Fabien Roussel, candidat PCF à la présidentielle, s'exprime sur les mobilisations lycéennes
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 45 %Attaque 35 %Défensif 20 %
Questions et réponses
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- 0:00OuverteRéponse directe
Comment calmer la colère étudiante alors que des débordements majeurs se sont produits ces derniers jours ?
- 0:31OuverteRéponse directe
Est-ce que vous serez à leur côté dans la rue ces lycéens ou ces étudiants ?
- 1:09RelanceRéponse directe
Est-ce que vous condamnez sans aucune ambiguïté ces violences ?
- 3:16OuverteRéponse partielle
À qui faut-il attribuer ces violences selon vous ?
- 4:39FerméeÉludée
Est-ce que vous avez le sentiment que cette jeunesse est sauvage ?
- 6:03RelanceRéponse directe
Le ministre de l'Intérieur explique que les forces de l'ordre ne répriment pas la jeunesse mais protègent les élèves. Vous mettez en cause ces propos ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:09Fabien RousselFait
« Le Parti communiste français n'a jamais tourné autour du pot, à chaque fois a condamné toutes les agressions physiques contre des personnes, quelles qu'elles soient, toute dégradation de biens publics. »
- 3:57Fabien RousselFait
« Il y a aussi une politique de maintien de l'ordre qui n'est pas adaptée, elle a été dénoncée. »
- 9:42Fabien RousselFait
« Nous avons même l'éducation nationale, la politique d'enseignement aujourd'hui qui est maltraitée par le gouvernement. »
- 10:25Fabien RousselFait
« Il n'y a pas de moyens qui sont mis pour rendre nos lycées, nos collèges dignes, décent. »
- 11:46Fabien RousselPromesse
« Qu'il y ait à chaque fois un adulte, une AUSH, un AUSH présent pour les accompagner parce qu'il y a là aussi un niveau de souffrance extrême. »
- 12:27Fabien RousselFait
« Ce qui est sûr, c'est que nous avons besoin d'embaucher des profs et pas d'en supprimer. C'est ce que fait ce gouvernement. »
- 13:05Fabien RousselPromesse
« Ce que nous avons besoin, c'est de mettre un coup d'accélérateur dans la réhabilitation des équipements des établissements scolaires. »
- 14:31Fabien RousselPromesse
« Moi, j'ai invité à ce que les militants de ma formation politique soient présents pour aider à la disposition des organisations de jeunesse. »
- 15:56Fabien RousselFait
« Ceux qui, aujourd'hui, sont à l'initiative de ces mouvements sont des organisations de jeunesse, des syndicats d'enseignants. »
- 18:33Fabien RousselFait
« Mme Pécresse n'aurait pas dû réduire les budgets pour restaurer, rénover les établissements, les lycées de sa région. »
- 21:53Fabien RousselFait
« Nous avons des enfants, nos enfants, des enseignants qui tirent la sonnette d'alarme depuis des mois et des mois. »
- 32:28Fabien RousselFait
« Si les propos sont vrais, c'est inqualifiable. L'antisémitisme est criminel, le racisme est criminel. »
- 33:44Fabien RousselFait
« Si les propos étaient avérés et s'il les avait tenus, est-ce que d'après vous ça le disqualifie pour un jour occuper une fonction comme celle de Premier ministre ? Non, mais ça le disqualifie de toute fonction politique. »
- 34:28Fabien RousselPromesse
« Je demande à ce que, quand de tels propos sont ou ont été prononcés, que ces élus soient rendus inéligibles. »
- 35:41Fabien RousselFait
« Total aujourd'hui a un quasi-monopole et qu'il distribue son essence, son diesel à tout le monde. »
- 37:37Fabien RousselPromesse
« On a le pouvoir de nationaliser un groupe, de racheter des actions, d'en faire des obligations publiques et de reprendre le contrôle sur une industrie que nous considérons comme stratégique. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Bonjour à tous, bienvenue dans BFM Politique. Notre invité et candidat à l élection présidentielle, il s'agit de Fabien Roussel. Comment calmer la colère étudiante alors que des débordements majeurs se sont produits ces derniers jours ? Est-ce qu'il appelle au calme ? Est-ce qu'il appelle à la manifestation mardi prochain ? BFM Politique, c C'est parti !
Bonjour à tous, vous êtes bien dans BFM Politique, notre invité Fabien Roussel. Bonjour, secrétaire national du Parti communiste, candidat à l'élection présidentielle à mes côtés. Amandine Attalaya de la tribune de BFM. Bonjour à tous Et Jules Pécnard, pardon, de la tribune dimanche. On disait tension extrême ces derniers jours autour des lycées. On a vu 5000 interpellations, 500 blessés selon le ministère de l'Intérieur. Les associations étudiantes appellent une nouvelle fois à la mobilisation, ce sera mardi prochain. Fabien Roussel, est-ce que vous serez à leur côté dans la rue ces lycéens ou ces étudiants ?
Oui, je serai à leur côté et j'appelle surtout à ce que le gouvernement, la société tout entière, toutes les forces politiques, entendent le malaise profond qui existe dans notre jeunesse. Parce que c'est d'abord ça qui s'exprime aujourd'hui. Je sais qu'on va parler des violences, c'est normal, mais il faut comprendre qu'il y a un malaise profond qui fait qu'aujourd elle s'exprime par une colère, mais par plus de 1000 lycées qui se sont mis en grève, par des jeunes qui sortent spontanément de leur bahut, avec l'idée qu'on ne nous écoute pas, on ne nous respecte pas, ça fait des semaines,
des mois que l'on réclame des profs, du respect de l'écoute, on n'est pas entendu. Et donc il y a un malaise profond qui s'exprime. J'aimerais que l'on s'attaque aux causes du problème et pas forcément aux conséquences, aux symptômes, mais qu'on prenne conscience que notre jeunesse, elle souffre. Elle a vécu le Covid, la crise sanitaire, L'angoisse des changements climatiques, on a une jeunesse aujourd'hui qui est en perte de sens de repère dans une société qui est de plus en plus violente, malade. Prenons conscience de tout ça. J'appelle à ce qu'on soit à leur côté, tous. D'ailleurs je vais même vous faire une confidence c'est que nous appelons
nous les militants communistes à être présents aux côtés des manifestants mardi pour aider les organisations syndicales, les organisations de jeunesse à sécuriser leur parcours, à éviter les débordements, la violence et faire en sorte que ces rassemblements vous les pensez inévitables malgré en sorte que ces rassemblements puissent se dérouler pacifiquement et que les mots d'ordre puissent être entendus plutôt que les feux. Voilà, tout simplement. On a vu, et vous le disiez, il y a cette colère des lycéens, mais il y a eu aussi, malgré tout, beaucoup de débordements, des lycées en partie brûlés, du personnel de l'éducation nationale agressée, des policiers violentés.
