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Conférence de presseRassemblement National (sur YouTube)· 19 juillet 2018 14 minAutoproduitActualité / polémiqueInstitutions & électionsEurope & internationalSécuritéSolidarités & famille

Conférence de presse de Sébastien Chenu à l'Assemblée Nationale

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Chapitres

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Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:02Invité politiqueFait
    « Mais on est en train de voir se dessiner un régime présidentiel différent de celui que nous connaissons, une américanisation de la société et les derniers amendements votés ou les derniers articles votés, notamment celui permettant, donnant la possibilité au président de la République d'assister au débat du Congrès et d'être interpellé par les parlementaires, nous mène vers cette américanisation du régime. »
  • 0:49Invité politiqueFait
    « Vous avez pu voir le volte-face gouvernemental sur la banque de la démocratie, un projet qui avait été annoncé par le garde des Sceaux et qui était à l'époque François Bayrou en mai 2017. »
  • 1:03Invité politiqueFait
    « C'était soi-disant une mesure phare de la loi de moralisation de la vie publique. Eh bien, ça n'existera pas. »
  • 2:53Invité politiqueFait
    « L'entrée de la préservation de l'environnement dans la Constitution, telle que rédigée comme « La République agit pour la préservation de l'environnement et la diversité biologique et contre les changements climatiques » nous semble non seulement être une sorte de la palissade, mais surtout la Charte de l'environnement de 2004, intégrée au bloc de constitutionnalité en 2008, était largement suffisante. »
  • 3:36Invité politiqueFait
    « L'article 1er, interdisant de cumuler des fonctions exécutives locales avec les postes de ministre, a été voté. »
  • 6:00Invité politiqueChiffre
    « Notre position, saluée d'ailleurs par un député du MoDem, M. Bruno Millienne, dont je salue la liberté d'esprit hier soir, c'est de dire qu'effectivement, il n'est pas acceptable, il n'est pas logique que 11 millions de Français soient si peu et si mal représentés. »
  • 6:30Invité politiquePromesse
    « Nous l'avons toujours été, c'était dans notre programme présidentiel. »
  • 7:46Invité politiqueFait
    « Nous avons déposé, j'ai déposé en réalité, une résolution pour l'ouverture d'une commission d'enquête relative à l'évaluation des conditions de détention des détenus particulièrement signalés dans nos prisons. »
  • 10:26Invité politiqueChiffre
    « 102 personnes interpellées à Paris, sur les Champs-Elysées, 90 d'entre elles placées en garde à vue, 292 personnes placées en garde à vue en France, 45 policiers et gendarmes blessés. »
  • 11:45Invité politiqueChiffre
    « nous sommes un peu moins de 400 000 euros de dons, entre 3 et 400 000 euros de dons en 10 jours »
  • 13:11Invité politiqueFait
    « La banque pour la démocratie n'existera pas. »
  • 13:14Invité politiqueFait
    « La proportionnelle n'existera pas. »
  • 13:25Invité politiqueFait
    « Mais nous nous réveillerons dans quelques années avec un pays profondément transformé dans le mauvais sens du terme, profondément abîmé, profondément piétiné, dans lequel les libertés auront reculé. »

Temps de parole

  • Sébastien Chenu100 %

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Sébastien Chenu

Mais on est en train de voir se dessiner un régime présidentiel différent de celui que nous connaissons, une américanisation de la société et les derniers amendements votés ou les derniers articles votés, notamment celui permettant, donnant la possibilité au président de la République d'assister au débat du Congrès et d'être interpellé par les parlementaires, nous mène vers cette américanisation du régime. Tous les groupes, en réalité, le dénoncent dans l'hémicycle. Tous les groupes le combattent. Mais les députés En Marche ont choisi, là encore, de déconstruire en profondeur ce qui fait l'équilibre de nos institutions.

Ils ont choisi de déconstruire ce qui fait l'équilibre de nos institutions. Ils ont aussi choisi de ne pas respecter leurs engagements. Vous avez pu voir le volte-face gouvernemental sur la banque de la démocratie, un projet qui avait été annoncé par le garde des Sceaux et qui était à l'époque François Bayrou en mai 2017. C'était soi-disant une mesure phare de la loi de moralisation de la vie publique. Eh bien, ça n'existera pas. Alors, j'ai bien vu ma collègue Modem, Sarah El Haïry. J'ai bien entendu mes collègues hier Modem râler. On voit bien qu'il y a des fissures qui sont en train d'exister dans cette majorité composite, en tous les cas du côté du Modem.

