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InterviewC dans l'air (sur YouTube)· 13 janvier 2022 65 minContradictoireActualité / polémiqueSantéÉducation & rechercheInstitutions & électionsÉconomie & entreprises

Omicron, les protocoles...et les colères #cdanslair 12.01.2022

Source d'origine 2 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 12 %Attaque 58 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 99 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:48OuverteRéponse directe

    Quelle est la situation avec la vague Omicron et les protocoles scolaires ?

  • 3:06RelanceRéponse directe

    Les mesures traditionnelles ont-elles un impact face à Omicron ?

  • 4:28OuverteRéponse directe

    Le gouvernement change-t-il de stratégie face à Omicron ?

  • 6:16OuverteRéponse directe

    Pourquoi les Français sont-ils en colère selon vous ?

  • 7:12OuverteRéponse directe

    Où en est le ras-le-bol des Français après deux ans de crise ?

  • 9:06OuverteRéponse directe

    L'OMS rappelle que Omicron reste dangereux, comment l'interpréter ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:41PrésentateurChiffre
    « On a quasiment 300 000 cas quotidiens par jour. »
  • 2:47Olivier VéranChiffre
    « Il y a entre 500 000, on est peut-être en réalité entre 500 000 et 1 million de cas par jour. »
  • 5:00InvitéChiffre
    « On dit que l'immunité générale, c'est plutôt 95%. »
  • 10:14PrésentateurChiffre
    « Vous prenez un groupe de 28 enfants, statistiquement, il y en a 1 sur 28 en une semaine qui a été testé positif. »
  • 12:10PrésentateurChiffre
    « Selon les syndicats, jusqu'à 75% des enseignants pourraient être en grève demain. »
  • 15:00InvitéChiffre
    « Valérie Pécresse et Marine Le Pen sont à 17% des intentions de vote. »
  • 26:31InvitéChiffre
    « On est à 2% à peu près de 5-11 ans qui ont reçu au moins une dose de vaccin. »
  • 33:10InvitéChiffre
    « 60 élus ont déjà été menacés depuis le 1er janvier. »
  • 37:44PrésentateurFait
    « le texte initial c'est à dire un texte amendé avec le fait que les cafiers ne puissent pas faire des contrôles d'identité comme on l'a entendu »
  • 38:40PrésentateurChiffre
    « il y avait quand même 100 000 personnes dans la rue en France »
  • 41:16PrésentateurChiffre
    « 65% de français qui soutiennent le pass vaccinal »
  • 43:21PrésentateurChiffre
    « il y a 92% de vaccinés et 8% de non vaccinés »
  • 46:19PrésentateurChiffre
    « 300 élus auraient reçu des menaces de mort depuis le début de l'année »
  • 48:37PrésentateurChiffre
    « le CHU a dû reporter la moitié des interventions »
  • 51:58PrésentateurChiffre
    « il y avait 2,3 millions de séjours à l'hôpital qui avaient été annulés en 2020 »
  • 59:28PrésentateurChiffre
    « on est à peu près à 1,7 million de tests réalisés par jour »
  • 1:02:50PrésentateurChiffre
    « il a 43% d'approbation de son action »

Temps de parole

  • Présentateur79 %
  • Invité13 %
  • Invité 23 %

1,1 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:07
Présentateur

Bonsoir à toutes et à tous, nous attendons vos questions, SMS, Internet et réseaux sociaux pour alimenter. Notre discussion, cela ressemble de plus en plus à un grand ras-le-bol, celui des parents, des élèves, des enseignants. La vague au micro a obligé le gouvernement à adapter trois fois en une semaine son protocole pour l'école. Mais cette fois-ci, les profs se braquent et seront demain dans la rue pour une journée de grève. Au gouvernement, l'ambiance est électrique entre le ministre de la Santé et de l'Éducation et Jean-Michel Blanquer se retrouve donc sous pression. La colère, c'est aussi celle des anti-vax qui ciblent avec violence les élus de la République.

Celle des malades qui voient leur opération déprogrammée pour soigner à l'hôpital des non-vaccinés. La vague au micro est-elle la vague de trop pour des Français à bout ? Le gouvernement est-il dépassé par la contagiosité de ce virus au micro ? Les protocoles et les colères, c'est le titre de cette émission. Avec nous pour en parler ce soir, Bruno Jeudy, vous êtes rédacteur en chef au service politique de Paris Match. Citons ce soir votre sondage quotidien pour IFOP Paris Match qu'on retrouve tous les jours à 17h sur le site du journal. Et votre édito, emmerdement minimum pour Macron. Nicolas Béraud, vous êtes journaliste pour Le Parisien aujourd'hui en France.

On peut retrouver votre article, École ouverte malgré le Covid, comment font nos voisins ? C'est-à-dire sur le site également de votre journal. Emmanuel Anizon, vous êtes grand reporter à l'Obs, vous êtes spécialiste des mouvements contestataires. Vous suivez actuellement les manifestations anti-pass. Et puis je renvoie à votre enquête sur les frères Bogdanov, des vies aux frontières du réel. Nous y reviendrons ce soir également en analysant le mouvement anti-vax. Et puis Jérôme Fourquet, vous êtes directeur du département opinion de l'Institut de sondage IFOP et auteur de La France sous nos yeux aux éditions du Seuil. Bonsoir à tous les quatre. Bonsoir.

Merci de participer à ce C dans l'air en direct. Je me tourne vers vous Nicolas Béraud pour commencer cette émission avec cette phrase du ministre de la Santé ce matin qui dit, en gros, les mesures traditionnelles n'ont pas d'impact. On a l'impression que plus rien n'est sous contrôle. En tout cas, si on regarde les cas quotidiens, on a des niveaux qui sont… Enfin voilà, on n'aurait jamais peut-être imaginé atteindre de tels niveaux. On a quasiment 300 000 cas quotidiens par jour. Rappelez-vous, le 23 décembre, deux jours avant Noël, on est à peu près à 60 000 cas par jour.

Et le professeur Arnaud Fontanet, il y a une conférence de presse du Conseil scientifique et ils disent, avec ce variant Omicron qui vient d'arriver, avec ce temps de doublement de deux jours, donc tous les deux jours, le nombre de nouveaux cas est double, on va avoir des centaines de milliers de cas en janvier, début janvier. À cette époque-là, bon, certains n'y croient pas trop et puis finalement, on est en plein dedans. 300 000 cas par jour, c'est vrai que la situation, on sent que… Alors, incontrôlable, je ne sais pas, mais c'est vrai qu'avec un variant qui se propage très vite, qui peut aussi infecter des vaccinés, ce n'est pas forcément étonnant qu'on atteigne des niveaux aussi élevés.

Olivier Véran, pardonnez-moi, je vous coupe, il y a entre 500 000, on est peut-être en réalité entre 500 000 et 1 million de cas par jour. Oui, parce qu'en fait, les chercheurs, ils estiment qu'il y a à peu près un facteur 2 en général entre le nombre de cas positifs, donc les contaminations qu'on arrive à recenser et celles qu'on n'arrive pas à recenser parce que les gens sont asymptomatiques, ils ne sont pas testés. Donc, grosso modo, il y a peut-être 500 000, un petit peu plus, 600 000 personnes qui sont contaminées chaque jour. Donc, évidemment, ça veut dire que le terreau de ceux qui ne sont pas infectés se réduit.

Donc, évidemment, on va atteindre un pic peut-être dans les jours qui viennent. En Angleterre, au Royaume-Uni, le pic a été atteint il y a une semaine. Mais c'est vrai qu'en termes de nouveaux cas, de cas quotidiens, de cas positifs, c'est du jamais vu. Et la seule bonne nouvelle pour finir, c'est que le nombre d'hospitalisations qu'on aura aujourd'hui avec 300 000 cas quotidiens, heureusement que ce n'est pas… enfin, il y a un an, par exemple, avec 300 000 cas, on aurait eu beaucoup plus de formes graves. Grâce au vaccin, peut-être aussi Omicron qui est un petit peu moins virulent. Voilà, il y aura beaucoup moins d'hospitalisations qu'il n'y en aurait eu.

C'est face à cette réalité-là qu'est confrontée désormais le gouvernement. C'est-à-dire qu'on va en parler beaucoup ce soir avec cette histoire de protocole qu'il a fallu adapter pour les enfants. C'est-à-dire qu'on a raisonné pendant des mois en nombre de cas, en essayant d'isoler les malades. Et là, on a l'impression que tout ce modèle-là ne tient plus. – Oui, le symbole, c'est évidemment ce qui s'est passé à l'école au début de l'année avec ce protocole assez lourd que le ministre a tenté de mettre en place la première semaine. Et c'est vite devenu la pagaille dans l'école. Alors, on en parlera. Il y a maintenant des tensions au sein du gouvernement.

Et Jean-Michel Blanquer a l'air de porter un chapeau assez large pour ses collègues. Peut-être qu'il a été trop bon élève. Peut-être qu'il aurait dû dire que ce qui était proposé par les scientifiques, par l'administration, n'était peut-être pas tenable. – Mais est-ce qu'ils sont en train d'essayer de changer de stratégie ? On voit bien une espèce de flottement. C'est-à-dire que les chiffres sont comme ça. C'est un mur de contamination. Ça ne se traduit pas forcément de manière significative, pour l'instant en tout cas dans les hôpitaux. Est-ce que le logiciel qui était celui du gouvernement depuis le début ne doit pas être adapté ?

– C'est-à-dire qu'en fait, il y a la tentation de se dire, on va aller vers l'immunité générale et on peut laisser filer. Et puis, il y a aussi l'autre aspect qui est, mais au fond, parce qu'il y a à peu près un peu plus de 90% des gens qui sont vaccinés. On dit que l'immunité générale, c'est plutôt 95%. Et il faut rappeler que le nombre de Français qui sont en schéma vaccinal complet, ce n'est pas 92%. C'est plutôt, je parle sous contrôle de Nicolas qui face à moi, c'est plutôt 75-80%. Donc, on est quand même loin de l'immunité. Donc, le gouvernement est partagé entre ces deux lignes. Il n'a pas tranché.

