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interviewLCI· 29 avril 2026 131 min

Brunet sans filtre du mercredi 29 avril 2026

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Mesdames, messieurs, tellement heureux de vous retrouver comme tous les jours à midi. Nous sommes mercredi, c'est le jour des enfants. L'actualité est assez grave, vous verrez.

Mais petit [musique] message pour les enfants. Écoutez toujours vos parents et vos grands-parents lorsqu'ils vous [musique] donnent des conseils pour vous habiller le matin pour partir à l'école. Vous connaissez ? en avril, ne te découvre pas d'un fil et en mai, fais ce qu'il te plaît.

Et bien, en cette nuit du mois d'avril, moi j'ai [musique] dormi la fenêtre ouverte mesdames messieurs et je ne sais pas si je vais réussir à terminer cette émission. Je suis sous solu prête. Vous voulez que je donne la liste des médicaments que j'ai absorbé ce matin ?

Voilà, elle est elle est létale. Ma liste est létale. Voilà, en tout cas, merci merci d'être avec nous.

Et euh nous allons avant de parler de la guerre strictensue, parler des conséquences parce que jusqu'à présent, on nous disait "Oh, ne faites pas peur aux gens, ne parlez pas de pénurie, de pétrole, de carburant, ou là là Éric, n'exagérez pas, vous faites peur aux gens." Alors, on a été prudent, on a obéi bien sagement au ce qu'on nous disait, les injonctions de droite et de gauche. Pas nos patrons hein, Pascal Péri parce que nos patrons nous laissent libres.

Mais vous savez les politiques qui vous disent "Oh ne paniquez pas les gens". Mais là je suis un peu désolé mesdames messieurs, mais on va être obligé de parler des conséquences qui nous attendent demain, après-demain et pas seulement sur le [musique] plan du carburant, de la crise alimentaire qui se profile. Bonjour Nivine Potros.

Ah bonjour Éric Brunet. Bonjour à tous. Effectivement, les prix des denrées alimentaires qui pourraient s'envoler ces prochaines semaines à des produits pourraient également manquer.

Les raisons sont multiples. Augmentation des coûts des transports, de l'énergie, hausse des prix, des emballages mais surtout manque d'engrais toujours et encore bloqué dans le D3 d'Ormouse. Résultat dans certains pays d'Asie comme aux Philippines par exemple, les agriculteurs abandonnent leur production en Thaïlande.

Les pêcheurs ne sortent plus en mer car cela coûte trop cher. Et en France aussi, les répercussions de cette guerre se font déjà sentir sur les prix de l'alimentation. Certains spécialistes redoutent une crise alimentaire mondiale.

La question que l'on va se poser, c'est évidemment est-ce que cela semble crédible ? Va-t-on Pascal Péri vers une crise alimentaire mondiale ? C'est pas certain encore.

Il y a il y a des zones d'ombre. Hm. Euh les zones d'ombre, c'est euh d'abord l'approvisionnement en engrais.

Il y a deux éléments extrêmement simples. C'est ce que je vais vous dire est simple, c'est on a besoin d'amoniac pour faire on a besoin d'azote si vous voulez pour faire de l'agriculture. Pour pour faire de l'azote, c'est un dérivé du gaz.

Quand quand le prix du gaz augmente, tout le monde comprend que c'est un engrais qui augmente. Et vous ne mettez pas d'azote, ben il y a il y a pas de il y a pas d'agriculture si vous voulez. En tout cas, il y a pas les les quantités.

On a besoin d'engrais phosphaté aussi. Pour ça, il faut du souffre. Le souffre, on le trouve aujourd'hui, mais on le trouve à un prix qui est qui est beaucoup plus élevé.

Donc c'est ces produits ont augmenté. Euh il y a des ruptures d'approvisionnement parce que un certain nombre de pays ne peuvent plus payer aujourd'hui. Est-à dire qu'on est à la veille d'une crise d'un effondrement alimentaire si vous voulez d'une grande crise alimentaire ?

La réponse est non. Il est possible pour nous en tout cas pour les pour les les pays d'Europe du Nord, les pays de l'hémisphère nord, pour les pays de l'hémisphère sud, c'est pas tout à fait certain. É africain aussi.

Afrique et Asie, il peut y avoir il peut y avoir des impasses de là à dire qu'on va vers des famines généralisées. Je crois que c'est un peu comme pour les carburant ERC, il faut pas affoler pas affoler le français. Non non, le sujet de la famine généralisée n'est pas posée sur la table là, mais la crise alimentaire qui se profile, qui débute même en en Asie et en Afrique, elle est déjà là.

C'est une crise alimentaire. Ça n'est pas une famine, c'est augmentation de certains prix sur sur des aliments de base, mais aussi mais aussi certains aliments qui ne qui ne figureront plus dans les étalages qui disparaissent. L'assortiment va se réduire.

Alors si vous voulez me faire dire en même temps que les les crises de cette nature, le déséquilibre offre demande provoque de l'inflation. La réponse est oui. Vraisemblablement, on peut avoir, y compris en France un pic d'inflation.

Si le conflit devait durer, on aurait probablement cette année un pic d'inflation autour de 5 à 6 % sur les productions alimentaires et 10 % l'an prochain en 2027. En tout cas, déjà en France, déjà en France, le prix de certains produits de consommation courante augmente. Mesdames, messieurs, je vous donnerai un exemple, on le verra tout à l'heure sur nos images.

Les pêcheurs pour des raisons liées au coût du carburant et bien vont pêcher moins loin, beaucoup moins loin. Donc la ressource n'est pas tout à fait la même. Elle est moins luxuriante, moins foisonnante.

Donc oui, il y a déjà une rarraction de certains poissons. Ça c'est à l'étal de la poissonnerie tout de suite, hein. Bon, voilà.

Donc il y en a moins et c'est plus cher déjà pour commencer hein. Qui est autour de la table ? Eh bien je vous présente nos invités.

Vous venez de voir un jeune un pétrant un jeune journaliste qui débute qui vient de parler [raclement de gorge] d'économie Pascal P. C'est je j'essaye modestement. Oui oui oui pas mal.

Vous êtes bien débrouillé. Bien débrouillé Pascal. Merci [rires] docteur.

Il y a autour de la table la remarquable Isabelle Saporta et le remarquable Renault Pila qui sont là tous les deux. J'aime bien quand vous nous flattez. Ben oui oui.

Grégory Philips du service international de LCI est là. Bonjour Grégoryi et nous sommes rejoints par Ahmed Elki, rédacteur en chef du service Monde de Marianne. Merci cher Ahed d'être avec nous.

Bon euh on on a quand même quelques reportages à montrer qui ont été faits par nos équipes hein avec évidemment des répercussions en France. Vous parliez des pêcheurs ÉIRC, il y a aussi les agriculteurs. Certains d'entre eux préfèrent ne pas semer cette année.

C'est le cas par exemple d'un producteur de maïs dans les landes qu'a rencontré Erwan Brem pour TF1. Écoutez ce témoignage édifiant. Éric Labaste est un agriculteur, éleveur de canards dans le sud des landes.

Il produit principalement du maïs, mais ce ne sera pas le cas cette année. Le carburant coûte trop cher et il estime que les aides du gouvernement sont insuffisantes. Ah oui oui.

Au vu du au vu du déficit probable, c'est-à-dire du manque d'argent qui va y avoir à la fin de la production, les quelques centimes qu'on va nous donner sur du fiou, c'est pinot quoi. L'an dernier, il a semé 17 hectares de maïs. Cette année, ce sera 7, pas un de plus.

Il travaille les sols en surface, une méthode naturelle qui lui permet d'économiser du carburant. Et malgré cela, les coûts de production ont explosé et c'est pas tenable. Et tous les risques sont pris par la par le paysan, à savoir l'achat des engrais, des semences, du traitement, tout le fioule, l'entretien des des tracteurs et aujourd'hui semer un hectare de maïs coûte de l'argent au paysans.

Clairement, il faut pas le faire. Et ils sont nombreux dans ce cas. Le coût du carburant agricole a flambé depuis le début de l'année.

Sem 1 hectare de maïs coûtait 43 € l'an dernier. C'est 74 € aujourd'hui. Conséquence de la hausse du prix des engrais et du diesel, 20 % des surfaces agricoles des landes ne seront pas semé en maïs cette année.

Alors Pascal Perry, je vais devant la France entière et les millions de téléspectateurs qui nous regardent, je vais vous accuser d'optimisme déraisonnable car vous dites "Oh Éric, comme vous y allez ! pénurie alimentaire et cetera. Comment vous si tous les agriculteurs de France passent comme ce monsieur dans le département des landes de 17 hectares planté l'année dernière à 7 hectares cette année, c'est quand même une diminution de plus de 50 %.

Je peux vous dire que ce la production alimentaire risque d'en prendre un petit coup quand même sur le casque dit puisque vous connaissez bien cette région région où nous sommes vous et moi originaire il y a probablement une exploitation en polyculture. C'estd que ce ce monsieur fait 17 hectares ou faisait 17 hectares de maïs notamment pour produire pour ses animaux. C'est que c'est la nourriture animale.

Il il va il en fera moins cette année probablement 7 c'est-à-dire juste probablement de quoi nourrir le le cheptel. sur le reste, sur les grandes cultures, puisque quand on parle de blé, de maïs, d'orge, de de soja et cetera, on parle de grandes cultures. Sur les grandes cultures euh de plaines par exemple, aujourd'hui, il y a il y a aucun risque.

C'est-à-dire queon aura toujours du blé, on aura on aura toujours de l'orge euh et donc il y aura pas de pénurie si vous voulez dans ce dans ce domaine. Très bien. Je demander je vais demander à la régie comme d'habitude hein d'appuyer sur le rec et le PL du magnétoscope VHS hein que nous avons d'enregistrer avec la cassette VHS ce qu'a dit Pascal Perry et dans 30 jours nous lui ressortirons hein cette cet extrait car je vous trouve un tantinet optimiste malgré l'immense respect professionnel que j'ai pour vous mon cher Pascal [raclement de gorge] moi j'ai la certitude qu'on est en train de rentrer quand même dans une allez pénurie limitation alimentaire il se mouille il se mouille vous allez pas le reprocher vous aimez Oui, j'aim Non mais le jour où on sera dans une crise mondiale, je vous le dirai mais c'est pas la peine de pleurer avant d'avoir mal.

D'accord. Et moi, est-ce que je peux me permettre du coup de rembobiner l'Éric Brunet et de vous renvoyer au visage ce que vous avez dit hier ou avant-hier quand vous vous félicitiez du côté pro business des Américains parce qu'ils avaient pas évacué l'hôtel dans lequel Donald Trump avait donné son galat avec les correspondants avec les les comment dire les correspondants de la Maison Blanche. Et je vous ai dit oui d'accord.

Enfin, peut-être que cet hôtel est sauvé. En revanche, l'économie mondiale, c'est une catastrophe. Bon ben là, on y est, hein, on y est.

Parce qu'alors moi je vais vous dire un truc, je vais être un peu plus pessimiste que vous parce que peut-être qu'en France on va s'en sortir, en Europe on va s'en sortir mais quand on voit déjà les premiers articles sur les Philippines par exemple hein où euh les pêcheurs osent même plus aller pêcher parce qu'ils ont pas un rond, où euh les risiculteurs euh en Asie osent plus laissent leur leur plinderie crever parce qu'en fait il y a plus un rond parce que ça coûte trop cher de de les de les de les cultiver. Je trouve qu'on est quand même dans un monde qui est dramatique. Et par ailleurs Mais oui, mais Isabelle, je suis d'accord, tout est interconnecté.

Comment les Philippines pourraient crever de faim sans que ça ait des répercussions sur même sur le marché européen de l'alimentation ? Philippine, Philippines qui ont choisi comme allié euh pour toujours avec le cœur les Américains. Vous pensez que une fois qu'ils ont choisi les Américains comme Agier, ils vont se dire que c'était la bonne idée du siècle et par ailleurs pardon petit pour Donald Trump est passé. [rires] Premier petit actle pour Donald Trump Saporta.

Il y en a de a 58 dans l'émission. Il y en a un deuxième à venir. C'est comme tout est interconnecté.

Et là je vais faire mon Pascal Perry du du pauvre en soft, en moins bon, en médiocre, la version lowcaust de de Pascal Perry. C'est que comme tout est interconnecté et que nous la main sur le cœur en Europe parce qu'on est des gens bien, on a dit nos passaran, on ne prendra plus l'engrais russe, c'est fini, on va le taxer, on va mettre des des taxes si on prend l'engrais russe. Donc on a plus l'engré russe, nos agriculteurs n'ont plus l'engré russe et ils auront pas celui-là.

Et donc là, moi je vois les agriculteurs français européens qui se retrouvent prisonniers de la géopolitique mondiale en disant bon ben d'accord, on a été vertueux, on n'a pas pris l'engrais russe, on s'est déjà pris les poulets ukrainiens, le sucre ukrainien parce qu'il fallait soutenir euh l'Ukraine. On prend pas l'engrais russe parce qu'il faut soutenir l'Ukraine et maintenant on a plus cet engrais là. Et ben je vais vous dire un truc.

Bon courage à eux hein. Nivin Potros, je suis très inquiet parce que Ahed Elki ronge son frein. Il est sérieux comme un pape.

À mon avis, il est en train de préparer une sortie terrible. On va lui passer la parole dans un tout petit instant. Nous sommes deux.

Nous sommes deux. Sommes vous aussi. Je range mon fr aussi.

On va vous laisser commenter cette Mais vous on aime bien que vous rangiez votre [rires] Je peux aller déjeuner s'il vous plaît. On va tous les deux vous laisser commenter cette séquence d'un sujet TF1 intéressant parce qu'Isabelle vous évoquiez les pêcheurs en Asie mais en France aussi nos pérêcheurs préfèrent ne plus prendre la mer parce qu'aujourd'hui et bien financièrement ce n'est pas rentable. Écoutez, au moment de faire vos courses, le poisson lui vous laissera sans doute un goût salé.

Carburant trop cher pour les pêcheurs également, il reste de plus en plus souvent haqué. C'est 2500 € de frais en plus par semaine. Le coût du carburant fait que bah s'il était sorti, il serait sorti à perte.

Résultat, moins de poissons pêchés et des prix qui augmentent. En une semaine sur cet étale, 4 € de plus au kilo pour le bar. Le bar la semaine dernière, j'arrivais à le vendre 23,90 et euh aujourd'hui bah avec l'augmentation des prix, je suis obligé de le vendre 27,90.

Si pour l'instant la plupart des poissonneries parviennent à absorber la hausse, d'ici quelques jours, elles n'auront pas d'autre choix que de répercuter les prix sur leurs clients. C'est pas mal. Renault Pila, ces pêcheurs qui partent plus en mer, est-ce que ça veut dire que c'est notre système agricole qui est en train petit à petit de de s'effondrer avec cette guerre en Iran ? [raclement de gorge] Déjà le système agr l'agriculture française c'est une catastrophe depuis 10 ans, 15 ans.

Une catastrophe. Vous savez pendant des décennies étions le grenier de l'Europe et nous avions une puissance exportatrice, la France très forte en matière d'agriculture. Nous avons été doublés par l'Italie.

L'Italie nous a doublé en terme d'exportation agricole, notamment grâce à une spécialisation, la mozzarella qui inonde le monde. Bref, donc déjà l'agriculture était mal en point. La hausse.

Qu'est-ce que c'est que cette nouvelle théorie de la mozzarella ? Alors là, vous me fascinerz des trucs vous. Donc c'est la mozzarella qui a ruiné l'agriculture française.

Vous avez des théories. Attendez, je prends mon qu couleurs et je note ça. Alors, [rires] la mozzarella a ruiné l'agriculture française Renault Pil non Éc avril 2026 ce sont pas des théories, ce sont des fêtes, des faits.

Des faits, regardez, je vous encourage cet après-midi à regarder la balance commerciale italienne par produit. Vous verrez depuis 5 à 10 ans l'explosion des fromages, la burata, la mozzarella en terme d'exportation. Nous sommes passés derrière l'Italie.

Ça devrait vous ça devrait vous faire tomber de votre serrapentin, enfin votre tabouret. Bon deièmement, vous avez là effectivement, moi j'attribue ça, j'attribue ça et je le dis devant Isabelle Saporta qui a vaguement écolo à une époque c'est tout le tout le mal que une certaine gauche et les écolos ont fait à l'économie française. Voulez que je peux parler du nucléaire, on peut parler des normes dans l'agriculture.

Moi qui un Gascon du sud-ouest avec des amis paysanes dans le Gels, je peux vous dire que ils sont pas anti écolo philosophiquement. Ils ont rien à faire d'ailleurs du sujet mais la la l'amoncellement de règles normatives qui soudainement ont rendu le [rires] raison. Non non alors pardon je répondre parce que j'ai été attaqué 2 secondes je finis juste sur et et Nivin regarde le chronomètre.

Je suis trop long. On va avoir des coûts effectivement de production qui sont extrêmement forts. Et on y reviendra mais je suis désolé, moi je suis beaucoup moins euh optimiste que Pascal.

Nous allons avoir une crise inflationniste qui vont toucher le portefeuille de tous les Français dans les deux années qui viennent. La présidentielle va être une prise en tesse de crise d'inflation. On a on a eu deux vagues les années 60, les années 2000.

Ça nous a coûté une fortune. Laissons Isabelle s' répondre. Je réponds juste là-dessus parce que sur les attaques normatives, j'en peux plus.

Qu'est-ce que vous voulez que tous les points on a déjà les tris/4 des points de surveillance de nos eaues de surface qui sont euh remplies de pesticides ? Vous voulez quoi en fait ? C'est quoi les normes pour protéger ?

C'est les normes pour protéger la flotte. Vous avez envie qu'elle soit polluée la la flotte ? On a déjà des problèmes dans les tris/4 des captages d'eau en France.

Donc moi, je trouve que c'est très important c'est norme. Vous voulez qu'on continue comme on faisait avant en en donnant une surprise par exemple au maïs irrigué qui non seulement faisait du maïs dans des endroits où il fallait pas en faire mais en plus on faisait une prime à l'irrigation. Donc heureusement qu'on a pris conscience de certaines choses.

Non, je pense qu'au contraire et là-dessus, on sera tout à fait d'accord avec Pascal Péry, c'est qu'il faut revoir l'agriculture et se servir. Il y a enfin, je veux dire, l'agriculture bio, elle est très technique et très technologique aujourd'hui. Il faut pas penser que c'est juste des enfin faut avoir une vision passée de de l'agriculture.

