Frères Musulmans : "Marine Le Pen, elle a mangé du lion" (Pascal Praud)
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonjour nous voyez ce que je trouve le plus extraordinaire dans cette affaire du rapport c'est que ce rapport il existe depuis le mois d'août. Vous l'aviez lu d'aure. Euh je n'avais pas lu le rapport tel qu'il est présenté puisque je ne suis plus en fonction en tant que directeur de cabinet du ministre de l'intérieur depuis cette période.
D'accord. Mais ce On est d'accord que ce rapport existe depuis le mois d'août. Il y a des travaux qui ont été réalisés qui ont été lancés au début de l'année euh 2024 au début de de au début de l'année 2025 pardon.
Mais hier, le président de la République semble dire que ce rapport est alarmant. Il la même regretter que les propositions qu'on lui fasse ne soient pas assez rudes si j'ai bien compris à Bruno Retaillot. Et c'est ce que je disais tout de suite en fait si ce n'est pas public, personne ne bouge.
Et c'est ça que je trouve quasiment le plus extraordinaire. C'est qu'on est dans un monde de com où faut que ce soit dit pour qu'on bouge, mais c'est pas ce que j'attends des hommes politiques. Est-ce que je peux me permettre de vous apporter un élément de réponse ?
Évidemment. D'abord, j'ai bien entendu votre introduction, mais on ne peut vraiment pas dire, et c'est le préfet de terrain qui témoigne, mais on ne peut vraiment pas dire que l'État n'est pas mobilisé depuis plusieurs années contre ce phénomène sous l'impulsion d'ailleurs du président de la République qui en 2020 a tenu un discours extrêmement important qui est le discours des muraux qui pour la laissez-moi terminer. Mais les discours, je m'en fiche des discours venir au fait qui pour la première fois, je vais venir au fait qui pour la première fois dans l'histoire de notre pays ne s'attaque plus uniquement aux islamistes sous l'angle de la violence, les djihadistes, mais également sous l'angle du fait communautaire qui fracture la société. de ce discours essentiel et né une loi, la loi séparatisme qui contient de nombreuses avancées que nous utilisons sur le terrain.
J'ai encore fermé Pascal pro la semaine dernière une école coranique. Tous les jours les préfets de la République sous l'autorité du président de la République et du ministre d'État, ministre de l'intérieur se battent. Et donc dire qu'il ne se passe rien, je veux dire à celles et ceux qui vous écoutent que ce n'est pas vrai.
Par ailleurs, ce qui est vrai aussi, c'est que la menace évolue, elle se précise et c'est tout le sens de l'intérêt des travaux qui seront par J'entends bien, mais je dis toujours, j'apporte toujours des éléments très très concrets. Lorsque vous avez madame Barsac, ministre de la République, qui explique que porter un voile sur un terrain de foot n'a rien à voir avec l'entrisme religieux et qu' elle est encore ministre, comment est-il possible qu'elle soit toujours ministre ? Je vous rappelle, monsieur Pro, qu'un préfet soumis à un devoir de réserve, mais vous l'avez dit vous-même, monsieur Pro, le premier ministre le premier ministre a rappelé quelle était la ligne du gouvernement.
Oui, mais c'est des petites lâchetés, c'est les petites compromissions, c'est où les petites naïvetés. C'est-à-dire que alors visiblement la Fédération française de basketball, c'est la Fédération internationale qui autorise les femmes à porter le voile dans les compétitions mais pas la Fédération française. C'est ce qu'on me rapporte.
Mais sur le port du voile, vous laissez toutes les fédérations par exemple euh agir euh les unes comme elles veulent quoi. Euh il y a pas de ligne directrice. Quand je parle de naïveté euh on avait imaginé une loi.
Cette loi, elle n'est pas venue et elle ne viendra pas. Interdiction du port du voile dans les compétitions sportives. C'est simple.
Si vous avez la gentillesse de m'inviter. Non mais c'est simple. Pourquoi ça ne passe pas ?
Si vous avez la gentillesse de m'inviter Pascal pro ce matin, c'est parce que à la demande de la fondapul de Dominique Rier, j'ai écrit un témoignage sur ce qui se passe sur le terrain. Combattre l'islamisme sur le terrain. Oui, mais répondez à ma question.
