Bonjour chez vous ! du 27 mars 2026
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
[musique] Public Sénat en partenariat avec la presse régionale vous propose Bonjour chez vous. [musique] Bonjour à tous. Très heureuse de vous retrouver en ce vendredi 27 mars pour faire le tour de l'actualité [musique] au plus près de chez vous.
On regarde ensemble le programme. Quelles sont les conséquences économiques du conflit au Moyen-Orient dans notre pays ? La hausse des prix du carburant inquiète.
Va-t-elle durer voir empirer ? L'État a-t-il les moyens d'aider les Français ? Va-ton vers un choc pétrolier ?
Comme l'a brièvement déclaré le ministre de l'économie, dans une demi-heure, nous recevrons Anne Sophie Altif, l'économiste qui nous éclairera [musique] sur toutes ces questions. Et puis on reviendra comme tous les vendredis sur la semaine politique marquée par les répliques sismiques des municipales, les républicains et le PS se fracture avec en ligne de mire la présidentielle. On va en parler dans une heure avec [musique] nos éditorialistes Arnaud Benedetti et Émilie Zapalski.
On va en parler également avec David Ross, sénateur socialiste de leson. Comment réagit-il au retour des guerres des gauches ? au PS qu'Olivier Fort peut-il [musique] se maintenir ?
On en parle dans quelques instants et puis à la une de nos régions, on ira faire le point sur les [musique] enseignements de ces municipales dans les outres et puis vous allez le voir les élections, ce n'est pas tout à fait terminé. Place au 3e tour dans les conseils municipaux, dans les conseils métropolitains et à Lyon. Si le camp de Jean-Michel Holas n'a pas remporté la ville, ils ont largement remporté la métropole.
On ira dans le rô avec le sénateur François Noël Buffet. Voilà pour le programme, on est ensemble pendant 1 heure et demi. Bonjour chez vous [musique] et on commence avec les repères de l'actualité.
Bonjour Stéphane Duger. Bonjour Orian. Bonjour à tous.
À la une de ce vendredi 27 mars, Donald Trump qui repousse l'ultimatum qu'il a posé à l'Iran. Oui, un nouveau report de 10 jours. Cette fois avant menace-til de frapper le secteur énergétique iranien.
Le président [grognement] américain assure que les discussions se passent très bien avec l'Iran, dit-il, mais que l'opération militaire avance et finira bientôt. On l'écoute. Nous estimons que cela prendrait environ 4 à 6 semaines pour accomplir notre mission alors que nous en sommes déjà au 26e jour.
Nous sommes donc extrêmement en avant sur le calendrier prévu. Le régime iranien reconnaît désormais qu'il a subi une défaite décisive. Son chef de la diplomatie, Marco Rubio, est en France aujourd'hui pour une réunion avec ses homologues du G7.
Réunion qui portera notamment sur la réouverture du D3 d'Ormous. Et dans ce contexte, en France, justement, le gouvernement mobilise pour l'effort de défense. Oui.
Alors que la guerre au Moyen-Orient dure maintenant depuis près d'un mois, plusieurs ministres se sont réunis hier pour examiner la capacité des industriels à y répondre. On fait le point avec Céline Schmid. Quelle capacité la France a-t-elle pour répondre à l'augmentation des besoins en munition et en drone dans le contexte de la guerre au Moyen-Orient ? [grognement] C'est l'objet de la réunion qui s'est tenue hier à Matignon avec plusieurs ministres et responsables militaires.
L'industrie de la défense et les enjeux de souveraineté auquel on fait face aujourd'hui, il nous concerne tous et toutes. Et donc, on doit réfléchir différemment au financement de l'effort de défense qui nous concerne tous et toutes et j'allais dire qu'il doit aussi nous profiter à tous et à toutes. La France est le deuxè exportateur [musique] mondial d'armes.
Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, les entreprises françaises croulent sous les demandes. Avant même l'éclatement du conflit en 2024, les pays du proche et du Moyen-Orient ont passé plus de 2,4 milliards d'euros de commande à la France. Alors, pour faire face à cette hausse, les ministres veulent se doter de nouveaux outils.
C'est le sens d'ailleurs de ce qu'a annoncé le Premier ministre hier avec France Munition. France Munition, c'est cette capacité à développer un outil qui permette finalement de financer, de développer, de produire. C'est cela.
France Munition, une sorte de grossiste de munitions dont l'objectif est de répondre aux besoins des armées françaises, des pays alliés et des clients à l'export, a indiqué le premier ministre. Sébastien Lecornu a aussi annoncé mercredi un investissement de 8,5 milliards d'euros supplémentaires de commande entre 2026 et 2030. Nous allons bien sûr continuer à mobiliser tous les instruments budgétaires nécessaires pour pouvoir donner à nos armées et à notre défense les moyens de se développer, de réaliser les investissements nécessaires dans un monde dangereux.
Ce sera le cas avec l'actualisation de la loi de programmation militaire. La loi de programmation militaire actualisée sera présentée en conseil des ministres le 8 avril. Le Parlement européen durcit la politique migratoire de l'Union européenne.
Oui. Avec l'approbation du concept de hub de retour des centres pour renvoyer des migrants en dehors des frontières de l'Union européenne. Une mesure approuvée à la majorité des États-membres et par les eurodéputés de droite et d'extrême droite.
Une décision saluée par Georgia Méloni, la chef du gouvernement italien. Les obsèques de Lionel Jospin se sont déroulés hier. Hommage national rendu à l'ancien premier ministre socialiste qui s'est éteint dimanche dernier à l'âge de 88 ans.
Emmanuel Macron a salué la mémoire d'un grand destin français. On l'écoute. Par-delà la mort, notre mémoire le yissera toujours à cette place singulière.
Un modèle pour certains, un adversaire pour quelques autres, pour tous à coup sû un repère dans notre histoire et notre esprit. Et puis François Baï ne siègera pas au conseil municipal de Peau. Et oui, l'ancien premier ministre et désormais ancien maire de Peau, a été battu au second tour des élections municipales la semaine dernière.
Une défaite sur le fil à 344 voix près. François Bairou ne siègera donc pas à son conseil municipal à la veille de l'installation des nouveaux élus. Merci Stéphane, à tout de suite.
Vous allez nous parler du texte de David Ross he dans quelques instants sur l'implantation des centres de données sur le territoire. Il est examiné cette semaine au Sénat. Il y a des enjeux écologiques, des enjeux numériques.
On va y venir dans quelques instants. On parlera évidemment également de la hausse des prix du carburant et des mesures du gouvernement. Mais d'abord, on va regarder les unes de la presse régionale.
Ce matin, on a sélectionné trois titres. D'abord, la une de la dépêche, narcotrafic. Comment la DZ Mafia s'étend ?
En 10 ans, cette organisation criminelle spécialisée dans le trafic de drogue a étendu son influence hors de Marseille, le gang nous des alliances et enrôle des jeunes trafiquants locaux pour conquérir de nouveaux points de deal. La deuxième une, c'est la voie du nord davantage d'ê pour partir en colo. Les enfants qui partent en colonie de vacances notamment dans le nord dans le Pascalis auront des moyens renforcés via les cafes, les caisses d'allocation familiale.
Et puis la dernière dernière une pardon, c'est celle de de Nice matin, c'est Loana. L'émotion et l'hommage amis voisin anonyme témoigne après la mort de Loana à Nice, la chute accidentelle et privilégiée. Quelle lune choisissez-vous, David Ross ?
Écoutez, comme c'est votre dernière émission, je vais prendre une positive et donc les colos vendredi du vendredi. Vendredi [rires] bien sûr, je vais prendre les les colos parce que quand j'avais 17 ans et que j'avais un job d'été, j'avais accompagné des enfants à Trouville sur une sortie à la mer et j'avais été très marqué par ces jeunes qui avaient jamais vu la mer et donc voilà, c'est un souvenir du début de mon engagement associatif et politique. Voilà.
Et j'imagine que que vous êtes satisfait du coup de de ces aides et du fait que que plus d'enfants puissent partir en en vacances. il quittent un petit peu leur territoire et que ils aient des rencontres dans ces moments-là, c'est privilégié quoi. On va en venir à l'actualité marquée par le conflit au Moyen-Orient et ses conséquences économiques en France.
On l'a vu dans le journal, il y avait une réunion hier à Matignon sur l'économie de guerre, l'augmentation des moyens de la défense Sébastien Lecnu qui devant le Parlement mercredi a annoncé une augmentation des moyens pour la production de munitions. Elle est nécessaire cette économie de guerre et est-ce qu'on est vraiment dans une économie de guerre ? Alors oui, h d'ailleurs euh c'est intéressant de voir que le président de la le président américain est intervenu au Venezuela pour des raisons sûrement liées au pétrole.
Et là avec ce qu'il fait en Iran, on pouvait dire c'était soit pour faire tomber le régime finalement dans le plan d'accord de paix, ça fait plus partie du programme. On aurait pu dire bah c'est pour des raisons économiques et quand on voit la situation dans laquelle on est, on dit il y a eu peut-être une impréparation. Donc tout ça pour dire que c'est important que la France puisse en tant que pays mais aussi avec l'Europe puisse agir elle-même sur des choses qu'elle considère juste sur la scène international.
Et donc nous avions une large majorité soutenu cet effort d'une économie qui serait tournée davantage vers des capacités militaires indépendantes. Les conséquences elles sont énergétiques aussi. Cette semaine, on a entendu Roland l'Escure un temps évoquer un choc pétrolier avant de de finalement revenir sur ces propos.
Est-ce que vous vous le redoutez ce choc pétrolier ? Est-ce que vous vous comprenez ce revirement du ministre de l'économie ? Alors oui et non si j'ai envie de dire parce que prend du en même temps il y aura un choc pétrolier.
En revanche c'est peut-être pas de même nature que le choc pétrolier qu'on a tous en tête de 1973 parce que l'économie notamment française n'est plus liée de la même façon dépendante au pétrole qu'elle l'était en 73. Il y a eu un mix énergétique qui permet d'y faire face. Ce qui est dommage, c'est cette communication un peu en panique où on annonce des choses, ensuite on repart dans l'autre sens.
Et donc c'est important, je pense, d'être très très clair et de donner beaucoup de critères de compréhension et d'évaluation dans cette période sensible. On on va le voir dans quelques instants. On va aller dans nos régions où la hausse des prix du carburant inquiète.
On a entendu hier matin le même Roland l'Escure, le ministre de l'économie, promettre des mesures ciblées dans les prochains jours. Ça vous rassure ? Ça vous convient ?
Alors le la démarche est la bonne parce que c'est celle que nous avions demandé des aides ciblées et efficaces. Après, il faut d'abord préciser est-ce que c'est pour certains professionnels, est-ce que c'est pour les ménages qui sont le plus en souffrance ? Et donc il est important de là encore tout mettre sur la table de manière à pouvoir partager les décisions et les prioriser parce que vous parliez tout à l'heure d'économie de guerre.
Il va falloir dans les budgets faire des choix. Autant nous avions soutenu cet effort de guerre, il va falloir le mettre aussi en vis-à-vis de ce qui sera fait pour aider aussi l'économie au quotidien. Et on va aller justement dans nos régions, on va aller à Chalon Sur, on retrouve Emmanuel Boul.
Bonjour Emmanuel, merci beaucoup d'être avec nous. Vous êtes chef des informations au journal de Sonloire et avec vous Emmanuel, on va revenir sur la flambée des prix du carburant, sur l'impact sur les professionnels. Vous êtes allé à la rencontre des transporteurs routiers ?
Oui, bonjour. notamment un transporteur à Guunnon, un gros transporteur de 1000 1000 véhicules et qui nous dit que effectivement en un mois son budget euh a été dépassé de 600000 € budget supplémentaire. Des transports scolaires aussi, un gros transport scolaire sur F sur 220 véhicules et lui ça se situe à quelques milliers d'euros par jour en supplément.
Donc oui, le le le délégué régional de la Fédération nationale des transports nous dit aussi que deux entreprises sont à l'arrêt du côté du JA et de la Côte d'Or. Donc il y a ils font les constat qu'ils sont dans le rouge et c'est c'est d'un jour à l'autre que la facture gramme. Emmanuel, on on entend votre votre récit, le con.
Vous avez une question pour le sénateur David Ross ? Bah la question c'est peut-être quoi qu'il en coûte, est-ce que l'État effectivement doit doit baisser sa part de taxe pour les les carburants et comment aider les transporteurs routiers bien qu'ils aient aussi un un un correcteur sur les factures par rapport à leur fournisseur c'est ce qu'on évoquait tout à l'heure il y a différentes modalités entre les taxes la TVA les taxes flottantes il y a aussi la capacité de mettre davantage de réserve sur le marché pour tenir les prix. Donc c'est des choses qui sont à l'étude.
C'est ce qui est évident, c'est que dans les prochaines semaines, il y a des décisions qui doivent être prise pour permettre justement cette économie de fonctionner. Et puis il faut pas oublier que les décalages pour les ménages se fera aussi dans plusieurs mois puisque ceux qui sont chauffés au gaz pour l'instant ils ont des prix fixes. Ce sera pas le cas à la rentrée après l'été et donc il va falloir aussi anticiper cela.
