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InterviewRMC — Apolline Matin (sur Podcast)· 11 août 2026 8 minContradictoireActualité / polémiqueJusticeImmigration & asile

L'invité du jour : Jean-Didier Berger - 11/08

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 50 %Attaque 10 %Défensif 40 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:29Invité politiqueFait
    « Des milliers de dossiers fantômes bloqués dans les commissariats et les gendarmeries, c'est ce que dit ce rapport. »
  • 0:36Invité politiqueFait
    « Des plaintes jamais transmises à la justice. »
  • 2:39Invité politiquePromesse
    « Il y a un autre gros dossier sur le bureau du ministère de l'Intérieur, celui des sapeurs-pompiers. »

Temps de parole

  • Présentateur71 %
  • Jean-Didier Berger29 %

3,6 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-nemo:12b · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Vous écoutez RMC.

0:04
Jean-Didier Berger

Bonjour Jean-Didier Berger. Bonjour à tous. Merci d'être avec nous sur RMC, RMC Story. Vous êtes le ministre délégué auprès du ministre de l'Intérieur. On va parler donc des pompiers, on va parler également de Ceuta et de la crise migratoire qui déchire l'Europe. Mais d'abord, comment réagissez-vous à cette lettre de Gérald Darmanin à Laurent Nunez, le ministre de l'Intérieur ? C'est un courrier de 12 pages où le garde des Sceaux expose les remontées des parquets généraux des magistrats concernant le traitement des violences sexuelles sur mineurs. Des milliers de dossiers fantômes bloqués dans les commissariats et les gendarmeries, c'est ce que dit ce rapport.

Des plaintes jamais transmises à la justice. Est-ce que vous avez le sentiment que Gérald Darmanin, le garde des Sceaux, se défausse sur vous, sur l'Intérieur ?

0:51
Présentateur

Non. Il y a un travail conjoint de Gérald Darmanin et de Laurent Nunez, le ministre de l'Intérieur, pour faire en sorte que les problèmes structurels, au-delà de la bonne volonté des équipes du ministère de la Justice et du ministère de l'Intérieur, que ces problèmes structurels puissent être levés. Tout le monde a compris qu'il y avait des difficultés. Et donc, moi, je regrette que ce document de travail interne, qui a vocation à être dans le cadre d'un travail réitératif, contradictoire entre les différentes équipes, soit sorti parce qu'il ne rend pas compte de l'intégralité de ce travail qui est encore en cours.

Et donc, une fois que l'analyse sera faite, une fois qu'on aura tous les éléments, on pourra sortir toutes les solutions, parce que c'est ça qui nous intéresse, c'est d'être orientés pragmatiquement et avec rigueur vers les solutions. Je crois que c'est ça qu'attendent les Français.

1:35
Jean-Didier Berger

Je vais caricaturer un peu. Il n'empêche que dans ce courrier, encore une fois, ce sont les... Après l'affaire Liana, voilà, c'est ça qui a tout déclenché. Bien sûr. Lorsque les magistrats se sont rendus ou ont demandé des renseignements auprès des services d'enquête, de gendarmerie et de police, il n'empêche que lorsqu'on voit leur rapport, on a l'impression, on a l'impression, je caricature, mais qu'il y a quand même beaucoup de choses qui ne vont pas du tout du côté des policiers et des gendarmes.

2:02
Présentateur

Écoutez, je pense que le rapport, moi je l'ai lu, donc il faut le prendre dans son intégralité. Et une fois qu'on l'a lu, on voit que d'abord, il y a quelque chose qui est souligné, c'est la bonne volonté de toutes les équipes, celle du ministère de l'Intérieur et celle du ministère de la Justice. Ensuite, il y a des difficultés, des difficultés informatiques, des difficultés procédurales, des difficultés techniques, des difficultés sur... Beaucoup, beaucoup de sujets qui méritent d'être traités. Ça, on le sait, on le savait, et donc ce qui nous intéresse, c'est surtout de régler ces difficultés et tout le reste, c'est de la polémique inutile.

