Budget 2026 : bras de fer en vue à l’Assemblée nationale
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 20 %Attaque 50 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 50 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 3:00OuverteRéponse partielle
Ce budget est-il politiquement adoptable à l'Assemblée ?
- 5:00OuverteRéponse partielle
Y a-t-il un chemin pour un compromis entre bloc central et gauche/RN ?
- 7:00OuverteRéponse partielle
La taxe Zucman est-elle un symbole ou une mesure efficace ?
- 9:00RelanceRéponse partielle
Le contre-budget du RN est-il réaliste ?
- 11:00OuverteRéponse partielle
La suspension de la réforme des retraites est-elle une victoire pour les socialistes ?
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Il a été rejeté en commission des finances à l'Assemblée, mais c'est dans l'hémicycle que tout va maintenant se jouer pour le budget. Un exercice à haut risque et contrairement à d'habitude, le Premier ministre sera présent tout au long des débats pour bien marquer sa volonté d'aboutir avec un mot d'ordre du côté du gouvernement. Oui, à la justice fiscale, non à la surenchère fiscale.
Donc il faut rester évidemment, j'allais dire raisonnable dans un pays qui taxe déjà le plus au monde. Une réponse aux menaces de censure qui viennent de toute parts ou presque. Du côté des socialistes, après avoir obtenu que la réforme des retraites soit suspendue, d'autres gestes sont attendus.
Ce n'est pas négociable si le bloc central n'est pas capable de voter la taxe Zucman, s'il n'est pas capable de voter l'ISF sur les milliardaires, s'il n'est pas capable de justice fiscale, le débat budgétaire s'arrêtera très vite. Le RN, de son côté promet la censure au gouvernement le corn, ce qui ne l'empêche pas de proposer un contrebudget avec 36 milliards d'euros de réduction de déficit d'après leur calcul et un changement de logique. Remettre l'État à la bonne place, arrêter les dépenses inutiles, efficaces, inefficaces pardon, voire toxiques et surtout répondre aux préoccupations des Français.
Voilà le contrebudget du groupe Rassemblement national. Les discussions sur le budget doivent durer un mois à l'Assemblée avant que la copie soit transmise au Sénat, sauf si une censure est votée d'ici là et provoque la chute du gouvernement. Bonjour.
Et pour parler de cette bataille budgétaire qui va commencer à l'Assemblée nationale, à l'Assemblée nationale, j'accueille sur ce plateau Tam Tranoui. Bonjour. Bonjour Alexandre.
Vous êtes directrice adjointe de la rédaction de public CNA et j'accueille également Louis Morin. Bonjour Louis. Bonjour Alexandre.
Vous êtes journaliste politique et réalisateur et auteur du documentaire intitulé Bruno Rotaillot l'homme de beau un documentaire qui est diffusé samedi à 20h55 sur l'antenne de public Sénat. Alors, ce budget, il a l'air quand même très compliqué politiquement à adopter par l'Assemblée nationale. C'est quasiment mission impossible, Tom.
Oui, c'est très mal parti, hein. C'est ce qu'on l'on a compris après euh le rejet déjà en commission du budget dans la nuit de mercredi à jeudi. On a vu seulement finalement les députés renaissance voter pour.
Il faut dire que c'est un budget qui avait perdu toute cohérence. On avait on a beaucoup parlé du budget Frankenstein. Ben effectivement, on y est.
Et tout ça, bah ça donne effectivement une idée de la façon dont ça va se passer aujourd'hui euh dans euh l'hémicycle hein. Les débats commencent aujourd'hui dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale. On peut penser que ça va être effectivement très compliqué.
Euh, on a vu notamment ben une gauche, celle qui a une certaine mensuétude, hein, vis-à-vis de Sébastien Lecnu, notamment les socialistes qui ont décidé de ne pas censurer en raison de la suspension de la réforme des retraites, enfin on reparlera et de retraite et du terme de de suspension, mais qui sont vraiment restés sur leur fin lors de l'examen en commission avec notamment les débats qui ont tourné courts sur la taxe Zucmane. Bref, tout ça est très très mal parti. Et pour l'instant la gauche est mécontente sur le domaine de la justice fiscale dans ce budget.