Est-ce que vous condamnez sans aucune ambiguïté ces violences Mais bien sûr, le Parti communiste français n'a jamais tourné autour du pot, à chaque fois a condamné toutes les agressions physiques contre des personnes, quelles qu'elles soient, toute dégradation de biens publics. Et donc, il ne devrait pas y avoir de débat là-dessus. Là, ces dernières heures, quand je vois une policière mise à terre et tabassé par cinq hommes, quand je vois aussi qu'un jeune lycéen perd un oeil, quand je vois des lycées publics qui brûlent, parfois
C'est inconcevable, c'est inadmissible et cette violence, d'où qu'elle vienne, elle est inexcusable et inqualifiable. Mais encore une Une fois, on pourrait le dire, en parler pendant des heures et des heures et avoir des images qui tournent en boucle sur ces feux. Mais à qui faut-il l'attribuer d'après vous ? Est-ce que ce sont certains lycéens qui dérapent, des casseurs venus de l'extérieur Est-ce que c'est causé par les jeunes ou par les policiers qui répondent fermement parfois ? Vous savez, même quand il y a des manifestations organisées par les syndicats sur le mouvement des retraites ou le 1er mai, malheureusement, il y a des individus, des groupuscules qui pourrissent les manifestations et d'ailleurs on ne parle que de ça.
Il y a aussi une politique de maintien de l'ordre qui n'est pas adaptée, elle a été dénoncée. D'ailleurs, les policiers se retrouvent en première ligne et parfois on leur demande de faire des choses qui les mettent en situation de danger. Je mets en cause une politique de maintien de l'ordre qui n'est pas adaptée. On devrait avoir une politique de maintien de l'ordre qui protège notre jeunesse. Or, j'ai vu, j'ai constaté d D'ailleurs, il y a plusieurs enquêtes de l'inspection générale de la police sur des faits à l'encontre de nos enfants, des jeunes lycéens qui se sont pris des tirs de LBD. L'un dans la mâchoire, l'autre dans l'œil, une autre dans les jambes. Et donc, c'est grave. On ne peut pas que c'était ça. – Mais à qui la faute ? Au gouvernement ou aux manifestants ?
– Moi, je mets en cause, je vous l'ai dit, je voudrais qu'on parle de ça. Je mets en cause le fait que notre école, notre jeunesse souffre depuis longtemps. Ce n'est pas nouveau. – Est-ce que vous avez le sentiment que cette jeunesse, elles sont sauvages ? Le mot est connoté, mais est-ce que vous avez ce sentiment-là ? – Pas du tout. Je ne veux pas dire ça. La violence qui provient dans certains endroits, elle vient d'individus et d'individus isolés. Parfois même... – Vous n'avez pas l'impression que c'est un phénomène plus général ? – Parfois même extérieur au lycée même. Et la violence policière qui s exprime et que l'on a vu. Et c'est pour ça qu'il y a des enquêtes de l'IGPN. Elle va être le fait de policiers qui vont se prendre pour des cow-boys
ou parfois par des ordres qui sont malvenus. J'ai vu devant des lycées. J'ai entendu des professeurs dans l'Ariège dénoncer la manière dont la sécurité avait été gérée par la préfecture. Ils sont chargés ils ont chargé n'importe comment ils ont gazé tout le monde ce matin le ministre de l'intérieur Fabien Roussel explique que les forces de l'ordre ne répriment pas la jeunesse mais protègent les élèves et les étudiants désireux de porter leurs revendications c'est ce qu'il Il dit qu'il n'y a pas d'intervention disproportionnée. Ce sont les termes de Laurent Nouniès. Je mets en cause ces propos. L'inspection générale de la police, j'espère, devra faire son travail. Je souhaite que toutes les personnes mises en cause puissent être jugées et condamnées.
Que ce soit des jeunes qui ont dégradé, agressés, ou que ce soit des policiers qui ont mal fait leur travail, ou des commissaires qui ont donné des ordres inappropriés dans le maintien de l'ordre aujourd'hui en tout cas il ya une situation grave elle ne doit pas se dégrader il y a un problème de fonds il doit être traité et c'est ce que j'appelle et j'aimerais bien que l'on parle maintenant du fond et des problèmes que subissent, que vivent nos enfants. Que les enseignants pointent du doigt eux aussi. Je rappelle que ce mouvement il est né mi-septembre. A la base, ce sont des enseignants qui sont en grève dans dans un lycée de Créteil. Et ce sont les lycéens qui viennent en soutien de ce mouvement et qui se met sur le fond. Vous avez vu cette dame à Marseille, par exemple,
qui a été victime et agressée par un jet qui a été utilisé un peu comme un chalumeau. Regardez ces images elle a témoigné écoutez la écoute est ce qu'elle dit je m'attendais vraiment pas des gamins qui soient si violents parce que j'ai revu les images après et c'était terrible de voir heureusement j'ai pas la gravité des images de séquelles sur mon visage mais de voir un gamin qu'on ne connaît pas avec qui on parlait normalement qui vous vise délibérément au visage il a pas visé les habits il n'a pas visé les jambes il m'a visé au visage quand je vois qui me vise au visage et pourquoi
c'est quand même terrible ce genre de témoignages pour des mobilisations qui se veulent se volent des mobilisations pour défendre les revendications lycéennes mais bien sûr et c'est affligeant, c'est terrible mais voyez aussi vous la responsabilité que vous avez de présenter de ce témoignage, vous avez raison,, mais présenter aussi le témoignage
bol dans les dents. Enfin, vous aussi, vous les médias, vous avez une responsabilité. Parce qu'à passer des heures et des heures...