Et évidemment, c'est compliqué dans la période où on est, puisque le pic n'est pas encore atteint. Donc, on n'a même pas idée pour l'instant du nombre, parce que ça fait quand même plusieurs millions de personnes qui vont finalement être positives si on accumule maintenant depuis une semaine que nous avons passé les 250 000 cas quotidiens. Ça va faire beaucoup de monde. Avec des conséquences pour les services publics. 10 400 classes fermées, la SNCF qui supprime 10% de ses TGV, 20% des intercités et la continuité du service public qui se trouve impacté. Il y a eu la pagaille à l'école, c'est le symbole de cette vague. Mais il y a aussi une désorganisation.

C'est ce qui guette plusieurs administrations. Alors, chaque ministre essaie de venir dans les médias pour expliquer à la SNCF, dans d'autres administrations, que ça va finir par fonctionner, qu'on va s'adapter. Mais forcément, c'est compliqué parce que la désorganisation est là dans certains secteurs d'activité et surtout dans certains secteurs vitaux comme l'école.

6:16
Invité

Avec une population française qui fatigue, Emmanuel Anizon. Mais oui, les gens sont exaspérés. On les comprend. On a vu ses parents hurlant dans les pharmacies parce qu'obligés d'aller acheter des tests qui n'existaient plus. Parce qu'en plus, il y avait des ruptures de stock. Et c'est vrai que quand vous parlez d'un changement de stratégie, on voit bien qu'on est à un moment où ce changement de stratégie, il est nécessaire. Il est absolument impossible. C'est-à-dire qu'on ne peut pas vivre avec le Covid et continuer à demander aux écoles et à tous les lieux publics d'observer ces protocoles super lourds. Donc là, il y a eu trois changements de protocoles en huit jours.

C'est un peu voyage en absurdi quand même en ce moment. C'est vraiment très compliqué. Et évidemment, c'est invivable pour les enfants, pour les parents, pour les profs. Et de manière, de façon plus générale, pour les Français. Et sur un mot du télétravail, on parle de ras-le-bol.

7:09
Présentateur

On va essayer d'analyser ce soir où est-ce qu'on en est au niveau du ras-le-bol. On voit bien que le gouvernement a eu des difficultés à imposer le télétravail puisqu'il y a 29% des actifs qui ont télétravaillé la semaine dernière. Ça, c'est un sondage de la Ré-Satard Active réalisé d'ailleurs pour le ministère du Travail. Oui, ils étaient 30% au mois de décembre. Ça veut dire que même sous contrainte, même avec le risque d'avoir des amendes, ils disent non. En tout cas, ou les chefs d'entreprise ou peut-être les salariés. En tout cas, il y a une espèce de refus d'obstacle. Il y a les deux, je pense. Il y a une partie des salariés qui veut continuer de retrouver son lieu de travail habituel.

Il y a peut-être aussi la pression de certains employeurs. Il y a aussi l'idée sans doute que les contrôles, l'administration et la police, ils ont un peu d'autres chats à fouetter en ce moment. Et puis, Bruno parlait de désorganisation de l'économie, de la société. On a des secteurs où il y a du retard qui a été pris. Il y a des endroits où il manque des effectifs. Et sans doute aussi le fait que vivre avec le Covid, la population française qui a joué le jeu jusqu'à présent arrive peut-être à saturation. On le voit dans de nombreuses. Vous avez des indicateurs de cela ? Parce que pendant longtemps, on a dit qu'il n'y a pas de colère. On va en parler des colères. Il n'y a pas de colère.

Il y a une forme de lassitude. Il y a une grande résilience du peuple français. On en est où, là, de notre état d'esprit collectif ? Là, en fait, si vous voulez, c'est un peu le supplice chinois. Ça fait bientôt deux ans que ça dure, cette affaire, avec des vagues successives. Et puis, l'esprit humain est ainsi fait qu'à un moment, on se dit que ça y est, la lumière est au bout du tunnel. Et puis, on vous replonge la tête dans le seau maintenant avec Omicron, avec l'idée qu'on avait un talisman qui était la vaccination qui nous protégeait de tout. Alors, elle nous protège des formes graves, mais manifestement pas de la contamination.

Et donc, psychologiquement, c'est épuisant de retomber comme ça dans les ornières les unes après les autres. Et donc, on voit les signes de lassitude et de... Voilà, une partie de la population qui décide un peu de passer outre maintenant en disant, voilà, il n'y a pas mort d'homme si on ne pratique pas le télétravail comme on nous l'a demandé. Et l'OMS prend la peine, malgré tout, de rappeler aujourd'hui que cela reste un variant dangereux. Oui.

Peut-être un message qui est envoyé à l'ensemble des populations européennes qui partagent peut-être ce sentiment de dire, bon, voilà, il y a peut-être jusqu'à quasiment un million de cas par jour, mais pour l'instant, ça ne se voit pas dans les hôpitaux. On entend un peu les deux sons de figure en ce moment. Parce qu'on a, si vous voulez, par exemple, le gouvernement suisse cet après-midi qui dit, Omicron, c'est peut-être le début de la fin. Hier, l'agence... Début de la fin, ça veut dire quoi, pardon ? En fait, par exemple, hier, l'agence européenne des médicaments, l'EMA, elle dit qu'Omicron, c'est peut-être le début de la fin, entre guillemets, de la phase pandémique. D'accord.

Donc peut-être qu'après Omicron, mais pour l'instant, on est dans le dur là, il faut clairement le dire, les hôpitaux, ils sont vraiment dans le dur là. Mais peut-être qu'une fois que cette vague sera passée, d'abord les cas quotidiens, puis l'hôpital, on pourrait peut-être arriver à une situation que ce qu'on appelle endémique. Donc on sortirait de la phase pandémique avec des vagues hospitalières très lourdes. Donc voilà, ça c'est l'immunité de la population, dont Bruno, je lui dis, parlait, avec beaucoup de personnes vaccinées, aussi des personnes qui ont déjà été en contact avec le virus, qui feraient qu'on pourrait atteindre ces niveaux.

Et juste une toute petite précision sur les enfants, parce qu'on a parlé des cas quotidiens, les enfants, il faut se rendre compte, si on prend les 6-10 ans par exemple, le taux d'incidence, il est de 3 700. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que vous prenez un groupe de 28 enfants, statistiquement, il y en a 1 sur 28 en une semaine qui a été testé positif. Quand on sait que dans chaque classe, s'il y a un enfant positif, les autres enfants doivent faire 3 tests, alors au début c'était 1 antigénique ou PCR, puis 2 autotests, maintenant c'est 3 autotests. Mais bon, ça reste de l'organisation pour les parents.

Donc quand on sait que sur 28 enfants, en une semaine, il y en a eu 1 positif, et que dans chaque classe, s'il y a 1 positif, tous les élèves doivent faire 3 tests, on comprend le bazar que ça a été la semaine dernière. On sait qu'à peu près une classe, c'est 28 élèves ou une trentaine. Donc ça veut dire que toutes les classes, ça veut dire l'école fermée en réalité. Ou avec des tests partout. Ou avec des tests partout. Sur la dangerosité quand même du virus, il ne faut quand même pas oublier, puis on a tendance un peu à le perdre de vue. Ça, c'est qu'hier, il y avait encore plus de 200 morts quand même du virus. Vous avez raison de le rappeler.

Et pour ceux qui pensent que c'est passé, la vague Delta, elle n'est pas digérée encore dans les hôpitaux. Et elle a envoyé beaucoup de gens dans les lits de soins critiques. En tout cas, les professeurs, on l'a dit, il y a les parents d'élèves, mais il y a aussi les professeurs qui sont en colère. Et le mouvement de grève des profs sera, à n'en pas douter, très suivi. Demain, les enseignants dénoncent le manque de cohérence et des protocoles ajustés à la hâte. Jean-Michel Blanquer lui explique qu'il cale sa stratégie sur l'avis des autorités de santé. La colère s'installe, la polémique enfle et fragilise l'un des piliers du gouvernement. Mathieu Lignot.

Reste Covid à répétition pour les enfants. Fils d'attentes interminables, exaspération des parents et fatigue des enseignants. Le protocole sanitaire à l'école pousse les professeurs à la grève demain. Un ras-le-bol contre les décisions du gouvernement.

11:49
Invité

Ce qui nous choque le plus, c'est ces trois protocoles en six jours. C'est le manque de cohérence, vraiment, et les changements incessants. On a du mal, nous, à suivre. Et puis évidemment, les familles sont aussi perdues.

12:10
Présentateur

Selon les syndicats, jusqu'à 75% des enseignants pourraient être en grève demain. Une accumulation de colère après une séquence de communication ratée par le gouvernement. Le ministre de l'éducation nationale annonçait il y a une semaine un protocole sanitaire de rentrée déjà critiqué, mais qu'il défendait encore lundi matin. Oui, ça va tenir. En termes logistiques, oui, ça va tenir. Après, c'est sur le plan humain, c'est-à-dire le fait que tout le monde est fatigué, tout le monde est lassé de cela. Mais en même temps, si on fermait les écoles, je pense que tout le monde serait encore plus fatigué et lassé de la situation. Donc il faut se serrer les coudes, être unis.

Mais le soir même, ce protocole change encore une fois. Et c'est le Premier ministre lui-même qui tente l'explication dans le JT de 20h. Alors je suis venu annoncer ce soir trois dispositifs de simplification et d'assouplissement. Je vous le dis, notre objectif, c'est de laisser au maximum les écoles ouvertes, parce que nous savons tous que c'est l'intérêt des enfants. Des mesures allégées, car la situation est devenue intenable. Au gouvernement, tous ne seraient pas sur la même ligne. Olivier Véran défend son collègue Blanquer, mais du bout des lèvres ce matin. Pas le même travail, moi.

