblige à parler aussi d'un versant bien triste de cette élection puisque tu es devenu aussi le visage et plutôt la cible d'attaque raciste, d'attaqu négrophobes absolument ignobles. On va regarder un extrait qui a été publié, enfin pas un extrait mais un document qui a été publié par beaucoup de députés insoumis qui ont reçu ces injures racistes absolument atroces. Quel quelle est ta quelle est ta réaction ?
Moi, je suis à la fois indigné, mais en même temps euh je veux pas non plus faire comme si euh c'est la première fois que je voyais ça, c'estd que beaucoup de personnes avant moi m'ont précédé et donc ont vécu déjà cela. Ce qui est assez concernant, c'est la manière dont désormais les digues qui protéaient nos valeurs n'existent plus. en tout cas sont très abîmés et avec une telle désinvolture nous voyons dans les réseaux sociaux nous voyons à travers les écrits, nous travaillons à la traversement vers les appels dans les standards notamment de la ville de Saint-Denier et de Pierrefil sur scène des gens qui ne se cachent plus qui assument le fait de déployer leur haine compris publiquement et parfois c'est qu'il y a des gens qui appellent le le dire bien sûr pour dire des choses racistes et puis raccrocher, écrire des choses racistes, écrire y compris dans les réseaux sociaux ce que beaucoup d'internautes voient Mais en même temps, j'observe aussi que on en parle un peu moins, mais c'est une invitation à tous celles et ceux qui sont dans les réseaux sociaux au nord à eux parce que beaucoup de gens que je ne connais pas forcément mais qui sont des hommes et des femmes en humanité et qui partagent avec moi finalement cette valeur inestimable qui est la République et ses valeurs liberté, égalité, fraternité qui à chaque fois d'ailleurs qu'ils observent en fait des écrits ou des propos racistes spontanément écribent, condamnent.
Je trouve que plus l'on sera nombreux et moins ils le seront et plus on aura la capacité de gagner. Sans surprise, c'est sur la chaîne C News que des propos racistes ont été tenu te te concernant directement. Tu as porté plainte contre ces news.
Euh le Premier ministre en personne a annoncé que l'État se porterait partie civile à tes côtés dans cette procédure, mais toi tu veux aller plus loin. Tu as parlé, tu as posé sur la table la question de la fermeture de ces news. Clairement, j'assume parce que il y a pas de il y a pas d'ambiguité parce que à la fois moi, j'ai participé à un certain nombre d'interviews avec ces news, donc j'ai pas de difficulté avec cela dans l'idée que je suis pour utiliser les armes en fin de compte de ces médias pour les retourner contre eux.
Et donc ça me paraissait pertinent de le faire. Là, on est dans une séquence un peu particulière où il faut poser des actes. C'est la raison pour laquelle j'ai assumé de dire que dans la situation politique dans laquelle nous sommes, dans la situation de délitement en fin de compte de la société et dans le risque que pèse en fait des médias cette nature, oui, je le dis même si je sais que la force de mes propos accouchera précisément d'une souris parce que je n'ai pas le pouvoir en fait de fermer ses nues mais en même temps ça pose le débat au moins d'inviter à regarder de manière assez concrète ce qui s'y passe et surtout d'arrêter cette forme d'hypocrisie malheureusement que l'on observe. y compris dans celles de ceux qui ont la capacité d'agir et qui ne le font pas.
Laoren. Euh mais effectivement, en fait, dans le dans les médias euh et y compris euh euh sur les réseaux sociaux, il y a une montée euh de euh bah des propos racistes en fait et surtout des propos racistes décomplexés parce que je trouve que c'est important de le de le préciser. Donc par exemple, depuis euh 10 ans, les crimes et les délits augmentent en moyenne de 7 % et c'est même le ministère de de l'intérieur qui le dit dans un rapport qui a été publi publié en mars.
Comment vous percevez le enfin comment toi pardon tu perçois le retour en puissance de bah des clichés raciste et des expressions de cette de bah de ce racisme en fait ? En fait s'il y a une augmentation c'est que il y a celles et ceux qui se comportent en complice en laissant faire. Je veux bien effectivement qu'on nous soyons dotés d'outils comme l'ARCOM ou d'autres y compris d'hommes et de femmes qui ont des responsabilités importantes et qui visiblement le moment où il faut agir sont plus préoccupés à regarder ailleurs qu'à y compris poser des actes importants.
Donc moi, j'entends bien sûr les soutiens qui sont venus du plus haut niveau de l'État, ils sont tardifs mais à la limite on est un peu habitué. Tu as échangé avec le premier ministre ? Premier ministre ?
J'ai pas eu la la chance entre guillemets de discuter avec lui. J'ai en revanche observé que la rapidité avec laquelle il était en capacité de condamner certains actes n'a pas été pour moi mais à M c'est pas dramatique en soi. Nous les enfants héritiers héritières de l'immigration y compris subsaharienne et y compris ouvrière nous savons que l'indignation met toujours un peu plus de temps nous concernant et donc c'est la raison pour laquelle je m'en offense pas.
En revanche c'est pas tout d'être indigné, c'est pas tout d'apporter un soutien. Moi ce que j'attends d'un homme et une femme politique à ce niveau de responsabilité, c'est surtout de poser des actes et c'est la raison pour laquelle le 4 avril, nous verrons bien que après le 4 avril et dans le cas de la campagne présidentielle, nous espérons que cette question de poser en fait des actes contre le racisme et contre le fascisme dans notre société, ben j'espère que ça accouchera de mesures concrètes. C'est qui viendront ?
Pardon ? Moi, je je moi je vais pas te mouiller là-dessus, mais je vais le dire moi-même. Il y a des soupçons de racisme au plus haut sommet de l'État.
Il y a eu des paroles de Macron qui étaient extrêmement malheureuses alors que ce soit sur les Comoriens, il y a eu une histoire de Mamadou à l'hôpital et cetera. Enfin, il y a une ambiance raciste au plus haut sommet de l'État, on va le dire comme ça. Et euh et malgré tout là, hier soir, je regardais c'est ce soir où tu étais invité, c'était assez intéressant parce que je me disais [ __ ] c'est vrai qu' on n pas ça fait 20 ans qu'on a pas eu de enfin ça fait très longtemps qu'on a pas eu de vrais débats de discussion sur le racisme, pas juste pour condamner individuellement mais pour réfléchir au mécanisme.
On a parlé hier soir donc il y avec Pascal Blanchard du passé colonial et cetera et et ces questions là il y a il y a un vrai il y a un vrai tabou, il y a un vrai impensé chez un certain nombre d'acteurs politiques et je me dis c'est peut-être ça quel on est en train d'assister aujourd'hui au renouveau de ce débat- là même si ces débats là ça fait des années qu'ils ont lieu dans les sphères militantes qu'on pose les ces questions-là mais que ça n'a ça n'est jamais arrivé auprès du grand public ou dans les grandes émissions de débat où on ne pose pas ces questions-là est-ce que tu as l'impression aussi que quelque chose s'est un peu déverrouillé euh comme s'il y avait un baclage cette fois-ci contre l'extrême droite raciste qui fait qu' ben du coup on va poser les termes, on va reparler correctement maintenant de ça. Moi je pense que bien sûr le racisme nourr aussi de politiques publiques qui ont fracturé en fait la société. quand l'État y compris la Macronie décide de faire des politiques d'austurité, finalement il rompent en fait avec l'espoir et puis la promesse républicaine.
