🟣 EN DIRECT | Table-ronde : les collectivités en transition féministe
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Fathia l'a aussi indiqué, il y a du travail qui est fait en Seine-Saint-Denis, et on va peut-être approfondir ce travail avant de changer de territoire avec toi, Oriane. Et du coup, j'avais trois questions, donc ça sera les trois questions, ce seront toujours les mêmes pour les différents territoires, mais ça nous permettra d'avoir ce tour d'horizon-là. Qu'est-ce que vous avez déjà mis en place dans votre collectivité pour aller vers l'égalité femmes-hommes ? Alors on nous en a déjà dit un petit peu avec Mathieu et Fathia, mais c'est important que tu puisses y revenir.
Qu'est-ce que tu retiens aussi de la Convention et des apports possibles de la Convention sur les politiques futures qui seront mises en œuvre, et quels sont vos projets de politique justement pour continuer d'avancer sur l'égalité femmes-hommes sur le territoire ?
Merci, bonjour à toutes et tous. Effectivement, je suis conseillère départementale déléguée à la lutte contre la discrimination en Seine-Saint-Denis, auprès de Stéphane Troussel, et moi j'ai eu la chance d'être élue il y a deux ans dans ce département, qui était déjà féministe, et qui était déjà féministe depuis un moment. Fathia le disait tout à l'heure, le département de la Seine-Saint-Denis a créé l'observatoire contre les violences faites aux femmes en 2002.
Aujourd'hui, en 2023, ça peut sembler évident de parler des sujets, d'agir davantage dans nos collectivités, à la fois contre les violences faites aux femmes, mais aussi pour les droits des femmes et pour faire progresser l'égalité femmes-hommes. Mais en 2002, lorsque le département a créé cet observatoire, c'était relativement précurseur à cette époque-là. Et ça a permis au département de tester, de développer des outils bien particuliers qui ont depuis été élargis à l'ensemble du territoire. Je pense par exemple au téléphone Grave Danger, qui a été créé ici en Seine-Saint-Denis, ou encore au protocole Femidicide, qui là aussi a pu se déployer.
Et puis, plus récemment, on a développé pas mal de nouvelles actions. Je vais essayer d'être synthétique et efficace pour laisser la parole à toutes. Je pense par exemple au brevet contre le sexisme, qui a été développé par le département dans les classes de 3e. On a un programme qui s'appelle Jeunes contre le sexisme, qui est mené avec les élèves de manière à parler égalité femmes-hommes, à créer des outils particuliers faits par les jeunes à destination d'autres jeunes. Ça peut être des vidéos, ça peut être des affiches, par exemple.
Et en fin d'année de 3e, en même temps que les élèves passent leur brevet des collèges, ils passent aussi leur brevet contre le sexisme, qui est un diplôme que le président leur remet officiellement, et que l'on aimerait voir développé à l'échelle de la France par l'éducation nationale, considérant que cela devrait faire partie des prérequis à cet âge en classe de 3e, d'avoir une préoccupation pour l'égalité femmes-hommes, et d'avoir des connaissances sur les luttes pour faire progresser les droits des femmes. C'est un des outils que l'on mène. Je voudrais aussi vous parler de la formation des professionnels.
Ça a été un peu dit tout à l'heure, c'est indispensable qu'à chaque étape, en tant qu'usager de service public, lorsqu'on est habitant de Seine-Saint-Denis, mais c'est valable ailleurs en France aussi, lorsque l'on est en contact avec un professionnel d'une collectivité, que cette personne ait une attention et un comportement qui soit exemplaire. On a aussi déjà utilisé ce mot tout à l'heure, c'est-à-dire que le comportement que l'on a en tant que professionnel ne génère aucun cliché et ne renforce aucune inégalité. Je pense par exemple aux formations des professionnels de la petite enfance.
C'est important dès le plus jeune âge que lorsque l'on s'adresse aux enfants, lorsque l'on propose des jeux, des lectures, etc., on soit vigilant à ce que ces outils que l'on propose soient les mêmes pour les filles et les garçons. Je pense aussi aux professionnels de l'insertion. J'avance en même temps sur la dernière question avec ce biais-là. Le département de la Seine-Saint-Denis a créé de nouveaux outils plus récemment, que sont les agences locales d'insertion, qui accompagnent les personnes au RSA dans la recherche d'emploi et dans l'accès à des formations.
