Israël frappe le Liban malgré le cessez-le-feu|LCI
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
On va revenir sur la guerre au proches et au Moyen-Orient avec cette trêve entre Israël et le Esbola au Liban. Trèsve déterminante pour que l'accord signé par Donald Trump avec le régime iranien ne soit pas remis en cause. Et pourtant de nouvelles frappes israéliennes au Liban cette nuit ont fait cinq morts, une trêve et donc un accord plus que fragile.
On va en parler avec Thomas Misraki. Bonjour Thomas, vous êtes journaliste, reporter au service international de LCI. Michel Derzanski est aussi avec nous. vous êtes journaliste spécialiste du proche Orient.
Merci d'être avec nous encore ce matin Michel Derzanski. On va revenir donc sur ce mémorandum signé pour donc 60 jours entre les États-Unis et l'Iran. Donald Trump espère qu'il pourra signer un accord final avec le régime iranien avant cet ultimatum et il met déjà la pression Donald Trump.
écoutez-le hier interrogé par des journalistes américains. Désormais, nous avons un accord avec l'Iran et nous avons 60 jours pour tout conclure. Mais si nous n'y parvenons pas, nous ferons des choses qui ne réjouiront pas les Iraniens.
Je ne pense pas que nous en arriverons là. Je pense que tout va très bien se passer. Rappelez-vous que si nous bombardons à nouveau, vous n'aurez plus de pétrole qui coule à flot depuismouse.
Car les gens qui possèdent ces bateaux à plusieurs milliards de dollars n'aiment pas que les missiles sifflent a-udessus de leur tête ou voir des mines flotter autour d'eux. Et on part tout de suite à Washington pour retrouver notre journaliste Hélène Bonet sur place. Pas question Hélène pour Donald Trump de laisser Israël faire capoter cet accord.
Oui, Donald Trump est déterminé à ne laisser ni l'Iran, ni le Esbola ni Israël faire dérailler cet accord. Et d'ailleurs, hier soir, il expliquait qu'il y avait ce mémorandum qui avait été signé avec l'Iran. Il dure 60 jours et les Iraniens ont intérêt à signer un accord final, dit-il.
Sinon, nous ferons des choses qui ne les rendront pas heureux. Le président américain qui brandit donc les incitations et en même temps les menaces contre les Iraniens, mais aussi les coups de pression contre son allié israélien. Il a fait savoir hier Donald Trump qu'il avait eu au téléphone Israël pour lui demander d'accepter le cesser le feu avec le esbola.
Et une fois que ce CC le feu a été accepté, il a fait les loges devant les journalistes de Benjamin Netaniaou tout en précisant lors d'une autre interview que les Israéliens font ce qu'il leur demande de faire. Donc on voit le souff le le président américain qui souffle le chaud et le froid et qui est prêt à tordre le bras de son allié plutôt qu'à reprendre les hostilités. Voilà Hélène Bonet donc à Washington à la Maison Blanche.
Thomas pour qu'on reprenne sur ce qui s'est passé cette nuit déjà. Alors dans la nuit de jeudi à vendredi, il y a eu ces frappes meurtrières sur le Liban et il y a eu plus de de 40 morts. Conséquence, on s'est demandé hier fermeture du D3 d'Ormose par les Iraniens, puis dans l'après-midi hier l'annonce de cette trêve entre Israël et le Esbola au Liban.
Et pourtant donc cette nuit, il y a encore eu des frappes israéliennes. Cinq morts hein. Oui.
Il faut quand même aussi rappeler qu'hier les frappes ont été extrêmement violentes. 47 morts près d'une centaine de blessés quelques heures avant l'annonce de se cesser le feu. Euh le cesser le feu n'a pas été respecté tout de suite.
Il a fallu quelques heures avant que les les Israéliens arrêtent de frapper le sud et le nord du Liban parce que la plaine de la B a aussi été bombardée par les Israéliens et ça a repris ce matin. Arthur Saradin qui est notre correspondant sur place nous indiquit tout à l'heure qu'une vingtaine de localités avaient été bombardées un peu partout. Il y a des morts, des blessés parmi les morts.
Il y a aussi un soldat libanais. Vous savez que jusqu'à présent et bien l'armée libanaise est, j'allais dire relativement épargnée par les frappes israéliennes. Mais là depuis quelques jours et bien ils sont aussi ciblés.
Sauf erreur de ma part. Ce que l'on voit sur ces images, c'est la forteresse de Beaufort. Et c'est notamment au pied de cette forteresse, au pied de cette crête que se déroulent les combats.
