Démission de Lecornu : Barbara Lefebvre dépité par le mutisme d'Emmanuel Macron
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %
Questions et réponses
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- 0:26OuverteRéponse directe
Une démission est envisageable, une démission du président de la République ?
- 1:34OuverteRéponse partielle
Qu'attendez-vous maintenant alors ?
- 3:34OuverteRéponse partielle
Est-ce qu'Emmanuel Macron doit prendre la parole aujourd'hui ?
- 7:41OuverteRéponse partielle
Alors est-ce qu'il faut une dissolution ou même un départ d'Emmanuel Macron que vous inspire cette situation ?
- 7:47OuverteRéponse partielle
Et surtout, est-ce que vous êtes inquiet ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:07Invité politiqueFait
« Je l'appelle à dissoudre l'Assemblée nationale, car nous sommes au bout du chemin, il n'y a pas de solution, il n'y en aura pas plus demain. »
- 0:16Invité politiqueFait
« Et par conséquent, la seule décision sage dans ces circonstances et prévue par la Constitution de la CQM République, c'est d'en revenir aux urnes. »
- 0:28Invité politiqueFait
« Oui, bien sûr, tout est envisageable, en tout cas c'est ce qu'envisage la Constitution, c'est une possibilité qui est donnée à Emmanuel Macron. »
- 4:49IntervenantChiffre
« Cette année, il y aura 69 000 faillites d'entreprises. »
- 5:05IntervenantChiffre
« Alors on va durer un minimum 7 ans, au moins 8 ans. »
Temps de parole
- Auditeur20 %
- Intervenant16 %
- Intervenant 216 %
- Intervenant 315 %
- Présentateur12 %
- Intervenant 48 %
- Invité politique8 %
- Présentateur 27 %
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Alors maintenant, c'est le coup d'après, et ça Marine Le Pen, elle a bien en tête, elle dit qu'il faut que le peuple reprenne la parole.
Je l'appelle à dissoudre l'Assemblée nationale, car nous sommes au bout du chemin, il n'y a pas de solution, il n'y en aura pas plus demain. Et par conséquent, la seule décision sage dans ces circonstances et prévue par la Constitution de la CQM République, c'est d'en revenir aux urnes.
Une démission est envisageable, une démission du président de la République ?
Oui, bien sûr, tout est envisageable, en tout cas c'est ce qu'envisage la Constitution, c'est une possibilité qui est donnée à Emmanuel Macron. Je n'ai pas à l'appeler à le faire, moi je suis respectueuse, encore une fois, de la Constitution et des institutions, s'il prend la décision de le faire, je pense que ce sera une décision là encore sage.
Voilà, c'est dissolution, et puis je vous le disais, le curseur va vers le président de la République. La balle est dans le camp de l'Élysée. Qui va peut-être prendre la parole, on n'a pas d'info.
En même temps, il faut quand même rappeler que c'est lui qui a nommé Sébastien Lecornu, d'ailleurs ça fait longtemps qu'il voulait nommer Lecornu, il voulait même le nommer il y a un an, il avait été un peu obligé de choisir François Bayrou, on a raconté l'histoire ici, donc c'est lui qui a nommé Sébastien Lecornu, qui a échoué, c'est lui qui peut dissoudre, c'est lui qui peut partir, c'est lui qui doit nommer un nouveau Premier ministre, il sera bien aussi un nouveau Premier ministre. On a un gouvernement des missionnaires, puisque ceux qui ont été nommés hier sont ministres.
Bruno Le Maire, il est ministre des missionnaires depuis 13, 14h, 15h maintenant, mais il n'y a pas de Premier ministre. Donc on est dans une période, là il faut qu'Emmanuel Macron parle.
Raphaël, bonjour. Oui, bonjour les GG. Bienvenue Raphaël, et vous, qu'attendez-vous maintenant alors ?
Moi, pas grand-chose. En fait, je voulais passer à la radio sur votre antenne pour... En fait, je suis plombier chauffagiste depuis 12 ans, donc je vois entre 6 et 8 clients par jour, et je vois qu'en fait le discours des clients, enfin des Français, au fur et à mesure du temps, se durcit envers les politiciens. Pas la politique, les politiciens. C'est-à-dire qu'il y a 4-5 ans, quand j'allais chez des gens, ça parlait de politique, parce que le Français aime la politique, il parle de politique, donc selon ce que votait chacun, bon ben il disait plus à gauche, plus à droite.