Je dois mettre en œuvre les choses pour que les protocoles qui sont déterminés avec les scientifiques puissent se dérouler dans de bonnes conditions. Que face à un variant aussi contagieux, aussi nouveau, qui provoquait des fermetures de classes en pagaille auparavant avec l'ancien dispositif dont vous parlez, avec plein d'enfants qui ne pouvaient plus aller à l'école, il fallait nous adapter. Donc qu'on ait besoin de quelques jours, qu'on ait besoin parfois de tâtonner, ça m'est arrivé, ça nous est arrivé depuis deux ans de gestion de crise. Les oppositions actent l'échec scolaire du gouvernement.

Hier à l'Assemblée nationale, cette question porte, sur ces protocoles à l'école, rafale de critiques. L'école française, monsieur le Premier ministre, est depuis une semaine devenue un grand bazar. Pour les enfants, pour les parents et pour les enseignants. Avec vos protocoles compliqués, faisant tout reposer sur les parents, c'est même devenu l'enfer.

14:16
Invité

C'est vous qui êtes responsable de la grande grève du 13 janvier, qui mobilisera jusqu'aux inspecteurs académiques.

14:23
Présentateur

Pour d'autres, le responsable c'est aussi et surtout Emmanuel Macron. Campagne présidentielle oblige, des candidats font leur proposition, forcément meilleure que celle du président.

14:35
Invité

On maintient ouvert, c'est une fiction. Même les maires sont obligés d'être fermés. On n'arrive même pas à porter les repas dans les cantines, parce que les prestataires de repas eux-mêmes n'ont plus les personnels. Non, moi j'aurais eu une autre gouvernance que celle d'Emmanuel Macron. Moi je pense qu'il faut mettre juste une chose en place dans les écoles, c'est la prise de température, comme on le fait dans les entreprises, à l'entrée de l'école. Les enfants qui ont de la température rentrent chez eux. Tout le reste ne sert à rien.

15:02
Présentateur

Deux candidates à l'Elysée qui gagneraient du terrain face à Emmanuel Macron, selon un récent sondage. Valérie Pécresse et Marine Le Pen sont à 17% des intentions de vote. Emmanuel Macron, lui, perd 3 points, à 23%. Nous allons revenir sur les conséquences politiques que peut avoir cette gestion, que certains jugent erratique de cette crise sanitaire. Mais cette question de Yolande dans le bar. Nos ministres ont-ils seulement une idée de la réalité sur le terrain ? Avoir la pagaille dans les écoles, on en doute. Emmanuel Anizon.

15:33
Invité

Il y a quand même une déconnexion entre ces mesures très administratives, très théoriques, et la réalité du terrain, où on demande à des parents de retourner tester leurs enfants, je ne sais pas combien de fois. En plus, il y a eu des ruptures de stock. Donc, on est dans un système absurde, en fait, où on demande aux gens d'aller se faire tester alors qu'il n'y a plus ni les bras, ni les... Ils faisaient la queue devant les pharmacies. Voilà, ils faisaient la queue devant les pharmacies. C'est vrai que cette déconnexion, elle paraît un peu grotesque.

Alors, je pense qu'on est vraiment sans doute à une période où il faut passer d'un système à un autre, un système où il fallait absolument établir ses protocoles, protéger, avec le variant Delta qui était beaucoup plus agressif. Et là, on voit bien quand même, même s'il y a évidemment des conséquences et des hospitalisations, on voit bien qu'on est en train de passer, me semble-t-il en tout cas, quand on regarde l'exemple sud-africain, quand on regarde l'exemple anglais, enfin, vous le saurez mieux que moi, mais à une autre période. Il faut lâcher, parce qu'en plus, il y a des conséquences psychologiques chez les enfants, chez les parents, chez les Français.

C'est vrai qu'on n'en peut plus au bout de deux ans, et on sent bien qu'il y a des conséquences. Il y a un taux de suicide des jeunes ados, de visite chez les psys, des enfants qui explosent, qui n'ont jamais été à ce niveau. Donc, il faut lâcher. Je pense que là, on est vraiment à un moment où le politique doit redonner un peu... Parce que l'école, en plus, c'est un univers qui doit être sanctuarisé. De fait, laissez-vous vers le plus possible là-dessus.

17:05
Présentateur

Ce qu'ont très mal vécu les professeurs, je parle souvent contre eux les uns les autres, c'était l'idée de dire, nous, on est des garderies. En fait, on fait tout, on met en place des choses très compliquées pour qu'au fond, les gens puissent continuer à faire tourner l'économie.

17:16
Invité

Et c'est quelque chose qui dure depuis deux ans, c'est-à-dire que la difficulté d'apprentissage, de faire des vrais cours, des vrais enfants, est sans arrêt, évidemment, consécutée par ces vagues. Donc, cette dernière vague paraît un peu nouvelle dans le sens où elle est quand même moins agressive et avec ces centaines de milliers de cas, tout le monde est malade autour de nous, on le voit bien. Donc, il va bien falloir passer à autre chose. À autre chose. Comment font les autres ?

17:42
Présentateur

Vous avez fait une enquête auprès des autres pays, notamment pour la question de l'école, pour savoir s'ils s'en sortent mieux que nous. Oui, c'est vrai que c'est toujours intéressant, quand il y a une situation qui est un peu compliquée en France, d'aller regarder chez nos voisins, comment ils font ? Parce que toute l'Europe est frappée par la vague Omicron. Alors, tous les pays n'ont pas autant de cas quotidiens à population égale que la France. La France, on est parmi les niveaux les plus élevés. Mais bon, à chaque fois, les incidences augmentent à cause d'Omicron.

Et il se trouve que, quand j'ai parlé avec des parents au Luxembourg, en Belgique, en Allemagne, au Danemark ou autres, tous disent que c'est compliqué parce que si les protocoles changent, etc. Il y a beaucoup d'enfants contaminés, donc il faut beaucoup tester les enfants. Par contre, parfois, il y a des petites choses un peu différentes. Au Luxembourg, par exemple, parfois, ils font des autotests directement dans les classes, sous la supervision de la maîtresse. Donc, c'est déjà ça en moins pour les parents. Si jamais… Enfin, voilà, il faut qu'il y ait plusieurs élèves d'une classe pour qu'elles ferment.

En Allemagne aussi, il y a des régions où ils instaurent ce qu'on appelle le pooling, c'est-à-dire qu'ils font un échantillonnage de prélèvements. En gros, on teste tous les enfants. Ensuite, le labo, il fait une seule analyse, donc ça fait gagner du temps. Et si c'est positif, par contre, tous les enfants sont testés un par un. Donc, voilà, il y a des petites différences sur la façon dont on teste. Souvent, les enfants ont le masque, maintenant, dans tous les pays. Il y a des petites différences, mais on peut quand même reconnaître que dans tous les pays, vouloir conserver les écoles ouvertes avec Omicron et autant de cas positifs, forcément, ce n'est pas simple.

Est-ce que Jean-Michel Blanquer a péché sur la méthode, Bruno Jety ? On a vu dans ce reportage, au fond, que c'est lui qui prend. On va en parler un peu plus tard, parce que c'est un peu tendu, visiblement, entre le ministre de l'Éducation et le ministre de la Santé. Mais sur la méthode, est-ce qu'il a manqué de concertation ? Est-ce qu'il y a eu un problème dans la gestion de cette crise au ministère de l'Éducation nationale ?

Alors, d'abord, sur la méthode, il semble, en tous les cas, c'est ce qu'explique son cabinet, qu'il a eu tous les éléments nécessaires à la mise en place de ce protocole tardivement, parce qu'ils ont attendu à la fois les résultats de ce qui s'est passé en Afrique du Sud et en Angleterre, pour vérifier la dangerosité, le niveau de dangerosité du virus Omicron. Ils ont attendu aussi les retours des hautes autorités, de services publics, de la haute autorité sanitaire. Tout ça, c'est terminé par un loupé.

Maintenant, c'est reconnu par le gouvernement, et c'est le mot employé par Gabriel Attal, pour dire que la communication sur le protocole, choisi par le ministre, de le faire dans le Parisien, mis en ligne un dimanche, en fin d'après-midi, la veille de la rentrée, a été mal vécue à la fois par le personnel enseignant, et notamment les directeurs des écoles, par les parents d'élèves, parce que c'est un protocole qui est lourd, encore plusieurs dizaines de pages, ça a été expliqué par Nicolas, les trois tests qu'il fallait faire, quelque chose de compliqué. Ils ont réagi assez vite quand même. Ils ont réagi assez vite, résultat des courses.

La première semaine a été un loupé complet, c'est-à-dire que c'est vrai qu'il y a un côté, on maintient l'école ouverte, mais de fait, il n'y a pas d'école, c'est une garderie, c'est ce que disent les directeurs d'école, même s'il faut le redire, l'argument du ministre, c'est de dire qu'il y a 10 000 classes qui ont fermé, ce qui représente 2% de l'ensemble des classes. Il faut aussi remettre ça en perspective. N'empêche, ils ont changé deux fois le protocole depuis. C'est là que ça devient une affaire politique, c'est vrai qu'aller...

On a vu passer à l'instant, pardonnez-moi, je vous couvre une aujourd'hui, une phrase du porte-parle du gouvernement qui dit « Nous apportons tout notre soutien à Jean-Michel Blanquer » ou quelque chose comme ça. Dans ces cas-là, on est tous très en soutien à Jean-Michel Blanquer, dans ces cas-là, ça veut dire que ça ne va pas bien. Oui, parce qu'il est devenu une cible politique. D'abord, un, Jean-Michel Blanquer, il faut rappeler qui il est, c'était encore il y a quelques mois, le bon élève du gouvernement, le chouchou du président, le chouchou de la première dame, quelqu'un qui avait un bilan et qui était vanté par la majorité.

