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Discours / meetingRassemblement National (sur YouTube)· 12 mai 2019 21 minAutoproduitActualité / polémiqueInstitutions & électionsEurope & internationalImmigration & asileSolidarités & famille

Réunion publique à Draguignan (83) : discours de Marine Le Pen

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 5 %Attaque 85 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:47Invité politiqueFait
    « Il y a quelques semaines, nous avons eu le lancement du concept de renaissance, qui sert de titre à la campagne d'Emmanuel Macron. »
  • 2:47Invité politiqueFait
    « Il y a deux ans, Emmanuel Macron affirmait l'inexistence de la culture française. »
  • 7:19Invité politiqueChiffre
    « Le 17 avril 2019, la Roumanie a conclu un accord avec le Pakistan pour faire entrer 500 000 travailleurs pakistanais en Roumanie. »
  • 8:35Invité politiqueFait
    « Après les délocalisations de production dans les pays à bas coût, voilà qu'on invente la délocalisation intérieure de services par le travail détaché. »
  • 13:44Invité politiqueFait
    « En 1914, les fauteurs de guerre furent deux empires, l'Empire austro-hongrois déclinant et l'Empire allemand conquérant. »
  • 17:34Invité politiquePromesse
    « Le 26 mai, elles triompheront en Europe. »

Temps de parole

  • Marine Le Pen95 %
  • Locuteur non identifié5 %

0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

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Marine Le Pen

et si amicales, comme votre belle région, ça nous les fait vivre. Qu'il me soit permis tout de même de remercier tout particulièrement Frédéric Bocaletti, notre délégué départemental, et toute son équipe pour la réussite de cette rencontre. Nos élus régionaux que je vois chaleureux et combattants. Un salut tout particulier à toi, cher David, dont la réussite comme maire est plébiscitée par les Fréjusiens. Et demain, dans toute la France municipale, tu seras un encouragement à choisir pour les villes, la gestion Rassemblement National. Merci et bravo ! J'ai entendu siffler les missiles. Les forces en présence se mettent réellement en mouvement, pas toujours loyalement, il faut bien le dire.

Mais enfin bon, il était temps. Il y a quelques semaines, nous avons eu le lancement du concept de renaissance, qui sert de titre à la campagne d'Emmanuel Macron. Pour lui donner un crédit présidentiel, l'idée de la renaissance a donné lieu à une escapade officielle à Amboise et au Clos-Lucé avec le président italien. Il est vrai qu'il fallait qu'il se rattrape de la crise diplomatique avec notre partenaire transalpin, qu'un mouvement d'humeur jupitérien avait lamentablement provoqué, au détriment bien sûr, des intérêts français. Chacun peut le deviner.

Rien ne dit que usurper le patronage de l'immense Léonard de Vinci suffise à transfuser du génie à un gouvernement exténué par une crise sans fin, donner de l'imagination à son équipe de campagne maladroite et poussive. M. Macron peut souffler sur la flamme d'un prodige, il ne rallumera pas les pouvoirs consumés de la macronie. Je vous rappelle qu'il y a deux ans, Emmanuel Macron affirmait l'inexistence de la culture française. Je crois que chacun a cela en mémoire. Il n'est pas sûr que quelqu'un qui a tenu ses propos désolants puisse se revendiquer fièrement de cette période de notre histoire.

Oublierait-il, lui qui méprise l'héritage gréco-latin de la France, que cette Renaissance est inspirée avec humilité et déférence de l'Italie, qu'elle a puisé ses racines dans le leg millénaire des anciennes civilisations de l'Europe, mais qu'elle a su trouver dans le peuple français, sa langue et sa culture, la manière d'exprimer son génie propre.

Ce président qui s'ingénie à tout démanteler, ignore-t-il que cette période fut marquée avec François Ier, le prince de la Renaissance, par l'affirmation de la souveraineté, c'est-à-dire l'instauration d'un pouvoir d'État se structurant contre les féodalités, le contraire de son projet d'effacement de l'État au profit des grands intérêts oligarchiques. La Renaissance fut aussi le moment des grandes découvertes, quand l'Union européenne, modèle d'organisation que nous vend M. Macron, laisse nos pays à l'écart des grandes révolutions du XXIe siècle, comme l'intelligence artificielle, les nanotechnologies, le génie génétique ou les énergies nouvelles.

Il faut se rappeler que la Renaissance s'appuya sur une révolution de l'information avec l'imprimerie. L'Union européenne, elle, est passée à côté de la révolution numérique. Et la Macronie n'a comme riposte contre la colonisation numérique que de brandir le sabre de bois d'une menace d'une taxation dont chacun sait qu'elle est aujourd'hui dérisoire. Et que dire des nouveaux continents à explorer ? La mer, l'espace, rien. Le seul colon que M. Macron a mis en piste est resté place Beauvau et n'a rien découvert, si ce n'est ce que tout le monde savait, le vivre ensemble mène au face-à-face.