Pourquoi cette loi ? Pourquoi le gouvernement en fait, c'est pas très compliqué de dire tous les gens qui font du sport en France, le voile n'est pas autorisé. Cette loi, elle était annoncée mais comme madame Barça qu'elle est sur la position de la Fédération internationale et des Jeux Olympiques parce que nous on a un rapport particulier avec cela. laïcité, je le sais, elle le dit partout, elle n'est pas d'accord sur cette ligne mais elle est au gouvernement.
Je vais vous répondre sur la question du voile dans le sport. Je vais pas vous répondre sur la question de madame Barsac. Oui, mais elle est dans le gouvernement.
Donc, vous avez quelqu'un qui représente pas le Premier ministre. Il ne revient pas, monsieur Po à un préfet de la République de commenter la du gouvernement. Pour vous répondre sur la question qui est essentielle que vous soulevez du voile dans le sport, je le dis moi-même, je l'écris dans le témoignage rédigé pour la fond.
Nous avons aujourd'hui une situation qui est que pendant des décennies au fond euh des femmes musulmanes ont pratiqué le sport sans que cela pose la moindre difficulté par rapport à la question de savoir si elle devait laisser le voile aux vestiaes. Si ce débat arrive depuis quelques années, mais ce n'est pas un hasard et cela remonte précisément à l'année 2020 avec la constitution d'une association qui s'appelle lesjabus à Grenoble dans l'écosystème séparatiste qui porte ce combat. Donc face à des associations de cette nature, nous devons évidemment mobiliser le discours républicain parce que ce dont il s'agit, c'est une bataille de modèle contre modèle en opposant à ce modèle islamiste, le modèle républicain.
J'entends ce que vous dites, mais est-ce que vous comprenez que lorsque la ministre dit le contraire, il y a un problème de crédibilité gouvernementale ? Fer la même réponse que j'entends bien. Alors, je voulais vous faire écouter Marine Le Pen parce que Marine Le Pen, si j'ose dire, elle a mangé du lion.
Je l'ai entendu ce matin au cas de vérité. Elle dit des choses, pardonnez-moi, qui sont justes. Elle dit "Je n'ai rien appris dans ce rapport." Et et et elle rajoute "On le dit depuis 15 ans et personne ne veut nous entendre." C'est pas tout à fait faux.
C'est ce que nous disons également ici depuis de nombreux mois qu'il y a des soucis importants et on se fait parfois insulter sur ces soucis, sur ces sujets-là. Alors, écoutons Marine Le Pen, je n'ai rien appris. Je suis contente d'avoir contribué à sensibiliser la classe politique à ce problème majeur de l'entrisme du fondamentalisme islamisme.
Enfin, ça fait 15 ans qu'on dit ça et ça fait 15 ans qu'on nous explique que ce que nous disons est faux. Bon, la réalité c'est que c'est vrai. On apprend rien dans ce rapport.
En tout cas, moi je n'ai rien appris dans ce rapport et les mesures qui ont été proposées par Bruno Retaillot, c'est une blague qui ne fait pas rire. Voilà, c'est-à-dire que même le président de la République, Emmanuel Macron, a trouvé ça indigent. C'est pour vous dire parce que dans ce domaine le moins qu'on puisse dire c'est qu'il n'est pas d'une grande fermeté depuis qu'il a été élu.
Bon, ça c'est le premier passage que je voulais vous faire entendre. Le deuxième passage c'est comment lutter ? Et elle répond ah ben, ils ont pas déposé de statut pour faire une association.
Alors du coup, ben on peut pas les interdire si on peut lutter contre les idéologies islamistes partout où elles se cachent dans toutes les associations culturel dans tous les lieux avec un référent et avec un parquet administratif spécialisé pour prononcer des des solutions. Voilà ce qui oui excusez-moi rien que la manière dont vous le dites là, les Français, ils peuvent pas croire à ça. Un parquet administratif qui va multiplier les entraves.
Non mais qu'est-ce que c'est que ça ? Enfin, sérieusement, il faut nommer les choses. C'est une idéologie totalitaire.
Il faut aller chercher, dénoncer, débusquer, couper les financements, interdire les publications. Est-ce que ça s'est fait aujourd'hui ? Il y a une mobilisation qui est totale.
Je vais vous répondre très clairement. Nous luttons tous les jours. Mais nous luttons face à un phénomène qui n'est pas un phénomène facile à identifier.
