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interviewBLAST· 28 juin 2025 30 min

CONCLAVE RETRAITES : BAYROU ENFONCE LE PAYS DANS LE CHAOS

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonjour et bienvenue dans Dissolution. Lundi 23 juin en fin de soirée, les discussions du conclave ont abouti à leur conclusion naturelle. L'échec.

Ah bon ? Mais je croyais que c'était fini cette histoire de conclave. Là les Catou, ils avaient pas déjà choisi leur nouveaux Pokémon ?

Leon 14 ? Euh 14 Non. Dans la précipitation, François Baot a convoqué les partenaires sociaux pour conclure qu'il n'y avait pas d'accord et donc pas d'issue solide.

Et la crise parlementaire approche avec des conséquences imprévisibles. On traitera de tout ça dans notre rubrique Zoom parlementaire. On verra ensuite les petites infos qui ont pu passer sous les radars avant d'aller voir ce que notre bonne vieille Rachida Dati nous concocte ces derniers jours parce que clairement ça piquait.

Moi j'ai moi j'ai été entendu scanné vérifié contrôlé et pas qu'une fois. Et la suite de tout ça c'est dans ce nouveau numéro de dissolution. Je dissou donc ce soir l'Assemblée nationale.

Bon, ce conclave, le consensus général, c'est que c'était quand même une grosse arnaque, non ? Vous vous êtes bien fait avoir quand même. Je vois pas en quoi on s'est fait avoir.

Nous avons nous nous croyons au dialogue social. Nous avons fait un choix mais vous dites qu'en réalité dès le début il vous a eu. C'està-dire que dès le début dès le début il a changer les règles du jeu auquel vous aviez souscrit.

Pour sortir de cet impasse le PS a annoncé vouloir déposer une motion de censure contre François Baou. Vous avez pris des engagements pas tenu sur ce sujet comme sur bien d'autres. Cela nous contraint monsieur le premier ministre à déposer une motion de censure contre votre gouvernement.

Alors le conclave quand ça a raté Baou a fait semblant de s'agiter pour faire comme s'il voulait sauver le truc. Mais comme tous les observateurs avisés l'ont fait remarquer, ça ressemble un peu à un coup de com. Tout ça c'est une manœuvre ce matin de ne pas accepter cet échec de on on sent que ce matin c'est panique à bord à Matignon puisque euh le seul objectif du premier ministre c'est de prolonger son bail malheureusement.

Mais est-ce vraiment grave cet échec ? Sur le fond oui parce que la réforme borne est encore largement rejetée par les Français. Le gouvernement comme le patronat ont espérait que l'opinion finalement finirait par s'habituer et se dire que c'est pas si grave et cetera et bien il n'en est rien aujourd'hui.

Les mêmes rapports de force se sont exprimés dans tous les sondages d'opinion et nous avons donc l'immense majorité des actifs qui sont opposés à cette réforme. Le conclave était là pour ça, pour légitimer la réforme borne et la rendre acceptable aux français parce qu'elle aurait été acceptée dans son principe par les partenaires sociaux et les ficelles étaient un peu grosses. Au départ, le truc c'était ça quand même.

Nous pouvons, j'en ai la conviction, rechercher une voie de réforme nouvelle sans aucun totem et sans aucun tabou, pas même l'âge de la retraite à condition qu'elle réponde à l'exigence fixée. Et puis rapidement, ça a dérivé. Il n'a rien fait pour que ces discussions puissent être conclusives.

Au contraire, il nous a mis des bâtons dans les roues en disant que les discussions ne pouvaient pas porter sur l'abrogation des 64 ans alors que c'était le principal sujet. Et à la fin, ça a mécaniquement conduit toute cette machinerie à l'échec. Malheureusement, la façon dont François Bairou a organisé ces discussions conduisait à l'échec.

Pourquoi ? Parce qu'il a donné les pleins pouvoirs au patronat en lui disant que s'il n'y avait pas d'accord, de toute manière la loi s'appliquait, la réforme de 2023 s'appliquait. Or, le patronat ne demande rien de mieux.