Alors, cet accaparement du mot « renaissance » relève de la part d'Emmanuel Macron d'un abus de langage manifeste, il a l'habitude, d'une supercherie de communication. Mais parce que, finalement, personne n'est dupe, le terme de « renaissance » dans la bouche des macronistes est un mot vain plaqué sur du vide, un concept de circonstance, une nouvelle illusion emballée dans un papier d'argent. À moins, mes amis, que, dans le contexte des européennes, « renaissance » ne soit en fait un aveu, un terrible aveu pour un européiste comme lui, l'aveu que l'Union européenne est déjà morte et qu'il propose de lui redonner une nouvelle vie. Le constat n'est pas faux.

L'Union européenne vit toujours, mais ne bouge plus, ne respire plus. Elle a perdu conscience, elle a même perdu toute conscience. Elle se désagrège sous nos yeux. Le Brexit, c'est-à-dire le départ à l'anglaise, le divorce à l'italienne, l'indocilité polonaise, la dissidence hongroise, l'impertinence de l'Estonie, la défiance du Danemark, la résistance autrichienne, et partout en Europe, la révolte générale des peuples qui se manifeste avec la montée formidable des partis nationaux à toutes les élections. Faut-il pour autant la faire renaître, faire renaître cette Union européenne qui n'a que des échecs à présenter ? A l'évidence, non.

Les communistes nous disaient que si l'Union soviétique ne fonctionne pas, c'est parce qu'elle n'est pas assez communiste. Aujourd'hui, les européistes tiennent exactement le même raisonnement en vous disant que si ça ne marche pas, c'est parce qu'il n'y a pas assez de déréglementation, pas assez d'harmonisation, pas assez de transfert de souveraineté, pas assez de concurrence, pas assez de grands marchés, pas assez de fonctionnaires européens, ou encore, pas encore d'impôts européens.

De la même façon qu'on n'a pas inventé l'électricité en bricolant la lampe à huile, on ne rendra pas l'Union européenne efficace par des aménagements de façade imposés par le calendrier électoral, mais par une profonde refondation que seuls nous pouvons mener. Le problème de l'Union européenne n'est pas conjoncturel, mes amis, mais structurel. Il ne tient pas aux circonstances, mais à la nature même de cette organisation mondialiste. Je voudrais prendre un exemple concret de cette machine insensée qu'est l'Union européenne. Oh, je pourrais en prendre mille autres. Le 17 avril 2019, la Roumanie a conclu un accord avec le Pakistan pour faire entrer 500 000 travailleurs pakistanais en Roumanie.

Vous avez bien entendu, 500 000 pakistanais vont rater en Europe par la porte roumaine. Et le ministre roumain nous explique benoîtement qu'il en faudrait un million. Et pourquoi ? Et bien simplement parce que la Roumanie, ayant exporté sa main-d'oeuvre dans nos pays, notamment avec les travailleurs détachés, se trouve à court de main-d'oeuvre. D'ores et déjà, il est prévu que le transport routier roumain devrait tourner avec 40 000 chauffeurs pakistanais qui vont venir concurrencer avec le cabotage, bien sûr, le transport français. Mais on marche sur la tête. Et tout dans cette Union européenne est de cet acabit.

Dans cette espèce de recherche insensée du moins-disant salarial, eh bien on fait une sorte de tour opérator de ceux qui sont les moins payés. Et quand on n'arrive plus à en trouver sur le continent européen, eh bien on va les chercher ailleurs. En fait, c'est l'effet caché de la circulaire Wolkenstein sur les travailleurs détachés. Comment est-ce qu'on peut admettre de telles aberrations ? Après les délocalisations de production dans les pays à bas coût, voilà qu'on invente la délocalisation intérieure de services par le travail détaché qui lui-même incite évidemment à une nouvelle submersion migratoire.

Or, ce que tout esprit logique considère comme une aberration est un fonctionnement normal dans l'Union européenne. Fonctionnement normal, mais pourquoi ? Mais pour deux raisons. Parce que l'Union européenne se vit comme un grand marché. Un grand marché où règne la concurrence et même la concurrence déloyale. Celui qui l'emporte, c'est toujours le moins-disant. Même s'il n'a aucune éthique sanitaire, sociale, environnementale ou nationale. Ici, je vous l'ai dit, nous sommes dans le moins-disant salarial. La deuxième raison, c'est que l'Union européenne n'est pas l'Europe.