Et nous souhaitons former encore davantage ces professionnels de l'insertion, parce qu'on le sait aujourd'hui encore, si on est un homme ou une femme, on ne nous oriente pas forcément vers les mêmes métiers, mais aussi si on est une femme blanche ou une femme noire, on ne nous oriente pas non plus vers les mêmes métiers. Et donc c'est important que l'on forme sans cesse ces professionnels pour pouvoir justement faire en sorte que toutes les personnes accompagnées bénéficient du même accompagnement. On mène aussi ce qu'on appelle les budgets sensibles au genre. Désormais on le fait dans le secteur du sport et de la culture, en particulier au département.
C'est-à-dire que tous les projets culturels ou sportifs qui sont menés doivent s'assurer, doivent avoir comme prérequis l'égalité entre les femmes et les hommes. Et on le mène aussi pour les subventions aux associations, par exemple. Cela fait aussi partie des prérequis lorsqu'elles demandent des subventions aux départements sur lesquels elles doivent être exemplaires. Et on propose là aussi des formations à toutes les associations qui sont soutenues, quel que soit leur champ d'action par le département de la Seine-Saint-Denis.
On leur propose différentes formations, et notamment une formation sur l'égalité femmes-hommes et la lutte contre toutes les formes de discrimination, de manière à ce que dans leurs activités, même si c'est quelle que soit l'activité qu'elles mènent, elles aient cette préoccupation et elles puissent s'assurer de l'égalité réelle des personnes qui sont accueillies. Dernier petit mot sur les exemples, je pense, que l'on mène à partir de la Seine-Saint-Denis et qui mériteraient d'être élargie, c'est le questionnement systématique.
C'est-à-dire que, par exemple, les travailleurs sociaux, des circonscriptions de services sociaux, accueillent, on le sait, et accompagnent beaucoup de femmes victimes de violences. Ce n'est pas forcément le point d'entrée. C'est-à-dire que les femmes ne viennent pas forcément rencontrer les travailleurs sociaux pour une problématique de violence. Mais le fait de violences physiques ou psychologiques, c'est souvent une violence au moins économique, c'est souvent la porte d'entrée pour rencontrer les professionnels. Et donc, on forme nos travailleurs sociaux au questionnement systématique.
C'est-à-dire qu'à un moment, dans la discussion que l'on mène avec les personnes accueillies, on va questionner à la maison comment ça se passe et amener le sujet des violences de manière à ce que la personne accueillie, la dame accueillie, puisse aborder le sujet s'il y a quelque chose à dire. Et voilà, c'est quelques exemples assez rapides. Et je voudrais dire, sur le texte de la Convention et les choses qui sont proposées par le Parti Socialiste, notamment sur la question du congé parental, du congé paternité, du congé maternité, c'est quelque chose que l'on souhaite voir développer.
Et en complément de ce que l'on vient de lancer au département de la Seine-Saint-Denis, qui est le congé menstruel. Donc depuis un mois, on a mis en place le congé menstruel qui permet aux femmes qui sont malades d'endométriose, d'anénomiose ou d'aménorée d'avoir deux jours de congé par mois qui peut être modulés. C'est-à-dire qu'on propose aussi à certaines qui préfèrent prendre du télétravail plutôt que des jours de congé. En fonction des situations médicales de chacune, cela permet de prendre en compte les difficultés de santé qui sont propres aux femmes.
Et en plus de ce congé menstruel, nous avons mis en place un congé pour fausse couche ou en cas d'avortement, qui permet aussi aux femmes d'avoir droit à des jours de repos après ce type de situation particulièrement difficile.
Et nous souhaitons avancer, et donc nous sommes heureux que ce soit figure dans la Convention du Parti Socialiste en pensant que c'est quelque chose qui doit être étendu, le congé paternité qui soit égal à un congé maternité lorsque les parents sont un homme et une femme, mais de manière générale, lorsque deux personnes sont impliquées dans la conception d'un enfant, que les deux puissent avoir un congé parental équivalent de manière à ce que la charge mentale, la charge d'éducation et toutes les contraintes qui existent relatives à l'éducation d'un enfant soient partagées dès la naissance de l'enfant.