Mais nous, nous rappelons que cet abandon de l'engagement présidentiel a des conséquences très impactantes pour des mouvements comme le nôtre. Puisque les conditions pour obtenir des prêts, pour obtenir un financement sont tellement difficiles, je vous rappelle les difficultés bancaires que nous avons, j'en toucherai un mot à la fin si vous le souhaitez, eh bien, la banque pour la démocratie était un outil nécessaire, et j'allais dire moderne, et sur lequel il y avait une espèce de consensus. Eh bien, le gouvernement a décidé non seulement de ne pas respecter son engagement, mais de, finalement, se satisfaire, de mettre dans l'embarras démocratique l'ensemble de ses oppositions.

C'est un aveu de faiblesse, je crois, du gouvernement. On a pu voir que la loi de moralisation qui avait été votée l'année dernière, finalement, a accouché, comme toutes les montagnes macronistes ont accouché, de souris. C'est-à-dire que, finalement, à part ne pas embaucher son épouse ou ses enfants, cette loi sur la moralisation n'aura eu aucun effet. Je pense même que, d'ailleurs, quand on voit la façon dont le président de la République lui-même a pu créer un statut pour son épouse, on voit bien que la loi sur la moralisation n'est pas arrivée jusqu'au plus haut sommet de l'État.

Je redirais un mot, d'ailleurs, sur un élément qui est passé en ce moment, d'ailleurs, sous silence, avec interrogation. Pour le reste, c'est évidemment, dans cette réforme constitutionnelle, un certain nombre de gadgets. L'entrée de la préservation de l'environnement dans la Constitution, telle que rédigée comme « La République agit pour la préservation de l'environnement et la diversité biologique et contre les changements climatiques » nous semble non seulement être une sorte de la palissade, mais surtout la Charte de l'environnement de 2004, intégrée au bloc de constitutionnalité en 2008, était largement suffisante. Tout ça existait déjà.

En fait, on se gargarise de mots à travers cette pseudo-réforme constitutionnelle, tout simplement parce que le président de la République, comme depuis un an maintenant, et on commence à y être habitué et on commence à ouvrir les yeux, fait de la communication et que les résultats ne suivent pas. Une sorte d'hypocrisie également du gouvernement supplémentaire. L'article 1er, interdisant de cumuler des fonctions exécutives locales avec les postes de ministre, a été voté. Mais j'ai toujours plaisir à siéger avec Gérald Darmanin à la région. Sébastien Lecornu siège également au conseil départemental de l'heure.

Certes, ils ne sont plus vice-présidents en tant que tels, mais leur influence dépasse évidemment le poste de simple conseiller départemental ou régional qu'ils occupent. Et on voit bien qu'il y a une sorte d'hypocrisie. Deux petits points, d'ailleurs, sur les hypocrisies successives du gouvernement, avant de vous redonner la position finalement du Rassemblement national en état sur cette réforme institutionnelle, vous avez noté la très belle promotion de la Légion d'honneur qui permet de récompenser le papa de Julien de Normandie. Je pense que là aussi, là où il y a de la gêne, il n'y a pas de plaisir. Vous avez pu noter les phrases que de Mme Nyssen avec les bâtiments de France.

La ministre de la Culture a visiblement, d'après votre confrère du Canard enchaîné, violé à plusieurs reprises les règles élémentaires d'urbanisme dans le cadre de la gestion de sa vie professionnelle. Je vois que tout ça a beaucoup de mal à sortir. Je me dis toujours, ah là là, si un député du Front national, un maire du Front national, du Rassemblement national, eh bien avait pris ce type de liberté, qu'est-ce qu'on n'aurait pas entendu ?

Quand je vois qu'on est capable de faire des articles, comme dans l'excellent Figaro, sur quelqu'un qui n'est plus au Front national depuis 10 ans et qui a été condamné, alors que ça fait 10 ans qu'il a été exclu, en titrant un ancien cadre du Front national, eh bien je préférais pouvoir lire une actualité plus brûlante en ce qui concerne les phrases que de Mme Nyssen. Je pense que ça a beaucoup d'intérêt, ou que M. de Normandie fait récompenser son papa.

Je pense qu'il serait d'ailleurs plus décent que lorsqu'on est membre du gouvernement, on s'interdise de faire récompenser, honorer, distinguer les siens dans les ordres de la République pendant qu'on exerce soi-même des fonctions ministérielles. Sur la position du Rassemblement national à ce stade de la réforme, nous l'avons rappelé hier. Vous la connaissez parce que nous avons pu développer un certain nombre de nos propositions, mais hier on était sur la proportionnelle et le nombre de députés. Notre position, saluée d'ailleurs par un député du MoDem, M.

