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Interviewyoutube.com· 26 janvier 2026 23 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesDéfenseEurope & international

20-01-2026 Jérôme Guedj est l'invité de la grande Interview sur CNews.

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15OuverteRéponse directe

    Le gouvernement passe le budget en force avec le 49.3. Êtes-vous satisfait ?

  • 1:00RelanceRéponse directe

    Pourquoi avoir changé d'avis sur le 49.3 ? C'était une ligne rouge pour le PS.

  • 3:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi accuser le RN et LFI d'être des agents de déstabilisation ?

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi craindre un retour aux urnes ?

  • 7:00FerméeRéponse partielle

    Qui va financer les mesures du budget ?

  • 9:00OuverteRéponse directe

    Les Européens peuvent-ils résister à Donald Trump ?

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

La grande interview sur ces news et européens. Mon invité ce matin est le député socialiste Jérôme G. Bonjour et bienvenue.

Bonjour Solia Babrou. Merci de votre présence. Alors essayons de résumer la situation politique qui est la nôtre.

Le gouvernement va donc passer monsieur GG en force en imposant le budget sans vote via le 493. Le tout en sauvant sa tête grâce à la clémence, la non censure du PS. Au final, parlement contourné, budget décrié, français jamais consulté.

Est-ce que vous êtes satisfait ? Je suis pas satisfait du fait que il y ait un recours au 493 parce que c'est pas l'outil qui atteste d'une maturité démocratique. J'aurais préféré que sur ce budget on puisse faire ce qui s'est passé sur le budget de la sécurité sociale parce que il faut regarder les choses telles qu'elles sont.

Le premier ministre s'était engagé à notre demande, je le reconnais, à se dispenser du recours au 493, c'est-à-dire à cet outil qui lors des précédents gouvernements, rappelez-vous quand Elisabeth Borne le dégainer tous les 3 jours si j'ose dire, il n'y avait même pas de discussion de la totalité des articles d'un budget. Le fait qu' il n'y ait pas eu cette épée de Damoclè a permis au débat de se dérouler à l'Assemblée nationale. Pour la première fois, on a même fait une seconde lecture, ce qui n'était pas arrivé depuis avant 2022.

Euh et ça a permis de voter le budget de la sécurité sociale. Donc ça a été utile de renoncer au 493. simplement l'intransigence d'un certain nombre de groupes politiques à l'Assemblée nationale a fait que la logique du compromis que nouses avons acceptéis ou compromission mascarade monsieur écoutez quand on débat quand on dialogue écoutez rien que ça rien que le fait de discuter de sortir du confort de la posture qui consiste à dire j'ai raison tout seul moi j'ai la lucidité de voir ce qu'est la réalité de l'Assemblée nationale.

Il n'y a pas de majorité. Et donc c'est vrai que c'est confortable de se dire et ben il faut renverser le gouvernement, il faut une dissolution, il faut une démission du président de la République. Sauf qu'en attendant, qu'est-ce qui se passe ?

S'il n'y avait pas eu cette négociation, le gouvernement aurait imposé par ordonnance ou par un 493 des mesures injustes. Et moi sur le fond, parce que là on a parlé du tuyau le 493, mais moi ce qui m'intéresse c'est est-ce que ce budget a évité les mesures les plus injustes sur nos concitoyens ? venir mais la tuyauterie si je puis dire est importante parce que elle engage vos promesses quand même.

Je vais rappeler que Sébastien Lecornier avait promis de renoncer au 493 et surtout pour vous pour vous Jérôme Gch pour le parti c'était un motif de censure. C'était une ligne rouge qui est devenue jaune qui est devenue ensuite sans couleur et sans saveur. Comment vous expliquer ce matin à ceux qui nous regardent qui nous écoutent votre changement de dire ?

Je viens de vous le dire avec honnêteté. Le fait que il n'y ait pas eu de 493 dès le début du processus a permis d'engager cette discussion et je le dis sincèrement de réaliser cet apprentissage de quelque chose qui est étranger à la culture française. La béquille du macronisme non c'est pas ça.