C'est-à-dire un espace délimité par la géographie et l'histoire, unis par la mémoire, par les affections profondes ou par les valeurs de civilisation. Mais le champ d'expérimentation du mondialisme, cette théorie qui voudrait que le monde soit sans frontières et que les hommes soient réduits à l'état de nomades errants de pays en pays au plus grand bénéfice des faiseurs d'argent. Madame Loiseau, dans son livre, elle a écrit un livre. Je ne vous conseille pas l'achat. Elle a écrit un livre qui s'appelle « Choisissez tout » et elle raconte une anecdote dramatiquement emblématique.

Installée à l'étranger avec sa famille comme diplomate, elle raconte qu'elle emmène ses enfants avec elle au fil de ses mutations. Et voilà ce qu'elle nous dit, page 180 de son livre. Pas simple d'emmener aux Etats-Unis, juste après le 11 septembre, des enfants élevés au Maroc, fiers de bredouiller et d'écrire l'arabe et qui ont appris à leur dépens ce que les préjugés veulent dire. Pas simple de les ramener en France après 12 ans d'expatriation, pétris d'autres cultures et d'autres modes de vie et incapables d'expliquer en quoi ils étaient français. Incapables d'expliquer en quoi ils étaient français. Voilà donc une diplomate française censée représenter la France.

Voilà une dirigeante de l'ENA, l'école chargée de nos plus hauts fonctionnaires d'Etat. Voilà une ministre d'un gouvernement français qui avoue qu'elle a été incapable d'apprendre à ses enfants ce qu'est être français. Eh bien, je vous dis, cela en dit long sur l'état d'esprit anational de nos dirigeants. En fait, cette acculturation, ce déni de l'identité nationale est la phase de transition avant d'arriver au monde sans frontières qu'ils veulent nous imposer, aux citoyens dépossédés de ses repères et de ses droits. C'est la destruction des nations. C'est le projet de l'Union européenne. Il est temps de remettre un peu d'ordre dans ce climat confus et j'ose le dire inquiétant.

Nous nous opposons à ce projet car nous croyons que les nations constituent les espaces les plus protecteurs pour les personnes, pour nos familles et nos enfants. Nous croyons qu'être citoyen du monde, c'est être citoyen de nulle part. C'est abdiquer des droits qui sont attachés à l'appartenance à une nation, la sécurité, la solidarité nationale, l'appropriation d'un patrimoine matériel et immatériel légué par les générations passées, la garantie de vivre selon sa culture, ses modes de vie ou ses traditions.

Nous croyons que perdre la nation, qui est une famille de nos familles, c'est être privé des siens, c'est se couper de son passé, c'est vivre un présent conflictuel, en fait c'est s'interdire l'avenir. L'Union européenne nous donne l'impression de regarder au fond d'un puits. Madame Loiseau, qui n'a décidément ni le niveau, ni l'expertise technique que M. Macron semblait lui prêter, a commencé sa campagne par des paroles qui se voulaient érudites, mais qui n'étaient que sottises, qui se voulaient politiques et que je qualifierais la concernant de balourdise.

Pour susciter le seul espoir de vote qui lui reste, c'est-à-dire le vote par défaut, Mme Loiseau agite les peurs, celles d'une idéologie dont l'histoire a eu définitivement raison et s'est heureux en 1945. Et parce que chez Mme Loiseau, on ne fait pas dans la finesse, on choisit de rejouer le débarquement de juin 1944 à Caen, allégorie pour le moins mal maîtrisée, quand dans le même temps, elle lance cheveux au vent, ne riait pas, ça blitzkrieg. Déconcertant. Mais comme ce déconcertant Salmi-Gondi ne semblait pas suffire, elle décida d'ajouter l'inculture au ridicule par une sentence de professeur de morale, une morale de supermarché en faillite, le nationalisme, c'est la guerre.

Ça faisait longtemps, hein ? Du mauvais Mitterrand. J'avoue que pour le Nouveau Monde, ça sent quand même le renfermer. Madame Loiseau, qui a déjà du mal à cerner le présent, voudrait donc nous expliquer l'histoire. Tiens donc. Elle devrait savoir qu'en 1914, les fauteurs de guerre furent deux empires, l'Empire austro-hongrois déclinant et l'Empire allemand conquérant. Et ce sont les nations, nos républiques, qui ont fait échec à leur impérialisme guerrier au prix de millions de morts. En 1940, ce sont encore les nations et les nations démocratiques qui se sont opposées au Troisième Reich. C'est-à-dire un empire assoiffé de conquêtes.

Lorsqu'au côté de Madame Loiseau, Édouard Philippe est venu tenter de défendre l'Union européenne, il nous a avancé l'exemple du mur de Berlin, c'est-à-dire la menace d'un empire, l'Empire soviétique. Et là encore, ce sont les nations, hongroises et tchèques en 68, puis polonaises 20 ans après, qui firent tomber le mur et pas l'impotente organisation européenne chère à M. Philippe, au moment d'ailleurs où il militait chez Michel Rocard. On le voit, mes amis, ce ne sont pas les nations qui sont cause de guerre, mais les empires. Ces empires qui cherchent à imposer leur domination, ou exactement la domination des oligarchies transnationales qui les dirigent.