Mais là, depuis un an, moi le discours que j'entends, mais quasiment systématiquement, c'est plus de politiciens en fait.
Ils veulent quoi alors ?
Et bien...
Ils veulent un renouvellement, ils veulent la société civile. Ils veulent un Donald Trump.
Le souci, c'est qu'en fait, quand on en parle avec eux, ils nous disent clairement, ils nous disent, ben en fait, ils sortent tous à peu près des mêmes écoles. Ça parle en fait... Quand ils ont fait des écoles ? Oui, d'accord, quand ils en ont fait.
Monsieur Lecornu n'avait pas son master. Il n'avait pas fini son master. Et là, il aura le temps de le finir. C'est pas le seul, il y en a d'autres qui n'ont pas fini leurs études. Mais vous, personnellement, vous attendez quoi, Raphaël Bou ? C'est vrai.
Moi, personnellement, en fait, j'adore la politique. Et je suis comme en fait tous les Français. C'est-à-dire que les politiciens, j'en ai sauvé, mais que ça soit de droite, de gauche. Alors, le camp macroniste, on n'en parle même pas. Mais en fait, on est tous dans la même situation. C'est-à-dire qu'on en a marre. C'est-à-dire que, voilà, on a l'impression que c'est que les petits partis politiques qui parlent entre eux, c'est que des magouilles, des arrangements entre eux, ce genre de choses. Et ça, c'est un discours que moi, personnellement, j'ai depuis peu de temps. Mais que chez les... Vous entendez beaucoup autour de vous. Ah oui, je l'entends de plus en plus.
Et même moi, ça me choque parce que les gens en parlent ouvertement.
Oui, le ras-le-bol total, c'est ce que vous constatez. Est-ce qu'Emmanuel Macron doit prendre la parole aujourd'hui ? Oui, pourquoi pas ? Non, mais il n'est pas obligé non plus. C'est l'enthousiasme. Non, mais il n'est pas obligé. En revanche... Il est obligé quand même de trouver une solution, là. Je pense qu'il doit le faire un peu franchement. C'est-à-dire, je pense qu'il ne faut pas qu'il refasse un truc trop travaillé avec ses conseillers, face caméra, etc. Moi, si j'étais lui, je ferais une interview et il explique franchement ce qu'il pense. Mais il faut qu'il accepte que ça n'est plus à lui de... C'est plus lui qui a les clés, là. Il faut qu'il...
Voilà, il faut qu'il vienne dans les grandes gueules, par exemple. Ça fait 8 ans qu'on l'attend. Il faut qu'il vienne... Typiquement, il viendrait dans les grandes gueules, il pourrait s'expliquer en toute franchise face à des gens qui prendront moins de gants que les journalistes habituels. Mais il faut qu'il accepte qu'il n'a plus les clés du camion. Là, il a le bouton dissolution, mais je pense qu'il n'a plus le bouton nomination du Premier ministre, ni même des ministres. J'ai vu que c'était lui qui était intervenu, une extrémiste, pour faire nommer Bruno Le Maire. Oui, il a eu au téléphone. Donc c'est une réussite. C'est une connerie. Il faut qu'il laisse les parlementaires gérer.
Et si ça ne marche pas, ils dissoutent. Il y a un chiffre qui est sorti ce matin dans la presse. Cette année, il y aura 69 000 faillites d'entreprises. C'est-à-dire que ça fait des milliers de personnes qui vont perdre leur boulot. Et aujourd'hui, tu es dans une séquence politico-politicienne où les mecs, ils se rejettent la balle, où il n'y en a aucun qui pense inviter. Sauf que les 69 000 entreprises, c'est bien la conséquence de ces politiques qui sont menées depuis... Alors on va durer un minimum 7 ans, au moins 8 ans. Et ça veut dire qu'en fait, aujourd'hui, ils se désintéressent de tout.