Et d'ailleurs, les journalistes doivent eux aussi être protégés. Mais encore une fois, aucune violence n'est justifiable, ne doit être justifiée, aucune violence n'est légitime, si je devais rebondir sur l'expression qui a été utilisé par un autre. Aucune violence n'est légitime. Vous démarquez du Mersonni. Mais ça veut dire que je pointe du doigt aussi la violence de notre société, la violence de la politique du maintien de l'ordre. Parce que les des témoignages de lycéens, d'enseignants, de parents d'élèves qui ont été chargés, gazés, qui se sont fait tirer dessus. Ceux-là aussi sont nombreux et on va pouvoir en parler si vous voulez. On a une heure devant nous. Si vous voulez, on peut parler pendant une heure de ça. Mais on ne traitera pas le problème.
Et je souhaite que l'on puisse traiter le problème, puisque c'est sale, le problème de fonds. Mais le problème central, c'est que nous avons une jeunesse qui souffre. Nous avons même l'éducation nationale, la politique d'enseignement aujourd'hui qui est maltraitée par le gouvernement. La violence primaire, elle est là. Je reviens sur l'étude PISA dont tout le monde a parlé il y a quelques semaines, qui fait que nous sommes devenus les baudets des pays de l'OCDE en matière d'enseignement, en mathématiques, en français, dans plein de domaines. Nous avons des enfants, nos enfants, des enseignants qui tirent la sonnette d'alarme depuis des mois et des mois. Il y a une baisse démographique dans notre pays, elle n'est pas utilisée pour baisser le nombre d'élèves par classe.
Il n'y a pas de moyens qui sont mis pour rendre nos lycées, nos collèges dignes, décent. Et donc, on voit bien que cette situation est explosive. Alors je vais lancer ici un appel. Je vais lancer un appel un peu solennel. Je vais m'adresser à l'ensemble des forces politique. N'y a-t-il pas un pacte républicain à passer ensemble pour garantir à nos enfants la meilleure éducation, le meilleur accès à l'enseignement ? Est-ce Est-ce que nous avons des différences entre nous sur le niveau du curseur où il faut le mettre ? Mais quand même, ne pourrions-nous pas nous mettre d'accord, et c'est l'appel que je leur lance à chacun, nous mettre d'accord ensemble
pour définir un budget pour 2027 qui garantissent à ce qu'il y ait un professeur dans chaque classe, pas un professeur absent. – Toute force politique confondue ? – Voilà, garantir à ce que dans chaque classe il y ait à chaque fois un professeur, garantir à ce que chacun de nos lycées et de nos collèges soient des lycées, des collèges décents, sans rats, sans cafards, sans fuite, sans 10 degrés l'hiver, ni 40 degrés l étaient des lycées dignes, des professeurs par classe et j'en finis. Et dernier point, je vous donne le minimum syndical qui devrait faire partie d'un pacte républicain.
Nos enfants en situation de handicap, qui sont aussi dans ces établissements, notamment dans le primaire. Qu'il y ait à chaque fois un adulte, une AUSH, un AUSH présent pour les accompagner parce qu'il y a là aussi un niveau de souffrance extrême. Vous voyez ces revendications ? Est-ce que c'est un débat de gauche et de droite ? Je dis non. Il devrait y avoir l'impact de toute la nation, de la France entière, pour garantir à nos enfants le minimum syndical pour pour faire en sorte qu'ils aient un avenir. L'accès à la formation, à l'enseignement, à la connaissance. Comment allons-nous redresser la France si nos enfants sont abandonnés ? C'est la question que je pose. Tout le monde est d'accord pour mettre davantage de moyens.
Mais en fait, question concrète, cet argent déjà, un, vous le prenez où ? Et deux, vous savez aujourd'hui que l'éducation nationale est déjà le premier budget en termes de ministère et que les régions mettent par exemple plus de 2 milliards d'euros par an dans les lycées. C'est énorme. Donc combien vous voudriez et cet argent, vous le prenez où en compensation ? Je présenterai le plan que nous nous proposons pour l'école mardi en conférence de presse. Je détaillerai... Vous n'avez pas quelques pistes déjà ? Ah ben si j'ai quelques pistes. J'ai déjà été candidat à l'élection présidentielle et nous avions déjà présenté ces propositions pour l'école et la jeunesse dont nous avions fait une priorité de ma campagne en 2022. Donc j'avais déjà fait une série de propositions.
Ce qui est sûr, c'est que nous avons besoin d'embaucher des profs et pas d'en supprimer. C'est ce que fait ce gouvernement. Ce que nous avons besoin, c'est de mettre un coup d'accélérateur dans la réhabilitation des équipements des établissements scolaires et de faire en sorte qu'ils soient dignes, décents. Et donc il va falloir investir, donner plus de moyens à nos régions, à nos départements, à nos communes pour pouvoir y répondre. Que fait le gouvernement aujourd'hui ? Il va réduire de 5 4 milliards d'euros les dotations aux collectivités. Les communes qui gèrent les écoles primaires, maternelles, les départements qui gèrent les collèges et les régions qui gèrent les lycées vont voir leur dotation baisser. Comment voulez-vous dans cette situation ? Je suis maire.
Comment voulez-vous dans cette situation ? Vous preniez l'argent pour clore ce débat. Parlons du budget de la France. Dans le budget de la France, il va falloir faire des choix et nous disons nous qu'il faut augmenter le budget de l'éducation nationale. Il est important et il y a des économies à faire dans d'autres secteurs. Et nous avons ouvert des pistes de ce côté-là. Quand nous versons par exemple 211 milliards d'euros d'aides publiques à des grands groupes financiers qui distribuent des dividendes, nous disons qu'il y a matière à faire des économies. Investissons plutôt dans l'école plutôt que donner des sous à des entreprises qui n'en ont pas Fabien Roussel, dans ces manifestations, on voit que les regards se sont tournés plus particulièrement vers la France insoumise.
Jean-Luc Mélenchon appelle les parents à venir dans les manifestations avec des brassards ou des casques blancs pour protéger leurs enfants. C'est une bonne idée ou pas – Je pense que si nous voulons protéger nos enfants, si nous voulons faire en sorte que les revendications émergent plutôt que la violence, nous aurions plutôt intérêt à nous en mêlée. Et c'est la raison pour laquelle, moi, j'ai invité à ce que les militants de ma formation politique soient présents pour aider à la disposition des organisations de jeunesse, pour aider à sécuriser les parcours, à être présent à leur côté comme on sait le faire. On
Et d'ailleurs, il va y avoir des enseignants. Il va y avoir des abus. Il va y avoir des salariés qui vont défendre. Vous appelez les salariés à être présents aussi ? Mais oui, je pense qu'on a intérêt à s'unir. On a intérêt à s'unir. Les parents qui se trouvent aujourd'hui confrontés à des baisses de pouvoir d'achat, à des prix d'essence qui augmentent et qui ont du mal à répondre aux besoins de leur famille. Et qui voient qu'en plus, les enfants à l'école n'ont pas de profs sont dans des conditions d'enseignement insalubres. Mais la colère, elle se rejoint. Il y a une coagulation et une coalition des luttes. Juste question qu'on avance justement. On parlait de la France insoumise. Quelle lecture vous avez de l'origine du mouvement ?