Ce qui a changé pour répondre à votre question depuis hier et depuis l'annonce de se cesser le feu entre, il faut bien le préciser, le Esbola et Israël, non pas Israël et le Liban, et bien ça tient en un mot rien. Rien. Bon voilà, mais on peut supposer en tout cas et Michel Derzanski va sûrement y répondre le coup de pression quand même de Donald Trump à Benjamin Netaniaahou mais au fond on comprend bien il entend pas quand même arrêter sa guerre contre le Esbola le premier ministre israélien.
Vous savez pour Israël c'est simple depuis 2 ans aujourd'hui Israël est passé à un autre paradigme effacer toute possibilité qu'à 7 octobre que ça vienne du Liban, que ça vienne de Gaza, que ça vienne de S-Jordanie, que ça vienne d'une frontière proche ou éloignée doit être éradiqué. Autrement dit, pour Israël aujourd'hui, euh la nécessité est de mettre à plat et à bas toutes les infrastructures dubola pour reculer au plus loin et rendre de nouveau un 7 octobre impossible. Ça c'est le calendrier israélien, le calendrier américain et tout autre.
C'est pour ça que le protocole a été signé avec l'Iran sans inclure les Israéliens. c'est que pour Donald Trump, ces 60 jours permettent de refaire une santé à l'économie américaine. Il y a qu'à voir aujourd'hui comment se porte la finance ou de moins je dirais le jeu de la finance. redonner du pouvoir d'achat aux Américains, montrer qu'il est capable d'apaiser les choses et de rouvrir horsmouse.
On voit que là, d'un côté, on a de l'idéologie et de l'autre côté, on a du mercantilisme. On est donc bien sur, je dirais des façons de voir la guerre de façon complètement opposée. Et on sent bien, Thomas que chacun a des leviers pour faire pression sur l'autre.
En fait, on sent la fragilité de cet accord signé entre l'Iran et les États-Unis avec au milieu Israël qui devient en fait de trouble. Oui. Alors pour les leviers, c'est une très bonne question.
Euh côté israélien, ce ne sont pas tant des leviers qu'une pression qu'à Benjamino. Cette pression, elle est politique, vous le savez. Euh sa coalition est en en difficulté avec des élections qui s'annoncent.
Alors avec les Israéliens, il faut être prudent. Normalement, ça sera vers le mois d'octobre, mais ça pourrait évoluer d'ici là dans un sens ou dans l'autre. Ce que l'on sait de manière certaine, c'est qu'effectivement cette coalition là, elle est en en difficulté.
Euh il faut savoir quand même qu'en Israël euh une majeure partie de la population est en faveur des opérations contre le Liban. Et quand je dis contre le Liban, je dis contre Esbola. Voilà hein, contre la la milicite euh considérée, vous le savez, par les États-Unis, par Israël, par une grande partie de l'Union européenne comme un un groupe terroriste et ça c'est important dans le cadre des élections en cours.
Euh c'est euh ce qui est reproché à Benjamin Netaniaou, qu'il ne soit pas allé finalement jusqu'au bout de sa logique et qu'il n'ait pas réussi à éliminer le Esbola. Le problème évidemment c'est que s'il continue à frapper le Esbola et en l'occurrence le Liban parce que c'est très difficile de séparer les deux notamment dans le sud du pays euh et bien euh il risque de faire capoter l'accord entre l'Iran et les États-Unis. Alors il y a quelque chose qui est classique dans une guerre et des négociations en course.
Évidemment ce genre de flottement qu'on peut avoir un moment mais Michel Derzanski avait un indicateur c'était les pourparler qui devaient avoir lieu en Suisse hier qui avait été donc annulé reporté. On apprend ce matin que l'émissaire américain Steve Witkoff est en route pour la Suisse. Oui, mais je crois que tout au long de ces 60 jours, on va voir des allers-retours de cette nature qui vont dépendre tout simplement de ce qui se passe sur le terrain, notamment au Liban, puisque la variable aléatoire de cet accord a été créée à la fois par les Américains et par les Iraniens, faisant d'Israël et de son conflit direct avec le Esbola une variable aléatoire pour le maintien ou la rupture de cet accord.
Donc effectivement, je pense que l'on va voir euh tous les jours ce genre de séquence, voir peut-être plusieurs fois par jour en fonction de l'évolution des choses. Maintenant, il faut aussi rappeler une chose qui reste, je dirais peut-être en arrière-plan, mais qui est très très significative, c'est que les pourparler entre la présidence libanaise et le premier ministre israélien continue, qu'il doit y avoir des réunions à la Maison Blanche, que ces réunions doivent se faire en direct pour la première fois entre le président Joseph Faoun et le Premier ministre israélien Benjamin Netaniaou. Donc vous voyez que là encore il y a de la complexité dans cette diplomatie du proche et du Moyen-Orient.
