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Podcast / conversationSUDRADIO· 27 juillet 2026 94 minComplaisantActualité / polémiqueEnvironnement & énergieSécuritéÉconomie & entreprisesAgriculture & alimentation

Incendies : faut-il plus de Canadair ou plus de prévention ?

Au micro : Judith BelairSource d'origine 2 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 45 %Attaque 16 %Défensif 36 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:53OuverteRéponse directe

    Est-ce que l'argent public est bien utilisé ? Faut-il acheter plus de Canadair ou axer sur plus de prévention ?

  • 6:49RelanceRéponse partielle

    Comment expliquez-vous que l'État gère mal le budget entre nettoyage de la Seine et achat de Canadair ?

  • 8:28RelanceRéponse partielle

    Seuls 7 Canadair opérationnels sur 12 au plus fort des incendies : pourquoi ?

  • 9:39OuverteRéponse directe

    Quelle solution pour les incendies d'origine humaine intentionnelle ?

  • 11:57OuverteRéponse directe

    Vous mettriez l'argent public dans la prévention ou dans les Canadair ? Pourquoi ?

  • 27:50OuverteRéponse directe

    Les data centers sont-ils un nouveau sujet de colère politique ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:00Mathilde ViennotFait
    « Le coût qu'on paye aujourd'hui, c'est vraiment l'inaction climatique. »
  • 6:09Mathilde ViennotFait
    « Météo France le dit, que ces feux seront de plus en plus fréquents, de plus en plus intenses. »
  • 7:25Bernard Cohen-HaddadChiffre
    « L'ATR 72 qui est en train de mettre des citernes et qui sera disponible fin 2027, début 2028. »
  • 10:35Mathias LeboeufFait
    « Neuf feux sur dix sont des feux d'origine humaine. »
  • 28:56Pierre-Yves MartinFait
    « Un data center, c'est beaucoup de consommation d'électricité. »
  • 33:21InvitéFait
    « Effectivement, hier, le ministre israélien des Affaires étrangères, J.D. Onsar, a annoncé qu'Israël était prête à donner son assistance à la France face aux incendies, qualifiant d'ailleurs cette démarche d'importante sur le plan humanitaire. »
  • 33:52InvitéFait
    « Pourtant, la France a activé le mécanisme de protection civile de l'Union européenne. »
  • 34:11InvitéFait
    « Emmanuel Macron d'ailleurs a publiquement remercié la Roumanie, la Croatie, l'Allemagne, le Portugal, la Suède, la Suisse, la République Tchèque et la Slovaquie pour leur herbe et n'a absolument pas mentionné Israël dans ce cadre-là. »
  • 34:35InvitéFait
    « Vous savez que les relations franco-Israël traversent une crise assez profonde depuis le 7 octobre. »
  • 34:50InvitéFait
    « L'interdiction aussi des officiels israéliens de participer au salon Eurosatory 2026. »
  • 35:02InvitéFait
    « La France a également interdit l'accès à son territoire au ministre Ben Gvir qui est le ministre israélien de la Sécurité intérieure. »
  • 38:00InvitéPromesse
    « Moi je mettrais en place une politique de réduction des déchets. »
  • 38:11InvitéPromesse
    « Je mettrais en place par exemple un système de consignes pour le verre. »
  • 39:01InvitéPromesse
    « Dans un second point, dans une seconde proposition, je serais pour un développement des espaces verts. »
  • 39:07InvitéPromesse
    « Je voudrais mettre en place plus de parcs, des espaces verts pour éviter les îlots de chaleur. »
  • 39:42InvitéPromesse
    « Je voudrais mettre en place des façons d'anticiper les risques climatiques. »
  • 39:57InvitéChiffre
    « Je crois qu'il n'y a que trois départements qui en sont équipés. »
  • 54:47InvitéChiffre
    « Il y a 32 000 hectares qui ont brûlé depuis le début de l'année en France. »
  • 54:54InvitéFait
    « Il y a des conditions climatiques qui permettent parfois au feu de parcourir 10 kilomètres en une heure. »
  • 1:03:58InvitéFait
    « on ne peut pas climatiser les forêts »
  • 1:04:06PrésentateurFait
    « Bernard Cohen : à l'adad ça sauve des vies, on parle de canicule surtout chez nos vieilles personnes et personnes en difficulté »
  • 1:04:12InvitéFait
    « moi je ne suis pas en anticlim surtout si c'est de la clim qui est fabriquée en France »
  • 1:11:34PrésentateurFait
    « ils avaient lancé une cellule de crise et ils parlaient aussi de potentiellement lancer le plan blanc »
  • 1:13:55InvitéFait
    « la préfète de Gironde Sophie Broca s'appelle désormais les agriculteurs à ne pas intervenir de manière spontanée »
  • 1:14:07InvitéFait
    « l'objectif de cela c'est éviter la mise en danger et permettre d'acheminer l'eau là où elle est réellement nécessaire »
  • 1:17:15InvitéFait
    « moi j'ai commencé sur Lacanau il n'y a pas eu d'incident avec les agriculteurs et les pompiers »
  • 1:19:29InvitéFait
    « chaque seconde est précieuse »
  • 1:23:25InvitéFait
    « moi je suis sur Saint-Jean-Dillac et il y a deux foyers autour de moi »
  • 1:25:05InvitéFait
    « nous en Gironde en ce moment on est interdit de travailler »

Temps de parole

  • Présentateur32 %
  • Invité27 %
  • Invité 215 %
  • Invité 313 %
  • Invité 46 %
  • Invité 53 %

3,7 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Les Vraies Voix Sud Radio, 17h-19h, Judith Belair. Bonsoir à toutes et à tous, bienvenue dans Les Vraies Voix de l'été de Sud Radio. Je suis très heureuse de vous retrouver pour ma première de l'été. Et oui, j'aurai le plaisir de vous accompagner chaque soir jusqu'au 14 août. Ce soir, évidemment, une édition spéciale pour vous consacrer aux incendies qui frappent en particulier la Gironde et les Landes. Tout au long de cette émission, vous aurez des points de situation précis, des témoignages en direct du terrain, les analyses de nos invités ainsi que les prévisions de nos experts pour comprendre l'évolution de la situation.

Plus que jamais, notre priorité est de vous informer avec rigueur et de donner la parole à celles et ceux qui vivent ces événements au plus près. À 17h30, votre question du soir. Les incendies reculent à Biscarros et la situation est plus ou moins stable en Gironde. Mais chaque été, le même débat revient. Faut-il investir des centaines de millions d'euros supplémentaires dans les canadaires et les moyens aériens ? Où cet argent serait-il plus utile pour prévenir les incendies avant qu'ils ne se déclarent ? Et vous, alors, où est-ce que vous mettriez l'argent public ? Dans plus de canadaires ou dans davantage de prévention ?

Vous pouvez nous appeler évidemment pour témoigner au 0826 300 300 et commenter sur notre chaîne YouTube. À 18h20, notre grand débat. Les incendies se multiplient partout dans le monde, en France, mais aussi en Grèce, en Espagne, au Canada ou encore aux Etats-Unis. Les scientifiques constatent que les épisodes de chaleur extrême et de sécheresse deviennent plus fréquents, favorisent aussi des feux plus rapides et plus destructeurs. Donc, notre débat, tout simplement, faut-il apprendre à vivre avec ces nouveaux étés ? Où la tendance peut-elle être encore inversée ? Vous le savez, vous réagissez au 0826 300 300. Vos vrais voix de ce soir. Les vrais voix Sud Radio.

J'ai le plaisir d'être avec Bernard Cohen-Haddad. Bonsoir Bernard.

1:37
Invité

Bonsoir Judith Bélaire.

1:39
Présentateur

Bonsoir. Vous êtes président, Bernard, de la CPME Paris et président aussi du Think Tank, Etienne Marcel. Ravi de faire de l'antenne avec vous. Pierre-Yves Martin, on se retrouve aussi. Bonsoir. Bonsoir. Welcome. Vous êtes entrepreneur et consultant. Ça n'a pas bougé jusque-là. Ça n'a pas bougé. Eh bien, vous, en tout cas, vous êtes bien assis sur votre chaise. Et puis, Mathias Leboeuf. Bonsoir Mathias. C'est notre premier ensemble. Mathias, vous êtes journaliste, philosophe et auteur de petits traités de la lenteur à l'usage des gens pressés chez Guittre et Daniel.

2:05
Invité

Exactement.

2:06
Présentateur

Welcome. Merci d'être là. Eh bien, c'est un plaisir. Allez, c'est parti pour la question du soir. Les vrais voix Sud Radio. Les flammes en Gironde et dans les Landes sont désormais stabilisées, plus ou moins d'ailleurs. Mais le débat, lui, reste entier. Faut-il renforcer les moyens de lutte contre les incendies avec plus de canadaires ou investir davantage dans la prévention pour limiter les départs de feu ? Alors, vous, selon vous, où est-ce que l'argent public serait le mieux utilisé ? C'est d'ailleurs la question qu'on vous pose sur YouTube. N'hésitez pas à commenter où est-ce que vous mettriez l'argent public, du coup, dans plus de canadaires ou plus de prévention.

Pour en parler, je reçois Mathilde Viennot, qui est économiste spécialiste des questions écologiques et environnementales et vice-présidente de l'Institut Avant-Garde. Bonsoir Mathilde. Bonsoir. Eh bien, bonsoir Mathilde. Donc, on va commencer par vous poser la question à vous, tout simplement. Est-ce que vous pensez que l'argent public est bien utilisé ? Est-ce qu'il faut acheter plus de canadaires ou est-ce qu'il faut axer sur plus de prévention ? Alors, ce qu'il faut avoir en tête, c'est que le coût qu'on paye aujourd'hui, c'est vraiment l'inaction climatique. Donc, on ne pourra pas faire les économies des deux.

Il faut bien sûr mettre des moyens maintenant, donc à très court terme, pour des canadaires, pour des moyens pour l'Office national des forêts, pour les secours, pour la spécurité civile. Mais ce qu'il faut avoir en tête, c'est que ce qu'on vit là, c'est vraiment les prémices de ce qu'on va vivre dans 10 ans, 20 ans. Et puis donc, tant qu'on ne sait pas de la prévention, mais au sens de l'atténuation du changement climatique, ces coûts des canadaires, des pompiers, etc. seront toujours croissants. Et donc, il vaut mieux aussi, dès maintenant, faire de la prévention et investir dans l'atténuation. Très bien, Mathilde. Vous restez avec nous.

On va pouvoir développer ça, évidemment, dans un instant. Sud Radio, vous le savez, je vous le dis, soutient la protection civile, chers auditeurs, et son appel aux dons pour les feux de forêt du Sud-Ouest. Plus de 300 volontaires sur place pour aider à évacuer la population, accueillir les sinistrés, gérer les centres d'hébergement et accompagner les plus vulnérables. On se retrouve dans un instant, pardonnez-moi, pour la question du jour. A tout de suite. 17h20, les vraies voix Sud Radio. 5 ans, la référence pour votre tour. Les vraies voix Sud Radio, 17h-19h, Judith Belair. Merci d'avoir choisi Sud Radio. Vous êtes bien dans les vraies voix de l'été.

Je vous rappelle nos vraies voix, d'ailleurs, du jour. Bernard Cohen Haddad, président de la CPME Paris, président du Think Tank, Étienne Marcel, Pierre-Yves Martin, entrepreneur et consultant. Et Mathias Leboeuf, journaliste, philosophe et auteur de petits traités de la lenteur à l'usage des gens. Pressez, c'est sorti chez Guy Trédaniel. C'est parti pour la question du soir. Les vraies voix Sud Radio. Les incendies reculent à Biscarros et la situation est désormais stabilisée en Gironde. Mais une fois l'urgence passée, la même question revient chaque été. Où est-ce qu'il faut investir en priorité ? Dans le nouveau Canadair et des moyens aériens supplémentaires ?

Ou dans la prévention pour éviter que les incendies ne se déclarent tout simplement ? Et vous, chers auditeurs, où est-ce que vous le mettriez cet argent public ? Dans le davantage de Canadair ou dans la prévention ? Vous pouvez évidemment répondre à cette question en direct sur notre compte YouTube. Et puis, si vous voulez nous appeler, participer, faire un coup de gueule, un coup de cœur, 0800 26 300 300. Alors, pour en parler, nous sommes avec Mathilde Viennot, qui est économie spécialiste des questions écologiques et environnementales, vice-présidente de l'Institut Avant-Garde. Mathilde, juste avant la coupure, vous nous expliquiez qu'en fait, il faut investir sur les deux.

Oui, tout à fait. Parce qu'on doit forcément mettre des moyens maintenant dans l'urgence, donc les symptômes paupiers, la sécurité civile, les Canadair bien sûr, mais aussi à un peu plus long terme dans, par exemple, l'Office national des forêts, qui va être en charge du reboisement et de la prévention contre les nouveaux feux de forêt. Mais à plus long terme, comme la cause principale de ces feux, c'est le changement climatique, c'est la sécheresse. On sait, Météo France le dit, que ces feux seront de plus en plus fréquents, de plus en plus intenses.

Et donc, on ne peut pas faire l'économie de l'atténuation du changement climatique pour que ces événements ne soient pas complètement hors de contrôle demain. Merci beaucoup Mathilde. Bernard Cohen-Haddad, on a beaucoup entendu sur les réseaux sociaux, etc., des gens qui disent que c'est scandaleux, on a mis 2 milliards pour nettoyer la Seine, et qu'avec 2 milliards, ou avec je ne sais plus combien de millions, on peut acheter 10 Canadair et puis les restaurer, etc. Comment ça se fait qu'on gère mal le budget comme ça ? Qu'est-ce que vous avez à dire là-dessus ?

6:49
Invité

Déjà, ce n'est pas le problème des vases communicants, malheureusement, Judith Béler. Et si c'était aussi simple de dire, on a mis trop d'argent là, il fallait en mettre là, les choses diraient beaucoup mieux. Moi, ce qui m'inquiète, c'est, on fait comment avec beaucoup moins d'argent ? Parce qu'on est dans un État endetté, on est des régions qui sont endettées, ce n'est pas les communes qui peuvent financer ce genre de choses. Donc, il faut effectivement mettre des moyens techniques supplémentaires. Alors, on parle des Canadair, mais on est capable peut-être chez nous aussi de monter une industrie d'avions bombardés.