Le patronat n'avait aucun intérêt à conclure un accord. Quelle surprise ! Et c'est pour éviter de donner de la légitimité à ce processus pourri que la CGT et FO sont rapidement partis du conclave.

Même si pour Bairu, le processus était clair. Oh, c'est parfaitement clair. Alors, le PS a commencé à hausser le ton à mesure que l'échec se profilait.

Mais peu impressionné, Bairou a refusé de lever le petit doigt. Et j'ai dit que s'il y avait un accord, il serait soumis au parlement. Et s'il n'y a pas d'accord, il n'y aura évidemment pas.

J'ai dit de à la première minute inutile d'agiter les doigts inutilement. Je dis que s'il n'y a pas d'accord, c'est la réforme telle qu'elle a été adoptée qui s'appliquera. Ce conclave était un dispositif dilatoire là pour gaspiller du temps et créer une apparence de légitimité à un processus vicier depuis le début.

Baou a acclamé laisser les partenaires sociaux travailler seul mais il n'a pas cessé d'intervenir en interdisant de parler de l'âge de départ et en imposant sa lecture des contraintes financières. Bref, le débat des partenaires sociaux était verrouillé et le débat parlementaire ne l'était pas moins. Avant de menacer avec la censure, les socialistes avaient laissé beaucoup de chance à Bairou pour se rattraper.

Mais ça veut dire que vous ne brandissez pas à ce stade la menace de la censure. Si si je dis que si nous n'avons pas et je me là aussi je vais encore il y a encore une option, il y a encore une possibilité. En effet, le PS s'était tenu à la parole de Bairou.

Le PS a ainsi demandé à Bairou de remettre l'intégralité de la question sur le tapis et de laisser l'Assemblée nationale et le Sénat s'emparer du sujet pour proposer une vraie réforme des retraites. Allez-vous comme vous vous y êtes engagé déposer sans délai d'ici même la fin de cette semaine pour éviter toute manœuvre dilatoire. Un texte de loi ouvrant la voie à une réforme nouvelle sans totem ni tabou, laissant aux parlementaires la possibilité de débattre de tout et en particulier de la mesure d'âge, c'est-à-dire du retour à 62 ans.

Ce que veulent les socialistes, c'est que le gouvernement se mette en retrait et laisse la direction politique au parlement. Je souhaite que le parlement soit saisi de la réforme des retraites. Je souhaite que les parlementaires puissent déposer des amendements sans être contredit par euh la présidente de l'Assemblée.

L'idée a été soutenue par les partenaires sociaux classés à gauche. Nous appelons les députés à prendre acte de ce qui s'est passé, de la trahison de la parole du Premier ministre devant eux. Et donc nous appelons les députés à faire respecter le vœu qu'ils ont voté le 5 juin dernier.

Les députés euh à une très large majorité, plus de 180 députés ont voté l'abrogation de la réforme des retraites. Maintenant, ils doivent se mettre en situation d'exiger du gouvernement qu'il abroge la réforme des retraites. Mais bien évidemment en bon Macroniste, Bairou a catégoriquement refusé tout ce qui s'apparenterait à une autonomie parlementaire.

Et pour ça, il a avancé un argument un peu particulier. Est-ce que je puis vous rappeler un certain nombre de règles parlementaires ? S'il y a si un nouveau texte est soumis au Parlement, je rappelle qu'il y a des dispositions dans notre droit qui empêchent le parlement de dégrader l'équilibre budgétaire du système de retraite.

C'est l'article 40. Et je dis de manière certaine que nous ne laisserons pas dégrader l'avenir du système de retraite. Bon, le type n'a pas bien suivi ses cours de droit constitutionnel parce qu'il raconte encore un peu n'importe quoi. [Applaudissements] [Musique] Alors, c'est vrai que l'article 40 dont parle Bairou peut faire un peu peur parce qu'il interdit aux membres du parlement de diminuer les ressources publiques et de créer ou aggraver une charge publique.

Mais en réalité, l'argument de Bairou ne tient pas. En effet, le Conseil constitutionnel reconnaît depuis des dizaines d'années que cet article n'interdit pas aux parlementaires de diminuer les ressources ou d'aggraver des charges publque à la condition que ce soit raisonnablement compensé. Et autant vous dire que les partenaires sociaux et la gauche en ont des idées pour compenser tout ça.

