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ChroniqueRMC — Face à Face (sur Podcast)· 12 juin 2020 9 minComplaisantActualité / polémiqueSécuritéJusticeEnvironnement & énergieÉconomie & entreprises

Le journal de 6h - 12/06

Source d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 30 %Défensif 70 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:50InvitéFait
    « Suspension d'un agent en cas de suspicion avérée de racisme, interdiction de recourir à la clé d'étranglement. »
  • 2:47InvitéFait
    « La grenade a été utilisée selon les règles. »
  • 2:49InvitéFait
    « Le projectile a atteint la victime de manière totalement accidentelle. »
  • 2:57InvitéChiffre
    « Le tir avait une trajectoire de bas en haut et a été déclenché à 37 mètres de distance. »
  • 4:47InvitéChiffre
    « L'équivalent de plusieurs semaines, voire plusieurs mois de pluie qui se sont déversés sur la ville. »
  • 5:36PrésentateurFait
    « La mesure a été mise en place pour aider à la reprise. »
  • 6:45PrésentateurChiffre
    « 27 décès supplémentaires liés au Covid-19 dans les hôpitaux. »
  • 6:52PrésentateurChiffre
    « Le Brésil a franchi le seuil des 40 000 morts et des 800 000 cas confirmés. »
  • 7:02PrésentateurChiffre
    « Aux Etats-Unis, les experts craignent 200 000 décès dans le pays d'ici le mois de septembre. »
  • 7:23PrésentateurChiffre
    « Des millions d'enfants supplémentaires risquent de devoir travailler. »

Temps de parole

  • Présentateur44 %
  • Invité29 %
  • Invité 29 %
  • Invité 35 %
  • Invité 43 %
  • Invité 53 %
  • Présentateur 22 %

4,5 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Vous écoutez RMC, vendredi 12 juin, l'info sur RMC, seconde, à la seconde fois, il est ici Céline Kalman, elle a les dernières informations, Céline bonjour. Bonjour à tous, fracture entre Christophe Castaner et les policiers, rassemblement hier soir partout en France, mais note jetée à terre, les syndicats appellent à de nouvelles actions aujourd'hui. La police innocentée dans la mort de Zineb Redouane, octogénaire tué par un tir de gaz lacrymogène en décembre 2018 à Marseille, un tir accidentel selon le rapport. Des pluies torrentielles hier en Corse, plus de 200 personnes secourues par les pompiers, l'eau est montée à une vitesse record dans certaines rues d'Ajaccio.

Il est 6h, bienvenue à tous sur RMC. La confiance a été rompue et on se demande si Christophe Castaner va réussir à inverser la tendance. Le ministre de l'Intérieur a commencé à recevoir les syndicats de police hier pour calmer leur colère après ces annonces sur la fin notamment de la technique dite de l'étranglement. Ces mots aussi sur la tolérance zéro dans les rangs de la police sont restés en travers de la gorge des fonctionnaires. Hier soir, action symbolique et inédite un peu partout en France, les policiers ont jeté au sol leurs menottes. Benjamin Smadja.

1:10
Invité

Hier soir à Nice, alignés devant leurs véhicules aux gyrofards allumés, des policières et policiers en uniforme jettent symboliquement leurs outils de travail au sol. Menottes, matraques, boucliers, casques et gilets pare-balles sont à leur pied. Un peu plus tôt hier, des rassemblements se sont aussi tenus dans plusieurs villes comme à Saint-Etienne, Marseille, Nice, Bordeaux, Bobigny, Toulouse ou encore Lille. Le sommaire pénition ! Le sommaire pénition ! On est ici présents, menottes au sol, parce qu'on s'est fait insulter. Parce qu'on se fait insulter par notre ministre de l'Intérieur. Parce que la police aujourd'hui, elle est suspecte, elle est suspecte de tout.

Des manifestations rares qui font suite aux déclarations et aux décisions du ministre de l'Intérieur. Suspension d'un agent en cas de suspicion avérée de racisme, interdiction de recourir à la clé d'étranglement. Michel Laveau est le porte-parole de la police nationale. Je vois dans ces images la marque et les témoignages d'amertume, de tristesse, de lassitude. Nous, policiers, nous avons le sentiment d'être victimes d'amalgame. Or, la police nationale n'est pas raciste et la police nationale n'est pas violente. La mobilisation se poursuit aujourd'hui. Le syndicat Alliance promet une action forte et symbolique.