Et puis bon, voilà, les péripéties politiques de fin de mandat font qu'il était déjà un petit peu en difficulté politique avant. Le Premier ministre va sur le plateau de France Télévisions alors que le ministre, le matin, défend son protocole. Le soir, le Premier ministre change le protocole et n'évoque même pas le nom de son ministre de l'Éducation. Et il suffit de peu pour que ça devienne une affaire politique. Hier, il est la cible à l'Assemblée. Mais au-delà de ça, c'est aussi l'exécutif qui s'inquiète.

C'est que jusqu'à présent, la gestion, le choix politique qui était de maintenir l'école ouverte, et c'était le choix du ministre, et c'est un choix, à mon avis, qui était le bon choix, eh bien, qui était salué par les parents, ils ont le sentiment à l'Élysée qu'ils sont peut-être en train de se mettre en difficulté sur un des aspects, qui était plutôt bien noté par l'opinion, c'était la gestion au fond de l'école, qu'à un, qu'à un, on y arrive quand même mieux que nos voisins. Et puis là, les parents qui ne sont pas contents, c'est quelque chose dont, à 80 jours d'une présidentielle, évidemment, le président, il regarde ça, il se dit, il faut réagir.

Et réagir, c'est parfois en s'affranchissant des susceptibilités des uns et des autres, et donc, ça crée une situation un peu tendue. Un peu tendue, on va y revenir dans un instant, Emmanuel Macron, dans le Parisien, qui avait dit, il faut plus d'anticipation, plus de temps au rectorat pour communiquer avec les écoles en amont, donc déjà, il anticipait. Je vous donne le point, avait dit à une maman d'élève qui lui posait la question.

Sur l'opinion, on disait, à l'instant, vous nous le disiez, bon, au fond, dans tout ce bazar de la gestion de la crise sanitaire, il y avait un point positif qui était de dire, on s'est toujours battu pour que les écoles restent ouvertes, est-ce que ça peut se transformer en boulet ? Effectivement, parce que ça touche un des atouts maîtres du gouvernement en la matière. Il y en a un autre qui est aussi un peu affaibli, c'est celui de la vaccination comme rempart absolu contre l'épidémie, et on voit que ça n'empêche pas les contaminations. Et donc, c'était les deux pieds sur lesquels le gouvernement s'appuie.

On a pris le temps, mais on a vacciné massivement, et on est dans les têtes de classement internationaux en termes de nombre de vaccinations. Et, je me rappelle, dans les communications qui avaient été faites, avec des beaux graphiques, où ils montraient que le nombre de jours où l'école avait été fermée en France était incomparablement plus faible que dans d'autres pays. Et donc là, on voit que le vaccin, ce n'est pas l'alpha et l'oméga, parce que même s'il protège des formes graves, ça n'empêche pas l'épidémie de flamber. Et sur les écoles, aujourd'hui, on est un petit peu embourbé. Pour compléter ce que disait Bruno, on annonce, on verra demain, 75% de grévistes.

Donc, ce n'est pas tous les jours qu'il y a 75% de grévistes. Faits historiques dans l'éducation nationale, ce n'est pas uniquement les enseignants, mais aussi tous les autres corps du monde, de la communauté scolaire. Les directeurs d'établissements, la députée de la France insoumise qui connaît ces classiques, il y a même les inspecteurs d'académie qui appellent à la grève. Donc là, ça veut dire qu'on a dépassé toute la cote d'alerte. Et donc, on est dans une présidentielle dans 3 mois. Et Emmanuel Macron doit aussi regarder sur son électorat de gauche. Et donc, il voit qu'à l'hôpital, les fonctionnaires hospitalières ont le moral dans les chaussettes. C'est très très dur.

Dans l'éducation, 75% de grévistes. Donc, il faut... Donc, ça peut se transformer en problème politique. Ce qui est en train de se passer au niveau... Au plan sanitaire et scolaire. Ça peut être compliqué, voilà. Ils surveillent. Ils surveillent beaucoup. Il y a quand même une inquiétude. Et c'est vrai que ce ministre qui était hier le maillon fort, qui deviendrait maintenant le maillon faible, c'est un problème aussi à quelques mois de la présidentielle. Parce que c'est vrai que l'éducation, ça faisait partie des éléments que le président pouvait mettre aussi en avant. Bon, voilà. Quand même, Bruno Jeudy, il n'est pas tout seul.

Jean-Michel Blanquer a décidé dans son coin, dans son bureau, le dimanche soir. Ah, mais je trouve qu'il porte un chapeau très très large. C'est votre question. Parce que c'est vrai que, sans doute que Jean-Michel Blanquer... Et là, on retrouve peut-être le ministre qui n'a peut-être pas beaucoup d'expérience politique. Il a peut-être été trop bon élève. Il a peut-être pris comme fait acquis tout ce que lui présentait sa haute administration. Alors qu'il aurait peut-être dû justement dire que ce n'est pas tenable, ce n'est pas applicable. Après, c'est facile à dire. Quand vous avez le Premier ministre et le ministre de la Santé qui défendent ce même protocole, c'est compliqué.

Les plus expérimentés dans le gouvernement font remarquer qu'il aurait peut-être dû se mettre en travers ce protocole le fameux week-end avant la rentrée. Ça a été un peu tendu. C'est raconté dans votre journal cet après-midi. Un article qui a été publié sur le site En Marche du Conseil des Ministres. Ça s'est tendu entre le ministre de la Santé et le ministre de l'Éducation nationale. Oui, oui, c'est des collègues effectivement du service politique qui ont raconté ça qu'en Marche du Conseil des Ministres, il y a eu un échange un petit peu... Alors, ce n'est pas monté...

Ils ne sont pas empoignés, mais en tout cas, il y a un échange un petit peu vif entre le ministre de la Santé et le ministre de l'Éducation nationale. Parce qu'effectivement, parfois, dans les interviews, ils ne se citent pas les uns les autres. Donc, il peut y avoir des petits accrochages. Et Jérôme Fourquet parlait de la vaccination. On a parlé des écoles. On a parlé des vaccins. Donc, on peut parler de la vaccination des enfants. Oui. Ça n'avance pas ? Non, ça n'avance pas beaucoup. Donc, ça a débuté le 15 décembre pour les enfants qui sont à risque, le 22 décembre pour tous les enfants. Et ça n'avance effectivement pas très vite.

Alors, on est à 2% à peu près de 5-11 ans qui ont reçu au moins une dose de vaccin. Ça n'avance pas très vite pour plusieurs raisons. Déjà, il y a un problème d'offres. Il y a des départements où c'est très compliqué de trouver un créneau ou de trouver un centre qui propose des vaccins pour enfants. Parce que ce ne sont pas les mêmes vaccins. Ce ne sont pas forcément les mêmes dispositifs, etc. Donc, c'est pour ça que le ministre de la Santé veut qu'il y ait au moins un centre ou deux par département. Et puis, l'autre raison, c'est qu'il y a aussi des parents qui vont vacciner mon ado de 15-16 ans, je peux comprendre, mais mon enfant de 6-7 ans, j'ai besoin de réfléchir un peu plus.

Emmanuel Anizon, quant à votre avis, cette France qui est parfois un peu en colère entend le ministre de l'Éducation nationale qui encore cet après-midi à l'Assemblée nationale se justifiait en expliquant qu'au fond, il n'avait fait que respecter des décisions qui avaient été prises par les autorités de santé, qu'il fallait maintenir les écoles ouvertes. Restant sur une espèce de ligne qu'est celle du gouvernement depuis le début, est-ce qu'à votre avis, ça trouve un écho défavorable auprès de cette population-là qui a besoin d'être entendue, entendue dans sa colère ?

27:27
Invité

Je pense que le fait de garder les écoles ouvertes, pour le coup, ça plaît à beaucoup de gens. On a vu pendant le premier confinement à quel point le fait de fermer les écoles était dramatique socialement. dans tous les univers, en plus, c'est un peu défavorisé. En plus, ça décliffe toute la chaîne, on le sait bien, des parents qui ne peuvent pas travailler, etc. Donc, voilà, garder ces écoles ouvertes, je pense que pour le coup, cette décision, elle est quand même très bien vue.

En revanche, ce qui ne va pas, ce sont toutes ces mesures qui sont, je le répète, sont un peu absurdes au regard du nombre de gens positifs, au regard aussi du fait que les enfants sont asymptomatiques, on le sait, pour la plupart, même dans leur immense majorité, et qu'il y a un moment, il y a quelque chose qui ne peut pas suivre en termes de concret, d'organisation. Ce que je veux dire,

28:21
Présentateur

c'est sur la communication gouvernementale. On parle parfois de la déconnexion, vous me disiez tout à l'heure, il y a le sentiment qu'ils sont déconnectés. Quand les ministres choisissent de dire au fond, et peut-être que c'est le cas, la stratégie est la bonne, j'ai fait ce que j'avais dû faire, j'ai suivi les recommandations de la Haute Autorité de Santé, je n'aurais pas pu faire autrement, fermer le banc, passer à autre chose. Ça ne peut pas être entendu, ça, bien sûr.

28:40
Invité

Et surtout quand il annonce la veille, l'annonce du dimanche a été extrêmement mal perçue. Évidemment, c'est une gourde énorme.

28:49
Présentateur

Pouvait-il faire autrement ?

28:50
Invité

Pouvait-il faire autrement ? Que l'annoncer la veille au soir ?

28:53
Présentateur

Je pense qu'il pouvait... Enfin, c'est difficile, c'est facile à dire aujourd'hui. Ses collègues aussi, c'est facile de critiquer. Il pouvait aussi se mettre en travers la route de son administration, et dire que ce n'est pas tenable à l'école. Il faut quand même se souvenir. Avant la rentrée, il y a une candidate, Valérie Pécresse, qui dit que la rentrée n'est pas tenable, il faut la décaler d'une semaine. Le gouvernement dit non. Je rappelle qu'au printemps, ce même gouvernement avait accepté de différer d'une semaine la rentrée. Évidemment, à quelques semaines du premier tour de la présidentielle, c'est difficile de donner son accord. Je ne sais pas si c'était la meilleure solution.