Les nations défendent le droit des citoyens. Les empires sont toujours belliqueux, parce qu'ils sont par nature expansionniste et par nature totalitaire. Ce n'est pas pour rien qu'on parle d'ailleurs d'impérialisme. Or, ce que nous propose Mme Loiseau avec son Union européenne, ce n'est rien d'autre qu'une organisation de nature impériale, une logique impériale, c'est-à-dire une vision antinationale, totalitaire et hégémonique. Mais d'ailleurs, c'est si vrai que M. Le Maire lui-même vient d'écrire un livre qui s'intitule « Sans complexe, le nouvel empire » avec pour sous-titre « L'Europe du XXIe siècle ». Écoutez, ça a le mérite de la franchise. C'est quand même assez rare en Macronie.

Un empire promet toujours la puissance, mais recherche toujours la soumission des peuples. Un empire promet toujours d'être protecteur, mais procède toujours par la menace ou la sanction. Un empire promet toujours qu'il est en voie d'achèvement, mais ne s'arrête jamais d'étendre son pouvoir. Un empire veut toujours faire émerger un homme nouveau. Que ce soit Alexandre le Grand, Genghis Khan, Hitler ou Saline, les empires ont brillé par leur constance. C'est cette conception totalitaire que nous combattons. Le mondialisme est un totalitarisme. L'Union européenne nous conduit à une forme de dictature bureaucratique et marchande.

Contre les peuples, elle organise la submersion du continent pour rendre inéluctable la dilution des nations et leur fusion dans le grand magma mondial. Par mépris du passé, elle travaille au nivellement des cultures, à l'assèchement de nos traditions, à la corruption de nos arts de vivre et en fait à la haine de soi. Nous, nous défendons la diversité des cultures et des peuples. Nous défendons la proximité des citoyens avec le pouvoir et donc la surveillance démocratique du pouvoir par les citoyens. Nous défendons la coopération loyale et donc bénéfique des peuples entre eux. Nous défendons nos valeurs de civilisation et avec elle, la fierté de ce que nous sommes.

Notre conception de l'Europe est fondée sur la liberté, sur le respect de tous les peuples, sur les protections nationales. Ce projet, vous le savez, nous lui avons donné un nom, l'Alliance européenne des nations. Ce projet, c'est le nôtre, c'est le vôtre, ce sera celui de millions d'Européens sur tout le continent. Ces idées sont en train de triompher partout dans le monde, aux Etats-Unis, en Inde, en Chine, en Russie, au Brésil. Le 26 mai, elles triompheront en Europe. C'est à nouveau au peuple d'écrire leur histoire et donc d'écrire la grande histoire. Alors vive l'Europe des nations, vive les peuples libres et vive la France !

Avec nos institutions, le président de la République a mis sa fonction de président de la République entre parenthèses, et il a indiqué qu'il allait mettre toute son énergie pour en faire d'arriver en tête des élections. En abandonnant cette fonction élyséenne et en prenant la direction de la campagne électorale, M. Macron met son autorité dans la balance. En transformant cette élection en référendum et en remake du désormais célèbre « Venez me chercher ! » Mais il met son avenir entre les mains des électeurs, oui ou non ? Eh bien, en cas d'échec de la liste Loiseau, ce sera pour lui un désaveu personnel et évidemment qu'il devra en tirer les conséquences.

Aura-t-il la dignité et l'honneur de De Gaulle ? J'en suis pas sûr, je suis même convaincu du contraire. Mais pourtant, ce serait la logique. Alors, lorsque l'on vient exposer ce qui nous apparaît comme une logique absolue, il nous répond « Vous êtes des anti-républicains ». Ça mange pas de pain, c'est un mot-valise dans lequel on met ce qu'on veut. Mais, pardon, quelques minutes encore, mais il me semblait, moi, que le rôle du président de la République était d'être le président de tous les Français.

Il me semblait que son rôle était de veiller au respect de la Constitution, d'assurer par son arbitrage le fonctionnement régulier des pouvoirs publics ainsi que la continuité de l'État, de garantir l'indépendance nationale et l'intégrité du territoire, pas de combattre une partie des Français, y compris les combattre sur le plan électoral. Alors, qui est anti-républicain ? Qui foule au pied notre Constitution ? Alors, comme il est bon de rappeler à Emmanuel Macron les termes de notre Constitution, il est probablement bon aussi de faire chanter à ses oreilles notre hymne national. Allons, enfants !

20:02
Locuteur non identifié

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