Donc il y a des marges de manœuvre, elles sont pas infinies et donc il va falloir les cibler au regard de la durée aussi du conflit qui pourrait qui pourrait se se révéler. Mais qu'est-ce que vous attendez des des mesures de Roland l'escur ? Alors le Parti socialiste demande un un chèque énergie.
Vous pensez vous compte tenu des marges budgétaires, on a le moyen de de faire des chèqus énergie ? Ben c'est à mettre en vis-à-vis avec l'effort de cette économie de guerre. Donc nous on veut bien qu'il a cet effort là mais il faut pas que ce soit au détriment de la situation d'urgence dans laquelle on est actuellement.
Et donc il faut moi ma première étape c'est que nous mettions clairement les éléments sur la table en toute transparence avec le parlement de manière à pouvoir prendre les bonnes décisions. Mais il faudra qu'il y a un acte il y aura un acte mais il faut pas qu'il soit fait à la va vite sans tenir compte de son efficacité dans la durée. Merci Emmanuel Boul.
Merci beaucoup d'avoir été avec nous Emmanuel du journal de Sonir. On regarde la une. Prix du carburant des transporteurs dans le rouge.
C'est à la une de votre journal. Il y a des mesures déjà qui ont été prises pour les agriculteurs, pour les pêcheurs. Ça c'est bien de prendre ces ces mesures sectorielles.
David Rossielle, c'était la première étape. Tout à fait. Et du coup euh parce que ça des retombé de toute façon sur le prix au quotidien.
Si on les aidait pas, c'est finalement l'ensemble des ménages qui serait impacté dans un un effet domino quoi. Alors il il y a il y a les prix du carburant, mais il y a les conséquences que peuvent entraîner effectivement le prolongement de cette guerre au Moyen-Orient. Est-ce que vous craignez des conséquences sur la croissance, sur le pouvoir d'achat des Français ? autrement que par les prix du carburant.
Oui, ben sur la croissance a été évoqué. On s'attend à 0,2 ou 03 d'impact sur sur la croissance. Après, tout dépend de la durée une fois encore de cette situation.
On a la chance d'avoir une inflation assez basse. On a la chance d'avoir finalement un mix énergétique par rapport à d'autres pays européens qui est pas exclusivement on est à moins de 5 % au niveau de du gaz dans notre mix énergétique. Donc ça c'est des atouts mais il faut anticiper une fois encore les décisions.
Et c'est vrai quand on entend Roland l'escur qui dit c'est compliqué d'un point de vue administratif dit bah c'est peut-être l'occasion justement de mettre ça sur la table et de simplifier. Vous attendez un un débat au parlement là-dessus. Est-ce qu'il faut que le premier ministre vienne s'expliquer devant les parlementaires, vienne dire quelles sont ces pistes et que vous puissiez ensuite en débattre ?
Je crois que c'est essentiel et ça indispensable. Quand ? La semaine prochaine, la semaine d'après, je pense ben le plus rapidement possible.
Il faut oui, il faut venir avec des éléments concrets. Donc si la semaine prochaine c'est trop tôt, je sais qu'il était la commission euh des finances de l'Assemblée nationale, il a répondu à beaucoup de questions, c'est assez intéressant. On sent qu'il y a des pistes de réflexion mais on sent que la la position n'est pas encore tranchée.
Donc c'est le moment aussi évidemment de venir au Sénat et qu'on ait ce débat là. On va parler justement de l'actualité du Sénat. Stéphane, le développement des data center et des centres de données était au cœur d'un texte examiné cette semaine dans l'hémicycle.
Oui, le vôtre David Ros que vous avez déposé en février 2025. Ça remonte un peu mais elle a été adoptée hier votre proposition de loi grâce à un compromis entre votre groupe, le groupe socialiste, la droite, le centre et avec un avis favorable du gouvernement. Ce texte, il a l'ambition de réguler l'implantation des centres de données plus connus sur le nom anglais de data center, des mastodontes bien physiques qui permettent de stocker des données qu'on considère comme dématérialisé mais qui sont bien matérielles et qu'on voit bien dans nos paysages.
Combien justement il y a de centres de données en France aujourd'hui Stéphane ? Alors c'est une filière qui est en pleine croissance Orian. Il y a de plus en plus de centres de données en France.
On en comptait 250 en 2022 mais on en compte aujourd'hui 322 répartis sur tout le territoire mais on en concentré surtout dans la région Île-de-Fance et s'il y en a de plus en plus et bien c'est surtout depuis l'annonce faite au sommet de l'intelligence artificielle par Emmanuel Macron. C'était en février 2025 comme l'a rappelé au Sénat la ministre du numérique. Écoutez, ce sommet a marqué un tournant avec l'annonce de 109 milliards d'euros d'investissement privés dont une part très significative dédiée aux infrastructures de calcul.
Il ne s'agit pas seulement d'annonce, il s'agit d'une véritable dynamique industrielle structurée, assumée et pilotée. Et Stéphane, est-ce que la France accueille plus ou moins de data center que ses voisins ? Alors la France est le 3e pays européen en matière d'installation de centre de données.
On en compte donc 322. C'est moins que le Royaume-Uni et l'Allemagne qui dispose d'un peu plus de 500 data center sur leur territoire. Voyez, l'Allemagne est en premier, le Royaume-Uni en 2e, mais l'Europe reste très loin derrière des États-Unis qui compte sur son territoire 5400 centres de données.
Le rapport he sur votre texte souligne quand même que la France dispose de plusieurs atouts pour accueillir des data center, des friches industrielles, une électricité bon marché et fiable avec le nucléaire et c'est aussi une manière d'avoir des infrastructures de données souveraines sur le territoire, ces data center en France. Encore faut-il que ces centres soient exploités par des entreprises françaises. Alors, il y a eu un débat en séance pour savoir si ces centres de données étaient écologiquement viables ou non.
Oui, parce que ces centres sont très demandeurs en électricité mais aussi en eau pour les refroidir. Et en écoutant la séance et bien les opinions des uns et des autres, en écoutant les opinions des uns et des autres, on avait le sentiment qu'il y avait deux réalités qui se confrontaient. D'un côté, vous aviez les chiffres donnés par la ministre qui sont aussi ceux du rapporteur.
Les data center représenteraient 0,02 % de la consommation d'eau totale en France et 10 % de la consommation d'électricité. Voilà pour les chiffres. Et de l'autre côté, voilà le témoignage du sénateur communiste Fabien Guayet.
Au bourger, dans mon département, s'implante unur qui aura une consommation électrique équivalente voire supérieure à celle de toute la ville. et entraînera mécaniquement des risques d'explosion des émissions de gaz à effet de serre dans un territoire où la pollution de l'air est déjà alarmante. En août, les risques de pollution, notamment celles liées au liquides, de refroidissement ou aux effets amplificateurs en cas de canicule, n'ont pas été suffisamment pris en compte dans le projet soumis à concertation.
Alors David Ross en séance, les écologistes ont voté contre ce texte. Ils ont fait part de beaucoup de réserves notamment sur la consommation électrique qui pourrait triplé d'ici 2035. C'est ce qu'a dit Daniel Salmon.
Et l'eau qui certes est assez faible en proportion mais qui est de l'eau exclusivement potable. Voilà ce qu'il a dit. Est-ce que vous comprenez les réticences des écologistes sur ces aspects-là ?
Ah ben je les comprends en partie puisque ça faisait partie de l'article 2 qui visait à encadrer euh l'usage de l'eau et avoir une taxe spécifique même si les centres de données en France sont plutôt vertueux en terme de consommation d'eau par rapport à ce qui se fait en Europe. Il se trouve que cet article 2 dans le consensus pour faire voter la loi a été euh retiré, a eu un vote défavorable et donc c'est pour cela qu'ils ont voté contre. Mais le reste du texte permet justement d'encadrer et d'associer les élus et par rapport à ce que disait le sénateur Fabien Guayet, ça permettra justement dans les documents d'urbanisme d'être extrêmement euh sensible à l'endroit où ils vont être implantés et de regarder le stress qu'on peut avoir sur l'aspect énergétique ou le stress hydraulique.
Justement, vous parliez de ces aspects, ces articles qui ont été supprimés qui parl notamment des articles sur la fiscalité de ces data center. Est-ce que c'est un manque qu'il va falloir combler à l'avenir ? Alors, tout dépendra de ce qu'il y aura dans l'avenir.
C'estàd si euh comme c'est le cas actuellement, les centres de données sont de moins en moins consommateurs d'eau, ce qui veut dire que d'ailleurs ils sont de plus en plus consommateur d'électricité parce que pour refroidir, c'est soit de l'eau ou soit de la climatisation hein et donc de l'effet de serre comme disait Fabieninget. Donc si on continuait sur cette voie-là, avec du cooling euh un petit peu en circuit fermé, il y aura pas besoin forcément de légiérer sur l'eau. En revanche, effectivement, la question électrique se reposera peut-être d'ici 10 ou 15 ans.
Mais l'avantage de ce texte de ce texte, c'est que ça permet déjà d'avoir une première vision et un premier regard assez critique et assez surveillé par les élus. Donc c'est un point de départ qui permettra de de suivre ça dans la durée. On l'entendait avec le témoignage de Fabien Gayet.
Il y a des inquiétudes des élus locaux, il y a des inquiétudes des parlementaires. Est-ce que vous vous diriez que l'implantation de ces centres de données en France, c'est une opportunité ? Alors, d'abord, ils vont s'installer.
Donc, soit ils s'installent en Europe, soit ils s'installent en France. Il faut savoir que plus de la 60 % des calculs des usages des Français sont faits en dehors de la France. Donc, ça pose la question de la souveraineté.
Est-ce qu'il vaut mieux pas que ces calculs soient faits sur notre propre territoire avec des opérateurs avec qui on est en confiance, notamment sur le stockage des données ? Donc ça déjà, c'est une pour moi une nécessité. Et l'autre élément c'est effectivement il faut regarder sur l'aménagement du territoire pour qu'il y ait pas comme vous le disiez cette concentration quasi exclusivement en Île-de-France qu'elle puisse aussi essimer sur l'ensemble du territoire national et donc d'être vigilant sur la façon dont il s'installe.
Mais qu'est-ce que ça pourrait apporter au territoire ? Qu'est-ce que ça apporte au territoire ? Alors c'est une bonne question parce que vous avez deux types de centre de données.
Vous avez les hyperscale donc les les très très grands ce qu'on appelle data center et puis vous avez ce qu'on appelle les les centres de données de proximité. Et donc ça permet pour l'écosystème des entreprises, des collectivités locales, du monde de la recherche d'avoir à disposition un outil de calcul qui leur permet finalement d'avoir une souveraineté numérique sur leur activité. Et sur les les territoires, ça apporte quoi ?
Ça apporte aussi des emplois, ça apporte du développement économique. Qu'est-ce que ça apporte ? Alors, ça soutient le développement économique.
En terme de d'objet lui-même, c'est pas pourvoyur d'énormément d'emploi, faut être faut être honnête. Mais ça permet de stabiliser une activité économique autour de de ce centre de proximité. Et une dernière question, parce qu'il y avait des inquiétudes sur les entreprises qui exploitent ces centres de données.
Est-ce qu'elles sont françaises ? Est-ce qu'elles sont européennes ? Est-ce qu'elles sont américaines ou voir euh euh étrangère ?
Comment on fait pour attirer des entreprises françaises ? Est-ce que c'est souhaitable ou est-ce que finalement il faut laisser s'installer n'importe quelle entreprise dans ces centres de données ? Alors dans la loi, on peut pas donner la préférence nationale ou l'exclusivité, mais c'était bien l'objet effectivement de l'article 4 sur les questions de souveraineté nationale.
Il y a beaucoup d'acteurs français qui sont tout à fait compétents. Il faut s'assurer que ils soit pas pénalisé. C'est lorsque vous avez un acteur français qui choisit de venir s'installer sur une friche industrielle, donc qui fait l'effort, il faut pas que les normes administratives le freinent ou le pénalise par rapport à un autre acteur euh outreatlantique qui lui utilise un terrain vierge et qui donc va plus vite.
On va terminer par l'actualité politique et les suites de ces municipales he qui se sont donc terminées dimanche dernier mais on a vu toute la semaine des répliques sismiques notamment du PS. Avant de parler de de votre partie, hier Emmanuel Macron, c'est une info du Figaro, a condamné les heures dans les mairies LFI. On a vu lors de l'élection de nouveaux maire des maires sortants qui étaient eués, qui étaient insulté alors pas que dans des mairies la France insoumise d'ailleurs.
Emmanuel Macron dit il n'y a pas de sédition possible dans les communes de la République. Est-ce que vous dites la même chose ? Bah complètement, c'est insupportable. surtout lorsqu'on s'est engagé, je pense à Hélène Hélène Jefroid quand on s'est engagé pendant des années et des années pour sa ville qui a un choix démocratique et qu'en plus euh de de tout fait fier, on on l'accepte, on peut pas être traité comme elle a été traitée.