Bon, maintenant c'est fini mais comme vous m'avez attaqué, je réponds et comme monsieur Pila ne supporte pas de se faire interrompre 2 secondes pour une incise du pilat. Je parlais de de l'hypernormalisation. Voilà.

Moi que les normes soient équivalentes en France, à l'Allemagne, à l'Espagne, à l'Italie, ça me va bien. Quand il y a des contraintes 10 fois plus dures pour les paysans français que pour les Italiens et les Espagnols, ça me va plus du tout. Ça ne me va plus parce que soudainement tout devient impossible.

Tout devient impossible parler à un paysan. Soudainement son monde s'écroule parce qu'il a des normes qui l'empêch d'exporter, de fabriquer, de produire, de vendre et de vivre. Et ce jour-là, ce paysan, il pleure.

Il a plus qu'une chose à faire, collapser, s'effondrer, disparaître. Je vois vouiez réagir vous aussi sur l'avenir de nos agriculteurs français passé sur le sujet des paysans des normes. Là, on fait face quand même à une crise exceptionnelle qui est une guerre avec le blocage d'un certain nombre de denrées qui ne parviennent pas à certains pays.

Alors tout à l'heure Pascal Pit à juste titre relativiser la crise parce qu'il y a des États qui sont dépendants des importations qui ont 90 % de besoins alimentaires et d'autres qui arrivent à produire. Ça c'est le le premier point. Le le second point, c'est que euh aujourd'hui euh quand on parle de cette guerre, de cette de cette crise exceptionnelle, euh l'État intervient.

Quand il y a eu le Covid, c'était quoi qu'il en coûte et c'est ce que nous traitons dans dans notre magazine cette semaine à Marianne. Quelle est quelle est la valeur aujourd'hui des aides qui sont apportées aux agriculteurs, qui sont apporté aux consommateurs au au conducteurs qui doivent aller à leur travail ? Et ces aides suffisent-elles aujourd'hui de On a plus d'argent.

Il y a plus d'argent on a plus d'argent. nous nous sommes dans le cadre d'une crise exceptionnelle et aujourd'hui alors on va revenir sur les aspects internationaux pour lesquels je suis plus là mais sur le fait que l'Iran aujourd'hui avec cette trouvaille quand même qui est qui est intelligente de la part de de Trump de de de ce blocus qui fait qu'ils sont obligés d'une part de stocker leur pétrole, ils sont aujourd'hui à 50 millions de barils de stockage et le maximum ça sera autour de 80 86 et que au-delà de ça ça sera très compliqué pour eux de produire du pétrole, ça sera très très compliqué pour eux de de d'exporter du pétrole même vers la Chine et que au bout d'un moment ce D3 va s'ouvrir et que la crise va s'arrêter que et ce régime va tomber. Mais et que vous dites, vous terminez en disant que ce régime va tomber.

Oui. H vous vous dites que alors là voilà, vous me fascinez parce que c'est pas rien. C'est le patron des pages internationales de Marianne Ahmed Elki Kei qui connaît très bien la région parce qu'il a il a pas toujours été à Marianne euh c'est quelqu'un qui est vraiment un spécialiste de cette région.

Je trouve que vous êtes sacrément gonflé de dire de terminer cette petite phrase comme si de rien n'était en disant et à la fin ce régime la République des Mola va tomber. Qu'est-ce qui vous permet de dire ça ? Prenons les faits aujourd'hui.

D'où viennent les revenus du régime ? Ils viennent bien de l'exportation du pétrole. Oui, aujourd'hui ce pétrole, il ne peut plus être exporté et il y a un blocus qui empêche euh le passage des navires.

Alors, il y a quelques navires qui passent vers les Chinois que les Américains les Américains veulent pas arrêter pour des raisons politiques et diplomatiques, mais les revenus du régime ne vont plus lui parvenir, les exportations ne vont plus partir et les stocks vont exploser. Comment voulez-vous que le régime tienne ? Et c'est pour ça que euh Donald Trump a affirmé qu'il fallait faire durer d'ailleurs ce blocus parce que tous ces conseillers lui disent "Ça marche, autant les frappes on était très sceptique et qu'on va pas multiplier à outrance les cibles." Mais aujourd'hui cette question du blocus fonctionne et il dit "Faisons-la durer le plus possible" et que quoi que proposent les Iraniens en terme de négociation, les Américains aujourd'hui vont vouloir faire durer ce blocus qui vous avez raison mais c'est une question de temps.

Si ça dure un mois, c'est tonable pour nous. Si ça dure 6 mois, un an, ce n'est pas ton européens en terme d'économie. Chômage, inflation, hausse du chômage.

Vous allez voir l'année 202 si ça c'est un paris de Trump. Un mois on tient au-delà de 3 4 mois. Si en en août on est en là, mais vous allez voir l'économie française.

C'est notre vie qui est en jeu. Ceux qui nous regardent. On va saluer Pierre Chassay.

Bonjour Pierre Chassy. Euh, vous êtes avec nous et on est très heureux de vous avoir. Vous êtes délégué général de 40 millions d'automobilistes.

Bonjour Pierre, ça fait un petit moment que vous n'êtes pas venu dans cette émission. Soyez le bienvenu. Euh juste une chose euh c'est vrai que quand je vois la fragilité des des économies occidentales, même du du sentiment de des des peurs qu'ont les Français, je je je me souviens de ce que nous disions de Dubaï frappé par les bombes iraniennes il y a quelques semaines.

On disait que soudainement ces ces tours de verre étaient d'une fragilité immense. Et nous avons des tours de verre symboliques et métaphoriques et nous sommes d'une fragilité immense parce que nous sommes des gentils européens de l'Ouest, des occidentaux et que contrairement aux Iraniens qui sont résilients sous les bombes et après 47 ans de dictature meurtrière, nous une petite égratignure nous nous fait baisser le 10 sur le lit de l'essence, ça suffit. 10 centimes sur Oui, 10 centimes sur le lit de sens, ça suit.

Il faut il faut se regarder tel qu'on est. C'està dire, on est fragile parce qu'on s'est embourgeoisé. C'est bien parce que c'est le produit de conquête sociale, économique.

C'est une société moderne, démocratique. Euh mais ça a aussi des inconvénients. L'inconvénient, c'est qu'on finit par s'embourgeoiser, par s'habituer au confort et puis la la moindre rupture de confort est perçue comme une une agression.

Alors tout tout est relatif dans la vie. Euh, il faut quand même qu'on se demande nous français pourquoi nous sommes le pays le plus protégé du monde et en même temps le plus pessimiste du monde. Vous des peuples en Asie qui sont confrontés à des crises autrement plus sérieuses que les nôtres et qui ont qui voient l'avenir en rose.

Là, nous où on le voit où on le voit en noir. Et puis j'ai envie de vous dire pour terminer, ça n'engage que moi, mais si on traverse une crise, on la traversera. On aidera ceux qu'on doit aider.

Les autres se débrouilleront. Euh, il y a eu des générations avant nous, de gens, mes grands-parents, mes grands-parents, ils mangaient pas de la viande tous les jours. Voilà.

Et c'est terminé. Créatrice vous, hein. C'est intéressant cette c'est intéressant ce ce tropisme, mais il a raison.

Un jour, je vais vous raconter une histoire de tonton Éric. Euh je je déjeû avec une amie qui travaillait sur une chaîne publique et le le président il y a des années de du groupe France Télévision changeait pendant quelques mois plus tard et elle se met pendant l'heure du déjeuner à à pleurer et elle me dit mais on ne sait pas quelle quelle sauce on va être dévoré et je lui dis mais enfin songe un peu. Tu tu es agent public enfin tu es tu es salarié salarié d'un service public d'une entreprise publique.

Est-ce que tu es en danger toi ? Non. Est-ce que ton salaire est en danger ?

Non. Est-ce que ton métier est en danger ? Non.

Donc, j'ai réussi à la rassurer. Comme ça, elle Mais elle était quand même rentrée dans une mécanique d'angoisse dans laquelle peut-être elle avait plongé des collègues, des organisations syndicales et cetera. Et finalement, c'est assez symptomatique de ce que nous sommes collectivement.

Vous avez raison, soyons vigilants, ne rentrons pas dans des mécaniques d'angoisse, attention, allons acheter du sucre et de et de l'essence. Mais il n'empêche effectivement vous parlez d'essens pour beaucoup de Français, les prix des carburants sont un sujet d'inquiétude, un sujet d'angoisse et malheureusement et bien ces prix risquent de continuer d'augmenter. Pourquoi ?

Écoutez les explications d'Élisa Cléch. Sentiment de lassitude pour ces automobilistes à la pont. Très sincèrement, on a l'impression qu'on va qu'on arrive plus à s'en sortir.

Sur ce qu'on gagne, on met on le met dans le réservoir. Donc au final, on gagne rien. Le plafonnement de Total énergie pourrait bien prendre fin demain soir alors que les prix du carburant risquent de repartir à la hausse ces prochains jours.

Depuis hier, l'essence SP95 dépassent de nouveau la barre symbolique des 2 €. Chaque jour, le marché perd 10 millions de barils. Donc on tire sur les stocks.

Et je dirais même que si jamais Hormous n'était pas débloqué, euh nous serions heureux de n'acheter de l'essence qu'à 2 €. Des difficultés d'approvisionnement accentué en France par la fermeture de cette raffinerie en Loire Atlantique pour opération de maintenant jusqu'à mi-juillet. 19 % de la production française vient de s'évaporer.

Il est donc possible que ces stocks soient insuffisants. De son côté, le gouvernement continue d'assurer qu'aucune pénurie n'est à prévoir. Alors pendant non non non non non pardon. [rires] Pendant le reportage, nous avons eu le droit à une vraiment une levée de bouclier de Pascal Perry contre le principe du micro trottoir.

Vous savez quand des journalistes vont tendre un micro dans la rue, qu'est-ce que vous pensez à la pompe et cetera ? Voilà. Alors ça ça vous vous êtes vous détestez les microttoirs ?

Pourquoi ? Mais je déteste parce que je vois cette dame là qui est qui est à euh à la pompe à essence qui qui paraît plutôt bien habillé qui qui paraît h de belles factures. C'est une belle personne qui nous dit "Vous rendez compte comment on va s'en sortir ?" Mais mais attendez, j'ai envie de lui dire "Madame, prenez l'avion euh faites 2h ou 3h d'avion puis allez voir autour de vous comment les gens s'en sortent dans les pays euh d'Afrique du Nord, d'Afrique sub-saharienne, si on a le même confort, si on a la retraite, la sécurité sociale, un bobo, je vais aux urgences et cetera.

J'ai un problème de pouvoir d'achat, il y a un guichet, je suis pas content des gardes, je vais voir le maire parce que j'ai besoin de faire garder mes gosses." Mais on vit dans quel monde les copains là ? Mais c'est ce qu'elle dire après, mais elle a été coupée.

Ou très bonne fan. Il a raison, il a raison. Bien v et puis si si elle veut prendre un avion un peu plus longtemps, elle peut aller aux Philippines, en Indonésie, au Laos, au Cambodge, en Chine, elle peut aller partout et en Mongolie, en Russie.

Il n'empêche il n'empêche cette colère, elle est totalement légitime de cet automobiliste qui dit "Ben moi, c'est quelques euros de plus à la fin du mois ça compte." 10 millions de sous les 10 millions de français sous les seuil de pauvreté. L'embourgeoisement, il est pas général.

Mais c'est eux qu'il faut aider. Rien d'autre et personne d'autre. Pierre chasseray, pardon, vous qui êtes délégué général de 40 millions d'automobilistes, vous la sentez cette colère.

Vous avez l'impression qu'on est à l'aube bah d'une nouvelle crise des gilets jaunes qui, je vous le rappelle, avait commencé de la même manière avec une contestation sur les prix de l'essence toujours plus haut. J'aime pas j'aime pas agiter agiter des grandes peurs notamment autour du retour des gilets jaunes parce que pour l'instant c'est pas le cas. Les Français sont en apné lorsqu'ils font le plein.

Et Pascal, je suis désolé, euh vous conseillez à quelqu'un de prendre l'avion pour aller voir ce qui se passe à la gueur, ça va être rapide. Elle prendra pas l'avion cette dame. Elle a pas les moyens.

Donc on arrête un petit peu avec en allant regarder ce qui est moins bien ailleurs parce qu'on on peut aussi prendre l'avion pour aller voir ce qui va beaucoup mieux ailleurs. Et d'ailleurs si on se contente de regarder sur les prix des carburants, Pascal, vous êtes économiste, vous savez donc pertinemment que le pays européen où on paye le plus cher son plein de carburant par rapport au salaire, c'est en France. Donc arrêtons un petit peu.

On est dans l'hérésie fiscale en France. J'entends ce que dit Renault Pila, il a tout à fait raison. On a aujourd'hui une France sous la médiane qui est en train d'être asphyxiée, totalement napnée lorsqu'elle fait le plein parce qu'elle n'a plus un rond.

On n' plus les moyens pour certains de se chauffer, de faire à bouffer et derrière de prendre la voiture pour aller bosser. Et écoutez Pascal, c'est Terési. On a aujourd'hui des gens qui prennent la voiture pour aller bosser pour payer les taxes pour aller bosser pour payer les taxes pour aller bosser. ce mythe de cisif des modern Pascal, c'est pas moi qui faut convaincre que la fiscalité est scandaleuse.

Non mais je suis le premier à dire que cette fiscalité elle est excessive, elle est trop lourde. Je passe 300 jours par an grosso modo sur cette chaîne et je le je le dis, je le r je suis d'accord avec cette idée mais je ce que je veux dire également c'est que alors effectivement on pourrait demander à l'État par exemple de supprimer tiens les certificats d'économie d'énergie pendant 2 mois. Vous savez que ça représente entre 15 et 17 centimes sur 1 L. 15 et 17 centimes sur 1 L.

Certificat d'économie d'énergie. On pourrait pas ce que c'est. Bah je vous explique pour financer le l'électrification pour financer c'est des bonnes pratiques.

La récompense dite des bonnes pratiques. Bon, on pourrait supprimer la TVA sur la fiscalité parce qu'il y a une taxe, il y a des droits d'assise puis il y a de la fiscal, il y a de la TVA dessus. Donc on est un pays dans lequel on met de la fiscalité sur la fiscalité.

Ça, on pourrait aussi y renoncer. Mais heureusement, c'est pour rembourser la dette Pascal. Mais non Pascal, on va pas baisser les tasses, on va se surendetter.

Non mais attendez Renault, vous êtes en train de me parler de rembourser la dette. Mais c'est pas le sujet là. En tout cas, les intérêts, on aura 70 milliards d'intérêts en 2026.

Très bien. Mais oui, il il faut il faut malgré [raclement de gorge] tout que on réponde à une demande sociale. Je pense qu'il faut aider ceux qui en ont véritablement besoin, les métiers qui en ont besoin.

C'est ce que fait le gouvernement aujourd'hui. Non, attendez Pierre Chaser, c'est intéressant parce que on a eu un un Pascal Perry qui était plutôt, je dirais pas optimiste parce qu'il faut pas exagérer, mais qui disait "Il y a pas mort d'homme. Nous en France, cette crise qui s'amorce, qui touche les carburants mais aussi la la production agricole et qui risque de devenir une crise de des produits agricoles dans le monde entier, il a essayé de relativiser les choses.

Je l'ai trouvé un tantinet optimiste, moi et puis Isabelle Saporta aussi. J'aimerais votre avis à vous, vous qui à travers votre association passez du temps à écouter, à entendre des gens, à parler avec l'UFUFIP, l'Union des des productions pétrolières et cetera. J'ai j'ai Quel est votre ressenti sur ce qui va arriver à la France dans les prochains jours et les prochaines semaines ?

Une phase de décroissance fatalement, une perte de croissance de l'économie nationale. Pourquoi ? Parce que lorsque l'on taxe la mobilité, lorsque l'on empêche certaines personnes de se déplacer, comment voulez-vous que des gens qui rogneent sur leur déplacement trouvent de l'argent pour consommer derrière ?

Et comme la voiture instaure un principe et une mécanique de déplacement contraint, il y a des déplacements où on ne peut pas faire autrement. Ça se ressent par un manque de reste à vivre. Qui dit manque de reste à vivre dit moins de consommation, moins de croissance, perte de PIB, accroissement de la dette.

Il faut quand même pas avoir fait normal supch ne peut pas dépenser ce que l'on n'a plus. Donc le seul moyen de relancer une dynamique de consommation, c'est de comprendre que nous sommes depuis très longtemps dans une mécanique de surfiscalité sur les carburants. Il faut baisser la fiscalité sur les déplacements.

Le déplacement, c'est l'ADN même de notre économie. Et j'ajoute, j'ajoute Éric, depuis cette phase sur les carburants où euh j'avoue avoir sonné le toxin euh beaucoup alerté notamment au niveau politique, je n'ai jamais reçu autant de messages sur mes propres réseaux sociaux, pas ceux de de la structure associative, pas sur ceux de 40 millions, directement sur les miens, sur mon compte Pierre Chassay. Vous pouvez pas vous imaginer des histoires comment on voit.

Quand je suis je suis pas hermétique, quand je reçois ces témoignages de la part de Français qui n'en peuvent plus, quand je vois des gens qui sont obligés d'arbitrer, qui ont à peine les moyens d'aller chercher leurs gamins à l'école parce que derrière ils n'ont plus les moyens de faire le plein. Mais je me demande dans quel pays je vis. Donc il faut à tout prix, à tout prix, pas quoi-il en coûte, à tout prix baisser la fiscalité sur la mobilité.

C'est une question de vie ou de mort de notre économie. Pierre Chasselet, je voulais juste vous entendre sur ce chiffre que l'on a découvert ce matin. Euh Total énergie qui enregistre des bénéfices record, quasiment 5 milliards d'euros rien que pour le premier trimestre.

C'est 51 % de plus euh qu'il y a 1 an. Hm. Alors, je vais vous expliquer, c'est facile.

On va prendre un prix à 2 €. Sur 2 € vous avez 1,17 € de taxe. Donc ça vous laisse juste ce chiffre.