Est-ce Est-ce que pour vous, la France insoumise a noyauté, créé, encouragé ce mouvement lycéen ? Il y a une note des renseignements aujourd'hui qui indique que LFI a participé à l'explosion de ce mouvement. Et Sébastien Et Sébastien Lecornu voit LFI et ses proxys de gauche, je cite le Premier ministre, à l'origine du mouvement. Oui c'est incroyable. On a des renseignements généraux, des services secrets qui disent que les syndicats sont à l'origine de manifestations. Non, la France Insoumise. Et ses proxys de gauche. Est-ce que pour vous, la France Insoumise attise la violence ? Oui ou non ? Non, non. Arrêtez. Oui ou non ? Non, non. Non. Je vais vous parler des organisations de jeunesse. Des syndicats d'enseignants. Non, laissez-moi finir, M. Daré. Allez-y.
Ceux qui, aujourd'hui, sont à l'initiative de ces mouvements sont des organisations de jeunesse, des syndicats d'enseignants. Je vous ai parlé du lycée de créteil ils ont été à l'origine de la question c'est est-ce que la france je vais vous parler attire je vais vous parler de la jeunesse communiste mais vous n'avez pas répondu à la question la jeunesse mais je veux vous parler de ce que l'on fait qu'on a remarqué qu'il y a des députés et la fille qui sont présents mais les dépêts mais les élus, les députés communistes aussi sont présents pour aller discuter avec les enseignants. Donc pour vous la France insoumise n'a aucune responsabilité ? Avec les lycéens non pas pour aller brûler des poubelles mais pour faire émerger les revendications. Mais est-ce que oui ou non ?
Répondez à l'écran, est-ce que oui ou non ? Comme le pointe le gouvernement, est-ce que oui ou non la France insoumise attise la violence à vos yeux ? Oui ou non ? Non. Voilà. Je peux passer à la suite ? On peut continuer, il n'y a pas de Je vais vous parler maintenant... Mais pourtant, vous êtes bien différencié de Badi Bagayoko qui a dit que la violence était légitime. Vous avez dit non, il n'y a jamais de violence légitime. Oui d'accord, mais c'est parce que je ne veux pas rentrer dans ce piège dans lequel vous voulez m'emmener, d'attiser, une force politique, alors que ceux qui sont à l'origine de ce mouvement sont des lycéens, des organisations lycéennes. Bruno Retailleau dit qu'il faut interdire la France insoumise. Oui, mais vous savez, dès 1922, des partis fascistes en Italie,
puis en 1936 en Espagne, ont interdit le parti communiste français, ont mis en place des tribunaux militaires fascistes pour condamner les partis communistes. Bruno Retailleau est un fasciste — Non, mais je peux vous dire que l'interdiction des partis sont le symbole des régimes dictatoriaux. C'est ce qu'a fait Poutine en En Russie, c'est ce que... Ben oui, mais je veux dire, quand on interdit des partis... Mais donc vous comparez Bruno Retailleau à Vladimir Poutine ? Hein ? Ah ben on peut, oui. Est-ce que je peux pas aller sur ma démonstration ? Oui, est-ce qu'on peut juste vous finir sur... Non, un dernier point, juste dire. Parce qu'on voudrait savoir qui va payer ce qui s'est passé quand même, Fabien Un dernier point.
Je vous préviens, quel que soit le sujet après, je viendrai quand même sur les indications. Et vous me direz pas, c'est pas le temps. La France Insoumise, il y a des faits. Par exemple, le maire de Saint-Denis, Balibagayoko, était devant le lycée Paul-et-Loire, où il était près des feux, avec les casseurs, etc. Valérie Pécresse, la présidente de la région Île-de-France, dit qu'il faut maintenant lui envoyer la facture des dégâts, qu'elle chiffre à 100 000 euros, notamment le portail détruit et d'autres, et que c'est au maire de Saint ni de les prendre en charge puisqu'il a attisé les violences. Vous êtes favorable à cette idée ? Mais d'abord, Mme Pécresse n'aurait pas dû réduire les budgets pour restaurer, rénover les établissements, les lycées de sa région.
Or c'est ce qu'elle a fait de 1, de Donc moi, en Ile-de-France qui règle ce problème avec Valérie Pécresse parce que les budgets pour restaurer les lycées sont en baisse. La deuxième chose le principe casseur payeur. D D'abord, il faudrait l'appliquer en premier lieu au gouvernement qui casse l'école publique. Ces gouvernements lui-ministres de l'éducation... Gérald Darmanin dit qu'il faut faire payer les parents. C'est caricatural, mais quand on On parle de dégâts concrets de plusieurs millions d'euros en ce moment. J'y vais là-dessus, je vais y aller sur la justice. Mais quand il y a 15 millions d'heures de profs non remplacés, vous ne pensez pas qu'il y a une facture à payer vis-à-vis de nos enfants.
Il n'y a pas une fracture éducative vis-à-vis de nos enfants. On devrait, j'invite le ministère à payer une astreinte pour chaque prof nous remplacer aux familles des enfants concernés. Et donc, on va faire... Non, non, mais... Deuxième chose, la justice aujourd'hui, dans le code civil, il est prévu, article 1240 que ceux qui cassent puissent payer les réparations. Et il est prévu, article 1242, que les mineurs responsables peuvent aussi engagés, les parents des mineurs responsables peuvent aussi être appelés à payer, indemniser les dégâts. Donc la loi le prévoit déjà.
