Laurent Jacobelli : "Les Français veulent retrouver une France protectrice et fière !" (France 2)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 50 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:24OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que vous répondez ? N'avez aucun espoir ?
- 1:04RelanceRéponse partielle
Sur le diagnostic, est-ce que vous êtes d'accord ? Lorsqu'il dit que le pays a une dette colossale et 44 milliards d'économies à trouver, mais vous, qu'est-ce que vous proposez ?
- 3:08OuverteRéponse directe
Et si enfin on écoutait le peuple de France, si on lui donnait la majorité qu'il veut, qu'est-ce que vous ferez si le président ni ne dissout ni ne démissionne ?
- 4:42RelanceRéponse directe
Mais ça ne répond pas à ma question, néanmoins, si je peux permettre. C'est que ferez-vous si le président ni ne dissout ni ne démissionne ?
- 5:22OuverteRéponse directe
Vous avez quand même accordé une clémence pendant plusieurs mois à François Bayrou, ce que vous n'aviez pas fait avec Michel Barnier. Pourquoi ?
- 6:12OuverteRéponse directe
Vous ne pensez pas qu'il y a une grande lassitude des Français d'un bouleversement politique qui ne s'arrête jamais ? Êtes-vous sûr qu'ils ont envie de retourner dans une campagne électorale ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:38Laurent JacobelliFait
« Non, il n'y a aucun espoir M. Birou, il faut arrêter maintenant cette propagande quasiment soviétique »
- 0:42Laurent JacobelliFait
« un pays sur-endetté, un pays en proie à une immigration massive, à une insécurité incontrôlée »
- 0:50Laurent JacobelliFait
« soit parce qu'il a soutenu des gouvernements qui ont endetté le pays, soit parce que lui-même, avec les rênes du gouvernement depuis neuf mois, a été incapable de prendre les bonnes décisions »
- 1:13PrésentateurChiffre
« le pays a une dette colossale, a 44 milliards d'économies à trouver dans son budget »
- 1:46Laurent JacobelliChiffre
« 250 milliards. Alors qui doit payer ? 250 milliards, j'ai vite un vert. C'est le montant de l'accroissement de la pression fiscale depuis Emmanuel Macron. »
- 2:10Laurent JacobelliChiffre
« on est en train d'expliquer aux honnêtes citoyens que c'est à eux de payer entre 750 millions et 1 milliard sur leur assurance pour payer les dégâts faits par des voyous »
- 4:24Laurent JacobelliChiffre
« 15% seulement des Français le soutiennent. »
- 4:35Laurent JacobelliFait
« Même l'ancien président de la République, Nicolas Sarkozy, le dit. »
Temps de parole
- Présentateur100 %
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Bonjour Laurent Jacobelli, vous avez entendu le Premier ministre hier soir au journal de 20h de France 2, vous l'avez peut-être aussi écouté ce matin chez nos confrères de RTL, et vous l'avez entendu dire que l'effort qu'il demande est indispensable, dit-il, au salut de la France. Le pays prend l'eau, dit-il. Il veut croire qu'il peut y avoir un autre scénario que sa chute lundi matin, lundi après-midi, puisque le vote aura lieu lundi après-midi. Qu'est-ce que vous répondez ? N'ayez aucun espoir ? Non, il n'y a aucun espoir M.
Birou, il faut arrêter maintenant cette propagande quasiment soviétique où vous apparaissez du matin au soir à la télévision, on l'attend d'ailleurs bientôt, sur Ikidia, sur Gulli, comme s'il allait nous convaincre de sauver son poste. Mais ce n'est pas le sort d'un homme aujourd'hui qui compte, c'est le sort d'un pays, un pays sur-endetté, un pays en proie, à une immigration massive, à une insécurité incontrôlée, et chaque jour l'actualité nous le montre, et il est l'artisan de ce chaos, soit parce qu'il a soutenu des gouvernements qui ont endetté le pays, soit parce que lui-même, avec les rênes du gouvernement depuis neuf mois, a été incapable de prendre les bonnes décisions.