Par exemple, si on faisait l'égalité salariale et professionnelle entre les femmes et les hommes, on pourrait financer l'abrogation de la réforme, des retraites. Si on mettait à contribution l'intéressement, la participation, les dividendes, on pourrait même financer le retour aux 60 ans. Voilà les perspectives qu'il faut ouvrir pour les salariés.

Autrement dit, les parlementaires pourraient modifier l'âge de départ à la retraite en changeant l'assiette ou le taux de certaines des cotisations sociales par exemple. Mais en plus, le Conseil constitutionnel reconnaît aussi la possibilité pour les parlementaires de s'emparer d'un texte gouvernemental qui crée une dépense et de l'amander. Au fond, si Bairou veut vraiment respecter le parlement, il le peut.

Baou peut lever cette irrecevabilité en mettant la question sur la table dans un projet de loi. Autrement dit, cette impossibilité qu'il soulève prétextant l'article 40 n'est qu'un paravant pour cacher qu'il ne veut tout simplement pas en parler. Cette situation met sous tension notre système politique.

Le PS, un des partis pivots de l'Assemblée, a ainsi annoncé une motion de censure. Elle sera votée par la gauche. Mais souvenons-nous que le PS avait déjà déposé une censure contre Bairou qui les avait sèchement renvoyé après s'être assuré que le RN ne la voterait pas.

Et voilà la motion de censure la plus cousue de fil blanc de toute l'histoire parlementaire. si l'on peut dire une motion de censure à faux, une motion de censure à blanc après avoir à juste titre refuser quatre motions de censure à balle réelle. Et le problème il est là, c'est le RN qui comme en décembre a la carte de la censure dans son jeu.

On aurait pu penser que les retraites ça les intéressait. Dans quelques heures, le conclave sur les retraites prendra fin. Si au Rassemblement national nous sommes attachés au dialogue social, forcés de constater que ce conclave s'est transformé en un véritable dialogue de sour, où est le dialogue quand des organisations syndicales comme patronales ont claqué la porte des discussions ?

Où est le dialogue quand dès les premiers jours du conclave, on contraint les échanges à la non remise en cause de la retraite à 64 ans ? 90 % des Français sont insatisfaits de la réforme des retraites. Ce n'est pas votre problème. 55 % des députés de cette assemblée ont été élus sur la promesse de son abrogation.

Ce n'est toujours pas votre problème. Ce n'est pas votre problème car en réalité l'augmentation de l'âge légal de départ à la retraite a toujours été au cœur du projet de la Macronie. Et visiblement, c'est devenu au cœur du projet du RN aussi parce que rassurez-vous, ce n'est pas à l'ordre du jour pour l'instant parce qu'une censure, si elle menait à une nouvelle dissolution coûterait sa place à Marine Le Pen désormais inéligible.

Alors non, le RN n'a pour l'instant aucune motivation à censurer le gouvernement, même pour les retraites. Vous ne censurerez pas François Baou aujourd'hui. Vous ne voterez pas la motion de censure déposée par les socialistes.

Le rendez-vous de la censure, c'était à l'automne. C'est au moment du budget. Euh François Birou, son tour viendra.

Je dire mais je vais vous expliquer. Oui, je vais vous expliquer. Non, son tour viendra.

C'est c'est quoi ? C'est il va vous allez le censurer quoi qu'il arrive. Pas quoi qu'il arrive.

On a rien d'automatique. Je crois qu'on a déjà démontré que nous n'avions pas la censure pavlovienne. C'est-à-dire que nous sommes capables de regarder, c'est d'ailleurs l'explication.

L'ascensure, qu'est-ce que ça ? C'est pas une fin en soi. Nous, la question que nous nous posons, c'est qu'est-ce que ça apporte aux Français ?

Visiblement, le RN ne compte pas apporter aux français les deux années de retraite volées au profit du capital. Ce n'est pas surprenant. Les retraites ne sont plus une priorité pour un parti qui cherche à séduire les élites économiques de droite pour qui la réforme a était une auine.