Louis Morin. Est-ce qu'il y a un chemin même très étroit pour avoir un compromis politique entre le box le bloc central et puis peut-être la gauche ou le Rassemblement national ? on a du mal où pourrait se se trouver ce chemin entre une droite qui propose des mesures toujours plus libérales hein qui ont été annoncé en début de semaine par euh par le groupe et puis une gauche qui veut et bien euh là toujours plus euh et bien pour les les classes défavorisées et surtout plus d'impôts et surtout plus d'impôts, ce qui là est hors de question pour la droite.
On a parlé de la taxe Zugman bien évidemment mais il y a aussi la contribution exceptionnelle sur les plus hauts revenus. Il y a au milieu de tout ça la réforme des retraites là aussi qui enfin le là aussi qui qui ne satisfait absolument personne avec des coûts qui sont tout de même assez faramineux puisqu'on parle de 3,5 milliards dans dans l'immédiat et et et 16,5 milliards à horizon 2035. On imagine mal des députés LR pouvoir se dire bah finalement ce n'est rien, c'est OK, on laisse passer euh alors même que la note de la France dans le même temps est abaissée.
Euh c'est c'est inextricable si vous voulez dans l'immédiat de se dire qu'une solution peut-être trouvée sur ce budget dans les prochaines semaines sans casser les œufs. Des socialistes et la gauche d'une manière générale qui demande plus de mesures de justice fiscale au gouvernement notamment la fameuse taxe Zucman. écouter la ministre des comptes publics.
Alors, on va écouter dans cette émission la la ministre des comptes publics, mais on ne l'a pas euh encore en en machine. En tout cas, quand on lit les dernières déclarations tam des socialistes, on a l'impression qu'ils sont en train de monter les enchères car ils n'ont pas censuré Sébastien Lecnu en obtenant cette suspension de la réforme des retraites. Mais maintenant, quand on entend Boris Vallot, et bien il faut plus, il faut des mesures de justice fiscale dans le budget.
Ben effectivement, il laisse planer tout simplement le spectre de la censure. Euh euh certes, vous l'avez évité avec votre concession sur euh le le 493 et sur les retraite euh mais le gouvernement n'est pas du tout euh euh à l'abri et euh notamment c'est ce qu'a estimé Boris Verlot en s'appuyant sur tout ce qui s'était passé en commission euh avec bah pas de taxe Zucman, pas de rétablissement de de l'ISF, pas de hausse du prélèvement forfaitaire unique, pas de modification du crédit d'impôt sur les services à la personne. Bref, tout ça, ça fait des mesures qui ne vont pas dans le sens de la justice fiscale qui était escomptée par les socialistes.
Et puis on a vu même Philippe Brun qui est allé un petit peu plus loin encore que Boris Vello, il a donné 48 heures au Macronis pour dire ce qu'ils vont faire sur la taxe duman ou encore sur le rétablissement de l'USF. Donc on voit quand même la pression qui est montée d'un cran. Tout ça à la veille aujourd'hui et ben de la motion de rejet qui va être présentée par la France insoumise sur le budget.
Je le disais euh le 493, l'absence de 493 en plus, ça va permettre euh bah d'aller sur des débats qui peuvent pas vraiment se se terminer. Donc on imagine vraiment l'intensité des discussions qu'il va y avoir dans l'hémicycle. Oui, la bataille s'annonce rugueuse.
Alors, on va ça y est écouter la réponse de la ministre des comptes publics à la demande de la gauche d'avoir d'adopter une taxe Zucman. Il y a ceux qui veulent des symboles et puis nous on dit voilà, nous on veut la justice, on veut l'efficacité, on veut évidemment lutter contre la suroptimisation mais on veut s'attaquer à cette suroptimisation. On veut pas s'attaquer à l'entreprise, on veut pas s'attaquer à nos entrepreneurs, on veut pas s'attaquer à la réussite.