Les Français sont clairs. M. Birou, au revoir. Lundi, il faudra faire vos valises. Oui, mais M. Jacobelli, très bien, on vous entend, mais sur le diagnostic, est-ce que vous êtes d'accord ? Lorsqu'il dit qu'effectivement le pays a une dette colossale, a 44 milliards d'économies à trouver dans son budget, mais vous, qu'est-ce que vous proposez ? Vous proposez, je vous cite, de réduire les gaspillages, de vous attaquer au coût de l'immigration, de remettre en cause la contribution de l'Europe, de la France, au budget européen, mais tout ça, ça ne fait pas 44 milliards d'économies. Et ce n'est pas des sacrifices à demander aux Français ? Les sacrifices, vous savez, les Français, ils le font.
Ils le font en travaillant. Et aujourd'hui, un Français qui travaille, une heure sur deux de travail, il les donne à l'État. Il les donne pour quoi ? Pour avoir moins de sécurité, moins d'hôpital, moins d'éducation. Les Français, ils en ont marre. Ils sont étranglés fiscalement. 250 milliards. Alors qui doit payer ? 250 milliards, j'ai vite un vert. C'est le montant de l'accroissement de la pression fiscale depuis Emmanuel Macron. Qui doit payer ? J'ai un exemple pour vous. Il y a eu des émeutes en France, des émeutes intolérables dans certains quartiers, vous vous souvenez, où pendant un été, la France a brûlé.
Et aujourd'hui, on est en train d'expliquer aux honnêtes citoyens que c'est à eux de payer entre 750 millions et 1 milliard sur leur assurance pour payer les dégâts faits par des voyous. Eh bien, vous voyez, si nous étions au gouvernement, c'est la famille de ces voyous qui paierait. Et si ils ne sont pas solvables ? Eh bien, sur les salaires de ces gens, sur les allocations familiales, il y en a marre que les honnêtes citoyens paient pour les voyous et les délinquants. Voilà une mesure facile. Et vous l'avez dit, 100 milliards, on va trouver 18 milliards sur le coût de l'immigration. On va trouver des dizaines de milliards sur un État devenu obèse.
On va payer 5 milliards de mois au budget européen. Une règle d'or que nous mettrons en place avec Jordan Bardella, s'il est Premier ministre. Plus un centime pris dans la poche des Français, plus un centime pris dans la poche des Français, tant que l'État, l'orangèse, n'aura pas fait sa cure d'immigration. Porte-parole du Rassemblement National, je vous prends au mot, Jordan Bardella, s'il est Premier ministre. Ça veut dire que vous envisagez l'hypothèse que Emmanuel Macron nomme Jordan Bardella mardi après une éventuelle chute probable de François Bayrou ? Moi, je suis un Français comme les autres.
Vous le voyez bien, la personnalité politique que les Français voient comme Premier ministre, c'est Jordan Bardella en tête. Il a toujours dit qu'il ne ferait qu'en cas de majorité absolue, ce que vous n'avez pas aujourd'hui. Et c'est pour ça qu'il fait dissoudre l'Assemblée nationale. Et si enfin on écoutait le peuple de France, si enfin on lui donnait la majorité qu'il veut, en dehors des magouilles, de fronts républicains ou de je ne sais quoi, les Français veulent se débarrasser d'Emmanuel Macron et de François Bayrou, et veulent Jordan Bardella Premier ministre. Alors, allons aux élections législatives. Une minorité relative, en tout cas.
Il n'y a pas une majorité de Français qui ne veut ni d'ailleurs d'un autre homme politique comme Premier ministre. Allons aux élections, c'est à eux de se prononcer. Vous savez, aujourd'hui on est en train de dire aux Français, vous voulez que le Rassemblement national soit le premier parti de France, mais on va vous imposer un gouvernement socialiste qui a fait 1,67% aux présidentielles. On a l'impression qu'Emmanuel Macron et toute sa bande se moquent des Français. Les nargues leur disent, qu'est-ce que vous voulez faire ? Je ferai le contraire. Il y a une demande politique forte, c'est une demande d'ordre dans les comptes et d'ordre dans les rues.