Ce chiffre là, rien pour total, doit nous laisser circonspect sur ce qu'a réussi comme tour de force et de passe-pass le gouvernement pour extorquer l'argent des automobilistes. Alors certes, Total devrait devrait avoir une politique encore plus forte vis-à-vis des automobilistes français, c'est une évidence. Mais n'oublions pas que celui qui fait les poches des automobilistes à la station service, sur 2 € il y a 1,17 € de taxe.

Et ce 1,17 € c'est 1,17 € à ne rien faire. Hm hm. Ou vous avez tout à fait raison, hein.

Alors, comme tu peuxancer une phrase, la hausse la hausse, il faut honnêtement il faut vraiment dire les faits. La hausse des bénéfices de Total énergie très forte, c'est sur la production, l'extraction dans les pays. Attention, ce n'est pas la vente du prix de l'essence dans les stations françaises.

C'est uniquement 500 millions d'euros sur les les les 6 mois du semestre. Ce [raclement de gorge] n'est pas ça qui fait gonfler. et qui a a bloqué à 2 € c'est total qui a bloqué à 2 € pendant 2 semaines pour les Français le litre attention attention dit vous dites attention vous dites j'essaie de comprendre vous dites que finalement ter terre total est plutôt vertueux parce que c'est eux qui ont initié un un blocage ils ont capé les p station total que les bénéfices réalisés par total dont on parle là on on en fait ne sont pas des bénéfices liés à la vente en station service aux automobilistes français Mais la production sur la qualité de mais vous prêchez un converti.

Moi j'en ai marre j'en ai marre du bon vieux débat. Je ne supporte pas dès qu'il s'agit de sauver les grands groupes industriels et dire que c'est des seins qui sont merveilleux et qu'il faudrait surtout pas toucher à leur bénéfic qui augmentent de 51 %. C'est vrai que ça alors là vous êtes tous unanime autour de la table.

Je j'entends j'entends ce qui est bien c'est Chrono parle de plus en plus fort pour voir s'il y a moyen effectivement qu'on entende que lui. Pourquoi ? J'ai une question à vous poser.

Pourquoi ne pas simplement dans une économie de marché mondialisé ne pas se satisfaire voire même applaudir au fait que pour une fois un champion national qui s'appelle Total Energie gagne de l'argent grâce à une peut-être à des conditions internationales très singulières qui vont lui permettre de réinvestir dans d'autres sites d'extraction et cetera. Moi, j'ai envie de dire mais portez-vous bien, amis de Total énergie. Bravo !

Embauchez des gens, allez-y. En plus, en plus vous avez limité le prix de du lit d'essence en France. Donc oui, j'ai rien à le reprocher rien.

De toute façon, moi j'ai bien compris. En fait, on est toujours du côté des gros et des puissants. Tout va bien.

Non mais tout va bien. Mais même les Ianiens, regardez, ils laissent passer les oligarques en yacht, ça il y a pas de problème non plus. Non, mais je comprends, je comprends.

C'est le sens de l'histoire. Si je veux rester ici d'ailleurs, je vais faire comme vous. Je vais commencer à dire du bien de tous ceux qui gagnent beaucoup d'argent.

Alors juste juste d'une phrase, pardon, juste une phrase, cette information qui va vous concerner, qui va vous faire réagir à propos des prix des carburants, Emmanuel Macron appelle à l'instant à réfléchir à de nouvelles réponses dans un contexte hautement incertain. Citation reprise par nos confrères de la Ça veut dire quoi çaine ? Alors [rires] c'est de la je suis pas il y a deux jours il disait qu'il y avait pas de pénerie quand même.

Il disait quoi ? Oui, il y a de jours il disait qu'il avait pas Oui. Ahedi.

Oui, il y a de jours donc le président de la République a dit il y a très peu de temps qu'il n'y avait pas de pénurie et que voilà et et là il se rend compte que je Non mais c'est c'est pardon c'est le registre des banalités. Ça veut dire quoi ? Il va falloir décrypter le Macron maintenant.

Il va falloir des bac plus. Moi je peux vous faire une macronade. Dans la difficulté, il est important que les Français se serrent les coudes.

Voilà. Voilà. Je viens de faire une macronade.

Voilà. Ça ne veut rien dire. Non, il y a des conséquences par rapport à l'aide qui peut-être apportée aux Français qui sont en difficulté.

Le fait de dire il n'y a pas de pénurie, ça ne nécessite pas des mesures immédiates. Le fait de dire que nous sommes dans un contexte difficile et ça veut dire qu'on va aider les Français. Oui.

En baissant la fiscalité sur le lit de carburant. M'avait posé une question, je vais essayer d'y répondre. Une des suggestions précisément, c'est de d'escamoter ces certificats d'économie d'énergie.

Alors, il y a une part dominante de la fiscalité. C'est vrai qu'il est bon de le rappeler quand même, hein. Quand vous achetez 1 L d'essence, euh vous payez plus de 50 % plus de 50 % du prix, c'est de la fiscalité.

Donc, vous payez de l'État. On pourrait pendant un temps réduire ou supprimer euh le paiement de ces certificats d'économie d'énergie, gagner entre 15 et 17 centimes par litre. Ça c'est une première piste.

Deuxième piste, alléger la fiscalité sur la fiscalité qui est le l'État serait le premier. Si vous voulez, on parle du mérite économique. C'est un des premiers cours d'économie.

Le mérite économique, c'est j'ai une structure de prix, je regarde dans cette structure de prix ce qui me coûte le plus cher et je évidemment je commence à réduire ce qui me coûte le plus cher. On se pose la même question pour les carburants. Euh qu'est-ce qui nous coûte le plus cher ?

C'est la fiscalité. Bien sûr, elle peut-être comportementale, c'estàd incitative ou désincitative. Mais mais malgré tout, là on est face à une crise et ce que décrit Pierre Chassera est parfaitement vrai.

Vous avez des gens qui ne peuvent pas rouler. Mais juste, je termine avec une question. Vous avez les uns et les autres là évoqué les résultats totals.

Le résultat financier total est indexé sur le prix du baril. Que diriez-vous d'une entreprise dont la matière première augmente pour laquelle sa matière première augmente et dont les bénéfices baisseraient. Vous vous diriez c'est des mauvais.

Moi, j'aime mieux qu'on ait des bons. De deux choses à vous dire. D'abord, le conseil des ministres, nous sommes mercredi, vient de toucher à son terme.

Si jamais la porte-parole s'exprime sur ce sujet dans les prochaines secondes, on cassera l'antenne, on fera un breaking news et on l'écoutera. Bon euh taxer les taxer les super profils le bon vieux débat. J'adore ce bon vieux débat, on l'a chaque année.

Oh total. Ce sont vraiment des profiteurs de guerre. Ça pl Isabelle, elle adore, elle adore.

Pardon. Non mais pardon. Est-ce que c'est pas un peu le cas ?

Pardonnez-moi. Moi, c'était la question que je voulais poser à monsieur Peréri. On peut la poser peut-être à Pierre Chas.

Posons là cette question. Pierre Chassy, qu'est-ce que vous en pensez de ce bon vieux débat auquel on a dû vous inviter mais depuis 20 ans à participer à ces débats sur Europen sur RTL, sur France, sur LCI, sur BF. Non mais monsieur Brunet, il est faux ce débat parce que c'est exactement ce que vient de dire monsieur P.

Ah bah oui, il est bidon. D'accord. Ça serait votre avis.

Faut-il oui ou noner les super profits comme celui de Total énergie par exemple. Mais je vais vous faire une réponse très claire. Je vois pas comment on peut demander à Total de faire un effort supplémentaire Total qui a lui fait l'effort de bloquer les prix alors que le gouvernement prend 1,17 € de taxe sur 2 €.

C'est pas possible. le vous un un gouvernement ne peut pas aller voir une entreprise en lui demandant de réduire encore ses marges alors que lui-même lui-même l'État lui-même 60 % de votre budget à la pompe. Pierre chasser l'État c'est nous l'état c'est nous.

Non mais moi je veux bien qu'on dise que la fiscalité Non mais moi je veux bien qu'on dise l'État comme si c'était un être extérieur qui ne servait à rien en France. L'État c'est nous. On est dans un pays, on peut s'en aller hein de ce pays mais qui fait qu'on n'est pas comme aux Philippines.

Vous voyez quand tout s'effondre en fait il y a des filets de sauvetage. Ça fait partie de ces filets de sauvetage. Ils sont payés par la fiscalité.

Donc moi je veux bien qu'on dise la fiscalité c'est ignoble hein, mais l'État c'est nous. Donc moi, je veux bien qu'on s un bras à l'État pendant que Total fait des super profits parce que c'est la guerre. Mais ça me paraît pas tout à fait justifié.

Maintenant je comprends que tout le monde est toujours du côté du bâton et des puissants et que c'est facile de taper sur l'État. Sauf que l'État c'est nous. Donc tapons-nous dessus, prenons le bâton et mettons-nous des coups sur la poche si on a envie.

Lui demander où vont les 1,17 € ? H c'est important de savoir où les Isabelle, je peux pas vous laisser dire quelque chose comme ça Isabelle, on est embêté là. Euh l'État lorsque le lorsque cette année le gouvernement annonce une taxe supplémentaire et augmente les certificats d'économie d'énergie, vous rendez compte le mot qu'on a trouvé pour dire taxe certificat d'économie d'énergie.

Ça veut dire qu'on se moque du monde. Ça c'est pas la valeur les valeurs de la France se moquer des Français. Donc l'État ne nous ressemble pas lorsqu'il emploie des mots barbare pour expliquer au français qui va leur le qui va extorir encore plus à Monique quand fait son plein.

Arrêtons un petit peu. Il y avait pas de nécessité à alourdir les prix des carburants de 18 centimes c en fait à quoi ça sert ces taxes et dites-le nous aussi. Vous voyez c'est trop Non mais c'est trop facile de dire ça.

On peut pas à la fois dire les hôpitaux les policiers. Bah d'accord. pas déjà les hôpitaux, les policiers, c'est pas des dettes, ils sont payés par les taxes.

Il faut savoir Non non non, les certificats d'économie d'énergie, pour vous répondre Isabelle, vous allez voir c'est terrible. Les certificats d'économie d'énergie pour une part il financ par exemple le changement des frigos de la grande distribution. Et alors vous trouvez que moi moi personnellement si on peut réduire les dépenses d'énergie passé au tout électrique et cetera et cetera, c'est les révolutions qu'on nous vend depuis des années et que cette féalité nous aide à ça mais je comprends que ça vous fasse lever les yeux au ciel mais il y a un moment c'est on les fait jamais du coup ces rénovations vous voyez ce que je veux dire on les fait jamais non mais ce ce il faut sortir il faut sortir de Paris il faut passer le périphérique.

Le problème c'est que la voiture électrique elle est pas valable partout et pour tout le monde. Donc arrêtons de vouloir pousser. Lorsque vous avez une maison de village où il y a pas de place de de stationnement devant, vous faites quoi avec votre fil et votre prise ?

Vous la lancez en l'air, vous la rapprochez où ? Faisons-le ce plan d'électrification plutôt que de dire relançons en l'air. Voyons la question c'est est-ce qu'on continue à financer le passé ou est-ce on crée l'avenir ?

Isabelle Isabelle il y a pas de taxe pour l'instant sur l'électricité. Vous croyez sincèrement que l'état toxicoman des taxes va laisser va [ __ ] la paix longtemps aux automobilistes à l'électrique lorsqu'il aura plus les 50 milliards de taxes des carburants, il prendra 50 milliards de taxes sur l'électrique. Le plan de carminé, il faut protéger les faibles.

Il faut Emmanuel Macron a annoncé il y a quelques instants qu'il faut de nouvelles réponses. Il va demander à Sébastien Lecornu et au gouvernement de réfléchir à des réponses élargies, plus larges sur les gros roulants, les infirmières, les médecins, ceux qui se déplacent. Mais on va pas faire des baisses pour tous les Français.

Je regrette quand on a un 44 et quatre résidences secondaires, on n'a pas besoin d'avoir le prix de l'essence. Oh, vous êtes dans la caricature sociale. Le problème c'est que c'est les conditions de ressources.

Quand on est surendetté et et ça vous fait pleurer le surendettement et bien il faut un pact à un moment donné les plus riches on baisse pas le prix du carburant. Mais non mais vous vous rendez compte de ce que vous dites le quoi qu'il en coûte on narrive même pas à s'en remettre là aujourd'hui. On est toujours pas on est toujours pas remis du quoi qu'il en coûte.

Donc on aide les plus faibles, pas tout le monde. Même même les Allemands même les Allemands qui sont un pays moderne qui ont aidé également, faut pas croire qu'il y a que les Français qui pendant le Covid ont aidé leur ressortissant leurs citoyens. Bon, [raclement de gorge] même les Allemands ont dépensé des dizaines de milliards en moins que la France pour le quoi qu'il en coûte.

Pedro Sanchez, le premier ministre espagnol disait aux Espagnols, vous savez, nous on n'est pas la France, on peut pas aider comme les Français. Il y avait une certaine ironie parce que bien évidemment ils ont ils sont à trois ou quatre points de croissance les Espagnols pendant que nous on est beaucoup plus bas. Donc bref euh faut y aller molo avec les aides sociales parce que les aides sociales c'est encore plus de taxes, plus d'impôts et comme on est le pays le plus fiscalisé du monde vous avez raison, faut pas recommencer.

Ahedi, je voulais vous poser une question parce que c'est dans ce contexte que les Émirats arabes unis hier ont fait une annonce très importante. Ils ont officiellement annoncé leur retrait de l'OPEP. C'est l'organisation des pays exportateurs de pétrole.

Je vous pose la question, je vous la pose aussi Pascal. Qu'est-ce que ça veut dire concrètement pour nous français ? Est-ce que ça veut dire que nos prix de carburant vont augmenter, vont baisser ?

Quelle va être la répercussion concrète de cette annonce ? Alors l'OPEP, c'est d'une part mondiales, à peu près 70 % des réserves mondiales et ce sont également des quotas de production. Les Émirats possèdent à peu près ou leur part en tout cas dans ces quotas de production, c'est autour de 4,5 %.

Euh donc voilà, on peut s'interroger sur l'impact immédiat de la sortie de l'OPEP des Émirats sur la France et et les Français directement, mais beaucoup moins que l'Arabie Saoudite par exemple. 11 % pour l'Arabie Saoudite. Mais en en ce qui concerne les Émirats, il y a d'autres éléments euh plus immédiats et géopolitiques.

Les Émirats ont subi un certain nombre de frappes. Il n'y a plus de touristes. Euh l'économie est à l'arrêt.

Euh le patrimoine immobilier, en tout cas son prix, les prix des appartements des des résidences est en baisse. Et donc, ils se sont dit nous, on a la possibilité de produire du pétrole. Pour l'instant, on nous impose à peu près 3 millions de baril jour alors que nous sommes en capacité d'en produire quatre, d'en produire 5 et nous voulons être autonome dans cette production.

Et puis il y a un deuxième volet, c'est dans le cadre de la relation avec l'Arabie Saoudite qui est un peu le grand frère et qui avait une forme de tutelle sur les Émirats Arabes Unis. Et aujourd'hui, les Émirats Arabes Unis comme d'autres pays du Golf sont en concurrence avec l'Arabie Saoudite. Les Émirats se sont un petit peu émancipés de ce grand frère.

Ils sont sortis de leur périmètre habituel. Ils se sont étendus à l'international. Ils participent aujourd'hui à à la guerre au Soudan.

Ils soutiennent les forces rebelles, les les forces d'intervention rapide. Euh ils ont ils sont intervenus au Yémen dans le cadre du combat contre les outils. Ça n'a pas plu au Saoudien et aujourd'hui il y a une forme de confrontation diplomatique entre les Émirats et l'Arabie Saoudite qui peut expliquer euh cette sortie de l'OPEP, une autonomie.

Alors, on peut aussi dire que probablement dans le cadre de la crise actuelle, il y aura peut-être une impulsion, il y aurait eu une impulsion de la part des États-Unis vis-à-vis des Émirats leur disant "Bon, c'est on verrait d'un bon œil que vous sortiez de ce cadre qui voilà qui qui tient un petit peu la production." C'est une bonne nouvelle. Une bonne nouvelle parce que les Imérats arabes unis vont pouvoir augmenter leur production alors que dans le cadre de l'EP, ils y étaient contraints.

Là, ils sortent de l'EP et ils vont pouvoir augmenter plus fortement leur production. Peut-être sachant qu'ils ont 4 % de la production de l'OP. Oui.

Oui. Non, mais l'OPEP jouait avec le robinet et là les Émirats vont pouvoir dire bah vos quotas, on s'en fiche, on produit autant qu'on veut. Et évidemment pour les prix du marché, je parle sous le contrôle de Pascal, c'est plutôt une bonne nouvelle qu' un acteur qui devienne indépendant.

Ça veut dire que l' le PEP l'OPEP c'est comme l'OTAN l'OP est menacé. Non mais je veux dire il est menacé oui c'est un cartel. Non non, il reste Non non c'est c'est un c'est une on va voir une assemblée d'acteurs.

Une crise de l'OTAN importante. Non mais crise de l'OTAN. Mais là on parle de l'OPEP pardon.

Crise de l'OPEP il y a aussi une crise de l'OTAN qui est une crise du pétrole qui est une crise de l'OPEP. Très bien. Mais effectivement le volume produit par les Émirats arabes unis c'est les chiffres hein.

Ils sont à 3600000 barils jour grosso modo. Ils ont un oléoduc ils ont un oléoduc. Il y a deux pays qui en vont pouvoir en sortir un peu plus.

Ils vont pouvoir en sortir un tout petit peu plus. Benors, ils sont moins dépendants. Ce matin, je regardais un tableau sur le taux de dépendance des pays de la région au Détroit d'Ormouse. 100 % pour l'Arabie euh mo pas de 100 % pour l'Arabie Saoudite, mais 100 % pour le cooè, 100 % pour le Qatar, 66 % pour les les Émirats Arabes Unis.

Pourquoi ? parce qu'ils ont ils sont pas voilà, ils ont ils ont un terrestre et puis ils ont un port qui est qui est sur le le en dehors du blocus aujourd'hui qui qui peut leur permettre d'exporter une partie de Mais l'OPEP, ça reste un cartel. C'est ça que je voulais vous dire.

Un cartel c'est jamais bon pour l'économie parce qu' un cartel il a deux leviers, il s'entend sur les quantités. C'est une entente un cartel et et c'est condamné d'ailleurs souvent par la loi aux États-Unis comme comme ça l'it quand la concurrence est faussée. Ce sont des pays qui s'entendent sur les quantités et donc sur les prix.