C'est une culture de compromis qui est nécessaire quand il n'y a pas de majorité. Le jour où il y aura une majorité à l'Assemblée nationale, bien on reviendra à une majorité qui décide toute seule et une une opposition qui joue son rôle en espérant l'alternance à l'élection d'après. Aujourd'hui, il y a pas de majorité et donc cet apprentissage du compromis qui est très étranger à la tradition française, on l'a fait sur le tas.

Ça a été chaotique, ça a été parfois un peu foutraque, je le reconnais, mais euh euh on a posé des graines pour quelque chose, je le dis, qui nous servira durablement dans la vie politique française parce que je pense que dans la vie politique française, faut qu'on sorte de cette tyrannie de la majorité dans la vie politique française, les oppositions peuvent s'opposer. Elles peuvent vouloir une motion de censure. Elles peuvent même vouloir renverser un gouvernement sans être des agents du CA ni des saboteurs en chef.

Pourquoi vous semblez accuser le RN et LFI d'être des agents finalement de la déstabilisation ? Quelle est l'alternative attendue ? Le fait qu'il n'y ait pas de budget avec la fragilisationour retourner aux urnes.

Alors, je vais y venir mais d'abord regardons la situation dans laquelle on est. Le fait qu'il y a pas eu de budget avant le 31 décembre, c'est qu'on est aujourd'hui sous un dispositif de loi spéciale qui est extrêmement fragilisateur pour les entreprises, pour les associations, pour les collectivités locales, pour les ménages. Non, il ne faut pas que ça dure parce que durer, c'est reconduire par exemple les dispositifs fiscaux de l'année dernière et empêcher les moyens qui doivent être dégagés pour un certain nombre de services publics.

Et puis j'ajoute un argument, on va probablement parler tout à l'heure de situation internationale. La loi spéciale, c'est l'impossibilité de mettre en œuvre ce qui a fait consensus à l'Assemblée nationale qui est le renforcement des moyens de la défense nationale et notamment sur les de années qui viennent 6,5 milard, c'est pas du chantage. Non, vous les mêmes éléments que le premier ministre.

Écoutez, il y a eu un débat qui a été organisé pour partie à notre demande sur les enjeux de la politique de défense et on a constaté et moi je m'en félicite qu'il y a un consensus à l'Assemblée nationale très large, plus de 450 députés je crois qui ont soutenu la déclaration enfin le débat sur les politiques de défense sur la nécessité de doter nos armées de moyens supplémentaires. Voyez-vous, la semaine dernière, j'étais à l' semaine dernière, j'étais à l'OTAN pour parler des sujets de défense. Dans quelques jours, je pars à Djibouti.

Au côté de nos forces projetées à l'étranger. Si nous n'accompagnons pas l'effort de défense nécessaire dans notre pays, nous fragilisons la voie de la France et tout le monde veut veut accompagner cet effort. Mais je vous repose la question.

En quoi vous n'êtes pas la béquille du Macron ? Et je vais ajouter quand même quelque chose. Pourquoi vous avez si peur de retourner aux urnes ?

Mais alors moi je n'ai peur à aucun moment de retourner au dit pas que le perte socialiste ne craint pas la la disparition tout simplement totale all et au contraire dans la période nous avons affirmé une singularité des socialistes à l'intérieur de la gauche avec l'affirmation de la voix que je porte avec d'autres qui est celle d'une gauche républicaine laïque universaliste, exigeante sur les questions sociales détaché de la France insoumise et c'est aujourd'hui d'une certaine manière j'ai été avec d'autres lanceurs d'alerte la position sur laquelle le Parti socialiste se réaffirme aujourd'hui. Donc le suffrage universel, nous n'en avons jamais peur. Mais aujourd'hui, lucidement, s'il y avait une dissolution et des élection dans 20 jours, vous croyez que à l'issue, on aurait une majorité claire.

