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Podcast / conversationLCP (sur YouTube)· 21 mai 2023 13 minComplaisantPortrait personnelSantéInstitutions & électionsEurope & international

Frédéric Valletoux, député Horizons et apparentés de Seine-et-Marne | La politique et moi

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 70 %Attaque 10 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 91 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15OuverteRéponse directe

    Avant de se lancer en politique, vous étiez président de la FHF. Comment vous êtes-vous imposé dans ce milieu médical sans formation ?

  • 0:45OuverteRéponse directe

    Pendant le Covid, on vous a interrogé sur le confinement, la vaccination, l'hôpital. Comment avez-vous répondu à ces questions sans être médecin ?

  • 1:15OuverteÉludée

    Que pensez-vous du professeur Raoult ?

  • 1:45OuverteRéponse directe

    Les maires siègent aux conseils d'administration des hôpitaux. Votre expérience de maire a-t-elle été un atout à la FHF ?

  • 2:15OuverteRéponse directe

    Pourquoi ne pas vous être lancé en politique dès le début de votre carrière ?

  • 2:45OuverteRéponse directe

    En 2005, vous vous êtes présenté à une élection partielle à Fontainebleau. Comment avez-vous convaincu les électeurs ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:30Frédéric ValletouxFait
    « Pendant 15 ans, j'ai été observateur, un analyste, modestement, à mon niveau, mais en tout cas comme observateur de ce qu'était le débat public. »
  • 3:30Frédéric ValletouxFait
    « J'ai été élu la première fois sans étiquette. J'ai toujours été de centre droit d'affinité, mais très européen. »
  • 4:30Frédéric ValletouxFait
    « La fonction de maire est la plus riche, la plus épanouissante et finalement, la plus concrète aussi dans les mandats du monde politique. »
  • 7:00Frédéric ValletouxFait
    « Un ministre de la Santé doit pas forcément être un docteur. On est dans un secteur où les corporatismes sont importants. »
  • 7:30Frédéric ValletouxFait
    « Un bon ministre de la Santé doit être quelqu'un qui doit être capable d'être un peu volontariste et audacieux. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

-Avant de se lancer en politique, mon invité l'a d'abord observée. C'était d'ailleurs son métier et c'est peut-être ce qui lui a permis ensuite de s'imposer là où on ne l'attendait pas forcément. Générique ...

Bonjour, Frédéric Valletoux. -Bonjour. -Pendant longtemps, on vous a connu avec une autre casquette, celle de président de la FHF, la Fédération hospitalière de France, de 2011 à 2022.

Vous étiez un peu le M. Hôpital, si on veut, et ça vous a valu d'être très sollicité dans les médias, notamment pendant toute la période du Covid. *-La mairie de Paris propose un confinement de 3 semaines.

C'est la bonne solution ? Il aurait fallu reconfiner dès aujourd'hui dans ces territoires ? *-Jusqu'à quand l'hôpital peut tenir dans cette situation ?

Que fait-on pour accélérer cette campagne de vaccination ? *-On donne plus de vaccins. Les chaînes logistiques existent.

Dans ma ville, je pourrais vacciner 4 ou 5 fois plus de personnes avec plus de vaccins. -Ce petit montage montre qu'on vous a interrogé sur tous les sujets possibles. Confiner ?

Déconfiner ? Reconfiner ? L'hôpital va-t-il tenir ?

Et même, que pensez-vous du professeur Raoult ? Comment on fait pour répondre quand on a ni formation médicale ni passé de directeur d'hôpital, qu'on est un ancien journaliste ? -Déjà, on évacue toutes les questions qui touchent vraiment à la médecine. -Oui. -J'ai toujours...

J'ai toujours veillé à ne pas répondre à des questions qui s'adressaient d'abord aux médecins, que je ne suis pas. Et je n'ai jamais eu la prétention de les remplacer. Mais parler de l'organisation des soins, de la place de l'hôpital dans le système de santé pendant le Covid, des tensions que vivait l'hôpital, de la manière dont on peut mieux répartir entre les hôpitaux et les cliniques la médecine de ville, la mobilisation de tous.

Ca, ce sont des questions d'organisation qui en appelaient d'abord, sans doute, à mon expérience de maire. -Parce que les maires siègent aux conseils d'administration... -Dans les organes de gouvernance, aux conseils de surveillance des hôpitaux...

J'ai présidé mon hôpital depuis 2006 et c'est d'ailleurs à travers... cette présidence que je me suis intéressé à la FHF.

D'ailleurs, elle n'est pas toujours composée ni que de directeurs ni que de médecins. Un tiers du conseil d'administration, ce sont des élus locaux. Ils sont partie prenante.

Cette fédération a toujours été présidée par un élu. -Oui, mais souvent des élus médecins. Votre prédécesseur était cardiologue... -C'était le seul. -...votre successeur était praticien.

Pendant votre présidence, vous avez affronté Olivier Véran et Jean-Louis Touraine, qui sont quand même des médecins. -Claude Evin a été président de la FHF... -Ca remonte ! -Il a été ministre de la Santé, mais pas médecin.

