Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
Podcast / conversationNouvelle-Calédonie la 1ère· 23 mai 2018 39 minComplaisantPortrait personnelOutre-merInstitutions & électionsSécurité

LES GRANDS TEMOINS : BERNARD PONS

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:00bernard ponsFait
    « en 1981 jacques chirac vous confie l'outre-mer au sein du rpr est-ce que c'est là que vous découvrez le dossier calédonien non non »
  • 4:00bernard ponsFait
    « françois mitterrand déclare à propos du maintien de l'ordre en nouvelle calédonie la force injuste de la loi »
  • 8:00bernard ponsFait
    « la gendarmerie sur le territoire de rester inactive elle n'existait plus elle ne voyait plus elle n'écoutait plus »
  • 12:00bernard ponsFait
    « il y avait dans les tribus des rivalités parce que c'était le grand chef ou le petit chef qui disait toi tu vas faire de l'élevage »
  • 16:00bernard ponsChiffre
    « les mélanésiens dont les tribus indiennes doivent avoir à peu près autorité sur quatre cent mille hectares les européens sur 250 mille hectares »
  • 18:00bernard ponsFait
    « il y avait une différence énorme tout conditions de vie donc il fallait essayer de rattraper ça et ça se fait pas en huit jours il faut du temps »
  • 22:00bernard ponsFait
    « la prise d'otage a été aidé par la table de la brigade de gendarmerie de fayaoué et l'assassinât de quatre gendarmes »
  • 24:00bernard ponsFait
    « nous ont ouvert n'a jamais été un massacre mais ouvert a été une véritable tragédie »
  • 26:00bernard ponsFait
    « celui qui a conçu et organisé l'attak de la brigade et la prise d otages c'est un membre d'une tribu de la tribu de gossanah qui s'appelait jo velly »
  • 30:00bernard ponsFait
    « il n'ya pas la gauche ou la droite il ya les responsables politiques il ya des circonstances »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

[Musique] 1 c'est un des derniers baron du gaullisme il fut secrétaire général du rpr puis a travaillé avec pompidou mais est resté l'un des plus fidèles compagnons de route de chirac ce médecin ancien résistant était au premier rang du pouvoir lors de la prise d'otages d'ouvéa au mois d'avril dernier il nous a ouvert sa mémoire sur cette sombre époque calédoniennes bonsoir bernard pons fois en 1981 jacques chirac vous confie l'outre-mer au sein du rpr est-ce que c'est là que vous découvrez le dossier calédonien non non jacques lafleur était député comme moi à l'époque et donc j'étais en rapport avec lui puisque j'étais secrétaire général du rpr depuis 1979 donc c'est là que j'ai commencé à connaître le dossier calédonien puis par la suite je l' ai suivi beaucoup plus attentivement cette période à partir de 1981 françois mitterrand et président de la république en 1984 ce sont les événements qui éclate en nouvelle calédonie quand le président de la république de l'époque de françois mitterrand déclare à propos du maintien de l'ordre en nouvelle calédonie la force injuste de la loi quelle est votre réaction dès l'élection à la présidence de la république en 1981 françois mitterrand montre l'intérêt qu'ils apportent aux indépendantiste calédonien et il les reçoit à l'elysée il ne reçoit pas le rpr et utilise cette expression de la force injuste de la loi et puis il désigne par l'intermédiaire de son secrétaire d'état à l'outre-mer henri emmanuelli à haut commissaire qui ne venait pas de la haute fonction publique qui est un enseignant monsieur nucci plus un politique mais qui était réputé pour son habilité en peu de temps monsieur noche arrivent sur le territoire ce fait des amitiés particulières et par une manipulation politique renverse une majorité qui était fragile et permet au leader indépendantiste jean-marie tjibaou d'accéder au gouvernement qu'est ce que je vais dire parle pas dire qu'il a obtenu de la part de certains élus qu'ils changent leur vote leur orientation de vote et il a renversé la majorité gouvernementale mais il n'y avait pas eu d'élection sans élection donc c'est une manipulation c'est à partir de ce moment là que la situation s'est dégradée elle s'est dégradée pour des raisons politiques et pour des raisons de sécurité puisque le haut commissaire a donné l'ordre à la gendarmerie sur le territoire de rester inactive elle n'existait plus elle ne voyait plus elle