Cela fait des mois que le RN soutient largement les initiatives du gouvernement. Sans lui, ni majorité ni motion de censure. Comme Barnier avant lui, Bairou a pu compter sur le RN pour se maintenir jusqu'aujourd'hui.

Dans ce contexte, le PS a perdu son rôle pivot au Parlement. Sa tentative d'influencer Bairou a échoué. L'austérité s'est abattu sans ménagement.

La réforme des retraites a été consolidée et le gouvernement n'a cessé de glisser à droite. L'influence que le PS espérait tirer de cette position a été quasiment nulle et en interne, le parti reste profondément divisé. Il y a aujourd'hui beaucoup de gens qui se lancent à gauche.

Je pré Il y a Jérôme Gage euh encore cette semaine. Il y a Bernard Casneu euh Raphael Vanon François Ruffin. Euh vous pouvez rajouter euh François Hollande vous pouvez rajouter Karim Boam Carole Delga enfin euh pour Clémentin François Ruffin.

En fait quasiment tous les adhérents au PS sont candidats. Là j'ai pas cité que des adhérents du PS non mais il y en a quand même une bonne partie. Et en parlant de fausse gauche qui essaie de diviser la vraie, vous l'avez vu Raphaël Luxman qui se lance hier euh qui lance son programme, il dit d'ailleurs on n'est pas dans une course à qui est le plus à gauche.

Est-ce qu'il pourrait être votre candidat ? Bah ni une course de qui est plus à gauche ni qui est plus à droite. Ah mais heureusement parce qu'il la gagnerait la course à droite de Luxman hein.

L'omniprésence de celui arrivé en tête à gauche aux européennes pose la question de l'Union à gauche justement qui reste encore extrêmement compliqué à analyser. Mais ce qui semble clair, c'est que pour la présidentielle c'est rappé et les municipales aussi. Il vous lâche pas Mélenchon, mais ça m'est complètement indifférent.

J'ai pas hyper bien compris finalement si vous feriez un jour alliance avec lui ou plus jamais ou peut-être ou selon vos besoins. Mais j'ai été là aussi clair et à votre micro aussi. Je vous ai dit que il n'y aurait pas d'accord national au municipal, qu'il n'y aurait pas d'accord avec lui sur la présidentielle et que nous n'aurons pas de candidat commun entre Lfi et le reste de la gauche.

On peut pas faire plus clair. Meilleur Rossignole, le grand concurrent de fort au congrès du PS a semblé aller même plus loin. Refuser toute brutalisation. fidèle au socialisme dans ce congrès, c'est non seulement dire et écrire, mais l'affirmer unanimement qu'il n'y aura pas, sous aucun prétexte que ce soit, ni au plan national, ni au plan local, ni en cas de dissolution, ni en cas de dissolution d'alliance avec la France insoumise. [Applaudissements] [Applaudissements] Mais ils se rendent compte que sans cette alliance, l'extrême droite serait totalement au pouvoir aujourd'hui.

La messe est dite la menace de l'extrême droite est banalisée au prétexte manufacturé d'une brutalisation du débat public par LFI. Maiser Rossignol balait les innombrables trahisons du PS depuis 10 ans en se cachant derrière un socialisme de façade dont il semble oublier les origines révolutionnaire. Heureusement, ce n'est pas lui le pyoman du socialisme, le gluxman à la petite semaine.

Et c'est dire qui a gagné le congrès du PS. Là aussi, je suis très clair. Moi, ce que je j'ai toujours posé comme principe, c'est que nous ne laisserons jamais aucune aucun espoir à l'extrême droite.

Je dis simplement que je ferai toujours tout. Je ne me pardonnerai jamais d'avoir moi-même été indirectement celui qui a permis l'arrivée de l'extrême droite au pouvoir. Fort davantage ses responsabilités.

Le risque de dissolution et l'arrivée au pouvoir de l'extrême droite lui font voir un peu plus raison. Le NFP a permis une alliance de fond et de circonscription entre les parties de gauche, montrant par là que les divergences sont moins irréconciliables que Meosignol ne le pense. Le problème avec ces allers-retours, c'est que la crédibilité du PS est largement emboutie.