Alors Thomas Steve Witkof et Jarette Kner qui est le gendre de Donald Trump et qui est déjà en Suisse selon nos informations. Oui. Qui sont déjà sur place.
Alors Witkov est en train de se rendre sur place. Jarette Kuchner est sur place. Alors ce sont les négociateurs en chef, j'allais dire de de Donald Trump.
Ceux en qui le président des États-Unis a confiance. Le problème évidemment, vous le savez, c'est que ce ne sont pas des diplomates qu'ils connaissent mal les dossiers et on les voit he pardon pour ceux qui nous regardent et donc à côté du vice-président Evront ce sont deux hommes qui connaissent mal leur dossier, mal la complexité évidemment de de l'Iran et de ce qu'il faut savoir dans cette région pour pouvoir négocier de manière efficace et donc alors on verra ce qu'ils font Bien sûr, l'idée c'est que cet accord se maintienne et que surtout le CCS feu, le protocole d'accord soit maintenant, que le CCS feu se maintienne. Mais mais c'est difficile de dire avec ces avec ces ces ces deux personnesl comment les choses vont vont évoluer.
Vous savez que Donald Trump, les détails, ça l'embarrasse, il n'aime pas ça. Lui, ce qu'il aime bien, c'est annoncer qu'il a fait la paix ou qu'il a réussi à à conclure une paix toute précaire soit-elle. Maintenant, le diable se niche dans les détails et ce qui va être compliqué dans les semaines qui viennent, c'est de trouver de de faire vivre cet accord.
Pour l'instant, l'Iran en sort grand gagnant de de cet accord évidemment. Qu'est-ce que Donald Trump va décider sur la question du nucléaire, sur le ballistique, sur le Liban ? Tout cela va se décider dans les dans les dans les semaines qui viennent.
Et quand on voit la qualité, pardonnez-moi, aussi terrible que soit ce régime et des diplomates iraniens face à à ces deux personnages qui sont des des promoteurs immobiliers, ça risque d'être compliqué pour les États-Unis. Ouais. et Michel Derzanski.
Justement, je voudrais rebondir sur ce que vient de dire Thomas et sur la position de force des Iraniens, des Iraniens et surtout le régime iranien qui finalement ressort encore plus puissant finalement de de cette guerre au bout du compte avec une puissance des États-Unis quand même qui se dit première puissance mondiale qui n'a pas réussi à vaincre ce régime. C'est clairement un échec et surtout ils deviennent en fait finalement plus puissants. Ils vont récupérer de l'argent.
Il y a le D3 d'Ormouse et sûrement aussi récupérer de l'argent. Alors qu'avant la guerre, ce D3 était totalement libre de passage. Non, mais je crois que aujourd'hui, on est en sur un mémo qui a effectivement mis de côté toutes les questions essentielles, la question du ballistique, la question du nucléaire, la question des 440 kg de nucléaire enrichi à plus de 60 ou 80 % que les Américains et que les Israéliens voulaient récupérer.
Toutes ces questions, je dirais très pertinentes dans ce conflit pour le résoudre ont été mis de côté. Donc effectivement, si on s'en tient juste au mémorandum aujourd'hui, on peut dire que Donald Trump a fait non pas a mis à bas la puissance américaine, mais il faut rappeler ce que disait Raymond Aaron, c'est la politique et c'est la question du politique qui fait que à un moment donné votre puissance s'affirme ou s'infléchit. Là euh les États-Unis d'Amérique représenté par le président américain a décidé d'infléchir sa position pour absolument obtenir un mémorandume.
Maintenant, la vraie question, c'est de savoir si au fond de lui-même Donald Trump est convaincu que dans 60 jours, il aura un traité de paix, c'est-à-dire une feuille sur laquelle il y aura marqué que il y a plus de combat entre les États-Unis et l'Iran, qu'il y a un consensus qui est mis en place, que il y aura une remise des 300 milliards de dollars à l'Iran, que tout ceci que Hormous rouvrira avec ou sans frais de service. Bref, tout cela nous amène à des choses qui à mon avis sont tellement complexes et remises comme vous l'avez dit tout à l'heure par le terrain par ce qui va se passer au Liban que ça me paraît dépasser amplement la qualité de savoir si les diplomates américains seront à la hauteur ou pas. Je crois que aujourd'hui c'est le terrain qui va commander et on ne sait pas au jour le jour heure par heure ce qui peut se produire.
En effet, Thomas a traité de paix peut-être au bout de ces 60 jours, mais encore une fois avec un régime iranien qui s'en sortira sûrement renforcé. Un des objectifs de guerre à la base était d'anéantir ce régime et sa puissance militaire. Ce n'est pas le cas aujourd'hui.