Il y a aussi Gérard Larcher, qui a présidé la FHF. -Il est médecin des animaux. -Il est vétérinaire.

Il n'est pas médecin non plus. -Comment vous avez fait pour vous imposer dans ce milieu médical, hospitalier, sans avoir de formation, de compétence ? Il a fallu convaincre les gens que vous étiez la bonne personne, malgré tout ? -Quand on préside une association comme la FHF, qui regroupe tous les hôpitaux et tous les EHPAD - c'est l'offre de santé publique qui est au sein de la FHF -, c'est pas une instance médicale... -C'est avant tout de la politique quand on préside la FHF ? -Bien sûr.

On est l'interlocuteur des pouvoirs publics, mais aussi de l'ensemble de l'écosystème de l'hôpital, pour parler de problématiques de financement, d'organisation, entre la médecine de ville et l'hôpital, de décloisonnement. On parle aussi bien avec des architectes qu'avec des médecins parce que la dimension médicale est importante. Peut-être que ceux qui ont voté pour moi, ils ont trouvé chez moi peut-être des qualités de facilitateur entre ces communautés.

Le monde hospitalier est pluriel, depuis les professeurs de médecine des plus grands hôpitaux jusqu'aux généralistes qui gèrent des urgences en zones rurales jusqu'aux élus de divers niveaux. Il y a une communauté qui est très large. Il y a aussi des associations de patients.

Peut-être que l'élu, c'est celui qui arrive... -A faire le lien.

Vous avez eu plusieurs rôles. Pendant 15 ans, au début de votre carrière, vous avez été journaliste aux Echos, à la Gazette des communes également. Pourquoi ne pas se lancer politique dès le début ? -Au bout d'un moment, ça m'a travaillé.

On se lève pas un matin en voulant abandonner 15 ans de carrière pour se lancer en politique. C'est quelque chose qui a mûri progressivement. Je pense que le lien entre ces deux moments de ma vie, c'est évidemment l'intérêt pour la chose publique, pour les débats publics, pour la politique.

Pendant 15 ans, j'ai été observateur, un analyste... modestement, à mon niveau, mais en tout cas comme observateur de ce qu'était le débat public.

Et puis, à un moment, j'ai voulu peut-être être plus acteur, me dire : "Finalement, le goût de la politique doit amener "à franchir le pas et à servir l'intérêt général "de cette manière-là." -Ca, vous l'avez fait en 2001, en vous mettant sur la liste aux municipales d'un ancien journaliste télé, Jean-François Robinet, à Fontainebleau. Vous aviez conscience qu'en faisant ça, vous alliez peut-être être amené à renoncer au métier de journaliste ? -Je l'avais fait d'abord en plein accord avec mes supérieurs, dans le titre que je servais, Les Echos, à l'époque.

Mais c'était un modeste rôle de conseil municipal. Mais bon, c'était déjà mettre un doigt de pied dans le sujet. J'avais conscience que ça pouvait m'emmener plus loin ?

Pas vraiment, à l'époque. Les choses se sont précipitées dans les années 2004-2005. -En 2005. 2005, exactement. -Il y a eu une élection partielle à Fontainebleau. -Ca a été un coup de théâtre.

Crise politique locale, le maire démissionne et vous surgissez de nulle part. -J'étais élu municipal depuis 3-4 ans. -Vous n'étiez pas attendu.

Et vous vous êtes imposé une fois de plus, un peu comme à la FHF, là où on vous attendait pas. -Je ne sais pas. En tout cas, j'ai peut-être convaincu les électeurs. -Visiblement, oui. -J'ai eu la majorité, donc convaincu les électeurs qu'ils pouvaient me faire confiance.

A l'époque, j'étais plus jeune, j'étais un visage nouveau dans la scène politique locale. Les choses ont fonctionné et ça a été un moment de bascule. Donc voilà, ça fait...

C'était il y a 17-18 ans. -Vous êtes resté maire de Fontainebleau jusqu'en 2022, jusqu'à votre élection. Mais entre les deux, vous êtes présenté 2 fois aux législatives, en dissidence avec votre groupe de l'époque, qui était l'UMP.

Vous étiez engagé à droite On ne dirait pas comme ça, mais derrière votre côté souriant, jovial, finalement, il y a un rebelle. Candidat dissident. -Un rebelle, je ne sais pas.

J'ai été élu la première fois sans étiquette. J'ai toujours été de centre droit d'affinité, mais très européen. Je n'avais pas d'étiquette politique.

Bien sûr, quand je faisais du journalisme, je ne militais pas. Après mon élection, j'ai rejoint l'UMP, quand c'était la promesse d'être une CDU française, avec des courants gaulliste, libéral et centriste. -Les Allemands. -Les chrétiens-démocrates allemands, c'était l'alliance de la droite et du centre.

On connaît l'histoire. Progressivement, cette maison s'est rétractée. Mais au début, c'était pour ça. -Et le rebelle, alors ? -Le rebelle, c'est simplement que j'étais persuadé... -Vous êtes ambitieux ?

Vous forcez le destin ? -Peut-être mettre le pied dans la porte quand on n'est pas invité du banquet. Mais en tous les cas, voilà.