Et c'est précisément en cassant en fait ce ce lien qui permet entre guillemets à l'extrême droite de prospérer et donc du coup de venir accentuer l'éclivage. Et donc c'est la raison pour laquelle au même titre que nous pointons notre adversaire qui est bien sûr l'extrême droite, nous disons que celles et ceux qui accompagnent en fin de compte cette idéologie par des musiques de politique autoritaire ont une part de responsabilité. C'est la raison pour laquelle nous partons du principe que il nous faut tenir quasiment les deux aspects.
La première chose, c'est l'évolution et y compris l'éveil citoyenne. Parce qu'en réalité, nous n'avrons pas à battre en fin de compte, je veux dire, ces adversaires coriasses si celles et ceux qui sont en capacité d'agir en fin de compte regardent ailleurs. Puis l'autre aspect qui me semble essentiel, c'est que dans la séquence politique dans laquelle nous sommes, il est vrai que dans le débat ambiant qu'il y a, c'est de nous renvoyer en fait dans les identités. le fait à un moment donné qu'on puisse poser la question les droit, on lui dit "Mais vous divisez la société mais à un moment donné, on peut pas euh y compris laisser en fait les choses se faire, ne pas mettre des mots sur les choses." Et le problème le vrai problème qu'il y a actuellement dans nos sociétés, c'est que sucouvert d'une volonté humaniste, ce couvert d'une volonté de préserver la République, l'on se refuse en fait de nommer les choses.
L'extrême droite est un problème en fin de compte pour notre République. Il faut l'assumer en tant que tel. Et c'est pas la France insublie en tant que telle.
Euh mais justement puisque c'est l'adversaire et un problème pour la République et je vous rejoins absolument sur le constat, euh ça reste de la politique fiction mais pas si fictionnel que ça. Potentiellement elle peut arriver au pouvoir d'ici 1 an euh la où avec le développement à la fois de politiques racistes qui sont elles sont pas elles ne sont plus assumées comme telles mais qu'ils le sont la préférence nationale notamment. Ça peut générer aussi encore une autre décomplexion des des paroles et des actes racistes.
Vous en tant que maire de Saint-Den qui est une ville ciblée en permanence par l'extrême droite parce que c'est une ville multiculturelle 160 nationalités euh y vivent. C'est quoi votre levier pour être un barrage demain si l'extrême droite arrive au pouvoir ? Ce que nous nous observons, c'est que ça nit avec bien sûr ce que vous avez rappelé, c'est-à-dire ce brassage de celles et ceux qui sont venus d'horizon complètement différent, 150 160 nationalités d'origine différente mais qui se sont mis d'accord pour partager une comité de destin.
Nous avons toujours été et on l'a vérifié dans les résultats des élections municipales, toujours été en fait premier de corder contre l'extrême droite. L'extrême droite a toujours régressé chez nous et les 13 mois n'a pas sa place. Combien même Jordan Bardella se gargarise d'avoir grandi dans un quartier notamment le quartier Gabel Perry.
Nous avons un profond respect pour sa mère qui est une femme courageuse, qui est une brillante professionnelle d'ailleurs de la fonction publique. En revanche, nous avons un mépris total pour son fils qui bien sûr diffuse et prospère en fait cette haine. Et donc c'est en ça que nous disons que parce que nous sommes en capacité de discerner en fait les choses que nous sommes en capacité d'être précis en fin de compte sur ce qui convient de faire.
Et je trouve que Saint-Denis comme d'autres territoires des quartiers populaires seront en fin de compte les premiers appuis pour pouvoir combattre en fait l'extrême droite. Et c'est la raison pour laquelle je pense qu'en 2027 voulons faire en sorte que l'est droite n'arrive pas entre guillemets y compris au second tour voire même qu'au second tour il soit battu alors il faut partir en fin de compte de celles et ceux qui sont en tête les points d'appui pour battre cela et ça c'est les quartiers populaires et bien sûr les territoires ruraux parce qu'on a tendance souvent à les oublier mais cette logique en fin de compte qui a consisté par des politiques publiques de d'ignorer un certain nombre de nos concitoyens y compris dans les territoires rux a aussi alimenté en fin de compte je veux dire le nid de l'extrême droite et c'est tous ces phénomènes là qu'il faut comprendre en considération parce que territoire rura et quartier populaire en réalité nous sommes unis sur une cause commune. C'est la même classe même classe sociale clairement.
Lauren, euh tu as appelé donc à un rassemblement sur le parvis de la mairie de Saint-Denis samedi prochain, donc le 4 avril si je me trompe pas, euh à 14h. Euh mais en fait, enfin ce que ma question c'est qui aujourd'hui a répondu présent et pourquoi cette question ? Parce que notamment la présidente de l'Assemblée nationale, Yanne Brud Pivé a dit ce matin que elle avait pas connaissance de ce rassemblement.
Donc qui aujourd'hui a a manifesté euh son soutien et surtout euh quel est l'objectif en fait de ce rassemblement ? Ce rassemblement, il est d'abord une nécessité. surement, il est à la fois la réponse à la dignité finalement que nous devons donner à tous celles et ceux qui sont frappés en fait dans leur dignité avec des propos raciste.
Moi je suis pas le premier et malheureusement je crains ne pas être le dernier. Et donc c'est parce que il y a une succession de fait qui a indiqué que l'urgence était au rendez-vous pour appeler en fait un grand rassemblement mais c'est appeler le grand rassemblement de tous celles et ceux en fin de compte qui font partie de la communauté des antifascistes et des antiracistes. C'est celles et ceux qui vont répondre en fait à cet appel.
Maintenant, pour ce qui est la présidence de l'Assemblée nationale, si elle n'a pas entendu en fin de compte ce SOS et n'a pas pris connaissance de la date, je suis bien au regret de de voir l'informer, mais j'ai envie de dire que c'est une information qui est aujourd'hui connue d'un grand nombre de personnes et c'est attristant comment sur un événement aussi qui est un événement important. C'est pas en fait un événement mineur dans la séquence politique dans laquelle nous sommes puisque son premier ministre a eu l'occasion d'ailleurs d'apporter son témoignage que le ministre de l'intérieur a eu l'occasion de le faire et donc c'est un peu attristant et c'est une forme encore entre guillemets une forme d'hypocrisie que de constater en fin de compte que n'a pas connaissance mais c'est pas dramatique en soi. On sera très nombreux c'est l'essentiel. dans Vas-y, tu Ah, pardon, non, je voulais juste dire que il y a du coup le Parti de la France euh une formation d'extrême droite qui soutient notamment Pétin euh qui veut manifester à Saint-Den le 11 avril euh contre la colon je cite hein, contre la colonisation migratoire euh de Saint-Menis.
Euh enfin, est-ce que vous avez est-ce que tu as contacté le préfet par rapport à ça ? Est-ce que il y aurait une interdiction de de ce rassemblement ? parce que enfin pour moi c'est le symptôme en fait de ce backlash qu'il y a de bah il y a des avancées antiracistes progressistes et derrière il y a une réponse euh violente et qui a qui pousse à la confrontation.
Bien sûr clairement al du coup premièrement nous nous avons moi j'ai interpellé le le préfet je l'ai indiqué et je lui ai précisé que je n'étais pas favorable à l'accueillir mais en même temps dans un état qui fonctionne normalement il était pas nécessaire que le maire de la ville intervienne c'est que c'est aussi cette forme d'hypocrisie qu'il y a. Donc nous avons fait la démarche et j'entends maintenant voir quelle va être l'action posée par les services des concentrés de l'État sur cet événement qui n'a pas sa place, qui est vraiment un acte de provocation et qui est un acte qui vient confirmer le fait que l'idéal républicain que nous voulons porter est un idéal en fin de compte qui fait peur à celles et ceux qui appellent un rassemblement le 11 avril. Je rappelle peut-être pour ceux qui ne le savent pas que à Saint-Denis, il y a une basilique qui est la nécropole des rois.