Pourquoi ? Je vais vous prendre la le l'exemple des lieux de culte. J'ai aujourd'hui dans mon département 34 mosquées et salles de prière.
Dans ces 34 mosquées et salles de prière, un/ers sont soit des lieux qui peuvent être considérés comme islamistes, soit qui sont menacés par une prise de contrôle par les islamistes. Mais aucun de ces lieux, Pascal pro n'a marqué sur son front mosquée islamiste. Il faut réunir tout un faisceau d'indice pour pouvoir apporter des réponses.
Et bien, je vais vous illustrer cela avec l'école si on fait Pascal pro l'état fait. Je vais vous illustrer ça avec l'école coranique que j'ai fermé la semaine dernière. Cette école coranique, elle a été fermée sur la base de la réglementation incendie.
Mais les éléments que nous y avons trouvés, notamment des affichette présentant des individus sans visage, ce qui est le signe d'une structure dans laquelle on enseigne un islam radical, et bien c'est l'exemple typique que quand l'État veut, l'État peut. Et je vous assure qu'aujourd'hui, sous l'autorité du président de la République et du ministre d'État, ministre de l'intérieur, tous les préfets de la République agissent de la même manière. Mais la motivation de de la fermeture c'est sur des problèmes de sécurité mais nous le faisons dans le cadre de l'état de droit et ce qui compte c'est la finalité ce qui compte c'est l'effet parce c'est retoqué par la justice le lycée avéressant je je trouve que ce débat est extrêmement intéressant parce que on est au bout de on est par exemple Philippe Berger il dit on est au bout de l'état de droit il y a deux modèles il y a deux on ne peut plus rien faire en fait chacun comprend et av c'est un bon exemple nous sommes sur un sujet qui est tellement compliqué parce que il s'agit pas de de penser que c'est un sujet simpliste où il suffirait de claquer des doigts pour toutes les structures.
C'est un acteur de terrain qui vous parle, c'est pas un théoricien. Euh ce sujet est tellement compliqué que je crois à titre personnel, je sors là un peu de mon rôle peut-être, mais que l'état de droit a l'avantage de donner à nos décisions, même si c'est plus difficile incontestablement, j'ai écrit dans mon témoignage, j'ai parlé de de sac de plomb que nous avions au chevfi mais nos victoires elles sont inattaquables, elles sont plus belles. Oui, tu parles, vous parlez combattre l'islamiste sur le terrain parce que vous alors on peut pas vous soupçonner d'être intransigent de de oui de transiger avec l'islamisme.
Vous avez écrit combattre l'islamisme sur le terrain témoignage d'un préfet de la de la République. Je voulais vous faire écouter la la difficulté entre la parole publique et puis la réalité sur le terrain. Hier, on était avec Dier Le qui était prof à trappe, professeur à trappe qui dit "J'ai été lâché par tout le monde, lâché par tout le monde." Et il était avec Priska Tevenou qui est député de la Macronie.
écouter cet échange parce que il vient heurter justement la parole euh gouvernementale ou la parole politique. Les enfants de Trappe, mes élèves ont été abandonnés par la République. Votre gouvernement et le président de la République a une responsabilité dans cet abandon.
Je tiens à le à le dire fermement. J'ai alerté en 2018, rien n'a été fait àrappe et au moment où les islamistes ont pris la parole, où des tentatives ont été faites pour me discréditer, pour me faire passer pour un mythomane ou un islamophobe, qu'est-ce que qu'est-ce qu'a fait le gouvernement pour moi ? Rien.
Je je reprends un préfet même a mis ma parole en cause. Le préfet avec lequel j'ai travaillé pendant des années, j'ai travaillé dans mon lycée, j'ai j'ai mené des actions de prévention à la radicalisation. l'argent qui a été mis par la préfecture, à quel professeur a-t-il été destiné ?
À moi. Et ensuite, vous avez un préfet, je ne sais pas pour quelle raison et pour quel clientélisme et pour quel soutien, qui met en cause la parole d'un lanceur d'alerte, d'un professeur, son honneur. Où était le gouvernement à ce moment-là ?
Nous avons un entrisme dans notre pays, il faut le combattre. Je vous le dis, moi je ne me suis pas engagé en 89, j'étais enfin j'étais à peine né. Je me suis pas engagé il y a 20 ans, je me suis engagé récemment.