n'écoutait plus et à partir du moment où il n'ya plus monsieur le ministre l avait des ordres gendarmerie la police à la vdl avait elle avait dit loeb à ne pas réagir de ne pas réagir monsieur nucci a été remercié assez rapidement les calédoniens d'un certain âge doivent garder le souvenir de l'époque de monsieur juan est où les exactions les vols et pillages les blessés les morts se sont accumulés et la nouvelle calédonie a basculé presque dans un état de guerre civile qui était reconnu par tout le monde voyant les chèques de monsieur juan est on a nommé un haut-commissaire dont on est apte on est à peu près sûr qu'il allait faire des miracles un grand serviteur de l'état qui avait une large expérience chez pisani monsieur pisani est arrivé et il a dit j'ai tout réglé d'ailleurs j'ai la solution très vite la situation a continué à se dégrader je pisani a fait plusieurs tentatives mais elles ont toutes échoué je me suis trouvée sur le territoire pour mon premier voyage en nouvelle calédonie en tant que secrétaire général du rpr au moment où il était en situation très difficile et un soir j'ai reçu un coup de téléphone du haut-commissariat me demander si j'ai accepté de venir dîner avec lui le lendemain afin que ça se passe incognito il devait m'envoyer une voiture banalisée et effectivement le lendemain à 8 heures précises la voiture banalisée était là et elle m'a amené au commissariat je connaissais bien pisani depuis longtemps et là je le trouvais un homme tout à fait transforme il m'a reçu dans une grande gêne là bas c'était une espèce de mise en scène pour montrer qu'il était décontractée et qui faisait face à des situations mais au bout d'un quart d'heure il est rentré dans le vif du sujet et c'est un appel au secours qu'il ne manque c'est en me demandant d'appeler jacques chirac au téléphone en ajoutant je sais que vous avez monsieur chirac au téléphone tous les jours donc appelé le et dites-lui que il faut qu'ils lancent un appel pour calmer ses amis calédonien parce que on ne peut plus les maîtriser plus aucun rapport avec les loyalistes ils étaient rejetés par jacques lafleur il était il n'avait aucun rapport aux jacques lafleur ne voulait plus le voir dit que ou et nous voulait plus le voir et donc il était totalement isolé du côté des calédoniens noyait dans notre situation est donc bien je vous dis c'était vraiment une impression de guerre civile les escadrons de gendarmerie étaient de plus en plus nombreux les escadrons de crs étaient plus en plus nombreux sur le territoire mais malgré ça des affrontements se succéder donc je me suis dit que j'allais prévenir jacques chirac et je lui ai dit je pense que il vous appellera directement en quittant le haut commissariat alors que je connaissais un pisani quand je le voyais en métropole ou avant et quand il était ministre de l'agriculture en particulier c'était un homme un peu sûr de lui pas dominateurs mais un peu sur lui qui avait une belle allure là je laissais au commissariat un commissaire qui était des ans en danger en danger c'était l'impression qu'il donnait et qui était pas au bord de la dépression mais il en était pas loin je suis donc rentrée chez moi enfin le chez la personne qui m'héberge et en nouvelle calédonie et le au même moment j'ai appelé chirac puisqu'il était le soir en nouvelle calédonie c'était le matin à paris jugent expliqué l'entrevue que je venais d'avoir et chirac m'a dit écoute rassure toi je vais appeler tout de suite et je vais lui dire que je vais lancer à l'appel le lendemain matin sur toutes les radios que nouvelle calédonie on pouvait entendre l'appel de jacques chirac au calme et à la sérénité l'appel a été entendu la situation s'est un petit peu calmé et à ce moment là j'ai dû rentrer en métropole pour m'occuper d'autres affaires puis j'ai vu que les affrontements repartait et que monsieur pisani ne réussissez pas à ramener le calme et à trouver une solution pourtant le gouvernement avait montré à son égard sa sollicitude puisque de simples qu au commissaire il a été nommé à la fin ministre ou de la nouvelle calédonie donc ça voulait dire qu'on lui donner des moyens très fort pour négocier la négociation n'a pas abouti alors bernard pons en 1986 cohabitation oblige vous succéder à georges lemoine qui est alors ministre des dom-tom vous devenez le