On parle de la 400M, on parle de l'ATR 72 qui est en train de mettre des citernes et qui sera disponible fin 2027, début 2028. Donc, on a une capacité d'avoir des matériels techniques. Et puis, ça a été évoqué. Il y a aussi un certain nombre de dispositions de prévention. Et puis, pour moi, le dernier point, c'est aussi la formation. Parce qu'on voit bien qu'aujourd'hui, un certain nombre de pompiers, malheureusement, surtout les pompiers des grandes villes, ne sont pas formés au feu de forêt et qu'il faut aussi avoir un certain nombre de certifications, former des pompiers, former aussi les habitants.

Parce que dans beaucoup de petites communes, les services de pompiers mettent du temps à arriver quand c'est éloigné. Et tout ça fait partie d'une mobilisation nationale. Parce que ce feu, mon métier, c'est assureur. Pour ceux qui ne le sauraient pas, ce feu est un feu sans précédent. Donc, arrêtons de croire qu'on avait les moyens. On n'avait pas les moyens parce que cette situation est exceptionnelle. Ce n'est pas parce qu'elle est exceptionnelle qu'il faut baisser les bras. Mais on n'a jamais connu cela. Et donc, aussi, il faudra du temps pour inverser la tendance.

8:26
Présentateur

Alors, c'est une situation exceptionnelle, effectivement, Pierre-Yves Martin. Mais au plus fort des incendies du yé, là, cette année, seuls 7 des Canadiens étaient opérationnels sur une flotte de 12. On peut être amené à se poser des questions, quand même.

8:36
Invité

Exactement. En fait, je comprends bien votre point sur la gestion budgétaire. Mais c'est vrai qu'année après année, ça doit faire au moins 5-10 ans que chaque été se repose l'interrogation de « Mais pourquoi on n'est pas capable d'acheter des Canadaires ? » « Pourquoi on n'est pas capable de financer tout ça ? » Et que ça ne représente pas... Ça représente un budget, mais ça représente au regard du budget général. Et il y a peut-être un problème de mémoire, c'est-à-dire, et de zapping. C'est-à-dire que dès que les incendies sont stabilisés, corrigés, on passe à autre chose et on oublie l'importance du sujet. Et je n'ai pas l'impression que moi, ça soit...

Alors, c'est une situation exceptionnelle, oui. Mais j'avais cru comprendre qu'il y avait eu un incendie en 1949. Oui, qui était un méga-fait comme ça. Qui avait cette ampleur.

9:21
Présentateur

Après, là, il y avait l'histoire de la convection des deux feux, etc.

9:24
Invité

Et puis, un autre élément sur la prévention, c'est que... Alors, ce n'est pas le cas pour tous les incendies, mais j'ai quand même l'impression que sur certains incendies, il y a quand même une origine humaine intentionnelle. Et du coup, je me posais la question, de manière très réaliste et réfléchie, qu'est-ce qu'on peut faire pour cadrer ces dérapages d'individus qui, soit n'ont pas conscience de la gravité de leurs actes, soit qui ont un souci plus pathologique avec le feu, je me posais cette question. Je me demandais, finalement, s'il y avait une solution ou si on était obligé de subir l'inconscience ou la pathologie des uns ou des autres.

10:09
Présentateur

C'est une vraie question, ça, Mathias Leboeuf, quand on parle de prévention, finalement, on parle aussi de prévention des incivilités, quoi.

10:14
Invité

Ah oui, effectivement. Et c'est un volet extrêmement important. Et encore, incivilité au mieux, c'est-à-dire celui qui jette sa cigarette ou qui fait un barbecue ou qui fait un éco-buage un peu sauvage. Mais au pire, ça peut aussi être criminel. Donc, il y a parfois des feux criminels. Neuf feux sur dix sont des feux d'origine humaine. Donc, effectivement, un volet préventif et qui doit aussi, comment dire, comporter un phénomène éducatif parce que, finalement, la forêt, c'est le patrimoine naturel de la France. Et moi, j'ai un peu l'impression que tout le monde s'en fout. Personne ne sait vraiment comment fonctionne la forêt. Qu'est-ce que la forêt ?

Combien de temps met une forêt pour se reconstituer ? On parle de résilience de la forêt. Là, ça va être compliqué. Là, c'est 50 ans, quoi. Oui, c'est ça. Donc, c'est une vraie catastrophe écologique. Et effectivement, il y a des gens, il y a de la négligence. Et puis, il y a aussi du criminel. Donc, ce volet-là est extrêmement important. Mais il y a des tas de volets sur lesquels il va falloir activer la prévention. Vous savez, en fait, il y a deux axes. Prévenir et réagir. Mais on ne réagit bien que si on a bien prévenu avant et si on a fait le nécessaire. Donc, on dit souvent, vous connaissez l'adage, gouverner, c'est prévoir.

Là, il semblerait que sur ce volet-là, on ne soit pas très bien gouverné.

11:46
Présentateur

Allez, 0826 300 300, si vous voulez réagir, vous le savez, vous pouvez, votre antenne, c'est Sud Radio, c'est votre antenne, parlons vrai. On est avec Pauline qui nous appelle de Nîmes. Bonjour, Pauline. Bonjour, Jusine. Bonjour, tout le monde. Alors, vous, Pauline, si vous deviez choisir, vous mettriez de l'argent plus dans la prévention, en fait. Oui. Pourquoi ? Parce qu'un incendie qu'on évite, ça coûte quand même moins cher que tout ce qu'on doit mettre en place là aujourd'hui pour le combattre. Oui. Aujourd'hui, débroussailler, c'est une obligation de débroussailler les terrains, d'entretenir les forêts, créer un pare-feu, sensibiliser le public.

Je ne comprends pas qu'on en soit encore là après le désastre d'il y a quatre ans. Et c'est toutes les années de pire en pire. Donc, moi, je pense que le gouvernement, il n'a pas les mêmes calculatrices que nous. Nous, aujourd'hui... Non, mais c'est vrai. Je suis du sud, donc je sais de quoi je parle. Et les incendies, entre guillemets, nous touchent un peu plus que... Oui, c'est chose habituelle, hélas. Malheureusement. Et nos dirigeants, qu'ils soient d'en haut ou de moins haut, entre guillemets, on fait à court terme. Donc, dans un mois, les feux, entre guillemets, ça sera terminé. Donc, on n'a pas besoin de mettre de l'argent dans les canadaires. Puisque M.

Attal a fait une autre proposition pour... Il n'a pas fait réparer les canadaires. Il y en a quand même neuf au sol. Je trouve ça, mais scandaleux. C'est vrai qu'il y en a plein qui sont régulièrement immobilisés. Pour maintenant, il faut aussi savoir que ces canadaires, ils ont environ 30 ans en moyenne. Bernard Cohen-Haddad, quand on parle du fait que la prévention, finalement, coûte moins cher que l'achat lui-même de canadaires, ça paraît presque logique. C'est vrai qu'il faudrait plus s'investir pour éviter l'incendie en amont.

13:28
Invité

Oui, ça semble tellement évident. Ça a été dit tout à l'heure par notre ami Martin. Pierre-Yves. Pierre-Yves Martin. Mais le problème, c'est qu'on oublie une fois que les événements désastreux sont arrivés. Et donc, on a une capacité à oublier les drames et à se reprojeter dans l'immédiaté. C'est vrai qu'il faut faire de la prévention. C'est vrai qu'il faut faire, ça a été dit par l'auditrice, c'est vrai qu'il faut faire de la formation. C'est vrai aussi qu'il faut encourager les propriétaires à déforester, à déboiser ces 50 euros, je crois, le mètre cube, de brossaillage.

Mais d'un autre côté, les communes n'ont pas les moyens de faire respecter, et l'administration de faire respecter ce genre de dispositif. Tout ça fait partie d'une sensibilisation. Moi, ce qui m'inquiète le plus, ma chère Judith, c'est quand même qu'on a un certain nombre d'irresponsables. On l'évoquait tout à l'heure. Il y en a quand même qui sont en train de faire des barbecues alors que ça brûle à quelques kilomètres. Ce n'est plus de l'irresponsabilité, c'est du maladif. Et là, il y a un vrai enjeu de sanctions.

Tant qu'on n'aura pas des sanctions appropriées qui sont affirmées, et oui, j'entendais la préfète de région qui disait que c'était du criminel, mais enfin, elle s'est rattrapée parce que c'est un haut fonctionnaire. Elle dit, mais je ne suis pas de l'autorité judiciaire. Oui, c'est souvent du criminel tant qu'on n'aura pas des sanctions fortes qui sont appliquées. Et surtout, qu'on fera payer dans une certaine mesure dans des limites de la loi parce qu'il y a des lois et il y a des peines. C'est passé de 15 ans en plus de même temps. Mais ce n'est pas appliqué à prévu. Combien ont été condamnés à 15 ans ? Donc voilà. Aujourd'hui, c'est un vrai enjeu d'affirmation d'une politique publique.

15:21
Présentateur

Donc on est encore sur un enjeu sécuritaire finalement, Pierre-Yves Martin.

15:24
Invité

Je ne sais pas si on est sur un enjeu sécuritaire. En vous écoutant, je me disais que au final, toutes ces personnes, peut-être qu'il y a depuis cette année, ou peut-être depuis l'année dernière, deux ans, je suis peut-être trop indulgent, je n'en sais rien. Je partage ça. Peut-être qu'il y a un début de prise de conscience de ce que ça veut dire qu'une canicule, de ce que ça veut dire que des incendies qu'on ne maîtrise plus. J'ai l'impression que dans les années précédentes, on arrivait toujours in extremis à corriger le tir.

Et donc peut-être, mais peut-être suis-je trop optimiste, mais peut-être que finalement, à partir de cette année, peut-être que les uns et les autres commenceront à réfléchir avant d'allumer un barbecue dans une zone fortement touchée par les incendies. Mais peut-être pas, j'en sais rien.

Oui, sur la prévention, et sur les moyens, on a beaucoup parlé dans les médias des Canadaires, et on a fait un peu un abcet de fixation sur les Canadaires, mais il n'y a pas que les Canadaires, il y a les moyens au sol, il y a les camions, les citernes, les camions qui souvent sont dans un état pas top-top, il y a les accès à l'eau, il y a la tenue des pompiers qui est souvent qui n'est pas adaptée, donc bien sûr que la flotte des Canadaires est restreinte, mais il y a tous les moyens au sol qui sont extrêmement importants aussi, et qu'on passe sous silence, et quand on parle un peu avec les pompiers, ils souffrent aussi de ça.

16:53
Présentateur

Alors, notre ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez, avait quelque chose à dire sur ses moyens terrestres, justement, on écoute.

16:58
Invité

Il y a aussi la question des engins, du matériel qui est utilisé en terrestre pour lutter contre les incendies. Je veux rappeler qu'à partir de 2022 a notamment été mobilisé ce qu'on a appelé le pacte capacitaire qui a permis à l'État d'engager une enveloppe de 150 millions d'euros pour venir en aide aux services départementaux d'incendies et de secours pour acheter des équipements et notamment du matériel mobile de lutte contre les incendies.

17:24
Présentateur

Alors, justement, quand on entend qu'il y a quand même 95% des experts, je vous redonne la parole, Mathias, les experts qui rappellent que 95% des incendies sont combattus au sol et qu'on écoute ce que nous dit Laurent Nunez, effectivement, il faut parler des moyens terrestres.

17:39
Invité

Oui, les moyens terrestres sont extrêmement importants. Encore une fois, les camions, la taille des citernes, on a vu des reportages où les agriculteurs vont alimenter en eau les pompiers, donc l'accès aussi aux points d'eau et l'aménagement de ces points d'eau, la tenue des pompiers extrêmement importante et puis effectivement, comme l'a dit Bernard, la formation aussi qui est des pompiers parce que sur les 250 000 sapeurs-pompiers qu'il y a, je crois qu'on a 200 000 pompiers volontaires et ils ont besoin d'être formés peut-être un peu plus que ce qu'ils ne sont.

Et puis peut-être de manière complémentaire, il y a eu tout un élan de citoyens, des agriculteurs, des artisans qui sont venus donner main forte, apporter main forte à cette lutte et j'ai l'impression que toutes ces bonnes volontés ne sont absolument pas canalisées, coordonnées et qu'il y a peut-être aussi un sujet de préparation, de formation et de définition d'une organisation en situation d'urgence pour rendre ces contributions encore plus efficaces.

18:52
Présentateur

Bien sûr. Bernard,

18:54
Invité

c'est ce que je disais tout à l'heure, la mobilisation citoyenne ça passera par une mobilisation locale. Vous savez, il y a quelques années, pour certains d'entre nous, on rêvait d'avoir une maison dans les bois aux Pays-Bas, en Gironde, dans le Gard, c'est merveilleux, on y pensait tous. Comment ne pas rêver d'un tel endroit avec une piscine si on a les moyens et en tout cas de se faire plaisir ? Mais aujourd'hui, ce type de rêve, c'est un rêve dangereux, y compris pour ceux qui y vivent au local. Moi, j'étais hier encore stupéfait par un carrossier qui a tout perdu, tous ses véhicules, toute son entreprise. Il n'a plus rien du tout. Il a juste lui-même.

Et comme ça a brûlé, il n'a pas de papier, il n'a pas de facture. Donc, comment il va faire demain, cet homme, pour repartir dans son activité ? Donc, ça ne va pas être facile et ça ne va pas être fait d'ici le début septembre. Donc, il faut aussi, aujourd'hui, faire de la prévention, de la mobilisation citoyenne pour que chacun y apporte un petit peu de l'eau à ce moulin. Excusez-moi l'expression parce que ce sera la mobilisation locale qui permettra de faire un effort.

20:02
Présentateur

Faisons de la prévention et investissons aussi les résultats, s'il vous plaît, de ce sondage, Quentin Saunier.