Alors comme tout à l'heure, il disait l'agenda immobilière, elle voit bien que ça ne s'investit pas. Moi, je vous le dis tout à l'heure, personne n'achète rien en ce moment, parce que personne ne sait ce qui va se passer après. Mais là, tu as 69 000 entreprises qui vont se risquer de fermer à l'ici la fin de l'année. Mais c'est dingue, en fait. En fait, on ne se rend pas compte à quel point on est dans une cagade de ouf. Et se demander si Emmanuel Macron va parler, d'accord, mais quand il parle, le problème, c'est qu'en général, il n'éclaircit pas les problèmes, il les aggrave.
La dernière fois qu'il a parlé de la France, c'était pour dissoudre, personne ne s'y attendait, il était content, il a fait son petit coup d'éclat avec son histoire de « je dégoupille les grenades ». Donc maintenant, qu'est-ce qu'il peut venir dire qui soit décisif ? Parce que c'est ça, la parole du président, s'il veut qu'elle soit rare, en ce qui concerne la France, parce que sinon, il a une logorée pour tout le reste du monde, mais pour nous, apparemment, elle est rare, mais il faut qu'il nous dise quelque chose d'important.
Moi, j'entends bien ce que tu dis, Charles, mais enfin, si c'est pour qu'il vienne nous expliquer ce qu'il y a dans l'arrière-fond de sa tête, et pas toujours forcément, d'ailleurs, avec sincérité, on s'en fiche un peu. Nous, on veut savoir où va la France. On ne veut pas savoir où va Macron. Parce que nous, on sait où on veut qu'il aille. Il y a surtout quand même un déni de la part d'Emmanuel Macron. Cette interview dans la presse allemande, c'était un déni total. Il n'y a pas de gouffre financier. Ça va bien se passer. Le cornu va trouver la solution. On était. Donc on voit bien que le problème, c'est ça. Est-ce que ça sera un langage de vérité ?
Est-ce qu'il se rend compte de ce qui se passe dans le pays ? Ou est-ce qu'il sera encore dans... Et je te parie qu'il est en colère, en plus. Le pire, c'est que je te parie, parce qu'apparemment, il est de plus en plus souvent en colère, et je te parie qu'il pique sa crise, comme un petit enfant. Ah, vous n'avez pas fait comme je vous ai dit. Mais je pense que ce que tu as dit, c'était n'importe quoi.
Là, il doit en vouloir beaucoup à Bruno Rotaillot. Ce qui est intéressant, c'est qu'on pensait qu'on avait dit Sébastien le malin, parce qu'il avait fait le coup du 49-3 en disant « Je ne renoncerai pas au 49-3, ce qui pouvait être passé comme une manœuvre assez habile. » Et puis là, on s'est rendu compte que c'était au-delà de ça, c'était vraiment une guerre des personnes entre Bruno Rotaillot et Bruno Le Maire.
Après, moi, je voudrais quand même défendre Le Cornu, c'est-à-dire qu'on a essayé Barnier... C'est le seul, hein ? Non, mais on a essayé Barnier, je suis désolé, on a essayé Barnier, ça n'a pas fonctionné. On a essayé Bayrou, maintenant c'est Le Cornu, donc c'est plus qu'une question de personne. Et si ça se trouve, on finira par apprendre que Le Cornu ne voulait pas de Le Maire et que c'est Macron qui lui a imposé, si ça se trouve.
Pas possible en plus. Allez, écoutez, encore merci d'avoir pris la parole avec nous au 32-16 pour commenter la situation politique. Elle va nous occuper de longues journées, maintenant, cette situation politique. Estelle Denis va l'évoquer aussi. Bonjour ma chère Estelle. Salut Alain, salut les GG. Bah oui, oui, évidemment, on va continuer à évoquer cette situation, ce chaos au sommet du pays après la démission de Sébastien Le Cornu. Alors est-ce qu'il faut une dissolution ou même un départ d'Emmanuel Macron que vous inspire cette situation ? Et surtout, est-ce que vous êtes inquiet ?
Parce que si par exemple vous vouliez faire des achats un peu conséquents, est-ce que vous allez repousser vos achats ? On va parler de tout ça avec vous, bien sûr, au 32-16 et tout au long d'Estelle Midi. On attend bien sûr vos appels pour parler de cette situation.