ministre des dom-tom de jacques chirac vous écrivez dans votre livre qui vient de sortir que la nouvelle calédonie est compliqué vous la connaissez pourtant déjà qu'est ce qui fait qu'elle est compliquée elle est compliqué d'abord parce que qui a ce problème d'opposition entre les indépendantistes et les loyalistes qui est le problème de fond qui n'est toujours pas réglée et puis parce que la nouvelle calédonie n'y a pas que les des kanaks et caldoches c'est à dire les mélanésiens et les européens il ya une véritable mosaïque la plus la population des calédoniens ce sont des mélanésiens des européens des polynésiens des wallisiens des photos liens des asiatiques et aussi dans cette population 60% de métis donc c'est une population c'est un brassage c'est une mosaïque essai de mosaïques fait que les choses sont pas toujours simples et elles ne sont pas binaire elles sont quelquefois compliqué ce qui fait d'ailleurs que vous avez l'occasion à un moment de remettre un petit peu à sa place françois mitterrand lors d'un conseil des ministres à ce propos je ne me permettrais pas de dire que j'ai eu l'outrecuidance de remettre à la place à place le président de la république dans la vème république on ne peut pas mettre à sa place le président de la république parle hein il a été le suivre à l'universel non lorsque j'ai rendu compte de la situation en nouvelle-calédonie en conseil des ministres françois mitterrand a pris la parole en dernier et il a expliqué lui qu'elle était l'image qu'ils avaient de la nouvelle calédonie et en l'écoutant jeu je compte constater que cette image était éloignée de la réalité profonde qu'il avait une image binaire c'est à dire qu'ils disaient les caldoches les caldoches et kanaks et les caldoches ils tiennent tous et les kanaks n'ont rien dit c'est bon ce qui était en partie vrai mais pas en totalité ça n'était pas aussi simple que ça donc je me suis permis ce qui ne se fait jamais en conseil des ministres de lui demander l'autorisation d'intervenir après lui et je lui ai donné ma vision de la nouvelle calédonie en lui disant la nouvelle calédonie est grande comme la belgique ou presque en belgique il ya 10 millions d'habitants en nouvelle-calédonie -un à 300000 donc la place pour tout le monde les cheveux lui dit l'île de lifou est grande comme la martinique à l'île de lifou ya dix mille habitants en martinique il ya là trois cent mille donc là aussi il ya de la place pour tout le monde aussi bien la grande terre dans le nord que dans le sud est aussi bien dans les îles et je lui ai dit la terre n'est pas mobilisée je lui dis les mélanésiens dont les tribus indiennes doivent avoir à peu près autorité sur quatre cent mille hectares les européens sur 250 mille hectares et il reste plus d'un million d'hectares de terres qui appartiennent à l'état donc c'est pas le problème de la terre le vrai problème c'est le problème du droit de propriété pour les ménages indiens le droit de propriété mais n'est pas attribué à l'individu il est attribué à la tribu et c'est la tribu qui décide alors que pour les caldoches pour les polynésiens et wallisiens et futuniens des indonésiens le droit de propriété c'est le droit de propriété que nous connaissons en métropole ici ce droit de propriété qu'est qui a été à l'origine des affrontements dans les tribus men à l'époque où j'ai été nommé ministre il y avait dans les tribus des rivalités parce que c'était le grand chef ou le petit chef qui disait toi tu vas faire de l'élevage toi tu vas à planter des légumes toi tu vas faire ce site retouches à faire cela et quelquefois ceux à qui a traîné et est attribué cette responsabilité n'était pas d'accord parce qu'il voulait faire autre chose donc c'est s'est dit cucq et où et qui était un kanak qui était un de mes grands amis qui m'a fait pénétrer au coeur de cette réalité donc les responsabilités du puy à partager c'est vrai que certains caldoches s'était conduit d'une manière intolérable par rapport aux mélanésiens et qu' ils étaient tous fait un petit peu c'est vrai aussi qu'au niveau de l'enseignement l'enseignement c'était beaucoup plus développée à nouméa et dans certaines communes de la grande terre et vers le nord et dans les îles l'accès à l'enseignement ne s'était pas déroulé comme il aurait dû se dérouler et donc il y avait une