Voilà, en quelques mots rapides, un petit panorama des actions du département de la Seine-Saint-Denis qui sont déjà en cours. Merci beaucoup.
Merci beaucoup. Merci beaucoup. On a Joana Roland qui vient de se connecter. Donc, bien sûr, bien sûr. Oui, oui, bien sûr. On accueille, bien sûr, notre premier secrétaire national, Olivier. Merci beaucoup. Et on l'a rappelé, mais je tiens aussi à le rappeler à nouveau maintenant. C'est vrai que le fait que la première convention lancée par le Parti Socialiste soit cette convention-là, le temps des femmes, c'est quelque chose qui a énormément de sens et qui est excessivement, bien sûr, important pour nous toutes et pour nous tous. Et donc, c'était important aussi que tu sois là, évidemment, sur la clôture de cette convention. Alors, je regarde juste la régie pour...
Est-ce que peut-être on donne la parole à Linda, à Linda Fali ? Peut-être le temps que Joana se connecte. Oui, Linda, je pense que... Voilà, pour que tu puisses nous dire... On a Joana qui est en ligne, mais voilà, et on a un petit temps de latence. Donc, que tu nous dises ce qui se passe. Sur ta commune, à Châtillon. Ah, il faut le micro qui marche, par contre. Si, c'est bon. Non ? Non, pas trop non.
Bonjour à vous tous et toutes. Je suis donc adjointe à la maire de Châtillon, Santé, Solidarité, Délégation, Égalité Femmes, Hommes et Lutte contre les Discriminations, Vice-présidente du CCAS, et je suis de profession conseillère conjugale et familiale, donc très engagée sur ces questions. Alors, pour introduire, parce que à Châtillon, c'est pas... Et dans le 92, c'est pas le 93. Quand nous sommes arrivés il y a quelques...
Il y a deux ans, trois ans maintenant, quand nous avons été élus, pour un peu vous introduire mon propos et pour expliquer d'où on partait politiquement sur notre ville, sur la question, en tout cas, de l'égalité femmes-hommes, je vais vous partager un petit extrait de texte que j'ai écrit un an avant en prenant connaissance du programme du 8 mars sur notre ville qui s'appelle Rendez-moi mon 8 mars. Reprenez votre rose, je n'en veux pas, d'ailleurs, je ne veux pas participer à vos ateliers bien-être qui pullulent. Ce jour-là, le 8 mars, partout se murmure que c'est ma journée, la journée internationale des femmes.
Je n'accepterai rien qui réduira ma parole à un apaisement soudain, ce jour-là, ou un regain d'estime. Encore une fois, et de quel droit osez-vous réduire ce jour à une grande fête commerciale, superficielle et sans aucun sens. Une rose, un massage et un scotch sur la bouche que je rejette avec force. Nous sommes des milliers à subir et voir depuis des années la société se vautrer sur des questions de violence faites aux femmes et de l'égalité. Nous sommes des milliers à essayer chaque jour de contrer les stéréotypes que la société nous impose.
Nous sommes des milliers à nous battre pour que nos enfants, filles et garçons, ensemble, grandissent dans un climat plus sain, d'égalité et d'universalisme. Nous sommes des milliers à avoir compris que les lois n'y changeront rien s'il n'est mentalité et donc le déploiement des outils de prévention ne se développent pas. La journée internationale des femmes est un jour de lutte pour l'égalité, pour oeuvrer dans le processus politique, pour mettre en valeur des femmes ordinaires qui ont participé au grand combat de notre société. Tout ça donc pour vous dire qu'on partait de rien.
Sur notre ville, il y avait un grand chantier et pour ceux qui connaissent Nadège Azaz, la maire de Châtillon, évidemment, il fallait se mettre tout de suite au travail. Donc nous avons mis en place énormément de choses. Alors c'est pour ça que j'ai pris des feuilles parce que pour pouvoir citer, nous partions de rien. On a d'abord signé le contrat local sur les violences sexistes et sexuelles. Nous sommes très peu de villes à l'avoir signé. C'est un contrat en fait qui permet de formaliser les actions, mais aussi de travailler avec toutes les personnes du territoire sur la question de l'égalité femmes-hommes.