Alors encore une fois... Oui mais on a du mal à les identifier. Oui mais... Donc le problème c'est pas la loi, le problème c'est qu'il faut l'appliquer. Donc le problème pour vous c'est quoi vous dites dans vos propositions et vos revendications ? Je reviens là-dessus, ce qu'il faut aujourd'hui c'est entendre ce qui se dit, la jeunesse communiste qui fait partie des organisations qui appellent justement à ce que l'on entende et à ce qu'on écoute enfin la jeunesse. La jeunesse communiste, elle fait remplir des cahiers de doléances. Ils se réunissent en Assemblée Générale, je les invite à le faire. Lundi, voilà ce qui remonte. Avez-vous des profs Avez-vous tous vos profs ? Non, pas de prof d'histoire. Non, pas de prof de maths. Combien vous êtes dans votre classe ? 34.
Je vous en lis un deuxième. Et ici, vous êtes combien dans votre classe ? 39. Quels sont vos plus grands soucis dans le lycée les portes cassées des toilettes, les chaises cassées et le côté ouest en travaux depuis plus d'un an et des profs absents inexistants. Voilà, et j'en ai comme ça, mais on en a comme ça des milliers et des milliers, ces cahiers de doléances. Il faut que les jeunes les remplissent et il faut que le gouvernement les entendent. Et c'est pour ça que j'en appelle à un pacte républicain pour notre jeunesse. Ce n'est ni de gauche ni de droite que de de dire que nos enfants ont le droit à la meilleure éducation, la meilleure formation, le meilleur environnement pour retrouver une France grande et forte, innovante, qui sache investir, créer, bâtir, produire.
Nous avons besoin justement que nos enfants soient les meilleurs du monde dans ces domaines. Or aujourd'hui, tout est fait pour les démoraliser et pour faire en sorte qu'ils abandonnent. Eh bien, créons les conditions qu'ils puissent accéder à une école digne, décente, avec des professeurs correctement rémunérés, avec un encadrement dans les écoles puissant pour les enfants en situation de handicap, avec des personnels médicosociaux et enfin qu'ils aient tous accès à des études supérieures. Nous demandons l'abrogation de Parcoursup. On n'est pas d'accord tous là-dessus, à droite, à gauche. Mais enfin quand même, disons qu'il y a des dizaines de milliers de nos enfants qui ne peuvent pas accéder à l'enseignement auquel ils aspirent parce qu'il n'y a pas de place
C'est grave quand on dit qu'il n'y a pas de place pour nos enfants dans nos écoles. Unissons-nous pour leur garantir à tous la meilleure école. Un grand pacte républicain. Merci Fabien Roussel, on vous retrouve dans quelques instants. On va bien sûr suivre vos propositions. On va venir bien sûr aussi à ce grand débat de la gauche qui aura lieu ce soir sur notre antenne. Vous me direz si celui qui en sort, ce sera un partenaire ou un adversaire pour vous. A tout de suite. Sous-titrage Société Radio – Sous-titrage Société Radio – Vous êtes bien sur BFM Politique, notre invité Fabien Roussel, secrétaire national du Parti communiste, candidat à l'élection présidentielle. À mes côtés aussi Amandie Nathalie Ayotte, BFM et Jules Pécnard de la Tribune dimanche.
C'est l'événement du jour ce ce soir sur BFM TV, le grand débat décidif de cette primaire de la gauche qui réunira Olivier Faure, Raphaël Glucksmann, Jérôme Gage, Emmanuel Morel et Ségolène Royal. Alors vous n'êtes pas sur cette affiche Fabien Roussel vous ne participez pas à cette primaire on a vu les candidats les différents candidats à cette primaire duquel vous vous sentez le plus proche Fabien Roussel oh je ne permettrai pas ça ah non non je laisse les militants socialistes de toute tendance choisir leur candidat c'est bien normal et je vois qu'il y a des débats même forts qui est des grosses différences qui existent entre eux sur les salaires, la hausse des salaires,
ceux qui veulent supprimer la CSG. Emmanuel Morel siège quand même au sein du groupe communiste. J'allais y dire. Et ceux qui proposent par exemple pour relancer l l'économie et l'industrie un plan de relance massif comme Emmanuel Morel avec qui j'ai parlé parce qu'on se connaît bien, on a siégé ensemble au sein du groupe communiste. Il siège au sein du groupe GDR, au sein du groupe communiste de l'Assemblée nationale et on partage beaucoup de choses. Je me reconnais aussi dans les propos de Ségolène Royal sur la diplomatie active que la France devrait relancer par rapport au conflit en Ukraine. – Mais si vous deviez voter, vous voteriez pour lequel ? – Bref, ils ont des débats, c'est sain, c'est normal. Moi les débats, je n'ai jamais considéré comme des problèmes, des handicaps.
Ils vont voter, il y aura un choix et puis après on verra. – Vous n'êtes pas langue de bois, vous voteriez pour lequel – Ah non, mais je ne voterai pas, mais je ne me permettrai pas ça. – Vous ne regrettez pas de ne pas avoir participé à cette primaire ? Ça aurait pu donner un écho à votre candidature ? – Je ne vais pas m'agérer dans les choix du Parti socialiste, je suis communiste. – Pour y soutenir votre ami Emmanuel — Oui, mais on a des différences quand même de fond entre nous sur la construction européenne. Nous avons toujours dénoncé, nous, l'Europe libérale, la concurrence déloyale organisée par les traités de Maastricht, puis ensuite les autres. Et donc on a des différences de fond sur l'économie, sur le partage de la richesse. Et c'est pour cela que...
Et d'ailleurs, il y a vraiment une différence fondamentale par rapport à la crise dans laquelle nous sommes. C'est que moi je dis qu'avant de la répartir, la richesse, il faut la créer. Il faut produire de la richesse. Une richesse utile, socialement utile, respectueuse de l'environnement. Et ça, c'est essentiel pour nous. Et c'est sur ce terrain-là que je souhaite aller pendant la campagne présidentielle avec mon slogan « Vivre heureux, vivre ensemble. » On a compris votre distinction avec la plupart des candidats de cette primaire. Le gagnant de cette primaire, est-ce qu'il sera pour vous un partenaire ou un adversaire ? Au sein de la gauche, si nous voulons que la gauche l'emporte
aux élections, plus que la gauche, un programme qui va enfin répondre à l'injustice, au mépris que les classes populaires et les classes moyennes ont subis, si nous voulons qu'il y ait un tel programme de progrès, de justice qui soit mis en œuvre, il ne faut pas que la gauche s'échappe, il faut que la gauche au contraire débatte devant les citoyens avec leur programme et que les Français choisissent qui de ces candidats de gauche ils souhaitent voir mis en Ce que je souhaite c'est que les Français constatent, regardent nos programmes qu'ils choisissent qui de nous doit arriver en tête et être qualifié au second tour et que ensemble on crée une dynamique de victoire au second tour.