C'est des maîtres chanteurs. Oui. Mais pourquoi ?

C'est parce qu'il possèdent 70 % des réser mondiales. Il y a quand même un fondement à cela. Ce sont ce sont des maîtres chanteurs sur le sur le prix du baril et donc qui ait une sortie du cartel.

Ça nous arrange en effet. H bon les amis, après avoir fait le tour d'horizon des 100 et une façons d'envisager l'avenir, la façon plutôt légèrement optimiste de Pascal Péry, la façon légèrement pessimiste d'Isabelle Saporta et moi-même, voilà, nous nous verrons dans les prochaines semaines. En tout cas, on parle de pénurie alimentaire qui pourrait se se profiler et on parle effectivement de ralentissement de l'économie avec ce ce poumon de l'économie qui est le carburant, le pétrole, le kérosène et cetera.

On va suivre ça de près maintenant. Nous allons nous allons à la pénurie de pistache. Effectivement, on va manquer de pistage.

Vous avez raison. C très sérieux. Et les choses pourraient ne pas s'améliorer malheureusement parce que selon les indiscrétions du Wall Street Journal, Donald Trump aurait demandé à ses conseillers de poursuivre le blocus du D3 d'Omous aussi longtemps qu'il le foudra.

Et dans le même temps, Donald Trump publie ce message sur Trousse au chaul. Regardez cette image, monsieur Gentil. C'est terminé cette image Donald Trump au milieu des bombardements avec une arme à la main et cette légende l'Iran n'arrive pas à se ressaisir.

Ils ne savent pas comment signer un accord non sur le nucléaire. Il ferait mieux de devenir malin rapidement. Grégory Philips, ce message du président américain, il est très clair.

Je suis prêt, je vais poursuivre cette guerre. C'est ça qu'elle veut dire cette photo. Bon, d'abord un mot sur l'iconographie de de cette photo qui est assez [rires] étonnante.

No morce Guy. Bon le oui, effectivement, ça emprunte un peu à à Sylvester Stallone. Vous avez tout à fait raison.

Non, euh ce qui est et on a l'habitude de le dire, il y a quand même un peu un peu plusieurs messages contradictoires de Trump en quelques heures. Hier soir, dîner d'état à la Maison Blanche, qu'est-ce qu'il dit devant le roi Charles ? Il dit euh "C'est bon, l'Iran est vaincu euh militairement." Euh dans la nuit, on a ces infos du Wall Street Journal qui laissent entendre que à la Maison Blanche, on est assez convaincu que le blocus maritime fonctionne.

On l'a évoqué ici avec toutes les conséquences notamment pour le régime iranien qui perd chaque jour des des millions et des millions de dollars. Et donc l'idée ce serait de prolonger ce blocus jusqu'à ce que le régime iranien tombe comme un fruit mur. On verra si ça si ça se passe. [raclement de gorge] Et puis le troisème message, c'est effectivement de de dire on va déclarer victoire bientôt.

Enfin, il y a aussi cette hésitation des des conseillers de Trump. Que se passerait-il si on disait bah voilà, victoire et on repart. Donc vous voyez un peu, il y a il y a différents messages avec en plus l'armada dont on a parlé hier, la possibilité d'un 4e porte-avion.

Enfin, tout ça est encore un peu flou, mais vous voyez que les les messages qui qui sortent de la Maison Blanche euh sont parfois un peu contradictoires en quelques heures. Je représente tous ceux qui sont autour de la table, mesdames messieurs, car il est tout à fait possible que vous soyez devant LCI sans avoir été présent au tout début de l'émission. Alors, je pense à vous.

Je fais un reset, un update pour parler comme les Anglo-Saxons et je vous représente nos invités. Il y a Ahedi, rédacteur en chef du service monde de l'hebdomadaire Mariane. Il y a Isabelle Saporta éditorialiste chez nous tous les jours.

Il y a Renault Pila, éditorialiste chez nous tous les jours et nous sommes rejoints à l'instant puis bien évidemment Grégory Philippe du service étranger que vous venez d'écouter, d'entendre. Et nous sommes rejoints donc à l'instant par Sorour Cassmaille. Merci d'être avec nous.

Bonjour, vous êtes écrivaines et éditrice franco-iranienne et vous avez publié Ennemi de Dieu aux éditions Robert Lafond. Et puis nous sommes également avec le général François Chauvancy. Merci mon général d'être avec nous.

Bon euh on va parler de la conduite de la guerre et des Iraniens et des Iraniens effectivement qui le disent très ouvertement désormais Éric commencer. Écoutez cette déclaration d'un général iranien sur la manière dont pourrait se dérouler les semaines à venir. C'est très intéressant.

En ce qui concerne la situation actuelle, nous ne considérons pas que la guerre soit terminée depuis le jour où les combats ont cessé et où dans l'effet un cessé le feu s'est mise en place sur le champ de bataille. faute de confiance envers les États-Unis et nos ennemis, nous avons poursuivi nos activités comme pendant la guerre en déployant des efforts considérables pour mettre à jour notre liste de cibles. Ça veut dire général Chovani qui s'est passé ce que qu'on pouvait tout à fait prévoir, c'est que ils ont utilisé cette période de cesser le feu et bien pour se rassembler, pour faire un point sur leur nouvelle stratégie, leur nouvelles cibles, peut-être dégager certains certains entrepôts de munitions qui avaient été frappé avec des éboulements et cetera.

Donc ils y voi un peu plus clair quoi, ce qui est parfaitement logique et normal. Tout cele feu permet au bellis gérant au pluriel euh de se rééquiper, de se remettre en condition, de relancer la production d'armement si l'avait été défaillante, de tirer des enseignements et bien sûr de planifier des nouvelles opérations. En fait, c'est juste un intermède h et au bout d'un moment, on verra si l'un et l'un et l'autre se remettent à se battre.

À votre connaissance, est-ce que pendant ces 15 jours de cesser le feu, combien il y a-t-il 3 semaines de cesser le feu, y a-t-il eu des convois euh maritime ? euh ferroviaires routiers qui sont arrivés euh par voilà qui sont arrivés en Iran avec des armes soit de Corée du Nord, soit de Russie, soit de Chine. Je sais qu'on surveille ça de très très près que des ports ont été bombardés juste avant le cesser le feu.

Est-ce qu'ils sont parvenus à faire passer des choses ? On le sait, on a une réponse à cette question. Non, je n'ai pas d'élément de réponse.

Je peux que raisonner sur je dirais les cartes géographiques. Il est certain que par la mer, ça va être un peu difficile aujourd'hui de recompléter l'armée iranienne d'une manière ou d'une autre. Maintenant, le reste aux autres frontières euh c'est difficile à dire.

En tout cas de cause, on on n' pas disait le mot renseignement, mais que font les Américains actuellement depuis le début et cartographie toute la tout ce qui s'y passe. Ils savent parfaitement s'il y a des convois, ils savent parfaitement s'il y a des reconstructions. Euh donc les cibles aussi sont planifiées du côté américain.

Alors les amis, je vous l'ai dit tout à l'heure, on va aller au conseil des ministres parce qu'on risque de parler de la crise pétrolière et de ce qui se passe en Iran. Conseil des ministres vient de se terminer. Voici la porte-parole qui parle.

Il y a une chose qui est claire, personne ne doit profiter de cette crise et aucun super profit ne doit être réalisé à Forciori en France. Partant de ce principe là, on ne s'interdit rien. On examinera évidemment la situation comme nous l'avons toujours fait depuis plusieurs années face aux différentes crises que nous avons traversé.

Nous ne fermons donc aucune porte par principe, que ce soit sur l'initiative portée, vous le savez, à l'échelle de l'Union européenne, on en a déjà parlé ces dernières semaines, euh ou sur d'éventuelles mesures qui pourraient être le moment venu intégré notamment au projet de loi de finance 2027. Une fois qu'on s'est dit ça, il faut arriver à avoir un discours équilibré. Euh je pense que c'est important, on a aujourd'hui une un grand énergéticien qui est total.

Euh et le fait d'avoir un grand énergéticien français euh a été un atout depuis le début de cette crise, notamment pour palier à d'éventuelles difficultés de volume. Je note par ailleurs que Total a mis en place des prix plafonds, vous le savez sur le diesel comme sur le Samplomb, on les invite naturellement à ce que ces prix plafonds continuent. Voilà.

Et pour revenir à au début de votre question, euh on ne s'interdit rien par principe et donc on continuera à travailler comme on l'a toujours fait. Bonjour Christeline Mirel France Télévision. Je voulais juste rebondir sur la question de mon collègue et puis après j'aurai une question aussi sur le 1er mai.

Donc justement quand vous dites on ne s'interdit rien mais est-ce que là aujourd'hui en état vu la crise est-ce qu'il est possible justement de ne rien décider ? Est-ce qu'il y a pas une pression actuellement de la part de l'opinion publique justement pour pour faire davantage par rapport à Total ou par rapport une pression légitime de l'opinion publique pour qu'on soit au côté encore une fois des secteurs les plus exposés et au côté des Français les plus modestes. Le premier rôle de l'État c'est de ne laisser tomber personne.

Et c'est ce qu'on a fait pour le mois d'avril, c'est ce qu'on a reconduit et amplifié pour le mois de mai. C'est ce qu'on continuera à faire pour juin si la situation perdure. Première chose, je veux être extrêmement clair là-dessus.

Vous savez, j'étais député avant d'être ministre. Dans ma circonscription, avant de me parler des profits totals, les gens il me parlent d'abord des prix à la pompe et de comment on les aide ou pas. Donc voilà, première chose concrète.

Ensuite, tout ça ne se décide pas en un claquement de doigt. Euh et je sais qu'on est dans un temps euh politico-médiatique, on où on voudrait que lorsqu'une décision ou une annonce est faite le matin à 8h, une décision euh soit prise à 9h ou à 10h, euh et bien ça ne se passe pas toujours comme ça. Je pense que pour autant dans les dernières crises, on a montré qu'on ne laissait rien passer et je le redis, aucun super profit ou en tout cas aucun profit de crise n'est évidemment acceptable dans la situation, mais il faut là, je le redis, avoir un discours équilibré sans tomber dans le total bashing en étant extrêmement exigeant.

Tout ça prend un peu de temps parce que ça nécessite un peu de travail, c'est normal. Et vous, vous pensez que ce serait voilà que ce serait bien, vous êtes favorable justement à ce que les prix baissent un petit peu davantage par rapport au plafonnement qui est habituellement. Nous, on dit une chose simple, euh les prix que ce soit lorsqu'ils auront, je trouve ça bon, j'ai un petit commentaire personnel, je trouve que c'est du je je je vais m'engager un peu.

Je trouve que c'est du poujadisme d'État. Euh [grognement] on parle de Total, c'est tellement facile. Elle elle en parle un instant de Total, motrégon, porte-parole du gouvernement, la sortie du du conseil des ministres.

Mais franchement le le bénéfice réalisé par Total énergie sur 1 L vendu à 2 € il est autour de 2 centimes. De 2 centimes. Donc centrer le débat à la sortie du conseil des ministres sur totale énergie c'est de la roublardise.

Car car car car car car car car car car car la vraie question c'est plutôt les euros de taxes qui pèsent sur le lit de carburant qui sont des taxes qui nourrissent l'état. Donc s'il y a un profiteur en matière de carburant, franchement Total énergie dans cette affaire c'est 2 centimes. Voilà l'état c'est 1,7 €.

Donc je je veux bien qu'on centre l'attention de tous les Français sur le grand méchant capitaliste Total Energie qui fait ses profits d'ailleurs hors de les Vous êtes d'accord avec mot de Brégon ? Elle a dit pas de total bassing vous. Ouais ouais.

Elle a dit pas de total bing mais enfin elle dit quand même qu'elle va centrer. C'estàd qu'en gros plus faibl non. Oui plus faible mais sous-entendu c'est à total de faire le boulot.

On va pas les bâcher mais c'est à total de faire le boulot. Si c'est à l'état de diminuer. C'est à l'état de diminuer les charges qui pèsent sur le carburant qui sont les plus élevés du monde qui sont les plus élevés du monde sur 196 pays.

Donc franchement si on devait faire du bashing aujourd'hui, ce serait plutôt à l'endroit de la politique fiscale de l'État sur le carburant plutôt que sur et donc les 51 % de bénéfices en plus, ça va très bien, ça roule ma poule, c'est parfait. et vive l'économie de marché. Mais c'est c'est l'extraction, c'est pas en France, c'est pas sur le dos des des c'est pas sur la pompe à essence en France.

Au contraire, ils ont été très vertueux. Ils ont limité total, ils ont limité le prix du et leur bénéfice pour protéger les français. Écoutez, vous avez vous avez bien vu que c'est une belle entreprise qui a très bien fonctionné.

Ils sont des traders très forts qui ont su acheter au bon moment tout ce que vous voulez et cetera. Il n'empêche qu'il y a une hausse des bénéfices très importantes dû à la à la hausse du baril qui est d à la guerre. Donc d'accord.

Donc à situation exceptionnelle et à le fait qu'ils aient profité de la guerre, hein, il y a aussi des contributions exceptionnelles et moi je veux bien qu'on dise l'État, l'État, l'État. L'État, je vous le rappelle, c'est nous. La fiscalité c'est nous.

Alors donc arrêtons le poujadisme. Poujadisme pjadisme etnemi. Monsieur Brunet a qu l'État c'est nous. la l'État c'est nous quand il y a un consentement national à l'impôt et quand il n'y a plus de consentement à l'impôt c'est pas l'état c'est nous c'est l'État c'est eux et en France les Français disent l'État c'est eux ils ne disent plus les Français l'État c'est nous on est loin de l'idéal révolutionnaire est loin de 17 français ils disent ça et en même temps ils attendent d'avoir la le les médecins enfin la santé gratuite et cetera et cetera et cetera alors on va revenir si vous le voulez bien sur le sujet qui nous intéresse. cette guerre londe qui se profile peut-être.

Je voulais tous vous montrer une image très importante, celle de l'Iran qui déterre ses armes car vous le savez l'Iran dispose d'un important stock de munition. Regardez ces images satellites. Avant on voit des bâtiments qui abritent des missiles.

Après, ce sont ces mêmes bâtiments qui ont été ensevelis dans les bombardements, les frappes américaines et israéliennes. Et à côté, vous le voyez, ces petits carrés noirs, ce sont des véhicules. Pourquoi ?

Parce que les Iraniens, ils sont actuellement en train de vider ces villes souterraines. Ils sont en train de récupérer les missiles qui s'y trouve en vue d'une reprise des frappes. Sour Kaima Kasma, pardon.

Est-ce que vous y croyez-vous à une reprise des bombardements de la part du Tréran ou alors le régime est actuellement dans une position attentiste en voyant ce que pourrait faire Donald Trump dans les prochains jours ? Enfin, il y a une une vive polémique au sein du régime iranien. euh qui euh euh ces derniers jours c'est a pris vraiment de l'ampleur.

Euh il y a le directeur de la banque centrale qui a lancé une alerte à PSK, le président de la République en disant si on continue comme ça, euh il y aura 180 % d'inflation et 2 millions de personnes en plus en chômage. et il faut absolument arriver à un accord avec les États-Unis et aussi rétablir internet parce que le fait le blackout non seulement est une mesure bien sûr sécuritaire et de des renseignements mais aussi ça a un impact indéniable sur l'économie sur tous ces ces commerces en ligne et cetera. Ce qui ce qui est intéressant, je vous interromps, ce qui est intéressant, c'est qu'il semblerait que après une phase de bombardement dont on est on a des difficultés à évaluer euh sa dimension destructrice, voilà 1300 sites qui ont été frappés.

Bon, on a bien ces chiffres millions de chômeurs aussi. Voilà. Mais mais justement la question c'est est-ce que cette phase de de l'étranglement économique, de l'étranglement du du D3 d'Ormous, du blocus américain qui bonhom mal fonctionne plutôt bien, est-ce que cette phase 2 est pas la phase qui va vraiment qui peut vraiment asphyxier le régime ?

Je pense que si. Je pense que plus plus que la phase 1. B la phase 1 c'était bien sûr il y a eu beaucoup de destruction et lorsqu'ils ont bombardé les infrastructures dans la population qui même si une partie avait demandé euh une intervention pour le l'aider à euh s'en sortir à mettre fin au régime, même cette partie-là était réticente quand elle a vu qu'il y avait des des bombardements sur les les bâtiments civils ou sur les infrastructures.

Mais le problème l'économie est vraiment asphixée et c'est pas c'est pas moi qui le dit, c'est le directeur de la banque centrale qui dit "On peut continuer ainsi." Et aussi il y a c'est ça qui divise énormément ceux qui sont très très intransigents par rapport aux États-Unis et qui sont conduits par la ligne de Saï Jalili. Saï Jalili, c'est quelqu'un, c'est un vétéran de la guerre Iran Irak qui et qui avait mené les les négociation sur le nucléaire de 2007 à 2013.

Et c'est vraiment la ligne où il prenait qu'il fallait pas discuter avec les États-Unis. Et la ligne en face qui est menée par Ralibav qui n'est pas un mou ou un démocrate non plus, mais il est plus réaliste selon se dire. Il pensent qu'il faut absolument tout de suite mettre fin à cette guerre, avoir un accord pour pouvoir reconstruire l'économie, sinon c'est la fin de du pays.

Impressionnant, sauf que c'est pas eux qui ont vraiment les reines du pays, mais ça veut dire qu'au sommet de la hiérarchie de la République islamique d'Iran, il y a des gens qui disent "On va être asphyxié, il faut négocier, sinon on va tomber." et Ahmed Elke qui est là fait partie de ceux qui disent "Si jamais le D3 d'Ormouse euh bloqué par les Américains demeure dans cette situation de blocage, vous vous dites la République islamique d'Iran tombera." Oui, absolument.

Là, un autre élément économique est tombé, c'est la monnaie qui est descendue au plus bas depuis la l'avènement de la République islamique en 1979, puisque en gros 1 € = 2,10 millions de rials, ce qui est la monnaie, je parle sous votre contrôle madame, iranienne. Donc, il y a vraiment une crise économique. Il y a des Ianiens qui commencent à avoir faim, à ne plus trouver certaines denrées, même si votre chaîne montre parfois des reportages où on voit des supermarchés remplis, mais en fait c'est pas partout le cas.