Ce qui est certain aujourd'hui, c'est que les mêmes qui disaient, bien sûr qu'il faut faire la rentrée, les mêmes disent aujourd'hui, dans la majorité, dans le gouvernement, que Jean-Michel Blanquer s'est planté sur la communication et sur le protocole. Après, moi, je pense que la faute, elle n'est pas que Jean-Michel Blanquer, elle est collective. Il y a un Premier ministre, c'est lui qui est son patron. Donc oui, rétrospectivement, ce protocole était trop lourd, ce n'était pas jouable la première semaine. On va voir si le troisième protocole fonctionne mieux.

Est-ce que, Jérôme Courquet, dans les enquêtes d'opinion, les Français commencent à se dire, on entendait Marine Le Pen qui disait il faudrait juste prendre la température à l'entrée des écoles, Valérie Pécresse qui disait en fait on aurait dû reporter la rentrée. Est-ce qu'il y a une crédibilité qui est en train de s'installer dans les forces d'opposition sur la gestion de la crise ? Non, alors autant la critique est aisée, mais on ne voit pas se dessiner de crédibilité renforcée sur tel ou tel opposant au président de la République. C'est-à-dire, on voit bien quand ça patauge au gouvernement.

Les Français font aussi le bilan parce qu'ils lisent les papiers que vous faites, ils regardent ce qui se passe à l'étranger, ils se disent aucun pays n'a trouvé la martingale qui a permis de passer à travers les gouttes de l'épidémie. Et ces différents candidats, bon, ils sont entendus par leurs électorats respectifs, mais on ne voit pas se dessiner un mouvement qui dirait ça y est, un tel avait eu raison de A à Z, il faudrait le suivre.

Sur les deux mesures qu'on a entendues dans le reportage, juste pour avoir votre avis, et votre expertise, Nicolas Béraud, quand on entend Marine Le Pen qui dit qu'il faudrait prendre la température à l'entrée des écoles, est-ce que ça changerait quelque chose ? Ce n'est pas certain. Il y a des pays où ils prennent la température à l'entrée de certains, le public. En France, ça n'a jamais été fait. Donc je pense qu'il y aura aussi une question d'acceptation. Est-ce que les parents accepteraient que leurs enfants, comme ça, on leur prend la température ? Est-ce que c'est faisable ? D'accord. Voilà.

Et sur le fait d'avoir reporté d'une semaine la rentrée scolaire, est-ce qu'il y a des études les contaminations chez les enfants baissent ? Alors, notamment parce qu'on les teste moins, mais souvent pas que. Et c'est vrai que Bruno Jeudy parlait de Valérie Pécresse. Il y avait aussi certains médecins ou scientifiques qui préconisaient. Alors, ils ne disent pas de fermer les écoles pour fermer les écoles. Ils disent, vu le contexte, vu qu'on n'est pas prêt, vu avec Omicron tous les cas qu'il va y avoir, est-ce que ce ne serait pas peut-être malin ? Bon, vous annoncez le protocole dimanche, d'accord, mais on ne fait pas la rentrée de lundi, on la fait le jeudi ou le lundi d'après.

Ça va compter la pénurie de tests. Parce que c'est ça aussi qu'il y avait la première semaine. Là, apparemment, il va y avoir des autotests qui vont arriver par millions un peu partout. Donc, ça va sans doute être plus possible d'appliquer le protocole puisque le protocole prévoit trois autotests. Et des déclarations sur l'honneur. Et des déclarations sur l'honneur. La première semaine, pénurie d'autotests, pénurie de tests. Donc, c'est compliqué aussi de l'appliquer le protocole. Alors, la colère, elle débouche parfois sur la violence. Le pass vaccinal braque ces Français qui refusent encore l'injection et le climat dérape quand les élus de la République sont menacés, pris à partie.

Hier, le président de l'Assemblée s'est emparé du sujet face à des députés qui finissent par avoir peur de légiférer Aubry Perrault et Victor Dolande.

32:27
Invité

Tous ensemble pour marquer le coup. Hier, à l'Assemblée nationale, le président Richard Ferrand arrive dans l'hémicycle entouré de tous les chefs de groupe. Une image symbolique et le ton grave pour faire passer un message. Les intimidations, les violences contre les élus de toute tendance se multiplient et s'aggravent. Au-delà de nos personnes et au-delà même de notre institution, ce sont les principes de la démocratie et de la République qui en sont, qui sont en cause. Je vous remercie. Inquiétude, en plein débat sur le pass vaccinal. Selon le ministère de l'Intérieur, 60 élus ont déjà été menacés depuis le 1er janvier.

Dimanche dernier, à Saint-Pierre-et-Miquelon, ce député de la République en marche reçoit de la boue, des algues et des pierres par des opposants au pass sanitaire. Deux semaines plus tôt, un autre retrouvait son garage incendié. de l'intimidation jusqu'aux menaces de mort, comme dans ce mail. Dites aux autres députés de bien voter, car à partir de maintenant, c'est des vrais balles que vous allez prendre. Je suis armée. Faites attention où vous allez. Un climat de violence dans lequel les parlementaires doivent continuer d'examiner le projet de loi. Et c'est au tour du Sénat depuis lundi.

Hier soir, les sénateurs ont rejeté l'obligation pour les cafetiers et les restaurateurs de contrôler l'identité de leurs clients, comme le souhaitait l'exécutif.

34:04
Présentateur

Ce sont des personnes dépositaires de l'autorité publique, jouissant de prérogatives de puissance publique, formées, inscrites dans une hiérarchie

34:12
Invité

avec un pouvoir disciplinaire, voire pouvant s'exposer aux sanctions de la justice qui font des contrôles d'identité en France. Contre l'avis du gouvernement, encore, les sénateurs veulent dispenser de passes vaccinales les moins de 18 ans. Un pass vaccinal qui pourrait aussi devenir facultatif lorsque les conditions sanitaires sont réunies.

34:32
Présentateur

Nous définissons ces conditions sanitaires à travers trois critères. Nombre d'hospitalisation, vitesse de circulation du virus et degré de vaccination de la population département par département. Et donc, quand les critères seront réunis, automatiquement, le pass vaccinal devra être retiré retiré.

34:56
Invité

Entre les parlementaires et l'exécutif, le bras de fer continue donc. Une semaine après les propos d'Emmanuel Macron dans la presse sur les non-vaccinés, venus enflammer et interrompre les débats à l'Assemblée. À trois mois de la présidentielle, le texte sur le pass vaccinal vire à l'affrontement politique. La gauche accuse de précipiter les discussions. Eh bien, c'est compliqué politiquement et pourtant, vous savez que nous ne sommes pas irresponsables en termes de gestion de la crise sanitaire d'approuver un texte qui à ce point est une posture politique. La majorité, elle, reproche à l'opposition d'instrumentaliser la crise sanitaire.

Les Philippot, Asselineau, Le Pen, Dupont-Aignan ou Mélenchon, ce pacte germano-soviétique de la désinformation ont été successivement pour la chloroquine, contre le vaccin, contre le pass sanitaire et maintenant

36:00
Présentateur

contre le pass vaccinal

36:01
Invité

avec une infaillibilité

36:03
Présentateur

absolue dans l'aveuglement.

36:05
Invité

Les débats devraient encore durer. La séance est levée. Retardant l'adoption d'un texte que le gouvernement voulait pourtant faire passer avant mi-janvier.

36:17
Présentateur

On voyait à l'instant dans ce reportage Bruno Jeudy le ministre de la Santé s'amusait des propos du sénateur Claude Maluret qui a fait un discours très remarqué. Il passe entre les gouttes le ministre de la Santé Olivier Véran ? Son texte est passé à l'Assemblée malgré les péripéties qui ont été racontées partout et on en avait fait une émission ici même.

Au Sénat c'est un petit peu plus compliqué parce que comme d'habitude la majorité sénatoriale qui est à droite est en train non pas de détricoter le texte mais quand même d'enlever ce que le ministre voulait refuser à l'Assemblée notamment une limite dans le temps le pass vaccinal pour les mineurs l'obligation pour les cafetiers et certaines professions de le demander donc tout ça va être j'allais dire sans doute le fruit d'un compromis et vous savez en général ce qui se passe on le voit moins mais c'est la mécanique parlementaire c'est que le texte va être voté au Sénat il y aura la majorité à mon avis sur le texte modifié et dans la navette entre les deux assemblées c'est le texte du Sénat qui sera sans doute repris à l'arrivée de l'Assemblée non à mon avis ce sera le mélange des deux mais avec le texte du Sénat le texte de l'Assemblée ne va pas être repris le texte initial c'est à dire un texte amendé avec le fait que les cafiers ne puissent pas faire des contrôles d'identité comme on l'a entendu avec le fait que le pass vaccinal disparaîtra quand on n'en aura plus besoin c'est un texte qui va être amendé parce que le gouvernement veut absolument l'adoption de ce texte en urgence c'était le 15 janvier qu'ils voulaient le mettre en oeuvre ça va être difficile de tenir les délais mais pour ça ils vont accepter les modifications Emmanuel Anison est-ce que ces modifications rendent le pass vaccinal plus acceptable pour ceux qui ne veulent pas en entendre parler ?

37:57
Invité

ça va être je pense une partie des anti-pass oui seront sans doute satisfaits en tout cas moins en colère mais plus globalement dans ce mouvement anti-pass et anti-vax il y a évidemment un malaise une défiance vis-à-vis du pouvoir politique de l'institution et donc c'est beaucoup plus profond le malaise est beaucoup plus profond et tout ce qu'on a vécu ces derniers mois a encore rajouté à cette méfiance qu'on avait déjà vu se manifester avec les gilets jaunes il y a 3 ans c'est vrai à cette question

38:32
Présentateur

l'oralbole général va-t-il s'exprimer dans la rue comme autant des gilets jaunes à votre avis ?