Ça ça dit quoi euh de de la manière dont dont son traité éité, on voit même quand on est maire, il y a une violence et et il y a une non retenue de plus en plus des citoyens et donc il y a une coquote minute à retardement. Voilà. Mais ça, on le sent tous les jours dans la société.
Quand je prends le RER, on voit des situations où les gens montent entour très très vite et il y a de moins en moins ce ce vivre ensemble et ce lien social quoi. Et vous craignez pour l'engagement des élus quand vous dites que milit à retardement, ça peut freiner certaines personnes à à à dans l'engagement local. C'estàd les gens, ils auront plus envie d'être maire vu vu ce qui se passe.
Ben, je vous rappelle que vous avez tout à fait raison que sur le mandat précédent, à la moitié du mandat, il y avait déjà autant de démission de mè que sur tout le mandat précédent. Et c'est pour ça que moi je dis aussi au président de la République, lorsqu'on se bat pour avoir des financements pour les collectivités locales, c'est pas pour avoir de l'argent, c'est pour pouvoir garder ce lien social et cette efficacité sur le terrain et c'est primordial pour notre démocratie. Alors, c'est municipal pour votre partie, elles ont été marquées par un entre deux tours assez flou des alliances politiques avec la France insoumise dans plusieurs communes.
Malgré ce qu'avait martelé la direction du Parti socialiste, il n'y aura plus d'alliance avec la France insoumise. Est-ce que ça a été des erreurs politiques ou pas ? Ben la vraie erreur c'est le fait de ne pas avoir fait c'est ce qui a été reproché au ce fameux vousquez bureau national euh finalement de réunion d'entre de tours parce qu'une stratégie collective on est une grande famille nous démocratique donc il y a des vous le savez il y a des débats animés comme dans les familles mais pour que on puisse bien avancer ensemble c'est qu'il faut qu'il y a ses débats régulièrement sinon effectivement il y a des non dit il y a des sous-entendus et et après il y a forcément il y a des tensions.
Mais là c'est quoi ? Olivier Fort qui a été dépassé par ses élus locaux ou Olivier Fort qui a cautionné ses accords parce que la priorité c'était de sauver des mairies socialistes quit à faire fit de ce qui est désengagement qui avaient été pris. Alors vous savez un entre deux tours c'est très compliqué puisque la date enfin le temps pour fusionner c'est quasiment c'est un jour et demi.
C'est un jour et demi donc pour que ce soit efficace c'est un jour en gros entre le moment où vous avez le le résultat du premier tour et le démarrage du second. Et donc ça va très très vite. C'est pour ça que c'est important d'avoir une ligne de conduite et de s'y tenir parce que sinon ça part dans tous les sens et ensuite vous êtes juste spectateur.
Ce qui a été un peu le cas d'Olivier. On avait l'impression qu'il y en avait une. Elle était pas si claire que ça la ligne.
Elle était claire. Il y avait pas d'accord national avec la fille. Alors localement quand vous avez des petites villes, les gens se connaissent, il y a souvent des des cas particuliers.
Ce qui a posé problème là, c'est qu'on a eu des grandes villes. Or les grandes villes, elles sont gérées par le national. les villes de plus de 20000 habitants à chaque fois qu'il y a des accords politiques et donc le fait qu'une ville comme Nant pour pas la la citer avec la numéro 2 du Parti socialiste et fait le choix cette fusion bah ça a donné finalement un relan national comme s'il y avait un accord politique alors que ce n'était pas le cas et tout le dilemme vient de là avec et vous l'avez très bien expliqué dans votre reportage avec Antoine Lefond l'élection présidentielle mais est-ce que du coup ça a été une erreur est-ce que Johannard Roland a fait une erreur est-ce que François Brianchon à Toulouse a fait une erreur est-ce que il ne fallait pas faire ses accords était première Donc elle a été mère sortante première, donc elle a elle aurait pas dû s'aller à quelle fille ?
Euh moi je l'aurais pas fait. Voilà. Donc après Toulouse c'est un peu différent parce qu'on était trè donc la question c'était de savoir si on se maintenait ou pas.
C'était une ville de conquête. C'était une ville de conquête. Donc les la situation est pas la main mais et les gens se connaissaient de longues dates alors qu'à Nant elle avait face à elle des gens qui ont fait la guerre à sa politique et qui en plus vont siéger dans son opposition si j'ai bien compris.
Oui, fusion techque. Donc je connaissais pas parce que il y a les fusions techniques, il y a les fusions technologiques, il a les fusions stratosphériques, il a les fusions antibiotiques. On met à chaque fois un adjectif et pour moi il y a fusion ou pas fusion quoi.
Voilà sur le cas de Toulouse précisément, moi j'étais pour le second tour des municipales, la gauche fait son meilleur score en total de voix depuis qu'elle se présente à ses élections municipales. C'est loin d'avoir suffi. Jean-Luc Moudin qui est arrivé très loin devant et lui aussi fait son record de voix.
Comment vous comprenez ce surplus de participation déjà qu'il y a eu à Toulouse et ce surplus de voix pour Jean-Luc Moudin alors que la gauche était unie et que mathématiquement ça devait passer ? Alors d'abord c'est le point positif parce que on l'a pas dit mais le premier première défaite c'est le taux de participation qui est très très bas. Donc le fait que sur un deuxième tour il y a plus d'électeurs qui viennent voter, ça veut dire que finalement on met au débat cette fameuse question de qu'est-ce qu'on veut pour nos villes demain et quel type d'alliance et et quel type de fonctionnement.
On voit très clairement et c'est le sujet nous qu'on a avec Jean-Luc Mélenchon. C'est pas on n'est pas antimilenchon sur le principe d'antimlenchon ou parce que il a des comportements qui montrent qu'il y a un comportement antisémite notamment, c'est parce qu'il y a un plafond de verre. C'estàd que actuellement, on le voit d'ailleurs, c'est c'est une expérience, c'est que sur un second tour de l'élection présidentielle, si Jean-Luc Mélenchon est candidat face à Extrême droite, on sait que c'est l'extrême droite qui va gagner.
Et moi, mon engagement politique depuis tout le temps, c'est ne pas euh voir l'extrême droite arriver au pouvoir. Donc, il y a aussi une une question de finalement de démonstration aussi de ce fameux plafond vert. Sauf que sauf que là, l'extrême droite, enfin le le Rassemblement national a fait une percée dans des bastions qui étaient des bastions socialistes, notamment dans le bassin minier, dans le grand est.
Est-ce que quelque part il y a une responsabilité de la gauche ? Est-ce que c'est aussi un échec de votre part ? Ah ben c'est sûr que lorsqu'on perd, il y a un échec qu'il faut en tirer euh toutes les conclusions.
C'est un mouvement qu'on va y arriver, hein. C'est pas il est pas juste récent sur ces élections municipales. Il y a une déception d'un électorat qui se radicalise et qui pense que la solution c'est l'extrême droite.
C'est à nous de démontrer que c'est pas le cas. Euh sur la la suite, la présidentielle euh vous l'avez dit, un bureau national assez agité mardi soir au Parti socialiste. Est-ce que Olivier Fort, il peut encore rester à la tête du PS ?
Bah pour l'instant, il est issu d'un Congrès où il a été élu. Donc, il y a qu'un Congrès qui peut lui retirer sauf si doit reconvoquer un congrès, sauf s'il décide de Je pense pas que ce soit utile pour les Français d'assister à un nouveau congrès du Parti socialiste. Voilà.
En revanche, ce que le Bureau national demande, c'est qu'il y a un changement de méthode, la manière de fonctionner et notamment qu' a des réunions de famille plus souvent. Voilà, comme ça, on pourra s'engueuler ou se faire des bisous à condition d'être écouté parce que quand vous demandez des votes, visiblement, c'est pas forcément. Oui, mais quand on se voit plus souvent, c'est plus facile de se faire écouter que quand c'est une seule fois et que ça dure 6h.
Sur la présidentielle, est-ce qu'Olivier Fort il peut encore être votre candidat à la primaire et est-ce qu'il peut encore y avoir une primaire ? C'est alors d'abord qu'est-ce qu'on appelle primaire ? Parce que là encore quand on on voit on parlait de de fusion ou d'alliance mais quand on voit un candidat Jean-Luc Mélenchon qui dit quoi qu'il se passe il sera candidat.
Déjà il y a pas cet effort de de de travail collectif. Donc ça pose la question du travail des autres et pour moi il peut y avoir une primaire mais si elle englobe tout le monde si d'un côté vous avez Jean-Lou Mélenchon, Raphaëlman, Fabien Rousell pour le parti communiste et qu'en plus il y a une autre primaire à côté ça a pas de sens quoi. Mais là vous avez pas l'impression que le PS est un peu décrédibilisé ?
Est-ce que les électeurs de gauche ils vont encore vous croire quand vous dites pas d'alliance avec la France insouvise ? Et ben, il faudra en tout cas être très très clair et expliquer que ce qui s'est passé là, s'il y a eu des scories, comme on dit, des cas particuliers, ce sera pas la tendance au niveau national. On est au-delà de la score.
Quand Olivier Fort va au 20h dire "Moi, je comprends ses accords". Quelque part il les cautionne. Je sais pas s'il est cautionne mais en tout cas c'est des propos que qui donnent pas effectivement à penser qu'on éétait pas pour un accord avec Elfi.
Donc c'est un peu dommage. Merci David Ross. Merci beaucoup d'avoir été notre invité pendant cette première demi-heure.
Stéphane, on se retrouve dans 20 minutes nous. Oui, avec la revue de presse, on parlera des la hausse des prix du carburant. C'est à la de Corse Matin avec des blocages de dépôts pétroliers en Corse.
Effectivement, c'est à suivre dans la revue de presse et on va parler justement de cette hausse des prix du carburant. Euh va-t-elle durer ? Euh quelles sont les conséquences économiques ?
L'État peut-il nous aider ? Va va-t-on vers un choc pétrolier ? L'économiste Anne Sophie Alsif va nous éclairer tout de suite sur ses questions. [musique] [musique] Bonjour Anne Sophie Elsour.
Merci beaucoup d'être notre invité ce matin pour cet entretien. vous êtes chef économiste et associé chez BDO France et évidemment on avait envie d'avoir votre éclairage, votre analyse, vos explications dans cette période qui inquiète forcément les Français, les conséquences économiques pour la France de ce conflit au Moyen-Orient qui interroge. Euh d'abord, on va parler de cette phrase, de cette expression employée par Roland Lcur, le ministre de l'économie cette semaine.
Il a parlé d'un choc pétrolier avant de se rétracter le lendemain et de dire regretter ses propos, mais quand même l'expression, elle est sortie. Est-ce qu'on va vers un choc pétrolier ? Alors, je vais vous faire une réponse économiste, hein.
Oui et non. Au moment où on se parle, j'assiste, au moment où on se parle, on peut pas encore parler d'un choc pétrolier. Il y a plusieurs facteurs pour le dire.
Un, c'est en effet la montée et l'exposion des prix du pétrole et de l'énergie. Donc ça, en effet, on y est. La rapidité, l'impact sur les cours internationaux.
Après, il y a deux éléments, la durée. Est-ce que ça va continuer ? Est-ce qu'on va avoir un prix du baril qui va encore augmenter ?
Est-ce que le conflit va rester localisé ou va vraiment avoir un impact international et macroéconomique ? Et là, on en est pas encore là. Et aussi en terme de chiffres, quand on parle de choc pétrolien, on se souvient crise en Ukraine, on a eu un baril qui a monté à plus de 150 dollars.
En terme d'inflation, on était à 6 %. Nous ne sommes pas aujourd'hui dans cette situation. Parce que concrètement, économiquement, qu'est-ce qu'il faut pour dire on est dans un choc pétrolier ?
Alors, quand vous avez une augmentation des prix des hydrocarbures et que vous avez par exemple une augmentation du baril qui peut aller au-delà de 150 dollars quand on regarde ce qui s'est passé historiquement, mais c'est surtout la vitesse à laquelle le prix augmente. Et en effet, c'est pour ça que le ministre a un peu parlé de choc pétrolier parce que là, ça a monté très rapidement et qu'on est dans un choc qu'on pensait localisé et assez court. Et ce n'est pas le cas parce que quand on pose chant pétrolier, on pense à ce qui s'est passé dans les années 70.
Là, on est on n'est pas [raclement de gorge] dans ces niveaux-là. Mais mais est-ce qu'on peut y aller ? On peut y aller si le conflit encore une fois dure et s'étend géographiquement.
Mais la grande différence les années 70 c'est que le monde entier était beaucoup plus dépendant de cette zone concernant les hydrocarbures. Aujourd'hui, on a nouveaux facteurs qui font qu'on est moins dépendant. Un pourquoi ?
Parce que les États-Unis depuis 2019 sont exportateurs net et producteurs. He c'est un des plus grands producteurs de gaz et de pétrole. Donc ils sont beaucoup moins dépendants au Moyen-Orient pour leur importation énergétique.