C'estàd que c'est là que sont enterrés énormément de rois de France et que c'est vu par beaucoup de monarchistes catholiques radicaux et cetera comme un des cœurs battants de la ville des rois morts et du peuple vivant. Exactement la ville des rois. C'est pour ça qu'on dit la ville des rois.
Peut-être que vous avez vu passer cette polémique à la con. Il a que les rac c'est la ville des noirs. Oui, voilà c'est ça.
C'est c'est la ville des rois parce que il y a la nécropole des rois et que donc voilà les péténistes veulent en faire un symbole de leur lutte absurde. royaliste aussi Monois Saint-Denis, celui qui avait giflé Macron en disant Monois Saint-Denis là dans la même interview ce matin avec Yel Brun Piv donc on lui demandait en effet si elle comptait venir à la manie enfin je pense qu'elle sera pas là je crois j'ai cru comprendre mais on lui demandait aussi Paul la routour lui demandait aussi ce qu'il pensait de ce qu'elle pensait de la fermeture de CS et ce qu'il fallait demander la la fermeture de C News elle a répondu non je pense pas à ce stade et cetera il y a eu il y a un ça se défile dans la classe politique contre ses news donc c'est moi je trouve ça particulièrement un courageux et deux juste urgent d'avoir pointé de demander jusqu'à la fermeture de ces news. Il y a des voix et moyens l'ARCOM a un certain nombre de pouvoirs de suspendre des émissions.
D'autant plus ce sont des émissions qui vont de plus en plus loin. Je pense à 100 % frontières ou des trucs comme ça. C'estd que il repoussent les limites en permanence.
Est-ce qu'il y a un front politique qui peut se constituer ? On sait que la députée écologiste Sophie Tayer Poulian est investi là-dedans contre Boloré depuis un certain temps. Est-ce qu'il y a une disponibilité des autres forces de gauche ou même de du centre ?
Pourquoi pas ? Parce que ça devrait choquer aussi des gens du centre s'il y avait pas cette hypocrisie là ou cette peur de Bolloré ou cette peur du pouvoir de nuisance de la sphère bolorée. Est-ce qu'il y a une perspective ?
Est-ce qu'il y a un chemin ? Il y a il y a il y a me semble-t-il une perspective et il y a un chemin. Donc pour l'instant on n'est pas très nombreux sur le le chemin, il est vrai.
Mais je pense qu'au fur et à mesure l'opinion publique, l'éveil citoyen va amener en fin de compte un certain nombre de responsables politiques de le faire IP. Je dis aussi que l'échéance de 2027 peut être un point d'appui pour ça. Ouais.
Ouais. Nous avons revendiqué la nécessité de réinterroger euh l'ensemble des lignes éditooriales d'un certain nombre de médias et nous l'assumons pleinement. Donc on peut pas constater en fin de compte le délitement de notre société avec la profusion en fin de compte de messages de plus en plus racistes divulgués compris par des médias comme CS et d'autres pour s' s'en accommoder.
Donc autre aspect c'est que je suis pas totalement schizophrène. C'estd qu'au même titre que je demande la fermeture bien sûr de Sénus pour que justement ensuite ça soit mis à l'agenda et qu'il y a un débat qui puisse être fait pour ensuite aller réinterroger le fond et puis après on verra le cadre légal ce que ça permet de faire. J'assume le fait que il m'est arrivé et je continuerai encore à avoir des messages assez clairs en direction de CUS quand on tendra la caméra pour une raison simple.
Je suis pour utiliser l'ensemble de leurs armes contre eux. Ça c'est très clair et je ne baisserai pas les yeux parce que je considère que c'est une manière aussi de lutter et de résister. Charé sur image aussi avis aussi tout un discours aussi sur les médias alternatifs faudrait un plan aussi de développement des médias alternatifs clairement clairement parce que moi je trouve par exemple que alors aujourd'hui ils sont bien sûr blackistés leur capacité de de propulsion est aussi ralentie a bien sûr il les questions financières il y a aussi la question de comment les pouvoirs publics peuvent aussi aider je trouve que les médias alternatifs sont des médias qui peuvent venir en fait corriger et peuvent venir renverser en fin de compte parce que Dans la bataille contre le racisme, contre y compris le fascisme, nous avons besoin de tous celles et ceux et chacun dans ses compétences et les médias alternatifs ont une responsabilité aussi à jouer dans ce dans son de bataille.
La pardon non, vas-y, vas-y. Non, c'est parce que ça c'est directement en prolongement sur les sur les médias alternatifs. En occurrence, il y avait un média avant l'arrivée de du socialisme Mathieu Notin à la mairie de Saint-Denis qui était le journal de Saint-Denis, un journal municipal mais indépendant euh en tout cas sur les sur ces publications euh un vrai journal municipal. euh avec des journalistes.
Euh est-ce que vous comptez le relancer ce journal de Saint-Denis ou euh parce qu'il coûtait 800000 € par an environ ? C'est euh c'est pas ce que le choix que vous ferez. Premièrement, le journal de de Saint-I est une existait depuis plus de 50 ans et c'était une émalation d'ailleurs des majorités communistes auquels j'ai eu l'occasion de de participer qui était un élément de distinction entre la voix en fait de l'institution donc qui était gérée en fait par la collectivité et puis après la voix de la masse populaire.
Et donc c'est pour ça que le GSD avait tout son sens. Nous nous ne sommes pas pour réduire en fait la démocratie, nous sommes pour renforcer la démocratie. C'est pour la raison pour laquelle nous avons dans les mesures programmatiques fléché l'ambition de créer en fin de compte un outil nouveau.
Donc y compris dans l'image du journal de Saint-Denim est réplicité aussi avec les nouvelles technologies avec les nouveaux médias qui existent. Nous avons l'ambition de remettre en fin de compte vir cet outil sur place avec une rédaction indépendante avec une rédaction complètement indépendante qui est pas souscouverte de la collectivité locale qui bien sûr si la ligne étorale permet à ce que la collectivité puisse donner avoir un certain nombre de sujets qui la concernent oui mais sinon ça sera bien sûr la valorisation de l'ensemble des acteurs du territoire donné indépendant euh moi j'avais une question notamment sur l'utilisation des termes par exemple j'ai remarqué que vous utilisez pas du coup le terme racisé mais non plus en tout cas j'ai pas entendu j'ai pas tout écouté c'est vrai euh non plus le terme de négrophobie et ça m'a interpellé en fait pourquoi enfin ne pas utiliser ces termes parce que pour moi c'est clairement ce qui se passe en fait. Non, sur la négrophobie, j'ai pas de problème avec parce que on a eu toute une séquence où en fin de compte on nous appelait alors ça ça sort moins mais moi c'est la génération où j'ai beaucoup plus entendu négrent voilà donc c'est vrai que mais c'est vrai que la séquence dans laquelle nous sommes ici maintenant on l'entend un peu moins mais ça ne veut pas dire ça n'existe pas mais j'ai pas de problème avec ça sur la question de du du mot racisé même si j'en entends bien le concept et je sais très bien que ce sont des mots utilisés pour nous qualifier en tant que tel et que du coup je me retrouve pas dedans parce que je pré préfère dans les séquences comme ça mettre en avantage en fin de compte l'héritage qui est la mienne et celles et ceux en fin de compte qui sont issus de ces quartiers populaires issus à la fois de l'immigration de l'histoire aussi coloniale et donc y compris ouvrière donc c'est tout cet héritage là en fin de compte que je veux mettre en fait en avant et la notion de raciser me semble réduire en fin de compte cela donc c'est la raison pour laquelle je n'emploie pas ce mot ça n'inclue pas la la classe sociale en fait en réalité et c'est vrai que c'est une question aussi également importante Euh oui, j'avais entendu Renault Dell faire un édito entier justement là-dessus pour dire euh pour euh bah pour t'opposer à Mélenchon en disant ben non, lui c'est bien, lui il dit bien, il dit pas racisé, c'est très bien.