Le premier tour c'est une primaire parmi les forces de gauche et parmi nos programmes. Ce que je souhaite c'est que nous arrivions à faire, à dépasser les 40 pour cent avec les trois quatre candidats que nous serons, pour être certain qu'il y en ait un d'entre nous qui soit qualifié mais que surtout on l'emporte. Parce que l'objectif c'est pas d'être qualifié au second tour. Au second tour c'est de le gagner le second tour. L'objectif c'est ça. Et donc pour ça il faut créer une dynamique sur un programme. Il faut donner envie aux gens de voter pour l'un ou l'autre d'entre nous. Et donc sans nous écharper. – Un grand sujet de débat entre eux et parmi vous aussi c'est la place de la France Insoumise, est-ce que si vous étiez chef de l'État,
il y aurait dans votre gouvernement des ministres de la France Insoumise ? Ce n'est pas le grand sujet de débat. C'est un grand sujet de débat pour vous. De savoir... Non, entre eux aussi. – Quel est votre… Alors certains en font, vous avez raison, vous avez raison Guillaume d'Auré, certains en font un totem, jamais avec un tel. – Dans les deux débats qui ont déjà eu lieu, ça a été le plus beau sujet de clivage. – Justement, je ne veux pas rentrer dans ce jeu-là. Vous connaissez les différences que j'ai... – Vous ne répondez à rien aujourd'hui. – Mais si, mais c'est parce que... – Il y aurait des ministres à la FI dans un gouvernement roussel, oui ou non ? – Vous avez envie de nous classer avec des étiquettes, nous ranger dans des tiroirs et qu'on s'exprime noir, blanc,
C'est vous qui en faites une étiquette ? C'est une question simple. Laissez-nous avoir un débat sur le fond avec nos concitoyens. Ne me demandez pas aujourd'hui s'il va y avoir des ministres insoumis, si demain je suis président de la république c'est pas le président qui décide, c'est le premier ministre qui compose son gouvernement et le premier ministre y compose son gouvernement en fonction des élections législatives et de la composition... Vous pourriez gouverner avec LFG ? Quand je vous On parle d'un débat. Fabien Roussel, est-ce que vous pouvez répondre à une question ? Mais... Est-ce que vous pourriez gouverner, appartenir à la même majorité que LFI ? Oui ou non ? Nous sommes à 8 mois du premier tour et vous êtes déjà en train de nous dire quel
sera le gouvernement de gauche qui pourrait présider aux destinées de la france remarquez c'est bien vous nous voyez déjà au gouvernement ça intéresse les électeurs de savoir avec qui on va à gouverner moi je vais vous dire comment Moi, je vais me déterminer. Je vais vous dire comment je vais me déterminer. C'est quoi votre différence fondamentale avec Jean-Luc Mélenchon, par exemple ? Justement, je me déterminerai sur une participation. Nous nous déterminerons, parce que nous sommes une force démocratique, donc on en parlera entre nous, nous nous déterminerons en fonction du programme qui sera mis en oeuvre. Et il y a pour nous des choses qui sont importantes sur la question internationale, c'est une politique diplomatique et favoriser la paix.
Sur les questions nationales, c faire en sorte que l'on reconstruise une France qui produise des richesses socialement utiles, je l'ai dit tout à l'heure. Ce qui veut dire que la question énergétique sera essentielle. On va peut-être parler de Total, des prix du carburant, des prix du gaz et de l'électricité. Vous voyez que cette question-là, elle est centrale. Et enfin, la question du pouvoir d'achat et des salaires. Sur ces questions-là, nous avons des différences. Mais j'ai des différences avec le Parti socialiste. Avec Jean-Luc Mélenchon par exemple. Quelle est votre différence fondamentale avec Jean-Luc Mélenchon ? Nous n'avons pas du tout la même politique en matière de climat. Et la trajectoire que la France doit prendre pour respecter ses engagements climatiques.
Lui, il fait une phobie sur la production d'énergie nucléaire. Je le regrette, mais c'est un débat que nous avons entre nous. Il ne souhaite pas par exemple la nationalisation de Total. C'est un débat que nous avons entre nous, mais c'est pour ça que j'appelle les Français... Mais il n'y a que le climat qui vous... Non, par exemple sur le travail. Mais sur le travail, quand moi je dis qu'on peut avoir... On est tous d'accord pour mieux répartir les richesses. Parce que M. Macron a fait un choix, c'est préserver les plus riches et taper sur les classes moyennes et les classes populaire. Nous nous disons qu'il faut mieux les répartir. Là-dessus, on est d'accord à gauche. Mais moi, je pose un autre sujet. Je suis le seul à poser ça. La réindustrialisation de la France.
Une politique énergétique pour créer des richesses utiles aux Pour reconstruire notre souveraineté économique, pour retrouver une France qui enfin innove, produit, exporte plutôt qu'être dépendant de plein de puissance. Et donc c'est un tout autre projet que nous portons et nous sommes différents en cela, et du Parti Socialiste et des Insoumis. Et même des écologistes, j'en parle même pas. Et donc laissons les Français choisir et en fonction de ça, nous choisirons la composition d'un gouvernement. D'accord. Donc vous avez des projets différents. Cela dit, si vous pouviez nuire... Enfin, si jamais vous empêchiez Jean-Luc Mélenchon éventuellement d'accéder au second tour, vous n'êtes pour l'instant pas dans les sondages. Lui est très haut.
Est-ce que vous pourriez éventuellement vous retirer ou pas ? Je précise que vous aviez eu la dernière fois 800 000 voix. Il en a manqué 420 000 à Jean-Luc Mélenchon. Mais même Jean-Luc Mélenchon ne dit plus ça aujourd'hui. Même Clémence Guettet, dernièrement, a dit ce n'est pas à cause de Fabien Roussel que nous ne sommes pas... L'on se continue. Non mais ça y est, ils le disent maintenant. C'est bien qu'ils le verbalisent. Je suis content. Je suis content qu'enfin... – Vous ne lui disiez pas la même chose avant ? – Non, mais maintenant, ils le disent. – Oui, mais c'est vous et votre conscience, entre guillemets. Est-ce que vous pourriez vous retirer si vous étiez un réglement bloquant Je vous réponds clairement. Jamais. Jamais. Jamais. Jamais.