Et donc au fond, est-ce qu'on veut de la justice ou est-ce qu'on veut des symboles ? Alors Louis, la tax Zukman, c'est un symbole pour la gauche, mais c'est aussi un symbole euh pour la droite qui n'en veut surtout pas. Bien sûr, parce que la droite le voit comme un frein, comme une obstruction à l'entrepreneuriat et euh une obstruction surtout au rêve d'entreprendre pour euh bien tous les jeunes qui le désirent.
Euh quand dans le même temps, on a de plus en plus de de jeunes très diplômés qui justement veulent entreprendre, qui s'expatrient à l'étranger en premier lieu aux États-Unis. Et donc pour la droite, c'est hors de question. Et par ailleurs, la droite, elle fait de d'autres d'autres propositions qui sont là extrêmement libérales.
Par exemple, la mise en place d'une d'une allocation sociale unique plafonnée à 70 % du SMIC. Ça c'est une proposition DLR. C'est une proposition DLR qui a été qui a été effectivement faite en en début de semaine ou encore le retour aux heures supplémentaires des fiscalisés de Nicolas Sarkozi.
Évidemment, tout cela ne conviendra jamais euh à la à la gauche et donc là encore, ça aggrave un peu le le fossé qui qui sépare et bien tous ces parties qui sont censés se retrouver sur ce budget. Tam. Oui.
Un mot sur le fait qu' il y a bien sûr on est dans un moment aussi où tout le monde montre les muscles, montre le moment de désaccord. On a aussi compris euh qu'il y avait euh en ce moment en sous-main des négociations qui pouvaient avoir lieu en direct avec le cabinet euh de Sébastien Lecnu, hein, c'est ce que disent notamment les socialistes. Donc, il faut aussi se méfier entre la parole publique et peut-être ce qui peut se jouer en sous-main.
En tout cas, tout cela ça peut donner ainsi un peu l'idée que tout le monde montre la position la plus dure et que l'éventuel dépassement des délais sur le budget, un recours aux ordonnances par le gouvernement pourrait en arranger certains. Ça pourrait être une solution les ordonnances pour passer le budget alors que on l'a jamais connu dans l'histoire de la 5e République. Le plus petit dénominateurs communement entre tous les parties qui de la gauche à la droite, c'est le fait de ne pas vouloir de dissolution.
Voilà. Et c'est c'est le seul en réalité. Il y a pas de sujet de fond en réalité qui unit tout le monde aujourd'hui autour de ce budget.
Euh donc à partir de ce moment-là, si on part de ce principe et bien on peut se dire que tout ce qui peut aller et tout ce qui peut ramener à cet intérêt à cet intérêt collectif et bien sera dans ira dans le bon sens. Et en l'occurrence ces discussions avec Sébastien Lecnu dont vous venez d'évoquer la tenneur et et et la possibilité de passer par ordonnance, c'est-à-dire de passer finalement un peu en force mais sans la violence du 493, c'est un peu ça. Bah finalement, ça pourrait peut-être effectivement être le tout petit chemin qui pourrait nous mener vers vers l'éventualité d'éviter une censure.
Et ça pourrait être un moyen pour les socialistes d'être sûr qu'au final dans ce budget, même en cas d'échec des débats à l'Assemblée nationale, au final, il y aura une suspension de la réforme des retraites. Oui, effectivement, c'est ce sur quoi est mise avec la lettre rectificative qu'ils ont réclamé depuis la semaine dernière et qui a qui est passé hier en conseil des ministres et qui prévoit donc que la suspension, décalage de la réforme des retraites figure euh dans le budget de la sécurité sociale comme si c'était dans le texte initial. On en a eu la teneur hier à l'issue du conseil des ministres.