Le grand rendez-vous démocratique, c'est l'élection présidentielle de 2027. Préparons-le avec la sérénité nécessaire, avec la confrontation des aides des des idées et le peuple français tranchera et nous respecterons son choix. La vérité à certaines questions, qui va financer toutes les mesures sur lesquelles il faut bien reconnaître, vous avez eu gain de cause, ce sont d'ailleurs les mesures que vous avez soufflé à l'oreille du premier ministre qui va les payer parce que personne ne croit que c'est l'État qui paye.

Derrière chaque entreprise, ce sont des Français, c'est nous qui allons payer monsieur Gadge. Alors, c'était un des éléments de la discussion qu'ils ont mis sur la table. Nous nous souhaitions de la justice sociale, c'est-à-dire des mesures qui préservent l'essentiel des Français, les classes moyennes, les classes populaires.

Je vous prends un seul exemple. Dans le budget initial, il était proposé une augmentation des impôts pour tous les ménages à travers le gel du barê de l'impôt sur le revenu. Le fait d'avoir obtenu qu'il n'y a pas ce gel, ça va éviter à 200000 ménages de rentrer dans l'impôt sur le revenu et à tous d'avoir une augmentation.

Vous voyez le verre à moitié plein, je vais parler du verre à moitié. Je vous parle de la justice sociale, c'est aussi de soutenir le pouvoir d'achat. C'était une demande mais je vais en parler dans une seconde des entrepreneurs.

Simplement, il faut avoir la vision d'ensemble. La priorité que nous avons mise sur la table, c'est face au déficit qui est le fruit de la politique économique menée depuis ces 7 ou h8 dernières années, il était exclu que ce soit toujours les mêmes, les plus grands le plus grand nombre des Français qui contribuent eux seuls à cet effort. C'est ce qu' a fait qu'on a obtenu par exemple sur le budget de la sécurité sociale qui est pas la fameuse année blanche, celle qui avait été prévue initialement qui était qui était on va geler les les pensions des retraités, les prestations sociales et que donc et que donc nous nous prenons plutôt le parti de d'aller chercher sur ceux dont on a estimé qu'ils étaient plus en possibilité de participer à cet effort.

Les grandes entreprises et les haut patrimoine faisaient partie de ceux dont nous considérons qu'ils peuvent le faire. C'est un effort de patriotisme économique pour des entreprises qui euh ont euentends j'entends pour les grandis mais c'est alourdi pour les entrepreneur. Vous savez bien que derrière chaque entreprise il y a des français.

On va payer plus personne ne croit que les pay que les entreprises seules qui pay attendez aujourd'hui dans la hiérarchie des priorités moi le commerçant l'artisan la PME celle qui bosse dur et qui je le dis paye proportionnellement plus d'impôts que la grande multinationale installée en France. Moi, je suis abassourdi à chaque fois que je discute avec un un patron de Bartaba qui me dit que bah lui ce qui va payer comme impôt en proportion de ce de son bénéfice, c'est plus important que le Starbuck du coin qui euh parce qu'il optimise, il surtimise, il localise euh son activité en Irlande ou dans un autre pays européen va payer moins d'impôts en France. Donc cette lutte contre ce qu'on appelle l'optimisation fiscale, la justice fiscale qui consiste dire à à ces 300 grandes entreprises euh qui vont être soumises à cette surcotisation d'impôts euh euh sur euh les sociétés que peut-être peut-être en contrepartie peut-être en contrepartie elles vont verser un peu moins de dividendes euh cette année.

Elles ont versé 100 milliards de dividendes l'année dernière. Donc nous assumons ça s'appelle la justice fiscale pour protéger le plus grand nombre de nos concitoyens. Et moi je suis content que on augmente la prime d'activité, c'est du pouvoir d'achat et c'est des gens qui vont pouvoir consommer.

Ça soutient euh la demande pour de nos entreprises à vos électures. Évidemment des mesures de type repas euro pour les étudiants. Voilà.