Ils ont démantelé la NUPES et le NFP à chaque fois pour faire cavalier seul et pour des prétextes falaux. Ni le PCF ni les écolos ne les ayant suivi, la manœuvre reste ainsi très suspecte. Pendant que la gauche est occupée à se tirer dans les pattes, le manœuvrier Bairou gagne du temps.

Il en a fait sa méthode et même ses métaphores. Je n'ignore rien de l'Himalaya qui se dresse devant nous de difficultés de toute nature. Au fond, tout était visible depuis le début et Bairou était transparent jusque dans ses figures de style qu'il répète comme des mantras.

Le gouvernement choisit les quatre orientations de son action qui seront pour reprendre l'image de l'Himalaya, quatre voies d'ascension. La marche, c'est une activité lente et longue. Et s'il y a un chemin, cela veut dire que Bairou peut continuer à marcher.

On sait bien que la difficile recherche des solutions nouvelles est une longue marche et que dans une longue marche, les derniers pas sont souvent les plus exigeants, mais ce sont donc aussi les plus importants. Derrière cette jolie métaphore de l'ascension et de la marche se trouve en réalité une stratégie politique. ne jamais s'arrêter et toujours continuer à avancer.

Ma conviction est qu'il existe très difficile un chemin qui peut permettre de sortir de cet impasse. Le but du travail que je me suis fixé, c'est qu'en effet on trouve ce chemin et ce chemin débouchera sur un texte. devrait déboucher sur un texte, dois-je dire.

En insistant sur le processus, sur cette marche qui n'en finit pas et ces sommets si longs à gravir, Bairro nous détourne des résultats concrets en nous montrant vaguement le paysage. Il suffit d'observer l'actualité encore moins lorsque notre pays et le monde traverse des moments si dangereux et dans lesquels notre première sauvegarde est dans l'unité du pays. Le pays brûle mais Baou marche et fait de l'alpinisme.

Il visite l'Himalaya et ses voies d'ascension. En réalité, loin d'avancer, Bairrou est coincé. Il fait du sur place.

On n'avance que grâce à l'extrême droite. Ce besoin presque hypnotique de nous convaincre qu'il marche et qu'il avance révèle plus qu'il ne masque son immobilisme centriste. Ralentir le temps, c'est encore garder le pouvoir.

On n'y fait rien vraiment, mais on y est. Les choses ne changent pas vraiment. Tout est englué dans un ralentissement général.

Pendant ce temps, les réformes se tassent, les contestations faiblissent et les esprits se ramollissent. Tout ça parce que Macron reste accroché au pouvoir comme une censue à sa proie. On ne peut pas après avoir perdu les élections européenne, perdu les élections législatives, malgré tout nommer deux premier ministres de droite successifs et encore faire comme s'ils avaient une majorité absolue.

Ça n'est pas possible. Il y a un moment où la démocratie doit fonctionner et pour qu'elle fonctionne bien, pour que ce pays assure sa propre cohésion, il faut effectivement redonner le pouvoir au parlement. Le parlementarisme, ça existe.

Le parlementarisme, c'est vrai, ça existe. On se demande juste pourquoi le PS n'a pas fait plus et plutôt pour l'incarner. Et après ces délicieuses baillouades, on va revenir sur quelques événements qui ont pu passer sous les radars. [Musique] Raphaël Gluxman a lancé le premier acte de sa campagne présidentielle, ce qui a soulevé des questions par rapport à sa campagne.

Elle c'est elle et moi, c'est moi. et on est en 2025 et je ne me voyais absolument pas discuter avec elle du fait que elle devrait ne pas faire quelque chose d'ussi important pour sa carrière parce que nous nous sommes engagés dans un processus politique. Sa compagne Léa Salamé vient de récupérer la présentation du 20h de France 2.

En effet, Anne Sophie Lapix aurait été jugée trop piquante par l'Élysée. Évidemment France Télé nous rassure, c'est pas du tout ça. Ça rien à voir.

Il y a pas de pression du politique et puis s'il y en avait, ils s'y résistent très très fort. Léa Salamé a ainsi annoncé qu'elle se mettrait en retrait de la présentation du journal si son compagnon venait à se présenter à l'élection présidentielle. Personnellement, on trouve que ce réflexe est extrêmement misogyne.