2:36
Jean-Didier Berger

Il y a un autre gros dossier sur le bureau du ministère de l'Intérieur, celui des sapeurs-pompiers. Ils sont en grève, je l'ai dit, après-demain, jeudi, dans deux jours, donc ils vont manifester sous vos fenêtres. Est-ce que vous allez recevoir les représentants syndicaux des sapeurs-pompiers ?

2:49
Présentateur

Il y a un dialogue permanent qui est mené avec les représentants des organisations syndicales. Il y a beaucoup de moyens qui ont été mis en œuvre, beaucoup de moyens d'abord des collectivités locales, ce que je rappelle que ce sont les collectivités locales qui sont en charge de soutenir, d'aider nos pompiers qui font un travail remarquable, notamment les collectivités et les départements, au premier rang de ces collectivités.

3:11
Jean-Didier Berger

Qui râlent aussi, qui disent qu'ils ne peuvent pas tout faire.

3:14
Présentateur

C'est pour ça qu'il faut avancer le plus sereinement possible. Il y a eu un beau voie de la sécurité civile, il y a des conclusions qui doivent en être tirées, mais je voudrais quand même rappeler que dans notre pays, il y a aussi beaucoup de moyens qui ont été mis sur la table ces dernières années, en particulier ces trois dernières années, où on a purement et simplement doublé le nombre d'engins aériens à disposition des pompiers.

3:35
Jean-Didier Berger

Quand vous entendez quand même des sapeurs-pompiers, c'était le cas la semaine dernière, il y a encore 15 jours sur RMC, sur l'antenne d'RMC, un sapeur-pompier qui nous appelait pour témoigner en Gironde et qui nous disait, imaginez que par exemple dans nos camions d'intervention, nous n'avons même pas de GPS. Et parfois pas de carte. Comprenez que quand même, tous ceux qui entendent ce type de témoignage

3:57
Présentateur

sont quand même stupéfaits. Je comprends qu'on puisse se dire ça quand on entend ce type de témoignage, c'est pour ça que je suis là, c'est pour ça que vous m'invitez, c'est pour mettre les choses en perspective. Il y a 500 nouveaux engins qui ont été livrés ces derniers mois, ces dernières années sur le terrain parce que la lutte contre les incendies, c'est les moyens aériens et c'est beaucoup aussi et surtout les moyens au sol. Donc beaucoup de camions neufs qui restent encore. Vous savez, c'est comme dans toutes les flottes de véhicules. Je suis sûr que vous prenez toutes les entreprises de France, vous avez des véhicules qui sont neufs et des véhicules qui sont plus anciens.

Mais si évidemment on ne regarde que le véhicule le plus ancien, on peut se dire qu'est-ce que c'est que ce véhicule ? Moi je pense qu'il faut vraiment remettre les choses en perspective on a la chance d'avoir dans notre pays des conditions exceptionnelles de sécurité civile parce qu'on a mis beaucoup de moyens sur la table.

4:43
Jean-Didier Berger

Pourquoi les bruites sont en grève dans ce cas ?

4:45
Présentateur

Qu'il faille encore certainement faire des progrès. On n'en dit ce qu'on ne vient pas, on peut toujours s'améliorer. Mais est-ce qu'il y a beaucoup de pays en Europe qui ont doublé le nombre d'engins aériens ? Est-ce qu'il y a beaucoup de pays en Europe qui livrent des nouveaux engins au sol par centaines ? Je ne crois pas. Et c'est parce qu'on a ce niveau de soutien, ce niveau de moyens qu'on arrive beaucoup plus que dans d'autres pays européens comparables à éteindre les incendies plus vite et à faire en sorte qu'ils soient beaucoup plus limités.

Et ce n'est pas parce qu'on a une saison exceptionnelle en matière d'incendie qu'il faut ignorer tout ce travail et tous ces moyens qui ont été mis en place.

