Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
Podcast / conversationLCP — La Politique et moi (sur Podcast)· 3 décembre 2024 13 minComplaisantPortrait personnelInstitutions & électionsSolidarités & famille

Karl Olive, des réseaux sportifs à la politique

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 70 %Attaque 10 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 97 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:27OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous n'en faites pas un peu trop dans le domaine de la communication ?

  • 2:54RelanceRéponse directe

    Et ça ne prend pas le dessus sur l'action, quand on est toujours dans la communication comme ça ?

  • 3:13OuverteRéponse directe

    On a l'impression que vous êtes à l'aise partout, avec n'importe qui, dans n'importe quel milieu social. C'est un don ?

  • 4:29OuverteRéponse directe

    Vous l'assumez d'être un homme de réseau ?

  • 5:38OuverteRéponse directe

    Racontez-nous cette rencontre avec Macron liée à Elton John.

  • 6:26OuverteRéponse directe

    Quand vous décririez cette relation que vous avez avec lui, est-ce que c'est avant tout politique ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:32InvitéFait
    « En 2014, lorsque j'ai été élu maire de Poissy, l'idée que je ressentais du terrain, c'était de dire « bon, les hommes politiques, une fois qu'ils sont élus, ils restent dans leur bureau, ils ne bougent plus ». »
  • 3:30InvitéFait
    « Ma petite maman avait perdu les siens à 3 ans et 5 ans, on était 8 dans la famille. »
  • 3:49InvitéFait
    « votre papa a fait 42 ans chez Simka-Chrysler »
  • 6:32InvitéFait
    « le président Macron est un homme vrai, celui qui met ses actes en face de ses mots. »
  • 6:41InvitéFait
    « Il m'arrive de l'appeler pour lui dire « Président, vous devriez par exemple appeler l'arbitre de la finale de la Coupe du Monde de rugby, qui est une première dans l'histoire d'une Coupe du Monde arbitrée par un Français ». »
  • 7:05InvitéFait
    « J'ai dit au président, les réformes que vous voulez mettre en place, les Français les ont bien compris, mais la manière dont vous souhaitez les mettre en place sont catastrophiques. »
  • 7:25InvitéFait
    « Il m'a dit « Banco ». »
  • 8:28InvitéFait
    « Je trouve dommage, on le voit sur le terrain, et c'est l'ancien maire qui vous parle. »
  • 8:32InvitéFait
    « il y a effectivement ces fantassins de la République qui sont en prise directe avec la réalité du terrain, qui sont plébiscités par les Français, qui ne font plus partie du tout, de fait, des deux chambres. »
  • 9:11InvitéFait
    « La vérité, c'est que c'est une vaste hypocrisie. »
  • 9:20InvitéChiffre
    « On est passé encore une fois de 250 députés dans l'hémicycle en 2012 à zéro aujourd'hui. »
  • 9:30InvitéFait
    « Je crois qu'il y a un juste milieu 250 députés maires. »
  • 10:17InvitéFait
    « Quand je propose une loi sur le gaspillage transpartisane aux collègues LR et qu'on m'a dit 10 jours après transpartisane, lutte contre le gaspillage qui doit transcender les bancs. »
  • 10:30InvitéFait
    « Les gars, vous passez votre vie à parler du pays, mais ce qui vous intéresse, c'est votre parti. »
  • 12:45InvitéChiffre
    « un village dans lequel vous êtes né de 40 000 habitants avec 850 agents et 105 millions de budget et d'euros »

Temps de parole

  • Invité54 %
  • Karl Olive34 %
  • Présentateur5 %
  • ?4 %
  • Invité 23 %

0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Karl Olive

Il rêvait de devenir footballeur, il a fini député après avoir été journaliste sportif, puis maire. Mon invité aime relever toujours de nouveaux défis, un peu à l'image d'un sportif de haut niveau. Bonjour Karl-Olive. Bonjour Clément-Méric. Alors il y a une constante chez vous, que ce soit chez le journaliste sportif ou chez l'homme politique. Vous aimez faire le show, faire le spectacle, et on va voir que ça remonte à loin. Je suis étudiant, deuxième année de DEUG, en communication.