J'ai vu que Gérard Noiriel et euh et Patrick euh non Philippe [ __ ] j'ai plus son nom, le sociologue Stéphan B. Voilà Stéphan B avait publié aussi une tribune là-dessus. C'est redevenu un sujet à cette occasionl.
Comment c'est c'est quoi ton regard sur le le ce débat là ? Est-ce qu'il est-ce qu'il est bien urgent ? Enfin, moi c'est vrai que c'est un peu ça ce que je me suis dit quoi.
C'est relancer le débat sur racisé au lieu de parler vraiment de du reste de de ce à quoi on est en train d'assister, ça me paraissait un peu lunaire et surtout de t'opposer à Mélenchon. Petite coquetterie de Renault Délit là. Ouais.
Bon, en fait, il y a pas d'opposition entre Jean-Luc Mélenchon et moi. Il y a juste une histoire qui est différente et moi j'assume ne pas avoir la même histoire que Jean-Luc Mélenchon comme lui assume ne pas l'avoir. Je suis pas la même génération et donc je suis pas un intellectuel comme lui.
Voilà. Donc il y a aussi ça et puis j'ai pas la même histoire dans les quartiers populaires et je suis noir et je l'assume en tant que tel. Et puis moi je suis pas rentré au sein de la France insouise.
Si j'étais rentré dans une autre formation politique serait la même chose pour me comporter juste en perroquet. J'ai ma même manière de penser ça par rapport à Juc Mélenchon. Non non juste pour dire que celles et ceux qui attendent des insoumis juste être en fait des répondeurs et y compris de répéter essentiellement ce qu'il entend.
C'est pas en fait la France insummiste celle qu'elle est la France insummiste. Il y a bien sûr des gens qui sont singuliers. Bien sûr qu'il y a une ligne politique est très claire.
D'ailleurs, c'est celle qui a permis à la gauche de renaître la gauche de rupture en tant que telle et c'est celle qui s'est traduit dans les urnes avec pas loin de 22 % des élections présidentielles. Donc ça se respecte. Après qu'il y ait des divergences de points de vue ou des approches différentes, ça c'est la vie en fin de compte et moi j'ai pas de point avec ça.
C'est sain et puis c'est bon aussi pour la démocratie. Après donc les petits jeux d'acteurs, moi je je rentre pas dans ça parce qu'en réalité au-delà des petits jeux, le quotidien de ce que moi j'observe, c'est des gens qui ont du mal en fin de compte, je dire les mains de moi. C'est des gens qui ont du mal à trouver un logement, c'est des gens qui ont du mal à trouver un emploi.
Voilà, c'est ça mon sujet en fin de compte. Euh tu as été tu as été adjoint au maire de trois maires communistes. C'est c'est que tu viens pas de nulle part non plus.
Tu viens du parti communiste français, tu viens de cette école de formation militante là. Qu'est-ce qui te reste de ces années communistes ? D'abord, moi j'ai un profond respect pour tous celles et ceux dont j'ai jamais oublié la main tendue.
D'abord Patrick Brausier qui en 2001 donc qui était un communiste qui est venu me voir parce que moi je suis plutôt issu du milieu sportif m'a dit "Bah dit, il serait bien qu'on fasse un bout de chemin ensemble et me voilà parti en fait en 2001 pour dire bon moi j'y connais rien mais je veux bien démarrer, donner un coup de main à ma ville." Et bien sûr que j'ai appris d'abord au côté des communistes. J'ai appris au côté des communistes très expérimentés comme Patrick Brausek, ensuite Didier Payard et ensuite plus récemment Laurent Russier.
Donc je sais ce qu'est le communisme municipal chez moi et je sais aussi qu'est-ce qui a manqué au Parti communiste français pour éviter en fait son déclin en tout cas l'échelle locale. Je trouve que la logique de proximité a beaucoup manqué. La logique de pouvoir ensuite assumer le fait qu'il faille passer en fin de compte une autre offre politique a aussi manqué.
Le fait d'assumer de manière beaucoup plus importante d'avoir des hommes et des femmes qui peut-être ne sont pas forcément la norme du pouvoir tel qu'on les a imaginé que l'heure était venue. Ils ont répondu trop tard. Et donc c'est tout ça en fin de compte qui année après année, mandat après mandat de ce que moi j'ai observé puisque j'ai jamais été membre du parti communiste français.
Mais ne pas être membre du Parti communiste français, ce n'est pas reconnaître l'utilité du Parti communiste français dans des territoires comme Saint-Denis, mais plus largement au sein de Saint-Denis. Donc moi, j'ai une profond respect bien sûr pour ce que le communiste a apporté en fait sur nos territoires. Désormais, il nous appartient avec le Parti communiste français, avec les insoumis, mais j'ai envie de dire la gauche de rupture y compris les écologistes, d'arriver en fait à rebâtir en fin de compte parce que si on veut gagner face à la droite et précisément contre les bras, il nous faut avoir une gauche forte rassemblée mais surtout qu'elle soit forte mais pour être forte, il faut avoir une ligne politique claire.
Ce qui est pas le cas notamment pour les socialistes, ce qui est un peu plus vrai pour le parti communiste français si je fais abstraction notamment, je veux dire son secrétaire national en tout cas pour Fabien Russell Roel. Euh voilà donc voilà donc c'est c'est c'est un avis personnel en tout cas. Mais mais justement enfin moi je trouve que notamment en scène Saint-Di et pas que il y a eu euh en fait le le la réduction de cette banlieu rouge.
Est-ce que ce déclin là il est dû euh au fait que le parti enfin au déclin du quartier communiste au niveau national ou est-ce qu'il y a eu des faits vraiment locaux qui ont fait que que ça il y a eu un déclin pour vous ? Parce que pour l'instant ils survivent notamment grâce à des alliances. Oui, mais moi je je trouve que je trouve qu'il y a les deux.
Je trouve qu'il y a les deux parce que à la fois il y a une dimension très locale en fin de compte qui a nourri le niveau national d'ailleurs au parti communistes français hein. Nous on a eu des des belles initiatives qui ont démarré du local et qui ont nourri le niveau national au sein du parti commun français. Après, il y a la question de d'épouser les réalités auxquelles la société est confrontée.
C'estàd que les mécanismes à la fois d'accompagnement d'un certain nombre de populations souscouvert d'une logique de bienveillance. mais qui en réalité altère la capacité d'initiative en fait de celles et ceux pour qui on veut faire le bien. Je prends un exemple.