Donc c'est possible, on peut le faire. Venez, présentez-vous au suffrage universel direct et vous serez ça se trouve élu. Il y a des municipales qui arrivent, il y a des législatifs qui vont arriver.
Parce que il faut qu'on puisse continuer à agir là où on peut le faire et là où on doit le faire. C'est au sein des parlements, aussi bien au Parlement français qu'au Parlement européen. Et donc plutôt que de rester là à commenter et franchement à faire de la franchement à faire du débat attendu, ça ne fait rien avancer.
Priscno son seul argent de nous dire engagez-vous. Non, c'est pas exon en fait il y a des symboles, monsieur le préfet. Ce qui s'est passé à Lyon I l'autre jour avec monsieur Balanche qui a n'a pas pu terminer son cours, vous avez cinq ou six personnes qui sont entrées dans l'amphi.
Aucune sanction à ce jour. Vous avez le ministre de la recherche, c'est bien ça, de l'enseignement supérieur. Il ne s'est même pas déplacé l'on le président de la République, je suis pas sûr qu'il ait pris la parole.
Donc les gens, ils voient ce qui se passe sur les terrains, ils se disent la présidente de l'université de Lyon I qui a condamné euh ce professeur, monsieur Balanche. Donc les gens disent voilà euh il se passe rien, il y a pas de sanction. Et le ministre a réagi avec retard et non avec retard 4 jours après, il est aux abonnés absents.
Est-ce que Gabriel Atal a posé une question au gouvernement, à son ministre ? Non. surtout donc c'est les lâchetés les compromiss vous répondre sur ce sujet l'éducation nationale.
D'abord euh j'ai écouter le témoignage de de monsieur le maire. Moi, je vais vous raconter ce que je vis h il y a quelques jours euh dans le cadre de des missions que nous pouvons réaliser dans le domaine de l'éducation nationale en règle générale, le directeur de l'éducation nationale dans mon département m'a signalé une situation dans laquelle nous avions dans des accueils scolaires et périscolaires des situations, il y avait des collaborateurs qui portaient le voile. Il me l'a signalé pour que je signale à la mairie en question que nous ne pouvions accepter cela, que c'était contraire aux lois de la République et que donc il fallait reculer.
C'est bien la preuve contrairement à ce que j'entends et encore une fois je ne porte pas de remarque sur le témoignage de monsieur le maire mais qu'aujourd'hui en tout cas j'en suis le témoin, l'éducation nationale est très mobilisée su question. Ben, elle est tellement mobilisée l'éducation nationale que les profs en fait, ça fait 20 ans qu'on entend des profs parce qu'on a tous des profs dans nos amis qui nous disent "Mais vous imaginez pas ce qui se passe. Ça fait 20 ans que nous avons tous des profs de français, des profs d'histoire qui nous disent par ou des profs par exemple de sport qui nous disent "Le vendredi quand il y a piscine, il y a j'ai une fille sur deux qui vient pas." Donc tout le monde sait ce qui se passe et et il faut que ce soit ce rapport hier pour qu'il soit au cœur de l'actualité avec évidemment le déni Gabriel Atal.
Écouter Marine Le Pen ce qu'elle a dit parce que elle-même le propose depuis des années. C'est drôle parce que Gabriel Atan, moi quand j'ai proposé l'interdiction du voile dans l'espace public, il m'a agoni d'injure, il m'a traité d'incompétente et j'en passé des meilleurs et aujourd'hui il veut le faire. Tous ces gens, je vous dire tous ces gens, ils font partie, vous voulez ce que je Non, tous ces gens font partie du problème.
Ils nous font perdre un temps fou et ils disent la même chose que nous pour nous empêcher de le faire. Et Bruno Raillot, sérieusement, en fait partie. Ce qui est vrai c'est que c'est un fait que aujourd'hui Bruno Rotaillot et d'autres à droite sont sur les lignes qui étaient défendues depuis des années par le rassemblement dire le voile totalement dans l'espace public.
C'est pas ce que demande Gabriel Tal, il y a quand même une différence de il y a une différence et puis elle a parlé de cette équipe de campagne et là effectivement elle a mis elle a ciblé l'équipe de campagne de Bruno Rotaillot qu'elle ne trouve pas forcément très performante. Écoutez ce passage. Moi je veux que tout le monde la voit cette image de son élection.