Bruno Millienne, dont je salue la liberté d'esprit hier soir, c'est de dire qu'effectivement, il n'est pas acceptable, il n'est pas logique que 11 millions de Français soient si peu et si mal représentés. Si mal représentés en nombre, évidemment, parce qu'en qualité, évidemment, ils sont très bien représentés. Mais en nombre, évidemment, les électeurs du Rassemblement national, les électeurs de Marine Le Pen, sont fort peu représentés et que nous sommes favorables à une baisse du nombre de parlementaires. Nous l'avons toujours été, c'était dans notre programme présidentiel.

Mais en revanche, nous y sommes favorables en regard de l'instauration, de la proportionnelle, proportionnelle avec, évidemment, un seuil minimum et avec un effet majoritaire, de façon à garantir une certaine stabilité. Je l'ai explicité hier soir. Ce n'est évidemment pas la solution retenue par le gouvernement qui, avec une dose de proportionnelle, avec quelques miettes de proportionnelle, finalement, règle, solde ses comptes électoraux avec François Bayrou. Nous, nous ne sommes pas à acheter. Et aujourd'hui, nous ne sommes pas décidés à voter ce type de réforme constitutionnelle qui délivre quelques miettes pour que les lépreux puissent être représentés au niveau auquel ils existent.

La réalité, c'est que les électeurs du Rassemblement national, les électeurs de Marine Le Pen, nos électeurs, par millions, demandent à être représentés à la mesure de ce qu'ils sont. Et ce ne sont pas les miettes qui sont proposées dans cette réforme institutionnelle. qui le permettront. Un autre sujet, mais nous sortons peut-être de... Non, je vais continuer, pardon, sur les sujets uniquement parlementaires. Nous avons déposé, j'ai déposé en réalité, une résolution pour l'ouverture d'une commission d'enquête relative à l'évaluation des conditions de détention des détenus particulièrement signalés dans nos prisons. C'est-à-dire que M.

Redouane Faïd, dont on a perdu la trace il y a maintenant une bonne quinzaine de jours, plus personne ne s'intéresse d'ailleurs à lui. On a complètement oublié qu'on ne l'avait toujours pas rattrapé. Eh bien, souligne la difficulté que nous avons, évidemment, à incarcérer des détenus particulièrement signalés dans nos prisons. Et j'ai déposé en cela une résolution afin qu'on enquête sur ce qui s'était passé sur les conditions de détention de cet individu, mais également pour ouvrir un débat que nous appelons de nos voeux depuis très longtemps sur les conditions de détention des prévenus, des détenus, pardon, signalés et radicalisés.

D'ailleurs, ce ne sont pas toujours les mêmes dans nos prisons. Un mot, peut-être, mais vous l'avez vu, sur le délicieux sondage sur ce gouvernement en décalage avec les attentes des Français. Je ne suis pas pour habitude de commenter les sondages, mais je voulais quand même qu'on puisse s'arrêter quelques instants sur le sondage IFOP de la semaine dernière commandé par l'Union centriste, autant vous dire qu'ils sont assez loin du Rassemblement national, sur le regard des Français sur les territoires, et notamment sur ce sentiment d'abandon massif et de plus en plus soutenu qu'ont un certain nombre de nos compatriotes.

Plus ils sont éloignés des métropoles, ce sentiment d'abandon renforcé d'ailleurs depuis un an et l'arrivée du gouvernement Macron. Un mot sur la Coupe du monde de football, se réjouir évidemment du triomphe de l'équipe française. Moi, je dois dire que je suis heureux, satisfait d'entendre des joueurs tels que Mbappé, tels que Giroud, Antony de Marseillais, se dire fiers d'être français. Il y avait une très belle interview d'ailleurs de Mbappé dans Le Monde, je crois, ce week-end avant la Coupe du monde qui disait qu'il souhaitait tout donner pour la France.

Nous avons là une équipe souriante, nous avons là une équipe positive, nous avons là une équipe qui a un esprit républicain de très belle qualité. Soutenons-la comme nous l'avons soutenu jusqu'à la victoire. N'en demandons pas davantage d'ailleurs aux joueurs de foot, ne faisons pas reposer sur les épaules de ces joueurs victorieux toutes les responsabilités des maux de notre pays, n'en faisons pas ni des modèles ni des victimes, ce sont des champions sportifs qui nous rendent très fiers et ne donnons pas de traduction à leurs exploits sportifs, de traduction politique, comme aimerait le faire, ou récupérer un certain nombre d'acteurs politiques, le président de la République en tête.