Euh ce que cela nous explique, c'est que en gros etth bien euh il y aurait une suspension jusqu'à la présidentielle à euh 62 ans et euh 9 mois euh où euh plusieurs générations, enfin deux générations pourraient partir au même âge de départ à la retraite. Mais attention, ce qu'on a compris aussi, c'est qu'ensuite et bien la répondante s'applique pour repart plus 3 mois par génération. Et d'ailleurs, on en revient à ce qu'avait dit euh cette semaine Emmanuel Macron depuis la Slovénie lorsqu'il avait dit euh ce n'est ni une abrocation, ni une suspension, mais bien euh un décalage euh en sur les termes le président de la République euh était tout à fait exact.
Manuel qui a plutôt raison sur ce terme de décalage. Il y a peut-être du coup une forme de déception de la part des socialistes qui voi que en fait et ben elle va elle va repartir cette réforme à des retraites d'électorat socialistes. Les socialistes devaient le savoir hein.
Déception, le mot est faible. le mot est faible quand dans le même temps en plus ils ont quand même la pression de LFI. Faut faut pas l'oublier.
Ils ont la pression de LFI qui et bien ne cesse de dire que finalement ce sont des traîtres qu'ils ont trahi leur conviction, qu'ils ont trahi leurs électeurs sur ce sur ce sujet et pas que de LFI d'ailleurs des ver aussi. Donc effectivement, ils ont une pression assez forte à gauche à quelques mois des prochaines échéances où finalement les municipales où finalement ils ont ils ont intérêt à se montrer aussi fort sur leur conviction. Et puis en ligne de mire quand même avec 2027 qui suit euh par ailleurs sur la réforme des retraites.
La question c'est aussi de du coût de ce décalage euh je l'ai évoqué tout à l'heure 3,5 milliards. Il faut le financer et euh aujourd'hui quelle est la piste qui est mise sur la table ? c'est de moins revaloriser les pensions.
Et là aussi, ça ne convient strictement personne. Ça ne convient en premier lieu pas bien au retraités et ça ne convient pas non plus et bien aux différents partis politiques, ni à la gauche ni à la droite. Rappelons que et bien dans dans les dans les études d'opinion, les retraités votent davantage pour la droite et donc finalement on a là et bien des propositions qui font l'unanimité contre elles.
Voilà, c'est c'est ça c'est ça aussi qui rend la situation d'autant plus compliquée. Faut-il le rappeler le Rassemblement national avait censuré Michel Barnier sur la désindexation des pensions de retraite. Donc bien sûr que le sujet des retraites ça peut être très le sujet des retraités peut-être effectivement extrêmement compliqué et l'autre moyen de financer ça serait une taxation sur les complémentaires santé.
On sait très bien que du coup ça veut dire que c'est l'ensemble des Français bien sûr qui au final pit l'adition qui per l'addition. Bon, on on est quand même tous euh grands sur ce plateau, on sait qu'il y a pas d'argent magique. Il fallait bien que que quelqu'un paye euh dans cette histoire.
En plus de cela, sur le financement, ça pourrait être même plus que ce qui est anticipé. Hier lorsqu'elle a été auditionnée sur le budget de la sécurité sociale au Sénat, Améline Monchalin a dit "Il y a des choses, des comportements qu'on ne peut pas encore anticiper." Par exemple, elle parlait de la bonification, c'est-à-dire s'il y a des personnes qui décident de partir quand même plus tard que ce que ce qui est prévu par la réforme des retraites, et ben ça veut dire qu'elles qu'elles auront une bonification de la retraite.
Donc ça coûtera encore un petit peu plus cher. Donc ça c'est un exemple et mais il peut y en avoir d'autres qui montrent que même les coûts peuvent être dépassés par rapport à ce qui est actuellement prévu. Donc il y a encore une incertitude sur le coût de cette suspension de la réforme des retraites.