Voilà son équipe Gérard Larch et et monsieur Barnier. Monsieur Barnier dont il a soutenu les 20 milliards d'augmentation d'impôts, la désindexation des retraites avec 6 milliards de plus à payer donc pour les retraités. Les le il s'est opposé à enfin plutôt il a soutenu l'augmentation de 4 milliards du prix de l'électricité. il est pour euh il a défendu la retraite de madame Borne sur la retraite.
Je veux dire, c'est ça cette équipe là. Sérieusement, les Français pense que elle est susceptible de sortir le pays des difficultés dans lesquelles il est plongé. Alors Alexandre Bruger est avec nous ce matin.
Il est préfet des hautes scènes et et j'ai lu, alors vous allez me dire si ça vous concerne vous également, le 5 6 juin prochain aura lieu laid kebir qui est la fête musulmane qui est l'occasion de des égorgements des moutons. Et paraît-il, vous allez me dire si c'est aussi votre cas, les communiqués des préfectures sont en train d'être écrits. Préfecture du Gers, de l'héros, de Savoie, de Mayen, des Pyrénées orientales, du gare, du Rône, de Liserte, de Moselle, de Laine.
Elles attirent l'attention des fidèles sur l'importance de la protection du bien-être animal. la sécurité sanitaire des consommateurs et la protection de l'environnement. Ça c'est le préfet du Ger qui dit ça.
Donc il y a une sorte d'hypocrisie peut-être totale parce que l'égorgement est fait à vif. Donc je vois pas comment euh on on peut protéger la santé, le bien-être animal. Les bêtes doivent être du identifié, rappellent les préfectures.
Et dès ces jours-ci, les transports d'ovin vivants sont strictement réglementés dans les départements et cetera. C'est au préfet de faire ça. Le travail des préfets, c'est vous le faites.
Mais le travail des préfets, c'est aussi d'encadrer tous les sujets de protection du consommateur, de bien-être. On a l'impression que vous qu'organisez cette fête religieuse musulmane. Revenez aux origines.
Non, mais est-ce que vous vous avez fait un communiqué ? Ça m'intéresse ? Je n'ai pas encore fait, il est probable que je le fasse, mais je vais venir dans le détail et je vais vous expliquer pourquoi.
Parce que le rôle de l'État euh sur la base des lois de la République, c'est la laïcité. Nous sommes d'accord jusque là. La laïcité c'est euh ce n'est pas la négation des religions, c'est l'organisation de la liberté de culte.
De la même manière, je suis amené et je le regrette mais c'est une réalité à prendre un certain nombre de mesures de protection quand il y a des grands moments religieux. Parce qu'aujourd'hui les cérémonies religieuses, quel qu'elles soit catholique, juif mais également musulmanes sont amené à être des cibles et donc nous assurons aussi la protection des fidèles dans le cadre de ces manifestations. Ça fait partie de l'accompagnement de l'État pour que la liberté de culte soit.
J'entends bien mais des alors je je lis quand même quelques communiqués de de préfet qui reprennent le thème de de qui reprennent le terme de sacrificateur. L'abattage rituel sera réalisé par un sacrificateur habilité en présence des représentants du culte musulman désigné au préalable. Ça c'est le préfet du Gers.
C'est au préfet de parler de sacrificateur. Enfin mais mais enfin je vous assure on rêve. On rêve.
Si le préfet du GER reprend les termes que je viens de dire là, moi je je trouve que ce pays je n'ai pas lu ce communiqué, c'est pas un communiqué, je suis en train de de le l Pyrénériales parlent de sacrificateur habilité, l'isè d'un sacrificateur formé à la protection animale. Le rôle des services de l'État, c'est d'organiser les préfets. Le rôle des services de l'État, j'assume cette position, c'est d'organiser le le fait que le culte puisse se tenir librement et en sécurité.
Il y a la sécurité physique, il y a la sécurité alimentaire. Ça fait partie de l'encadrement que réalisent les services de l'État. Oui, mais on n'est pas obligé de reprendre ces termes là.
Je je quand je je sais pas moi, ça me paraît ça me paraît très très étrange, mais encore une fois, je n'ai pas lu ce communiqué. Bah, c'est des préfets. Donc, mais vous avez la gentil de ne pas lire mon communiqué puisqu'il n'est pas encore écrit. sans doute ai un peu plus de retard que mes collègues pour ce type d'exercice.