Souvent les luttes dans les quartier populaires ont été plutôt porté par celles et ceux qui leur ressemblent mais qui en réalité sont celles et ceux en fait qui ont la norme du pouvoir et jamais ils n'ont été accompagnés eux-mêmes pour assumer leur responsabilité. Déjà désormais on a décalé ça. Les hommes et les femmes qui sont de ces quartiers populaires veulent assumer elles-mêmes en fait leur propre lutte.
Ben finalement, ça revient un peu à la lettre qu'écrivait Emé Césarer euh il y a longtemps qui enfin c'est tout ce qui reprochait au au Parti communiste, le fait de mettre sous tutelle les les enfin les autres mères en l'occurrence et du coup les personnes assisées. Mais il y a quand même une autre donnée aussi en scène Saint-Denis qui est l'implantation du c'est une lutte intragauche en fait le en scène Saint-Denni. Il y a eu aussi quand même une implantation des socialistes qui s'est faite et c'était une lutte entre socialistes et communistes et les socialistes aidés par la gentriftication de la scène Saint-D parce que les Parisiens aussi voyaient le prix le coût de la vie et donc ils sont allés voter aussi dans des territoires avant de pass de que la France insoumise émerge, il y a eu une une grosse baston quand même entre socialiste et et communiste.
Je me permettais aussi quand même d'apporter cette Non, c'est vrai qu'il y a c'est vrai qu'il y a a il y a cela mais après derrière une fois qu'on a bon de toute façon ça c'est nécessaire. Je pense que chaque séquence va à un moment donné être confronté à une logique mais impérieuse qui est de dire est-ce que l'on comprend la société telle qu'elle évolue ou sinon on périt parce que c'est assez clair et j'ai envie de dire que la dynamique aujourd'hui qui anime la France insumie c'est justement de reculer le plus tard possible en fin de compte cette conséquence là parce que si nous ne prenons pas en fait le pou de la société son évolution alors la France Industrie comme d'autres formations politiques ont vocation au décl et donc si on est dans ça alors c'est dramatique pour la suite parce que ça veut dire derrière il reste ce que l'on on imagine c'estàd nos adversaires de premier rang. Donc c'est vrai que il y a cet enjeu-là mais j'ai envie de dire que je mets pas le parti communiste français et le parti socialiste sur le même plan.
Moi je trouve que le premier cerc aujourd'hui qui doit être un le premier cerc sanctuarisé c'est le parti communiste français, les écologistes et bien sûr la France insoumise. En attendant que le Parti socialiste clarifie entre guillemets, je veux dire sa position politique parce que c'est beaucoup plus obscur chez eux qu'ailleurs. Pourtant au municipal, on a vu plus d'alliance entre les socialistes, les communistes et les écolos qu'avec les insoumis.
Oui, parce que c'est aussi lié à des rapports de force qui existent et sur lequel bah forcément quand vous avez des rapports de force qui vous sont défavorables, vous avez des alliance qui sont défavorables. En revanche, nous nous observons par exemple au niveau de la Sensani, alors c'est pas valable sur l'ensemble de l'Agone, mais nous observons que l'alliance principalement avec le Parti communiste français a permis pour le parti communist français, y compris pour la France, d'avoir une percée exceptionnelle notamment en Saint-Sand. Mul euh c'est oui, ça va être quoi du coup l'insoumission municipale euh pour sur deux plans.
D'abord euh quels vont être les rapports de vos équipes de toutes les équipes avec les équipes du centre, de la France insoumise, du parti ? Quelles vont être les relations de travail ? Euh où est-ce qu'il y a une totale autonomie ?
Est-ce que voilà, ça ça m'interroge. Et et ensuite, c'est quoi les mesures fortes ? J'ai cru lire qu'il y avait eu que tu avais publié un arrêté d'interdiction d'expulsion.
On va falloir m'expliquer aussi qu'est-ce que peut faire un maire. parce que c'est vrai que la saison des expulsions a repris, que ça expulse énormément cette année. Il y a eu un bon l'année dernière à cause de de la loi Casbarian.
Cas voilà donc il y a c'est un vrai flé. Le maire peut quoi ? Ça peut être quoi donc du coup les les grands axes d'une politique d'insoumission municipale sur la la première question qui qui porte sur le lien la capacité d'autonomie que la ville peut avoir par rapport à à une pensée centrale de la la France.
Bon premièrement elle n'existe pas. Moi, je suis un maire de plein exercice. Je suis un maire qui assume pleinement ses responsabilités.
Je fais partie en fin de compte d'une formation politique mais je suis avant tout le maire d'une majorité y compris du Parti communiste français et bien sûr de la Saint le Cœur. Donc la France en simil en tant que telle viendra appuyer avant tout ce maire dans les caractéristiques que je viens d'expliquer. Elle ne viendra pas imposer exclusivement sa manière de faire.
Donc le programme, il a été construit bien sûr avec les habitants, y compris dans des équilibres, y compris dans les propositions qui sont faites par le Parti communiste français et par la SCER. Donc c'est cela qui est en fait central et je sais pouvoir compter sur la dynamique de la France8 pour respecter cela comme ils l'ont toujours fait d'ailleurs toujours. Donc ça j'ai pas discuté de ce point de vue-là.
La deuxième chose sur la la manière en fin de compte dont les les choses maintenant doivent pouvoir se se faire en matière de de programmation, nous nous sommes d'abord pour créer les conditions pour que nous puissions avoir la mise en œuvre d'abord de l'apaisement dans la population. Nous reprenons une ville où la population a été malmenée, où le personnel a été complètement terrorisé par des méthodes de management, voire par des politiques publiques qui les ont fragilisé. Donc d'abord, il faut rassurer.
Une fois que nous avons fait ça très rapidement, il va falloir nous répondre à trois objectifs. Un, l'urgence sociale qui est quand même la réponse immédiate qui est en direction de la jeunesse. Réouverture d'un certain nombre d'espace jeunesse qui ont été fermés.
Deuxème aspect qui est essentiel, c'est la question de la réhabitation d'un certain nombre d'équipements à vocation éducative où nous avons des établissements scolaires qui sont dans un état quand même second et donc pour lequel il faut rapidement mettre des moyens. 3è sujet que nous semble essentiel rapidement aussi, c'est la question de la préparation à la fois de la rentrée scolaire. Donc c'est la raison pour laquelle nous avons déjà commencé à mener une bataille pour faire en sorte qu'il y ait des moyens qui soient faits pour l'éducation et empêcher des fermetures d'établissement.
Donc il en a quand même un certain nombre. Et puis après sur l'arrêté qui tombe qui est un acte politique en réalité. Hm.
Bien sûr que Oui, c'est ça, c'est assez symbolique qui est un acte qui est un acte politique parce qu'il est vrai que la mère d'une ville n'a pas la capacité de pouvoir à la fois récionner. Euh voilà, donc il le fait pour poser un acte politique, pour à la fois rendre la dignité de celles et ceux en fin de compte qui vivent à la rue, qui sont menacés d'exculsion, mais aussi pour alerter l'opinion publique et les décisions publiques pour dire que il y a nécessité notamment de produire le logement public en nombre, il y a nécessité de renforcer les moyens notamment en hébergement pour éviter que les populations se trouvent quasiment à la rue. Et donc c'est en réalité s'est arrêté un appel en fait à la responsabilité collective.
Éo justement sur la question du logement effectivement le maire ne peut pas empêcher les expulsions, il peut pas réquisition réquisitionner lui-même et il peut faire des demande auprès de la préfecture pour que les réquisitions soient faites. Et il y a des candidats insoumis, je pense notamment à celui de Bordeaux, Nordine Raymond. Lui, il proposait carrément d'aller ouvrir s'il est devenait maire, les logements les logements vacants.