Et et les denrées n'arrivent plus en Iran et on se dirige vraiment et c'est pour ça que Trump est à l'aise. C'est pour ça que vous l'avez vu, vous avez montré cette image où il dit voilà je ne suis plus monsieur Gentil et il est assez serein, beaucoup plus serein qu'auparavant. Il dit finalement on fait durer ce blocus.

Ça marche ça ça en plus ça me ça économise des frappes des des des missiles et cetera. Je vous en prie. Justement on voulait vous montrer ce reportage tourné par notre correspondant sur place Si Gazi qui lui est dans une épéisserie à Chalandé.

J'aimerais ensuite votre réaction sur ces images. Regardez-les d'abord. Je suis dans une dans une épicerie du coin.

Donc voilà, il y a tous les produits comme vous pouvez les le voir, les rayons sont remplis. Par exemple euh si vous prenez les œufs, euh le prix des œufs ont on ont doublé euh en 10 jours. Euh tout comme par exemple tout ce qui est euh jambon euh ou saucisse.

Ici euh par exemple tout ce qui est boisson euh donc comme les cocas ou l'équivalent des Cocas ont augmenté de 15 %. Les sacs en plastique, les sacs poubelles en plastique ont leur prix ont doublé. Euh donc euh euh c'est une des conséquences par exemple des frappes qui ont été euh qui ont eu lieu contre les les installations pétrochimiques.

Euh voilà. Mais les autres produits ont augmenté euh de entre 10 et 15 %. euh entre 10 et 15 % mais les rayons sont toujours pleins et il y a il y a pas de manque de produit.

Alors voilà, vous les avez vu ces images. Maintenant votre réaction euh sousour Cass c'est un reportage qui est réalisé dans le nord de Teran, c'est-à-dire les quartiers chic où les gens ont encore des ressources et cetera. Mais nous avons aussi euh beaucoup de témoignages qui viennent vraiment de la classe moyenne ou euh ou même inférieure euh qui sont au chômage, des gens qui sont au chômage.

Quand une personne est au chômage, c'est une famille de quatre personnes qui n'a plus euh ses revenus. Et puis il y a il y a une pénurie bien sûr de produits alimentaires parce que l'inflation sur le produit alimentaire est déjà à 180 %. Il y a une pénurie sur les médicaments et et aussi tous ces commerces dont je parlais en ligne qui ne fonctionnent pas.

Donc bien sûr, c'est en train de d'asphyxier le régime mais ça asphixie également la population et ça c'est vraiment tous ces gens. Par exemple, on a vu aussi les achats à crédit dans les supermarchés. Il y a certains supermarchés dans le centre terron qui ont mis en place des achats à crédit pour les familles de mot.

Oui. Alors, c'était quand même barrant de voir que le reportage parlait de jambon et de saucisses. C'est c'est très intéressant.

Donc ce qui prouve bien qu'on est quand même dans une quartier up de de tran et que le reste du pays effectivement nous avons aussi des témoignages qui confirment qu'il y a des licenciements, des fermetures d'entreprises, des personnes au chômage et donc la situation économique est catastrophique. Bien. Euh mesdames, messieurs, on marque une petite pause.

Restez avec nous parce qu'il faut qu'on vous parle de [musique] cette petite phrase du roi Charles II qui était en visite aux États-Unis et qui a dit "Alors les amoureux d'histoire, attention mesdames messieurs, allez sur Google." Il lui a dit euh "Sans les Anglais, vous les Américains," a dit le [musique] le roi d'Angleterre, "Sans les Anglais, vous les Américains, vous parleriez français". Ah ah.

À tout de suite. Alors là, il y a eu un moment tout à fait exceptionnel hier. C'est la visite du roi d'Angleterre Charles II aux États-Unis à Donald Trump et il y a eu une petite passe d'arme assez intéressante parce que il y a une histoire de de langue allemande et de langue française.

D'où tout cela est-il parti ? Niv Exactement. C'est une petite référence à un pic que Donald Trump nous avait envoyé nous français en disant que sans les États-Unis bien les Français parleraient allemand. référence évidemment japonais [rires] ou japonais effectivement référence évidemment à la seconde guerre mondiale et résultat et bien hier le roi d'Angleterre en visite à Washington a répondu à sa manière à Donald Trump écouter la séquence en effet vous avez récemment déclaré monsieur le président que sans les États-Unis les pays européens parleraient allemanderais-je dire que sans nous vous parleriez français French alors Grégoris, ça fait rire tout le monde.

La réalité c'est il est bon. Il est bon super discours. Au 18e siècle euh il y a ce qu'on appelle la Nouvelle-Fance.

La Nouvelle-France c'est tous ces Français, ces colons qui sont arrivés dans le signage de de Jacques Cartier bien avant bien sûr et qui le nord des États-Unis des États-Unis. Voilà, l'Oya, la le Canada francophone et cetera dont il reste maintenant le petit Québec avec ses 6 millions d'habitants et je dis le petit Québec parce que nous avons été nous les Français d'Amérique du Nord tellement plus nombreux jusqu'à la Louisiane, jusqu'à Nouvelle-Orléand et puis il y a une guerre qui se termine en 1763 que les Français perdent. Alors, une guerre en Europe, Louis XV et qui va avoir des une importance considérable puisque toutes les possessions françaises dans ce coin-là en Amérique du Nord et ben finalement vont être récupérés par les Anglais et on va chasser peu à peu ces nos frères, nos cousins français qui étaient installés depuis longtemps, qui a fait des mariages souvent avec les Indiens d'ailleurs parce que Louis XV incitait à des mariages avec les Indiens.

Voyez, on était pas tout à fait dans les critères qu'on pourrait imaginer d'un d'un pays chrétien, de l'ancien régime et cetera, la France. Et donc et ben on va on va perdre et ça va être un long exil de population francophone. Non, avec cette petite pique, le le roi Charles et et pour le coup, c'est vraiment un humour sa British euh fait allusion à cette guerre des 7 ans euh qui a lieu dans les années 1750 où vous avez les deux puissances colonisatrices que sont la France et l'Angleterre et qui se disputent des territoires notamment en Amérique du Nord.

Et à l'issue de cette guerre des 7 ans, effectivement, la France cède ses territoires euh à la puissance anglaise. Donc on perd ces territoire et c'est pour ça que le roi Charles dit euh "Sans nous, vous parleriez peut-être euh français, on vendra la Louisiane quelques années euh plus tard." L'allusion évidemment euh la la réponse de Charles fait écho au propos de Trump qui disait "Sans les Américains, vous les Européens, vous vous parleriez allemand ou japonais Là, c'est le moment de l'émission où j'ai très peur que Éric nous chante du Michel Sardou. [rires] Si l'Éricin n'était pas là, nous serions tous en Germanie à saluer je ne sais qui à parler je ne sais quoi.

Bon voilà. Non mais donc [rires] c'est c'est une allion à à la moquerie de Trump. Honnêtement, le roi Charles fait un super discours d'abord de rabibauchage avec les États-Unis.

On a vu quand même les les frictions qui peut y avoir entre l'actuelle administration et le gouvernement de de K Starmer. Il fait aussi un discours euh proutant. En gros, nous sommes des alliés et restons des alliés.

Et puis il a cette allusion évidemment à la guerre de cet ans qui est très lorsque la toute nouvelle Amérique créée en 1776 devient indépendante des des Anglais. 250e anniversaire cette année au mois 250e année cet anniversaire au mois de juillet. Euh, il y a deux parties, les démocrates qui renouent avec les anglais qui sont très anglophiles et il y a le parti républicain d'ailleurs celui de Donald Trump au passage qui est très francophile et il est question, c'est fou, mais il est question d'adopter le français comme langue officielle des États-Unis d'Amérique à cette époque-là.

Je crois qu'on va même voter et cetera à tel point que le directoire que la jeune révolution française va être très énervée de voir que ce n'est pas le français qui sera choisi comme la langue de ce tout nouvel état les États-Unis d'Amérique à l'époque. Mais mais le roi Charles I a raison. L'Amérique aurait pu être francophone, aurait pu parler français et on imagine le destin du monde aurait été bien différent.

Alors, j'avais envie de vous montrer une petite photo parce que figurez-vous qu'à l'issue de cette rencontre entre Donald Trump et Charles I, la Maison Blanche a tweeté et regardez ce qu'elle a tweeté, une photo des deux hommes mais surtout cette légende de roi, comme si finalement Donald Trump était soudainement devenu le roi des États-Unis. Est-ce que c'est pas un brun mégalot ça Isabelle Saporta ? Écoutez, je trouve je vais encore me faire rabrouer par monsieur Brunet.

Je trouve ce personnage d'une vulgarité, le personnage Trump ahurissante et j'ai trouvé effectivement bon là c'est c'est ahurissant quoi, il y a pas deux rois, il y en a qu'un seul et j'étais très fière en fait, pardon mais je sais que la Grande-Bretagne n'est plus européenne mais enfin très fier de la vieille Europe parce que j'ai trouvé effectivement le roi Char incroyable. Il a été d'abord il a été incroyablement chic. Il leur a balancé quand même quelques pics.

Il a rappelé l'importance de l'OTAN. Il a rappelé les morts anglais et européens et de tout le temps pour soutenir les États-Unis en disant "Vous vous rappelez les tours qui s'effondent, je vais au je vais à New York après on était là, on est toujours là, on sera toujours là." C'était quand même beau.

Il a rappelé les morts en fait, les morts pour soutenir les États-Unis, les morts de l'Europe, de l'OTAN pour soutenir les États-Unis. C'est vrai que Trump c'était pas très chic. Et Trump Trump qui dit "Ma ma mère ma mère super super cute, super mignon ma mère craqué pour vous." Mais c'était et quand il a dit aussi qui était hyper drôle quand il a vu parce que vous savez qu'il a une fixation Trump c'est sa salle de balle et les 400 millions de sa salle de balle et quand il a dit je peux rien dire contre ces travaux qui sont quand même grandi lequ parce que nous-mêmes nous avions fait quelques réflexions en parlant de l'incendie de la salle de de de la Maison Blanche en 1814 engendré par les Anglais.

Enfin, tout était tordant. Donc, il en a balancé plein. Et vous avez vu que des généalogistes ont peut-être trouvé un lien de cousinage entre Trump et le roi Charles.

Alors, j'imagine que ça ça remonte. C'est c'est voilà, c'est un lien assez étroit mais il y aurait un lien à tel point que Trump a dit "Mais formidable, je me verrais bien habiter à Buckingham Palace." La généalogie c'est magnifique parce que je vous signale que on est tous des descendants de Charlemagne vraiment ou de ou de de qui vous voulez d'en Ricard c'est au bout d'un moment et ben Trump et la famille Winsor il y a un lien mais vous c'est c'est ce qui a fait qu'il a qu'il a tweeté probablement qu'il était aussi roi mais il y a aussi d'autres éléments qui dénotent un peu une envie de développer le culte de la personnalité de Trump vous avez vu cette histoire de passeport incroyable on a l'image on a l'image on vous l'a montré racon à l'occasion du du 4 juillet prochain donc vous l'avez signalé 250e anniversaire de de l'indépendance des États-Unis et bien Trump met sa photo en couverture du passeport à côté des pères fondateurs de la révolution.

Alors attention une précision parce que j'étais comme vous intrigué par ça. Ce passeport ce sera une édition limitée uniquement dans le district de Colombia pour des habitants de Washington et cetera. ce sera pas sur les tous les passeports américains.

Néanmoins, il y aura son visage. Et la déclaration d'indépendance qui donne au roi parce qu'il donne au roi la déclaration d'indépendance signée Donald Trump. C'est quel pire camouflage il pouvait faire que [rires] de nous en vrai que comparer la classe du roi Charles avec le comportement de Trump, c'est un peu très c'est un peu dur pour Trump.

Mais c'est pour ça que parfois c'est extrêmement important d'être monarchiste parce que regardez à quel point et c'est vrai si on avait une monarchie mais si on avait une monarchie parementaire en France bien sû bien sûr alors cette élection présidentielle verticale parce que vous avez là grâce à la monarchie britannique c'est la monarchie qui vient au secours des relations entre les États-Unis et la Grande-Bretagne qui n'ont jamais été aussi catastrophiques. Vous avez K Starmer qui est maintenant Persona Ingrata quasiment à la maison blanche. Tous les jours Trump attaque le premier ministre britannique.

Charles 3, la monarchie britannique qui vient au secours de ses relations et franchement j'incite tout le monde à regarder en intégralité sur la plateforme que vous voulez. Les deux discours de Charles II exceptionnel. Chaque phrase en creux est une attaque, un ravibauchage.

Et effectivement comme disait Isabelle, la maison blanche qui est brûlée en 1814 où il dit oui, on a tenté une rénovation immobilière. [rires] On a tenté une rénovation en brûlant la maison blanche. Vous imaginez ? que il est en train de refaire il est en train de refaire la et quand il rappelle et quand il rappelle aussi le bon mot qui était de dire on partage tout avec les Américains sauf la langue qui veut bien dire on ne partage rien avec les Américains.

Et le cadeau diplomatique le plus original du plus original de l'histoire, le roi Charles a offert à Trump une cloche la cloche une cloche d'un sous-marin britannique de la Seconde Guerre mondiale. Le sous-marin s'appelait le Trump HMS et il a offert la cloche. Mais Trump a regardé la salle, il était h anéanti.

Anéanti. Bon mesdames messieurs, n'oublions pas dans ce débat la fillette quand même que voilà qui a été un élément très important dans la l'acquisition de l'indépendance par les États-Unis d'Amérique. Et n'oublions jamais que les Anglais sont nos ennemis à tout jamais.

Je parle je parle aux amateurs de rugby. Je parle aux amateurs de rugby. Qu'y a-t-il de plus plaisant que de voir le 15 de France [musique] battre le 15 britannique mesdames messieurs ? 15 meilleur que nous cuisine bien franchement les brites.

Moi, mes deux filles ont tous les droits sauf celui d'épouser un anglais. Voilà mesdames messieurs. [rires] Allez, on redevient on redevient sérieux.

Dans un instant, on va parler des conséquences de cette guerre et et en particulier les conséquences alimentaires. On parle beaucoup du carburant, bien, [musique] mais les conséquences alimentaires sont très très inquiétantes. En Europe, ça va pas mal.

Le [musique] le prix du poisson d'un certain nombre de denrées a augmenté, mais il y a des pays qui sont extrêmement touchés en Asie, en Afrique et bien évidemment, tout ça va probablement contaminer le monde entier. On a peur aujourd'hui d'une vraie pénurie alimentaire mondiale, d'une vraie crise alimentaire mondiale. On va tout vous dire dans une poignée de minute.

C'est assez inquiétant quand même. À tout de suite. Mesdames, messieurs, très heureux de vous retrouver.

Il est 13h31, vous êtes sur LCI. C'est un choix absolument remarquable. Je suis avec Nivine Potros.

Nivine, bonjour. Bonjour Éric. Bonjour à tous.

Et je vais vous présenter ceux qui sont autour du du plateau. Nous avons Isaac Barchicha qui est avec nous. Bonjour Isaac.

Vous êtes vice-président des Republicans Overseas France. Dites-le avec l'accent américain, s'il vous plaît. Ah mais non, après chez je vais demander [musique] mon nouveau passeport après. [rires] Oui, vous verrez ça.

Le nouveau passeport avec le visage de Donald Trump, mesdames messieurs. On vous le montrera. Nous sommes avec Gilali Ben Shaban.

Bonjour Gilali. Vous êtes analyste géopolitique, directeur du cabinet COS stratégie et [musique] conseil. Ahed Elki est toujours avec nous, rédacteur en chef du service Monde au à l'heomadaire Marianne, merci d'être là.

Nous sommes avec Pascal Perry bien évidemment. Pascal, bonjour, [musique] merci d'être là. On va avoir besoin de votre éclairage dans une poignée de seconde, vous allez comprendre pourquoi.

Et Isabelle Saporta, antiumpiste officiel de cette émission [rires] est ici. Il en faut une. Tout comme [musique] Renault Pila, un peu plus nuancé.

Euh quoique certains jours certains jours cible mouvante. Voilà. Mesdames, messieurs, on va maintenant parler d'un d'un sujet extrêmement sérieux qui est un corollaire de la guerre, c'est les possibilités d'une pénurie alimentaire mondiale.

Et quand je dis possibilité, c'est très gentil hein, c'est très atténué comme terme parce que la pénurie, elle existe déjà, pas vraiment en France mais elle existe dans le continent africain, dans le continent asiatique ou aux Philippines, en Indonésie, on commence à avoir des difficultés à se nourrir. Et donc la perspective c'est qu'il y ait une possible contamination de tout cela à l'échelon européen et mondial avec effectivement des prix des denés alimentaires en Europe qui pourraient s'envoler des produits qui pourraient manquer. Les raisons elles sont multiples.

D'abord l'augmentation évidemment du prix des transports, l'augmentation des prix des hydrocarbures, la hausse des prix de l'emballage mais mais surtout et bien les engrais toujours et encore bloqués dans le D3 d'Ormouse. Conséquence très concrète dans certains pays, notamment en France, les agriculteurs abandonnent leur culture ou renoncent à semer. Des pêcheurs refusent de partir en mer car cela coûterait trop cher.

Certains spécialistes redoutent une crise alimentaire. On va se poser la question, est-ce que cette menace elle est crédible ? On verra un reportage dans quelques instants.

Mais d'abord Pascal, cette question : le monde va-t-il manquer de nourriture ? Ben alors, il y aura probablement des ruptures. Alors, de là à dire que c'est une crise alimentaire mondiale.

Je n'irai pas jusque-là euh parce que elle sera probablement localisée. Vous avez évoqué la question des engrais qui sont décisifs. Vous avez toute l'hémisphère sud de notre côté, en tout cas, le continent africain qui par endroit peut souffrir en effet de de pénurie euh parce que il y aurait un défaut de production ou un défaut d'accès au produit dans nos dans nos pays.

Alors, c'est vrai aussi pour une partie de l'Asie, l'Asie du Sud-Est notamment, mais dans nos pays, il y a pas de pénurie aujourd'hui. Il y a un phénomène d'inflation comme il y a rareté, comme il y a une transformation des coûts de production, vous l'avez évoqué, l'énergie, on en a besoin pour cultiver. On fait par exemple de l'ammoniaque, on fait des engrais azotés avec du gaz.