20:07
Invité

Eh bien, écoutez, on vous pose cette question où mettriez-vous l'argent public dans plus de Canadair ou dans plus de prévention ? Eh bien, vous dites Canadair à 82%, donc en majorité et beaucoup de commentaires également. Guy qui nous dit la prévention ne sert à rien sans l'éducation qui va avec. Pour Jean-Louis, c'est dans l'achat de Canadair que doit passer l'argent des Français. Mais surtout, ce qui revient chez nos auditeurs, c'est que l'État doit investir dans les deux, les Canadair et la prévention.

20:31
Présentateur

Bien sûr, vous pouvez réagir au 0800 26 300 300. Vous le savez, Sud Radio, c'est votre radio, c'est le coup de fil de l'été tout de suite. Les vraies voix Sud Radio. Alors aujourd'hui, on prend des nouvelles des sinistrés, des incendies, habitants, patrons, commerçants, agriculteurs, gérants de l'hôtel The Originals Boutique. C'est l'hôtel Lexide à Biscarros par Antislac. Bonjour Frédéric.

20:55
Invité

Bonjour.

20:56
Présentateur

Alors on va faire un point de situation tout simplement. Je vais commencer par vous demander comment ça va.

21:02
Invité

Eh bien aujourd'hui, on peut dire qu'au vu des circonstances, ça va. Oui. Puisque l'établissement n'a pas du tout été touché.

21:12
Présentateur

Ok.

21:14
Invité

Mais bon... Après en termes

21:15
Présentateur

de fréquentation, on imagine, et puis en termes de projection économique, par contre, ça doit être assez catastrophique pour vous.

21:21
Invité

Eh oui, là, c'est catastrophique car aujourd'hui, c'est zéro client, aussi bien en hôtellerie que sur la restauration.

21:30
Présentateur

Et du coup, comment on fait quand on est patron d'hôtel comme ça et qu'on ne peut plus du tout se projeter ? Qu'est-ce que c'est vos solutions concrètes aujourd'hui, Frédéric ?

21:39
Invité

Eh bien aujourd'hui, la solution, c'est que si ça ne redébloque pas assez rapidement, c'est... On va aller voir pour le personnel, voir si on fait un chômage technique... Mais un chômage partiel, tout ça ? Un chômage partiel, oui, tout à fait.

21:54
Présentateur

Bon, écoutez, on vous souhaite bien du courage et on espère que la situation va s'améliorer, en tout cas, peut-être pour la saison prochaine. Merci d'avoir partagé avec nous Frédéric Rodriguez. Merci. Vous, chers auditeurs, vous restez avec nous et n'oubliez pas aussi que Sud Radio soutient la protection civile et son appel au don pour les feux de forêt du Sud-Ouest, plus de 300 volontaires sur place pour aider à évacuer la population, accueillir les sinistrés, gérer les centres d'hébergement et accompagner les plus vulnérables. Vous pouvez évidemment y participer sur protection-civil.org. Restez avec nous, on revient dans un instinct, le tour de table des Vraies Voix, à tout de suite.

Vous avez choisi Sud Radio, vous avez bien raison. Nous, on est bien avec vous. Ce sont les Vraies Voix de l'été et que je vous rappelle d'ailleurs Bernard Cohen-Haddad, président de la CPME Paris et du Think Tank. Je ne l'ai pas en tête, pardonnez-moi. Étienne Marcel. Merci Bernard. Pierre-Yves Martin, vous êtes entrepreneur et consultant. Mathias Leboeuf, vous êtes journaliste, philosophe et auteur du Petit Traité de la Lenteur à l'usage des gens pressés chez Guy Trédaniel. Allez, le tour de table, ça commence avec vous Bernard. En plus, je n'ai pas bien dit les choses, alors du coup, je vous donne la parole

23:07
Invité

tout de suite. Vous êtes trop gentil, Julie. Alors dites-moi, ça vous gratouille ou ça vous chatouille ?

23:11
Présentateur

Un peu les deux, je crois. Moi aussi, je veux bien être présidente.

23:15
Invité

Voilà, c'est pour ça, je voulais poser la question. Écoutez, moi, c'était quelque chose qui m'interpellait et je voulais avoir l'avis des auditeurs et puis bien entendu de nos amis au studio aujourd'hui. 20 candidats déclarés, 40 prétendants. Est-ce que vraiment tout le monde peut être président de la République ou présidente de la République en 2027 ? C'est une vraie question que je me pose et qui renvoie à un certain nombre de réalités. Je suis entrepreneur, on a un autre entrepreneur, on a un essayiste. Sincèrement, je ne me vois pas président de la République. Ah bon ? Ben non. Pourquoi ?

Je pense que je n'ai pas les moyens, les compétences, ce n'est pas l'envie qui me manquerait comme d'autres mais même en me rasant, ça ne m'a pas effleuré. Ce n'est pas beaucoup

24:02
Présentateur

d'envie qu'il faut au départ quand même ?

24:03
Invité

Je crois qu'il faut beaucoup dégouer mais ça, c'est un autre problème. Et puis, le deuxième point, c'est est-ce qu'au bout d'un moment, on ne doit pas dire à ceux qui aujourd'hui monopolisent les médias que peut-être qu'il ne suffit pas d'être à la chef d'un parti, qu'on a peut-être besoin d'une personnalité qui soit à la fois un héros avec un S et un héros avec le T pour porter un nouveau projet dans un pays qui aujourd'hui me semble bien fracturé, bien, comment dirais-je, communautarisé et vraiment, on a besoin peut-être d'un élan supplémentaire. C'était mon interrogation, je n'ai pas la réponse sinon je vous l'aurais donné.

24:44
Présentateur

C'est vrai que quand on y pense, il y a beaucoup de monde au bastion, j'ai envie de dire, Pierre et Martin, en ce moment.

24:50
Invité

Oui, mais en fait, alors je ne veux pas minimiser votre point, mais c'est un peu normal que là, ça se presse au portillon. Il va y avoir une consolidation entre novembre et février qui va faire qu'on y verra un peu plus clair. Maintenant, on peut effectivement critiquer les dirigeants politiques par rapport à leur pulsion de candidature effrénée. Mais on peut aussi s'interroger sur le rôle de chacun d'entre nous en tant que citoyen électeur. Est-ce qu'on n'est pas un peu un peu trop laxiste par rapport à notre classe politique ? Est-ce qu'on n'est pas assez exigeant ? Et est-ce qu'on n'exprime pas suffisamment fort les conditions d'une vie politique plus efficace ?

J'ai un peu l'impression que c'est...

25:41
Présentateur

Vous dites que c'est à cause de nous, quoi ?

25:43
Invité

En tout cas, on est co-responsable. Ça, c'est sûr. On est responsable, quelque part. Et du coup, je pense que la classe politique ne réagira pas si on n'exprime pas d'une seule voix et de manière audible. Voilà ce qui est possible et voilà ce qui n'est pas possible. Et là, en ce moment, la seule façon d'exprimer quoi que ce soit par certains électeurs, c'est par des votes extrêmes. Donc, ce n'est pas forcément la bonne solution.

26:07
Présentateur

On parlait de prévention tout à l'heure, on peut aussi parler de projection, Mathias. On se demande quand on voit les candidats aujourd'hui, en fait, ils nous parlent à deux ans, à trois ans, ils ne nous parlent pas à vingt ans. Est-ce que ce n'est pas ça qui manque finalement aussi ?

26:19
Invité

Ah si, moi je pense que c'est ce qui manque effectivement. C'est la vision, la perspective et la prospective. Ce n'est pas pour rien. D'ailleurs, je sais qu'en ce moment, il y a un grand débat sur le haut commissariat, au plan, est-ce que ça sert, à quoi ça sert ? Et malheureusement, aujourd'hui, c'est devenu une sorte de gadget qui a été pourtant créé par De Gaulle et qui était très utile parce que tout le développement économique post-guerre a été planifié, justement, notamment le développement des réseaux ferrés, l'énergie, tout ça avait été planifié et ça faisait partie de la vision, de la perspective, de la ligne d'horizon que les politiques pouvaient imprimer plus le sait.

Justement, comme le dit Bernard, il y a beaucoup de candidats pour très peu de projets, finalement. C'est-à-dire que quand on regarde, moi, je ne vois pas la vision. Alors, il faut rappeler une chose, c'est qu'en fait, les candidats, aujourd'hui, ne sont pas vraiment candidats, ils sont candidats à être candidats parce que pour être candidats, il faut avoir des signatures. Il faut avoir passé la primaire. Non, il faut avoir passé la primaire et puis il faut avoir les signatures. Il faut récolter un certain nombre de signatures de grands électeurs ou d'élus locaux et tous ne le seront pas.

Il y a beaucoup de candidats qui sont des candidats de circonstance pour peser après dans les appareils politiques et dans les partis. Mais, il y a plein de candidats qui ne sont pas des candidats sérieux, entre guillemets.

27:50
Présentateur

Pierre-Yves Martin, vous, votre sujet, il n'est pas très très loin, finalement, puisque vous avez envie de nous parler des data centers et selon vous, c'est un nouveau projet de colère politique, c'est ça ?

27:58
Invité

C'est certainement un nouveau sujet de colère politique. En tout cas, ça mérite que la question soit posée. On parle depuis un an, un an et demi, deux ans, on parle beaucoup d'intelligence artificielle, on parle beaucoup aussi d'accélération technologique et on voit l'IA comme une perspective extrêmement positive et bénéfique tant en matière d'économie, d'accès à l'information, etc. Mais ce qu'on sait moins, c'est que derrière les tchats GPT, moteurs de recherche et autres systèmes de cloud, il y a quelque chose de très très concret, c'est-à-dire des bâtiments, des immenses bâtiments, des milliers de serveurs, beaucoup d'électricité et aussi beaucoup d'eau.

Et aux Etats-Unis, cette tendance-là, ces fameux data centers commencent sérieusement à agacer et à générer un premier niveau de colère, de contestation citoyenne ou politique puisque dans plusieurs états américains, certains habitants, certains allus commencent à exprimer leur opposition. Pourquoi ? Parce que d'abord, un data center, c'est beaucoup de consommation d'électricité. Alors vous allez me dire ici, nous en France, on a ce sujet d'électricité décarbonée donc c'est plus un sujet mais chez eux, ça l'est.

Et puis ensuite, parce que outre l'électricité, il y a un fort besoin d'eau pour effectivement refroidir toutes ces installations, toute la chaleur dégagée par les serveurs et il y a du bruit, un foncier qui est occupé et au final, la question c'est qu'est-ce que ça rapporte au territoire ? On fait des grands effets d'annonce avec des valorisations économiques très fortes mais au final, qu'est-ce que...

29:28
Présentateur

Oui, parce que si on les écoute, la data c'est de l'or quoi. Voilà,

29:31
Invité

et c'est là où ça devient un sujet politique. Et donc du coup, aux Etats-Unis, il y a des collectivités qui ont commencé à ralentir ou à bloquer certains projets et chez nous, même si la France est encore très favorable, on commence à entendre certaines voix. D'ailleurs, lors des dernières élections municipales, dans quelques grandes municipalités, le sujet a été posé et finalement, c'est bien le grand paradoxe de l'intelligence artificielle, c'est que nous voulons tous davantage de numérique, d'accès, de rapidité, mais nous ne sommes pas vraiment prêts à accueillir l'usine qui permet de les faire fonctionner à côté de chez nous.

En clair, c'est un peu comme avec les éoliennes ou les autoroutes, c'est un vrai projet de débat, d'aménagement du territoire qui pourrait être celui-là, le data center. Est-ce qu'on en veut et est-ce qu'on est prêt à l'assumer ?

30:16
Présentateur

Mathias Leboeuf, il paraît qu'il y a des projets de data center sous-océanique dans l'eau, justement, pour ne plus avoir ce problème de refroidissement, mais c'est vrai qu'aujourd'hui, c'est un vrai sujet. On peut se poser la question.

30:29
Invité

Oui, on commence à se rendre compte des effets pervers et notamment écologiques de ce développement de l'IA et en Californie, notamment, c'est un vrai sujet extrêmement important parce que l'eau, en Californie, est un vrai problème, notamment à cause de la culture de l'amende. Il y a énormément d'amendes et d'amendiers en Californie et ça pompe énormément d'eau. Et du coup, avec les data centers et toutes les sociétés de tech qui utilisent ces data centers, il y a un double problème. Le problème des amendes a été redoublé par le problème des data centers, mais à tel point que ça pose un problème politique massif. Alors, effectivement, nous, on n'en est pas là.

Mais il faudra à un moment donné non seulement se poser la question, la question se pose, mais savoir comment on y répond et quelles politiques et notamment politiques publiques on mettra en oeuvre. Et le problème des politiques publiques, ça pose aussi la question de la souveraineté d'un État et de la souveraineté technologique. Ça passe aussi par rapport au poids de ces sociétés de tech qui sont hyper puissantes et qui, parfois, malgré le discours, font fi des impératifs écologiques.

31:46
Présentateur

Donc, les GAFAM, ils nourrillaient au nez un peu, non ? Quand ils écoutent ce débat, qu'est-ce que vous en pensez, Bernard ? Non,

31:51
Invité

ils ne nourrillaient pas au nez parce qu'ils ne nous écoutent pas de toute façon. Voilà ! Voilà ! Vous n'écoutent pas ce débat, vous savez, la cinquième colonne, ça fait longtemps que je n'y crois plus. Bien, en revanche, effectivement, le sujet des data centers, c'est, pour moi, l'économie de demain.

C'est un vrai enjeu, ça a été bien dit, ça fait partie, je vous rappelle, d'une grande partie des 44 milliards d'euros de Choose France, le fameux projet d'investissement que le président de la République à Versailles, en grande pompe, a mobilisé il y a quelques semaines, c'est l'économie des services, c'est un enjeu, je re le dis, de souveraineté, mais comme Pierre-Yves l'a dit, justement, quid de la dynamique dans les territoires, et je vais peut-être un peu plus loin, si vous le permettez, Pierre-Yves, quid de l'emploi ? Parce que ce n'est pas non plus des pourvoyeurs d'emplois comme l'était l'industrie automobile, etc.