0:43
Invité

C'est un confrère ou presque là ? J'aime l'imitation. Ah tiens. Bonsoir. En 1789, Vincent Perrault n'était pas né. Pourtant Pierre Bond, fidèle à lui-même, cherchait déjà la France. Car il savait, cher téléspectateur, que 200 sans un point, il serait là, face à la caméra, prêt à bondir. Bon, je te file ma place ou on échange ?

1:09
Karl Olive

Très bien. Alors ça, c'était en 1989 sur FR3. Magnifique imitation d'Alain Decaux, on l'a reconnu. À l'époque, vous étiez étudiant en communication et des jeux télé, je crois que vous en avez fait une trentaine, c'est ça ? Et vous aviez une idée bien précise en tête en faisant ça.

1:24
Invité

L'idée, c'est exactement ce que vous venez de voir là. Ce n'était pas gagner des machines à laver, gagner des séjours, des voyages ou autre. C'était finalement faire un métier public. Et il se trouve qu'à la fin de cette journée-là, Michel Péicard, qui était un des invités de l'émission, me propose de devenir pigiste d'une télévision locale qui allait voir le jour un mois plus tard, qui s'appelait Evelyne Première, où j'ai démarré le 18 décembre 1989. Forcément, ces moments-là, vous ne les oubliez pas. Et je suis devenu directeur de cette télévision locale en 1994.

1:57
Karl Olive

Et cette stratégie vous a plutôt réussi, vous l'avez dit, ça vous a permis de mettre un pied dans le milieu de la télé, jusqu'à devenir patron des sports de Canal+. Et ce qui est marrant, c'est que vous n'avez pas changé, Carl Olive. C'est-à-dire que l'homme politique que vous êtes devenu, il fait pareil. Par exemple, vous aimez vous filmer pour vous mettre en scène sur les réseaux sociaux chaque dimanche, avec votre petit footing, qui se termine par un petit message politique. Vous postez ça sur Twitter. Et puis après, chaque adoption de loi aussi, on vous voit, vous filmez par exemple ici dans la cour d'honneur de l'Assemblée, pour dire « j'étais là, j'ai voté telle loi ».

Alors, c'est sympa, mais est-ce que vous n'en faites pas un peu trop dans le domaine de la communication ?

2:32
Invité

Écoutez, ce que je sais, c'est qu'en 2014, lorsque j'ai été élu maire de Poissy, l'idée que je ressentais du terrain, c'était de dire « bon, les hommes politiques, une fois qu'ils sont élus, ils restent dans leur bureau, ils ne bougent plus ». Moi, je suis parti sur l'idée du miroir et du service. Le service miroir, ce que nous faisons. Le service, comment améliorer le quotidien de nos administrés ? Il y a le savoir-faire et le faire savoir.

2:54
Karl Olive

Et ça ne prend pas le dessus sur l'action, quand on est toujours dans la communication comme ça ?

2:58
Invité

Il ne faut pas être toujours dans la communication. J'ai la faiblesse de penser que si je suis réélu en 2020 avec 75% au premier tour, ce n'est pas seulement de la communication, c'est que quand vous êtes dans l'engagement local, il faut aimer les gens. Et ça, ça ne s'apprend pas dans le dictionnaire et ça ne s'apprend certainement pas à travers les images.

3:13
Karl Olive

Alors, vous parlez d'aimer les gens et c'est l'autre trait qui ressort de votre personnalité. Là aussi, que ce soit dans votre carrière de journaliste ou d'homme politique, on a l'impression que vous êtes à l'aise partout, avec n'importe qui, dans n'importe quel milieu social. C'est un don et c'est un don qui est quand même particulièrement utile en politique.

3:30
Invité

Je crois qu'il vient de l'éducation que j'ai pu avoir avec mes parents. Ma petite maman avait perdu les siens à 3 ans et 5 ans, on était 8 dans la famille. Quand vous êtes 8 dans la famille, vous êtes toujours à la première personne du pluriel, jamais à la première personne du singulier. Quand vous êtes 8 autour d'une table, qui est presque une table de ferme, puisque ma petite maman était d'origine fermière, que votre papa a fait 42 ans chez Simka-Chrysler, vous savez ce que c'est que la mobilité sociale verticale, vous savez ce que c'est que la mixité sociale. Et ça, j'aime beaucoup. Et il ne faut surtout pas que ça change, parce que sinon, on perdrait quelque chose, on perdrait son âme.