Le prix du gaz a augmenté, le prix des engrais azotés augmente. On utilise également des engrais phosphatés. On a besoin de soufre pour ça.

Le prix du souffre a augmenté. Conclusion logique. Donc ces engrais augmentent aussi.

Donc les coûts de production augmentent. Il y a les coûts logistiques que vous avez évoqué. L'alimentation c'est de la production, de la logistique, du dégroupage.

À chaque fois et et puis de la distribution. À chaque fois, il faut de l'énergie. Et donc euh l'augmentation du prix de l'énergie qui est un premier choc de prix se transmet progressivement au reste de l'économie alimentaire notamment, mais c'est vrai pour l'industrie aussi. et il y a une industrie agroalimentaire au passage et donc ça se traduit par une augmentation des prix pour les consommateurs.

Mais de là à dire qu' qu'il y aura des rayon vide dans les supermarchés en France, la réponse est non. Alors euh je vous prends flagrant délit d'optimisme car la la production la production diminue un peu partout. Le riz en Asie, on va produire beaucoup moins de riz en Asie.

Mais que fait-on quand on produit moins de riz en Asie ? Il y en a moins sur les étalages. En Indonésie, en Chine, un peu partout.

En Europe, on a des exemples multiples de pêcheurs qui disent "On n'a le carburant est trop cher, donc on ne va pas euh pêcher aussi loin que d'habitude, donc la ressource est plus faible et plus chère." Ce n'est que le petit exemple du poisson, mais on peut le démultiplier. Et donc ça, démultiplier à l'infini sur les 196 pays du monde, j'imagine qu'il va y avoir des des répercussions.

Et même Emmanuel Macron qui disait il y a quelques jours, il n'y aura pas de pénurie, vient de réviser son jugement. Qu'est-ce qu'il a dit il y a quelques minutes ? il a dit qu'il fallait trouver des solutions face à la au prix des carburants qui effectivement augmentaient de manière drque.

Voilà, il a changé son discours. Il dit plus il y a pas de pénurie, il va falloir trouver des solutions. Les les solutions, elles existent y compris d'ailleurs dans l'approvisionnement en terme d'hydrocarbure. [raclement de gorge] Vous l'avez sans doute évoqué, on je crois qu'on en a parlé tout à l'heure rapidement.

Les Émirats arabes unis quittent le PE, veulent augmenter leur production. Ça fait grosso modo 1 million et demi à 2 millions de baril additionnels par jour. on est capable de substituer les quantités qui sont manquantes pas intégralement mais on est capable de faire face on peut trouver des solutions et vous l'avez dit vous-même dans la formulation de votre remarque Éric oui on mangera peut-être on consommera peut-être un peu moins de poisson mais on mange pas on consomme pas du poisson tous les jours du poisson mais aussi des céréales [raclement de gorge] parce qu'on avait envie de vous montrer une séquence d'un sujet tourné par nos équipes de TF1 LCI dans les landes auprès d'un agriculteur d'un producteur de maïs plus précisément Et lui il le dit très clairement.

La guerre en Iran, ça veut dire dans son quotidien moins de terre semée. Regardez ce reportage brem. [grognement] Éc Labaste est un agriculteur, éleveur de canards dans le sud des Landes.

Il produit principalement du maïs, mais ce ne sera pas le cas cette année. Le carburant coûte trop cher et il estime que les aides du gouvernement sont insuffisantes. Ah oui oui.

Au vu du au vu du déficit probable, c'est-à-dire du manque d'argent qui va y avoir à la fin de la production, les quelques centimes qu'on va nous donner sur du fioule, c'est pinote quoi. L'an dernier, il a semé 17 hectares de maïs. Cette année, ce sera 7, pas un de plus.

Il travaille les sols en surface, une méthode naturelle qui lui permet d'économiser du carburant. Et malgré cela, les coûts de production ont explosé et c'est pas tenable. Et tous les risques sont pris par la par le paysan, à savoir l'achat des des engrais, des semences, du traitement, tout le foule, l'entretien des des tracteurs.

Et aujourd'hui, semer un hectare de maïs coûte de l'argent au paysans. Clairement, il faut pas le faire. Et ils sont nombreux dans ce cas.

Le coût du carburant agricole a flambé depuis le début de l'année. Sem 1 hectare de maïs coûtait 43 € l'an dernier. C'est 74 € aujourd'hui.

Conséquence de la hausse du prix des engrais et du diesel, 20 % des surfaces agricoles des landes ne seront pas semé en maïs cette année. Gilali Ben Schabad, est-ce que ça veut dire que nos agriculteurs français sont en danger aujourd'hui avec cette guerre en Iran qui joue à des milliers de kilomètres de nous ? Je pense que non seulement nos agriculteurs sont aujourd' mais l'ensemble des agriculteurs aujourd'hui se posent la question pourquoi ?

Parce que on est on a changé d'échelle. Tout d'abord, il faut souvenir que c'est la fin de la mondialisation heureuse, c'est la fin de la circulation libre, c'est la fin des du transport à bas cou. Ces crises à répétition, elles ont deux impacts concrets.

La première, c'est que circuler devient compliqué. Ça devient [raclement de gorge] aujourd'hui un objet de pouvoir et on le voit dans la crise qui se passe à Hormouse. Le deuxième élément c'est que désormais transporter ça coûte extrêmement cher et résultat le pétrole monte le prix de la denrée alimentaire monte et ce qui fait que le consommateur voit son assiette augmenter par simplement le coût du pétrole et on est face parce qu'al péri a été trop optimiste selon vous à mon sens un peu trop optimiste.

Pourquoi ? pense que c'est la capacité à pouvoir transporter de manière raisonnable et un coût abordable pour à la fois les industriels, pour les acteurs économiques mais aussi pour le consommateur tout au bout de la chaîne qui se pose aujourd'hui comme question et lorsque le président dit mais attention parce que finalement cette crise du carburant elle nous pose problème il a conscience à mon avis de la globalité du sujet bon ben voilà Isaac Barchicha vous le vice-président des républicains oversas France voilà un un fervant trumpiste. que votre président Trump est en train de mettre l'humanité toute entière dans une dans une restriction alimentaire qui sera peut-être une pénurie dans certains pays qui sera qui se traduira en tout cas un peu partout dans le monde par une augmentation considérable des prises alimentaires.

On le voit déjà dans les poissonneries. Je prends l'exemple du poisson parce que c'est celui sur lequel nous sommes arrêtés. Ben ça augmente.

On voit déjà ce céréalier. Il nous dit "Je planterai que c je ne semmerai que 7 hectares alors que l'année dernière j'ai semé 17 hectares. C'est c'est juste un un agriculteur français et on est qu'au tout début de de cette de ce rerement.

Donc c'est une des conséquences de de ce que fait votre président Trump. Monsieur Bchicha alors il y a toujours des bonnes nouvelles parce qu'on en a parlé en début de de de journal, c'est que bah Trump est devenu écolo puisque les écolos le remercient d'une certaine manière. On n'est plus dans ce milieu de dépendance.

Il a mis quand même aussi le doigt sur un raquet, sur une situation complexe dont le monde dépendait d'une région qui était détenue par des terroristes. Parce que aujourd'hui le blocus que les Américains ont mis, c'est juste en réponse ou en réponse à une action non militaire parce que les Iraniens ont refusé d'ouvrir, c'est eux qui l'ont bloqué en premier, la bombe nucléaire, le D3 d'Ormouse. Donc déjà, il faut remettre les choses dans l'ordre.

C'est une façon non violente ou non militaire déjà d'expliquer au monde, vous voulez dépendre de ces gens-là sur l'agriculture, sur les énergies, sur un tas de choses, et ben voici ce qu'ils sont capables de faire. Et c'est peut-être aussi une façon de dire faut réfléchir autrement à la mondialisation, à cette opulence que nous avons développé ces 30 40 dernières années. Peut-être de réfléchir autrement à la chose et c'est et cette Non non attendez, laissez-moi finir.

Laissez-moi finir, laissez-moi finir. Non, mauvaise foi, non. Ma foi ma foi est bonne mais on va on va [rires] on va aller à l'essentiel.

Donc ça c'est c'est moi j'ai dit au début c'est le côté positif des choses. Maintenant attaquer Trump comme à chaque fois on le fait avec beaucoup de sérieux sur les plateau français c'est facile. C'est pas la solution parce que la solution aujourd'hui Trump il agit l'Europe subit.

Et ben que l'Europe agisse. Si elle est là pour défendre économiquement les intérêts de son territoire de ses de ses intérêts. On nous parle souvent des intérêts qu'on a de la France au Liban, au Moyen-Orient.

Mais alors pensez aux Français qui ont besoin [raclement de gorge] d'aide au à la pompe à essence qui ont besoin les agriculteurs à cause de qui ils sont dans cette situation monsieur alors alors moi ce que j'ai toujours prené c'est que la France et qui est très forte sur le monde international de sa diplomatie du moins c'est ce qu'elle essaie d'expliquer à tout le monde qu'elle aille et qu'elle aille parler à Trump et faire le nécessaire pour trouver des solutions. On n pas vu Trump depuis le 28 février partir à Washington comme il l'a fait. Monsieur Macron, excusez-moi, monsieur Macron n'a pas fait n'a pas fait l'effort nécessaire pour dire donc Trump en face de lui, il dit "Moi, j'ai pas de français, le l'anglais venu le voir.

Vous avez vu, ils ont fait opération séduction hier pour essayer de parler et peut-être que ça ça aboutira." Mais c'est pas Trump qui c'est là pour [ __ ] la Ziani. Trump il dit "Il y a un problème mondial avec ce terroriste, ce terrorisme de de région.

Personne n'a voulu faire quoi que ce soit." Ça a été montré et démontré, même les mauvaises fois vous diront que non, mais ça a été montré, démontré que le Jess PO ne fonctionnait pas. l'accord du de nucléaire j'imagine qu'il va nous dédommager sur notre pouvoir d'achat j'imagine que les Américains vont nous su mais vous savez que les Français sont très forts à aller trouver des contrats une fois que la région sera à reconstruire les Américains aussi mais tout le monde.

Donc il y aura il y aura des possibilités. Alors, attendez, attendez Ahmed puis puis Isabelle Saporta Ahmed Elkii des pages internationales de Marianne. Même si j'ai quelques doutes sur le prisme écologiste de euh je me permets de vous rappeler le discours que vous connaissez bien américain qui a été réaffirmé par le ministre de la guerre très récemment qui consiste à dire en gros nous en on a besoin de rien, on a du pétrole.

Leit d'ormous c'est pas voilà c'est on aimerait bien que vous vous en occupiez et que finalement on est totalement autonome. Donc il y a pas le fait d'être concerné par ce que subissent aujourd'hui vous savez sur notre guerre. Tout le monde nous dit c'est pas notre guerre.

C'est vous qui l' fait. Attendez je termine juste là-dessus. Aujourd'hui, il y a selon le programme alimentaire mondial, il y a 45 millions de personnes qui sont en situation d'insécurité alimentaire et en même temps, les États-Unis disent en gros, on fait ce qu'on veut où on veut étant donné que nous sommes autonomes en énergie et que nous avons du pétrole et des idées et voilà.

Donc il y a pas cette prise en considération écologiste et philosophique que vous venez de faire. que ça soit dans le cerveau de je crois que Barchicha était un tantinet ironique quand tu disais ça ouf que c'est très intéressant espéronsle il faisait pas c'était pas mon impression que c'est très intéressant ce que ce qu'a dit monsieur est-ce que vous êtes en accord avec lui non mais je trouve que c'est très intéressant parce que justement en fait c'est qu'est-ce qui est le plus impacté aujourd'hui aux États-Unis ce sont les États par exemple agricoles qui n'ont pas eu qui sont aussi en déficit d'engrais azoté au moment des semis ils sont pas bien hein et ces ces états agricole, ils avaient fait quoi ? Ils avaient fait, comme vous le dites très bien, une conversion dans les énergies vertes parce que les démocrates Biden s'étaient dit bon ça c'est des c'est d'abord ils voulaient gagner des États qui étaient républicains hein et par ailleurs ils s'étaaient dit bon ben il faut qu'on les sorte de l'ornière et donc ils avaient investi massivement sur les énergies renouvelables.

Il a tout [raclement de gorge] coupé donc vous avez raison. Ce qui est quand même assez paradoxal de la part au fond d'un pétro état comme le sont les États-Unis, c'est de nous jeter dans les bras de la Chine et de l'électricité parce que maintenant on se rend compte qu'effectivement on est tenu comme ça par l'Iran sur ces questions de de pétrole et que ça a des répercussions effectivement sur les sur les engrais et cetera. Donc moi ce que j'arrive pas à comprendre mais moi je suis vraiment fasciné par vous hein monsieur Barcha-le.

Non, vraiment je suis fasciné par vous parce que je ne sais pas comment partez en weekend voilà partez en weekend ensemble mais je sais pas comment vous arrivez encore à défendre Donald Trump. C'est-à-dire que c'était le président pro business, c'est une catastrophe. C'était le président qui allait vous enrichir avec les tarifs douigners, il a reculé.

C'était le président qui devait [raclement de gorge] faire plier la Chine. C'est la Chine qui mène le bal et il va être à Canossa. Là, je vais le voir la mimé comment ça va être vis-à-vis de de Xigzimping mais j'attends de voir ça.

Je ne comprends pas comment vous arrivez encore à avoir la foi de nous dire vous voyez, il est extraordinaire. Bravo. Non mais franchement, bravo à vous parce que c'est ça c'est quasiment de la religion en fait.

Alors merci pour les compliments. Je prends je les mets dans ma poche, j'en suis très content. Je sortirai moins bête de ce plateau.

En tout cas, vous avez compris. Je ser un homme heureux. [rires] un homme heureux si vous me permettez même savoir mais on pour aller à l'essentiel on a quand même cette hypocrisie ou cette incohérence mondiale que on peut attaquer Trump mais regardez les résultats de Total regardez les résultats de BP personne n'en parle notre Zoé voiture électrique française dont on se ventait il y a encore quelques années bah elle est où la technologie française sur l'électrique parce que vous me dites on va dépendre des Chinois donc on va dépendre des Chinois mais parce qu'on subit il faut aussi réfléchir autrement et c'est peut-être aussi l'effet on va dire secondaire ou l'ffit qui se coule de Trump, c'est de nous mettre l'accent, le point non mais le mettre le point sur les faiblesses de nos économies pour dire comme au Covid, on n'a pas réussi avec les masques, comme on a vu pour la dépendance de certaines choses, peut-être qu'il est aussi venu le temps de passer et de réfléchir autrement la mondialisation sans pour autant prendre ou pas prendre partie ce conflit mais réfléchir autrement.

Ce sont aussi d'un as un effet secondaire et après il a fait l'effet primaire. Comme il est dingue, on se rend compte qu'on était pas au point. C'est ça que vous pouvez dire.

Ce qui est dingue, c'est qu' il a peut-être il a peut-être soulevé le tapis dont on a vu des choses qu'on voulait pas voir. D'accord. Ce qui ce qui est effrayant ce qui est effrayant avec Trump parce que j'aimerais qu'on remette quand même quelques petites choses dans leur contexte.

Le premier point, c'est qu'aujourd'hui effectivement les États-Unis, ils se portent bien. Les exportations de pétrole et de produits pétroliers ont augmenté de 17 % depuis le mois de février. Derrière la situation né gêne pas.

Après, je rappellerai aussi un point parce que là on parle d'hypocrisie. C'est bien Trump qui a dit "Écoutez, si les Iraniens veulent mettre un péage et qu'ils sont d'accord pour un J venture, les États-Unis seront d'accord." Donc finalement la circulation, c'est à variable ajustable lorsque derrière il y a aussi une possibilité de faire un deal.

Donc moi, je veux bien qu'on soit dans la nonhypocrisie mais à un moment il faut parler aussi duur réalisme. Trump agit par intuition. Je vois toujours pas l'homme d'État, je vois toujours pas le chef d'état.

Il y a pas de stratégie, c'est de l'intuition. Je tente un coup, ça fonctionne pas, je recule, je rebats mes cartes. Mais il écoute qui ?

Sauf qu'il a personne en face de lui. Il a personne il il a pas d'Européens en face de lui. Revenons, [rires] revenons en France si vous voulez bien parce que les conséquences de cette guerre, elles sont visibles notamment auprès des agriculteurs, on disait, des pêcheurs.

Nous sommes en ligne avec Jean-Van Chantot qui appelle un grand rassemblement samedi dans les rues de Paris des pêcheurs, des agriculteurs, mais également et bien de tous ceux qui auraient besoin de leur voiture pour pouvoir se déplacer. Et vous, vous êtes très en [raclement de gorge] colère. Vous êtes très en colère notamment contre le gouvernement qui n'en fait pas assez pour aider et bien tous ceux pour qui l'essence, le carburant est aujourd'hui indispensable pour travailler.

Vous pêcheurs aujourd'hui, vous ne partez plus en mer parce que ce n'est pas rentable tout simplement. Alors, je crois qu'il va falloir faire un bêtisier parce que là, c'est le boulanger, pas le pêcheur. Donc [rires] oui, effectivement effectivement, excusez-moi, on a eu effectivement il est pas content non plus.

Effectivement, on a eu un petit kiproco mais je pense il a un chapeau de pêcheur en même temps, il a pas un chapeau de pêcheur. Il a un chapeau effectivement petit chapeau de boulanger. Excusez-moi pour cette erreur.

En revanche, je pense que vous aussi vous êtes évidemment très impacté par les prix des carburants, les prix de l'énergie au total et vous appelez vous aussi, vous êtes aussi à l'origine de ce grand rassemblement prévu samedi place vos banc à Paris. Bien sûr. Donc moi, je suis président en David Fève, maître artisan boulanger depuis 26 ans dans les deux sèvres et donc je représente le CACF collectif des artisans commerçants de France.

On est indépendant, on n'est pas un syndicat qui est reconnu par le gouvernement, on est une association, on est tous bénévoles et on porte une nouvelle dynamique. Effectivement, notre profession est très touchée aussi par l'augmentation de l'énergie. Donc, on se demande si la baguette va passer à 1,60 € bientôt puisque ça a été annoncé dans les médias.

Mais il faut vraiment que le gouvernement réagisse vite avant que l'artisanat français en finisse et devienne va mourir quoi. Euh les perspectives d'avenir, bah on est inquiet parce que bon c'est instable, tout est instable. C'est les prix des matières premières, c'est l'énergie, on a un manque de main d'œuvre, enfin voilà, il y a plein de problématiques à discuter.