Enfin, il y a aussi un enjeu au-delà de l'eau, c'est la récupération de ce que j'appelle, moi, la chaleur fatale, c'est-à-dire, vous savez, ma chère Judith, Data Center, pour ceux qui ne savent pas trop ce que c'est, c'est des gros ordinateurs dans une pièce qui tourne 24h sur 24, et ça, ça crée de la chaleur.

33:04
Présentateur

Ça fait très chaud, oui.

33:05
Invité

Et donc, cette chaleur, elle est perdue, donc comment aussi, de manière écologique, on la récupère et on l'utilise à autre chose ?

33:10
Présentateur

Bien sûr. Allez, Mathias Leber, votre sujet à vous, c'est au sujet d'Israël qui a proposé hier de l'aide à la France pour lutter contre les incendies. Ça en est où, ça ?

33:19
Invité

Oui, on ne sait pas justement où ça en est. Effectivement, hier, le ministre israélien des Affaires étrangères, J.D. Onsar, a annoncé qu'Israël était prête à donner son assistance à la France face aux incendies, qualifiant d'ailleurs cette démarche d'importante sur le plan humanitaire. Et cette annonce a été faite en marge d'une rencontre avec une délégation du CRIF et la France n'a toujours pas répondu. Aucune réponse publique française à l'offre israélienne n'a été annoncée. qu'il s'agisse d'ailleurs de l'acceptation d'un remerciement ou d'un refus. Pourtant, la France a activé le mécanisme de protection civile de l'Union européenne.

C'est un dispositif coordonné par le Centre de coordination de la réaction d'urgence à Bruxelles et qui permet de monopoliser, de mutualiser en fait les moyens d'un certain nombre de pays européens. Emmanuel Macron d'ailleurs a publiquement remercié la Roumanie, la Croatie, l'Allemagne, le Portugal, la Suède, la Suisse, la République Tchèque et la Slovaquie pour leur herbe et n'a absolument pas mentionné Israël dans ce cadre-là. Donc, on peut se demander quelle va être la réponse de la France et surtout pourquoi la France pour l'instant reste muette quant à la proposition d'Israël. Alors, vous savez que les relations franco-Israël traversent une crise assez profonde depuis le 7 octobre.

Il y a eu plusieurs étapes. La reconnaissance bien évidemment officielle d'un État palestinien. L'interdiction aussi des officiels israéliens de participer au salon Eurosatory 2026. Et puis, dernier épisode en date, enfin, ce n'est pas exactement le dernier mais c'est un épisode symbolique très fort. La France a également interdit l'accès à son territoire au ministre Ben Gvir qui est le ministre israélien de la Sécurité intérieure. Bref, on est en situation de crise et très tendu avec Israël. Néanmoins, cette absence de communication pèse à la fois sur les relations avec Israël et puis pèse aussi sur le terrain des feux. Refuser une aide est-ce une bonne idée dans ce cadre-là ?

35:30
Présentateur

Allez, en quelques mots, messieurs, Bernard Kouanadad, j'ai envie de dire pas de réponse, c'est une réponse ?

35:34
Invité

Oui, on sait bien que la situation a été rappelée par Mathias, c'est un peu compliqué. On serait tendu de dire qu'il ne dit mot consent, mais je ne suis pas sûr que ce soit comme ça que l'envisage de Kéder c'est. Pierre et Martin ? En fait, le sujet, c'est effectivement, vous l'avez très bien rappelé, la relation entre la France et Israël est dans un cadre très difficile, très délicat, très sensible et que je pense qu'il faudra une période d'apaisement avant de pouvoir réaffirmer un échange, une discussion, un retour. Donc moi, ça ne me surprend pas qu'il y ait un silence. Voilà, je ne trouve pas ça si mal vu le contexte.

36:11
Présentateur

Bon, on verra bien ce qui se passe. Merci en tout cas pour ce sujet. Allez, n'oubliez pas, soutien Sud Radio, soutien à la protection civile et son appel aux dons pour les feux de forêt du sud-ouest, plus de 300 volontaires sur place pour aider à évacuer la population, accueillir les sinistrés, gérer les centres d'hébergement et accompagner les plus vulnérables. Vous pouvez évidemment donner un don sur protectioncivil.org. Donner un don, c'est logique. J'ai envie de dire, allez, vous restez avec nous dans un petit instant. On vous fait rêver un peu et on vous demande, vous les auditeurs, qu'est-ce que vous feriez si vous étiez ministre ? Alors là, vous allez voir quel ministre.

Eh bien, restez avec nous à tout de suite. 17h20, les vraies voix Sud Radio. Les vraies voix Sud Radio, 17h19, Judith Beller. 17h45 sur Sud Radio, c'est l'heure de vous faire rêver, de vous projeter dans le rôle du ministre. Mais juste avant ça, je vous fais un petit rappel de nos vraies voix. Bernard Cohen Haddad, qui est président de la CPME Paris, président du Think Tank, Étienne Marcel. Vous voyez, je l'ai bien descendu

37:08
Invité

cette fois-ci. Et puis Martha,

37:10
Présentateur

qui est entrepreneur et consultant. Et puis Mathias Leboeuf, vous êtes journaliste, philosophe et auteur de Petit Traité de la Lenteur à l'usage des gens pressés. Ça donne envie de le lire, c'est aux éditions Guitré-Daniel.

37:19
Invité

C'est les vacances, la lenteur, c'est bien.

37:22
Présentateur

Allez, vous le savez, Sud Radio, c'est votre radio, 0826 300 300. Vous pouvez nous appeler, réagir et puis évidemment commenter sur notre chaîne YouTube. On part dans le Morbihan. Les vraies voix Sud Radio, si j'étais ministre. Qu'est-ce que je vais devenir ?

37:37
Invité

Je suis ministre, je ne sais rien faire.

37:40
Présentateur

Voilà, ça parle tout seul. On est avec Arthur qui nous appelle de van. Bonjour Arthur.

37:45
Invité

Bonjour Julie, bonjour à tous.

37:47
Présentateur

Alors Arthur, si vous étiez ministre, eh bien, de l'écologie, tiens, on se demande pourquoi on vous demande ça. Qu'est-ce que vous feriez ?

37:55
Invité

Eh bien, écoutez, moi j'ai trois propositions concrètes, je voulais développer. La première, moi je mettrais en place une politique de réduction des déchets. On se rend compte que le retraite et le recyclage de nos déchets, c'est un sujet où la France s'améliore mais on est encore un petit peu à la peine. Je mettrais en place par exemple un système de consignes pour le verre. Il y a quelques années, moi je suis plutôt jeune, j'ai que 26 ans mais si je ne dis pas de bêtises du temps de mes grands-parents, il y avait du verre consigné sur le lait en l'occurrence.

38:20
Présentateur

C'est vrai.

38:20
Invité

C'est quelque chose qui a été supprimé.

38:22
Présentateur

Même du temps de vos parents, je vous rassure.

38:24
Invité

Même du temps de vos parents, je pense, ça dépend des parents mais on prend un coup de vieux là.

38:29
Présentateur

C'est ça. Au revoir. Merci, merci Arthur. Allez-y, allez-y.

38:36
Invité

C'est une mesure qui a été supprimée, c'est bien dommage. On voit qu'il y a beaucoup de nouveaux commerçants qui se développent avec des systèmes pareils de verre à usage unique. C'est-à-dire qu'on vient à la supérette comment tous ces produits en vrac avec des bocaux qu'on ramène et qu'on peut garder chez soi. Ça permet de faire un rangement à la maison. C'est tellement plus simple. Donc, je pense qu'il y a un travail à faire sur le sujet. Dans un second point, dans une seconde proposition, je serais pour un développement des espaces verts. On le remarque avec des canicules successives. On va arriver à la quatrième, je crois, cette semaine.

Je voudrais mettre en place plus de parcs, des espaces verts pour éviter les îlots de chaleur. On se rend compte que dans les centres-villes, il n'y a plus un plein d'herbes, il n'y a plus rien du tout. Il y a du béton partout et finalement, les centres-villes ont assuré un crèpe de chaud. Le mot est peu fort, mais c'est la réalité. Ça permettrait de donner un petit peu des espaces à tout le monde pour sortir en extérieur sans devoir rester dans des appartements brûlants avec température. Vous voyez, je suis sur Van. J'ai réussi à monter à quasiment 40 degrés. Ça me permet d'avoir un extérieur et de quoi souffler un petit peu.

39:36
Présentateur

Allez, troisième proposition, Arthur.

39:38
Invité

Troisième proposition. Anticiper sur la crise climatique. Je voudrais mettre en place des façons d'anticiper les risques climatiques. Là, quand on voit les incendies un petit peu partout en France, j'ai vu un reportage sur TF1, vous l'avez sûrement vu également, avec des caméras dotées d'intelligence artificielle qui détectent les incendies avant qu'ils se lancent. C'est pour l'instant très désolé. Je crois qu'il n'y a que trois départements qui en sont équipés. Je serais pour déployer à l'échelle de toute la France parce qu'on se rend compte que ça brûle en Bretagne, ça brûle en Loire-Atlantique, ça brûle dans le Sud, ça brûle vraiment partout.

Et je pense que se doter un petit peu de nouveaux systèmes de détection, je pense que ça peut être bénéfique pour tout le monde. Merci beaucoup Arthur.

40:13
Présentateur

Moi, je voterais pour vous si vous étiez mis à l'écologie, même si je ne pouvais pas parce qu'on ne vote pas pour les ministres. On ne vote pas pour les ministres. Allez Bernard Conada, je reprends les trois propositions d'Arthur, réduire les déchets, développer les espaces verts, anticiper les risques climatiques.

40:25
Invité

C'est que du bon sens.

40:26
Présentateur

Ben oui, j'ai envie de dire c'est logique.

40:27
Invité

Donc comment ne pas être d'accord avec Arthur, même s'il m'a donné un coup de vieux quand même. Mais à part ça, je trouve que ce sont des bonnes mesures, c'est du bon sens, ça ne coûte pas très cher et c'est de l'indication locale.

40:39
Présentateur

On est quand même sur, Pierre et Martin, sur une revégétalisation ou sur une végétalisation des centres urbains en ce moment, on en entend beaucoup parler.

40:45
Invité

Oui, on en entend parler mais c'est vrai que quand on évolue dans les centres-villes, dans les centres urbains, on constate quand même que la végétalisation, c'est un peu lent. C'est un peu lent, voilà. Et puis je me disais en écoutant l'auditeur, enfin le ministre de l'écologie, pardon, je me disais que ça serait tant bien dans nos pratiques politiques que chaque ministre donne, communique de manière claire et audible sur trois priorités et qu'on soit en capacité. Parce qu'en fait, aujourd'hui, si on fait l'exercice, personne n'est capable de citer le nom des ministres du gouvernement et encore moins de diversifier les priorités. Comme quoi, elle a réussi son coup. C'est un moyen, voilà.

41:32
Présentateur

Allez, Mathias Leboeuf, sur ces trois points. Réduire les déchets, développer les espaces verts, anticipé les flux climatiques.

41:38
Invité

Évidemment, la végétalisation de la ville, ça paraît être effectivement une priorité absolue. Et comme l'a dit Bernard, il y a plein de petites mesures de bon sens qui ne coûtent pas cher sur la végétalisation des villes. Par exemple, moi, j'inciterais, je ne vais pas dire que j'imposerais, parce que parmi les mesures que je prendrais, il faut arrêter l'écologie punitive. Tant que l'écologie est punitive, les gens ne se convertiront pas aux gestes écologiques. Mais par exemple, dans les villes, réinstaurer des jardins potagers en accès libre, c'est extrêmement important. Ça permet déjà de lutter contre l'inflation et l'économie chères.

Et puis, ça recrée du lien social et ça cultive des terrains. Donc, voilà des petites mesures qui sont extrêmement faciles à prendre et qui font de l'écologie positive et concrète.

42:32
Présentateur

Vous voyez, Arthur, vous avez inspiré nos vraies voix. Peut-être non. Sur l'anticipation des risques climatiques, on peut dire un petit mot, c'est vrai qu'on les connaît, les risques climatiques qui nous arrivent dessus. Puissance 1000, j'ai envie de dire. Et on ne fait pas grand-chose ou pas assez. Bernard Cohen, à date.

42:50
Invité

Écoutez, Judith, on a eu dans les grandes villes, parce que moi, je suis parisien, on a eu, ça fait maintenant 10 ans, des réunions à la ville, c'est-à-dire à l'hôtel de ville de Paris, à la région sur les conséquences d'une canicule à plus de 50 degrés. On a eu beaucoup de réunions. Mais sincèrement, il n'y a pas de mesures qui ont été appliquées. Alors, on sait ce qu'il faut faire. On évoquait la végétalisation. On évoquait aussi dans certains quartiers ce type de jardin d'y ouvrier. Encore faut-il qu'il y ait du foncier ? Parce qu'il faut aussi du terrain. On peut en trouver. Il y a la végétalisation des toitures ou le fait que les toitures ne soient pas en zinc, etc.

Donc, on sait ce qu'il faut faire. Il y a du moyen. Et puis, ça a été dit tout à l'heure par Pierre-Yves, il faut aussi qu'on se décide à un moment de faire les choses.

43:40
Présentateur

Voilà, il faut faire les choses. Arthur, vous restez avec nous parce que vous allez faire les choses aussi. Vous êtes là. Vous allez jouer avec nous maintenant. Avec plaisir.

43:47
Locuteur

Allez, c'est parti pour le jeu de l'été.

43:49
Présentateur

Alors, mes chères vraies voix,

43:54
Locuteur

je vous ai concocté

43:56
Présentateur

et non contacté concocté un petit blind test. Vous savez, c'est-à-dire on vous met des petits titres de musique, de chansons. Il faut trouver l'interprète et non le titre de la chanson. Attention, c'est très important. Vous êtes une équipe de deux contre deux. Donc, Arthur, c'est vous qui choisissez votre vraie voix.