38:35
Invité

là on a vu on a vu un petit sursaut des manifestations cette semaine donc il y avait quand même 100 000 personnes dans la rue en France c'est pas énorme en même temps c'est plus que ce qu'il y avait oui ce qu'il y avait eu en décembre on sent que la phrase d'Emmanuel Macron sur je veux les emmerder enfin je veux les emmerder etc est mal passée mais plus largement il y a ces gens qui sont dans la rue et puis il y a ces gens qui chez eux sont pas très à l'aise non plus avec tout ce qui s'est passé avec ce pass les libertés publiques avec cette deuxième troisième dose qu'il faut prendre et peut-être la quatrième et ce discours politique n'a pas été clair parce que la situation n'était pas sans doute mais voilà le vaccin protège donc finalement il ne protège pas complètement il protège cela ne faut pas dans la violence alors cela ne faut pas dans la violence mais en revanche ils sont dans la résignation ils sont dans quoi ?

ils seront peut-être dans le vote prochainement voilà je pense que il y a un moment cette défiance est-ce que ça va être dans l'abstention est-ce que ça va être pour les votes extrêmes là par exemple j'ai fait une enquête récemment sur les petits candidats cette année c'est assez incroyable c'est-à-dire qu'on se retrouve avec une soixantaine minimum de petits candidats qui j'étais très étonnée pour la plupart sont anti-pass et sur cette mouvance-là de réclamer plus de démocratie voilà donc il va y avoir plein de formes et puis alors potentiellement sur des actions violentes

40:05
Présentateur

alors justement je voudrais avoir votre avis sur les actions violentes Emmanuel Anizon on a vu dans ce reportage c'est vrai qu'aujourd'hui il faut même se dire je suis courageux parce que je vais voter le pass vaccinal je suis députée je suis sénateur je prends quasiment un risque pour ma vie on a franchi un cap là

40:18
Invité

on l'a franchi il y a déjà on l'a vu ces violences ces attaques violentes contre les députés on les a connues au moment des Gilets jaunes au moment des Gilets jaunes et rappelez-vous même ces scènes absolument incroyables notamment pour l'attaque de la préfecture du Puy-en-Velay où la voiture de Emmanuel Macron a été prise en chasse à ce moment-là on ne sait pas comment ça aurait basculé ce sont les mêmes ce sont les mêmes pour beaucoup c'est-à-dire que dans les manifs alors ils sont plus divers dans les anti-vax la population est plus diversifiée socialement d'accord mais on retrouve beaucoup de Gilets jaunes dans les organisations des manifs on retrouve beaucoup de Gilets jaunes et dans cette violence et dans les gens qui sont violents et qui menacent d'avoir des actions ciblées moi je reconnais quelques têtes oui sur vos enquêtes

41:00
Présentateur

alors néanmoins dans le parallèle que certains veulent faire il y a quand même une différence fondamentale c'est-à-dire qu'à l'époque 70 à 80% de la population soutenait les Gilets jaunes étaient opposés à la taxe carbone là les enquêtes qu'on a pu faire c'est 65% de français qui soutiennent le pass vaccinal donc on a des minorités importantes qui se manifestent qui se font entendre certaines peuvent se radicaliser elles se radicalisent notamment parce qu'elles savent qu'elles n'ont pas le nombre pour elles mais il y a une majorité de français qui soutient qui soutient ces mesures et ce qui fait aussi que la situation est très compliquée c'est que c'est pas un face-à-face entre la rue et le gouvernement ça peut être aussi un face-à-face entre français on a la moitié des français 51% qui se considèrent en danger quand ils sont en contact avec un non-vacciné vous avez 51% de français qui seraient favorables à ce qu'un non-vacciné qui aille qui est admis en réanimation paye toute ou partie des frais donc on voit bien comment les choses se clivent très fortement et à chaque fois ces attitudes sont beaucoup plus répandues chez les retraités qui sont les plus inquiètes contre l'épidémie qui soutiennent sans doute le plus le gouvernement donc le contexte d'opinion est quand même très différent de celui qui prévalait au moment des gilets jaunes même si une partie des gens radicalisés sont les mêmes il y a toujours eu même au moment des gilets jaunes une condamnation des violences y compris contre les élus ou des dégradations de la part de la majorité des français oui mais il y avait une minorité non négligeable au moment des gilets jaunes qui soutenait les actions sur le thème s'il faut en passer par là c'est bien malheureux mais ce qui change fondamentalement c'est qu'il y a une minorité aujourd'hui seulement des français qui soutiennent ceux qui défilent alors qu'à l'époque c'était 70 à 80% oui alors là il y a trois échéances qui pourraient nourrir un petit peu cette contestation il y a comme Bruno jeudi l'a dit l'entrée en vigueur du pass vaccinal alors non pas le 15 comme l'espérait le gouvernement mais sûrement quelques jours plus tard par contre le 15 il y a la désactivation du pass sanitaire donc pass sanitaire pour l'instant pour les personnes qui n'auront pas reçu leur dose de rappel dans les temps on ne sait pas exactement combien mais sans doute pour l'instant quelques centaines de milliers de personnes ne sont pas encore dans les clous et puis on l'oublie un peu mais bon c'est moins c'est plus anecdotique c'est moins majeur mais fin janvier il y aura aussi la dose de rappel obligatoire pour les soignants dans le cadre de l'obligation vaccinale qui s'applique aux soignants voilà donc ça ça pourrait générer un petit peu la contestation aujourd'hui il y a 92% de vaccinés et 8% de non vaccinés donc c'est vrai que ça semble beaucoup plus entre guillemets enfin c'est voilà les écarts sont beaucoup plus larges qu'avec les gilets jaunes mais les 8% comme l'a dit Emmanuel c'est pas du tout c'est pas du tout un même sac ils sont à peu près 5 millions les non vaccinés il y en a déjà une partie qui sont non vaccinés mais c'est un peu les non vaccinés malgré eux c'est des personnes immigrées des personnes très âgées qu'on a encore du mal à les atteindre parce que doctolib ils connaissent pas trop l'accès aux soins bon ils sont un peu éloignés et puis après il y a ceux qui sont pas vaccinés par choix et parmi ceux-là qui sont majoritaires il y en a assez par choix parce qu'ils ont peur du vaccin certains attendent vous savez les nouveaux vaccins Novavax peut-être Sanofi et puis d'autres c'est vraiment la minorité qui est la plus radicale les anti-vax entre guillemets purs qui est la plus radicale et avec des personnalités vous avez écrit une enquête sur les frères Bogdanoff donc les obsèques c'était en début de semaine c'est ça lundi donc des personnalités qui revendiquent qui assument le fait de ne pas être vaccinés on pourrait parler aussi de l'histoire de l'affaire de Novak Djokovic alors pour le coup

44:17
Invité

il y a beaucoup de rebondissements mais sur les frères Bogdanoff oui les frères Bogdanoff qui effectivement n'étaient pas vaccinés alors qu'ils étaient scientifiques qui ne faisaient pas de prosélytisme sur la question parce que c'estiment supérieur et un peu différent de tout le monde mais néanmoins ils n'étaient pas vaccinés et puis dans la foule il y avait un Francis Lalanne par exemple qui assiste aux obsèques sans masque qui n'est pas vacciné non plus mais cette décision ça c'est nouveau on compare avec les gilets jaunes ça on n'avait pas je veux dire il n'y avait pas de figure la laine y était déjà oui c'est vrai alors la laine y est vrai mais sociologiquement on n'a pas affaire complètement aux mêmes populations et donc c'est vrai qu'il y a une intellectualisation du débat sur le pro-vax pas pro-vax qui est qui est différente et puis je pense qu'il y a aussi comme une réalité autour de nous cette tension que vous décrivez on la sent bien même tout chacun dans nos familles ça crée des tensions on a tous une tente qui ne veut pas et le dialogue devient très compliqué entre eux c'est pour ça que quand on dit qu'il y a 5 millions d'antivax il y a aussi toute une frange qui ne se dit pas antivax qui n'est pas dans la rue mais qui ne vit pas bien cette situation non plus

45:26
Présentateur

et puis surtout il y a les antivax et puis il y a ceux qui se sont fait vacciner mais j'allais dire train et forcer pour rappeler qu'au départ on n'était pas dans ces proportions-là et de ce point de vue-là Emmanuel Macron est davantage et moins inquiet de ses adversaires déclarés à la présidentielle que des colères qui s'expriment et qui on ne sait pas on verra après la vague Omicron comment ça se traduira dans les zones le dégel démocratique pour l'instant je ne crois pas que ça aura un effet on ne constate pas d'effet sur la cote de popularité d'Emmanuel Macron ni dans ses intentions de vote au sondage mais tout ça me paraît aussi il y a d'autres sondages qui le donnent en baisse on va dire que tout ça me paraît moins pour l'instant gelé mais on ne sait pas comment ça va réagir après ce qui est certain c'est qu'à mon avis aujourd'hui ces colères qui s'expriment on voit que pour Macron ça l'inquiète plus que le début de la campagne présidentielle les colères il a été rappelé que 300 élus auraient reçu des menaces de mort depuis le début de l'année alors députés maires etc vous avez montré les images à Saint-Pierre-et-Miquelon dans l'Oise ce garage d'un parlementaire qui a été incendié et donc c'est aussi une inquiétude c'est-à-dire il suffit que quelques individus radicalisés en viennent à passer à l'acte et on peut avoir un drame un drame humain dans les semaines qui viennent

46:46
Invité

N'oublions pas que l'année a commencé avec une gifle Emmanuel Macron ça a quand même donné le la il y a une autre colère qui commence à s'exprimer