5:18
Jean-Didier Berger

Jean-Didier Berger, ministre délégué auprès du ministre de l'Intérieur, l'immigration, la crise migratoire, l'épisode que nous venons de vivre à Ceuta, cette enclave espagnole au Maroc. L'Italie, le Danemark demande la suspension de l'Espagne, de l'espace Schengen. Édouard Philippe propose un verrou Schengen. Qu'est-ce que la France soutient ?

5:39
Présentateur

D'abord, je pense qu'il faut bien remettre aussi les choses en perspective. Il y a eu une réunion informelle de tous les ministres de l'Intérieur européens. Et à l'issue de cette réunion informelle qui doit être prolongée par un conseil formel le 1er octobre prochain, tout le monde s'est accordé à saluer d'abord la gestion de l'Espagne. Parce qu'il ne faut pas qu'on se laisse diviser par les ennemis de la France et les ennemis de l'Europe qui exploitent les images qu'on a vues, qui sont bien réelles, pour essayer de dire que rien n'est fait, qu'ils sont les ennemis de la France et de l'Europe. Écoutez, ce n'est pas très difficile. Vous les connaissez aussi bien que moi.

Ceux qui ont intérêt à faire, qu'on se divise entre nous. C'est pour ça qu'il faut rester très serein. Parce que d'abord, aucune traversée... L'Italie et le Danemark, personne ne les force à réclamer l'exclusion de l'Espagne de Schengen. Aucune traversée vers le continent ne s'est faite. 70 000 et 72 000 migrants qui sont arrivés sur le territoire de ces états sont repartis d'eux-mêmes. Et 160 euros sont morts. Oui, bien sûr, il y a eu des drames. J'allais justement y venir. Et c'est pour ça qu'il faut aborder les choses avec beaucoup de sang-froid, beaucoup de responsabilité.

Parce que ce n'est pas en étant divisé, en commençant à se battre les uns contre les autres, qu'on va régler le problème de l'immigration irrégulière. C'est pourtant ce qui se passe. À l'heure actuelle, l'Europe est divisée. Qu'il y ait des tentatives, qu'il y ait des tensions, qu'il y ait à un moment donné différentes solutions qui soient abordées, c'est une évidence, si vous l'avez rappelé. Mais je crois qu'au fond, une fois qu'on a fini de discuter entre nous, tout le monde s'aperçoit que l'intérêt de tous les pays, y compris de ceux que vous avez cités, c'est de rentrer dans une forme de solidarité très puissante pour faire en sorte qu'on puisse renforcer nos frontières extérieures.

Il y a quand même des progrès qui sont faits. La directive retour, qui va nous permettre d'être beaucoup plus efficace en la matière. Je regardais ce qui se passait aussi du côté de la Manche. On a divisé quasiment par trois le nombre de traversées entre l'année dernière et cette année. Donc, ce n'est pas parce qu'il y a des problèmes, des problèmes qui sont très importants, des problèmes qui sont encore devant nous compte tenu de tous les conflits qu'il y a dans le monde et du changement climatique, qu'il faut ignorer les résultats que nous sommes en train d'obtenir.

7:48
Jean-Didier Berger

Un dernier mot sur Christophe Gleize,

7:51
Présentateur

toujours détenu en Algérie. Vous avez vu qu'il y a un dialogue avec l'Algérie qui nous a permis d'obtenir de bons résultats en matière de lutte contre les trafiquants de drogue. Ce dialogue, il doit se poursuivre pour nous permettre d'obtenir d'autres résultats dans d'autres matières. Mais je peux vous dire que le gouvernement de la France et la France sont toujours aux côtés des Français.

8:11
Jean-Didier Berger

Merci Jean-Didier Berger d'avoir été avec nous, ministre délégué auprès du ministre de l'Intérieur. Merci d'avoir été avec nous sur RMCRMC Story.