2:17
Présentateur

Et Christophe Castaner va continuer de recevoir les syndicats aujourd'hui, ceux des officiers et des commissaires de police. La police innocentée dans un rapport d'experts dans la mort de Zineb Redouane le 2 décembre 2018. Cette femme de 80 ans mourait à l'hôpital la veille lors d'une manifestation des Gilets jaunes à Marseille. Elle avait été touchée par une grenade lacrymogène alors qu'elle fermait les fenêtres de son appartement. Benoît Ballet, le rapport d'expertise conclut donc à un accident.

2:43
Invité

Oui, c'est écrit noir sur blanc dans ce document de 73 pages. La grenade a été utilisée selon les règles. Le projectile a atteint la victime de manière totalement accidentelle. Le tir avait une trajectoire de bas en haut et a été déclenché à 37 mètres de distance. Selon les experts, il ne peut pas s'agir d'un tir de visée, d'un tir intentionnel. Compte tenu de la distance, de l'obscurité et des dégagements de gaz lacrymogènes dans la rue, rien ne permet d'affirmer que Zineb Redouane a pu être aperçu par le policier au moment où il pressait la gâchette. L'avocat de la famille de l'octogénaire juge ses conclusions scandaleuses.

Selon lui, le tir était tendu et non pas en cloche et le policier ne pouvait pas ignorer qu'il pouvait y avoir des habitants dans l'immeuble. L'avocat espère que les magistrats en charge de l'enquête ne tiendront pas compte de cette expertise et qu'ils en demanderont une nouvelle.

3:31
Présentateur

Merci Benoît. Gérald Darmanin à nouveau dans le viseur de la justice. La Cour d'appel de Paris ordonne la reprise des investigations concernant une accusation de viol visant le ministre de l'Action et des Comptes Publics des faits qu'il aurait commis en 2009 quand il était chargé de mission à l'UMP. Pas de blessés, mais la panique hier après-midi à Ajaccio en Corse. Des pluies diluviennes se sont abattues sur la ville à la mi-journée. En quelques minutes, certaines rues se sont transformées en torrents. Près de 200 personnes ont dû être mises en sécurité. Grosse frayeur aussi pour des automobilistes prises au piège dans leur voiture.

4:04
Invité

Des rues transformées en torrents d'eau boueuse, des voitures à la dérive, des habitants sous le choc. On a vu dévaler tous les containers poubelles. Moi je suis là depuis vraiment les années 80 et je n'ai jamais vu ça. J'ai vu des inondations, mais comme ça, jamais. Selon la préfecture, 80 personnes ont été prises au piège bloquées dans leur voiture secourue par les pompiers. Dominique, par exemple, s'est fait surprendre par la violence des averses. Je me suis retrouvée bloquée dans un torrent de boue. Donc ne plus pouvoir avancer, ne plus pouvoir reculer. Et l'eau qui remontait par le plancher de ma voiture. Donc là, j'ai paniqué. Ça a duré, je ne sais pas, peut-être 10 minutes.

Mais en me disant, c'est bon, là je me noie. La voiture va partir, je me noie. Finalement secourue, elle a ensuite vu sa voiture être emportée par les eaux ce matin. Seuls des dégâts matériels sont à signaler. Ça aurait pu être bien pire, reconnaît le maire d'Ajaccio, Laurent Marcangeli. L'équivalent de plusieurs semaines, voire plusieurs mois de pluie qui se sont déversés sur la ville avec des dégâts, notamment dans les quartiers est de la ville où les eaux stagnent. Ce n'était pas prévu. Nous n'étions pas dans une vigilance. Des opérations de nettoyage et de pompage se sont poursuivies toute la nuit.

La ville doit demander, dès ce matin, la reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle.

5:11
Présentateur

Et ce matin, on l'a vu avec Géraldine de Maury, 9 départements sont en vigilance orange. Finistère, Côte d'Armor pour fortes pluies. Violences, orages attendus sur le Languedoc et le Massif Central. Vigilance, orages sur l'Aveyron, le Gard, la Lausère, le Cantal, la Haute-Loire, le Puy-de-Dôme et l'Ardèche. Attention à la grêle. Si vous avez droit au ticket restaurant dans votre entreprise, vous pouvez désormais dépenser 38 euros au lieu des 19 jusqu'à présent. La mesure a été mise en place pour aider à la reprise. Mais ce que souhaitent désormais les restaurateurs en zone orange, c'est une ouverture totale de leur établissement avant le 22 juin, date de la troisième phase de déconfinement.