Peut-être un dernier mot sur cette page budgétaire sur le rôle du Rassemblement national à l'Assemblée qui mathématiquement avec ses alliés, on le rappelle le RN c'est environ 1440 députés, il peut faire basculer les choses dans ce budget et dessiner certaines majorités et qui propose d'ailleurs un contrebudget contre contrebudget dont on voit pas bien bien la construction si ce n'est évidemment et bien les thèmes de de prédilection du rassemblement national, c'est-à-dire sur la ME, sur les aides au aux étrangers. Mais effectivement, on on a le sentiment que de toute façon le Rassemblement national fera tout puisque d'ailleurs il il ne s'en cache pas pour faire tomber ce gouvernement. Et donc queles que soient les propositions, on a on a le sentiment qu'ils seront contre euh sur ce projet de de budget qui est présenté par le gouvernement et qui feront tout et bien pour bien pour arriver à leur objectif, c'est-à-dire à la censure suivie d'une dissolution.
Oui, tu d'ailleurs une parure de respectabilité avec un contrebudget qui est présenté aux Français. Finalement, l'intérêt du Rassemblée national là aujourd'hui dans cet examen budgétaire, c'est que ça échoue. Oui, bien sûr, hein.
C'est de faire euh échouer euh le budget, euh c'est le l'un des seuls parties qui réclame vraiment la dissolution. Après, sur ce contrebudget, on peut quand même souligner bah sa radicalité aussi, sa fragilité. fragilité au niveau constitutionnel, au niveau communautaire euh puisque notamment ben il prévoit quand même un chiffrage énorme sur les baisses de dépenses publiques qui reposeraient sur l'immigration autour de 12 milliards d'euros économisés par l'État dès 2026.
L'année dernière sur le même budget sur l'immigration, il prévoyait autour de 4 milliards d'euros. Donc bon voilà, il y a quand même des chiffrages qui sont un petit peu fantaisistes. Et puis quand même un mot sur le côté européen, Marine Le Pen ne compte plus réduire de 5 milliards d'euros la contribution française au budget communautaire, mais ça c'était l'année dernière, mais de 8,7 milliards d'euros.
Alors qu'on sait que ça peut être extrêmement compliqué au niveau européen et puis qu'on doit quand même rappeler que la France euh est la première bénéficiaire euh de la de la PAC notamment et que bon forcément il y a quand même des petites incohérences par si vous recherchez notamment le vote des agriculteurs. Alors on va parler d'un parti qu'on a' pas encore beaucoup évoqué euh ce matin, le parti les Républicains qui est en crise politique interne depuis son refus de participer finalement au gouvernement le Cornu. Alors mais malgré tout, il y a quand même six ministres LR dans ce gouvernement.
Ils ont décidé d'y rester et le président du parti Bruno Rota a du coup la décision de les suspendre mais sans les exclure, ce n'est pas très clair. On va écouter Bruno Rotayo hier soir. Depuis hier soir, nous avons tenu un bureau politique.
La ligne est très claire, très très claire. Dans un gouvernement avec une déclaration de politique générale en réalité qui était une déclaration de politique générale socialiste. Il est hors de question de faire que la ligne ne soit pas claire.
Et donc depuis hier soir, ils ont été suspendus. Ça signifie qu'ils ne sont plus LR. Ça signifie qu'ils ne peuvent plus se réclamer de LR, pardon, dans l'attente d'une exclusion.
Non, ils sont suspendus mais pas exclus. C'est-à-dire que ils ne sont plus et que ils doivent quitter toutes leurs fonctions ou nationale ou locale à la tête par exemple de fédération ou des fonctions de responsabilité. Louis, cette suspension des ministr clair que ça en fait.
C'est une situation très compliquée pour pour Bruno Rotaillot et on l'entend évidemment dans cet extrait. C'est pas si clair. Pourquoi c'est pas si clair ?