Pendant ce temps, il faut qu'on parle de la scène mondiale, ce qui s'y passe. Donald Trump qui menace directement la France et nos vins et champagne et tricolore de il faut se rendre compte 200 % de droits de douane. Là on est dans l'XXL des droits de douane parce qu'Emmanuel Macron ne veut pas, semble-t-il participer à une initiative d'un conseil de paix à l'initiative du président américain.

Le tout se télescope avec le dossier du grand inland. Est-ce que les Européens vont pouvoir résister vraiment à Donald Trump ? Est-ce que vous y croyez ?

Ils n'ont pas le choix madame Mabrou. Ils n'ont pas le choix. Il y a un an, jour pour jour, Donald Trump qu'on voit à l'image prenait ses fonctions à la Maison Blanche et le monde est devenu sans dessus sans dessous.

C'estàd ce qui était les fondamentaux à la fois des relations commerciales, des relations diplomatiques et des relations militaires sont balayées par l'ego et je pèse mes mots par l'ego d'un homme qui aurait pu imaginer, vous avez vu la lettre adressée hier, il l'a dit il y a un an, depuis un an, il dit qu'il veut s'emparer du Groenland. Tout le monde aa pu s'imaginer sauf qu'on est resté et peut-être vous-même les Européens tétanisés figés. Non mais là où vous avez raison, c'est que c'est pour ça que je disais que nous n'avons pas d'autre choix que de tenir tête parce que au bout du bout la seule chose qui reste c'est vrai en politique intérieure comme en politique internationale c'est l'adhésion et la fidélité à des principes et à des valeurs.

On a un homme qui un remet en question s'intéresse au terre. On a on a un homme qui met à l'intérieur de son pays en péril l'état de droit et à l'extérieur les principes du droit international. aussi insuffisant soit-il, aussi balbuchant soit-il mais on peut pas s'en remettre à une seule logie se loganois pour le Groenland les Danois qui achètent pardon américain où est la préférence européenne de quelle Europe parlez-vous celle qui achète américain vous avez parfaitement raison les États-Unis ont imposé mais nous y étions consentants depuis le lendemain de la deuxème guerre mondiale l'idée d'un partenariat stratégique dont nous aurriez dont nous aurions pu prendre la mesure du fait qu'il allait déclinant c'est pas de de Donald Donald Trump que a commencé le retrait ou le mouvement de retrait en Europe.

Des Barack Obama, nous avions des signaux d'une réorientation de la politique internationale américaine vers la zone indopacifique. Et la faute des Européens collectives est d'avoir eu la naïveté de penser que ceci n'arriverait pas. à marche forcé aujourd'hui dans l'adversité, il faut construire cette solidarité européenne, approfondir euh la défense européenne et l'autonomie stratégique et aller dans un rapport de force dont il faut qu'on dise à nos concitoyens qu'il aura des conséquences sur leur propre mode de vie.

Si nous devons résister si nous devons résister à Donald Trump, regardez le président de la République, Emmanuel Macron, à juste titre a dit que si la surenchère se poursuivait, alors il faut qu'on active les dispositions qui existent. C'est les clauses dites anticoer rendez-vous compte qui avait été créé en Europe qui n'ont jamais été activés en pensant à la Chine et on va devoir peut-être l'activer un allié historique face à un allié histori. Alors quelle conséquence pour nous très concrètement je vais dire des choses un peu provocatrices.

Est-ce que les Français sont prêts à admettre un jour que Netflix pourrait être fermé sur le territoire français comme mesure de rétorsion pour l'ingérence ? Parce que c'est ça les motivation. Vous parlez de valeurs qui semblent euh comment dire parler d'un d'un abol. paraître anecdotique, mais l'idée de dire que plutôt que d'être dans cette surenchère commerciale qui vient fragiliser là aujourd'hui ce sont les producteurs du luxe, du vin, du champagne qui sont menacés mais qui sont des tissus économiques essentiels dans notre pays.