Jamais parce que nous avons un projet, nous avons des différences, des nuances et des différences avec les autres forces de gauche. forte, importante avec la France Insoumise, avec le Parti Socialiste ou les écologistes. Je demande aux Français de s'intéresser à ce débat à gauche et de choisir le candidat dont ils se sentent le plus proche pour nous donner de la force. Et en fonction du rapport de force à gauche, c'est là où on détermine les idées qui présideront demain à la reconstruction de la France. Et c'est comme ça qu'on compose un gouvernement. Si aujourd'hui, vous dites que les Français ont peur de Jean-Luc Mélenchon, etc., ils ne voteront pas pour lui. Ils voteront peut-être pour moi. Laissons-les choisir. Et donc je souhaite que le débat, il ait lieu. Puis on verra après.
Il y a l'une des actualités marquantes de ces derniers jours, c'est effectivement la mise en cause de Jordan Bardella par Mediapart qui a publié notamment des captures de messages antisémites attribuées à Jordan Bardella. Il nie en bloc, il dénonce des montages grossiers. Ce matin, chez nos confrères de la Tribune dimanche, Marine Le Pen redit sa confiance totale. J'ai totalement confiance en Jordan dit-elle. Qui croire Fabien Roussel, Mediapart ou Jordan Bardella d'abord la justice va être saisie j'espère qu'elle pourra dire si les propos qui ont été révélés sont vrais et c'est d'abord là dessus qu'il faut se prononcer mais si les propos sont vrais c'est inqualifiable l'antisémitisme est criminel
le racisme est criminel c'est écrit dans la loi par la loi guesso ministre député communiste à l'époque qui a fait inscrire dans la la loi, l'interdiction, la pénalisation, la condamnation de propos racistes, antisémites, homophobes, discriminatoires. Et donc quand un responsable politique de premier plan tient des propos, a tenu des propos antisémite, mais il n'a plus rien à faire dans la vie politique. Il doit s'en retirer et je dirais même qu'en tant que député européen, c'est la honte pour la France d'avoir un représentant au Parlement européen
antisémite qui a tenu de tels propos. C'est inadmissible. Pour l'instant, lui il s'en défend, il est présumé totalement innocent, mais si les propos étaient avérés et s'il les avait tenus, est-ce que d'après vous ça le disqualifie pour un jour occuper une fonction comme celle de Premier ministre ? – Non mais ça le disqualifie de toute fonction politique. Personnellement, j'ai déposé un texte à l'Assemblée nationale en 2021 ou 2022, qui demandait à durcir la loi, enfin en tout cas a demandé au juge d'être plus ferme quand des responsables politiques ont des propos antisémites ou racistes. Et je demande à ce que, quand de tels propos sont ou ont été prononcés, que ces élus soient rendus inéligibles et que les choses soient claires. En République, nous devons
être capables de défendre les valeurs qui nous sont fortes. Et des valeurs républicaine qui exclut du débat politique l'antisémitisme et le racisme. Et que ce soit clair, parce que ça grandit en France. Ça grandit. Et la France a une histoire avec l'antisémitisme qui est terrible. Et si on n'en prend pas conscience, eh bien, on On laisse cette porosité de l'antisémitisme grandir. Et donc il faut le condamner fermement. Je regrette que la loi ne soit pas assez ferme pour condamner les responsables. Plus de fermeté, vous dites que c'est une honte pour la France. Vous parliez tout à l'heure du pouvoir d'achat, ça fait partie évidemment des mobilisation. Le prix des carburants reste extrêmement élevé en France
et vous mettez une proposition sur la table, vous voulez la nationalisation de Total. Vous allez nous expliquer dans un instant qui paye, comment on fait, est-ce que c'est possible ? Je vous propose d'écouter Michel-Édouard Leclerc. Il Il était sur ce plateau il y a quelques minutes, juste avant vous. On lui a parlé de votre proposition. Écoutez ce qu'il en dit. J'en discute avec lui. C'est quelqu'un qui est ouvert à la discussion et nous nous pratiquons intellectuellement, Fabien Roussel est très actif sur les sujets de consommation. Il vient vérifier dans les magasins les prix, donc c'est très bien que vous le receviez. Mais je lui ai dit, je ne crois pas au principe de nationalisation de Total, parce qu'il n'y a rien à nationaliser.
D'abord, il n'y a pas grand-chose qui est français dans Total aujourd'hui, à part le PDG. On a quand même une certaine chance d'avoir un PDG français à la tête d'une société qui a un actionnariat très dispersé. – Vous entendez ? Il n'y a rien à nationaliser. Vous entendez ces réserves ? C'est impossible ce que vous proposez. – Oui, j'entends ces réserves. Je confirme qu'on se parle avec Michel-Edouard régulièrement, y compris sur l'approvisionnement de ces stations en essence. Et la réalité, c'est que Total aujourd'hui a un quasi-monopole et qu'il distribue son essence, son diesel à tout le monde, y compris aux grandes surfaces. – À prix plafonné s'est laissé la faire ça — Oui, mais d'accord. Ils se font de la pub avec ça. Il faut arrêter. Ils vont gagner.
Ça va leur coûter quelques dizaines de millions d'euros. Et de l'autre côté, ils vont faire à la fin d'année. Je vous fais le pari. Je vous le dis ici. Vous ressortirez les affiches. Plus de 20 milliard d'euros de bénéfices. Est-ce que les deux ne sont pas compatibles ? Finalement, ils se font de la pub, mais ça profite aux Français. Pourquoi pas ? La nationalisation totale, pourquoi ? Parce qu'aujourd'hui, il faut mettre un frein à un groupe qui est normalement français, mais qui tire contre les intérêts de la et de notre économie, de nos entreprises comme des familles. C'est fini, on ne peut plus accepter ça. Il y a pour moi une forme de trahison du pacte républicain. Les actionnaires de Total sont devenus majoritairement étrangers. Il a raison Michel-Edouard, il a raison.
Il a raison, Américains, notamment. Ça devient un groupe américain depuis son entrée à la bourse américaine. Mais ça pose la question de la faisabilité et de la nationalisation. C'est très simple. On est quand même français. On pèse... On est une nation. On a le pouvoir de nationaliser un groupe, de racheter des actions, d'en faire des obligations publiques et de reprendre le contrôle sur une industrie que nous considérons comme stratégique. Il y a plein d'autres pays en Europe qui décident de bloquer les marges, de prendre la main sur la politique énergétique. Je viens de lire que le Premier ministre slovaque venait de bloquer les marges de la pétrochimie. Et nous, on va regarder les autres faire et on va laisser Total nous faire les poches. Quand on a un prix.