C'est aussi la fougue d'un jeune en politique. J'avais une quarantaine d'années, mais j'étais jeune dans... dans l'élection.

Donc c'est peut-être cet enthousiasme-là qui m'a donné envie. Je voyais bien aussi qu'être député-maire, lorsqu'on gérait une ville avec peu de moyens, mais de grandes ambitions, pouvait être un levier supplémentaire... -Pour servir Fontainebleau. -J'ai vu que le député qui m'avait battu me mettait des bâtons dans les roues.

J'ai bien vu qu'il y avait intérêt à avoir le levier national pour aider une ville. -Vous parliez de votre enthousiasme pour ces législatives. En 2022, ça semblait être moins le cas.

Vous y êtes allé à reculons. C'est l'impression que ça donne. Vous vous êtes présenté pour Horizons, cette fois, le groupe d'Edouard Philippe, assez tardivement et en disant : "La fonction de maire est plus passionnante et concrète." Sous-entendu : vous n'aviez pas une très haute idée du mandat de député.

Vous avez changé d'avis depuis ? -D'abord, je l'ai fait avec envie puisque j'y suis allé. Mais je rappelle que les investitures ont été données après la présidentielle, donc tant que je n'avais pas d'investiture, je n'en parlais pas.

Les choses ont pu donner l'impression que j'y allais peut-être sans enthousiasme. Après, je pense que la fonction de maire est la plus riche, la plus épanouissante et finalement, la plus concrète aussi dans les mandats du monde politique. C'est éminemment concret.

Vous touchez à la vie de vos concitoyens, de la naissance jusqu'à la mort, avec la gestion du cimetière et des affaires funéraires. A tous les âges de la vie, vos concitoyens croisent le maire, ces services, et c'est éminemment concret et passionnant. Je ne suis pas là pour vanter Fontainebleau, mais la ville est passionnante. -Vous avez trouvé votre place, votre utilité de député ?

Vous êtes un parmi 577. Vous n'êtes pas seul aux commandes, comme à la mairie. -Je me suis engagé derrière Edouard Philippe.

Il était dans un parcours qui m'intéressait. Depuis le début, on se connaît et on a beaucoup échangé sur ses choix de créer Horizons et de s'engager. Je l'ai fait pour continuer à servir le Sud Seine-et-Marne et Fontainebleau.

Et c'était aussi l'occasion pour moi de plonger dans les probl... dans les dossiers et les enjeux nationaux.

Est-ce que j'ai trouvé ma place ? C'est un peu tôt pour le dire. Et puis, on voit que dans le contexte politique de l'Assemblée, il n'y a pas de place stable.

Tout bouge tout le temps. -En préparant cette émission, j'ai été surpris de découvrir qu'il y a très peu de choses écrites sur vous, peu de portraits, contrairement à la plupart des députés. Vous vous méfiez des journalistes ? -Non, je me méfie pas des journalistes.

Je suis porte-parole de mon groupe... -Vous n'aimez pas parler de vous. -Je n'aime pas trop. -Et pourquoi ?

Par peur d'offrir des prises à vos adversaires ? -Non, ça n'a pas un intérêt phénoménal, selon moi. Je peux parler de moi, sans problème.

Je n'ai rien de particulier à cacher, mais simplement, on fait pas de la politique pour parler de soi. -C'est pour être dans l'action ? -C'est pour les idées et l'action. -On va passer notre quiz, si vous le voulez bien.

Le principe : je vais commencer des phrases et vous devrez les compléter. On y va. "Les journalistes devraient..." -Devraient veiller à posséder une culture politique qui leur permettrait de comprendre le temps long de manière à pouvoir concilier à la fois ce qui est l'instant présent, mais les lignes de force de longue durée.

Ca permet d'expliquer certaines choses. -"En 2027, "Edouard Philippe..." -Sera candidat à la présidentielle.

En tout cas, moi, je le souhaite. -Président... -On fera tout pour, mais déjà candidat, ce serait bien. -"Un ministre de la Santé doit..." -Pas forcément être un docteur.

On est dans un secteur où les corporatismes sont importants et on le voit dès qu'on veut bouger les lignes. -Comme pas la FHF. -Oui.

On met pas un agriculteur au ministère de l'Agriculture. Les exemples sont nombreux. Pas de militaire à la Défense. -Pourquoi ? -Il faut savoir se détacher des corporatismes.

Ca, c'est la première chose. Et puis, un bon ministre de la Santé doit être quelqu'un qui doit être capable d'être un peu volontariste et audacieux. S'il y a un secteur des politiques publiques qui est très sclérosé, c'est les politiques de santé. -Vous dressez votre portrait. -Pas forcément. -Un peu.

Ca vous intéresserait ? -Beaucoup de gens s'y connaissent et ne sont pas du milieu. -C'est votre ambition, ministre de la Santé ? -On verra.

Ca, là-dessus, je ne sais pas. D'Edouard Philippe ? Peut-être. -Merci beaucoup, Frédéric Valletoux, d'être venu. -Merci.

SOUS-TITRAGE : RED BEE MEDIA