Nous avons 65 milliards d'exportation de la France en train de dire quand même attention attention à la guerre commerciale que nous allons mener. Je je vous dis que si nous décidons de la mener, alors il faut que nous assumions les conséquences. avec quelle armure avec combien de divisions avec celle qui celle qu'il faut construire pour l'instant on a la juste opposition de on a la juste de partir les cad de Mélonie elle est plus très sûre que ce qu'elle dit parfait vous avez parfaitement raison mais vous savez c'est le moment où la singularité française celle qui est l'héritage d'un du d'un gaulisme dans les relations internationales d'une capacité de dire nous pouvons être alliés sans être alignés et surtout refuser ce qui est aujourd'hui enfin la chose terrible ce n'est plus un partenaire, c'est un parrain au sens mafieux du terme qui demande au pays de venir baiser la bague du parrain et de porter et de prê est à la tête des États-Unis d'Amérique et dans une logique mafieuse.

Oui, je le dis. celle qui consiste à vous l'avez pas dit sur d'autres dirigeants hein je je le remarque quand parfois on a eu des relations paroxistiques pas mon rôle vous dire la même chose de Vladimir Poutine quand il décide mais vous savez quand vous remettez en cause la souveraineté des pays quand Donald Trump aujourd'hui ne dit rien d'autre différent qu'un Vladimir Poutine qui dit les frontières ne sont pas une logique intangible et je peux envahir l'Ukraine et que Donald Trump dans un caprice d'ego enfin vous vous rendez compte qu'on a aussi cette difficulté quasi psychiatrique d'un président de la République qui dit parce que vous psychiatris je m'inquiète. Quand vous avez un président, un président qui dit "Vous avez refusé de me donner le prix Nobel de la paix en s'adressant au premier ministre norvégien et donc par conséquent je revendique la souveraineté sur votre pays.

Je ne sais pas qualifier autrement que dans une irrationalité qui devrait réellement nous préoccuper parce qu'elle menace la souveraineté des pays, l'équilibre international et la cohésion de chacun des pays. Nous nous parlons là de de valeur au sens large, la valeur pour la liberté contre aussi certains mots à ma notamment l'antisémitisme. Je voudrais revenir à l'Assemblée nationale parce que à ce sujet il y a une proposition de loi visant je suite à lutter contre les formes renouvelées de l'antisémitisme qui est porté par la députée Caroline Yad.

Elle examinée là aujourd'hui par la commission des lois à l'Assemblée nationale. Est-ce que vous votez ? Est-ce que vous la soutenez si je puis dire totalement et sans aucune ambigué ?

Moi, l'intention portée, c'est la raison pour laquelle initialement j'ai signé cette proposition de loi avec quelques autres députés socialistes dont François Hollande euh pour que euh l'alerte qui est lancée qui est de dire il y a des formes nouvelles d'antisémitisme euh une explosion euh des actes dans le pays euh qui ont été constatés et que il faut affirmer l'intransigence de la société tout entière pour ceux qui euh euh vous savez moi je me suis fait sortir de manifestation en me disant sal sioniste et dans le visage de ceux que j'avais en face de moi, je savais qu'il voulait me dire autre chose que sale sioniste. Simplement, il voulait me dire sale juif. Je l'ai entendu et je l'ai vu et parfois même je l'ai entendu.

Et donc la possibilité de mettre le lien entre antisionnisme et antisémitisme est quelque chose qui va dans la bonne direction avec des gardes fofous qui sont nécessaires. Le texte le texte attendez je vais vous dire je termine ma phrase. Le texte initial de Caroline Yadan avait des imprécisions juridiques qui ont été pointées par plusieurs observateurs en sincérité.

Et il y a eu la sagesse de la présidente de l'Assemblée nationale de solliciter l'avis du Conseil d'État qui a ce qui est rare pour une proposition de loi, procéder à une expertise juridique du texte et qui a donné des indications de modification. Caroline Yadan nous a fait savoir qu'elle allait reprendre inextinso toutes ces observations juridiques qui lèvent les inquiétudes parfois légitimes de ceux qui pensaient que à travers un texte de cette nature on allait on allait plus être dans la possibilité de pouvoir critiquer tel ou tel. Moi, je critique Benjamin Netaniaou et ça fait pas de mois un antisioniste et à force pas un antisémite.