espèce d'injustice profonde entre les calédoniens d'origine européenne qui tenait les postes supérieurs et les calédoniens d'origine mélanésienne kahn était réduit à des petits travaux en tribu il y avait une différence énorme tout conditions de vie donc il fallait essayer de rattraper ça et ça se fait pas en huit jours il faut du temps mon premier travail a été de rétablir l'ordre et la paix et donc monsieur girons qui était ministre la défense qui avait autorité sur la gendarmerie a donné des instructions à la gendarmerie pour reprendre ses fonctions traditionnelles c'est à dire prévenir ou sanctionner et cette politique de prévention et cette politique de répression a porté ses fruits très rapidement le calme est revenu et petit à petit il s'est installé alors qu'elles sont à l'époque vos rapports avec cher que lafleur et jean marie tjibaou alors on veut mais mes rapports j'ai essayé de les développer avec toutes les formations politiques avec le rpcr ça ne posait pas de problème puisque je connaissais jacques lafleur depuis déjà longtemps mais je regrette leur avait un caractère bien particulier une autorité forte alors lors de notre premier entretien officiel il est venu accompagné d'une très large délégation pour me montrer sous son autorité est en quelque sorte sa puissance nos relations plus des hauts des bas comme dans toute négociation de ce genre il ya eu plus d'eau que de bas sur certains points je ne suis pas arrivé à le convaincre et je le regrette j'en parle beaucoup dans mon livre est justement oui je voulais qu'on en parle continuons d'abord sur sept les fleurs jean marie tjibaou et après je voudrais qu'on revienne sur l'anecdote de 1987 sur jean marie tjibaou je les rencontrais en rencontre officielle c'était un homme déterminé instruit ayant une vision parfaite de l'objectif qu'il poursuivait l'indépendance de la nouvelle calédonie et affirmant qu'il n'hésiterait pas à utiliser la violence si c'était nécessaire affirmant qu'il allait développer les relations internationales pour soutenir son entreprise il était et déterminé il était maître de sa formation politique et je peux dire que là au bout de la première année il était devenu le grand patron du fln cas est ce qu il était contesté par personne luttant pisani il était contesté par eloi machoro mêmes yeiwéné yeiwéné quelquefois prenez des distances il était contesté parce que les lois machrouh voulait prendre sa place une guerre interne à l'intérieur à deux visions deux façons de d'aborder d'indépendance par exemple tiba août plus diplomate et voilà où est que celle de guerre le match mais des fermes et déterminés et nous arracherons lui c'était la guérilla c'était la guerre armée c'est d'ailleurs par kilo s'étaient livrés à des exactions très grave que monsieur pisani quand il était au commissaire de nouvelle calédonie a donné l'ordre au gign de neutraliser lourd macherot qui a été exécuté dans une ferme qu'il occupait avec un de ses amis un de ses compagnons du africain qui dit pisani dit aval de françois mitterrand bien entendu alors en 87 il y a le référendum qui dit très majoritairement non à l'indépendance bon il est boycotté par les indépendances beerbul de l'aveyron avant 87 il ya eu les jeux du pacifique oui en 88 qui ont été organisées à nouméa et qui ont rassemblé de très nombreux pays du pacifique et qui on rassemblait aussi des calédoniens des mélanésiens j'ai assisté aux yeux du pacifique et j'ai été frappé par cette fraternité des jeunes il y avait des des kanaks et caldoches des tout jeunes des garçons des filles et ça donnait l'image de ce que devait être la calédonie futur puis après il ya eu référendum de septembre 1987 à l'issue de ce référendum qui donne majoritairement un non à l'indépendance mais qui est boycotté par les indépendantistes vous accompagnez jacques chirac qui est toujours je le rappelle premier ministre à nouméa et là dans l'avion vous lui dites il faut convaincre jacques lafleur de négocier avec jean marie tjibaou et ça va pas se passer tout à fait de la même façon par la suite vous pouvez me raconter oui dans l'avion j'ai un entretien avec jacques chirac et je lui dit jacques la situation est très dégradé les deux mouvements politiques nageurs fn kayes et rpcr ne se parlent pas et c'est une guerre permanente de déclarations de