4:02
Karl Olive

Ce dont il vous a aussi permis de vous faire beaucoup d'amis et souvent des amis très bien placés, là aussi dans tous les milieux, dans le milieu de la télé, des patrons de chaîne ou des personnalités comme Michel Deniso, par exemple, dans le milieu du sport, plein de stars du foot, du rugby, du judo, avec David Douillet aussi, qui a joué un rôle important dans votre carrière politique au tout début. Des grands patrons aussi, Henri Lackmann ou Claude Bébéard. Vous êtes un homme de réseau, on peut le dire. Alors parfois, on donne une connotation négative à ça, mais vous l'assumez d'être un homme de réseau ?

4:34
Invité

J'assume le fait d'être celui que vous avez indiqué, c'est-à-dire d'être finalement sans contrôle, sans a priori, sans état d'âme. Je dis souvent, on voit Claude Bébéard à l'écran, je dis souvent que les plus grands sont les plus simples. Mais c'est la vérité. Il n'y a pas de... Avec Clément Méric, ça fait quelques années aussi, on ne travaille pas de secret que nous nous connaissons.

4:51
Karl Olive

On s'est croisés... Moi, j'étais chez ITV quand vous étiez patron des sports.

4:55
Invité

Exactement. Voilà, moi j'ai un profond respect pour toutes celles et ceux que je croise. J'adore, par exemple, le matin, une à deux fois par semaine, prendre mon petit café avec les éboueurs qui passent devant chez moi. Voilà, j'ai autant de plaisir à faire cela sans aucun jugement. Et ça, je pense que ça nous permet de rester en adéquation avec la réalité du terrain.

5:15
Karl Olive

Alors vous avez fait une rencontre très importante dans votre parcours politique. En 2014, vous étiez tout juste élu maire de Poissy. Une rencontre qui s'est faite dans des circonstances assez étonnantes. Ce n'est pas Elton John que vous avez rencontré, mais c'est directement lié à Elton John. Racontez-nous.

5:39
Invité

D'abord, Elton John, c'est un monstre de la musique. Vous êtes passionné de chansons et étonnant. J'ai eu cinq fois en concert. Et il se trouve que j'étais à Bercy avec Claude Bébéard parce qu'il sait que j'aime la musique avec mon épouse. Et qui, voyons-nous arriver, un jeune ministre de l'économie qui avait été nommé deux jours auparavant, Emmanuel Macron, avec son épouse. Et on s'est retrouvés à chanter, à danser sur Elton John avec Madame Macron, mon épouse. Et là encore, moi je ne me suis pas demandé si c'était le ministre de l'économie que j'avais en face de moi. Il ne s'est pas demandé si c'était le jeune maire de Poissy.

En revanche, on s'est bien marrés à chanter sur Elton John, sur « There seems to be the house tour », par exemple.

6:21
Karl Olive

Et alors ça, c'est le début de votre relation avec le couple Macron, avec Emmanuel Macron. Quand vous décririez cette relation que vous avez avec lui, est-ce que c'est avant tout politique ? Ou est-ce que c'est une relation d'amitié, un peu des deux ?

6:32
Invité

Oui. Franchement, je crois que le président Macron est un homme vrai, celui qui met ses actes en face de ses mots. Moi, il m'arrive de l'appeler pour lui dire « Président, vous devriez par exemple appeler l'arbitre de la finale de la Coupe du Monde de rugby, qui est une première dans l'histoire d'une Coupe du Monde arbitrée par un Français. » Il me dit « Merde, je ne l'ai pas fait, trouve-moi son numéro. » Oui, on a des relations particulières, mais tellement simples. Pendant la crise des Gilets jaunes,

6:57
Karl Olive

Emmanuel Macron vous a fait venir à l'Élysée avec un petit groupe d'élus locaux des Yvelines.