Donc la possibilité de critiquer quand Smodrich ou Bengvir venait à Paris, je suis allé manifester contre eux et on peut personne me suspecter d'une complaisance à l'endroit d'un régime et d'un système politique ou d'un gouvernement en place actuellement que je condamne. En revanche, l'idée selon laquelle on peut de manière tranquille remettre en question l'existence même d'un état et c'est ça qui désormais peut être sanctionné. Euh ça c'est une quelque chose qui est attentatoire à ce que je pense être la qualité du débat démocratique.

Donc faisons-le de manière apaisée. Faisons-le en se disant si on est tous d'accord pour lutter contre l'antisémitisme sous toutes ses forces. Rassemblonsnous et non mais attendez je le redis on peut défendre la cause palestinienne et ne pas verser dans des expressions qui remettent en cause l'existence de l'État d'Israël et qui parfois viennent pointer et stigmatiser les juifs partout dans le monde dans l'actualité.

Là encore, je vais rester au parlement parce qu'il y a la reprise des auditions dans le cadre de la commission d'enquête parlementaire sur l'audiovisuel public. Dans un contexte tendu, le rapporteur Charles Laloncle affirme qu'on ne le bayonnera pas, qu'on ne le censurera pas. Est-ce que c'est le cas ?

Est-ce que selon vous on a voulu étouffer cette commission ? Écoutez, je vais d'abord vous dire une chose parce que j'en ai un peu par-dessus la tête de ces commissions d'enquête spectacle d'un théâtre je vous le dis sincèrement et elles sont moi j'ai le souvenir vous avez participé à une commission où vous nous avez interrogé avec euogé essayé de le faire avec la rigueur nécessaire à une commission d'enquête mais le résultat c'est quoi c'est qu'on a un spectacle permanent on fait des coups on fait des vignettes sur son téléphone portable pour pouvoir les les poster et on a on ne fait pas le rôle du parlementaire qui est celui de d'alimenter le contrôle de l'action du gouvernement et d'améliorer sur les sujets. Je sais tout ça va ne va déboucher sur rien.

Je pense qu'il y a des manières plus intelligente de poser des questions qui sont légitimes. L'audiovisuel public comme toute politique assez intelligent les questions sur la transparence sur le financement du service public. Vous voyez bien que les excès dans la manière de moi je je plaide en politique pour ce que j'appelle le courage de la nuance, la capacité d'être audible parce que on est respectueux de ceux avec lequel y compris on a des désaccords et cette espèce de brutalisation de de clivage permanent dans le débat public pour moi ça me pose de grandes difficultés.

Ceux qui sont là plaident et défendent l'exemplarité de ceux qui sont aux responsabilités de l'audiovisuel public. Et bien que les parlementaires eux-mêmes soient exemplaires dans la manière de construire les choses qui sont dans le débat euh aujourd'hui. On va conclure, l'important c'est la liberté.

Euh bah écoutez, l'important c'est la liberté dans le dans le débat. Mais voyez-vous, et j'en profite euh j'avais pas prévu de le faire Sonia Babrou, mais vous parlez d'exemplarité. Vous savez, je viens avec plaisir sur votre antenne à chaque fois parce que même si je suis pas d'accord avec tout ce qui peut s'y dire ici, moi je suis comme je viens de vous le dire un partisan du débat de la dispute apaisée.