44:12
Invité

Ok, écoutez, je vais partir avec Mathias.

44:14
Présentateur

Alors, voilà.

44:15
Invité

Vous avez fait un bon choix.

44:17
Présentateur

Très bien mort et pieds. Bon, il y en a des faciles quand même. Je n'ai pas été trop méchante. J'ai envie de dire que c'est un spécial disque au chic. Enfin, selon moi. Allez, c'est parti.

44:30
Invité

Gloria Guénor. Ah bah ouais. On va y aller dans la fleur nous.

44:38
Présentateur

On adore Gloria Guénor. Ouais. Allez, on continue à se faire plaisir avec la number two. Oh, il est fort notre auditeur aussi. Bah, dis donc, messieurs, là, j'ai un matin. Moi, j'ai un peu plus.

44:56
Invité

Qu'est-ce que c'est que ça ?

44:58
Présentateur

Ok, alors, deux points pour vous. Attention, hein, c'est serré, là. Allez, c'est parti. Number trois. Ça, vous avez trouvé, quand même.

45:11
Invité

Voyons, c'est... Ça va être notre seul point.

45:24
Présentateur

Numéro quatre.

45:29
Invité

C'est quoi, nous, c'est Ron ?

45:31
Présentateur

Ah, trop tard. Ah, c'était à deux doigts.

45:33
Invité

C'est Ron. C'est bon, c'est bon.

45:40
Présentateur

Cinq.

45:42
Locuteur

Chic.

45:43
Présentateur

Hein ? Qui l'a dit ? Vous l'avez dit en même temps, en fait ? Vous êtes trop forts. Arthur l'a dit aussi, oui. Me souffle, Maxime. Ils l'ont dit à l'unisson. Bon, toujours pas, Bernard et Pierre-Yves ? Ah, non, mais on est sans litre en tête. Allez, concentrez-vous, là.

45:59
Invité

On nous a demandé de laisser gagner l'auditeur. Donc, bon, voilà.

46:03
Présentateur

Il faut vous concentrer, messieurs. Celui-là, il est normalement facile.

46:08
Invité

Ah, ça, c'est un peu nul de dire ça. Tadadam, oui. Oh, exactement.

46:24
Présentateur

Bon, on est quand même à 5 à 1.

46:26
Invité

Oui, c'est ça que c'est rien.

46:32
Présentateur

Allez, c'est parti pour le numéro 7.

46:34
Invité

Ça, c'est un peu plus dur, ça.

46:41
Présentateur

Il faut mettre le refrain. Vous êtes dur, cher réalisateur. Moi, je sais, moi, je sais. Il n'y en a pas un ? Sérieux ? Allez, encore. Je vous laisse encore 10 secondes. 1, 2, 3. Si, Arthur, mais vous avez vérifié.

47:19
Invité

Il a fait Shazam. Non, vous avez fait Shazam, Arthur. Vous avez fait Shazam. Il faut que ça monte, il faut que ça... OK.

47:25
Présentateur

Bon, vous avez Shazam ou pas ? Dites-nous la vérité, Arthur.

47:28
Invité

Un peu, hein ? Arthur. C'est un silence. C'est comme la France. Bon, on va faire zéro pour tout le monde.

47:36
Présentateur

Allez, numéro 8. C'était Grace Jones.

47:38
Invité

Ah oui, Grace Jones. Ah, Grace Jones, oui. Ah, c'est Moubis. Non, c'est pas Moubis, c'est...

47:47
Présentateur

Tu peux vous donner un indice, si vous voulez. Il a une grosse barbe.

47:55
Invité

Oui, je... C'est un...

47:56
Présentateur

C'est un...

47:57
Invité

Le refaire tête. C'est un telier, ouais. C'est pas ça que tu dis.

48:06
Présentateur

Bravo !

48:07
Invité

Bravo !

48:07
Présentateur

Bon, bah, décidément, hein. Allez.

48:11
Invité

Allez, la dernière.

48:11
Présentateur

Hein, la dernière, et vous vous concentrez, parce que...

48:14
Invité

On se concentre, là.

48:15
Présentateur

Là, franchement, Pierre-Yves Martin et Bernard Cohen, Haddad, si vous me trouvez pas celle-là...

48:19
Invité

On a tous s'est demandé, là. On a fait une réponse, c'est le congente.

48:25
Présentateur

C'est mettre le refrain, Maxime.

48:30
Invité

Ils vont pas trouver... Normalement, c'est l'évidence, là. Ah oui, c'est... Oui, c'est... Oui, c'est... Oui, c'est...

48:34
Présentateur

Oui, c'est... Bon, de toute façon, Arthur... Bon, ça va, ça va, ça va. On a sauvé l'honneur. Arthur et Mathias, vous êtes à 6. Bernard et Pierre-Yves, vous êtes à 2.

48:51
Invité

Je trouve que c'est pas mal, quand même. C'est pas mal. C'est pas mal. On a prisé la remontade.

48:57
Présentateur

Allez, vous restez avec nous. Merci beaucoup, Arthur, d'avoir joué avec nous, chers auditeurs. Vous pouvez appeler au 0800 26 300 300 si vous avez un avis, vous souhaitez réagir, partager une expérience. Vous avez forcément quelque chose à dire. Vous pouvez aussi nous envoyer des petits SMS au 720 18 et puis avec les lettres VV dessus. Puis vous réagissez sur YouTube. Et puis n'oubliez pas par mail aussi avec jeparticipeatsudradio.fr si vous avez envie de faire le blind test. Allez, vous restez avec nous dans un petit instant. C'est le flash, la météo, évidemment. Et puis aussi, le grand débat. Restez là, tout de suite. Vous êtes sur Sud Radio, c'est les vraies voix de l'été pour vous.

Suite de notre édition spéciale consacrée aux incendies en France, notamment en Gironde et dans les Landes. Et je vous rappelle que Sud Radio soutient la protection civile et son appel aux dons pour les feux de forêt du Sud-Ouest. Plus de 300 volontaires sur place pour aider à évacuer la population, accueillir les sinistrés, gérer les centres d'hébergement et accompagner les plus vulnérables. Vous pouvez participer à cette cagnotte sur protection-civil.org. Et puis dans un instant, le grand débat. Vous le savez, les records de chaleur s'enchaînent et les événements extrêmes comme les incendies deviennent fréquents. Est-ce qu'on doit s'y habituer ? C'est la vraie question.

Je vous rappelle nos vraies voix du jour. Bernard Kouenadad, qui est président de la CPME Paris, président du think tank Étienne Marcel. Tout va bien, Bernard ?

50:15
Invité

Vous tous.

50:16
Présentateur

Quand vous êtes bien avec nous, on est bien avec vous, donc ça tombe bien. Et vous, est-ce que vous êtes bien, Pierre-Yves Martin, qui est entrepreneur et consultant ?

50:21
Invité

Mis à part la session de blind test, sinon ça va très bien.

50:24
Présentateur

C'est vrai, c'était moi, j'avoue. Et vous, Mathias, vous avez brillé dans ce blind test. Mais bon, vous avez écrit « Petit traité de la lenteur à l'usage des gens pressés ».

50:31
Invité

C'est pour ça qu'on a lu le bouquin. Et vous êtes aussi philosophe. Le blind test, il faut être rapide, il ne faut pas être lent.

50:36
Présentateur

Oui, justement, vous êtes pressé. C'est pour ça que vous avez écrit « Petit traité de la lenteur ». C'est ce qu'on se dit. Allez, c'est parti pour le Grand Débat. Le mois de juillet est marqué par des records de chaleur, des incendies géants et des sécheresses sur plusieurs continents. Pour les climatologues, ces phénomènes sont appelés à devenir plus fréquents avec le réchauffement climatique. Alors, on vous pose la question sur YouTube, vous n'hésitez pas à les commenter. Et puis, si vous avez des trucs à dire, vous savez, Sud Radio, c'est votre radio. Vous nous appelez au 0826 300 300.

La question qu'on vous pose donc sur YouTube, tout bête, faut-il apprendre à vivre avec ces nouveaux étés, très très chauds, ou est-ce que la tendance peut être encore inversée, selon vous ? Alors, on est toujours avec notre auditeur Arthur, qui nous appelle de vanne dans le Morbihan. Arthur, vous êtes avec nous ?

51:20
Invité

Oui, toujours là.

51:21
Présentateur

Alors Arthur, dites-nous, vous, ce que vous en pensez. Est-ce qu'on peut continuer ? Est-ce qu'il va falloir s'habituer à tout ça ? Ou est-ce que ça peut encore changer ?

51:29
Invité

Écoutez, je pense que les deux solutions ne sont pas incompatibles, comme vous l'évoquiez en titre. Alors oui, il va falloir apprendre à vivre avec des étés qui seront de plus en plus chauds et de plus en plus secs. Et je pense qu'ils le sont déjà. On voit bien que cette année, cette réalité, quand on voit les températures, c'est affolant. Je pense qu'il faut adapter nos forêts. Là, quand on voit les incendies en Girande, en fait, on se rend compte que c'est souvent que des forêts de par maritime. Donc forcément, c'est de la monoculture, c'est un rang, ça brûle tout de suite. Alors qu'ils ont tiré les conséquences à l'Andiras, par exemple.

Ils ont installé des pains maritimes, mais des feuillus et toutes sortes de résineux et d'arbres qui pourront constituer une forêt qui sera tout aussi puissante, tout aussi grande, mais qui ne brûlera peut-être pas forcément aussi rapidement dans quelques années si ça devenait... Je pense que ça passe par une adaptation des cultures, des plantations qu'on fait dans nos forêts. Ça fonctionne pour nos villes. Comme je le disais, je pense qu'il faut aussi renforcer les moyens de prévention et de lutte. Il y a le sujet avec les Canadaires. On se rend compte qu'il y a eu 10 ans d'arrêt total de la chaîne.

52:32
Présentateur

Oui, on en a parlé tout à l'heure.

52:33
Invité

On veut la relancer et forcément, ça fait un petit peu bouchon pour l'état des commandes. Mais en tout cas, je me refuse de dire que tout est joué, en fait. Bien sûr. Si on part du point de vue de dire que tout est fini et que c'est irréversible, forcément, je pense qu'on peut arrêter toute l'éthique climatique et arrêter de se battre.

52:53
Présentateur

Ça va se reproduire et la saison est loin d'être terminée. Écoutez notre ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez.

52:57
Invité

Évidemment, la saison est loin d'être terminée. Donc, comme je l'avais annoncé, d'ailleurs, dès le début du mois de juin, on s'attend à une saison compliquée. On s'attend évidemment à ce que le reste de la saison soit très compliqué. Ce qui pose évidemment la question de la fatigue de nos effectifs et notamment des sapeurs-pompiers qui, je veux rendre évidemment un hommage appuyé et le soin qu'on doit apporter, évidemment, à renouveler, à régénérer la ressource. Donc, voilà.

53:26
Présentateur

Renouveler, régénérer, ça en revient un petit peu à ce qu'on se disait tout à l'heure, Bernard Cohen-Haddad. Mais c'est vrai qu'il y a une adaptation globale qu'il faut qu'on mette en place pour nos forêts, pour nos villes, pour tout. C'est-à-dire qu'à un moment donné, on a l'impression qu'on est quand même très, très en retard.

53:39
Invité

On est dans un changement de vie. Il faut l'accepter. Alors, il ne sait pas dire qu'on est pour ou contre. On n'a pas le choix. Le climat change. On a des attentes. Vous avez vu le débat qu'on a eu il y a quelques jours sur la climatisation. On a tout à l'heure, Mathias l'évoquait, les problèmes et aussi Pierre-Yves de l'eau. À travers soit les datacers, soit les grandes bassines. Parce qu'il y a aussi un problème. Et puis, il y a un vrai enjeu de faire en sorte qu'on ne tombe pas dans l'écologie punitive. Ça a été rappelé, mais plutôt dans une écologie constructive, participative, qui implique l'ensemble des acteurs de la vie économique, mais aussi des villes.

Parce que ceux qui, aujourd'hui, en payent le cash, ce sont d'abord les habitants des grandes villes qui sont les plus démunis. Parce qu'ils n'ont pas les moyens, quand on vit en appartement, d'avoir une influence sur l'environnement immédiat. Et ça, pour moi, c'est aussi un vrai décalage, voire une inégalité dans les territoires.

54:41
Présentateur

Pierre-Yves Martin, qu'est-ce que vous en pensez, vous, de tout ça ?

54:44
Invité

De tout ça ?

54:45
Présentateur

De tout ça. Alors, vous voulez que je dise plus précisément, il y a 32 000 hectares qui ont brûlé depuis le début de l'année en France.

54:50
Invité

Et aussi parce que,

54:52
Présentateur

excusez-moi juste, il y a des conditions climatiques qui permettent parfois au feu de parcourir 10 kilomètres en une heure. Et le problème, c'est aussi, effectivement, le débroussage et la non-adaptation globale.

55:01
Invité

Mais ce qu'on évoquait tout à l'heure, compte tenu de la force de ces incendies, de la puissance des différentes canicules qu'on a vécues, moi, je crois beaucoup à une prise de conscience de l'opinion publique. et j'ai quand même l'impression que c'est la première année où il se passe quelque chose dans l'état d'esprit des uns et des autres et qu'on accepte et on valide le fait qu'il y a un vrai sujet climatique. J'ai l'impression que les années précédentes, il y avait toujours une partie de l'opinion qui exprimait une contestation, une remise en cause de cette perspective climatique.

Et là, maintenant que les choses ont été démontrées par A plus B, j'espère qu'on pourra effectivement lancer des actions de prévention, finalement d'intégrer la dimension climatique dans le projet politique de la France et des territoires. Et je suis assez d'accord avec vous, on parle souvent d'inégalité des territoires dans le sens rural versus urbain. Mais là, sur ce sujet, c'est complètement inversé.

56:09
Présentateur

Allez, 0 826 300 300, vous pouvez réagir à ce que vous entendez à l'antenne de Sud Radio, vous le savez. Nous sommes avec Loïc, qui nous appelle de Gaste. Vous, vous habitez dans les Landes, Loïc. Bonjour, bonsoir.