C'est le Canada, c'est l'Amérique du Sud. Ils ont totalement régionalisé leur chaîne de valeur. Donc il y a beaucoup moins cette dépendance par rapport à cette zone.
Nous suite à la guerre avec la Russie pareil qu'est-ce qu'on a fait ? On a diversifier. Donc aujourd'hui on apporte plus des hydrocarbures du Nigéria, de l'Algérie et bien évidemment de nos amis européens norvégiens.
Donc beaucoup moins de de cette zone. Donc on n plus du tout dans la même situation que des années 70. Et puis globalement, ça ne vous a pas échappé l'année dernière, l'explosion des ventes des voitures électriques, la décarbonisation, le fait que pardon d'avoir une économie moins moins carboné, le fait d'aller vers l'électrique, bah il y a une demande structurelle de pétrole qui n'est pas la même que dans les années 70.
Juste, est-ce que vous vous on arrive à chiffrer à combien à peu près la France est dépendante de ce qui se passe dans la zone du Moyen-Orient ? Alors, dans la zone du Moyen-Orient, ce qu'on peut voir, c'est qu'on est à peu près à 10 15 % d'importations qui viennent de cette zone pour les énergie. Mais ce que je vous dis, c'est pas significatif parce que les denr réalimentaires comme l'énergie, c'est un marché mondial.
Aujourd'hui, une crise géopolitique, donc les cours s'envolent. Comme on est aussi dépendant de l'énergie et du pétrole, bah forcément on subit l'augmentation des cours. Donc il y a une décorrélation entre le fait qu'en effet on est moins dépendant, diversifié et le fait qu'il y a une montée des prix parce que c'est un marché international comme pour les denrées alimentaires.
On s'en souvient avec la guerre en Ukraine. Mais ça veut dire que le fait que la France soit moins dépendante de ses énergies fossiles, j'imagine que le nucléaire joue aussi. Ça veut dire que c'est un un atout et que c'est une force pour nous dans cette période qu'on est moins sensible à un éventuel choc pétrolier.
Compètement, il faut le dire, grâce à cette énergie décarbonée, à cette production, nous sommes moins dépendants des énergies fossiles et donc nous avons nous avons moins d'inflation. Donc ça c'est quelque chose de absolument essentiel de stratégie qu'il faut absolument garder avant la crise he même en terme de niveau d'inflation, on avait le taux le plus bas de la zone euro grâce justement à cette énergie décarbonée. Et l'année dernière, on a eu même une balance commerciale au dernier trimestre. positif.
C'est par depuis 20 ans grâce à la vente de cette énergie décarbonée. Donc c'est un atout absolument majeur qui va nous protéger qui protège le pouvoir d'achat des français. Ça veut dire qu'il faut renforcer la décarbonation de notre énergie.
Exactement. Et surtout ce qu'il faut faire c'est qu'on le voit aujourd'hui dans ce que vous consommez, vous avez 30 % c'est de l'électrique et autres et le reste c'est du décarboné. Et là l'idée ce serait bah de dans ce que vous consommez au quotidien d'avoir plus justement concernant l'électricité.
Vous avez parlé précédemment d'échec énergie et où on peut mettre l'argent et cetera. Bah, plutôt que de subir ces chocs énergétiques, là, il faudrait penser à ce moment-là d'avoir un véritable plan pour dire comment on est de moins en moins dépendant du pétrole. Et encore une fois, on a de la chance puisqu'on a cette électricité, des carbons.
Donc, ça veut dire que la transition, vous nous parliez tout à l'heure des des voitures électriques, la transition vers du plus électrique, c'est un atout pour la France. C'est un véritable atout pour la France et surtout pour le pouvoir d'achat des Français. Quand vous regardez aujourd'hui, au moment où on se parle, vous avez une voiture thermique électrique.
Électrique en terme de coût, c'est trois fois moins cher. Donc, c'est très concret pour le pouvoir d'achat des Français. Juste pour qu'on comprenne bien, pour les gens qui nous nous regardent dans leur quotidien, un choc pétrolier en fait, ça change quoi ?
Ça a quoi comme conséquence pour les Français ? Ah bah la conséquence, c'est l'augmentation des prix sur deux facteurs, on l'a vu, l'énergie et les denrées alimentaires puisque ce sont les deux marchés qui sont internationaux et très averses à l'augmentation du prix des matières premières. Donc ça crée de l'inflation vraiment en premier sur l'alimentaire et sur l'énergie.
C'est de l'inflation ou ça veut dire aussi un un risque de pénurie où on n'est pas du tout là-dedans ? Alors ça ça va dépendre de la durée du conflit. Je le disais, si c'est un conflit qui ne dure pas, on a une hausse des prix parce qu'on a un choc, on a pas de pénurie.
Par contre, si le conflit dure, notamment après le mois d'avril, là on pourrait être dans une situation de pénurie et c'est là où on peut aller dans une crise qui est beaucoup plus macroéconomique. Pourquoi ? Parce qu'en plus le D3 d'Ormous donne l'énergie et donc tout ce dont il a besoin, les produits industriels et cetera pour l'Asie.
L'Asie, on le sait, la Corée du Sud, le Japon, ce sont les pays où il y a le plus de croissance économique. C'est la zone économique la plus dynamique, l'Inde. Donc ces pays vont commencer à vraiment souffrir de ce blocage.
Et là, vous pouvez être dans un cercle vicieux d'impact sur la croissance mondiale. C'est ça qu'il faut absolument éviter. Mais bon, on n' pas les cartes en main.
Ouais. Alors, vous parlez de la France qui a quand même des atouts en main, ça c'est plutôt rassurant, mais au niveau européen, est-ce qu'on est dans une vulnérabilité plus importante du fait de la politique énergétique européenne qui est plus défaillante ? complètement hein.
C'est vrai que par rapport à ce qu'a fait la Chine et les États-Unis, comme je vous l'ai expliqué qui ont vraiment régionalisé leur chaîne de valeur sur les 15 dernières années. La Chine s'est beaucoup diversifié. Bon déjà euh ils achètent le le pétrole iranien, ils sont diversifiés en Afrique, donc ils ont beaucoup plus de sources d'énergie.
Nous, en effet, on n' pas eu euh cette volonté de régionaliser nos chaînes de valeur énergétique avec une dépendance importante auprès de la Russie. On l'a dit, pour la France, ça a changé. on a diversifié, les autres pays ont diversifié mais moins que nos concurrents chinois et américains.
Et donc aujourd'hui notamment pour les pays nordiques et l'Allemagne qui sont encore très dépendants du gaz, des hydrocarbures, et bien en effet ça veut dire que vous êtes plus averse au risque notamment pour des pays comme ça qui sont des poids lourds industriels, ce qui est moins notre cas. Alors on va parler de ce qui inquiète concrètement les Français au niveau de leur porte-monnaie actuellement, c'est les prix à la pompe. Ils augmentent ?
Est-ce que ça va durer ? Est-ce qu'on arrive à le savoir ça ? Alors ça, on narrive pas à le savoir parce qu'encore une fois ça dépend si le conflit encore une fois dure longtemps et reste géographiquement localisé ou pas.
Juste il y a combien de temps de délais entre ce qui se passe sur le terrain en Moyen-Orient et ce qui se passe dans nos stations services ? Alors ça peut détendre en fonction parce que pareil le prix à votre station service c'est pas uniquement le prix de la matière première. Vous avez en effet les tags, vous avez les distributeurs.
Donc c'est pas uniquement, on avait eu ce débat quand ça avait commencé, c'est pas uniquement les prix des matières premières, mais en général en fonction des contrats, c'est 1 2 3 mois pour avoir l'impact sur les prix et ça dépend, ça peut être beaucoup plus rapide si les hausses sont très importantes. Euh donc on sait pas si ça va durer. Est-ce que ça ça veut dire que ça peut aussi empirer que les les prix peuvent encore augmenter la bien sûr si la crise encore une fois dure longtemps, se dégrasse, que les le D3 est encore bloqué et qu'on a une crise qui prend du volume en terme de nombre de pays, bien évidemment que ça peut durer et ça peut déraper.
Donc c'est ça en fait qu'on a du mal à quantifier pour l'instant. On regarde un peu les annonces de Donald Trump mais on voit que dans ce conflit voilà c'est c'est assez compliqué de savoir quand il va y avoir un stop et même si les États-Unis se retirent, est-ce que le D3 d'Ormou sera totalement libéré ? C'est ça vraiment l'interrogation.
Alors, vous nous le dites, hein, les les prix à la pompe, c'est pas uniquement le prix de la matière première. Il y a aussi des taxes à peu près 50 % euh de de ce qu'on paye à la pompe. Est-ce que l'État est un profiteur de crise comme le disent certaines oppositions ?
Absolument pas. Absolument pas. Pourquoi ?
Parce qu'en effet, vous avez raison, on a des augmentations. Mais justement, ce système de taxe, c'est fait de c'est fait pour dire bah voilà, on a des augmentations, l'État va en effet gagner plus. Mais très souvent parce queil y a un impact sur l'économie, bah l'État utilise ses surplus. on vous l'avez expliqué précédemment pour aider les agriculteurs, pour aider les pêcheurs, pour aider certains secteurs de l'économie.
Donc on n'est pas du tout dans un état profiteur. Ce système a été justement mis en place pour se dire et bien voilà, on aura plus de recettes pour faire face à ces chocs extérieurs. Est-ce que l'État peut baisser les taxes ?
Non, ça il faut être excessivement clair là-dessus. Je pense que ce qu'il faut faire, c'est en effet des aides ciblées, des chèqus énergie en fonction du revenu des ménages et bien évidemment aider les secteurs industriels hein qui sont très impactés par la hausse des de prix de l'énergie. Soyons et regardons ce qui s'est passé euh en 2022.
On a eu ce quoi qu'il en coûte absolument massif. Si vous baissez les taxes, vous allez à la pompe. Vous gagnez 1000 € par mois, vous gagnez 10000 € par mois, vous avez la même réduction.
Est-ce que vous pensez que dans le cas 1, vous avez 10000 € par mois, c'est intéressant d'avoir quelques centimes de réduction qui coûtent des milliards d'euros à l'état ? Qu'est-ce qu'a fait l'État après la crise du quoi qu'il en coûte ? Il s'est endetté sur les marchés financiers 200 milliards d'euros de tiers au ménage en faisant justement un quoi qu'il en coûte élargi quel que soit le niveau de revenu des ménages.
Ça s'est traduit par quoi ? Pour une partie un taux d'épargne énorme. 18 % aujourd'hui de taux d'épargne.
Donc cet argent l'étal emprunté l'a redistribué et ensuite il a été épargné. Alors bien sûr il finance plein de choses mais en tout cas il n'a été ni investi ni consommé. Et donc la croissance que l'État aurait pu récupérer par ce coût et bien on ne l'a pas eu.
Résultat 5 % de déficit. Donc il ne faut pas du tout reproduire cette erreur. Il faut avoir des aides qui soient très ciblées et qui soient vraiment en fonction du revenu des ménages he pour aider les personnes et les revenus qui on va avoir le moins de de revenus.
Et là en effet dès que vous avez ce genre de cris c'est eux qui sont ultra impactés dans leur pouvoir d'achat. Donc ça il y a pas de sujet mais forcément quand vous avez un faible revenu, vous avez une aide bah cette aide à les consommer. Vous allez pas l'épargner puisqueen effet vous avez de faibles revenus. et puis bien sûr les secteurs industriels qui sont touchés.
Donc Sébastien Lecornu a raison de dire la politique du chèque c'est pas une politique viable quand on a 5 % de déficit. Non. Euh un dernier mot sur les taxes parce que le Rassemblement national euh par exemple il demande précisément une baisse de la TVA de 20 % à 5,5 % sur les carburants, l'électricité, le gaz.
Est-ce que c'est possible ? Alors tout est possible hein, ça veut dire juste de la dette supplémentaire. Il faut juste être au courant.
Le grand problème que vous avez en faisant ça, c'est qu'on le voit. Donc vous baissez les taxes. Donc comme je le disais, quel que soit votre niveau de revenu, vous en bénéficiez.
Donc c'est pour ça que c'est complètement inefficient économiquement et c'est un coût pour les finances [raclement de gorge] publiques qui est colossal sans forcément création de valeur ajoutée. Donc c'est vraiment économiquement pas du tout efficace. Ce qu'il faudrait faire, c'est que si on se décide de faire ce type de mesure et que ça coûte de l'argent, il faudrait plutôt en profiter ce que je disais précédemment pour investir dans la transition écologique et faire des aides pour dire aux gens ayez des pompes à chaleur européennes, ayez des voitures électriques européennes.
C'est beaucoup plus ça qu'il faut faire. comme ça quand vous avez une autre crise la prochaine fois au lieu d'être dépendants à 70 % du gaz et du pétrole vous l'être beaucoup moins et donc beaucoup moins d'impact sur le pouvoir et juste parce que là c'est vrai que on entend plusieurs propositions he les LR demandent des baisses de taxes le RN je viens de le dire baisse de la TVA les socialistes demandent un chèque énergie la France insoumise à un blocage des prix quelle mesure économiquement est la plus efficace et quelle mesures selon vous ne ne tiennent pas la route ? Donc toutes les mesures de baisser les taxes parce qu'il n'y a pas de prise en course du revenu sont absolument pas du tout efficaces.