7:02
Invité

Non, non, Emmanuel Macron ne m'a pas fait venir à l'Élysée. J'ai dit au président, les réformes que vous voulez mettre en place, les Français les ont bien compris, mais la manière dont vous souhaitez les mettre en place sont catastrophiques. Et je vous propose que vous veniez nous voir ici à Poissy pendant deux heures. Ça ne va pas vous plaire, mais vous allez en prendre. Ça va vous rendre service. Je lui ai dit « Tu vas en prendre plein la gueule. » Et il m'a dit « Banco ». Sauf que c'est le jour au Puy-en-Velay où il y a l'incendie d'une préfecture où ça s'était très mal passé. Donc nous sommes allés voir. Donc ça s'était délocalisé à l'Élysée. Et donc on se retrouve...

On vous voit ici face à lui avec d'autres élus locaux des Yvelines. Avec Génération terrain.

7:40
Karl Olive

Et là, vous lui avez tenu un langage assez cache pour lui faire prendre conscience, c'est ça, de ce qui se passait sur le terrain ?

7:45
Invité

On lui a dit qu'il fallait absolument venir sentir le cul des vaches, comme on dit en Bretagne. C'est-à-dire descendre sur le terrain, voir comment ça se passe. Au sortir de cette réunion, quelques semaines après, il y a le grand débat qui se met en place. Et on a le sentiment que nous avions, et je connais le président encore une fois, entre 2017 et 2019, le sentiment que j'avais, c'est qu'il y avait une déconnexion totale entre des décisions qui étaient prises, je décide de vous exécuter.

8:11
Karl Olive

Et la réalité sur le terrain. Ce lien avec le terrain, vous y teniez beaucoup en tant que maire de Poissy, mais vous l'avez perdu en renonçant à votre écharpe de maire pour devenir député. Et tout ça, c'était lié évidemment au non-cumul des mandats. Et du coup, à peine élu à l'Assemblée, vous avez rédigé une proposition de loi pour essayer de changer les règles.

8:28
Invité

Je trouve dommage, on le voit sur le terrain, et c'est l'ancien maire qui vous parle. Oui, il y a effectivement ces fantassins de la République qui sont en prise directe avec la réalité du terrain, qui sont plébiscités par les Français, qui ne font plus partie du tout, de fait, des deux chambres. Et la crise démocratique est là. Emmanuel Macron vous écoute. Vous avez écouté. Je ne sais pas. Il est très bienveillant. Il est très bienveillant.

8:49
Karl Olive

Très vite. Alors, une majorité de députés étaient d'accord avec vous. Emmanuel Macron lui-même, vous venez de l'expliquer là sur France 2. Le problème, c'est que votre proposition de loi, elle a été enterrée par vos collègues de la majorité. Est-ce que ça vous a surpris ? Déçu ?

9:03
Invité

Non, c'est le cheminement normal. Je pouvais comprendre que les collègues de la majorité n'avaient pas été élus sur une promesse de non-retour au cumul. La vérité, c'est que c'est une vaste hypocrisie.

9:13
Karl Olive

Mais c'est ça. C'est que tout le monde

9:13
Invité

est à peu près d'accord avec vous. Mais mon petit doigt me dit, Clément Méry, que ça chemine et que dans la réforme des institutions, on va retrouver cela. Il suffit d'écouter Stéphane Séjourné il y a quelques semaines. C'est important. On est passé encore une fois de 250 députés dans l'hémicycle en 2012 à zéro aujourd'hui. Je crois qu'il y a un juste milieu 250 députés maires. Députés maires, oui. A trouver, oui bien sûr, à trouver par rapport à cela. On peut être aujourd'hui député conseiller départemental en cumulant les indemnités, député conseiller régional en cumulant les indemnités. On ne pourrait pas être maire et député sans être par exemple à l'exécutif. C'est une vaste hypocrisie.

Et la France a besoin de cela. La France a besoin d'un souffle de terrain qui est représenté par les maires.

9:53
Karl Olive

Mais sur cette expérience un peu ratée, on va dire, cette proposition de loi enterrée, est-ce que ce n'est pas un peu frustrant ? Vous découvrez la réalité de ce qu'est un député par rapport à ce que peut être un maire qui a beaucoup plus de coups d'effranche sur son territoire. Il peut agir et prendre des décisions seul.