Bon alors je sais pas si les uns et les autres ont ont des Sabrina Gber. Bonjour monsieur le préfet, j'ai deux questions euh à à vous poser. La première, c'est comment identifiez-vous les frères musulmans dans le cadre justement de l'infiltration de ceci dans l'espace associatif, dans l'espace économique, dans l'espace institutionnel puisque vous imaginez bien par exemple que dans le cadre notamment de la politique de la ville et du fameux une mosquée trois mandates, le fameux slogan qui est tenu par certains élus, les frères musulmans ne viennent pas vous sussurer à l'oreille qu'ils veulent instaurer un khalifat.
Ils utilisent plutôt des ruses sémantiques euh faisant valoir des gages de républicanisme, vous parlant d'un islam modéré et cetera et cetera et cetera. Mais une fois que les leaders communautaires obtiennent l'aval des élus, ils me comment dire, ils agrègent un bloc monolitique qui joue en leur faveur ou en leur des faveur. Donc la première des choses, c'est comment vous les identifiez.
Et deuxièmement, est-ce qu'il il est-ce qu'il est possible à votre avis de sanctionner par exemple certains élus qui tordent, comme vous le dites, les principes de la laïcité ? Je pense par exemple à madame Haarde qui récemment est entrée dans une mosquée voilée lors du décès d'Abouakar Sissé et a précisé ses mots hein, c'est vous pouvez le vérifier. Je viens ici, je m'exprime en tant que de la République et je tiens à rendre hommage à la famille d'Abouakar Sissé.
Elle est élue de la République et pourtant elle entrevoilée dans une mosquée pour enfin devant un parter de leader communautaire. Est-ce qu'à votre avis, il est temps aujourd'hui de sanctionner les élus comme monsieur Benoît Paillant qui question ? C'est une très bonne question.
D'abord premièrement et je le dis aussi dans mon témoignage, le ministre d'État, ministre de l'intérieur a attiré l'attention sur ce sujet. 2026 c'est une échéance essentielle. Le risque principal, ce ne sont pas les listes communautaires qui seront limitées à quelques cas dans quelques zones. ce sont les communautaires dans les listes et le travail que doit faire l'État, c'est une travail de mise en éveil des élus et des candidats.
J'ai moi-même été amené à appeler la semaine dernière de maires de mon département. La question était comment vous identifiez ? Je vais jusqu'au bout de mon ennement si vous le permettez monsieur PR, mais je réponds sur la question des élus et j'ai été amené à signaler à deux maires qu'ils avaient dans leur conseil municipal des individus proches de la mouvance frériste.
Ensuite, je l'ai dit pour répondre directement à votre invitation, monsieur Pro, euh ce travail de d'identification, il est difficile. Il repose sur un certain nombre de faisceaux d'indice. J'ai évoqué tout à l'heure dans le cadre de la structure que nous avons contrôlé, ces affiches avec des individus et notamment des enfants et des femmes sans visage.
Et nous sommes amenés à faire un travail de recoupement à la fois sur la composition des entourages, les influences, les éventuelles conférences, débats qui pourrai être organisé dans tel ou tel lieu de culte pour parvenir à qualifier les choses parce qu'encore une fois, il n'y a pas de formule magique, c'est un faisceau d'indice qui nous permet de mener cette bataille. Et pour répondre là aussi clairement à la à votre question sur la place du politique dans les lieux de culte, la loi séparatisme dont on parle trop peu au regard des avancées qu'elle contient interdit notamment les réunions politiques dans les lieux de culte, ce qui fut le cas pendant très longtemps. Et ben, je vous remercie d'être venu ce matin et votre position n'est pas facile parce que vous êtes un préfet de la République, vous êtes sur le terrain.
Euh je rappelle quand même que votre livre fondation publié à la fondation pour l'innovation politique combattre l'islamisme sur le terrain. Témoignage d'un préfet de la République avec une préface de Bruno Rota. Euh on ne peut pas soupçonner évidemment euh de l'acheté ou de compromission avec euh cet islamisme sur le terrain, même si bien évidemment, et vous avez raison de le rappeler, les choses sont plus complexes et difficiles euh à euh à faire et à agir bien sûr.
Euh, il est 9h.
Marine Le Pen