Est-ce que Bali Bagayoko, maire de Saint-Denis, vous allez aller ouvrir des des logements vacants ? Est-ce que vous avez le pouvoir de faire ça déjà ? Vous savez, il y a il y a des choses qu'on dit, il y a des choses qu'on fait et qu'on dit pas forcément.
En tout cas, ce que moi je vous dis, c'estàdire et donc vous faites ce que vous dites donc et ben dites-nous ce que vous voulez pas nous dire là. Donc je m'en tiendrai juste là parce que celles et ceux qui vivent en fait dans situation, eux savent en fait de quoi je parle et que on donne pas la possibilité à une action qui a vocation à protéger les gens, à les mettre en difficulté. Voilà.
Et donc c'est la raison pour laquelle je dis d'abord publiquement je prends un arrêté pour interpeller tous celles et ceux qui ont la responsabilité. En ce qui me concerne, maire de la ville de Pierrefit sur scène et de Saint-Denis, je prendrai l'entièreté de mes responsabilités qui peut aller jusqu'à la réquisition, y compris d'équipement public. Il y a aussi un sujet qui a fait parler, c'est une promesse qui est qui s'est retrouvée dans beaucoup de programmes de la France insoumise dans ces élections municipales, c'est le désarmement de la police municipale.
Vous l'avez annoncé, vous l'avez promis et puis et puis vous avez dit que vous alliez enfin mettre en place une nouvelle doctrine dans laquelle il y aura quand même peut-être encore des armes. J'ai mal compris ou pas ? Non non, vous avez très bien compris le le le sujet, c'est encore une nuance qui est importante à voir.
Il y a la position nationale du mouvement de la France insummise qui est la question du désarmement et d'ailleurs il y a pas que ça parce qu'il y a aussi euh la question de faire tomber en fin de compte la police municipale dans le corps en fin de compte de la police nationale en général donc avec un statut revisité tout ça. Admettons en même temps nous nos mesures en fait programmatiques se logent aussi dans des réalités concrètes. C'estd que la dimension nationale ne peut pas ignorer la fait que en 2000 avant 2020, il y a pas de police municipale armée et que c'est à partir de 2020 que la police municipale a été armée et que si nous devons aller faire le désarmement, de toute manière, c'est un processus et c'est la raison pour laquelle je dis que le choix de ne pas renouveler en fin de compte le matériel du LBD qui est quand même une arme de défense même si elle est intermédiaire une arme de guerre voilà clairement et qui d'ailleurs a fait ses preuves puisquil y a quand même pas mal de faits d'armes pour le coup de de victimes sérieuses et donc c'est la raison pour laquelle En arrivant, il m'a semblé intéressant de tout de suite poser un acte là pour dire police municipale d'hier, vous avez rendez-vous quasiment à une autre conception de la police municipale qui doit se faire dans un respect à la fois des populations et deux qui n'est pas dans une nuit de confusion entre la police nationale et la police municipale.
Nous avons besoin de proximité et je sais pouvoir faire confiance en votre professionnaliste pour adapter votre mode d'intervention. Donc ça commence par le retrait du LBD. C'est aussi simple que ça.
Mais ça veut dire qu'une fois que j'ai dit ça, faut que je sois complet. La police municipale de Saint- Nis a encore le 9 mm, ils ont encore la gazeuse, ils ont encore le pistolet impulsion électrique. Donc ce qui veut dire en fin de compte que tous ces gens qui sont venus moler pour expliquer attention ces grabes et compagnie en fait sont venus juste surenchérir un débat en réalité pour cacher l'irresponsabilité de l'État dans ces prérogatives qui ce que je comprends c'est que il y a il y a une doctrine du parti qui est le désarmement de la police municipale et puis il y a une réalité de terrain qui est plus compliquée.
Évidemment évidemment. Ça veut dire quoi ? Est-ce que ça veut dire que les gens aussi en fait ils ont le sentiment qu'on leur enlève de la sécurité si vous enlevez les armes ?
C'est ce qu'on entend beaucoup. Oui mais ce qui est normal c'estd que vous avez deux choc. Vous avez prèement déjà sur la question de la doctrine c'estd que moi je suis pas pour appliquer bêtement entre guillemets je vais dire les grandes orientations qui viennent du nationale.
Je pars d'une réalité concrète. Je vis à Saint- Je vis à Saint- J'ai mes quatre enfants et euh je connais cette ville. Et donc c'est pas vrai que de dire que le processus de désertement va arriver en fait au désarement total de la police.
C'est pas vrai ça, je préfère le dire. En revanche, je suis pas d'accord pour que la police municipale confonde ses missions avec la police nationale et qu'on rentre dans une logique en fait d'interpellation, d'intervention musclée avec les conséquences que l'on connaît. Et donc c'est la raison pour laquelle je dis que c'est un processus et la doctrine, elle sera posée.
Une fois qu'elle sera posée, ensuite nous irons progressivement vers le désarmement et ça ça sera quelque chose de de de assez concret. Ensuite, sur l'autre aspect qui me qui me semble important, c'est que ces débats-là, on le loge en fait sur la question de la police municipale. H mais chacun d'entre nous savons que la prérogative de la police nationale, c'est la part de l'État et c'est une manière en fin de compte, je veux dire, de faire un grand bro pour en fait cacher en fait les responsabilités de l'État.
Il y a plusieurs rapports qui attestent que l'État est défaillant sur ses fonctions égaliennes éducation, cohésion sociale et bien sûr tranquillité publique. C'est ça dont il s'agit. Ce qu'ils essaient de vous cacher, c'est ce débat là qui vous ess euh le Alors, on a entendu Éric Sioti dire avoir reçu cinq candidatures de policiers venant de Saint-Denis.
Ouais, mais lui c'est vrai ou pas ? Non, mais c'est vrai ou pas ? Est-ce que Est-ce qu'il y a des policiers ?
Moi, j'en sais rien. Moi, je pense que lui c'est un mytho. Je pense que c'est un mytho.
Je pense que c'est un mytho. Mais je pense que lui c'est un myth. très fort.
Voilà, je pense que c'est un mytho, c'est même un collectif de myth parce que moi j'ai entendu départ du directeur de la tranqué publique que j'ai vu avec l'ensemble des équipe m'a dit "Mais non, moi je j'apprends mais je suis pas au départ, je suis là." Donc ça, premier mensonge. Deuxème mensonge, il y a 90 policiers municipaux qui sont sur le départ.
On leur pose la question, personne ne lève la main. Ensuite 30 policiers municipaux qui sont sur le départ. Ensuite après on attend on entend notamment les appels, les invitations de CI entre autres demandant à notre police municipale de les rejoindre au quel cas ces policiers municipaux n'ont rien à voir avec la doctrine en fin de compte de Sioti.
Donc pour les cinqannonce, moi j'en sais absolument rien. C'est pas la porte à côté pareil. Mais c'est pas la porte à côté mais j'en sais absolument rien.