Vincent Daire, chef de cuisine au Bistro Augustin dans le 14e arrondissement de Paris.

5:52
Invité

Quand on peut ouvrir avant le 22, là c'est une bouffée d'oxygène à tous les niveaux. J'ai plein de collègues qui n'ont pas pu ouvrir, qui n'ont pas la chance d'avoir les terrasses. Et je pense souvent, vous savez, quand vous avez le personnel, quand vous avez la clientèle même, la clientèle n'a plus l'habitude de te sortir. Est-ce qu'elle va revenir ? Déjà, ça nous a fait plaisir qu'on réouvre les terrasses. Mais voilà, alors il fait beau, ça va, il ne fait pas beau, on a peur. Ce n'est pas évident parce que l'autre jour, on a pris des grelons. Alors qu'est-ce qu'on fait en vint, on ne vint pas ? Non, c'est quand même, ça c'est bizarre.

6:21
Présentateur

Et conseil de défense ce matin autour d'Emmanuel Macron. Plusieurs mesures d'assouplissement justement pourraient être annoncées. Prise de parole du chef de l'État dimanche à 20h. Et vous pourrez l'écouter sur RMC en direct. Le choix étonnant de PSA. Le constructeur a décidé de renforcer ses usines en France. Avec des salariés venus de Pologne, les intérimaires restent au chômage partiel. On y reviendra, on détaille juste après ce journal. 27 décès supplémentaires liés au Covid-19 dans les hôpitaux. Ces dernières 24 heures, le nombre de patients en réanimation continue de baisser. Le Brésil a franchi le seuil des 40 000 morts et des 800 000 cas confirmés.

Les centres commerciaux ont ouvert à Rio de Janeiro et Sao Paulo. En début de la forte progression de la pandémie. Aux Etats-Unis, les experts craignent 200 000 décès dans le pays d'ici le mois de septembre. C'était d'ailleurs les chiffres annoncés par Donald Trump. Le nombre de cas a dépassé les 2 millions après l'allègement des mesures de confinement. Et puis autre conséquence très préoccupante de cette crise dans le monde. Des millions d'enfants supplémentaires risquent de devoir travailler. C'est ce que fait savoir l'ONU ce matin. C'est un geste que nous sommes très nombreux à avoir proscrit pendant cette crise. La bise.

Mais visiblement, les bonnes vieilles habitudes et traditions sont de retour. Plutôt timidement.

7:36
Invité

Aujourd'hui, lorsque Juliette retrouve ses amis pour un pique-nique, au moment de se saluer, il y a encore un peu d'hésitation. On ne sait pas quoi faire, bonjour, on ne sait pas. Forcément, on a le réflexe. Le réflexe de se faire la bise, bien sûr, mais attention, pas n'importe qui. Juste à mes amis, pas à une connaissance que je viens de rencontrer. En soirée, par exemple. Quelques mètres plus loin, lorsque l'on demande à Julie, entourée de ses enfants et de ses petits-neveux, si elle refait la bise aux gens. Non, non, non, non. La réponse est d'abord assez claire, et puis finalement... Bon, des fois, oui, aussi. À mes neveux et à mes nièces, mais c'est tout.

Pour Pierre-José, en revanche, la réponse est claire et définitive. La bise, c'est non. On a le temps de faire la bise, au contraire, ça va nourrir l'envie. On fera des grosses bises quand les choses seront plus tranquilles. Un discours porté également par Benjamin Davido, infectiologue à l'hôpital Raymond Poincaré de Garches. La bise constitue un risque élevé de contamination. Le message reste inchangé, on garde les règles de distanciation. Ces règles d'hygiène, elles vont peut-être s'amender, mais elles vont s'amender par étapes. Le plus dur, c'était d'apprendre ces mesures une fois qu'elles sont entrées dans les mœurs. Ce n'est pas très compliqué de les garder.

L'enjeu, c'est qu'on puisse passer des vacances à peu près normales. Et donc, pour ça, il faut être de bons élèves aujourd'hui. L'infectiologue a l'intime conviction que l'on pourra se refaire la bise à Noël.

8:44
Présentateur

Je ne vous fais pas la bise, Jean-Jacques ?

8:45
Invité

Non, pour l'instant, pas de bise. Le carrier, comme on dit. Oui, je regrette, je regrette, mais bon.