Nous avons créé un groupe dans le CLSPD pour travailler sur les violences intrafamiliales et aide aux victimes. On a pris quelques axes. Former, agir au quotidien, accompagner, co-construire, sensibiliser. Former. Nous avons mis en place un plan d'action de formation sur toute la mandature 2020-2026 à l'attention de tous les agents et pas que les agents du CCAS, de la commune. Ce plan vise à sensibiliser, accompagner et les impliquer dans leurs pratiques professionnelles. Donc, tous les 25 novembre, nous avons une formation accueil des femmes victimes de violences qui est encadrée par l'association Flora Tristan, que vous connaissez peut-être.
Et tous les 8 mars, nous avons une formation harcèlement au travail et prévention des comportements sexistes qui est encadrée par le CNFPT. Ensuite, c'est agir au quotidien. Nous avons signé une convention partenariale entre la police nationale et le CCAS, la prise en charge des frais de déplacement et de nuitée d'hôtel pour la mise en sécurité des femmes victimes de violences. La mise en place de permanence d'une juriste au centre d'action sociale de la ville par le CIDFF. La signature d'un partenariat avec The Sorority Foundation. Donc, c'est une application qui lutte activement contre les violences conjugales, intra-familiales et notamment aussi le harcèlement.
C'est vraiment une fondation qui mérite d'être connue. Ils ont été, il n'y a pas très longtemps, à l'Assemblée nationale, présenté leur application. La distribution aussi de cartes QR code, qui renvoie vers une page web avec toutes les ressources pour les femmes victimes de violences ou témoins. Donc, une carte qui peut se glisser dans un portefeuille qui n'est pas identifiable. On a lutté aussi contre la précarité menstruelle parce qu'il faut en faire un enjeu de santé publique et on le voit dans la convention Le Temps des Femmes. Vous reprenez aussi cette proposition.
Donc, permettre aux femmes d'avoir accès à des protections menstruelles dans différents lieux sur la ville, au CCAS, à l'espace femmes, etc. Ce dispositif est donc financé par le CCAS. Agir au quotidien, c'est aussi donner de la visibilité. Donc, on essaye de nommer des lieux dès qu'on en a l'occasion. Ce n'est pas simple. C'est un déséquilibre total sur la ville mais dans beaucoup de villes. Donc, normalement, le 8 mars, nous devrions avoir un espace qui va se renommer l'espace Gisèle Halimi. Donc, depuis l'année dernière, nous sommes aussi engagés avec l'association Hommes-Families de France pour promouvoir les journées du matrimoine et du patrimoine.
Difficile à porter, parfois, tous ces sujets-là, mais nous l'assumons. Accompagner, c'est aussi tendre vers l'autonomie, évidemment. Donc, nous avons deux projets phares. Un projet qui s'appelle Tout en selle. Apprendre aux femmes à enfourcher une bicyclette, à l'utiliser au quotidien. Valoriser cette pratique, c'est essentiel. C'est donner aux femmes aussi les moyens de s'émanciper des transports publics en se déplaçant seules sur des routes dotées et des pistes cyclables sécurisées.
Et puis, un projet qui s'appelle Estime de soi, un peu comme un projet d'insertion, mais qui, là, est réservé aux femmes qui sont, en effet, éloignées de l'emploi ou victimes de violences conjugales, qui s'appelle Les clés de la réussite. Pour cela, nous sommes accompagnés par l'Institut Randstadt. Donc, c'est la mise en place d'un parcours d'accompagnement et d'insertion pour aider les femmes qui sont éloignées en s'attachant particulièrement à la notion d'estime de soi. Parce que trouver un travail, alors certes, elles ont envie et parfois, elles sont tellement abîmées qu'il est compliqué de pouvoir se lancer dans des recherches.
Donc, c'est leur donner la possibilité de retrouver confiance en elles. Et puis, co-construire. Co-construire, c'est réfléchir à la place des femmes. Donc, nous avons créé un groupe citoyen et citoyenne puisqu'il est mixte. À ce jour, nous avons 27 citoyens et citoyennes de la ville. Il s'appelle Ensemble pour les Châtillonnaises. Il est voué à réfléchir sur la place de la femme dans notre ville, à co-construire ensemble les programmes du 25 novembre et du 8 mars et à organiser évidemment des marches exploratoires sur la ville pour identifier les besoins, les lieux moins sécures et pour pouvoir agir rapidement. Nous faisons aussi rentrer les instances des associations spécialisées.