Il a fallu plus d'une décennie pour arriver au au à un accord sur le nucléaire avec l'Iran. Et ça c'était en en en 2015. Vous imaginez bien qu'en 2 mois, on ne va pas résoudre toutes les questions qu'il y a à résoudre dans le cadre de ce protocole d'accord.
Euh c'est le terrain qui euh va effectivement dire euh l'évolution de des négociations. Euh mais le terrain, il est aussi conditionné euh aux décisions qui vont être prises, notamment à la pression que va pouvoir appliquer Donald Trump sur Benjamin Netaniaou avec encore une fois, je vous l'ai dit, des élections en perspective en Israël, mais aussi aux États-Unis parce que ça c'est le principal problème du président américain. L'inflation qui lors de la dernière mesure est remontée aux alentours de 4 %.
Ça veut dire que le prix de l'essence à la pompe est élevé pour les Américains et ça c'est la seule chose qui compte aux États-Unis. Euh c'est ce qui reste sur le compte en banque à la fin du mois. L'économie mondiale évidemment euh a été affectée par ce qui s'est passé euh depuis le début de cette guerre et depuis le le 28 février.
Euh Donald Trump n'arrête pas de mettre en avant les performances des marchés boursiers essentiellement dû, je le rappelle, à une bulle probablement spéculative autour de l'intelligence artificielle, mais c'est pas parce que les marchés se portent bien aujourd'hui qu'il ne se porteraient pas mieux si cette guerre n'avait pas eu lieu. Bien sûr et avec un accord Michel Derzanski qui est décrié, on le sait ce mémorandum. Alors, par les démocrates, ça bien sûr on s'en doute, mais aussi par une partie des républicains.
Oui, parce qu'il y a une partie des Républicains qui aujourd'hui considère que, permettez-moi cette expression un peu triviale, mais que le président Donald Trump a lâché l'affaire, autrement dit pour une question mercantile, pour peut-être se renforcer au niveau des minnes pour faire en sorte que l'inflation, comme ça a été dit par Thomas ben baisse aux États-Unis pour faire en sorte que l'opinion publique même chez les magas puisse suivre encore Donald Trump parce qu'on sait que dans la position de l'opinion publque Vic Maga. Il y a ceux qui voulaient pas du tout de cette guerre. Il y a ceux qui ont une incompréhension vis-à-vis de la politique de Donald Trump sur la question iranienne euh et que ça peut créer des dissensions.
On voit même que les distensions même au sein euh des plus proches de Donald Trump aujourd'hui bien sûr elles sont pas elles sont à fleur moucheté mais on voit bien les grandes différences de la compréhension de ce conflit et d'un accord à venir et des différences qu'il y a en lecture de Jid Evans ou de Rubio qui n'ont pas du tout même les mêmes expressions vis-à-vis de l'État d'Israël par rapport à ce conflit vis-à-vis du Esbola et par rapport à l'accord. Donc, on voit que euh rien n'est euh acquis euh même dans la politique et les cercles les plus restreints auprès euh du président Donald Trump. Rappelez-vous que il y a encore peu de temps, même le directeur de la CIA a considéré que cet accord était un mauvais accord.
Et toute dernière information, Thomas qui vient nous parvenir, un député du Esbola dit que le mouvement a pleinement le droit de répondre aux attaques israéliennes. Bon, le CC le feu, il est déjà caduc en fait. Oui, c'est la technique du miroir et c'est ce qu'a fait l'Iran depuis le début de ce conflit.
Si vous touchez à nos infrastructures énergétiques, on va aller taper les infrastructures énergétique dans la région. Si vous nous attaquez, on vous attaquera. Si vous levez le pied, on lèvera le pied.
Et cetera et cetera et cetera. Le Esbola évidemment, c'est un un mouvement qui est soutenu financièrement, politiquement, diplomatiquement par l'Iran et il applique cette tactique. Vous nous frappez, on vous frappera.
Le Esbola ce qu'il demande aujourd'hui euh c'est deux choses de pouvoir garder ses armes et le départ complet de des soldats israéliens du sud du Liban. Vous voyez que c'est c'est mal engagé. Israël a bombardé une vingtaine de localités ce matin.
Il y a fort à parier que le Esbola va répondre dans les minutes ou dans les heures qui viennent. Bref, pour reprendre ce que je vous disais ce matin, depuis hier, à part l'annonce de se cesser le feu sur le terrain, rien n'a changé. Rien rien n'a changé.
Merci en tout cas Thomas. Merci Michel d'Arzanski.