Pourquoi serait-ce comme toujours à la femme de se mettre en retrait pour la carrière de l'homme ? Surtout que bon, elle l'a sa place au JT, c'est fait. lui euh la présidentielle euh bon mais en cas euh de candidature à une élection nationale euh à venir et bien euh effectivement le sujet se posera.

Non non le mieux encore c'est que ce soit lui qui se mette en retrait pour respecter la carrière de sa femme hein au nom des convictions féministes. Je crois que rien que pour ça le reste de la gauche serait éternellement reconnaissant à Salamé. Vous êtes sérieux là ?

C'est une plaisanterie. C'est toute honte bu Marine Le Pen a fait une sortie audacieuse. Exumé lundi les écrits réponds pas médiopolier.

Madame Le Pen, est-ce que Caroline Fermentier peut rester dans ses conditions de député son enfin écoutez ça peut être une fierté pour moi de me dire que j'ai arraché un certain nombre de personnes à ces penséeslà à ce courant de pensées là. Je pense que c'est aussi le rôle des politiques et que quand vous réussissez à faire ça, convaincre des gens que les pensées qu'il défendent ou qu'il développent erroné voire inadmissible, ben vous avez rempli un des rôles qui est le rôle d'un dirigeant politique et donc je ne peux évidemment que me réjouir. Oh, elle se félicite d'avoir des amis racistes mais de les avoir convertis aux bonnes idées de l'extrême droite.

Vous savez, celle qui justement n'est pas raciste. Je ne suis absolument pas raciste et j'ai eu l'honneur de diriger un mouvement politique qui jamais dans son histoire n'a projet la moindre proposition raciste mais qui rigole quand même aux sorties de PP. Tant que je ne serai pas, monsieur Gisbert, à vos yeux.

Tant que je ne serai pas pain en noir, je je ne serai pas antiraciste. Bien sûr. Si c'est votre humour, d'accord.

Si c'est votre humour, d'accord. Si c'est votre humour, d'accord. absolument pas raciste.

Mais se défendre d'être raciste, c'est un peu l'astuce classique pour éviter les critiques au beau milieu de dérapage bien senti. Et là, me faire passer pour quelqu'un par exemple qui serait raciste alors que j'ai des amis qui sont justement arabes et dont ma meilleure amie qui est Chadienne, donc plus noire qu'une arabe, c'est je trouve ça choquant. Et c'est Nadine Morano, Rashida Dati.

Rubrique suivante. Le 18 juin 2025, Rashida Dati était l'invité de l'émission C'est à vous sur France 5. Elle était là pour aborder la réforme de l'audiovisuel public dont Usu Iloui avait déjà parlé.

Depuis, le projet a un peu changé. Une gouvernance commune sous la forme d'une holding baptisée France Méia dont l'État se réactionnait à 100 % avec à sa tête un président ou une présidente chargé de définir les stratégies et de répartir les moyens budgétaires entre quatre filiales France Télévision, Radio France ici pour l'infocal et France info. Pourquoi rapprocher télé et radio tout en saucissonnant la radio ?

Pourquoi mettre en commun des entreprises et des antennes qui ont chacune leur spécificité et leur public mais qui ont toutes du succès ? Pour peser plus lourd, dites-vous, pour être plus fort. Bref, comme tous les observateurs concernés l'ont fait remarquer, c'est un démantellement en bonne et duuforme.

Et comme le dit le proverbe, qui veut tuer son chien ? L'accuse de la rage et Dati ne s'est pas gêné pour le faire. Aujourd'hui, les jeunes n'y sont plus et les classes populaires n'y sont plus.

Donc vous dites ça marche très bien aujourd'hui. Oui, ça marche pour certains. Moi, je veux que ça marche pour tout le monde.

Il est fort pour certains, pas pour tout le monde. Monsieur Cohen, c'est le constat et le rapport le con. Mais comment est-ce que la première radio de France France interne ne peut s'adresser qu'à un certain milieu ?

Comment est-ce qu'elle peut être la première radio de France en ne s'adressant qu'au Parisiens ? En gros, c'est non, c'est pas au Parisiens. Vous avez des CSP plus sur tout le territoire, mais c'est ça s'adresse à une minorité.