communiqué dont tu va célébrer la victoire des noms des independent et non indépendantiste au référendum c'est un échec pour le fln caisse même s'ils ont donné des instructions de boycott c'est un échec cuisant il faut pas humilier jean marie tjibaou parce que quand on est humilié on bascule à fond à la dans l'extrémisme et il faut que tu comptes qui arrive à convaincre moi je n'y suis pas arrivé il faut que tu arrives à convaincre jacques lafleur de tendre la main à jean marie tjibaou et de négocier avec lui vous sentez déjà que ça ne peut pas durer qu il faut qu il faut maintenant qui est la voie politique mais bien de l'association s'installe sans l'avoir politique on n'arrivera à rien jacques chirac me dis je vais faire dès mon arrivée à nouméa je demande à jean lèques maire de nouméa de nous réserver un bureau après le discours de chirac et après discours nous nous réunissons tous les trois chirac jacques lafleur et moins et chirac félicite jacques lafleur pour l'organisation de la manifestation et puis lui dit écoute jacques maintenant il faut aller à l'essentiel l'essentiel c'est de reprendre le dialogue et il n'y a que toi sur le terrain qui peut reprendre le dialogue il faut donc alors maintenant que tu es fort par ce résultat du référendum que tu tends la main à chiba est là jacques lafleur a fait une colère effroyable en me mettant directement en cause et en me disant je sais que bernard rêve de ça mais c'est pas possible je ne serrerai jamais la main de jean marie tjibaou jamais c'est pas la peine que vous me demandiez je le ferais j'ai donc jacques chirac en a pris acte et que dans l'avion du retour il m'en a parlé en me disant ça va pas simplifier les choses effectivement ça ne les a pas fait un pli fille est ce que ces accords de paix finalement qu'il ya eu après la ferme ouvert est ce que vous auriez pu vous laisse signé à l'époque si jacques lafleur avait été d'accord écoutez on ne peut jamais refaire l'histoire la situation était trop fracturée je dis bien fracturé pour que on envisage tout de suite un apaisement aussi profond mais je suis persuadé en toute conscience que si jacques lafleur avait tendu la main à jean marie tjibaou je pense que jean marie tjibaou affaibli comme il était à ce moment là aurait saisi la main de la fleur et ç'aurait été un premier pas qui ne rebute pas abouti tout de suite alors monsieur le ministre à deux jours de la présidentielle la sphère d'ouvéa qui éclate avec la prise d'otages a failli away ensuite tous les événements qu'on a connus la grotte était renvoyé revenir c'est un choc pour vous comment vous réagissez quand vous apprenez ça d'abord vous avez oublié quelque chose d'essentiel la prise d'otage a été aidé par la table de la brigade de gendarmerie de fayaoué et l'assassinât de quatre gendarmes quand je parle de prise d'otage en fait je pensais justement à la table de la brigade de fayaoué alors la noyade de fayaoué a été attaqué le matin par des hommes armés qui ont assassiné quatre jardins j'étais le premier premier acte le deuxième acte fait que les autres gendarmes qui étaient là ont été pris en otage ils ont été pris en otage et a mené dans dans la brousse d'ouvéa une partie qui étaient au nombre de 12 ont été amenés dans le sud et l'autre partie conduit dans le nord de l'île on le saura plus tard du côté de gossanah et on est sans nouvelles d'eux ils ont pris les otages ils ont pris le cliché camion ils ont pris le matériel et ils ont pris les armes je suis informé par man garder mon directeur de cabinet le matin vers 7h30 ou 8h je suis effondrée ces morts cette attaque sanglante ces otages c'est un choc épouvantable j'appelle jacques chirat pour l'informer j'ai eu une conversation avec lui et il me précise qu'il faut que je vienne à 9 heures et qu'il va réunir un comité spécial à 9 heures j'étais dans son bureau à matignon il y avait balladur ministre d'état charles pasqua mini des intérieurs andré giraud munichoise la défense et moi même et là il nous donne ses instructions à giron de confirmer au général vidal commandant supérieur des forces armées en nouvelle calédonie que c'était lui qui était chargé de l'opération de sécurité te retrouver le lieu de détention des otages et de préparer les forces disponibles s'il fallait passer à une opération de force à moi il me dit il faut