On aimerait que on soit entendu euh euh auprès du ministre rapidement. Monsieur, est-ce que est-ce que vous êtes responsable syndical du du mouvement des boulangers ? Oui.

Moi je vous dis, je suis le président du CACF, collectif des artisans commerçants de France. Je représente les boulangers mais à la fois les artisans et les commerçants. D'ailleurs, il y compris les pêcheurs.

Alors, non mais c'est intéressant. Pardonnez-moi de vous poser cette question mais comme il y a eu une petite erreur dans le on comment vous appelez-vous ? Moi, je m'appelle David Fèvre et euh je suis maître artisan de vous.

On est ravi. C'était pas c'était pas vous qui étiez prévu. Il y a quelqu'un qui s'est trompé dans l'état profond de LCI.

On attendait monsieur Chantot et on est très heureux d'avoir un boulanger. Justement, je vous pose cette question de votre appartenance syndicale au mouvement des artisans commerçants parce que j'aimerais votre avis, nous avons un débat ici et [grognement] nous nous posons la question. Va-t-il sérieusement y avoir dans les prochaines semaines en France des pénuries alimentaires, des aliments qui vont augmenter, d'autres qui vont manquer, qui ne seront pas sur les étales des supermarchés, des boulangeries, des commerçants, des artisans.

On sait par exemple, puisqu'on parlait des pêcheurs, que comme on pêche moins et qu'on va pêcher moins loin à cause du carburant, et bien on a moins de poisson et il a augmenté. Voilà, c'est c'est juste en ce mercredi matin ce qu'on a pu constater. Mais est-ce que en allant plus loin, est-ce que vous pensez que nous allons vivre nous les Français ? puis les Européens une sorte de pénurie alimentaire dans les prochaines semaines.

Alors je pense vraiment moi je travaille depuis 26 ans comme défenseur du circuit court. Je pense qu'ici dans ce mouvement il faut vraiment alerter le consommateur sur la dangerosité des plateformes achetées en ligne que ça soit n'importe quoi. Faut préserver les commerces de proximité.

J'avais écrit à Emmanuel Macron en 2018 déjà pour le l'alerter sur la disparition des commerces et sensibiliser le consommateur. Moi, j'avais proposé un pass commerce, une défiscalisation pour les plus gros fortunés pour soutenir le monde rural des petits commerces. Comme ça, ça faisait de l'économie circulaire avec les impôts étaient déduits pour les plus riches et ça bénéficiait au petit commerce local.

Donc bien sûr, Ber a retoqué mon idée. Bruno Lemire a trouvé que encore une défiscalisation, ça lui plaisait pas. Mais bon, je pense qu'il y a des solutions mais il faut sensibiliser vraiment le consommateur à acheter le local.

Donc moi vous parlez non, il faut sensibiliser le consommateur, vous avez raison. Il faut aussi sensibiliser le citoyen. Je pense qu'un jour nous regretterons amèrement de ne pas avoir fait les économies que nous aurions dû faire quand nous pouvions les faire.

H aujourd'hui, moi je comprends parfaitement l'appel des professionnels. C'est Lionel Jospin qui a dépensé la cagnotte là. Écoutez, depuis 1980 jusqu'à jusqu'à jusqu'à ce jour, pratiquement la dette a cru de façon constante.

Il y a eu quelques pics parfois au moment de la crise de 2008 notamment. Il y en a eu un au moment de la crise du Covid. On a dépensé beaucoup d'argent et on a cette dépense publique, elle elle vient de la dette.

C'est qu'on a accumulé la dette. On voit bien qu'aujourd'hui on est au bout de cette logique. Nous on n pas l'avantage des Américains qui sont très endettés aussi mais qui ont un avantage qui est celui de d'avoir la monnaie de réserve.

C'est pas notre cas. Et on voit bien que nous n'avons plus de moyens publics à investir. Donc la la question que je je pose et je la pose pas à ce ce monsieur qui est boulanger parce qu'on n pas la réponse ni lui ni moi, mais c'est comment peut-on aujourd'hui creuser encore le déficit, augmenter la part de la dette sans prendre un risque considérable ? que nous sommes ce que je veux vous dire c'est qu'on est face au mur h et que ça impose des réflexes salutaires aujourd'hui.

C'est des réflexes de survie du collectif France. C'est comment on fait des économies ? Est-ce qu'on trouve des recettes supplémentaires ?

Est-ce qu'on augmente la quantité de travail pour créer une pour produire un peu plus pour créer un peu plus de valeurs ajoutées ? On est face à la même équation qu'il y a ne serait-ce qu'une dizaine d'années et mettez-vous à la place Pascal de ces de ce monsieur qui s'occupe des des commerçants et des artisans de France qui a dans un réflexe que nous connaissons bien qui se tourne vers la puissance publique et l'État et qui dit le réflexe du guichet. Ouais.

Que pourquoi vous ne nous aidez pas ? On n'y arrive pas. Ben oui, je suis bien d'accord.

C'est mais c'est compliqué pour lui de d'intégrer ça et de dire finalement alors je me bats contre quoi ? Contre des moulins avant. Je demande de quoi ?

Mais mais Éric, le budget de l'État est en déficit. Chaque année, nous dépensons plus que ce que nous recevons, ce que nous produisons. Le le le la sécurité sociale, le système des retraites est en difficulté aujourd'hui.

Il y a une impasse de financement, il y a une impasse de financement sur l'assurance maladie. C'estàd qu'on tire sur la corde depuis des années et des années et on s'étonne aujourd'hui de ne plus avoir d'argent dans les caisses. Non, il faut qu'on s'interroge dans vous dire Pascal un mot.

Je vais vous dire la grande différence avec il y a 3 ans, il y a 4 ans, il y a 5 ans, c'est que l'opinion française a en grande partie basculer sur ses attentes. Il y a eu un sondage il y a 3 semaines absolument passionnant qui montrait lorsqu'on demandait au Français, "Est-ce que vous êtes pour que l'État baisse pour tout le monde les taxes sur les carburants ou alors est-ce que vous voulez que l'État aide de manière ciblée ce qu'on le plus besoin ? les français les plus pauvres, les roulants importants, infirmières, médecins généralistes, commerciaux, 52 % des Français ne voulit plus de baisse globale pour tous les Français parce qu'ils savent qu'on est surendetté.

Merci Bairou d'avoir au moins Merci Bairou d'avoir fait au moins 4 mois de pédagogie sur la dette. Merci le corn de ne pas aujourd'hui ouvrir les vannes de l'État des vannes qui sont qui sont sèches. Il y a pas besoin d'ouvrir, [raclement de gorge] elles sont vides.

Merci le cornu de ne pas céder à la démagogie populiste quand je vois hier. Pourtant, c'était un bon Philippe Brin, député du PS à l'Assemblée qui demandait il faut baisser pour tous les Français les taxes pour les plus riches aussi, pour les plus fortunés qui ont les moyens de payer quand on a 444, on a moyen de payer un arrêter la caricature sociale. Des Français qui ont 444, il y en a plus beaucoup hein.

Vous en Oui, il reste quand même. Heureusement qu'il reste quand même des Français aisés. Donc je termine pas les françis, ils ont pas 44 les français aisés.

Arrêtez, vous en êtes un, j'en suis un. On n pas 44 enfin. les et les Français sont devenus sages.

Il y aura pas de manif. C'est fini les gilets jaunes. Malheureusement, les Français sont résignés et les français savent que c'est la guerre.

Juste une chose, juste une chose. J'aimerais me tourner vers l'américain qui est avec nous, Isaac Bchicha, trumpiste de la première heure et vous montrer quelque chose qu'on a un petit extrait qu'on a déjà montré, c'est Charles II parlant hier dans sa visite officielle des Français à au président Trump. Je vais pas on va on va pas reconvoquer l'histoire de la Nouvelle-France, l'Amérique du Nord, le 18e siècle et cetera.

Non non, il y a quelque chose moi qui me saisit, c'est les rires de l'Assemblée. Les rires de l'Assemblée, ça interroge peut-être que c'est la question qu'on doit se poser sur la perception de la France par les Américains. Ça ça me semble peut-être intéressant.

Regardez. En effet, vous avez récemment déclaré, monsieur le président, que sans les États-Unis, les pays européens parleraient allemand. Oserais-je dire que sans nous, vous parleriez français ?

La question que je me pose, c'est est-ce que c'est la petite le petit duel sur vous parleriez allemand, vous parleriez français où est-ce que c'est parce que la France s'est perçu aux États-Unis par les milieux d'affaires proches de Donald Trump comme Cuba. J'exagère un peu mais vous m'avez compris. Est-ce que Est-ce que puisqu'on est en train de parler des malheurs et des tragédies euh françaises sur le plan économique et social, hein, euh est-ce que on est perçu comme ça par les Américains comme une caricature ?

Oui, oui, parce que euh je pense que les Américains sont profondément amoureux de la France. Hm. D'ailleurs, tous vous partez en aux États-Unis, ah Frenchy, vous parlez en français, ils aiment cette culture française, ils aiment cette histoire française, mais ils sont très peinés, très peinés pour voir le destin français qui est en déclin depuis plusieurs années.

Alors attention, pas tout est parfait aux États-Unis bien évidemment, on le sait, on n'est pas là forcément pour donner toujours donner des donneur de leçons, mais quand il y a des point importants sur lequel il faut mettre l'accent, au lieu de se saisir de cette opportunité, la France rate encore une fois son occasion. Pourquoi vous dites ça ? Pourquoi vous avez un discours comme ça aussi déplorable sur la France ?

En quoi en quoi la France serait décadente en déchéance et cetera ? Parce que vous avez l'impression que les États-Unis Trump c'est quelque chose de merveilleux. Enfin, il a fait une espèce de police des frontières qui l' appelé Ice, qui veut appeler Nice maintenant après avoir tabassé et tuer certains de ses compatriotes.

Enfin, à quel moment vous avez envie vous dire dans les États-Unis Trump ? Mais allez-y, moi j'ai aucune envie. Je vais vous dire hein.

J'ai pas envie que les enfants d'immigrer peur de circuler dans la rue et de se faire sortir de de leur pays où ils travaillent. Enfin, pardon, mais c'est alérissant ce discours que vous menz. Si vous préférez vivre avec des OCTF pour lequels on a du mal à s'en débarrasser, avec des pays où on narrive pas à renvoyer les ressortissants comme avec l'Algérie, mais c'est une réalité, c'est une réalité.

Parle aujourd'hui à tous les Français, c'est un problème, c'est un problème de fond et de société. Aujourd'hui, les français quand on parle d'extrémisme auquel on crache sur l'extrême gauche ou l'extrême droite à tort ou à raison, c'est parce que les Français en ont marre du même discours qu'on leur donne, qu'on leur habiboche depuis des années. Ils veulent des règles, ils veulent de l'ordre, ils veulent de l'indépendance. qui vous a dit ce boulanger et pas ce pêcheur, il a dit moi ça fait longtemps que je prône pour une consommation dite locale et on m'envoie bouler.

Vous voyez la différence entre les autres UTF et la consommation locale. Là, vous êtes un peu en grand écart si tu per le mercur madame et le mercur donc mais ça veut dire qu'il faut remettre et c'est ça le problème de 2027 et la personne qui aura à diriger la France c'est que tous les sujets sont à remettre sur la table. Vous parlez à juste juste sur lesf là il y a une reprise justement laissez parler très concrète je vis dans des quartiers où je réside dans des quartiers je travaille dans des quartiers où les ocf sont là et malheureusement les français n'enz madame il y a pas il y a pas besoin de langue de chat la France est un grand pays d'immigration mais elle est malade de son immigration et ça c'est un problème qu'il faut aussi dire la vérité aux gens la France est très intelligente. a des des gens extraordinairement intelligent vous appelz parchicha je m'appelle sa pororta heureusement qu'il y a eu l'immigration je dis madame je finis juste sur la partie économie il y a des talents en France qui partent malheureusement à l'étranger parce que la France est incapable aussi de faire cette mucoup d'Américains qui viennent en France donc on serou d'ailleurs pas les mêmes raisons oui c'est pas pour les mê raison tous nos ingénieurs formés à grand frais par notre système de de de d'éducation d'instruction partent pas tout mais des grandes comm d'asso et on conserver à garder pas ça c'est un vrai problème par contre alors vous parliez de Donald Trump justement il faudrait qu'on vous montre une image publiée par le président des États-Unis ce midi.

Une image publiée sur son compte Trou avec une légende. La voici cette image. Monsieur Gentil, c'est terminé parce qu'évidemment le président américain a changé de ton.

Se dirige-on vers une guerre londe ? C'est en tout cas ce que croissent savoir les médias américains avec notamment le Wall Street Journal qui explique que Donald Trump a demandé à ses conseillers de poursuivre le blocus du D3 d'Ormous aussi longtemps qu'il le faudra avec le président qui publie cette image totalement de mise en scène totale avec cette arme à la main. C'est bom c'est c'est Stalone Stalone Stallone Stalone Stalone.

Alors la question qu'on se pose Magalie Bartz, merci de nous avoir rejoint, c'est finalement est-ce que c'est bon, c'est fini monsieur Gentil, c'est terminé la vraie la dure guerre va commencer bientôt. Non mais Donald Trump oui joue joue les méchants, fait monter la pression en fait avec ces images générées par Lia qui l'affectionne particulièrement. Ce qui est ce qui est intéressant, c'est qu'en fait il dit euh en fait moi j'ai j'ai gagné la guerre pratiquement mais les Iraniens n'arrivent pas à se mettre d'accord pour savoir qui envoyé pour signer l'accord sur le nucléaire.

Et en fait il fait monter la pression en disant en fait si il y a pas quelqu'un qui vient signer et qui vient véritablement à la table des négociations, on sait que les négociations elles ont été annulées he ce weekend, elles ont pas eu lieu et bien voilà il continue les menaces. ça veut dire blocus maritime pour asphyxier l'économie iranienne. Et si ça ne suffit pas, on voit cette image, ça veut dire reprise des bombardements.

Là, c'est un Donald Trump finalement qui repart à la guerre sur ces sur cette image, mais en fait qui insiste sur le fait qu'il repartira à la guerre s'il ne signe pas, s'il et s'il n'abdique pas et ne et ne concentre pas à un certain nombre de concessions sur le dossier du nucléaire qui est vraiment le dossier central. On sait que les Iraniens euh ont fait une proposition américaine pour laisser euh la question du nucléaire de côté. Et bien en fait ce qu'il leur dit c'est que vous n'avez pas intérêt à faire ça parce que sinon je vais resserrer les taux autour de cette économie iranienne.

Ce qui est intéressant avec cette image, moi je suis effrayé, j'ai l'impression de voir un mélange de Man in Black et de John Rambo. Après pour ce qui est de la portée de l'effectivité du côté des autorités iraniennes, je reste assez circonspect. Après, je rappellerai aussi une chose, c'est que la question du deal nucléaire, elle prendra du temps.

Donc, c'est la question n'est pas de dire "Je veux un deal, faites une signature." Ça prendra du temps. Aujourd'hui, le sujet n'est même plus la question nucléaire, c'est la réouverture des droits normous.

Les États-Unis ont réussi ce tour de force de faire un sujet d'un sujet qui n'existait pas. Donc, on peut dire ce qu'on veut. L'effet existait.

Il y a 2 mois, les Iraniens ne bloquaient pas. Tout le monde circulait, le commerce mondial se portait bien. Aujourd'hui, s'il veut poursuivre, très bien, mais qu'il y aille.

Quels résultats comptent-ils obtenir de plus que ce que n'a pas obtenu ces précédentes campagnes militaires ? Tous les objectifs militaires ont été atteints et les Iraniens peuvent jouer aussi encore la stratégie de la dégradation en frappant les états du golf et leurs infrastructures pétrolières et à nouveau le même cycle flambber des cours de l'énergie pour nous inquiétude économique, risque inflationniste et le consommateur qui se retrouve encore prise en otage. Donc on aimerait bien une chose c'est que les Imagia visiblement y maîtrisent la stratégie.

J'ai un doute. Alors moi, je vais venir, moi je vais venir en aide, je vais venir en aide de de Barchicha. J'entends ce que vous dites et cet argument on l'entend souvent.

Avant l'intervention, il y avait pas de problème à Ormous. Bon, très bien. C'est un prisme, c'est un angle de vue.

Vous vous positionnez, c'est votre point de vue au sens géographique, vous êtes au sommet de votre colline et c'est l'axe que vous choisissez pour regarder le monde. Moi, j'en ai [grognement] un autre et là, je vais être assez proche de Bchicha juste sur ce point. Je suis pas en train de faire allégance à Donald Trump.

Mesdames, messieurs, j'ai un passeport pour vous. Non, ça ça ira. C'est que on peut aussi choisir un autre angle de vue qui est de que de dire il y a sur la terre un certain nombre d'états très toxiques qui interrogent sur l'avenir de l'humanité.

La Corée du Nord en fait partie. L'Iran qui finance les des proxis des armes avec des missiles et cetera, le Hezbola, le Hamas, les outils et d'autres proxis en Irak qui sont financés déstabilisent la région, attaque des États souverains, s'en prend à des États souverains au sens droit international et menace par ailleurs d'éradiquer de la surface de la terre un autre état souverain qui s'appelle Israël en disant en étant extrêmement clair Issël ne doit pas exister et on aura demain la bombe atomique. Donc ça c'est un ensemble qui qui aurait pu nous conduire à dire dans 10 ans, dans 15 ans, que n'a-t-on fait dans les années 2020 ?

Bon ben de ce strict point de vue, l'intervention [raclement de gorge] assez [grognement] ératique de Donald Trump, assez ératique qui semble pas éminemment stratégique aujourd'hui, peut-être qu'elle a le mérite d'exister. Elle a peut-être le mérite d'exister mieux. Vous avez l'impression que le monde est plus sûr.

Euh Ahed qui était là tout à l'heure, patron des pages internationales de Marianne, disait "Avec l'asphyxie du Détroit d'Ormouse, la République finira par tomber." Attz juste juste un point qui qui est assez important sur la lecture effectivement d'un équilibre, d'une stabilité, il faut une coexistence dans la région et je par rapport aux fonctions qui ont été les miennes dans la diplomatie ou dans d'autres cercles, j'insiste, il faut un équilibre, il faut une stabilité. Les peuples méritent cet équilibre stratégique.