Total nous fait les poches, franchement. Mais enfin, mais vous rigolez, Guillaume Daré. Le prix du diesel. Le prix du diesel. Vous êtes allé faire plein chez Total ? Vous avez vu les queues devant chez Total j'ai l'impression de voir l'URSS des années 80 c'est bien la preuve que les français sont satisfaits aujourd'hui ces groupes pétrochimiques dont Total se font des marges indignes scandaleuses en profitant de la guerre et c'est ils nous font payer à nous non seulement nous pauvres et misérables travailleurs français qui n'avons pas d'autre choix que de prendre notre voiture pour aller travailler. Mais aussi, les agriculteurs avec leur tracteur, comment... Ils n'ont pas d'autre choix que de mettre du diesel, du gazole non routier dedans.
Fabien Roussel, président, c'est quoi le juste prix du carburant — Mais comment on fait pour sauver notre économie quand il y a une telle pression sur les prix de l'essence, du diesel, mais aussi sur l'électricité et le gaz ? Et c'est pour ça que je demande la baisse de la TVA sur l essence, diesel sur les carburants, mais aussi sur le gaz et sur l'électricité. – Vous ne vous demandez pas le blocage des prix ? – Et on peut arriver à avoir un blocage des prix, ou en tout cas réguler les prix. Il y avait la proposition de taxes flottantes, il y a la proposition qui émane du G7 de dégager une partie des réserves pétrolières pour injecter du carburant moins cher, ce qui permettrait de baisser les prix.
On a une série... Le taux de TVA, vous le baissez à combien, le taux de TVA ? Ah, je le ramène à 5-5 ? Même proposition que Marine Le Pen, je crois. Bien sûr. C'est toujours pareil, ça coûte 10 milliards d'euros, Fabien roussel c'est marrant c'est comment c'est marrant c'est le même montant que les bénéfices de total a alors d'un côté on nous prend des sous et de l'autre ça pourrait financer une baisse de la tva on peut pas il on est on est des responsables politiques où on laisse faire le privé les actionnaires américains chez total nous faire les poches moi je veux une france forte avec un pouvoir politique qui reprend de la main sur son économie c'est bon pour le pouvoir d'achat des ménages qui s'il gagne plus d'argent vont dépenser
et vont faire tourner l'économie et c'est bon pour nos entreprises le bâtiment les travaux publics vous avez vu ce qui se passe dans le bâtiment en ce moment la grande crise du logement qui arrive parce que justement on ne construit plus on ne bâtit plus les entreprises des tp du bâtiment vont mettre les clés sous la porte le prix du carburant va peser aussi sur elle et donc on a besoin de reprendre la main sur une politique et comment vous expliquez sa boucle avec le début de l'émission jusque les français ne se mobilisent pas vraiment sur ces sujets là on voit aujourd'hui la colère des jeunes mais on voit pas la colère des français si demain ils sortent dans la rue et qu'il ya trois pubelles brûlées vous allez
parler de quoi vous êtes analyste de la situation et bien justement justement j appelle, mais j'appelle et je le fais depuis plusieurs semaines à ce que les français n'acceptent plus de se faire tondre comme ça arrive maintenant. J'appelle les français à ce qu'ils se mobilisent fortement contre ce budget qui arrive. Ce budget qui arrive, pour moi, c'est le pire budget de la 5ème République. 5 milliards, plus de 5 milliards qui vont être pris aux retraités gèlent du point d'indice pour les fonctionnaires, gèlent des APL, baissent des budgets du logement. Justement encore, baissent des budgets pour les collectivités et les communes. On va devoir, nous, les communes, on va devoir mettre un frein sur
les investissements alors que nous représentons 70 % des investissements dans le pays, des investissements publics. 'est un budget qui conduit le pays à la récession. Alors oui, j'appelle nos concitoyens à ce qu'ils se mobilisent, mais largement, dans le calme, pacifiquement, mais pour dire pas de budget qui nous conduise à la réception, on veut un budget qui produise de l'activité, qui relance la consommation, qui redonne du pouvoir d'achat, qui nous permette de vivre et de vivre par notre travail. Vous êtes candidat à l'élection présidentielle. Je vous propose de me suivre pour la minute présidentielle. Vous allez nous dire ce que vous ferez, Fabien Roussel, dans quelques secondes, dans les toutes premières minutes de votre arrivée au pouvoir. Mettez-vous ici même. Vous le voyez.
Attention, vous allez avoir 60 secondes. C'est là où vous souhaitez accéder au Palais de l'Elysée. Top, c'est parti ! Si vous êtes élu, Fabien Roussel, quelle est la première personne que vous allez appeler le soir de votre élection ? La première personne que je vais appeler sera le premier ministre que j'envisagerai pour mettre en place un gouvernement. Ça sera en fonction des résultats de l'Assemblée nationale. Et la première personne à titre personnel que vous appelez ? Je pense que j'appellerai certainement le chancelier allemand pour échanger avec lui du travail que nous aurons à faire en commun. Quel objet personnel vous emportez dans votre bureau présidentiel ? La photo de ma famille et des cinq enfants que j'ai avec ma compagne.
Vous habitez à l'Elysée ou vous rentrez chez vous le soir Je rentrerai le plus possible que je peux à Saint-Amand pour être collé à la réalité et j'assurerai mes missions élisènes. Qui est-ce que vous faites entrer au Panthéon ? Martha Derumeau, une grande résistante et syndicaliste du Nord. Quel chanteur vous invitez pour votre première fête de la musique à l'Elysée ? Là, vous me posez une colle. Marine. Dîner d'État ou barbecue ? Qu'est-ce Qu'est-ce que vous demandez au chef de l'Elysée pour votre premier repas à l'Elysée, premier repas d'État ? Qu'est-ce que vous faites ? La célébration de la gastronomie française avec un bon vin, une bonne viande et un bon fromage. On a une gastronomie française que l'on doit faire vivre.
Et justement, ces postes à responsabilité, c'est l'occasion de montrer l'excellence de notre pays en la matière. Alors il y en a plusieurs autres qui veulent accéder à l'Elysée ce soir.
Fabien Roussel