C'est ce qu'on a fait avec le quoi qu'il en coûte et ce qui s'est passé en Russie et je vous ai dit les conséquences. Donc ça non. Et en plus on a beaucoup trop de déficit.
Par contre ce qu'il faut faire c'est vraiment aider les personnes qui vont avoir un véritable impact sur le pouvoir d'achat. Donc c'est en effet les ménages qui ont de faibles revenus. Là en effet il faut les aider.
Et les branches industrielles très impactées par les prix de l'énergie. Il faut vraiment avoir cette aide ciblée. Sinon, il ne faut pas du tout toucher aux taxes ou avoir un effet macroéconomique puisque là, en effet, ça a des coûts énormes pour les finances publ, très peu d'impact sur le pouvoir d'achat.
C'est vraiment une mesure, voilà, qui est plus conjoncturelle mais qui n'a pas du tout de conséquences économiques viables à moyen long terme et qui ont un coût énorme pour les finances publes. Et ça c'est lié à la situation budgétaire de la France. Ça veut dire qu'aujourd'hui notre dette ne nous laisse pas de marge de manœuvre, ne laisse pas au gouvernement de marge de manœuvre pour aider les français.
C'est un choix politique. On peut toujours dire plus de dettes. On peut toujours dire plus de dettes.
Ça c'est vraiment un choix dire quand on est à 3 milliards de dette à 5 % pas. Mais c'est un choix c'est un choix politique. Quand on voit la charge de la dette, on était à 30 milliards, on passe à 60 milliards.
Moi je pense qu'aujourd'hui avec la crise budgétaire, on empreinte en plus cher. Je pense qu'on ne peut pas se le remettre. Et surtout qu'en faisant ça, encore une fois, comme on prend pas en cause le revenu des ménages, ce n'est pas efficace économiquement.
Si on faisait ça et que ça crée de 3 % de croissance, que c'est une relance budgétaire, que ça crée du PIB, euh que ça crée du pouvoir d'achat et cetera, pas de problème. Mais là, ce n'est pas le cas. Et c'est ce qui s'est passé en 2022.
On a vu les conséquences sur le déficit. Outre l'augmentation des prix à la pompe, hein, qui sont très concrètes, quelle autre conséquence ça a pour le pouvoir d'achat des Français aujourd'hui ? Alors, c'est vraiment ça la la grande conséquence.
Il faut se dire qu'en 2024 et 2025, on retrouvait du pouvoir d'achat. Pourquoi ? parce que les salaires avaient augmenté et les prix de l'énergie et les denées alimentaires s'étaient effondrés.
Donc forcément, on avait retrouvé du pouvoir d'achat dans les prévisions y compris l'INC hein, on n'est pas encore bien sûr, il y a un choc sur le pouvoir d'achat qui est indéniable à cause des prix de l'énergie et de l'alimentaire toujours, mais on n'est pas dans un choc aussi fort que ce qu'on a pu avoir avec la crise ukrainienne et on a eu des baisses des hausses notamment dans l'alimentaire, on se souvient de 16 % qui étaient absolument colossal. On espère qu'on va pas en arriver là, mais là les conséquences concrètes que les Français vivent, c'est en effet prix du carburant. C'est pour ça quid de l'électrique et d'ailleurs beaucoup de Français font les comptes aujourd'hui pour savoir s'il faut continuer ou pas au thermique et puis quit sur les les denrées alimentaires qui sont aussi impactées.
Est-ce que vous arrivez à à mesurer les conséquences à l'heure actuelle de cette incertitude sur la durée du conflit au Moyen-Orient, sur son intensité sur notre économie ou c'est trop tôt ? Alors, on peut le mesurer en terme de PIB, de points de PIB, hein. Là, en effet, on a revu nos prévisions à la baisse, hein, 02 points de PIB en moins par rapport à ce que l'on attendait.
Parce que c'est vrai que comme on avait un budget, on avait voilà un impact sur la croissance, on se disait voilà ça y est, on a le budget, on sort, on a en effet plus d'inflation, on a une économie qui repart avec l'investissement des entreprises, ça va être positif. Bah là, ce rebond qu'on attendait encore une fois, malheureusement on l'a on l'aura pas. Donc ça en effet on le quantifie déjà bien les impacts aussi sur le budget parce qu'en effet s'il y a cette ces nouvelles mesures, ça va avoir encore un coût donc sur le déficit public.
Donc on a déjà des conséquences qui sont très concrètes financièrement de cette crise he sur l'économie française. On n pas le rebond et le risque j'insiste là-dessus hein, c'est que l'investissement est très très fort en Chine aux États-Unis, on l'a vu hein. Et donc nous en Europe, la variable qu'on a en moins notamment des États-Unis, c'est cet investissement qui est beaucoup plus faible.
Et avec toutes les crises, notamment la crise ukrainienne, et bien l'investissement repartait en Europe, notamment grâce à l'Allemagne qui a investi énormément. Là, la le risque quand il y a ce ce type de choc et où tout le monde dit il faut faire des chèqus et cetera, c'est que comme ça va coûter de l'argent, bah qu'est-ce qu'on va encore sacrifier ? L'investissement au propri de la consommation immédiate.
Et donc, on retourne dans un cercle vicieux, on ninvestit pas assez, on est moins, on reste très dépendant et donc on continue de subir les crises. Et le risque vraiment pour l'Europe, c'est la stackflation. Donc c'est un mot un peu voilà au cours d'économie peut-être [raclement de gorge] ça vous rappelle quelque chose une faible croissance économique et une inflation qui est élevé et qui peut avoir des conséquences sur le plus long terme cette inflation au niveau du de la charge pour les finances publiques, au niveau des prestations sociales des retraites qui sont indexées sur l'inflation. on va avoir un un effet un peu plus long terme.
Bien évidemment, il y aura des impacts, mais ce sera plutôt dans les arbitrages et ce sera intéressant de voir ce que les politiques ont décidé. Et moi, je regarde toujours ce qui s'est passé précédemment puisque voilà, on a un très beau laboratoire. Qu'est-ce qu'on voit ?
C'est pour ça que je parlais de l'investissement, c'est que quand il y a ce genre de crise, encore une fois et c'est normal, on va sécuriser la sécurité sociale, les retraites, les dépenses de consommation et c'est encore une fois l'investissement qui va être sacrifié. Donc c'est ça en fait le problème. Bien sûr qu'à court terme ça se voit pas mais le problème c'est qu'à long terme ça se voit et que tous les chocs qu'on a là et les dépendances bah aujourd'hui c'est les conséquences du manque d'investissement d'avenir qu'on a fait qu'on a pas fait il y a 10 ans.
Un un dernier mot sur euh ce qu'on appelle l'économie de guerre. Il y avait une réunion hier à à Matignon là-dessus. Est-ce que le terme égal vaudé ?
Est-ce qu'on est dans une économie de guerre ? Non. Alors ça c'est toujours des termes énormes que l'on qu'on met en avant. on l'avait avec la Russie et là encore une fois à mon sens c'était beaucoup plus justifié parce que là la grande différence encore une fois je le disais c'est qu'avec ce D3 bloqué c'est plutôt les pays asiatiques qui sont les premiers bloqués nous on subit la hausse des cours mais si vous voulez on est moins impacté que quand il y a eu la crise avec la Rusif c'était en Europe et cetera, ça nous concernait beaucoup plus donc bien sûr on est impacté mais on est beaucoup moins dans la même situation et économie de guerre encore il faut quand même rappeler les définitions c'est quand tout votre appareil productif est orienté vers la guerre On voit que bien sûr on investit plus dans la défense et cetera heureusement mais on en est pas encore là.
Donc là aussi il faut faire attention toujours avec ses mots, avec ses extrêmes. Il faut je pense être posé, regarder les données, regarder les faits et essayer d'avoir une politique on va dire contenue parce que si il y a un vrai choc et si ça continue, ça dégénère là en effet il faudra intervenir et là il faudra avoir des marges de manœuvre. Et vous dites on investit plus dans la défense révision de la loi de programmation militaire.
Sébastien Lecnu qui annonce milliards supplémentaires pour des munitions. On a un nouveau porte-avion 10 milliards. Est-ce que on peut parler d'une sorte de quoi qu'il en coûte militaire ?
Alors on peut parler d'une quoi qu'il en coûte militaire mais à mon sens la défense fait partie d'un secteur stratégique. Ça nous a pas échappé tout de même vu le les tensions géopolitiques. Donc à mon sens économiquement et c'est là où il y a une limite, c'est que vous avez en effet l'économie classique, compétitivité et cetera.
Et à mon sens, il y a certains secteurs stratégiques où là on doit avoir une vision de souveraineté qui doit être supérieure à celle de la compétitivité. Et pour moi, un des secteurs, c'est bien sûr la défense comme par exemple le secteur énergétique. Le fait d'avoir un secteur énergétique qui soit approvisionné, qui soit sécurisé, le fait d'avoir de la défense, c'est pas pour ça que vous êtes belligérant et cetera, ce n'est pas ça, mais c'est juste que ça vous permet d'être indépendant dans le cas où vous allez avoir beaucoup de chocs géopolitiques, ce qui est le cas et qui va sûrement ce qui va sûrement continuer.
Mais est-ce que ça va nécessiter de vraies réformes ailleurs ? presque à un moment ça va être dur pour les Français parce que il va falloir s'attaquer à à certains sujets concernant notre dette. Alors ça va être dur pour les Français parce qu'on est très endetté mais c'est pas à cause de la défense hein.
Ça fait depuis 74 qu'on est en déficit donc on était pas en 74 dans cette situation là. Donc là il faut faire attention c'est pas c'est pas à cause de ça. Ce qui est vrai c'est qu'aujourd'hui vu la situation va on a de nouvelles dépenses et justement des dépenses d'investissement parce que qu'est-ce qu'on regarde en économie ?
C'est pas juste vous dépenser, mais c'est combien ça vous rapporte. Si vous dépensez un et que ça vous rapporte deux ou trois, il y a pas de problème. Et l'avantage pour la France aujourd'hui qui est quand même bien placé dans certains secteurs, on est bien placé dans la défense, on est bien placé dans l'énergie, on est bien placé dans la santé.
Ça vous a pas échappé qu'on a en effet les problématiques de défense, qu'on a le vieillissement de la population et qu'on a une une demande forte d'énergie décarbonée. Donc profitons de ce qui se passe en ce moment pour justement revenir sur ces secteurs stratégiques et faire que ça profite à la France, à l'économie française. Si vous avez plus de revenus, tout ce que l'on dit, le pouvoir d'achat, les aides, la sécular retraite est financé.
Mais la question c'est comment avoir du revenu ? Donc profitons de ces opportunités où de toute façon on est obligé he stratégiquement voilà de se défendre. Bon voilà, le contexte géopolitique est tel qu'il est qu'on a plus le choix.
Merci beaucoup. Merci Anne Sophia pour votre précieux éclairage évidemment dans ces temps où on entend beaucoup de choses et on avait besoin justement de mieux comprendre. Merci beaucoup pour votre éclairage.
On passe tout de suite à ce qui fait la une dans nos régions. Merci. [musique] [musique] Allez, on va voir l'actualité dans nos régions avec nos partenaires de la presse régionale.
On va à Limoge. Bonjour Olivier Chaperon, merci beaucoup d'être avec nous, rédacteur en chef du populaire du centre. Olivier, avec vous, coup de projecteur ce matin sur une entreprise qui porte haut les couleurs de la hautienne.
Ah tout à fait. C'est Copemaque RIB. petite production spécialisée dans la la banquette convertible euh qui est dans le camping-car, le fourgon, les vannes et qui travaille surtout 80 % à l'export.
C'est une entreprise au confin duin et qui est prévue euh qui qui prevent jusqu'en Australie en fait puisque c'est une société qui vend pour Renault Ford Volkswagen qui fait l'aménagement de van de Fourgon euh et qui donc à ce titre làà niché au cœur de la campagne qui fait 15 millions d'euros à au chiffre qui a un chiffre d'affaires de 15 millions par an avec 60 salariés et en 94 elle n'avait que 300000 € de revenu pour 8 salariés En fait, ce qui fait la réussite de cette entreprise, c'est qu'elle est passée en scope, c'estàdire qu'une coopérative d'entreprise qui aujourd'hui emploie sur son salariés comme je vous le disais et qui se développe toujours avec le soutien notamment des collectivités puisque c'est un un peu le principe des scop. Elles sont soutenes plutôt par les collectivités parce qu'elles sont non délocabilisables pour la plupart d'entre elles et puis euh elles produisent sur place avec des des gemin d'œuvres sur place. Aujourd'hui, elle est aidée par la région pour l'usine du futur euh sur 12000 m² de construction. ce qui fait l'une des plus grosses entreprises du secteur à l'ouest du et elle se développe, elle continue de se développer.