Bien parce que finalement euh Bruno Rotaillot, il a quand même été piégé dans toute cette affaire. Il a été un peu piégé par Laurent Voquier et les siens qui depuis des mois depuis des mois réclamait le départ de Bruno Retaillot et des ministres LR du gouvernement en disant que ben finalement c'était complètement incohérent. Oui, c'était fondre dans le macronisme et puis et bien une fois que Bruno Rota quitte le gouvernement, Bruno Rota leur voquier change tout d'un coup, retourne sa vche, change tout d'un coup de de version et demande au sien non seulement de rester au gouvernement, au sien et même d'ailleurs au à tous à tous les ministres, à tout de rester dans le gouvernement, mais même fait rentrer les siens, fait rentrer ses proches.
Vincent Jean-Bran qui par exemple est maintenant ministre du logement. Donc on voit bien si vous voulez qu'il y a euh eu un jeu de dupe dont a été victime Bruno Rotaillot euh puisqu'il a subi des pressions internes de la part euh d'un certain nombre de cadres de de de de ténor du parti avant que cela se se retourne contre lui une fois qu'il a quitté le gouvernement. Et cela arrange bien tout le monde parce que finalement la plus grande crainte d'Emmanuel Macron c'était que Bruno Rotaillot quitte le gouvernement avec fracas sur un sujet de fond par exemple sur les désaccords sur l'Algérie ou alors sur l'immigration, sur le narcotrafic en disant qu'il avait pas les mains libres, qu'il pouvait pas aller suffisamment loin et que finalement et bien ça l'a incité à quitter le gouvernement à un moment donné où et bien cela paraît beaucoup plus confus pour les Français et donc la situation est plus compliquée que prévue pour lui.
Tamam, les sont dans l'embarras. Alors, ils sont sortis du gouvernement mais il y a toujours des LR qui sont ministres. Oui, bah rien n'est clair hein.
On avait dit d'abord exclusion, puis maintenant c'est suspension. Le dimanche dernier au grand jury, Gérard Larcha avait parlé d'un surcite de moi. Bon, rien n'est très clair et c'est là qu'on comprend qu'il y a que il y a des fracturations internes chez chez LR, que tout cela est extrêmement compliqué entre eux actuellement.
Et puis ce que l'on comprend surtout, c'est que euh Bruno Rotaillot n'a pas très bien réussi sa sortie. C'est c'est le moins qu'on puisse dire. C'est vrai que on avait eu de lui l'image de quelqu'un qui avait su incarner la force, l'ordre au ministère de l'intérieur.
Il y a une forme d'explosion médiatique autour de lui. Ce qu'on comprend aujourd'hui, c'est que c'était sans doute une bulle. C'est fragile et et que là euh on va retenir de lui une sortie quand même assez ratée sur quelque chose qui paraît très impulsif. euh un tweet euh euh 1 heure après euh la nomination du premier gouvernement, le Cornu pour dire que finalement il était pas d'accord à cause de la présence de Bruno Lemire alors que vous le disiez, on aurait pu euh trouver une vraie sortie sur le fond parce que la question ça fait des mois qu'elle se pose, tout le monde se dit euh Bovau, c'est une rampe de lancement, une façon de prendre la lumière.
Maintenant, la difficulté pour Bruno Retaillot en visant 2027, ça va être de pouvoir réellement et bien s'affranchir euh de de la macronie. Bon bah là, on peut dire que ça fait flop. Je vous donne la parole dans un instant, Louis.
On va d'abord écouter Philippe Tabarot, ministre des transports, un responsable LR qui du coup a été suspendu de son parti. un ministre qui a été suspendu de son parti politique, par contre, qui n'a pas été suspendu de ses convictions. L a toujours été ma famille politique depuis l'âge de 18 ans.