46:54
Présentateur

à voix haute c'est celle des malades de ceux à qui on doit expliquer qu'ils doivent attendre pour être soignés pour être opérés des déprogrammations pour prendre en charge des non-vaccinés qui occupent en nombre les services hospitaliers et Julien Lenay et Stéphane Lopez 5 par jour voire davantage dans son quotidien les médicaments occupent une grande place Jean-Marc souffre d'une maladie chronique mais pas seulement parmi ses autres soucis de santé il y a les problèmes de coeur petite alerte le mois dernier inquiétude d'autant que l'examen pour approfondir ne peut pas avoir lieu nous allons devoir repousser cette hospitalisation

47:36
Invité

en raison du Covid l'hôpital et notre service ne peuvent plus hospitaliser des patients non-urgents nous allons repousser au mois de février je l'espère vous recevrez une information très rapidement bien à vous

47:47
Présentateur

son cardiologue s'est montré rassurant par rapport à cette déprogrammation difficile tout de même de dissiper les craintes et la colère moi je suis un peu furieux parce que je me dis que tous ces gens dont je fais partie il n'y a pas seulement les problèmes cardiologiques il y a aussi les cancéreux il y a aussi les dialysés il y a plein de choses peut-être pas les dialysés sont peut-être plus protégés mais en tout cas des gens qui ont des soins urgents qu'ils ne peuvent pas faire

48:13
Invité

pourquoi ? parce que les services sont encombrés pourquoi les services sont encombrés ? parce que des gens ne veulent pas se faire vacciner et je crois que vraiment les gens la jouent beaucoup trop individualiste des malades des malades victimes collatérales du Covid la flambée épidémique est telle que les hôpitaux doivent procéder à de nombreuses déprogrammations

48:34
Présentateur

ici à Saint-Etienne face à l'afflux de patients le CHU a dû reporter la moitié des interventions gros casse-tête

48:42
Invité

problème de hanche d'un bébé qui a 90 ans

48:45
Présentateur

non mais là typiquement ça fait encore partie de ces patients qu'on ne va pas pouvoir opérer qu'ils n'arrêtent pas de tomber qu'ils vont décompenser et on ne va pas s'en sortir on va essayer de le mettre sur la liste des prioritaires et puis dès qu'on aura une plage de libre on le mettra mais bon on est quand même bien bloqué sérieusement bloqué avec tout ça priorisation en fonction de l'âge des symptômes de la douleur du caractère urgent ou pas donc c'est pour ça que c'est très difficile et éthiquement il y a beaucoup de questions qui se posent voilà et c'est vrai que c'est en permanence on priorise et puis on essaye de faire pour le mieux ça nous frustre ça nous met en colère d'en être arrivés là surtout on se demande après toutes ces vagues traversées comment on n'a pas pu déjà remonter la barre en termes de gestion du personnel en termes de gestion de la vaccination En Auvergne-Rhône-Alpes le plan blanc a été activé le 8 décembre dispositif d'urgence permettant la mobilisation de personnels supplémentaires à l'époque il n'y avait pas encore la menace du variant Omicron depuis les cas Covid se sont multipliés et leur prise en charge aussi

49:52
Invité

il paraît qu'on vient de pouvoir enlever l'oxygène

49:54
Présentateur

oui c'est parti et bien super très bien pour faire face il y a désormais ici 5 unités en dehors de la réanimation l'une d'elles se situe dans le service de médecine polyvalente une capacité de 28 lits mais la saturation est proche

50:09
Invité

on est obligé d'ouvrir de plus en plus d'unités indépendantes de la nôtre parce que nous on ne peut plus tenir hier on a passé une journée absolument dantesque voilà oui oui oui parce qu'on a eu énormément de sollicitations il a fallu faire tourner des lits ça a été très compliqué allez je vous remets un petit peu d'oxygène mon petit

50:28
Présentateur

mais surtout merci à tous les soignants et tout ça parce que je tiens à le dire parce que ça veut ça aurait été un peu difficile placé dans le commun pour supporter l'intubation au moment le plus critique cet homme sait qu'il revient de loin comme la plupart des malades soignés actuellement dans cet hôpital à cause du covid il n'était pas vacciné j'avais beaucoup d'hésitation avec le vaccin et du coup je ne me suis pas fait vacciner mais ça serait maintenant je ne sais pas parce que là

51:02
Invité

je sors de quelque chose de terrible donc il faut que je prenne du recul mais est-ce que vous avez d'ores et déjà quand même une pointe de regret

51:11
Présentateur

par rapport au fait

51:11
Invité

de ne pas avoir été vacciné

51:13
Présentateur

non

51:13
Invité

non j'assume

51:14
Présentateur

selon un récent sondage près d'un français sur deux seraient favorables à faire payer les soins au non vacciné on était en train de se faire la remarque en regardant ce témoignage monsieur qui après avoir été mis dans le coma se demande encore s'il va se faire vacciner on se met à la place des soignants on parle ce soir des colères Jérôme Fourquet on a entendu le médecin le chef de service qui disait que ça le mettait en colère alors il parlait aussi de la désorganisation de l'hôpital comment se fait-il qu'on n'a pas eu plus de soignants mais je pense que soit dans leur fort intérieur soit quand ils parlent entre eux sans doute que la cote d'exaspération a été franchie j'ai retrouvé une donnée qui date de 2020 de la fédération hospitalière de France qui disait qu'il y avait 2,3 millions de séjours à l'hôpital qui avaient été annulés en 2020 donc c'était des opérations plus ou moins lourdes qui avaient été déprogrammées on était en 2020 donc vous voyez ce qui se passe avec cette nouvelle vague donc c'est tous les exemples donc c'est à la fois les soignants les malades les familles des malades et l'exaspération monte très fort le sondage que je vous citais le moitié de français qui dit il faut faire payer financièrement c'est ce qui se fait au Québec les non vaccinés vont être taxés oui alors le gouvernement aujourd'hui sa stratégie aujourd'hui depuis plusieurs mois c'est de cibler les non vaccinés le pass sanitaire le pass vaccinal le pass vaccinal c'est déjà quelque chose pour l'instant il n'est pas prévu de les faire de les faire payer ou quoi que ce soit comme au Québec et c'est vrai que les soignants sont non vaccinés il y avait un médecin à Marseille récemment je lui demandais mais quand vous avez encore un patient non vacciné qui arrive en réa qu'est-ce que vous vous dites il me dit bon bah on est ensemble entre soignants entre infirmières et puis on se lève on lève les yeux au ciel mais par contre on les soigne comme les autres c'est-à-dire qu'ils soignent les médecins pardon ils soignent les patients pour ce qu'ils ont et pas pour ce qu'ils sont donc ça ils le disent tous donc voilà il n'est pas question de trier les patients Covid selon leur statut vaccinal par contre si on est sur cette question du tri effectivement ils sont contraints de déprogrammer des opérations chirurgicales entre guillemets non urgentes donc on conserve évidemment les greffes la cancérologie la chirurgie vraiment grave mais par contre il y a beaucoup de chances qu'on déprogramme et ça ça peut effectivement nourrir une colère de certains français des personnes âgées comme le monsieur dans le reportage qui doit attendre avant d'être pris en charge il faut dire quand même que d'abord le président qui était interrogé par l'électeur du Parisien a exclu totalement l'hypothèse de faire payer les séjours hospitaliers pour les non vaccinés bon de toute façon ce ne serait pas possible mais enfin il l'a dit et à Paris Match on avait envoyé une emporteur dans les hôpitaux de Toulouse entre les fêtes et il y avait 100% des lits qui étaient occupés par des non vaccinés et là clairement il y avait même des tensions entre les soignants et les patients et notamment une qui faisait remarquer aux patients votre journée c'est 15 000 euros en soins critiques ces 15 000 euros faisaient-elles remarquer à la famille du patient donc oui oui il y a beaucoup de tensions mais il y a beaucoup de tensions et on peut se demander vous posiez tout à l'heure Emmanuel Anison la question alors on n'a pas encore la réponse je me tourne vers vous Jérôme Fourquet mais qu'est-ce que ça peut donner tout ça dans 3 mois les colères les unes contre les autres c'est ça qu'il faut bien avoir en tête c'est qu'elles sont les unes contre les autres et donc c'est pas évident de voir comment les choses vont tourner on est une société qui est un peu sous la sous pression sous la forme d'une cocotte minute on a parlé de ces vagues successives en avril dernier on avait 22% de la population qui souffrait d'un état dépressif c'était 12 points de plus d'habitude c'est 10% 10% avant le Covid un quart 22% également de troubles de l'anxiété on a vu les prescriptions d'anxiolithiques etc.

explosées donc on a une société française qui est un peu à bout de nerfs on voit bien que ça peut partir très vite certains centres de dépistage ou de vaccination sont à payer des vigiles pour maintenir un peu la paix c'est très tendu devant les pharmacies voilà la paix dans les files d'attente donc on voit que pour un rien ça peut s'écharper et donc il ne faudrait pas que ça dure encore trop longtemps puisque voilà beaucoup de gens sont vraiment à bout vous parliez des opérations non vitales qui sont déprogrammées mais on a aussi toute une série de tests de contrôle de routine si je puis dire coloscopie des radiographies pour les cancers du sein etc. etc.

qui sont faits moins régulièrement et les spécialistes vous disent fatalement on aura des pertes de chance avec des patients qui ont arrivé en sortie de Covid qui ont eu peut-être 6 mois ou 1 an de retard dans le dépistage et la maladie aura avancé et donc tout ça peut rendre très amer et très meurtrir beaucoup les familles et les patients eux-mêmes Et nous revenons maintenant à vos questions Y a-t-il de l'eau dans le gaz entre Jean-Michel Blanquer et Olivier Véran ?