J'en sais absolument rien parce que quand on pose la question y compris au directeur d'atté publique il dit voilà monsieur Bagayo, au moment où vous me posez la question je n'ai pas connaissance des cinq personnes qui ont été reçues par cette espèce d'hémorragie là de dizaines de policiers qui quittent Saint-Denis avec leurs flingues. Non mais ça répond à une stratégie. C'est vrai que ça fait c'est vrai que en soi bon nous ça nous fait un peu rigoler parce qu'on sait très bien que tout ça mais il y a des gens en fin de compte qui sont aperés quand ils entendent ça parce que il y a cette stratégie de bordélisation en fait du sujet mais c'est en réalité pour essayer de venir cristalliser une situation et essayer d'expliquer qu'en fin de compte on a à la tête d'une ville un maire qui supposé on peut être entre guillemets maire d'une ville importante qui par ailleurs entre guillemets je veux dire est noire et qui surtout brille déjà par son irresponsabilité c'est ça que ça veut dire c'est ça que ça veut dire et donc c'est ce schéma-là en fait qu'ils essaient de dessiner avec l'idée que ça va permettre en fin de compte de décrocher en fait la population vis-à-vis de son maire.
Mais aujourd'hui, ce que moi j'observe, il y a un élan de solidarité qui est très important sur le sujet et j'ai eu l'occasion d'ailleurs de patrouiller avec la police municipale. J'ai patrouillé moi avec la police municipale. Mais sans le gilet par bal de gilet par bal sans gilet par bal le précédent maire, faut le dire, avait un mait un gilet par bal de Saint-Den gilet par bal.
Voilà. Usul. Oui.
Est-ce que est-ce que tu as des souvenirs des années Josepin parce qu'on parlait de de police de proximité ? Bah tiens et alors quel souvenir tu as de alors que pas seulement sur la question de la doctrine de sécurité mais aussi même de ces annéeslà quoi ? C'est c'est il y a une page qui s'est tournée là il y a pas longtemps.
Ça te rappelle quoi ça ce moment ? Moi je pense que elle était pas parfaite mais elle avait la vocation au moins de bien clarifier en fait l'émission. Je trouve que c'est ce qu'on appelle notre vœux, c'est une clarification d'émission de la police municipale, la police nationale parce que nous voyons bien que ce qui est en mouvement, c'est un état qui se désengage, transfert en fait de responsabilités plus en plus conséquent au collectif local qui par ailleurs ont des moyens en moins puisque c'est 4 milliards en moins sur le budget 2026.
Donc c'est 5 à 6 millions d'euros pour la ville de Saint-Pierfit sur scène et pendant ce temps-là l'État fait moins en fait. Et donc la question de la proximité, elle est posée. La question de la doctrine y compris la police municipale est posée, mais la question de la capacité des pouvoirs publics y compris des comités locales à assumer un certain nombre de responsabilités est aussi posé parce que à un moment donné c'est soit on fait euh porter la responsabilité compris de l'État par la fiscalité des gens qui sont à Saint-Inis ou soit on demande à l'État d'assumer ses responsabilités.
Nous nous sommes pour dire nous prenons nos responsabilités mais nous voulons aussi que l'État prenne ses responsabilités. Et donc sur la police de proximité sur Jospin. Sur Jospin moi je pas c'est pas tant Joseppin parce que bon il est voilà c'est pas tant Joseppin.
Je dis juste que la police de proximité telle qu'elle était elle avait en fin de compte je veux dire une imperfection c'était le fait que elle n'était pas suffisamment déployée sur l'ensemble en tout cas de nos territoires. Elle avait vocation à un moment donné à être réinterrogée parce que moi je prends par exemple sur le quartier de Frisin ou même sur le centreville. C'est un service en fait qui avait une utilité c'est très clair.
Il étaient pas le même mode opératoire. Après, ça a été purement et simplement supprimé, on l'a vu, avec les conséquences que l'on connaît. Bon, j'arrête de forcer sur Jospin.
Oui, mais moi je j'en sur Jospin Loren, il a pas fait son deuil. Oui, oui, c'est pour ça. En plus, justement, comme on parle de proximité, donc j'ai pas précisé au début euh de l'émission, mais on s'est déjà rencontré notamment à Bagn, enfin notamment en fait, non, juste à Bagnolet en fait.
C'était la première fois que que je le rencontrais et en fait Bagnolet dont tu es élu je rappelle hein. Oui. Donc je suis élu et je suis à partisan parce que j'ai entendu dire dans le chat oui LFI et cetera.
J'ai jamais été membre d' fill, j'ai jamais été membre des écolos non plus et je compte le rester. Voilà pour ça c'était pour la petite parenthèse. Mais pourquoi je parle de cet exemple là ?
Parce que moi ce qui m'a frappé depuis depuis ton élection à quel point tu es proche des gens. Enfin, on voit des gens venir faire des photos et cetera et c'est vraiment l'inverse de du fait de se balader avec une protection policière, avec un gilet par bal et cetera. Et euh moi ma question c'était euh comment euh s'assurer en fait de de de perpétuer euh cette proximité avec les habitants surtout d'une ville aussi grande et aussi peuplée ?
Moi, c'est mon histoire. Moi je suis issu d'une famille nombreuse et et c'est vrai qu'on a l'habitude d'avoir beaucoup de gens dans la famille, des rencontres et tout ça. Donc c'est c'est mon histoire.
Donc moi j'ai voilà par définition je je suis fait pour rencontrer les gens. Donc c'est ça c'est mon histoire et quelle que soit leur situation économique, sociale, culturelle ou non culturelle d'ailleurs. Et et donc ça c'est mon histoire.
Donc c'est comme ça que je suis dans la vie au quotidien avec l'ensemble de mes habitants de Saint-Gnier et de Pierrefit. Après c'est difficile oui parce que là où vous prévoyez d'arriver à l'heure, bah vous arrivez tout le temps en retard. Ça c'est c'est c'est c'est comme ça.
Euh donc vous essayez de partir un peu avant, mais je pense que s'il y a bien un sujet sur lequel ça nécessite pas entre guillemets d'argent, c'est souvent les collectés locales ont dit il nous faut des moyens, il nous faut des moyens, c'est la bienveillance à l'égard de l'autrui. Et je trouve que ça c'est un minimum et même si c'est pas forcément la politique, c'est plutôt des relations humaines en fait. Moi je pense que la politique c'est avant tout des relations humaines et forme d'humanisme.
Et est-ce que dans ton programme il y a des mesures de démocratie locale, d'assemblée citoyenne et cetera par exemple ? le quart d'heure par exemple citoyen qui permettra à l'ensemble des habitants de pouvoir poser des questions y compris dans le cas du conseil municipal. On a le budget par SPATI bien sûr qui va être renforcé pour permettre à ce que dans chaque quartier bah celles et ceux qui veulent porter des projets d'intérêt commun puissent le faire et puisse être validé de sorte à pouvoir aussi accompagner l'évolution de leur quartier.
C'est aussi la question des comités d'usagers dans chaque service public. L'idée c'est de partir en fait du regard des usagers pour avoir un regard sur le fonctionnement mais aussi être force de proposition. C'est vrai aussi pour les les jeunes avec la mise en place en fait du conseil municipal des jeunes qui va permettre aussi à ces jeunes de prendre des responsabilités, d'accéder à l'autonomie et surtout aussi d'agir sur la question de l'absention parce que l'éducation populaire c'est aussi une manière en fin de compte de conscientiser les choses et puis de juste dire à cette jeunesse vous êtes l'avenir, prenez vos responsabilités.
Je je rappelle à Saint-Denis, c'est 57 % d'abstention quand c'était le premier tour parce qu'il n'y a eu qu'un seul tour mais c'est quand même assez c'est peut-être l'une des villes de plus de 100000 habitants où l'abstention est la plus la plus élevée. Très clair. Mais nous avons l'intime conviction que on va réduire l'absen réduire.
