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Interviewfranceinfo — L'invité éco (sur Site radio)· 11 mars 2022 7 minContradictoireActualité / polémiqueRetraitesTravail & emploiÉconomie & entreprisesEnvironnement & énergie

Réforme des retraites : Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, promet "une opposition forte et résolue"

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 5 %Attaque 65 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:18OuverteRéponse directe

    Qu'allez-vous faire face à la réforme des retraites ?

  • 1:06OuverteRéponse directe

    La CFDT a dit son opposition hier. Allez-vous agir ensemble ?

  • 1:30RelanceRéponse directe

    Si les Français valident ce projet, allez-vous quand même le combattre ?

  • 2:08OuverteRéponse directe

    Une opposition dans la rue, comme en 2019 ?

  • 2:28OuverteÉludée

    La retraite minimum à 1100€, ce n'est pas un progrès ?

  • 2:56OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce que vous demandez de plus sur les salaires ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:52Invité politiqueFait
    « L'espérance de vie en bonne santé continue à diminuer. »
  • 2:32PrésentateurChiffre
    « Le candidat s'engage sur une retraite minimum à 1 100 euros. »
  • 4:02PrésentateurChiffre
    « L'inflation est importante, au moins 5% cette année, selon la BCE. »

Temps de parole

  • Invité politique72 %
  • Présentateur28 %

1,5 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:01
Présentateur

Bonsoir à tous, la campagne électorale commence à s'animer. Bonsoir Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT. Emmanuel Macron veut donc relancer cette fameuse réforme des retraites. S'il est réélu, l'âge légal de départ à la retraite passera à 65 ans. Qu'allez-vous faire ?

0:20
Invité politique

Écoutez, nous sommes résolument contre l'augmentation de l'âge légal, l'allongement de l'âge légal de départ à la retraite. Je crois que le président Macron, y compris dans sa lettre aux Français, a dit qu'il avait retenu des enseignements de son premier quinquennat, qu'il fallait qu'il écoute plus. Là, une mesure qui fait l'unanimité contre parmi l'ensemble des syndicats français. Quand on écoute, on ne fait pas ce genre de proposition. Ça, c'est sur l'aspect écoute. Et puis, les arguments que nous mettions en avant lors du premier conflit contre la réforme des retraites sont toujours valables. L'espérance de vie en bonne santé continue à diminuer.

Et puis, demander aux salariés des EHPAD s'ils ont envie de travailler en ayant le même âge que leurs résidents et continuer à subir ces mauvaises conditions de travail, par exemple.

1:06
Présentateur

La CFDT a dit déjà son opposition, c'était hier. Est-ce que vous allez agir ensemble ?

1:11
Invité politique

Je pense qu'il est nécessaire que tous les syndicats français agissent ensemble et affirment haut et fort ensemble qu'ils sont contre cette proposition, c'est-à-dire d'allonger le départ à la retraite, d'augmenter l'âge de départ à la retraite.

1:25
Présentateur

Philippe Martinez, on a devant nous une élection présidentielle, des élections législatives. Si les Français valident ce projet, puisque le président candidat annonce la couleur, là, si ce projet est validé, est-ce que vous le combattrez quand même ?

1:38
Invité politique

Bien sûr, bien sûr. Parce que les Français qui votent, on verra combien d'ailleurs votent, j'avais dit lors de l'élection de M. Macron, il y a cinq ans, qu'ils fassent preuve d'humilité, vu le nombre de bulletins blancs et nuls, et le taux de participation. Je vois que le taux de participation risque de baisser. Donc, prendre l'opinion de l'ensemble des Français, c'est prendre, y compris ceux qui ne se retrouvent plus dans les messages politiques. Donc, oui, il y aura une opposition ferme et résolue.

2:08
Présentateur

C'est-à-dire une opposition dans la rue, un mouvement comme il y a deux ans, décembre 2019, c'est quoi ?

2:13
Invité politique

Je pense que ça méritera plus, encore plus, que le mouvement d'il y a deux ans, qui a été gagnant d'ailleurs. Eh bien, il faudra faire encore plus, parce que c'est inconcevable aujourd'hui, dans un monde moderne, de faire travailler plus longtemps les salariés.

2:28
Présentateur

Quand vous voyez que le candidat s'engage sur une retraite minimum à 1 100 euros, est-ce que ce n'est pas un progrès, ça, pour vous ?

2:34
Invité politique

Je crois que le candidat n'a jamais vécu avec 1 100 euros par mois. Sinon, il aurait tourné cette fois sa langue dans sa bouche pour dire qu'on peut vivre avec 1 100 euros.

2:45
Présentateur

En attendant l'avenir des retraites, vous organisez une nouvelle mobilisation pour les salaires. Ce sera la semaine prochaine, le 17 mars. Mais dans beaucoup d'entreprises, dans des branches, il y a des négociations et il y a même des accords. Qu'est-ce que vous demandez de plus aujourd'hui ?