Euh on pense encore une petite croissance notamment parce que l'entreprise veut se développer dans le dans le la fabrication de sièges pour le véhicule de l'armée. C'est c'est un bon moyen aujourd'hui malheureusement de de se développer. Ouais les non pardon elles sont en pleine croissance parce que justement on a on a cette ce soutien des des collectivités en en limousin fin 2025 on avait 77 sociétés coopératives pour 800 salariés ce qui fait quand même une une belle masse sur un secteur comme comme le nôtrevier si on comprend bien c'est c'est un modèle qui a le vent poupe hein du coup chez vous alors oui tout à fait parce que économiquement c'est plutôt fiable comme je le disais c'est porté par les collectivités Et donc euh elle elle s'y intéresse et euh effectivement comme comme c'est non délocalisable, on a on a même des pépites avec des start-ups qui se lancent aujourd'hui.
On en a une là qui qui qui fonctionne bien et qui produit des des du matériel euh informatique pour euh calculer les températures dans les dans les chambres froides et les frigos qui aussi rayonne à l'international. Donc oui, c'est un c'est un bon modèle qui alors évidemment fera pas l'intégralité de l'économie d'un d'un territoire mais qui soutient bien l'activité. Merci beaucoup.
Merci Olivier Chaperon, la une du populaire du centre, une usine du futur à la campagne, c'est à la une de votre journal. Merci Olivier Chaperon et Stéphane, on regarde les autres unes de nos quotidiens régionaux et on parle ce matin de l'augmentation des prix à la pompe à cause de la guerre au Moyen-Orient. C'est la une de Corse Matin.
Oui, parce que deux dépôts de pétroliers ont été de dépôts de pétrole ont été bloqués hier par le collectif des gérants indépendant des stations services en Corse. Il proteste contre le plafonnement des prix dans les stations services total 1,99 € le litre de plomb 2,09 € le litre de gasoil un plafonnement alors que dans les autres stations service par exemple Vito ou Eni, les tarifs grimpent à 2,20 € voire 2,40 €. une concurrence déloyale dénonce ses enseignes qui craignent mettre la clé sous la porte parce que dans le même temps et bien les clients serent dans les stations services les plus abordable et les professionnels, les gros rouleurs ils tirent la sonnette d'alarme c'est à l'une de la montagne.
Oui, dans les pages du quotidien les transporteurs témoignent. L'entreprise Transport Combron consomme avec ses 650 camions pas moins de 900000 L de carburant par mois. Mais avec la guerre, la facture affiche plus 25 %, ça fait 600000 €.
La possibilité laissée par le gouvernement à de reporter les charges de l'entreprise ne suffit pas. Même avis chez les chauffeurs de taxi du puit de Dom dans la montagne. Témoignage du président du syndicat des taxis autonomes du département.
Voilà ce qu'il dit. C'est reculer pour mieux sauter. La colère, elle gronde aussi chez les enseignants et ça c'est la une de la Charante Libre et de la Provence.
Oui, parce que le coû près de la carte scolaire est en train de tomber avec à la clé des suppressions de postes d'enseignant et des fermetures de classe encharante. 14 postes vont être supprimés à la rentrée 2026. 19 classes vont disparaître pour protester hier.
Une centaine de personnes d'enseignants surtout se sont rassemblées devant l'inspection académique d'Angoulem. Même chose à Marseille où là ce sont 67 classes qui fermeront pour seulement 12 ouvertures. La raison invoquée est simple.
La démographie baisse donc il y a moins d'enfants à scolariser et donc on peut fermer des classes. Ce qui est contesté par les enseignants dans la cité faocéenne. La ville de Marseille demande même un plan professeur pour mieux doter la cité fausséenne en enseignant. et une jour nouvelle journée de grève aura lieu mardi prochain.
La presse de la Manchelle, elle raconte ce matin les entreprises françaises qui participent à la construction du futur porte-avion France libre. Un chantier titanesque 12 milliards d'euros pour un porte-avion qui fera au total 310 m de long. La Charante Libre nous parle des 800 entreprises françaises qui travaillent au côté de Naval Groupe, des chantiers de l'Atlantique et de Technique Atome, les 3 m d'œuvre du projet.
L'entreprise Acttech et SEFA dirigée par Arnaud Ventwin va produire des pièces de structure pour la coque du porte-avion mais aussi des éléments propulsif et de produits nucléaires pour l'intérieur du bateau. Son interview est à retrouvé dans la presse de la Manche. Alors on termine avec la une du télégramme.
Qu'est-ce que c'est que cette histoire de guerre des croquettes ? Alors vous n'avez pas d'animal de compagnie Oriane mais sachez que le quotidien Breton nous raconte ce matin comment les animaleries se font concurrence dans les zones commerciales. Autour de Saint-Brieux.
Trois enseignes de ce type sont ouvertes. Deux autres doivent s'installer d'ici le mois de mai. Un boom attribué à un phénomène qui baptisé en bon français, le pet parenting.
Ce qui veut dire traduction s'occuper de ses animaux comme de ses propres enfants. Et le télégramé français de l'alimentation pour animaux de compagnie c'est 6,6 milliards d'euros alors que un français sur deux a un chien ou un chat. Stéphane, vous restez avec nous parce que on a fait depuis des semaines une revue de presse municipale.
On va terminer aujourd'hui. Euh justement, on va continuer et et finir de de tirer les les enseignements de cette élection. Avant de voir votre revue de presse, on va aller euh voir les enseignements dans nos outreem.
Bonjour Laurence Théatin, merci beaucoup d'être avec nous. Rédactrice en chef à Outre la première. On va tirer le bilan avec vous.
Vous avez précisément analysé les résultats en détail de ces municipales dans les outresemes. Qu'est-ce qu'on en retient ? On s'arrête peut-être d'abord à la Réunion.
On peut parler d'une poussée du Rassemblement national. Oui, percé du Rassemblement national et de l'extrême droite souvent soutenu par le RN. Le Rassemblement national s'implante donc à la Réunion.
C'est une première dans le département. Le Rassemblement national a conquis une mairie, hein, le maire sortant Johnny Paette qui est passé du modè puis au centre puis au rassemblement national en cours de mandature, le parti pénètre les conseils municipaux hein dans quatre voire cinq communes. Je vous expliquerai pourquoi je dis voir cinq communes dont le chef lieu Saint-Denis remporté par la mère sortante Erica Barge, l'ancienne ministre socialiste et elle a face à elle une seule opposition, le Rassemblement national et l'extrême droite soutenue par le Rassemblement national.
Il y a aussi dans la commune de Saint-Philippe. Alors là, c'est un peu un cas un peu particulier, un maire étiqueté divers centres mais qui est soutenu par le Rassemblement national et puis enfin il y a Saint-André. Le maire sortant de gauche l'emporte dans un mouchoir de poche avec 34 voies d'écart face à une alliance erne et de la droite.
Et dans cette commune, le candidat ern Laurent Virapoulé était arrivé en seconde position avec 21 % devant son frère d'hiver droite et ils ont d'ailleurs déposé un recours. Alors ça c'est pour la réunion. On va s'arrêter maintenant en Nouvelle-Calédonie.
Laurence, quels sont les enseignements de ce scrutin à la lumière des accords de Bougival ? Écoutez, on a une polarisation avec d'un côté les indépendantistes de l'UCFLNKS cont foncièrement contre l'accord de Bougival et de l'autre la frange radicale des non indépendantistes, les loyalistes qui ont fait tous deux de ces élections et bien municipales un référendum pour ou contre l'accord de Bougival. Ce qui a d'ailleurs été dénoncé hein par le président de l'association des mères non indépendantistes et signataire de l'accord de Bougival et loyaliste comme le FLNKS, ils sont allés chacun de leur communiquer pour revendiquer la victoire.
En réalité, si on se positionne par rapport à l'accord de Bogival, il n'y a pas de lisibilité claire. On a un taux d'abstention de 41 %. Une prise des loyalistes des quatre grandes villes du grand Noméa qui ont sorti les deux maires non indépendantistes modérées.
Sonia Lagarde, la mère de Numéa, a été réélue dès le premier tour, soutenue par les loyalistes. Mais il faut garder en tête que le grand Numéa a été profondément secoué par les émeutes de 2024. Si on regarde les résultats de l'UC FLN KS, et bien ils sont contrastés. dans un contexte de fragmentation et même de fracture du camp indépendantiste au cours autour de ces accords de Bougival avec cette perte symbolique de la ville de Coné en province nord indépendantiste depuis sa création et qui est passé aux mains d'un candidat sans sans étiquette non indépendantiste, le FLNKS qui a perdu quelques bastions soit au profit d'indépendantiste modéré comme l'uni pour l'accord de Bougival soit au profit de listes qui se disent d'ouverture, mais on peut voir quand même dans ces villes perdues par le FNKS un besoin de renouvellement dans des communes minières économiquement sinistrées.
Il y a donc cette troisème voie, ces listes qui se disent d'ouverture, de rassemblement sans étiquettes, parfois qui se disent à politique et qui ont rencontré certains succès. Merci beaucoup Laurence Théatin, rédactrice en chef à Outrem la première pour ce bilan. Les enseignements qu'on pouvait tirer des municipales dans nos outre mè.
Stéphane, les municipales, c'est pas tout à fait fini. Il y a encore des élections, ce qu'on appelle les 3è tours, l'élection dans les conseils municipaux, l'élection dans les métropoles aussi. Président d'Aglo, président de métropole.
Exactement. C'est à la une du progrès ce matin. Alors ça, on va y revenir dans un instant parce qu'il est d'abord la une de Nordécler qui nous parle de la métropole européenne de Lille, la Melle.
L'actuel président de la métropole aimerait bien conserver son poste. Éric Skironka annoncé qu'il sera candidat à sa succession le maire de Sail et Lanois et le favori pour l'élection qui aura lieu dans la métropole européenne de Lille avril. Et puis à Lyon, la métropole bascule à droite avec à sa tête une nouvelle présidente.
Voilà, à la une du progrès. Donc ce matin, Véronique Starselli succède à l'écologiste Bruno Bernard. Elle prend les commandes comme le dit le progrès.
La MLR de Sainte foilé Lyon a été élue hier avec 91 voix sur 150 dès le premier tour. Résultat sans surprise mais qui consacre cette page qui se tourne pour les écologistes dans la métropole. Et à noter que parmi les les vice-présidents, le premier d'entre eux le premier vice-président n'est autre que Jean-Michel Holas, candidat battu à la mairie de Lyon par l'écologiste Grégory Dousset.
Merci Stéphane. On va aller justement à Lyon. Bonjour François Noël Buffet.
Merci d'être avec nous. Sénateur Alert Durô, vous êtes élu à la métropole de Lyon. À défaut d'avoir fait basculer la ville, vous avez pris aux écologistes la métropole remporté largement.
Vous vous attendiez à un tel score ? On pour être très honnête, on s'attendait pas à un score aussi important, même si on s'entendait, on s'attendait tout de même à une victoire. Il est incontestable que à l'échelle de la métropole hors Lyon, il y avait une volonté euh de passer à droite, de changer le cap, notamment en raison des effets des politiques menées sur Lyon et sur par la métropole en matière d'environnementale et de circulation en particulier.
Le l'accès désormais au centre-ville devenait extrêmement difficile pour ceux qui vivent l'agglomération, pour ceux qui travaillent [grognement] et il y a une volonté, je crois, de de tourner la page et le sanctionner. François Noël Buffet, la métropole, elle concentre beaucoup de pouvoir. Comment ça va se passer entre la métropole et le maire écologiste de Lyon, Grégoryi Dous ?
Oui, c'est la première agglomération de France après l'Île-de-Fance, il faut pas l'oublier. C'est 1500000 habitants, c'est 4 milliards de budget. Il y a des communes qui sont dans l'opposition nécessairement par rapport à la métropole. et bien il faudra travailler avec elle sans renier nos convictions.
Euh lorsque l'on est à la tête d'un exécutif comme celui-ci, on essaie d'harmoniser l'ensemble des politiques et de contractualiser en particulier avec les communes. Et qu'elle soit de la majorité ou de l'opposition, il faudra bien travailler de cette manière-là pour dans l'intérêt et le seul intérêt des grands lyonnais. Comment vous expliquez ?
On l'a dit hein, François Anel Buffet, la métropole de Lyon a été remportée largement par le Campolas, par la droite. Comment du coup vous expliquer votre défaite à Lyon ? Il y a eu un problème avec Jean-Michel Holas, le candidat s'accompagne particulier avec Jean-Michelas qui a changé à Lyon comme dans toutes les grandes métropoles.
Les analyses montreront n'est plus la même que ce qu'elle était il y a encore 15 ans ou 10 ans simplement. Euh et de ce fait, Grégory Tousset a réussi à mobiliser son électorat, mais on rate la marche de peu de choses, de peu de choses. Bien sûr que tout n'a pas été parfait dans la campagne qui a été menée, mais malgré tout des choses ont été dites et on rate la marche de peu de choses.