En revanche, n'oublions pas ces débordements pendant la Coupe du Monde de football. 102 personnes interpellées à Paris, sur les Champs-Elysées, 90 d'entre elles placées en garde à vue, 292 personnes placées en garde à vue en France, 45 policiers et gendarmes blessés. Il y a dans ce pays un vrai problème de gestion des grandes manifestations publiques, un vrai problème du maintien de l'ordre lorsque les Français font la fête, et désormais, on l'avait vu lors des manifestations à revendication, à caractère social, mais désormais, même lorsque les Français choisissent de fêter leur équipe de France, il y a un problème de maintien de l'ordre dans ce pays.

Nous l'avons déjà souligné, nous l'avons déjà indiqué. Aujourd'hui, nous voyons que notre pays s'est tristement illustré ce soir de victoires de Coupe du Monde de football et que le gouvernement est d'une passivité effrayante puisqu'il n'anticipe peut-être pas suffisamment les choses. Enfin, là aussi, on avait demandé des comptes sur les manifestations, sur la façon dont le maintien de l'ordre avait été tenu. Il serait bon qu'on puisse se poser, et que le gouvernement puisse se poser des questions et en tirer un certain nombre de conséquences. Et puis, enfin, un mot. Alors, il y a la libération de Bégal. Là aussi, je pense que... Bon, c'est plus de l'actualité, donc je vais peut-être passer.

Mais un mot sur le Rassemblement national et sur notre collecte, nous sommes un peu moins de 400 000 euros de dons, entre 3 et 400 000 euros de dons en 10 jours, ce qui est, je crois, un exploit. Un exploit parce que, d'abord, nous sommes un mouvement populaire, un mouvement pauvre financièrement. Nous n'avons d'ascenseur à renvoyer à personne. Nous ne sommes soutenus par aucun patron du CAC 40. Je vous rappelle que les dons sont plafonnés à 7 500 euros, qu'on ne peut pas recevoir de dons d'étrangers.

Et que donc, cette mobilisation, dans une période estivale, avec le 14 juillet et la Coupe du monde de foot, etc., me semble assez remarquable et montre qu'il y a beaucoup de Français qui sont quand même inquiets de la façon dont notre mouvement pourrait être traité, voire disparaître, dans les semaines à venir, puisque le compte n'y est pas. Au jour d'aujourd'hui, au moment où je vous parle, le compte n'y est pas. Alors, l'appel, qui n'est pas suspensif, a été interjeté. Nous aurons probablement une décision avant la fin du mois d'août. En tous les cas, c'est ce que nous espérons. Et puis, de là, nous pourrons y voir un peu plus clair.

Mais enfin, au jour d'aujourd'hui, ce mercredi, le compte n'y est pas. Nous continuons à mobiliser sur l'air démocratie les Françaises et les Français qui comprennent qu'il y a un problème avec la démocratie dans ce pays qui est en train d'atteindre, et nous l'avions dit, les autres partis politiques. Les juges font tomber les coups prêts. La banque pour la démocratie n'existera pas. La proportionnelle n'existera pas. Il est en train de s'installer dans ce pays. Il y a une sorte de totalitarisme soft. Je l'ai dénoncé à l'Assemblée nationale.

Mais nous nous réveillerons dans quelques années avec un pays profondément transformé dans le mauvais sens du terme, profondément abîmé, profondément piétiné, dans lequel les libertés auront reculé. Vraiment, ayons cela en tête, et nous, nous aurons l'occasion d'en reparler, mais nous sommes dans un pays dans lequel les libertés sont en train de reculer. Petit à petit, on déconstruit, on dévisse, on fait taire les élus, on les méprise, on fait taire les partis politiques, on leur met les genoux à terre, mais au fur et à mesure, ce sont les libertés qui vont reculer.

Et évidemment, dans une démocratie, lorsque Emmanuel Macron s'exprimera devant une Assemblée dans laquelle il n'y aura plus un seul député qui pourra lui dire ce qu'il pense, eh bien, il aura réussi la dernière œuvre qui était celle de venir rendre des comptes devant une représentation nationale qui nous sera totalement soumise. c'est peut-être finalement sa façon de voir les choses.

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