10:07
Invité

Vous ne regrettez pas ça ? On est 100% exécutif, entre guillemets, PDG, ce n'est pas vraiment le mot, mais on passe à auto-entrepreneur ici à l'Assemblée. C'est-à-dire qu'on a un rôle de législateur. Mais il n'y a pas que ça. Quand je propose une loi sur le gaspillage transpartisane aux collègues LR et qu'on m'a dit 10 jours après transpartisane, lutte contre le gaspillage qui doit transcender les bancs. Et on me dit non, parce que c'est la majorité présidentielle qui présente ça. Les gars, vous passez votre vie à parler du pays, mais ce qui vous intéresse, c'est votre parti. Ça suffit.

10:35
Karl Olive

C'est l'heure de notre quiz à présent pour voir un peu quelle sorte de député vous êtes. Je vous explique le principe. Je vais commencer une phrase et ça va être à vous de la compléter. C'est bon pour vous ? On y va ? Allons-y. Être député, c'est comme au foot. C'est toujours tenté, même si on ne réussit pas, mais toujours tenté. D'accord. Je pensais que vous alliez parler de jouets collectifs, mais non, pas forcément. À chaque fois que je vois un député sans cravate dans l'hémicycle...

11:00
Invité

Ça me donne des boutons. Oui, vous n'aimez pas ça. Pas sans cravate, mais quelqu'un qui arrive presque en jean troué à côté des huissiers, des administrateurs de l'Assemblée qui sont à nul autre pareil, toujours, je dirais, très élégants. Il n'y a pas un concours d'élégance, mais on représente... Question de respect. Oui, et on représente... La représentation nationale, c'est quelque chose. Être député de la nation, c'est quelque chose. Moi, je suis fier de mon pays. On doit l'incarner au plus haut niveau. Beaucoup de gens me voient devenir ministre. Le problème, c'est que... C'est que ce n'est pas une science. Oui. Et que le fruit tombera quand il sera mûr, s'il est mûr.

Et s'il ne tombe pas, je le suis le plus heureux du monde.

11:40
Karl Olive

Mais on sent que vous avez toujours eu besoin de bouger à chaque fois que vous avez atteint un stade dans votre vie et a fallu viser un nouvel objectif. Donc, ministre,

11:46
Invité

ça pourrait être l'objectif d'après. Oui, ce n'est pas une fin en soi. Mais si on peut juste être utile...

11:52
Karl Olive

Si vous devenez ministre un jour, est-ce que vous continuerez à présenter vos voeux comme ça ?

11:58
Présentateur

Donc ça, c'est les voeux

12:06
Karl Olive

que vous avez présentés en tant que député au 1er janvier. Vous avez quand même choisi une chanson un peu triste, non ? Pour présenter vos voeux. C'est la chanson des divorcés pour raconter un peu le passage difficile de maire à député. Vous êtes malheureux à l'Assemblée ? Non, non, c'est un bilan.

12:21
Invité

C'est un bilan que je fais. Non, mais c'était plus facile avec les divorcés sur ces allitérations et ces verres en huit pieds que sur la bande à Basile, sur la queue le leu, je ne sais quoi.

12:31
Karl Olive

Non, mais vous êtes malheureux, député ? Vous êtes heureux à l'Assemblée ?

12:33
Invité

La preuve. C'est ce que je dis dans la chanson. Mais il faut aussi, voilà, mastiquer, façonner le fait, effectivement, d'avoir eu à gérer un village dans lequel vous êtes né de 40 000 habitants avec 850 agents et 105 millions de budget et d'euros à, effectivement, le fait de devenir député 1 577e de l'Assemblée. Mais c'est formidable. C'est un très, très bel engagement.

12:53
Karl Olive

Merci beaucoup, Karl-Olivre, de venir vous confier dans La Politique et moi.

12:56
Présentateur

C'est arrivé un paquet de fois Si on manquait de quoi que ce soit Il y a toujours le 49-3 Qu'Elisabeth peut dégainer On ne veut pas en arriver là L'opposition fait tout pour ça Et là, ma joue doit avancer Sous-titrage Société Radio-Canada

13:23
Locuteur

Sous-titrage ST' 501

Karl Olive, des réseaux sportifs à la politique — Karl Olive · Pourquijevote