2:58
Invité politique

Parce que les discussions sont là, on en rend compte. Vous le savez, premièrement, il y a beaucoup de grèves autour de cette question et malgré les événements dramatiques et la guerre en Ukraine, la réalité du quotidien est toujours là. Donc il y a beaucoup de conflits malgré ces négociations. Et pour l'instant, notamment dans les branches, les négociations patinent. On est très loin des attentes. Et puis on se mobilisera sur les salaires, sur l'emploi et puis je pense qu'il y a des mesures à prendre, notamment par rapport au prix du carburant, du gaz, d'électricité.

3:29
Présentateur

Il y aura sans doute des annonces la semaine prochaine, avec le plan de résilience.

3:33
Invité politique

Nous, nous avons déjà fait des propositions au gouvernement et nous allons demander qu'elles soient soutenues dans la rue le 17. C'est-à-dire qu'il faut baisser les taxes sur les carburants. Il est fort de café que le gouvernement veut baisser tous les impôts et que sur l'impôt le plus injuste qui existe en France, c'est-à-dire la TVA, le gouvernement nous dit, et je l'ai entendu mardi soir à Matignon, c'est pas possible si on baisse cette taxe, comment on va financer les écoles, les routes, etc. C'est stupide.

4:02
Présentateur

L'inflation est importante, au moins 5% cette année, selon la BCE, les travailleurs la subissent, mais les entreprises aussi, elles sont confrontées à des hausses de coûts très importantes. Est-ce qu'elles ont toutes les moyens d'augmenter les salaires aujourd'hui, dans ce contexte très difficile ?

4:17
Invité politique

Vous avez noté que l'année 2021, qu'on nous avait promis, après l'année 2020, on nous avait promis 10 ans de crise majeure, l'année 2021, pour les très grandes entreprises, a été très bénéfique.

4:28
Présentateur

Il n'y a pas que les très grandes entreprises et le CAC 40 ?

4:31
Invité politique

Je sais bien, mais vous savez bien que l'économie tourne beaucoup autour des très grandes entreprises, parce que la grande entreprise, elle donne des ordres, elle a des sous-traitants, et c'est elle qui capte tout le fruit du travail. Donc il faut partager, au lieu de donner aux actionnaires, il faudrait que ce soit l'ensemble des salariés de la filière, et donc des petites entreprises qui puissent bénéficier du fruit de travail de l'ensemble des salariés. On peut augmenter les salaires si on donne beaucoup moins aux actionnaires. On peut y compris récupérer de l'argent, parce que j'ai été frappé, et c'est bien qu'on soit capable, en une minute, de couper les flux financiers vers la Russie.

Et on n'est pas capable de le faire par rapport aux paradis fiscaux. Je trouve ça bizarre.

5:08
Présentateur

Le sommet de Versailles sur la Russie, sur l'Ukraine précisément, vient de se terminer. L'Europe essaie de rester unie. Est-ce que vous l'aimez, cette Europe-là, celle qu'on voit depuis l'invasion de l'Ukraine ?

5:21
Invité politique

Je pense qu'on ne peut pas uniquement la juger là-dessus. Premièrement, je trouve qu'y compris, on a fait beaucoup de douceur, entre guillemets, au président Poutine, et M. Macron l'a reçu en grande pompe à Versailles, pratiquement après son élection. Et puis, je pense que les intérêts économiques priment souvent sur les choix politiques et la diplomatie. ce qu'il faut, c'est préserver la paix. Ça, c'est important, préserver la paix. Mais en même temps, qu'on soutient les Ukrainiens, qu'il faut s'occuper des réfugiés, il faut aussi aider le peuple russe.

Parce que, vous le savez, il y a des manifestations en Russie, il y a des syndicalistes qui organisent des manifestations, et eux, ils sont en prison.

6:02
Présentateur

Demain, vous participerez à une marche pour le climat. L'urgence aujourd'hui, Philippe Martinez, est-ce que c'est le climat ou le pouvoir d'achat dans ce contexte qu'on vient de décrire ?

6:12
Invité politique

Ça fait des années qu'on dit que c'est les deux. Urgence sociale et urgence climatique. Et effectivement, dans cette campagne présidentielle, les questions climatiques, alors qu'il y a une très grande urgence, le rapport du GIEC vient de tomber, sont peu présents. Oui, donc la CGT sera aux côtés des manifestants pour le climat demain, parce que urgence sociale et urgence climatique, ça va de pair.

6:32
Présentateur

Philippe Martinez, le secrétaire général de la CGT, invité et écho de France Info ce soir. Merci.

6:37
Invité politique

Merci.

Réforme des retraites : Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, promet "une opposition forte et résolue" · Pourquijevote