Sauf que sur la question de la méthode et on le voit bien malheureusement la France mais la force ne fonctionne pas. On en 2003 en Irak la force passive n'a pas on a obtenu quoi ? On a obtenu l'État islamique.

Et on se rend compte que lorsqu'on ne mesure pas la portée stratégique parce que la question plutôt aujourd'hui c'est une équation parce que c'est une équation complexe. Comment on fait pour jouer sur les lignes de fracture qui existent par exemple au sein du régime iranien ? On voit bien, vous avez une ligne très dure, vous avez une ligne qui est plus pragmatique sur le plan économique.

Aujourd'hui, la question qu'on doit se poser, c'est comment exercer une pression intelligente pour essayer d'obtenir un accord qui puisse permettre de créer ses conditions. Il y a pas, ça n'existe pas. On sait très bien que pendant pendant le JSOP là, pendant votre comp, ils ont triché.

La a trouvé des traces de rogum enrichi en 2023, 83 %. Ils ont menti, ils ont triché, ils ont continué à nucléariser. Ils veulent nucléariser, ils veulent utiliser leur bombes atomiques, semble-t-il.

Donc que faire ? Que faire avec ce Je voudrais juste si vous me permettez de répondre. Bon, d'abord sur la caricature, on a eu notre Mavrique, on a une notre forchure aussi.

Donc c'est très bien d'avoir des caricatures à l'américaine. On aime bien les séries Netflix. L'objectif en Iran reste et reste perdure le même, c'est le nucléaire.

Rendez le nucléaire, sécurisons le nucléaire et on a fini le job. Le reste, vous l'avez dit tout à l'heure, les objectifs militaires ont été atteints et tant que le nucléaire ne sera pas sous les mains d'une autorité responsable, il la guerre ne pourra pas s'arrêter. D'accord ?

Et moi, je voudrais dire à tous ceux qui nous disent "Mais euh il faut pas faut pas faire la guerre, faut pas avoir des idées, faut pas avoir de valeur mais il y a pas d'alternative". Et vous l'avez dit, Brunet à juste titre tout à l'heure à un moment donné un régime terroriste et vous avez dit à juste titre encore une fois tout à l'heure autre chose que la vie la vie de paix entre les pays. Elle existe aujourd'ui entre les Émirats arabes unis, entre Israël, entre le Bahrain.

C'est ça les accords d'Abraham. On apprend il y a pas longtemps que Israël a déployé un des services de de défense aérienne au avec des gens de Tsal, des militaires de Tal sur place dans les Amérales. Ça s'est jamais vu.

Ça c'est la vraie amitié. Ça c'est les vrais chemins de la paix. Mais toute la journée dire "On va vous tuer, on va vous ér à à juste titre du Liban et de ce qui se passe au Liban mais on doit pouvoir dire toute la région est embrasée et ça le démunateur commun c'est l'Iran." sur l'aliment qui l'embrase he pardon vous c'est très bien donc l'Israël est parfait sur le Liban sud le million de personnes qui sont obligés de bouger mer à votre porte pendant 47 ans on vous fait péter votre porte on vous envoie attende je finis si on vous envoie des missiles à un moment donné vous répondez et c'est le esbola mais leb l'Ir Israël n'a rien contre le Liban je peux vous dire j'ai rencontré des Liban heureux Isaac Barchicha, permettez-moi juste, j'ai envie de tous vous faire réagir, notamment vous le général Chouvani sur une déclaration de l'Étatmajor iranien avec notamment ce général qui a été interrogé sur à quoi pourrait ressembler les prochaines semaines.

Est-ce que des frappes pourraient reprendre éventuellement d'un côté ou de l'autre ? Est-ce qu'on se dirige vers une guerre londe ? Cette déclaration, elle me semble très importante.

On l'écoute ensemble et je vous invite à la commenter ensuite. En ce qui concerne la situation actuelle, nous ne considérons pas que la guerre soit terminée. Depuis le jour où les combats ont cessé et où dans les fait un cessé le feu s'est mis en place sur le champ de bataille.

Faute de confiance envers les États-Unis et nos ennemis. Nous avons poursuivi nos activités comme pendant la guerre en déployant des efforts considérables pour mettre à jour notre liste de cibles. Donc général Chavan c'est très clair, j'en serai douté hein.

On a utilisé côté iranien le cesser le feu pour redéployer, réfléchir de nouveaux buts de guerre, peut-être déterrer des matériels qui avaient été enfouis. Bah déjà, ils peuvent faire cela en toute tranquillité puisqu'ils ne sont pas bombardés, ce qu'il n'aurait pas pu faire pendant le conflit. Maintenant, comme tout c'est le feu, ça ne veut pas dire la fin d'une guerre.

Donc il a raison, la guerre n'est pas terminée. La guerre attend qu'une chose, c'est de ne reprendre ou pas reprendre. En l'occurrence, je pense aussi il faut élargir la notion de guerre dans ce conflit.

On n'est pas forcément dans la guerre de l'affrontement militaire tel qu'on l'a vécu pendant plusieurs semaines. Et on revient à l'intérêt du blocus. Le blocus va quand même affaiblir grandement euh l'Iran. euh et l'Iran, alors pas uniquement pour des questions alimentaires, humanitaires et autres, c'est que déjà si le pétrole ne sort pas et on l'a je crois démontré plusieurs fois sur le plateau euh les puits de pétrole au bout d'un moment puisquil y a plus de capacité de stockage, ils vont s'éteindre naturellement.

C'est-à-dire que la puissance économique future euh dans la reconstruction pour l'Iran va être complètement remise en question si ce blocus dure trop longtemps. Donc il y a moment, il y a une contrainte réelle qui n'est pas celle de passer un navire pour telle ou telle raison, mais que les puits de pétrole à un moment seront asséchés. Donc, il y aura une difficulté réelle sur le terrain.

Maintenant, euh c'est pour ça que je ne pense pas qu'il y aura un affrontement militaire malgré la belle image de Rambo que j'aime bien hein Donald Rambo Trump euh qui qui est très c'est la propagande, c'est une réponse aux autres aussi hein, ne l'oublions pas. Je pense pas que certains d'autres présidents os faire la même chose. Donc c'est osé, il l'a fait.

Mais en tout cas, je ne crois pas à l'affrontement militaire en tant que tel. Pour une raison bien simple, c'est que le blcuume me semble beaucoup plus efficace. Non pas c'est un général qui le dit.

Oui, mais la guerre ce n'est pas éthiquement des questions militaires. La guerre, elle est totale. La guerre, elle est aussi économique.

Et là, c'est la guerre économique qui est alors effectivement le but de guerre, je rejoins tout à fait ce qui a été dit tout à l'heure. Je depuis des semaines, si les 440 kg d'uranium avaient été livrés aux Américains, on en serait pas là aujourd'hui. Voilà.

Et si on avait écouté les autres pays, notamment la France, l'Iran aurait eu la bombe nucléaire. Magalie Bartez, vous êtes d'accord avec le général Chavan Magalie Bartz, vous êtes d'accord avec le général Chauvancy ? Économique fury est aujourd'hui plus efficace que épique fury ?

Ouais, je je pense qu'en effet c'est plus efficace parce que en fait cette asphyxie économique c'est comme un espèce de nœud coulant autour de du régime iranien. On voit euh tous les stratagèmes qu'ils sont en train d'essayer de mettre en place pour pourvrir des cuves euh des vieilles cuves complètement vétustes pour y mettre euh du pétrole, ramener des des vieux pétroliers aussi parce que il y a un engorgement, un engorgement et c'est vrai. Oui. des vieux pétroliers qui ne naviguent plus juste pour stocker du pétrole à l'intérieur.

Sort ser de cuve. Ça sert de cuve parce qu'en effet il y a ce problème des des puits de pétrole. Si on les arrête complètement après ce sera très compliqué de les remettre en service.

Et en fait, ce sont toutes les recettes de ce régime qui sont en train finalement de s'amoindrir. S'il peut pas sortir le pétrole, le régime n'a plus les moyens de payer un certain nombre de fonctionnaires. Les opposants iraniens m'expliquaient que certains salaires aujourd'hui sont divisés de moitié pour payer les fonctionnaires d'état, que les primes même pour les basis, c'est-à-dire ces milices qui qui font justement la la qui qui sont à la manœuvre dans la répression, mais ces primes, elles ne sont plus versées.

Donc c'est ça en fait le pari aujourd'hui je pense de l'administration Trump, c'est d'un étouffement qui finalement et bien permettre à la à la à la population iranienne finalement de se refaire à nouveau entendre. Évidemment, c'est un par Non mais attendez, c'est un moi j'essaie d'expliquer quelle est la stratégie quelle est la stratégie des Américains et pourquoi Donald Trump pense que c'est ce qui pourrait peut-être fonctionner. C'est absolument pas dit que ça marche mais en même temps la campagne de 6 semaines de bombardement n'a pas marché non plus.

Donc ils ont changé euh de stratégie en faisant par de l'asphyxie. Le problème c'est que combien de temps l'Iran peut tenir et combien de nous combien de temps exactement la vraie question mo ça va un mois ça va 6 mois c'est pas possible pour l'économie mondiale il y a plusieurs choses qui vont qui vont pas là-dedans. C'est on pense [raclement de gorge] pas tous de la même manière.

C'est-à-dire que là, on fait comme si on avait une démocratie en face de nous avec l'Iran. On a une tyrannie heyrannie qui se contrefie de son poste, qui a de son peuple pardon, qui a déjà tué 40000 personnes en janvier, qui étaient dans la rue parce qu'ils avaient faim, parce qu'ils en pouvaient plus et on a vu la réponse qui leur a été donnée. Donc là, nous on pense qu'en démocrate en se disant là quand même les gens sont vraiment étranglés, le peuple est étranglé et cetera.

Et moi je je répète juste qu'elle dit Rubio hein, parce que Rubio a dit maintenant on a affaire à des gens encore plus toxiques que ceux qu'il avaient avant même le début des bombardements. Et ces gens toxiques qu'est-ce qu'ils font ? C'est vous qui nous le racontez tous les jours Magalie.

Et ben, ils assassinent en fait. Il ils sont ils exécutent, ils rendent leur leur régime encore plus dur. Donc peut-être qu'il va s'effondrer comme un comme un château de carte, mais on n sait rien.

Et en attendant, on met l'économie mondiale dans un état pas possible. On met par exemple euh des pays d'Asie comme les Philippines à genoux. On ne sait pas ce qu'on va engendrer.

Je veux dire quand on a en Philippine des gens qui ne peuvent même plus prendre leur bateau pour aller pêcher quand c'est une agriculture vivrière qui ne peut même plus s'en sortir. Voyez ce que je veux dire ? On est vraiment là dans du wishful thinking.

Moi, je vous ai trouvé très raisonnable dans le début de votre Je vous ai trouvé très raisonnable dans le début de votre propos. Je suis la seule à sur ce plateau [rires] à vous dire que je pense que ça maré je vous ai perdu parce unanimation. trouve pas de solution parce que si la solution de dire on s'assoit parce que économiquement on a peur attendez madame chose je vous pose je vous pose des questions parce que encore une fois j'étais d'accord sur le constat que vous avez fait sur le régime iranien et bravo à vous parce que vous avez des propos clairs sur ce sujet même si on n'est pas toujours d'accord mais au moins là c'est quoi la suite ?

Alors la suite on a plusieurs schémas vu opération militaire contraster les résultats. Est-ce que ça aboutit pas abouti ? De toute façon, on sait pas ce qui se passe.

Attendez. Non, non, mais on ne sait pas ce qui se passe en Iran. Ça c'est la première.

Je donne des choses. Je le dis souvent sur le plateau. Pour moi, ils ont éliminé 48 des chefs.

Imaginez-vous le le gouvernement le cornu, les chefs d'état mar français, je le souhaite à personne, éliminé. Il y a eu un impact majeur qui a été atteint. Maintenant, concrètement, on en est là économiquement, ça va se fixer, ce aura des effets secondaires sur le pays, sur les autres pays évidemment.

Mais c'est quoi la solution ? La solution, c'est que nous, Français ou européens, on va attendre et on va dire "Bon, on va critiquer, on va se plaindre, on va on va pleurer et après on fait quoi Donc à un moment donné si on a des valeurs, si on est pour l'équilibre notamment des peuples finiss au bout de la démarche, c'est-à-dire qu'on veut sauver le peuple iranien, qu'on veut les libérer de ce régime et c'est ce que vous disiez en somme tout à l'heure. Alors, il faut s'engager.

Monsieur Bchicha, je vous ai entendu mais il y a quand même quelque chose qui est assez C'est pour ça que il y a il y a un antithrumpisme qui est très fort en Europe et dans le monde, c'est que si Donald Trump en amont et Israël nous avaiit associé dans une réflexion importante stratégique militaire, peut-être que les 7 semaines de blocus qui ont été perdus parce que le blocus est arrivé après 7 semaines de frappes kilitaires qui ont pas donné grand-chose de frappe militaire et effectivement Peut-être que le blocus semble la solution puisque les Iraniens eux-mêmes, les Iraniens eux-mêmes disent que dans un mois, ils commenceront à avoir de sérieux problèmes. Ça a été dit par le régime iranien. Donc si on avait commencé par le blocus du D3 d'Ormous, si Trump t'avait pas frappé comme des sours, tout seul avec Israël sans prévenir personne en faisant ça en solo, peut-être que sur la méthode, on n serait pas là.

Et effectivement, j'espère que dans un mois, un mois et demi, le blocus aura fonctionné. Mais je suis désolé, si ça dure 6 mois, nous ne tiendrons pas économiquement les Européens. Parce qu'en attendant, donc c'est un gros défaut de méthode et de solidarité.

Exactement. Parce qu' qu'est-ce qui se passe en attendant sur le terrain ? Et bien, Tan profite de se cesser le feu pour ressortir de terre ses missiles, ses armes.

Regardez ces images satellites publiées par nos confrères CNN avant après. C'est très intéressant parce qu'on voit quoi ? On voit des bâtiments, ça c'est l'image avant.

On voit ce bâtiment après les frappes américaines et israéliennes. Ces bâtiments, ils ont été ensevelis. Sauf que ce que vous voyez, les tout petits carrés noirs juste là à l'image, ce sont des camions.

Parce qu'aujourd'hui, les Iraniens, ils sont en train de récupérer les munitions qui sont dans leur villes souterraines. Il y en a énormément. Ce qui veut dire qu'aujourd'hui l'Iran est en train de se réarmer et ce qui veut dire que les frappes pourraient peut-être reprendre dans un avenir très cour.

Vous avez entendu parler ? Ouais. Ouais.

Alors, mais vous avez entendu parler de de justement vous en parlé de la base militaire de Yazd Yasd. Forteresse iranienne indestructible sous 500 m de granite. C'est gigantesque.

Une euh dans le centre de l'Iran, 600 km de terran enterré sous 500 m de granit. Une roche dense, plus résistante encore que le béton armé. Et là se trouve un immense complexe composé de tunnels, de silos, d'entrepôt.

Et c'est là que l'Iran dissimulerait encore de nombreux missiles et de nombreux drones. Donc voilà, c ce cesser le feu, ça permet de faire le point ce qui nous reste, ça permet aussi de régénérer. Après, je souscris totalement ce qui a été dit à la fois par [grognement] le général et par vous.

On se rend compte que les objectifs militaires et en tout cas la stratégie militaire, elle a pas porté d'effets définitifs et on le voit bien et aujourd'hui c'est l'aspect économique. Pourquoi ? Parce queil faut quand même se souvenir que l'Iran lui-même n'est pas rentré dans une logique de confrontation globale avec son point de vue militaire.

C'était l'angle économique et finalement les Américains se se sont eux-mêmes convertis, on passerait l'expression, à cette guerre économique en se disant "Bah finalement, il y a plus d'effets en passant par là qu'autrement." Euh sur la question euh des valeurs et des objectifs initiaux des États-Unis, je rappellerai une chose, là encore, on a un doute sur ce qui était euh la volonté de Trump parce qu'au départ quand tu les contestations en Iran, c'est les États-Unis vont venir et finalement on ne vient pas. Et quand on regarde encore aujourd'hui la ligne politique, c'est je vois pas la question de la libération du peuple iranien.

C'est le cadet de leur souci aujourd'hui, c'est la problématique économique parce que eux-mêmes euh commencent à sentir qu'il y a une pression qui s'exerce par les alliés et qu'un moment ou un autre, c'est pas tenable. Et pour régler cette cette problématique, parce que si on va sur une guerre d'usure, et vous l'avez souligné à très juste titre Éric, non seulement ils ressortent, mais ils ont aussi une capacité de régénération et je rappellerai que le blocus, il est pas total. Au nord, vous avez l'espace mercaspienne et vous avez les Russes et vous avez aussi les routes terrestres dont peuvent profiter aussi les Chinois.

Donc les Iranis, les chinois peuvent passer par le nord hein. Chinois et russes. Exactement.

Donc ils ne sont pas seuls. Donc quand on est dans notre équation nous disant "Mais vous savez les Iraniens sont seuls et puis finalement si on continue à leur mettre la pression ça va fonctionner." Non parce que vous avez aussi les Chinois et les Russes qui bénéficient de cette situation et qui ont aussi un plaisir à tester à la fois la résilience des États-Unis et de voir quels sont leurs points de fragilité.

On n'est pas simplement dans une confrontation Iran, États-Unis, Israël. Merci en tout cas les amis pour la qualité mon général, tous pour la qualité de ce débat. Vous savez que LCI c'est un endroit où on aime débattre comment dire les choses pas entre nous.

Voyez hein ? Et la présence de monsieur Barchicha et de madame Saporta témoigne du fait que nous acceptons des opinions tranchées, fortes, puissamment équipées, outillé en argument et ça c'est une jubilation. C'est le débat à la française mesdames messieurs.

Dans aucun autre pays du monde on fait ça. C'est le débat à la française. Rien n'est à bout. les problèmes d'argent, la guerre, les religions.

En France, il y a cette liberté de ton qui est magnifique [musique] et j'aimerais d'ailleurs que l'UNESCO reconnaisse le [rires] débat à la française hein comme patrimoine mondial de l'humanité. Une autre émission et notre émission. Restez avec nous tout de suite.

C'est LCI direct avec Isabelle Mora et tous ses invités. Yeah.