56:21
Invité

Oui, bonsoir.

56:22
Présentateur

Et vous, ce qui vous révolte, en fait, Loïc, c'est que vous avez connu ça il y a 4 ans. Effectivement, on s'en souvient très bien de la thèse de bûche et rien n'a été fait depuis, en fait. C'est ce que vous dites.

56:32
Invité

Exactement, c'est ce que j'avais dit l'autre jour quand le feu de Biscarois avait commencé. J'ai eu un flashback il y a 4 ans de ça en disant que ce n'est pas possible. C'est reparti comme en 40, comme on dit.

56:46
Présentateur

Et quand vous dites que rien n'a été fait, qu'est-ce qui n'a pas été fait, selon vous ?

56:49
Invité

Eh bien, enfin, je ne sais pas. Je ne suis pas de silviculteur, mais j'ai 50 ans. Je suis natif de Bordeaux, mais j'ai passé toute mon enfance à la Cano, donc la forêt canolaise est la même que la forêt landaise. Les pins sont les mêmes, si vous voulez. Autrefois, quand je prenais le vélo, quand j'étais gamin, on prenait les pistes allemandes, on faisait 10 km à vélo. Et puis, de temps en temps, il y avait une bande de sable de 100 mètres. Pourquoi 100 mètres ? Parce que les pignes, quand elles bêtent, ça laissait une distance suffisante. Il y avait des parcels où c'était du sable blanc. Il n'y avait pas la moindre végétation. Et puis, ça, sur des kilomètres, des kilomètres.

Et puis, on continuait. Et puis, sur 10 kilomètres, il y avait encore une bande de blanches, etc. Et puis, petit à petit, j'ai connu les flancs en 89 à la Cano. On a été évacués. Et puis, bon, ça s'est très bien passé. Il y a ça à brûler. Mais par chance, le porge, malheureusement, avait été, là aussi, gravement touché. Ça n'a pas servi d'exemple. Et là, il y a 4 ans de ça. On a connu les feux. On a fait un beau par-feu, là, entre Biscarros, on est dans les Landes. Et puis, là, c'est la Gironde. Donc, on sépare bien les choses. Et à côté, rien n'a été fait. Voilà. Les fossés, parce que là, qu'on ne dise pas que le camion qui a brûlé, c'est entre Biscarros et Sanguinet.

C'est une départementale. Il n'y a rien autour. Il n'y a pas de maison. Donc, on ne nous fasse pas. Pour pouvoir les polimancher avec les OLD, on impose à nous beaucoup de choses, entreprise, avec qu'il faut des RIA, des extincteurs, enfin, tout ça. Et puis, en fait, à côté, des effets d'annonce, on va nettoyer 2-3 fossés l'été, la première année. Et puis, après, rien n'est fait. Voilà. Et on en arrive à d'âme de telles catastrophes. Plutôt que de mettre des moyens chaque année. Et puis, c'est des pauvres gens qui font les pompiers. C'est les agriculteurs dont un agriculteur dit qu'ils ont même des moyens supérieurs à nos pompiers, avec des cuves 10 fois plus grosses. On bricole.

Je suis surpris, voyez-vous, qu'on n'ait pas demandé de l'aide au Mali. Je veux voir s'ils n'avaient pas des hommes à nous amener, quoi. Tellement, c'est dramatique. C'est un résumé de notre pauvre France.

58:44
Présentateur

Je n'ai pas bien compris le rapport, là, mais d'accord.

58:47
Invité

Le rapport, mais parce qu'on demande des avions en Tchécoslovaquie, ou je ne sais trop où, de l'aide en Tchécoslovaquie pour montrer, là aussi, qu'on a une super Union européenne. Jusqu'à présent, on n'avait pas besoin... Enfin, s'ils avaient mis les moyens, les 50 millions, je crois, d'euros, c'était ça. On met un milliard pour dépolluer la Seine pour les JO. On n'est pas capable de mettre 50 millions pour assurer notre propre sécurité.

59:08
Présentateur

Allez, vous restez avec nous, vous restez avec nous, Loïc, parce qu'on va continuer ce débat juste dans un instant, évidemment. Restez avec nous. C'est les vraies voix de l'été de Sud Radio. Et c'est des sujets qui nous touchent tous. Donc, surtout, ne partez pas. On revient. A tout de suite. 17h20, les vraies voix Sud Radio. Judith Beller. 18h15 sur Sud Radio, c'est la suite de notre grand débat. N'oubliez pas, les alertes des scientifiques se multiplient depuis des décennies et les conséquences du réchauffement climatique sont visibles absolument partout dans le monde, en France, en Grèce, en Espagne, au Canada, aux Etats-Unis. La vraie question est peut-être celle-ci.

Est-ce qu'on a encore une marge de manœuvre ? D'ailleurs, on vous pose cette question sur YouTube. Faut-il apprendre à vivre avec ces nouveaux étés ou est-ce que la tendance peut-être encore inversée ? Vos vraies voix du jour, Bernard Cohen Haddad, président de la CPME Paris, président du think tank Étienne Marcel, Pierre-Yves Martin, entrepreneur et consultant. Et puis Mathias Leboeuf, journaliste, philosophe et auteur de petits traités de la lenteur et à l'usage des gens pressés chez Guy Trédaniel. Mathias, vous vouliez nous parler, justement réagir un peu à ce que disait Loïc sur les forêts ?

1:00:07
Invité

Oui, oui. Est-ce qu'il faut s'habituer ? Non, il ne faut pas s'habituer mais il va falloir s'adapter. C'est à peu près sûr et notamment s'adapter, c'est gérer autrement la forêt et votre auditeur tout à l'heure a dit une chose extrêmement importante c'est la diversification des essences et si ça brûle énormément dans les Landes et en Gironde c'est qu'on a une forêt qui est constituée essentiellement de pins. Attendez, on va vous donner

1:00:31
Présentateur

la parole Loïc.

1:00:33
Invité

Et notamment, on a implanté des pins d'Alep qui sont des résineux qui retiennent énormément la résine et des pins d'Alep c'est des allumettes sur terre plantées dans la terre.

Donc ça c'est une première chose accélérer les lignes coupe-feu c'est également extrêmement important et aujourd'hui il n'y en a pas assez notamment dans la forêt dans la forêt landaise et puis il y a une autre chose à faire parce que c'est une question qui m'intéresse particulièrement c'est augmenter les zones tampons entre la forêt et les habitations quand on voit qu'il y a des villages entiers enfin il y a un village entier qui a quasiment été rasé dans les Landes ben là on se demande pourquoi il n'y a pas eu des zones tampons plus importantes pour préserver les habitations et il y a une dernière chose aussi dont on ne parle jamais c'est la coordination de la forêt privée avec la forêt publique et le rôle de l'ONF dans cette coordination 95% du territoire de la forêt landaise c'est de la forêt privée c'est pas de la forêt domaniale publique donc là c'est pareil la façon dont c'est géré va varier en fonction du propriétaire

1:01:41
Présentateur

tout simplement bien sûr Loïc on vous écoute

1:01:43
Invité

je ne suis pas d'accord sur le mélange

1:01:47
Présentateur

d'essence là c'est ça ?

1:01:48
Invité

oui la forêt elle aurait 50 ans on pourrait dire mais elle a quand même quelques siècles le problème elle a déjà brûlé mais elle a été à chaque fois maîtrisée avec des moyens moindres à quelle heure actuelle le problème c'est qu'il y a un manque d'entretien de moyens qui est donné et puis voilà en plus de ça on a connu un hiver hyper humide avec une végétation qui a explosé rien n'a été nettoyé il y a eu des tempêtes rien n'est nettoyé quand il y a les coupes d'arbres on laisse les capites c'est à dire les têtes d'arbres pourrir parce que pour la végétation pour ceci pour cela et vous passez dans les forêts vous ne pouvez même plus les pompiers ne peuvent plus y accéder on ne peut même pas y accéder donc le problème c'est un manque d'entretien déjà enfin je pense et puis après il y a comment dirais-je là où moi je suis aussi très inquiet c'est que l'hiver prochain si on a encore le même avec la même petite géométrie qu'on a connue cette année c'est plus des incendies qu'il va y avoir c'est également des inondations le pain pourquoi le pain parce que c'est un arbre qui boit à peu près 100 litres d'eau par jour et donc c'est pour ça que c'est pas enfin c'est ce qui se dit Napoléon avait fait ça pour assainir les marées voilà et donc maintenant les crasses ne sont plus nettoyées enfin c'est voilà parce qu'il faut protéger également la petite espèce de petites grenouilles dont tout le monde se fout mais à part 2-3 excités comme j'ai dit la dernière fois il faut s'en protéger tout le monde a sa place et elle compte

1:03:06
Présentateur

dans la chaîne alimentaire allez-y Mathias

1:03:09
Invité

je crois aussi qu'il y a c'est ce qu'évoquait Bernard tout à l'heure il y a un manque fondamental d'éducation écologique sur la forêt en particulier parce que les gens ne savent pas comment fonctionne une forêt moi je l'ai découvert tardivement parce que je me suis intéressé aux arbres à un moment donné je me suis aperçu que je ne savais pas ce qu'était un arbre que j'étais persuadé que c'était important mais je connaissais 3-4 essences et je ne savais pas comment fonctionnait une forêt donc j'ai pas mal bûché là-dessus et juste quand on voit par exemple le débat qu'il y a eu sur la clim pendant la canicule on se rend compte du degré zéro d'éducation écologique du peuple français parce que la clim ça rejette de la chaleur à l'extérieur et vous savez quoi le grand problème on en est quasiment à dire que c'est bien dommage qu'on ne puisse pas climatiser les forêts on en est là donc effectivement on ne peut pas climatiser les forêts c'est ça c'est un problème

1:04:03
Présentateur

la climatisation ok ça ne fait pas du bien à l'environnement mais Bernard Cohen à l'adad ça sauve des vies on parle de canicule surtout chez nos vieilles personnes et personnes en difficulté

1:04:11
Invité

moi je ne suis pas en anticlim surtout si c'est de la clim qui est fabriquée en France ce que je préfère plutôt que ça vienne de Chine, de Corée ou d'autres pays donc ça ça ne me pose aucun problème c'est juste ce que ça a été dit il n'y a pas de modèle unique et tant qu'on sera le nez dans le guidon c'est tout ceci tout cela comme on évoquait tout à l'heure justement et d'ailleurs on voit bien que les auditeurs ont du bon sens ils ne veulent pas que des canadaires ils veulent des canadaires et le reste donc tant qu'on sera monomaniaque ou que l'on pense avoir toujours une solution unique à un problème multiple on ne s'en sortira pas et je partage ce qu'a dit Mathias parce que moi il m'est arrivé de manière connexe de voir comment était la gestion d'une forêt avant ces incendies là c'est extrêmement complexe c'est chronophage et c'est coûteux et beaucoup de propriétaires fonciers il ne faut pas croire qu'ils roulent sur l'or non plus et donc cette prise de conscience elle fait partie d'une éducation et ça peut être le faire dès le plus jeune âge

1:05:08
Présentateur

éducation au bénévolat

1:05:09
Invité

et bénévolat mais aussi une mobilisation je le rappelle sociétale parce que on ne vit pas seul sur une île on vit dans un environnement et c'est ça qu'il faut peut-être aujourd'hui valoriser Pierre-Yves Martin Juste pour revenir sur la climatisation ça serait intéressant d'avoir le même sujet le même débat dans 2-3 mois pour voir si ce recours au moins dans la parole des uns et des autres à la climatisation est toujours aussi soutenu peut-être qu'on aura zappé peut-être qu'on aura oublié j'en sais rien du tout et ça repose cette question du rapport que vous évoquiez du rapport au collectif c'est que malheureusement en temps de canicule j'ai un peu l'impression que chacun réagit par rapport à soi-même et du coup se posent pas les questions et se disent pour reprendre votre raisonnement j'en ai rien à faire que ça dégage de la chaleur du bon que chez moi c'est Yves Fafra les gens ne savent pas que la clim rejette de l'air chaud à l'extérieur donc forcément on augmente la chaleur globale extérieure donc moi je suis pas anti-clim bien évidemment qu'il y a des tas d'endroits les EHPAD les hôpitaux les écoles quand les enfants sont à l'école il faut que ce soit vivable mais par exemple climatiser sans par ailleurs végétaliser c'est une hérésie c'est n'importe quoi donc en fait effectivement il n'y a pas une solution unique c'est toute une politique et on en revient à l'idée de vision de cohérence de perspective du plan comme vous le disiez tout à l'heure qui doit permettre de mener une politique bien sûr

1:06:39
Présentateur

allez on va vous laisser le mot de la fin Loïc sur cette idée justement de climatisation et puis on va changer de sujet après tout en continuant ce débat on vous écoute Loïc

1:06:48
Invité

pour la climatisation là aussi je suis désolé je suis un peu sceptique quand c'est enfin ce sont des inverteurs maintenant c'est des clims double flux enfin ils font du froid d'un côté et du chaud de l'autre mais ce qu'il faut voir c'est qu'elles font du froid certes et du chaud à l'extérieur mais l'été l'hiver c'est l'inverse et l'avantage c'est qu'une clim par exemple va vous restituer 3500 watts de chaleur mais va nous en consommer que 1000 alors qu'un simple radiateur il va vous consommer 1000 watts et vous restituera que 1000 watts alors d'un autre côté c'est vrai que ça rejette un peu de chaleur l'été mais l'hiver ça consomme moins d'électricité et donc à mon avis le delta fait qu'on se retrouve à zéro donc est-ce que la clim on est à les températures actuelles aussi élevées je ne pense pas là non plus je suis désolé une réaction d'EVV en deux mots je voudrais réagir votre réaction je la comprends mais ça me fait penser à une phrase de Jean-Yann que j'aime beaucoup Jean-Yann disait tout le monde veut sauver la planète personne ne veut descendre les poubelles donc à un moment donné il faut changer de comportement il nous manque Jean-Yann non mais c'est pas un effet de vase communiquant malheureusement c'est pas parce que le chaud de l'été on le récupère en hiver malheureusement c'est pas comme ça parce que les effets sur l'environnement sur l'écosystème il est durable et il n'est pas immédiat donc par contre c'est vrai que il faut arrêter de diaboliser la clim en tout cas moi je le crois il faut faire un effort ça a été dit mais aussi il faut maîtriser ce que l'on installe