que tu ailles en nouvelle calédonie avec mon directeur de cabinet militaire le général jones dans l'ain un pasqua il dit il faut donner aux commissaires tous les moyens dont il a besoin et à balladur il dit en mon absence puisqu'il était en campagne électorale pour la présidentielle il faut que vous coordonnez l'ensemble il ajoute en désignant maurice ulrich qui était son secrétaire général maurice il faudra que vous soyez en contact permanent avec l'elysée pour que l'elysée soit informé quotidiennement de l'évolution de la situation et moi il me dit tu pars en nouvelle calédonie avec la mission d'établir le contact et de négocier de négocier de négocier c'est à dire que pas un instant en dehors de ce qu'il avait dit à propos des responsabilités de vidal qui le cas échéant serait amené à conduire une opération de sorte mois son ministre départements d'outre-mer et m'envoie là bas pour négocier négocié négocie dans votre autobiographie vous écrivez nous ont ouvert n'a jamais été un massacre mais ouvert a été une véritable tragédie qu'est ce que vous voulez dire par là il ya une différence profonde entre un massacre une tragédie la tragédie fait ce qu'a été la sphère du verre avec des morts des blessés des otages des conditions de détention inhumaines pour certains otages avec autour des gens qui négocient qui part qui essaie d'établir un dialogue et puis avec aussi une personne qui dont le comportement apparaît curieux étonnant et qui passe d'une position à une autre sans qu'on sache très exactement quelle est sa vraie position pour parler du capitaine legorjus oui oui je parle d'années les noms importants et clé puisque c'était celui qui conduisait l'équipe du gign envoyé en nouvelle calédonie pour libérer ses collègues otages selon vous le véritable cerveau de toute cette opération de toute l'opération côté indépendantistes c'est d'oublier à celui là même qui va assassiné jean marie tjibaou wyniwyg et un après oui l'opération a été conduite elle a été inspirée par le fn gaz et en particulier par jelen et irene est parfois ouzou mais celui qui a conçu et organisé l'attak de la brigade et la prise d otages c'est un membre d'une tribu de la tribu de gossanah qui s'appelait jo velly oui à ces bus qui a tout organisé c'est lui qui a tout monté et il n'a pas participé à l'action s'est tenue en dehors après la libération des otages après le changement de majorité après les accords de matignon doublé d'edu ouvert n'a pas fait parler de lui il s'est fondu dans sa tribu mais il n'avait pas accepter des accords de matignon et quand on a un an plus tard monsieur et monsieur venez tous les deux sont venus dans la tribu pour faire lé pacte de recueillement donc ce et bien c'est là que je suis va lui trouver les a assassinés sur le lieu même où il était venu se recueillir jean marc rietsch et balou et aux e-mails et wayne et il mettait en quelque sorte le mot fin sur la tragédie qu'il avait conçu à cette époque en pleine affaire vous d'ouvéa vous dit vous qui êtes là pour négocier vous dites qu'ils sont aux abois enfin ils sont aux abonnés absents ces leaders indépendantistes tous n'arrivaient pas à les joindre n'ont donc seulement pas moi mais les magistrats parce que comme il apparaissait comme responsable de l' attaque et de la prise d'otages il était recherché par la justice est bien toutes les recherches qui ont été entreprises n'ont pas permis de lock up de localiser ni jean marie tjibaou nier nier wayne rooney et lorsque nous avons été au au terme de onze jours et onze nuits de négociations avec les familles des ravisseurs avec les autorités coutumières avec les autorités religieuses avec monseigneur calvet l'évêque de nouméa qui est même venu sur place quand tout a lui échoué et que nous été informé par un magistrat monsieur bien connu qui étaient détenus en otage mais qui faisait la liaison pour le ravitaillement et problème pour visionner un véritable héros dans cette histoire oui c'est un véritable héros et je le fais je l'expliqué je démontre dans mon livre dans lequel je donne tous les documents qui permettent d'avoir une vue objective sur la vérité de ce qui s'est passé à nouméa et qui démontre bien couverts est une tragédie alors vous savez qu'on a beaucoup dit que l'élection présidentielle avait été un élément déterminant dans le