Alors, ça marche très bien sur cette minorité. Bref, l'audiovisuel public ne marcherait pas bien et même pire serait élitiste. Mais Patrick Cohen a rapidement éventé le coup de quotidien, c'est pas simplement les CSP plus. on peut s'enfaire mais moi je vous dire si on laisse comme ça et tous les rapports s'accordent à dire attendez cette désaffection cette désaffection elle va continuer si elle continue si vous avez une jeunesse des classes populaires on a des affections elle est pour les concurrents de France interre pas pour France interre excusez-moi c'est c'est sur les chiffres la radio n' aucune radio n'a jamais été aussi écoutée que trans depuis 25 ans.

La radio marche très bien et elle produit plus de la moitié des podcasts qu'écoutent les jeunes. Il faut réformer tout ça pour le sauver. Ça sent l'arnaque à plein nez.

Et ça s'est vu assez rapidement parce que quand Dati a dû expliquer concrètement ce que cette réforme allait améliorer pour les spectateurs, bon bah la beauté en touche. Qu'est-ce que ça changera pour les téléspectateurs concrètement et les auditeurs ? Est-ce qu'il va y avoir une révolution des programmes ou est-ce que c'est Mais non mais ça ça relève après du cahier des charges ou des conventions, ce qu'on appelle d'objectifs et de moyens.

Ça c'est une chose. Nous l'État l'État doit inscrire le principe d'avoir unuel public fort coordonné avec un chef d'orchestre. Elle identifie un soi-disant problème mais elle n'est pas capable de donner un seul exemple de comment sa réforme va sauver le truc et elle a fini par être passablement agacée qu'on lui pose ses questions.

Et ben voilà, faut travailler un peu les choses monsieur Cohen. Et alors quand la discussion a glissé vers celle de ces conflits d'intérêt, Dati s'est carrément lâché. En effet, payer plusieurs centaines de milliers d'euros par GDF Suèse pour des conseils, elle aurait oublié de se déporter lors de vote au Parlement européen sur des questions qui justement intéressaient GDF Suèze.

Sa réponse euh vous allez voir. C'est pas un problème de fiscalité, c'est un problème de conflit d'intérêt. Non, c'est tout ça a été déclaré.

Voilà, je vous le dis très clairement, a été déclaré au Parlement européen. Mais monsieur mais monsieur Patrick Cohen, est-ce que vous êtes dans le dossier ? Non.

Est-ce que vous êtes magistrat ? Non. Et c'est pas à vous que je dois répondre si je dois répondre.

Mais tout ça, les réponses ont toutes été données puisque mon dossier est clôturé. Non. Puisque mon dossier est clôturé.

Et là tout a dérapé. Monsieur Cohen, il y a une enquête médiapart en cause pour harcèlement, management toxique pour être si l'enquête médiia qui est ressortie très récemment. Est-ce que c'est vrai monsieur Cohen ?

Est-ce que vous harcelez vos collaborateurs ? Est-ce que vous êtes désagréable avec les gens que avec lesquels vous travaillez ? C'est affirmé dans une enquête méia part.

Non. Non. Est-ce que c'est Non mais on vous accuse de harcèlement monsieur Cohen.

Est-ce que c'est vrai ? Est-ce qu' pe me répondre ne détournez pas la question ? Non, je vous détourne pas la question.

Elle ne s'est pas arrêté là. Est-ce que c'est vrai monsieur ? Moi, j'ai beaucoup de pe si parce que le harcèlement c'est un délit, monsieur Cohen, je n'ai pas été accusé.

Il y a eu une enquête si dans une enquête média part, c'est un délit. Monsieur Cohen, avez-vous harcelé vos collaborateurs ? Est-ce que vous êtes désagréable avec vos proches ?

Madame Madame la ministre. Voilà. Mais non, mais non, madame Leemoine, il y a une enquête médiapart qui a été ouverte sur harcèlement.

Non, elle a pas dit ouvert. Ne vous inquiétez pas Dat elle est généreuse. C'estes bastos, ça les distribue à tout le monde.