Bruno Jeudy Oui le cabinet que j'ai appelé juste avant pour l'émission ni la discussion était vive ce sont des hommes de tempérament c'est ce qu'on dit en général Ils se sont engueulés Oui ils se sont franchement engueulés Jean-Michel Blanquer a le sentiment de porter le chapeau pour tout le monde et notamment aussi pour Olivier Véran ce qui est certain c'est que c'est la loi de la politique c'est vrai c'est difficile pour Jean-Michel Blanquer d'entendre le Premier ministre ne pas le citer lundi soir dans le journal de France 2 alors que le matin il est encore au feu pour défendre le protocole qui est modifié et presque annulé le soir même alors Jean-Michel Blanquer en plus ayant été longtemps le chouchou de cette équipe il y en a certains qui ne lui veulent pas que du bien c'est le lot des gouvernements finissants dans un mandat qui se termine mais ça s'est produit par le passé Bruno Jeudy dans la gestion de cette crise sanitaire des tensions de la friture entre les membres du gouvernement est-ce qu'on l'a vécu il y a eu des tensions entre Edouard Philippe et Emmanuel Macron là il y a eu des tensions dans la version une de la crise de la crise sanitaire c'est monté assez loin il y a eu des tensions jusque même des discussions au moment où leur conseil constitutionnel devait arbitrer je ne sais plus quel point donc oui il y a déjà eu ça là c'est vrai que comme ça touche l'école et que l'école était j'allais dire un des points positifs de cette gestion de la crise sanitaire le président évidemment l'Elysée était un peu tendue et c'est Jean-Michel Blanquer qui prend un peu pour les autres qui prend un peu pour les autres alors juste quand même un point parce que ça fait partie de la communication vendredi le Premier ministre et son ministre de l'éducation Jean-Michel Blanquer s'afficheront ensemble lors d'un déplacement au lendemain de la manifestation parce que tout à fait ils sont condamnés à séril mais on ne va pas remanier là maintenant c'est à dire que là les oppositions ont demandé la démission du ministre de l'éducation quand même à l'Assemblée hier lors des questions évidemment que ça n'aura pas lieu on avait une tension aussi entre le ministre de la santé et le ministre de l'intérieur Gérald Darmanin quand il s'agissait de contrôler les passes et Darmanin disait bon nos policiers ils ont un peu autre chose à faire donc ça c'est un peu tendu comment ne pas être en colère quand les règles changent tout le temps Nicolas Béraud c'est pareil ailleurs ou est-ce que nous on les change plus souvent les règles alors est-ce qu'on les change plus ou moins souvent bon là on n'a que 10 jours de recul on verra mais non non c'est vrai qu'il y a de quoi être en tout cas pour les professeurs les enseignants demain la manifestation c'en est la preuve qu'il y a de la colère il y a aussi des parents qui sont en colère et puis tout à l'heure on parlait des déprogrammations mais il ne faut pas oublier aussi que les laboratoires les pharmacies ont été vraiment submergés de demandes de tests et du coup les petits examens les prises de sang ça peut sembler anecdotique mais ça aussi il y a des gens qui n'ont pas pu faire de prises de sang ou de choses un peu classiques à cause du dépistage massif l'explosion de cette nouvelle vague de Covid en Europe ne prouve-t-elle pas que la politique sanitaire de nos dirigeants est totalement inefficace ?

Le variant Omicron de toute façon ce qui entraîne cette vague là on ne pouvait pas le contrôler il est arrivé parce que le virus comme il circule beaucoup il y a des variants qui arrivent en permanence c'est possible qu'il y en ait encore de nouveaux donc celui-ci il a été identifié en Afrique australe il est arrivé chez nous on s'y attendait voilà on ne peut pas leur reprocher le nombre de cas quotidiens qu'on a aujourd'hui totalement parce qu'avec ce variant Omicron ça semblait inéluctable Et la stratégie du gouvernement reste dans la voie de Gabriel Attal aujourd'hui on préfère tester que fermer donc on continue à tester donc on trouve beaucoup de cas On continue à tester beaucoup là on est à peu près à 1,7 million de tests réalisés par jour il y a des pays comme Israël où ils priorisent ils gardent l'accès aux tests les plus fiables les tests PCR aux personnes âgées et du coup le but c'est quoi ?

c'est du coup ça évite que les personnes âgées soient doublées dans les queues par des plus jeunes comme ça celles qui sont positives on les détecte plus vite on peut leur donner des traitements et des soins et puis les jeunes on leur dit faites un autotest ou un test antigénique classique on assume que le virus circule chez les jeunes Allez nos dirigeants ont-ils déjà fait un autotest un enfant de 5 ans qui se débat alors ces tests servent-ils à quelque chose ? Vous disiez tout à l'heure c'est dur pour les parents aussi de faire des autotests mais oui c'est dur

1:00:02
Invité

c'est dur et voilà ce que vous citez comme exemple sur Israël je pense qu'il y a un moment il va falloir sûrement arriver à ça c'est-à-dire qu'il faut prioriser les gens qui sont à risque et arrêter en plus les autotests et les tests antigéniques on voit qu'ils sont peu fiables donc on fait beaucoup ils le sont moins

1:00:21
Présentateur

contre les PCR contre Micron ou avec les variants précédents exactement pourquoi ne parle-t-on pas des risques que prennent les personnels de l'éducation il n'y a pas que les enfants qui tombent malades c'est ce qu'ils vont dire demain dans la rue oui c'est vrai que parmi les reproches il y a quelque chose qui m'a étonné c'est pourquoi le ministre n'a pas donné son accord rapidement à la demande de masques FFP2 pour les enseignants par exemple pour les personnels alors pourquoi on en est encore

1:00:46
Invité

parce qu'on n'en a pas

1:00:47
Présentateur

honnêtement c'est assez important parce qu'il y a des masques il y en a de la même manière les fameux capteurs de CO2 ça fait des mois qu'on en parle ça fait deux ans ça fait deux ans des mois j'ai la réponse du ministre je vous l'ai dit il dit en gros les capteurs de CO2 c'est aux municipalités c'est aux régions de s'en débrouiller et décommander pourquoi ne l'ont-ils pas fait ?

c'est encore une histoire d'argent parce que les élus disent on ne va pas payer je crois que l'état en paye 10% mais c'est invraisemblable que cette histoire soit encore sur la table deux ans après comme les masques FFP2 c'est pareil je ne sais pas pourquoi allez quand on confine les gens n'en peuvent plus quand on ne confine pas les gens râlent aussi finalement que veulent les français est-ce que vous le savez vous ?

les français voudraient surtout mais personne ne décide c'est qu'on mette cette épidémie derrière nous et on en pensait psychologiquement à chaque fois le beau temps revient on se dit ça y est c'est fini et puis on est rattrapé par le vieux sommes-nous le seul pays au monde à recourir à des attestations sur l'honneur ?

je ne sais pas si vous pouvez répondre à cette question il y avait la question sur les attestations de sortie lors des confinements parce que tous les pays n'en faisaient pas clairement la France en Europe c'était l'un des seuls pays qui en faisait l'attestation pour le jogging je pense qu'on était le seul pays au monde voilà avec votre date de naissance il y avait des types d'attestations on était un peu le seul certains trouvaient que c'est un peu kafkaïen effectivement les attestations sur l'honneur pour retourner à l'école moi dans les pays que j'ai un petit peu regardé pour comment ça se passe à l'étranger voilà il n'y avait pas ça il n'y avait pas ça les critiques vont bon train mais qui ferait mieux que ce gouvernement ?

toutes les enquêtes montrent que les français n'imaginent pas que les oppositions feraient mieux que le gouvernement actuel l'exécutif actuel et même avec cette longue crise Emmanuel Macron a plutôt gagné en crédibilité au fur et à mesure de la crise et pour moi le fait marquant c'est le 12 juillet son allocution il met en place le pass sanitaire il surprend il assume et derrière on voit sa cote de popularité vraiment décoller et d'ailleurs il finit beaucoup mieux l'année dans les enquêtes d'opinion on en a publié une dans le Paris Match cette semaine où il a 43% d'approbation de son action ce qui est assez élevé pour un président sortant à quelques semaines Frédéric dans le Vaucluse le bilan du mandat de Macron va-t-il se résumer aux gilets jaunes aux manifestations contre la réforme des retraites et à la pandémie ?

on peut espérer si jamais le virus nous laisse respirer que la campagne prenne une autre tourneau et on peut très vite psychologiquement passer à autre chose on a vu à chaque fois voilà parce que là on est en plein dedans mais vous reprenez trois mois avant c'était pas du tout ça donc le bilan il sera coloré en fonction de ça une bonne question je ne suis pas vaccinée pourrais-je quand même voter à l'élection présidentielle ?

oui oui là-dessus bien sûr qu'il n'y aura pas de restrictions sur le fait d'aller voter parce qu'on n'est pas vacciné de la même manière qu'il n'y a pas de réduction pour rentrer dans les meetings politiques le conseil qu'on cite a fait en sorte que ce ne soit pas autorisé et bien c'est la fin de cette émission qui sera rediffusée ce soir à 23h40 je vous rappelle que vous pouvez retrouver C'est dans l'air quand vous le souhaitez en replay et en podcast c'est l'heure de retrouver

1:03:53
Invité

Anne-Elisabeth Lemoyne au programme de C'est à vous ce soir les vaccins aggravent l'épidémie et donnent la maladie au lieu de nous en protéger voilà la dernière affirmation du professeur Didier Raoult qui soulève l'indignation de la communauté médicale on en parle avec Raphaël Antoven qui a fait du professeur Raoult l'un des personnages de son dernier ouvrage

1:04:11
Présentateur

J'ai envie de conclure avec cette question malgré tout il me reste quelques secondes ce virus va-t-il nous rendre fous ? ça m'a l'air bien parti on parlait déjà sur les cas de dépressions et autres qui ont très fortement augmenté la prescription d'antidépresseurs d'anxiolithiques qui a explosé en France bon merci à vous tous allez on se retrouve demain 17h50 merci à vous

1:04:30
Locuteur

merci à vous merci à vous

Omicron, les protocoles...et les colères #cdanslair 12.01.2022 · Pourquijevote