Elle est incarnée par le Rassemblement national. Alors, il y a trois jours, vous avez d'ailleurs lancé une pétition, dissolution ou démission. Et si Emmanuel Macron ne fait ni l'un ni l'autre, qu'est-ce que vous allez faire ? Vous allez descendre dans la rue ? Qu'est-ce que vous allez faire ? Non, ça c'est pas dit. Nous, nous respectons les règles de la Ve République et nous ne voulons pas le chaos. Il ne faudra pas échapper que je ne suis pas porte-parole de la France insoumise, du chaos et de la violence. Nous allons demander au président de la République de prendre ses responsabilités. 15% seulement des Français le soutiennent. Je crois qu'aujourd'hui, on a un besoin fou de démocratie.
On a besoin d'entendre la voix du peuple. Ce peuple dit quoi ? Il dit que le Rassemblement national porte ses espoirs et que nous pouvons demain gouverner. Même l'ancien président de la République, Nicolas Sarkozy, le dit. Il est temps de se rendre à l'évidence et de respecter laquelle. Mais ça ne répond pas à ma question, néanmoins, si je peux permettre. C'est que ferez-vous si le président ni ne dissout ni ne démissionne ? Eh bien, nous jouerons notre rôle à l'Assemblée nationale. Nous étudierons les budgets qui nous sont proposés. Mais nous sommes très clairs.
Si un budget ne nous convient pas, si les retraités sont menacés, si ceux qui travaillent sont étranglés de taxes et de dettes, eh bien, nous ferons sauter les gouvernements. Quels qu'ils soient, s'ils ne sont pas issus de votre parti, vous ferez sauter tous les gouvernements à venir ? Non, si. J'ai bien mis une condition. S'ils accroissent la pression fiscale et s'ils demandent aux Français de faire des efforts supplémentaires. Il faut demander de faire des efforts, mais pas aux Français, à l'administration, à l'État, aux étrangers. Oui, bien sûr, il y a de l'argent à trouver.
Vous avez quand même accordé une clémence pendant plusieurs mois à François Bayrou, ce que vous n'aviez pas fait avec Michel Barnier. Vous auriez pu, par exemple, voter la motion de censure cet été qu'avait déposée la gauche pour faire tomber ce gouvernement. Pourquoi, tout d'un coup, vous dites, vous baissez le pouce, si j'ose dire, comme on faisait du temps des Romains ? Je ne sais pas si vous avez le portable de François Bayrou, mais appelez-le pour lui poser la question. C'est lui qui est venu sur le devant de la scène, et on le voit tous les jours, jusqu'à plus soif, nous dire, faites-moi confiance. Mais non, on ne lui fait pas confiance. On lui avait fait confiance pendant 8 mois.
On ne lui fait pas confiance. Mais en tout cas, vous ne lui avez pas apporté votre défiance. Nous ne sommes pas les artisans du chaos, nous sommes pour la stabilité. La stabilité, ça veut dire, étudions le budget, négocions un budget. En plein cœur de l'été, Marine Le Pen a écrit à François Bayrou en lui faisant part de nos propositions. Il n'a même pas répondu. Et il arrive le bec enfariné en lui disant, donnez-moi les clés de la Maison France, signez-moi un blanc-seing. Désolé, François Bayrou, c'est non.
Dernière question, vous ne pensez pas quand même qu'il y a une grande lassitude des Français, qu'ils soient ou non pour Emmanuel Macron, d'un bouleversement politique qui ne s'arrête jamais ? Êtes-vous sûr que les Français ont envie de retourner dans une campagne électorale avec tous les fracas qu'elle implique ? Moi, je suis persuadé que les Français veulent l'alternance. Ils veulent changer d'équipe. Vous voulez aimer des élections maintenant ? Mais oui, bien sûr. Vous savez quoi ? Lundi prochain, ce sera probablement le premier jour de l'après-Macron. Et cet après-Macron, les Français l'attendent avec gourmandise, je dirais. Ils en ont marre. Ils veulent tourner la page.
Ils veulent retrouver une France qui produit. Ils veulent retrouver une France qui protège. Ils veulent retrouver une France fière de son identité. Et nous l'incarnons. Oui, il faut aller aux élections, parce que la Macronie, ça suffit. Merci beaucoup Laurent Jacobelli, député RN de Moselle et porte-parole de votre parti. Merci beaucoup.