Avant c'était l'UMP, avant d'autres formations et je reste avant tout un homme de droite. J'ai eu dimanche 5 au soir le premier ministre 5 octobre au soir, le premier ministre qui m'a fait confiance en me nommant dans son premier gouvernement, le cornu 1. Je ne me voyais pas. par respect de la parole donnée 4 jours plus tard lui dire j'ai changé d'avis je ne souhaite plus servir mon pays Louis Tam le disait Bruno Rota a explosé en terme de notoriété médiatique durant son année au ministère de l'intérieur vous avez d'ailleurs suivi cette ascension dans votre documentaire on a l'impression que là avec tout ce drama au sein des LR il est en train de perdre très gros politiquement alors effectivement d'un point de vue stratégique et d'un point de vue de communication de manière immédiate c'est le sentiment qu'on qu'on peut en avoir maintenant lorsque justement on connaît un peu le tempérament, la psychologie du personnage de de Bruno Rotaillot, euh lui est plus serein face à cela parce qu'il sait que le temps est long. il est habitué, ça fait ça fait plus de de 30 ans qu'il fait de la politique et il est habitué au temps long d'ailleurs, il a travaillé dans dans l'ombre pendant extrêmement longtemps et il a pas forcément cherché à tirer la lumière à lui, contrairement à d'autres pendant et bien les 20 ans où il était simple sénateur.
Bruno Rota c'est un homme qui pense que les fondamentaux, les fondations de son action politique sont plus importante que le coût médiatique du moment. Et donc il considère que quitter le gouvernement à un moment donné où on est en désaccord profond et stratégique, ça payera infiné. À la fin, les siens seront reconnaître ceux qui ont pris les bonnes décisions au moment opportun.
C'est sa conviction profonde et c'est ça qui lui permet de tenir. Euh maintenant, la question c'est de savoir si euh justement et bien l'avenir lui donnera raison. Euh là-dessus euh euh je sa personne ne peut le dire, personne ne peut prédire ce qui ce qui lancera.
Ce qui est sûr, c'est que d'un point de vue purement de communication, d'opportunisme dans la communication médiatique et politique sur ce départ, c'était probablement pas la meilleure des stratégies. Après, on verra effectivement seul l'avenir nous dira la réalité. Il y a un un paradoxe aussi chez Bruno Rotaillot, je trouve, c'est que il y a à la fois chez lui quelqu'un qui effectivement est assez fidèle à ses convictions, même au sein du gouvernement.
D'ailleurs, ça lui a valu une certaine liberté de parole et on peut dire qu'il avait pas bougé d'un Yota pour qu'il connaît entre ben effectivement sénateur LR, président du groupe LR et ministre de l'intérieur sur sur le discours, sur le fond avec un côté assez juste que bouddhiste à assumer ses convictions. Il y a cet aspect-là. Puis il y a eu un côté que l'on connaissait aussi un petit peu de lui d'impulsivité dans cette crise.
Je disais ce tweet, on on s'est remémoré aussi que c'est pas la première fois que il retourne une situation en intuiet. Il l'avait fait en 2022 euh lorsqu'il avait fait capoter une commission mixte paritaire sur le pass vaccinal. Il y a quand même quelque chose qui est un peu surp.
Il est un peu sanguin. Oui, il y a un côté un peu sanguin alors on puisse imaginer que c'est quand même plutôt ses équipes qui tweetent pour lui donc et que on peut pas imaginer qu'il esté tout seul dans sa chambre le le dimanche où a été annoncé le premier gouvernement. Mais mais tout ça alors hier soir, il a dit qu'il avait tweeté seul avec ses conseillers autour mais c'était pas seul avec ses conseillers autour et qui qui tenait le téléphone.
Ce qui ce qui ce qu'il faut savoir effectivement dans le tempérament de Bruno Rotaillot, c'est que il accorde énormément d'importance à la fidélité non seulement évidemment à ses convictions, mais aussi aux engagements pris par les par les par les interlocuteurs, les différents interlocuteurs auxquels et bien il a affaire. Et en l'occurrence, Sébastien Lecnu lui avait pris des engagements très forts et il a eu un sentiment de trahison de la part de Sébastien Lecornus qui a pu précipiter sa réaction à ce moment-là. Est-ce qu'il peut aussi avoir un sentiment de trahison à l'intérieur de son parti alors que maintenant on voit Laurent Voquier, Xavier Bertrand, David Lisnernard qui sont quand même assez très critiques sur chacune des décisions prises par Bonillon ?