1:08:10
Présentateur

allez merci beaucoup on va prendre les consultations les résultats avec vous Quentin Saunier sur notre question posée sur Youtube

1:08:18
Invité

oui puisqu'on vous pose cette question faut-il apprendre à vivre avec ces nouveaux étés ou la tendance peut-elle être encore inversée vous répondez oui à 53% il faut apprendre à vivre avec ces nouveaux étés beaucoup de commentaires également on a Stan qui nous dit la tendance ne peut pas s'inverser il y aura toujours des gens pour mettre le feu consciemment ou inconsciemment et on a Baptiste qui nous dit pour que ça change il faudrait que la justice fasse aussi son travail pour éviter les actes mal vieillants

1:08:42
Présentateur

Merci beaucoup Quentin Saunier merci beaucoup Mathias Lebeuf vous nous quittez puisque vous allez chez nos confrères de CNews qui en passent le bon soir je rappelle que vous êtes journaliste philosophe et auteur de Petit traité de la lenteur à l'usage des gens pressés chez Guittre et Daniel merci d'être venu partager avec nous c'était un plaisir Allez-vous rester avec nous vous auditeurs de Sud Radio auditeurs auditrices évidemment dans un instant c'est l'info en plus avec un axe agriculture etc évidemment toujours dans cette édition spéciale sur les incendies qui ont lieu dans la Gironde dans les Landes et puis sur le territoire français évidemment 18h27 sur Sud Radio vous êtes dans les vraies voix de l'été vous pouvez réagir commenter ce que vous voulez au 0800 26 300 300 on attend vos témoignages pour cette spéciale feu de forêt incendie et puis on part d'ailleurs à Martignas en Gironde pour recevoir Justine Allo Justine Oui bonsoir Justine Cambou Justine vous êtes infirmière et vous avez été évacuée à Martignas en Gironde Tout à fait Alors racontez-nous un peu ce qui vous est arrivé Ben écoutez ça a commencé donc mercredi un jour de travail comme un autre avec un feu qui a débuté aux alentours de midi dans les communes de Somos et au niveau du port donc jusque là pas trop d'inquiétude pour nous à Martignas mais beaucoup de collègues inquiètent car elles habitent dans ces communes-là donc directement impactées le jeudi moi je travaillais je suis partie au travail et j'ai été bloquée sur les routes donc je suis arrivée en retard en comprenant pas trop ce qui se passait et on m'a expliqué que les vents avaient tourné et que se diriger vers l'Age Arès donc le lieu où je travaille donc toutes les opérations ont été annulées ce jour-là au cas où ils aient besoin d'évacuer la clinique et qu'il y ait le moins de personnes possible dedans pour éviter des mouvements de panique donc le midi notre supérieur nous a demandé de rentrer chez nous donc à Martignas pour éviter justement tous ces mouvements de foule aussi sur la route le vendredi je devais travailler aussi et on m'a dit de ne pas venir donc là on a commencé à comprendre que c'était problématique et que potentiellement la clinique allait être évacuée et c'est ce qui s'est passé donc les patients ils ont été évacués aussi Justine le vendredi matin la clinique d'Ares a commencé à être évacuée ils en parlaient depuis le jeudi matin ils avaient lancé une cellule de crise et ils parlaient aussi de potentiellement lancer le plan blanc

1:11:39
Invité

vous Justine comment on vit ce genre d'évacuation je suppose qu'il y a beaucoup d'inquiétudes vous comment vous l'avez vécu quand on vous a dit je sais que c'est une sonnerie très particulière sur un téléphone je pense que ça met un peu la pression comment vous l'avez vécu vous en tant que sinistrée

1:11:54
Présentateur

alors moi pour le coup on a pris des précautions avant de recevoir cette sonnerie justement parce que j'ai des amis à moi des collègues mes grands-parents aussi qui étaient sur le bassin et qui ont reçu cette alerte avant nous à Martignas et à 21h30 le maire de la commune de Martignas a pris la parole sur les réseaux et a conseillé aux habitants de Martignas de partir même avant que l'air sonne et elle a sonné aux alentours de minuit donc nous on est partis on est partis avant ça mais très stressant les fumées noires qui arrivaient sur Martignas l'incompréhension et où est-ce que vous êtes là ? comment ça va maintenant ?

Justine on est allé dans plusieurs endroits à chaque fois on se décalait à peu près de 15 kilomètres de chaque endroit qui était évacué et hier après trois jours dans les fumées on a décidé avec mes parents de partir sur Toulouse chez ma soeur pour souffler un peu essayer de se reposer un peu avant de revenir vous avez des nouvelles de votre maison et tout ça ?

oui pour le coup Martignas n'est pas impacté directement par les feux mais c'est les fumées qui sont très toxiques donc bien sûr écoutez on vous remercie vraiment pour votre témoignage Justine Cambou et puis vraiment énormément de courage à vous et à vos proches parce qu'on sait que la situation est très compliquée donc vraiment on vous souhaite de tout coeur de vous en sortir et que ça aille mieux et que surtout vous retrouviez toutes vos affaires merci beaucoup C'est l'info en plus tout de suite votre rendez-vous avec Quentin Barbazin évidemment toujours consacré aux incendies à la suite de cette émission spéciale

1:13:48
Invité

oui Judith ils sont agriculteurs mais ils aident les pompiers face aux incendies ils connaissent bien le terrain mais la préfète de Gironde Sophie Broca s'appelle désormais les agriculteurs à ne pas intervenir de manière spontanée ils sont invités désormais à s'inscrire sur un fichier via le site de la chambre d'agriculture de Gironde afin que leur intervention puisse être coordonnée l'objectif de cela c'est éviter la mise en danger et permettre d'acheminer l'eau là où elle est réellement nécessaire et je vous propose Judith c'est qu'on écoute justement Sophie Broca ce préfète de Gironde ils sont très mobilisés avec leurs tracteurs et leurs tonnes à eau pour aller apporter de l'eau au plus près des sapeurs-pompiers mais je le dis nous ne souhaitons pas que les agriculteurs prennent d'initiatives individuelles nous ne souhaitons pas retrouver des tracteurs avec des tonnes à eau qui se promènent un peu partout à la recherche des pompiers cela doit être organisé nous l'avons dit il y a un fichier pour s'inscrire sur le site de la chambre d'agriculture de la Gironde et ensuite sur la base de ces inscriptions de ces volontaires qui se déclarent il y a une organisation avec les sapeurs-pompiers il faut que on puisse apporter de l'eau aux sapeurs-pompiers pour limiter leurs allées et venues pour recharger mais de manière ordonnée et de manière sécurisée voilà moi je ne veux pas qu'il y ait d'agriculteurs qui soient pris dans les flammes et qui soient blessés ou pire donc la générosité c'est très bien à condition que ce soit organisé oui alors Fabrice on va recevoir avec nous Fabrice Laguette qui est président de la coordination rurale de Gironde bonsoir Fabrice oui bonsoir comment vous avez vécu justement ces annonces de la préfète qui sans doute vous mettent un peu une contrainte au niveau de votre organisation pour aider les pompiers vous qui les aidez depuis maintenant quelques jours une contrainte c'est normal que ce soit formalisé et que ce soit sécurisé mais quand ça met 48h ou 70h à se mettre en place le feu il n'attend pas 48h ou 72h et on voit que ça continue à brûler ça a brûlé énormément de surface de maison et nous moi je suis sur le front depuis jeudi matin et il n'y a pas eu d'incident avec les agriculteurs et il n'y avait pas forcément la formalité administrative comme ils ont demandé moi j'ai vu que le feu brûlait je rentrais de la préfecture de Bordeaux le mercredi après-midi j'ai appelé mes agriculteurs qui sont adhérents à la CR de 33 je leur ai dit dès demain matin il faut partir préparer votre matériel et on démarre

1:16:13
Présentateur

mais Fabrice bonsoir je dis de Bélar bon bienvenue Fabrice Laguette vous avez dit vous qu'en fait ils n'ont pas attendu les agriculteurs pour déjà organiser ce travail et vous non plus d'ailleurs vous déclariez les interventions combien de tracteurs de personnel sur quelle zone ils intervenaient etc ça c'est déjà en place finalement depuis le départ de ces feux

1:16:34
Invité

il y a plusieurs centaines d'agriculteurs qui sont sur place qui se mobilisent mais après il faut se relayer parce qu'on fatigue le matériel il y a de l'entretien à faire aussi donc on a des mécanes qui viennent sur place sur site qui nous accompagnent et après il y a une solidarité extraordinaire et il y a un lien sur le terrain entre les pompiers et les agriculteurs qui se passe très bien sans forcément aller prendre des risques et une condition ce que je veux dire

1:17:06
Présentateur

c'est que c'est organisé vous êtes d'accord quand même Fabrice

1:17:09
Invité

c'est organisé mais depuis le début c'est organisé il n'y a pas eu d'incident nous là où on a intervenu moi j'ai commencé sur Lacanau il n'y a pas eu d'incident avec les agriculteurs et les pompiers et les pompiers étaient ravis qu'on soit là et qu'on les aide à cheminer l'eau vers eux

1:17:25
Présentateur

on imagine bien Bernard Cohen Haddad

1:17:28
Invité

moi je suis un peu comme Fabrice c'est à dire que bravo bravo pour cette mobilisation spontanée sécurisée et organisée avec les forces de terrain mais moi d'un autre côté c'est vrai que j'ai tendance à monter dans les tours quand je vois que l'administration demande un formulaire taper 1 taper 2 taper 3 et puis d'un autre côté quand on va jusqu'au bout de l'intervention de la préfète qui fait un beau travail quand même je lui dis il faut le reconnaître c'est pas facile d'être préfet de région dans cette situation elle dit il ne faut pas qu'il y ait de mort d'agriculteurs à cause d'une aide qui est mal organisée et ça je peux le comprendre aussi parce que ce serait quand même dommage que ceux qui veulent s'engager de manière bénévole rejoignent le peloton des victimes malheureuses il y a déjà beaucoup trop il y a beaucoup trop de pompiers mais c'est vrai qu'on se dit que la France est quand même gérée par beaucoup d'administrations et qu'il y a un peu de simplicité un peu de générosité un peu de solidarité supplémentaire ça mettrait un peu d'huile dans les rouages

1:18:32
Présentateur

je ne devrais pas donner cet exemple mais moi ça me fait penser aux 12 travaux d'Astérix c'est du formulaire E630 quand il fait il monte il descend il repart et finalement il a le temps de rien faire

1:18:41
Invité

je pense que la préfète est tout à fait dans son rôle et si elle n'avait pas proposé ça ou insisté sur ce point là elle n'aurait pas fait son boulot voilà c'est tout ce que

1:18:51
Présentateur

vous avez à dire exactement

1:18:52
Invité

mais moi j'avais une question pour monsieur Fabrice Laguette est-ce que c'était vraiment nécessaire de mettre en place ce genre de ce genre de formulaire est-ce que c'est pas une perte de temps sachant que maintenant chaque seconde compte quand on se bat sur un front d'incendie nécessaire oui il faut que ce soit que les agriculteurs soient enregistrés soit qu'ils sachent combien il y a d'agriculteurs sur le front qui viennent aider les pompiers je trouve ça tout à fait normal mais quand il y a l'urgence du feu sur le départ du feu il faut que les agriculteurs partent et accompagner les pompiers chaque seconde est précieuse et les papiers on a le temps de les faire sur place moi je suis parti on est arrivé le jeudi il y a des agents des FCI qui font un travail énorme énorme sur le terrain parce que la plupart du temps c'est les anciens propriétaires des personnes qui ont connaissance ou des anciens pompiers connaissance du terrain mais nous les agriculteurs on est arrivé moi j'ai dit à tous les agriculteurs qui venaient avec moi vous vous rapprochez dès que vous arrivez sur un site d'un pompier d'un agent d'FCI pardon et on est sécurisé on est avec des agents d'FCI il n'y a aucun souci sur le terrain je pense aussi qu'il y a dans une situation d'urgence et de crise comme celle-là il est important qu'il y ait une personne ou une organisation une équipe qui puisse suivre et savoir exactement combien de personnes sont à tel endroit et de voir par rapport à l'étendue des feux qui se déclarent s'il y a une réorganisation un redéploiement à imaginer et c'est vrai que quand on est sur le terrain dans le feu de l'action on n'a pas forcément cette vision d'ensemble donc c'est aussi bien et nécessaire qui est alors ça peut être la préfecture comme ça peut être d'autres acteurs qui est une fonction de pilotage un peu de chef d'orchestre

1:20:41
Présentateur

Bernard Connais

1:20:42
Invité

oui mais moi je voudrais dire bravo à vous parce que cet élan de solidarité des agriculteurs quel que soit leur syndicat ils laissent leur activité ils laissent leur activité

1:20:53
Présentateur

ah oui c'est sûr ils sont super

1:20:55
Invité

ils laissent leur boulot ils laissent leur boulot ils laissent leur famille pour rendre service on voit on a vu des images de ceux qui font ici ou là avec soit des citernes soit en essayant de racler le sol enfin moi je ne suis pas un technicien de cela mais moi je leur dis bravo parce que trop souvent on fait la gueule quand ils montent avec leur tracteur dans les grandes villes et qu'ils bloquent les routes mais là il faut leur dire bravo bravo bravo bravo parce qu'ils n'attendent pas de se dire je vais prendre un risque c'est vrai que ils sont là avec leur coeur avec leur engagement de manière spontanée et surtout ils laissent leur boulot

1:21:28
Présentateur

Fabrice Laguette on vous dit merci ça c'est sûr maintenant une fois qu'on a dit ça est-ce que vous pensez pas que justement le travail des agriculteurs sur les terres et la manière dont ils vont agencer notre territoire peut aider aussi à éviter à l'avenir ce genre de grand feu