C'est bien dommage parce que la ville de Lyon en ligne avec la métropole de Lyon aurait permis d'avancer encore mieux sur les dossiers mais cela n'empêchera pas d'avancer dans une un travail de coopération qui devra se mettre en place en tous les cas de contractualisation plutôt que de coopération. Dernière question François Nel Buffet est-ce que il y a des sénatoriales en septembre ? Est-ce que compte tenu des résultats à la métropole dans les villes du Rô vous arrivez à vous projeter sur ces sénatoriales et à le voir à peu près ce qu'elle pourrait donner notamment pour les républicains ?
Oui, bien sûr. Regardez, évidemment les choses sont la situation ailleurs qu'en 2020, c'est clair. Donc, nous devrions pouvoir progresser à la condition évidemment comme toujours que les choses se construisent intelligemment dans l'union autant que faire ce peut le plus possible bien évidemment et nous pourrions à ce moment-là progresser nettement en terme de sénateur.
Il pourrait y avoir un sénateur sénatrice bien sûr. Il pourrait y avoir un sénateur la France insoumise dans le rôe. Je ne crois pas.
Merci Fran. Oui, allez-y. Une élection reste une élection.
Merci beaucoup. Merci François Noël Buffet d'avoir été avec nous. On vous retrouve évidemment très vite avec grand plaisir sur ce plateau.
Merci beaucoup Arnaud Benedetti, vous êtes avec nous. Bonjour Arnaud, merci d'être là. Directeur de la nouvelle revue politique Émilie Zapalski.
Merci également communiquante fondatrice de l'agence Émilie Conseil. On entendait François Noël buffet, on voit ce qui se passe à Lyon où on a une métropole qui a basculé à droite, une ville principale Lyon qui est restée aux écologistes. C'est le cas à Marseille aussi où là rien n'a basculé mais Marseille va rester à gauche, la métropole va rester à droite.
Ça montre quoi Émilie ? Et et ça veut dire que ça peut être compliqué à gérer ? Ben en fait, c'est vrai que c'est un peu l'arrière boutique un peu des municipales.
C'est la surprise du chef, c'est-à-dire on focalise, c'est vrai, sur les maires et après il y a la métropole. la métropole, elle a quand même un un un des compétences assez importantes, un budget assez important et donc le déséquilibre, enfin ça crée un déséquilibre, ça crée plus de coopération nécessaire. Alors quand on dit coopération, je pense que c'est plutôt lutte et confrontation qu'il faut entendre même si voilà, il y a l'idée de travailler ensemble.
Et euh moi je trouve que c'est pas inintéressant quand même parce que ça fait peser des poids différents, ça peut contrebalancer des décisions, euh ça peut orienter un petit peu mieux les choses. Donc euh oui, ça va être compliqué de s'entendre, hein, quand on a euh des orientations politiques si différentes avec des volontés, on l'entend bien là avec le côté écologiste qu'on essaie de contrecarrer, mais ça peut être intéressant d'avoir cette confrontation et ces idées un peu opposées. Arnaud ?
Oui, tout à fait. C'est-à-dire qu'en fin de compte, ça peut en effet être un moyen d'équilibrer le pouvoir sur le territoire, mais faut-il encore que ça ne le paralyse pas. Et c'est bien le sujet et bien la question.
C'est intéressant ce qui s'est passé à Lyon parce que en effet la ville centre de la métropole, Lyon a réélu son maire mais la métropole a basculé à droite. Donc on va voir comment sur un certain nombre de projets. Je vois que par exemple sur les transports, la nouvelle présidente de la métropole a dit qu'il faudrait négocier avec le maire de Lyon parce que il souhaite revoir un certain nombre de schémas en terme de transport.
Donc ça va être en effet une bataille qui va nécessiter pour l'ensemble des acteurs euh s'ils veulent satisfaire leurs administrés d'essayer de converger. Alors, c'est vrai pour les métropoles, c'est vrai aussi pour les communautés d'agglomération he parce que vous avez un certain nombre de territoires, vous avez des des villes centre qui ont basculé politiquement et des agglomérations qui restent en tout cas de manière tangente éventuellement dans un autre bord politique. Donc, on va voir un certain nombre de recompositions peut-être se faire voilà.
Mais les élus locaux ont l'habitude quand même de travailler ensemble aussi hein. C'est une vision quand même qui est parfois un peu moins idéologique. Alors c'est peut-être moins vrai d'ailleurs dans les métropoles mais en tout cas dans les agglomérations, c'est peut-être un peu plus un peu plus un peu plus fort.
Ouais. Allez le le vendredi, on avait l'habitude de on a l'habitude he de de tirer le bilan de de la semaine politique de [rires] de alors cette semaine politique, on a vu les secousses, les répliques sismiques de ce qui s'est passé dimanche dans les urnes après ces municipales. Est-ce qu'il y a pas Émilie une forme de paradoxe ?
C'est-à-dire que dimanche, ceux qui ont eu le plus d'élus locaux, ce sont les Républicains, ce sont les socialistes qui ont conservé des bastion qui restent des parties d'élus locaux et puis on a vu cette semaine ces deux parties imploser, se déchirer, se fracturer en vue de la présidentielle. Comment on l'explique ? Bon, de toute façon, on savait hein que ces deux forces qui sont très présentes en terme d'élus locaux et ça ça change pas et c'est vrai que c'est les grands gagnants quelque part mais en continuité avec ce qui s'est passé des municipales, les républicains et euh la gauche avec tout ce qu'on y met et qui est pas encore très clair maintenant.
C'est vrai qu'ils se sont fait manger du terrain d'une manière symbolique et avec quelques prises importantes par côté droite le Rassemblement national ou plutôt je dirais l'Union des droites incarnée par Eric Sioti avec Nice notamment une belle belle prise. Et puis de l'autre côté c'est LFI qui a marqué des points en terme de prise, je penserai à Roubé mais aussi en terme de symbole. C'est comme s'ils avaient préampté ce terrain de la gauche pour 2027.
Ils ont véritablement marqué des points, je pense à les filles. Ils ont fortement embarrassé le PS avec ces questions alliance pas alliance alliance qui ont été finalement pas très fructueuses au niveau local et qui et là on voit bien à quel point il se déchire cette semaine et à quel point c'est compliqué de s'organiser avec cette force que représentait les fill et de l'autre côté à droite pareil c'est c'est l'ERN qui mène le jeu alors qu'ils ont pas beaucoup de villes alors qu'ils ont encore un plafond de verre sans grande ville mis à part Nice mais c'est porté par Eric Sioti donc pas tout à fait par le RN donc Voilà, ils sont embarrassés par des petits challengers qui prennent une place de plus en plus importante. Arnaud, comment on explique ces ces fracture après des résultats qui ont pas été mauvais pour les deux parties voir qui ont été bons ?
Oui, enfin, ils gèrent un capital. C'està-dire qu'en fin de compte, il faut se rendre compte que malgré tout, ils se font grignoter des positions à la fois par LFI, à la fois par le Rassemblement national. Alors d'ailleurs dans des structures territoriales qui sont pas tout à fait les mêmes pour l'un et pour l'autre mais il y a une progression malgré tout de LFI qui est certes aussi du symbolique parce que LFI comme d'habitude a installé son récit dès l'annonce des résultats.
C'est un grand classique avec LFI mais ça marche en tout cas et puis ils ont gagné quand même quelques villes et du côté du Rassemblement national qui a même qui a eu quelques quelques conquêtes importantes dans les villes moyennes et dans les petites villes notamment. Après, [grognement] ce qui est intéressant de voir, c'est que finalement oui, la crise, elle est aujourd'hui à gauche au Parti socialiste. Ce point de vue-là, Jean-Luc Mélenchon a réussi son paris parce que la crise où elle se trouve au bureau politique du Parti socialiste, c'est là qu'elle se trouve.
Et où est-ce qu'elle se trouve ? Elle se trouve chez LR aussi. Donc les les les vieilles forces de gouvernement que constituent en fait LR et le Parti socialiste n'ont pas résolu leur problème de concurrence parce que elles sont sur le plan national à la fois écartelé entre d'un côté le bloc central et le le le pôle qui sont à leur gauche ou à leur droite respectivement.
H donc ce problème, elles ne l'ont pas solutionné et les élections municipales ne l'ont pas l'ont encore moins solutionné. D'ailleurs, il y avait rien à attendre des élections municipales en terme de solution. Mais par contre, les élections municipales ont vraisemblablement aggravé la situation.
Donc euh [grognement] c'est pas quelque chose de nouveau. On savait très bien qu'il y avait deux scènes nationales, deux scènes, une scène nationale et une scène locale. Une scène nationale avec des marques politique qui était forte, une scène locale avec d'autres marques politiques qui é qui étaient fortes.
Mais euh pour les marques qui sont fortes localement, c'est-à-dire LR et le Parti socialiste qui reste fortte localement, ben les questions, j'allais dire nationales demeurent et sont loin loin loin d'être résolu. On va passer on va parler de ce qui s'est passé à droite. reviendra tout à l'heure sur la gauche, mais ce qui s'est passé à droite.
Il y avait euh ces interrogations pendant la campagne. Est-ce que cette campagne va être euh prémise d'une union des droites ? Est-ce que les LR vont se refracturer ?
Est-ce qu'une partie va se tourner vers le Rassemblement national euh à la fin de cette semaine ? Qu'est-ce qu'on peut dire là-dessus ? Bah, on n pas l'impression qu'il y ait des signaux véritablement d'un mouvement dans ce sens, hein.
Euh euh on a plutôt l'impression que c'est un peu l'autre sens. Enfin, Eric Sioti a amené un peu cette union des droites, mais il y a que lui qui a réussi ce paris-là. Et je pense que c'est plus dû à son passé à Nice, à sa confrontation avec Eric, avec Estros qui a qui a fait sa victoire et et c'est moins une affaire du RN que cette histoire locale, j'ai l'impression.
Et moi, je pense que euh cette idée d'union des droites qui reste un peu dans la tête comme un fantasme, elle prend pas tellement corps. Et on sent bien la résistance de beaucoup au niveau des Républicains, peut-être plus l'étatmajor que l'électorat, de ne pas aller là-dedans et de voir que c'est un peu la perte du parti. Mais il y a toujours cette tentation parce que on a toujours envie de suivre ce qu'on imagine comme les gagnants du futur round 2027.
Mais on voit bien qu'il y a une résistance et globalement, c'est ce que je voulais rajouter sur les municipales, même si c'est vrai que LFI RN et le RN ont symboliquement euh gagné, il y a quand même quelque chose de l'ordre d'une résistance euh en France sur ces deux parties d'extrême. On l'a vu sur des grandes villes pour le Parti socialiste, Paris, Marseille. On le voit pour les LR qui sont organisés pour pas laisser parfois monter en puissance le RN et on voit bien que le RN est bloqué dans les grandes villes.
Donc il y a il y a quand même un ter fructueux pour ces parties là plus nuancé plus modéré sur l'Union des droites et et sur la la ligne la position que va prendre les Républicains. Il y a une déclaration qui est pas nouvelle mais qui a refaite le renvoqué cette semaine son souhait d'un candidat unique qui irait d'Edouard Philippe à Sara Knafo. On va voir ce qu'on a dit. ce matin Sarah Knafo justement on l'écoute.
Je suis favorable à une primaire de la droite. Je dirais que l'idée de de Laurent Vaquier qui était aussi l'idée de David Lisnard il y a quelques mois, je trouve que c'est une bonne idée, que ça permettrait aussi de donner une dynamique à la droite comme on l'a observé en per encore de vous poser la question sur le jus. Je vous dirais que c'est ce sont les électeurs qui choisiront.
C'est-à-dire que on dit que la primaire est ouverte, qui veut se présenter se présente et ensuite les électeurs tranchent et ce sont les électeurs qui diront qui est de droite qui mérite d'avoir des suffrages. Voilà ça reste un peu flou mais elle ferme pas la porte à participer à une primaire qui irait d'Édouard Philippe jusqu'à elle. Je l'ai pas entendu sur Édouard Philippe encore, c'est pas très clair quand même.
En tout cas, ce que je comprends c'est que ce que j'ai compris c'est que Édouard Philippe et une partie des LR ne veulent pas une primaire euh avec euh Édouard Philippe d'ailleurs ne veut pas de primaire en tant que hein, il est candidat tout court mais enfin une partie de LR ne veut pas de primaire. Monsieur Copé, monsieur Bertrand euh ne veulent pas de primaire avec madame Claf. Donc cette histoire de primaire à mon avis, elle est très quand même mal elle est elle est très mal en manchée si vous me permettez l'expression.
Le problème de l'Union des droites, si vous voulez la difficulté l'Union des droites, d'abord c un serpent de mer l'Union des droites. Mais l'Union des droites, ce qui a changé, c'est que l'électorat de droite la veut. Oui, mais les appareils ne la veulent pas.
Personne. Madame Le Pen n'en veut pas. Monsieur Rotaillot n'en veut pas.