Bah et rendez-vous en rendez-vous en 2033. Euh et avant ça, il y aura justement l'élection présidentielle. On a eu des municipales 1 an seulement avant les l'élection présidentielle. tu es très proche.
Je voulais te demander quel quel regard toi tu portais sur cette période préélectorale qu'on est en train de vivre en ce moment. Comment tu la sens cette campagne ? Moi, je pense que historiquement la question la tranquillité publique vient toujours dans la séquence juste avant la fin en fin de la campagne présidentielle. là avec ce qui se passe c'est qu'en fin de compte certains on ont décidé de mettre la question la tranquité publique en amend et en s'appuyant sur la situation de Saint-Di et donc il y a un autre sujet et pour le coup ça ça m'intéresse c'est pour ça aussi qu'on fait le rassemblement c'est de venir perturber en fin de compte je veux dire l'échéance présidentielle en imposant la question de la lutte contre l'extrême droite qui est en fin de compte la merde des batailles dans la prochaine séquence et donc du coup pour l'instant j'ai pas envie qu'on maîtrise l'agenda mais c'est un bon agenda pour nous donc à partir du moment où on va crampter en fait cette situation là.
On va faire en sorte que partout en fin de compte sur le territoire français la question de la bataille contre l'extrême droite et donc du coup toutes les politiques en fait qui l'alimente puisse être au cœur en fait de la campagne présidentielle. En cela, je pense que nous allons pouvoir réveiller en fait un certain nombre de masses populaires qui se sont réfugiées dans l'abstention pour des tas de raisons en par compris avec d'autres maires insoumis une coordination il y a une stratégie communiste et bien sûr y compris socialiste de gauche hein parce que moi je parle pas au socialistes de droite mais de gauche bien voilà et et donc je pense que ça existe et donc voilà moi je pense que cette dynamique là va va permettre en fait d'arriver dans des résultats qui sont des résultats bien sûr si on sait se rassembler j'espère que ça soit autour bien sûr de la France insummise avec une candidature de gens Lucchon, quoi qu'on puisse en penser aujourd'hui, je préfère partir en fin de compte de valeur sûre même si l'on sait parfois qu'il peut avoir des propos qui peuvent déranger, mais mettons de côté en fait les propos qui peuvent déranger et concentrons-nous en fait sur l'essentiel comme nous avons pu le faire. On fait la NFP en se concentrant sur l'essentiel et donc à chaque fois ça a tapé positivement.
C'est des propos, vous dites des propos qui ont dérangé, ça veut dire des propos qui vous ont dérangé aussi ou pas ? Non, moi je suis pas en fait, moi je suis pas moi je je j'entends chacun en fait exprime les choses à sa manière à partir du moment où ça respecte entre guillemets, je veux dire l'intégrité des gens. Moi j'ai pas de souci.
Après certains peuvent employer des mots pensant que ce sont les bons mots et ensuite après ils reviennent en arrière pour expliquer que c'est pas exactement ce qu'ils ont voulu dire. Mais une fois qu'on a dit ça, c'est beaucoup de bavardage pour pas grand-chose parce que la question qui nous est posée quand on est homme ou femme politique, c'est qu'est-ce sur quoi on veut agir ? Et qu'est-ce voilà, qu'est-ce que sur quoi on veut agir et qu'est-ce qu'on offre en fait en politique.
Et moi, j'ai la faiblesse de considérer que l'avenir en commun tel qu'il a été construit, voire même le Front populaire à l'époque, voilà qui qui était une bonne base, mais je pense qu'on est dans le prolongement avec l'avenir en commun et toutes les autres séquences qui sont poursuives, on est dans cette dynamique là et je pense que le chemin, il est là en réalité. C'est pour ça que je préfère qu'on se concentre enfinement sur les éléments programmatiques, sur le contenu de ce qu'on propose plutôt que parfois bon des propos qui peuvent forcément blessés, qui peuvent être prises, sortis de leur contexte. La doctrine de la France insoumise, c'est la mobilisation des quartiers populaires, notamment des abstentionnistes des quartiers populaires qui seraient les mieux à même de faire basculer l'élection et de permettre à Jean-Luc Mélenchon d'arriver au second tour de la présidentielle.
Tu penses que c'est la bonne stratégie que c'est nécessaire ? On parlait tout à l'heure du taux d'abstention à Saint-Denis Pierrefit. Moi, je pense que c'est la bonne stratégie parce que ne pas avoir ça comme ligne de de démarcation, c'est considérer en fin de compte qu'on renonce à réveiller celles et ceux en fait qui peuvent nous permettre de gagner.
Mais celles c'est ceux qui peuvent le permis de gagner. Bien sûr que ils ont pour des tas de raisons décidé de se réfugier dans l'absention mais ils ont pas indiqué non plus qu'ils étaient condamné dans l'absension. Donc la question qui nous est posée c'est comment on les réveille ?
Et aujourd'hui, il est vrai que la seule formation politique qui prend en fait cette sujet au bras le corps, on peut dire ce qu'on en veut, c'est la France assoumise. Mais si nous étions beaucoup plus nombreux à le faire, ne serait-ce qu'à gauche, pas à droite, ne serait-ce qu'à gauche, je pense que l'on pourrait agir davantage sur l'abstention. Mais visiblement, il y a certains que ça arrange.
Il y a d'autres, c'est un objet de travail, il y a surtout celles et ceux qui considèrent que pour gagner, il faut les réveiller. Et le reste de la gauche, quel regard tu portes sur eux, notamment le les communistes que tu connais bien et puis les autres qui pensent pensent à une primaire par exemple. Oui, communisme.
Moi je trouve que en indépendant, d'ailleurs pour être totalement transparent, je pense que le secrétaire national aujourd'hui du PC, on l'entend un peu moins et et je pense que c'est mieux parce que ça permet c'est mieux et et ça permet en revanche de mettre la lumière sur des gens comme Stéphane Peu et d'autres Fousignon, voilà, qui sont résolument animés en fin de compte par le rassemblement parce que c'est ça dont on a besoin. Et je trouve que si on avait la même démarche au sein du Parti socialiste, je pense qu'on on s'en portrait mieux et on aurait à éviter des gens qui veulent recycler en fin de compte des stratégies d'échec avec des primaires en fait qui vont accoucher d'une souris, qui vont faire naître en fait la division, nous faire perdre du temps et les mêmes vont venir nous expliquer, on vous l'avait dit. Voilà.
Et donc je rappelle quand même une chose avec gravité 2022 c'est aussi ces mêmes tambouilles et ces mêmes irresponsables qui ont fait qu'on s'est retrouvé avec l'extrême droite au second tour avec des candidatures de témoignages qui ont même pas dépassé la barre des 2 % et ensuite on a mis on a propulsé quasiment l'extrême droite avec plus de 100 députés à l'Assemblée nationale. Voilà donc soyons responsable. Merci beaucoup Bali Bagayoko d'être venu sur le plateau de backsit.
Merci à toi. Attends, bouge pas. On rappelle quand même le rassemblement qui a lieu samedi, ce samedi à partir de 14h, je crois 14h. 14h sur le parvi de l'hôtel de ville de Saint-Denis, rassemblement contre le racisme.
Voilà, il y aura beaucoup de monde. À mon avis, il y aura beaucoup de monde. Il y aura beaucoup de monde.
Donc voilà, merci beaucoup. Je te laisse quitter le plateau, on va conclure l'émission. Merci Bali bagayoko.
Bally Bagayoko