De la même manière, on a dit qu' c'est à vous que l'ambiance est épouvantable, que vous pleurez toute la journée et que tout le monde est mise en cause. Est-ce que c'est vrai ? Ça m'intéresse.

Moi je veux savoir si vous nous posez la question et ben je vous pose la question. Est-ce que c'est vrai ? Elle tire vraiment à 360.

Alors en dernier recours, elle a utilisé l'arme classique. J'ai vu Martin Schulz aussi le président du Parlement européen disant disant que vous aviez vous lui aviez menti les yeux dans les yeux. Non parce que parce que la question n'a pas été posée.

Ils ont rajouté des choses qui étaient fausses les journalistes. Voilà. Mais ça n'a pas suffi.

Rachid Adati en tant que ministre de tutelle a menacé de poursuite les journalistes qui posent des questions qu'elles n'aiment pas. Parce que moi, j'aurais beaucoup de peine pour vos collaborateurs qui ont été harcelés. Moi, j'en ai fait une politique pénale, la lutte contre le harcèlement, monsieur Cohen.

Donc voilà, vous pourriez aussi tomber sous le coup de ce délit. Il suffirait que je fasse un article 40 pour dénoncer suite à ce papier de métier à part. Je pos question, il s'agit pas de décrédibiliser journalist avec médi on peut tout à fait saisir.

Vous pouvez avoir une enquête. C'est pas très reluisant ce que vous faites madame. Franchement, c'est pas très ce que vous faites cétait pas très désorant.

C'est plutôt cocasse toutes ces sorties comme la fois où elle aurait menacé de transformer le chien de Gabriel Atal en kebab pour lui faire sa fête. Moi j'aime la fête. Je trouve que en ce moment on en a besoin et c'est vrai que ça la fête elle aime. [Musique] Sur la forme, onre ajuste qu'elle danse avec Yamina Ben Guigi, ancienne ministre et condamnée en 2016 pour avoir oublié de déclarer elle aussi des intérêts et du patrimoine.

Et le fond est encore moins drôle. Les questions qu'on lui posé touchaient à des enjeux cruciaux pour toute démocratie. Le démantellement du service public de l'audiovisuel, c'est une vieille recette des régimes autoritaires.

La Hongrie l'a fait, les États-Unis s'y enfoncent et la France pourrait suivre. Et s'il est avéré qu'une ministre aujourd'hui en exercice aurait voté au Parlement européen malgré une obligation de se déporter, c'est grave. Les élus peinent déjà à convaincre de leur légitimité.

Ils ont pas besoin d'y rajouter ces tripatouillages. Le vrai danger, c'est qu'à force, on installe une culture de l'irresponsabilité. On banalise les attaques contre les journalistes jugés gênant.

Après l'éviction d'Annes Sophie Lapon trop mordant, voilà une ministre qui menace de poursuite pénale à un journaliste pour une question d'intérêt public. L'autoritarisme ne s'impose pas brutalement mais progressivement à bas bruit normalisé par le mépris, la terreur et l'impunité. Une fois qu'il est mû comme aux États-Unis, il est clos comme un immonde de fruit dont les sports toxiques ont pénétré jusqu'aux racines de notre société.

Les connivances du bloc dit centrales avec l'extrême droite, avec ses intérêts et ses méthodes font craindre le pire si l'extrême droite arrivri au pouvoir. Voilà pour cette fois. On se retrouve bientôt pour commenter l'actualité politique et parlementaire.

N'oubliez pas de liker, commenter, partager. Ça permet de diffuser une information libre, indépendante et accessible à tous. Dernier point.

À l'heure où nous enregistrons cette vidéo, il reste 11 jours à attendre avant qu'une nouvelle dissolution soit possible. D'ici là, on vous laisse avec cette citation inspirante. La politique, c'est l'art d'empêcher les gens de se mêler de ceux qui les regardent.

Paul Valérie [Applaudissements] [Musique] be unpredictable. That's the surprise you see. Surprise, surprise.

Well, ladies and gentlemen here in the studio.

CONCLAVE RETRAITES : BAYROU ENFONCE LE PAYS DANS LE CHAOS — François Bayrou · Pourquijevote