Finalement, il y a que monsieur Sioti qui est favorable à une union des droites. Et madame Knafo veut une union des droites, mais je suis pas sûr qu'elle veuille une union des droites avec le Rassemblement national. En tout cas, elle ne le dit pas explicitement.
Donc cette union, elle ne se fera en effet si elle se fait que par le résultat électoral. Le problème c'est que si vous voulez vous avez aujourd'hui une zone de chalandise électorale qui pour aller vite va du centre droit avec monsieur Philippe jusqu'à madame Knafo qui est à la droite des LR. Je laisse de côté le Rassemblement national et que vous avez dans cette zone de salondise plusieurs offres politiques, plusieurs en tout cas plusieurs candidats possibles.
Euh donc la la difficulté c'est qu'il y a une forme de trop plein dans une zone de challandis qui est quand même restreinte. Aujourd'hui, en terme d'intention euh de vote, il est clair que si tous ces gens euh décident de se présenter euh au mois de janvier ou au mois de décembre prochain à l'élection présidentielle, il n'y a aucun qui franchira le second tour, le le premier tour de l'élection présidentielle. Donc il faut trouver on voit bien que monsieur Lissenard lui aussi veut y aller.
On a vu qu'il était pas favorable, il a quitté LR il y a 24 heures ou 48 he qui n'était pas favorable au mode de désignation du candidat tel qu'il est proposé par monsieur Rota. Donc pour l'instant, aucun de ces problèmes n'est réglé. Finalement, les seuls qui sont sûrs d'eux, ce sont ceux qui sont candidats.
C'est-à-dire monsieur Mélenchon dont on sait qu'il sera candidat malgré tout. Euh monsieur Philippe dont on sait qu'il sera candidat. Non mais qui sont sur deux en terme de en terme de en terme de stratégie et puis le rassemblement national qui aura un candidat soit monsieur Bardella soit madame le ça veut dire que Bruno Rota qui est lui aussi officiellement est candidat pour vous ça va du ça avoir du mal à aller cher pour monsieur Rotaillot sera peut-être candidat au bout du bout mais il est quand même dans une situation assez impossible avec LR aujourd'hui.
Ouais et avec Gérard Larchet pardon ministre je vous donne la parole qui dit en novembre il faut un candidat unique de la droite et du centre. Oui, mais de toute façon, c'est un peu comme à gauche, on est plus fort quand on est uni et on voit bien par rapport aux difficultés de ces deux parties-là que s'ils y vont en plus divisé, ça va être très compliqué. Euh non, je voulais revenir sur Édouard Philippe.
On on voit qu'il y va mais il y va un peu bizarrement quand même. Il annule là son grand rassemblement prévu le 12 avril. Euh depuis longtemps, on entendait parler d'un plan massif qui devait nous annoncer.
On en a jamais vu la couleur. C'est assez étonnant cette façon de fait des petits voilà, il a fait le Tour de France et cetera mais on voit qu'il y va. Il enfin c'est un peu bizarre sa communication est quand même compliquée mais je pense qu'ils vont surtout avoir une difficulté à droite avec celle qu'on vient d'entendre Sarcoo parce que moi je pense qu'elle a fait quelque chose d'assez fort pendant la municipale même si elle a pas eu un résultat énorme par rapport à ce qu'on pouvait annoncer euh ce qu'on pouvait imaginer et ce qui était annoncé mais elle a elle s'est dévoilée elle s'est révélée moi il me semble comme une candidature quand même très intéressante.
Elle a une campagne de de très très intéressante très puissante. Et puis surtout, je crois qu'elle a un avantage, elle qui vient plutôt de l'extrême droite, c'est qu'elle peut représenter un espèce, je pense que l'électorat justement de droite peut rejoindre cette femme d'extrême droite qui est moins repoussoire ou épouvantail qu'un Zemour ou même qu'un Bardella pour certains qui sont issus de la droite et je pense qu'ils vont avoir un véritable gros caillou dans leurs chaussures avec Sarah Knafo qui risque d'embarquer, qui risque elle a une espèce de puissance en fait de frappe, il me semble cette femme politique. et elle peut rassembler au-delà de ce que faisait Zemour qui a été un peu voilà rapide comme une étoile filante mais ça n'a pas duré.
Il me semble qu'elle elle a posé des jalons au municipal qui vont porter leur fruit et je suis pas sûre que ça soit pour les affaires de de Retaillot et d'Edouard Philippe. Et elle pour le coupf elle elle a elle a tenté d'impulser cette stratégie d'union des droites au municipal en se retirant au profit de Rachid Adati. Oui.
Alors, dans un bassin qui est parisien quand même hein, donc il faut toujours être prudent. Moi, je pense que l'électorat de de vos conquête n'est pas l'électorat par exemple du rassemblement national. Et la la grande force et la grande intelligence tactique finalement de madame Knafo dans cette campagne municipale, c'est d'avoir réussi à siphonner une partie de l'électorat LR qui ne voulait pas voter pour madame Datti parce qu'on considérait que madame Dat n'était soit pas la bonne candidate, soit parce qu'elle s'était macronisée en participant aussi à un gouvernement de de de de macroniste.
Il y avait toutes ces raisons qui ont facilité certainement aussi mais il fallait réussir à ce que ça soit facilité. Elle a réussi euh la la dynamique de madame Knafo à Paris. Elle a siphoné aussi les voix du RN parce que Thierry Marian est un RN le RN est historiquement faible à Paris.
Oui, mais il avait plus habituellement, il avait plus que les quelques 1 % qu' Tier Marian. Oui, c'est vrai. Mais enfin, je veux dire, le RN n'était pas en mesure vraisemblablement de faire un score équivalent à celui de madame de madame Knafou, enfin, il me semble.
Euh voilà. Donc après bon encore une fois je pense que la droite est loin la droite dite conservatrice et libérale est loin d'avoir résolu son problème. Un dernier mot on va écouter un autre candidat vaincu à Paris c'est Pierri Bazel.
Le parti reconquête est un parti d'extrême droite. H [raclement de gorge] donc c'est leur droit mais l'extrême droite je la combat et donc je ne fais pas une primaire avec l'extrême droite. Voilà elle va être compliqué à imposer hein cette idée de primaire he Arnaud.
CL non mais ça me paraît totalement impossible à ce stade. Alors c'est pour ça que monsieur l'archer quand il demande en effet lui il voit bien la difficulté, il voit bien le danger parce qu' on se dirige finalement si on continue comme ça au moins avec deux candidats à droite enfin au centre droit c'estàd monsieur Philippe un candidat LR qui à un moment donné pourrait être monsieur Rotaillot par exemple ou monsieur Lissenard par exemple. Donc si vous voulez, le le risque encore une fois c'est d'avoir une division des parts de marché électoral avec une multiplicité de de candidatures et ce qui facilite évidemment évidemment euh le Rassemblement national et de l'autre côté LFI parce que LFI comme on aura la même chose à gauche donc si vous voulez aujourd'hui la scène politique ils font tous ils font tout pour éviter un affrondement de second tour entre LFI le rassemblement national mais il y a quand même un problème de fond chez LR et et à gauche c'est qu'il y a pas tellement de stratégies affichées ni de positionnement, ni de stratégie affichée, c'est est-ce qu'on fait des unions avec Lfi ou avec le RN ?
Mais qu'est-ce qu'on propose ? Au moins, moi je dois dire que LFI et le RN, on sait ce qu'il proposent et on sait leur stratégie à long terme. Ça c'est clair et net.
On peut le pitcher comme on fait en communication. Les LR, moi je ne sais pas quoi dire. Je ne sais pas ce que c'est leur projet.
Pareil pour le PS à limite les écolos, on peut imaginer. Et ça c'est un problème quand même est-ce que la stratégie de de LFI c'était aussi lors de ces municipales de montrer finalement une forme de caractère indispensable à gauche ? Est-ce que le PS est tombé dans dans cette forme de piège mais complètement et c'est ce qu'ils ont réussi à faire.
En gros, ils ont dit pour 2027, on est incontournable. Et ça, ils l'ont fait et ils ont gagné même s'ils ont gagné très peu de villes quelque part déjà c'est la première fois qu'ils seemêent vraiment des municipales donc c'est plutôt pas mal réussi mais en plus ils ont complètement préempté ce terrain de la gauche et on voit bien à quel point ils ont du mal à s'organiser en face. On va terminer par l'autre sujet, le sujet de préoccupation des Français cette semaine, c'est l'augmentation des prix à la pompe.
Que va faire l'État ? Que peut faire l'État ? Comment peut-il aider les Français ?
On va écouter ce matin le ministre David Daniel. Pour toute dépenses nouvelles, il y aura l'annulation d'une autre dépense prévue à l'eurprès avec un décret d'annulation. C'est extrêmement important.
On ne peut pas se permettre de creuser encore la dette et les déficit. Il n'y aura pas de quoi qu'il en coûte face à la crise énergétique. On ne peut pas refaire ce que nous avons fait en 2022 2023 et tous les 3 ans.
Le gouvernement est est coincé Arnaud entre des Français qui faceent à la hausse des prix du carburant en demande des aides et puis une dette qui ne permet peut-être pas de le faire. Ah ben complètement parce que il a un problème structurel, c'est la dette, c'est le déficit public qu'il faut absolument résorber parce que ça plombe aussi l'économie française et la croissance. Et puis en même temps, en effet, une guerre qui si elle durait ben risquerait de nous confronter à un nouveau choc pétrolier, ce qui est pas le cas pour l'instant, mais ce qui pourrait être le cas.
Donc et donc ça si vous voulez, ça risque ça c'est un élément qui peut peser lourdement par exemple sur le climat de prochaines de la prochaine présidentielle. Donc finalement le gouvernement a très peu de marges de manœuvre. Il n'en a pratiquement aucune s enfin jouer peut-être sur la fiscalité mais on voit qu'il veut pas le faire en raison justement de la nécessité de la maîtrise euh de la de la dette de la dette publique.
On va voir parce que vous savez la la question de l'énergie, la question du carburant, c'est un fort carburant si vous me permettez cette expression pour les crises sociales. He je rappelle que la crise des gilets jaunes est partie d'une hausse de la taxe carbone en 2018. Donc ça va alimenter inévitablement si ça duré un climat social qui sera compliqué.
Oui. Moi je me demande jusqu'à quand ils peuvent tenir. On sent bien qu'il y a cette idée.
On va pas retomber dans le coi qui en coûte parce qu'on a on a mis beaucoup de temps à sortir. C'est vrai qu'on s'est on s'est habitué tous. On a été complètement subventionné par l'État pendant un moment.
On s'est habitué. On comprend pas que ça remarche pas. Le gouvernement va essayer de bloquer jusqu'à quand ?
Ça ça dépendra de la durée et de l'intensité de la guerre. Parce que en effet, moi je pense qu'il va y avoir une colère telle que au bout d'un moment là on sent qu'ils ont déjà lâché un peu pour les agriculteurs, pour les pêcheurs. Alors c'est des reports de charge, ça ne fait que repousser le problème.
Mais il y a un moment où il va y avoir une demande un petit peu plus forte parce que il y a des gens qui pourront pas aller travailler où ça va leur coûter très très cher. Moi ce que je comprends pas, j'ai un peu du mal quand même à comprendre et à entendre des gouvernements successifs qui depuis 2020, depuis 2022, donc crise Covid et crise d'Ukraine, n'ont pas réussi à mettre en place un système qui permette de protéger les plus modestes en cas de crise comme ça énergétique et qui laisse les plus les moins modestes continuer à payer un peu plus cher parce que globalement s'ils payent leur plans un peu plus cher, ça va pas grver, ils vont pas se priver d'un repas par jour. Euh et comment on protège les plus modernes.
Je comprends pas comment l'État n'arrive pas à mettre en place. Il y a d'autres pays qui le font. Pourquoi nous on est plus idiot que les autres et on n'y arrive pas alors que c'est des choses qu'on dont on va avoir besoin ne serait-ce que pour la transition écologique.
Donc je pense que là l'État il faut qu'il se bouge, il faut qu'il réfléchisse. C'est toujours c'est toujours au moment où la crise arrive qu'on se dit "Ah bah comment on va faire TVA ?" On se pose les mêmes questions.
La TVA c'est hyper inégalitaire parce que même les plus riches seraient auraient cette cette baisse de TVA. Donc ça c'est un peu idiot de se priver de cette man pour l'état. Je je franchement je comprends pas.
Merci Arnaud. Merci Émilie. Un petit mot pour vous dire que c'était notre dernier vendredi après 6 ans ensemble.
On va changer un peu nos habitudes. On va se retrouver euh tous les jours du lundi au jeudi désormais à 7h30 et à 12h30 avec toujours les mêmes rendez-vous. Ça change pas.
L'actualité au plus près de chez vous. l'actualité [musique] dans nos régions et puis le vendredi, vous retrouverez désormais d'autres programmes toujours territoire, toujours parlementaire. [musique] On se retrouve donc lundi à 7h30.
Je vous souhaite un excellent weekend. À lundi public Sénat en partenariat avec la presse régionale vous a proposé Bonjour chez vous. [musique] [musique]
Olivier Faure