1:21:45
Invité

ah oui oui oui c'est sûr parce que là vous avez agi

1:21:50
Présentateur

très directement on vous a vu sur les vidéos creuser des fosses etc et finalement on se demande s'il ne faudrait pas que ça reste comme ça derrière on s'aperçoit

1:21:57
Invité

on s'aperçoit qu'il va falloir penser le territoire avec des piscines ou des réserves d'eau assez conséquentes parce que là il y a des déficits d'eau pour combattre le feu

1:22:11
Présentateur

oui mais les écologistes vous diraient les réserves d'eau c'est une catastrophe aussi

1:22:15
Invité

oui oui les écologistes qui viennent là pour combattre le feu oui bien sûr mais vous est-ce que depuis que ces mesures ont été mises en place vous avez vu peut-être une baisse ou de l'envie ou de la motivation de certains de vos collègues quand on sait que vous étiez mobilisé à plusieurs centaines auparavant pardon je n'ai pas compris j'ai des bruits autour de moi

1:22:38
Présentateur

vous êtes en plein dedans

1:22:39
Invité

on comprend que vous êtes un peu sur le froid actuellement mais est-ce que depuis que Sopi Brocas a pris la parole ce midi pour annoncer ce genre de mesures et de nouveaux formulaires à remplir vous avez vu peut-être une baisse de l'envie de certains de vos collègues ou la motivation est la même et au contraire vous n'avez pas baissé en nombre non au contraire pour le moment j'ai des agriculteurs qui m'appellent de toute la France de la CR de la coordination rurale ou autre et ils appellent des Seine-Maritime de l'Essonne du Cher de partout et je ne sais pas quoi leur répondre parce qu'on n'a pas reçu encore l'ordre de savoir si on leur dit de venir ou si on leur dit de rester chez eux

1:23:17
Présentateur

il en est où le feu concrètement Fabrice alors qu'il est il est 18h41 vous êtes sur Sud Radio dites-nous exactement où ça en est ce feu en Gironde si vous le savez

1:23:24
Invité

moi je suis sur Saint-Jean-Dillac et il y a deux foyers autour de moi

1:23:29
Présentateur

deux foyers

1:23:29
Invité

ailleurs je ne sais pas parce que c'est vraiment les incendies sont tellement étendues sur la barrière de la 63 jusqu'à la Cano on ne peut pas savoir exactement tout ce qui brûle

1:23:40
Présentateur

Bernard et Fabrice

1:23:43
Invité

comment vous faites comment vous faites là parce qu'il y a du gazole peut-être GNR il y a des frais que vous engagez je voulais vous entendre dire c'est vous qui les supportez sauf erreur non ? là on a une société qui m'a contacté quand on a fait les blocages sur Bassens en début d'année on avait une société qui nous avait ravitaillé en carburant et là spontanément ils m'ont appelé ils m'ont proposé du gasoil gratuitement ils nous ont ravitaillé sur des sites sécurisés comme sur la Cano

1:24:13
Présentateur

c'est beau cette solidarité

1:24:16
Invité

bravo on fait un travail formidable d'ailleurs avec la mairie de la Cano au départ de l'incendie on a très très bien travaillé avec la mairie de la Cano et monsieur le maire de la Cano monsieur Péronnet finalement

1:24:29
Présentateur

quand on vous écoute parler on se dit que cette solidarité c'est un peu peut-être ce qui peut nous sauver tout simplement la réponse à ces difficultés c'est de se serrer les coudes et d'y aller tous ensemble c'est ce que vous faites c'est un bel exemple

1:24:41
Invité

oui oui après on sait que quand il y a des difficultés les gens ont tendance à se serrer les coudes

1:24:49
Présentateur

il faudrait que ça continue après c'est ça que vous voulez dire

1:24:52
Invité

il faut que ça continue on sait que l'agriculture traverse une période qui est très compliquée financièrement et on voit que les gens n'ont pas peur de laisser leur exploitation après de toute façon nous en Gironde en ce moment on est interdit de travailler donc c'est pas compliqué là au moins on s'en rend utile on travaille sur les feux

1:25:10
Présentateur

oui ça vous occupe quoi on vous remercie beaucoup Fabrice bravo pour votre engagement vous avez peut-être encore un petit mot à dire les vrais voix Bernard

1:25:19
Invité

ce qu'on a vécu ces dernières semaines c'est beaucoup de dignité beaucoup de solidarité et ce qu'on attend c'est que demain ça a été rappelé tout à l'heure Pierre Péry des mesures soient enfin prises pour pas qu'on oublie en hiver ces grammes que l'on a vécu cet été

1:25:36
Présentateur

bien sûr Pierre et Martin

1:25:37
Invité

juste vous dire merci et puis peut-être vous questionner sur le sujet de la gestion de la fatigue

1:25:44
Présentateur

il est plus avec nous hélas

1:25:46
Invité

non parce que ça m'intéresse parce que ils font déroulement quoi ils font peut-être déroulement mais on sent qu'il y a un épuisement collectif ouais c'est vrai et je sais pas du tout comment ils réussissent à gérer ça si bon

1:25:59
Présentateur

je pense que la solidarité continue du coup merci beaucoup en tout cas Sud Radio soutient la protection civile et son appel au don pour les feux de forêt du sud-ouest vous le savez plus de 300 volontaires sur place pour aider à évacuer la population accueillir les sinistrés gérer les centres d'hébergement et accompagner les plus vulnérables si vous voulez participer à la cagnotte n'hésitez pas surtout on en a besoin protection-civil.org restez avec nous dans un instant on fait un petit point tour de France parce que oui c'est terminé hier donc on va retrouver notre inénérable Pascal Chanteur à tout de suite Sud Radio les vrais voix Sud Radio 17h19h Judith Belair il est 18h46 sur Sud Radio je reçois Pascal Chanteur pour faire un débrief de cette édition 2026 du Tour de France bonjour Pascal

1:26:48
Invité

bonjour bonjour à toutes et tous

1:26:51
Présentateur

alors évidemment Taddy Pogacar il remporte une cinquième étoile cinquième Tour de France

1:26:56
Invité

incroyable excusez-moi je ne vous ai pas entendu oui Pogacar oui Pogacar

1:27:01
Présentateur

qui remporte un cinquième Tour de France

1:27:03
Invité

oui c'est juste magnifique écoutez cinquième Tour de France il rejoint Merckx Antille Bernard Hinault Miguel Induren on n'en a pas fait trop état durant le Tour de France mais c'est vrai qu'aujourd'hui avec le recul le fait d'avoir gagné ses cinq grands tours et de rentrer dans la cour des légendes c'est quand même quelque chose de très important

1:27:25
Présentateur

oui bien sûr et puis il y a aussi cette dernière étape magnifique remportée par Mathieu Van Der Poel à Paris qui est absolument dingue

1:27:32
Invité

écoutez on savait que Mathieu l'avait coché cette étape il voulait absolument l'emporter mais entre vouloir et pouvoir c'est une chose c'est vrai il a bénéficié d'un Pogacar qui est démené pour lui aussi tenter de la gagner le fait qu'ils se connaissent bien qu'ils s'apprécient tous les deux en fait qu'ils ne se sont pas retournés qu'ils ne se sont pas regardés et ce qui a fait qu'aujourd'hui Van Der Poel a pu gagner l'étape de peu de peu devant son collègue Philippe Seine qui lui remporte le sprint du peloton

1:28:07
Présentateur

et puis il y a aussi cette belle surprise de notre français Paul Sextant qui est arrivé Sexas pardon qui est arrivé quatrième il a 19 ans le petit gars il commence à peine c'est son premier tour de France ça fait rêver quoi c'est lui le futur Pogacar j'ai envie de dire

1:28:22
Invité

écoutez voilà 19 ans il va avoir 20 ans au mois de septembre les adjectifs ne manquent pas par rapport à ce qu'il a pu faire durant son mois de juillet rendez-vous compte quatrième d'un tour de France c'était son premier tour de France il sort de junior il y a quelques mois de ça et il est avec les meilleurs aujourd'hui bon même s'il est un petit peu loin de Pogacar mais c'est juste énorme c'est juste énorme ce qu'il faut surtout c'est le laisser mûrir tranquillement et ne pas lui mettre déjà plus de pression qu'il n'en a et en souhaitant qu'il puisse encore

1:28:55
Présentateur

il a l'air plutôt détendu moi je trouve

1:28:57
Invité

oui oui oui puis il y a du monde autour de lui ses parents qui sont qui sont bien bien auprès de lui qui l'accompagnent au quotidien

1:29:06
Présentateur

ouais et alors il y a ce coup de coeur aussi Léni Martinez qu'est-ce que vous en pensez de ce français là ?

1:29:13
Invité

écoutez Léni on le connait Léni c'est un pur grimpeur alors il y a une petite polémique mais il faut faire abstraction de ça on sait que Léni c'est quelqu'un d'intelligent c'est quelqu'un qui court au millimètre mais il n'a pas voulu faire mal il est vrai que l'étape avec Carapace il aurait peut-être dû faire différemment mais à un moment donné il faut raison garder ce n'est que du sport et il est hors de question de pouvoir dire des mots qui pourraient déplacer nos pensées pour ce jeune garçon qui a un avenir radieux et qui représente fièrement la France et on lui souhaite Pascal Chanteur moi j'avais une question on parle beaucoup de Tour de France réussie mais finalement il n'y a pas eu de victoire française dans ce Tour de France est-ce que quand même c'est un point positif au final quand on regarde le classement général parce qu'on a trois Français dans le top 10 mais aucun Français qui n'arrive à lever les bras on est quand même un peu déçu oui oui un petit peu de déception on aurait aimé avoir une étape pour la France mais vous savez des fois il manque peu de choses il faut avoir des fois un petit peu de chance l'opportunité à saisir au bon moment bon ce qu'il faut savoir c'est que le Tour de France n'est pas que la grande course au niveau mondial c'est la plus grande au niveau mondial bien sûr mais dans le World Tour aujourd'hui les Français sont parmi les meilleures nations en nombre de victoires ils sont présents tout au long de la saison là sur le Tour de France on a trois Français dans les dix premiers il faut quand même goûter à ce plaisir et prendre ce qu'il y a et en attendant on va avoir des Paul Magnin qui viendront bientôt Paul Sexas et puis bien d'autres vous parliez des les Paul ça y va Jordan Géga Jordan Géga voilà il y a deux très bons coureurs français

1:31:01
Présentateur

allez les vrais voix Bernard Coenadad Pierre-Yves Martin vous avez regardé un peu le Tour de France

1:31:05
Invité

bien sûr c'est un peu sport c'est dans la tradition française moi ça ne me choque pas qu'il n'y ait pas eu de mains levées de bras levés on a quand même ça a été dit trois champions dans le top 10 et puis on a des étoiles qui naissent aux âmes bien nés la valeur n'a-t-on pas le nombre des années bravo j'avais juste une question est-ce que est-ce que pour vous la relève française est assurée est-ce qu'il y a des possibilités des opportunités que les nouvelles générations arrivent année après année pour s'imposer sur des épreuves comme le Tour de France ou est-ce que on est encore dans l'incertitude et on n'arrive pas à savoir si l'école française va délivrer et va proposer des nouveaux talents non sans aucun doute on vient de dénumérer un certain nombre de noms c'est pas que moi qui le dit c'est les coureurs qui sont en tête d'affiche aujourd'hui qui n'hésitent pas à mettre le nom d'un certain nombre de français en haut de l'affiche dans les prochains mois dans les prochaines années donc non non il n'y a pas de soucis la relève est là on a attendu longtemps mais encore une fois il faut il faut être patient parce que gagner un Tour de France qui plus est aujourd'hui il y a Pogacar Pogacar il n'a pas dit qu'il allait partir à la retraite il a encore de la marge mais ça pousse ça pousse derrière et vous savez dans le sport c'est comme dans tout quand ça pousse à un moment donné on vous pousse vers la sortie

1:32:36
Présentateur

c'est pas mal

1:32:37
Invité

j'avais une ultime question Pascal Chanteur vous qui êtes président de l'UNCP l'Union Nationale des Cyclistes Professionnels en début de Tour de France on a parlé beaucoup de peut-être réadapter les étapes au niveau de la canicule de la chaleur de courir en pleine après-midi est-ce que selon vous le Tour de France doit s'adapter pour l'année prochaine à peut-être courir désormais le matin ou plus en soirée bien entendu c'est une question de santé je l'ai dit et je n'ai rien oublié de ce que j'ai pu dire il y a quelques jours de ça à un moment donné si on parle de santé il y a deux solutions soit on en parle réellement soit on fait de la communication il est vrai que c'est une époque de communication mais moi je suis là pour défendre l'intérêt des coureurs et surtout leur santé parce que lorsqu'ils prennent le départ d'un Tour de France leurs familles ont une envie pressante de pouvoir les retrouver dans le même état dans lequel ils sont partis donc à un moment donné tout le monde doit se mettre autour de la table travailler trouver des solutions les télévisions n'ont pas le monopole de l'intelligence on est tout à fait capable de se mettre autour de la table de discuter de trouver des solutions Merci Pascal Chanteur Merci beaucoup

1:33:39
Présentateur

Je rappelle que vous êtes président de l'UNCP l'Union Nationale des Cyclistes Professionnels Merci d'être venu partager avec nous Merci à mes vrais voix Merci Philippe Merci mon cher Bernard Kouenadat Vous êtes président de la CPME Paris et président du Finit Tank Etienne Marcel Merci Pierre-Yves Martin Vous êtes entrepreneur et consultant Vous Pierre-Yves, je ne vous vois plus de cet été mais vous Bernard vous revenez sur ce plateau

1:33:57
Invité

Avec plaisir Si vous m'invitez je reviendrai

1:33:58
Présentateur

Avec un grand plaisir Quentin Barbaza Merci Maxime Merci On va tout de suite rejoindre les coups de cœur de Christophe Jiquel Bonjour Christophe