déclenchement de l'opération de force je démontre dans mon livre que dès le premier tour de l'élection présidentielle l'élection était jouée il apparaissait à tous les observateurs qui connaissait un petit peu la réalité politique que monsieur mitterrand serait élu au second tour donc pas un instant l'élection présidentielle n'est entré dans la réflexion de ceux qui participaient à la libération des otages ni des fonctionnaires ni les militaires ni déjà là ni de moi une certaine presse à l'époque dit vous vous appelez le boucher d'ouvrir comment vous avez réagi de la colère de la tristesse le sentiment d'injustice comment vous avez reçu un nom avec tristesse plutôt vous savez je suis dit je suis de formation médicale pendant une grande partie de ma vie j'ai été médecin médecin de campagne j'ai connu la misère j'ai connu la douleur j'ai connu à mort je fut loin d'être à boucher et tous ceux qui connaissent ma vie savent que je suis d'abord un humaniste dans la fin de ma carrière j'avais mes amis qui était un franc maçon haut gradé qui m'a dit bernard tu as deux des fous tu n'es pas radical socialiste pas fils l'était et tu n'es pas franc maçon dans s'il avait un rôle titre dans la maçonnerie mais je t'aime bien quand même et il m'a dit tu as une qualité énorme tu es un humanisme et venant lui et ça m'a fait plaisir parce que il était bien placé pour dire pour désigner ceux qui étaient humaniste et ce qu'il n'était pas je voudrais rappeler que au moment de la guerre du golfe quand il y a eu des otages sur les sites qu'ils risquaient d'être bombardés en irak monsieur rocard premier ministre qui a joué un grand rôle pour les accords de matignon un rôle capital a pris la parole au parlement pour expliquer que quand on était confronté à une prise d'otages on ne devait pas se préoccuper de ce que pensaient les otages de ce qu'ils étaient politiquement ou socialement on devait se préoccuper de les libérer de les libérer par la négociation devait tout faire pour négocier et puis si on pouvait aussi la négociation échoue et il fallait utiliser la force et il disait il fallait qu'il fallait il faut utiliser dans ces cas là la force que donne le droit et que reconnaît le droit est bien en nouvelle calédonie nous n'avons pas fait autre chose quand nous avons été au bout de la négociation et que les gendarmes du gign détenus dans le cul de basse fosse dans lequel il était détenu nous ont été signalées comme en danger de mort et comme ils disent et est armé puisqu'on avait fait rentrer des armes que nous savions qu'à tout moment il risquait la d'y avoir un véritable massacre nous avons été obligés de considérer qu'on ne pouvait plus reculer et qu'il fallait passer à l'opération de fortes j'avais exigé dès mon arrivée sur le territoire que si on était obligé de passer à une opération de force elles soient décidées par les deux autorités de l'état puisqu'on était en situation de cohabitation le premier ministre qui avait des xix siècle de l'exécutif et le président de la république chef des armées il était donc obligatoire que les deux personnalités et en plus comme ils étaient confrontés dans une élection présidentielle qui était tendu il fallait que tous les deux d'un andres est ce que vous pensez avec le recul maintenant avec ses 30 ans d'histoire qui sont passés est ce que vous pensez vous l'homme de droite que la gauche a été plus efficace que vous que vous la droite sur le dossier calédonien non non il n'ya pas la gauche ou la droite il ya les responsables politiques il ya des circonstances je vous ai expliqué dans quelles conditions malgré tous les efforts qu'on n'arrivait pas à le faire admettre la tragédie d'ouvéa c'est ce qui a permis un châtain clair et à jean marie tjibaou que se serrer la main il y aurait pas eu la tragédie d'ouvéa jamais ces deux hommes de se serrer la main donc c'est sa dernière pons merci d'avoir accepté de faire partie de l'équipe des grands témoins les calédoniens seront heureux d'entendre vos paroles merci à vous c'est moi qui vous remercie j'ajouterai un dernier mot pour moi qui connaît bien la nouvelle calédonie la nouvelle calédonie vaut beaucoup mieux que ce sens et ses larmes mais voilà c'est une très belle conclusion merci bernard pons merci à vous de nous avoir suivi on se retrouve dans un mois bonne soirée [Musique]