Mais aujourd'hui parce qu'on parle d'audiovisuel public, je vais vous parler d'audiovisuel privé et je veux pardon dans une inversion des rôles et vous me direz ce que vous en pensez mais vous posez une question à vous. Comment est-ce que comment est-ce que euh aujourd'hui vous vivez le fait que Jean-Marc Morandini soit maintenu sur l'antenne de votre groupe alors même qu'au nom de l'exemplarité au nom de l'exemplarité nécessaire, vous aviez dit les dirigeants de ce groupe dans le passé que le jour où la condamnation définitive serait prononcée et ça a été le cas pour un motif qui était important en terme de valeur, en terme de principe la corruption du mineur. Et donc voyez donc moi je n'aime pas les gens qui à la fois peuvent dire on est donneur de leson et donc je suis heureux en tous les cas intéressé de savoir quelle est la position d'une femme libre comme vous face à quelque chose qui en terme de valeur doit forcément interroger.

Bon en tout cas votre question elle est parfaitement légitime Jérôme Gegge moi je voudrais d'abord dire et je vais pas me défausser que la la décision de maintenir Jean-Marc Morandini c'est une décision qui ne m'appartient pas. C'est la direction de C News et bien qui a assumé cette décision par fidélité semble-t-il à son égard. Vous parlez d'une femme libre, moi j'ai beaucoup de respect pour ma direction, pour ma direction, pour ma hiérarchie.

Mais en aucun cas, en aucun cas, ça ne vaut euh de cautionner cela. En aucun cas, c'est une complaisance morale par rapport à ce dont nous parlons et qui est d'une gravité réelle. ça a été jugé par la justice française, il reste la justice européenne.

B je veux pas me substituer à la justice, je voudrais simplement dire, il n'a pas été condamné pour ne plus exercer sa professions. Mais puisque vous m'interpellez, moi ces news, c'est ma chaîne de cœur. Je vous remercie de venir mais c'est ma chaîne de cœur et vous savez, je vais vous le dire avec le cœur.

Je suis une femme libre. Moi, je suis une citoyenne, je suis une mère de famille et je suis personnellement engagée dans la lutte contre les violences sexuelles et sexistes. Je pense ce matin et comme vous et avec vous, aux victimes queles qu'elles soi et aux victimes les plus jeunes.

Je pense aux mineurs. On peut pas nous faire ce procès. On peut pas me faire ce procès.

Je vais vous dire Jérôme Gat, vous êtes mère de famille. Je suis mère de famille. Je suis mère d'une petite fille.

Je vais être mère d'un petit garçon dans quelques semaines et dans quelques mois. les seules valeurs les seules valeurs queles que soient nos différences queles que soient les convictions politiques qu'on nous qu'on nous prête les seules valeurs sont les valeurs de respect de chacun de la dignité de chaque personne et je le dis droit dans les yeux vraiment de la sanctuarisation de l'intégrité physique et morale de chacun ça c'est pas négociable ça c'est pas géométrie variable ça c'est ma seule boussole personnelle et professionnelle et j'ai la liberté de le dire comme vous le dites comme une femme libre mais aussi parce que c'est news c'est la chaîne de la liberté d'expression et c'est l'expression que je vous donne ce matin. C'est c'est louable de pointer l'importance des valeurs.

Ça illustre aussi le fait que nous sommes chacun traversés par des contradictions dans la manière de les incarner, de les faire vivre. Et donc la meilleure des choses dans ce dans cette nuance à rechercher, c'est de dire les choses. C'est de ne jamais les taire, d'avoir le courage de dire la vérité.

C'est pour ça que je vous pos cette question parce que soit jeter sur toute une rédaction qui est exceptionnelle. Je parle en mon nom ce matin, je n'avais pas prévu que vous alliez me me solliciter. Votre question est légitime.

J'avoue que j' pas depuis plusieurs poser la question avant de venir sur votre plateau parce que j'avais jusque là des désaccords parfois vifs avec certaines des choses qui peuvent se dire sur cette antenne mais j'assumais le fait de venir porter sinon une contradiction mais dans la qualité. Et là, on touche à quelque chose de quasi identitaire comme vous l'avez comme vous l'avez présenté et peut-être que ça vous deviendre que vous avez la liberté de le dire et j'ai la liberté de vous répondre. Merci.

Merci à vous. Yeah.