Il y a tellement d'ego, il y a tellement de d'ambitions personnelles, enfin tout tout le monde le dit là actuellement tout le monde est dans son couloir pense à 2027 et finalement ne pense pas tellement à l'état de l'ensemble du du parti et et la rationnalité qu'on qu'on peut avoir dans dans la séquence. al que vous le disiez, on est quand même dans un moment de crise politique que l'on peut finir par coûter extrêmement cher. Je pense que là tout le monde est vraiment dans dans son couloir et en train de de penser à sa destinée.
Pense à 2027 dans le meilleur des cas, voire pense à sa situation personnelle d'aujourd'hui. On vient d'écouter voilà Philippe Tabarot qui bien nous expliquait que finalement il préférait avoir une fidélité et bien à sa situation personnelle immédiate plutôt qu'une fidélité à ses convictions sur la réforme des retraites. Et c'est effectivement cela aussi qui a pu influencer la décision de de Bruno Rotaillot, c'est vraiment la fidélité à ses convictions parce qu'il pensent que c'est ça le moteur qui qui sera décisif pour la suite.
Pour conclure rapidement, Tam cette page politique, les LR pour l'instant c'est toujours une amicale des autoentrepreneurs. Bah oui, c'est ce que c'est ce que je disais tout à l'heure hein, chacun effectivement est à la tête de sa de sa petite entreprise et et puis euh ce que l'on voit aussi c'est quand même effectivement les fracturations qui sont issues euh bah de la guerre des chefs entre Laurent Voquier et Bruno Retaillot qui demeure et euh et qu'en fait la vengeance c'est finalement un plat qui se mange tiède. Merci merci à tous les deux pour ces analyses politiques.
Louis, je rappelle que vous êtes l'auteur du documentaire intitulé Bruno Rotaillot, l'homme de Bova qui sera diffusé à 20h55 samedi sur Public Sénat. Et puis on soir demain soir. Demain soir.
Demain soir, c'est vrai qu'on est vendredi, c'est déjà la fin de la semaine. Et puis Tam, on vous retrouve tous les mercredis sur notre antenne sur l'antenne de public Sénat des 14h52 pour les questions d'actualité du Sénat au gouvernement. Alors vous restez avec nous pour écouter l'histoire du jour.
On va vous parler aujourd'hui d'un taxi pas comme les autres, un taxi pour les animaux. C'est le journal Corse Matin qui nous raconte cette histoire. Ça se passe dans le petit village Corse de Prunelli dit Casaconi près de Bastia.
Manon Jaeger a créé il y a un an entreprise de taxi pour animaux de compagnie. Un taxi qui vient chercher les animaux auprès de leur maître. souvent des personnes âgées qui ne peuvent plus se déplacer ou des personnes isolées et leur animal est ensuite conduit soit chez le vétérinaire, soit chez une solution de garde ou ou alors même pour une simple balade.
Manoeger, la gérante de cette entreprise baptisée en voiture Simone a compris qu'il y avait un réel besoin pour certaines personnes d'avoir ce dispositif de taxi animalier. Et elle le dit, certains clients qui sont affaiblis par la maladie lui ont confié que ce service leur avait permis de garder leur animal de compagnie. Malgré les difficultés du quotidien, voiture Simon a déjà accompagné plus de 250 animaux de compagnie en 1 an.
Donc voilà pour cette histoire du jour. C'est la fin de cette émission, c'est la fin de Bonjour chez vous. Merci à tous de l'avoir suivi et puis lundi, vous retrouvez à ma place Steve Jourdin.
On vous souhaite une très bonne journée sur Public Sena et un très bon weekend. [Musique]
Sébastien Lecornu