Alors, on a la chance sur Châtillon d'avoir le centre Flora Tristan et évidemment, elle siège au sein du CCAS dorénavant.
Sensibiliser, on l'a dit, sensibiliser toute la population, pas que les jeunes enfants, donc des actions évidemment dans les centres de loisirs pour des ateliers qui permettent aux enfants d'accéder à la notion de mixité, d'égalité, filles-guerçons, des expositions, des débats, la santé, le droit des femmes avec le bus santé-femmes que nous avons la chance d'avoir dans le 92 et puis des ateliers, des ateliers pour les parents, pour informer et parler de la relation au corps, une programmation culturelle gratuite, ça c'est très important, qui permet d'aborder les sujets d'égalité et de mixité et puis des ateliers intergénérationnels des actions de sensibilisation à la maison des seigneurs parce que souvent en fait, les seigneurs sont aussi les grands oubliés et la question des violences notamment, des violences conjugales, elle est très prégnante chez les seigneurs, ils n'osent pas en parler, il faut qu'on puisse libérer cette parole.
Peut-être deux choses, j'ai envie de dire qu'on est arrivé dans un temps, le temps des femmes en effet, il y a deux enjeux pour moi, le premier, c'est que nous avons jamais eu une opposition aussi dure, aussi dure parce qu'aujourd'hui on oppose les discours, on oppose les femmes aux hommes comme si on ne faisait pas ensemble. J'ai de plus en plus affaire à des gens, même au conseil municipal de l'opposition, qui dès qu'on parle des femmes nous disent et les hommes ?
Les hommes aussi sont victimes, il faut à chaque fois assumer ce discours, il faut pouvoir le dire, il faut expliquer les choses et je vous dis ça aussi parce que dans les écoles, notamment dans les collèges où je fais énormément d'interventions sur ces questions-là, les garçons aussi sont amenés aujourd'hui, ça fait dix ans que je fais des interventions dans les collèges et à questionner pourquoi que les femmes ? Et là, il faut qu'on soit clair qu'ils ne prennent pas ça comme une opposition mais bien que l'on soit ensemble, avancés ensemble, en mixité. Voilà.
Et juste peut-être dire ce qui va m'aider sur les prochains actes en tout cas sur la convention, ce qui m'a intéressée c'est toute la question RH et notamment la question du télétravail que vous avez abordé et qui me semble aussi en effet essentiel à travailler. Donc voilà. Merci beaucoup.
Je sais que Johanna Roland est connectée et je crois qu'on la voit même. Est-ce que vous la voyez ? Moi, je ne la vois pas encore mais c'est bon. Elle arrive. Johanna, on sait que tu arrives. Merci. Je vous entends. Je ne sais pas si vous m'entendez mais je vous entends. Non seulement en t'entend mais en plus on te voit ce qui est vraiment bien du coup pour une visio. Merci beaucoup d'être avec nous en visio pour cette journée de fin de convention des femmes et pour cette table ronde des collectivités féministes. Alors, on a déjà posé les trois questions à deux autres intervenantes mais du coup, je te les repose.
L'idée, c'est de dire qu'est-ce que tu as déjà fait dans ta collectivité en matière d'égalité femmes-hommes. Alors, je sais qu'il y a plein de choses mais je ne vais pas dévoiler je vais te laisser y répondre. Qu'est-ce que tu retiens de la convention et aussi qu'est-ce que tu as prévu de faire dans le futur pour continuer sur l'égalité femmes-hommes parce qu'on le sait c'est un chantier que nous devons sans arrêt avancer puisque lorsque les droits des femmes n'avancent plus on le sait, ils reculent. Je te laisse la parole et merci encore à toi.
Bonjour, à chacune et à chacun ravie d'être avec vous cet après-midi même si c'est seulement en visio j'aurais vraiment adoré être avec vous directement mais il se trouve que j'avais un certain nombre d'événements à Nantes auxquels je ne pouvais pas me soustraire. Je voudrais apprécier un petit salut amical à Mathieu Annotin le maire qui vous accueille aujourd'hui à toutes celles qui sont sur la scène et puis à toutes celles que je ne vois pas mais qui partout dans le pays dans le parti avec nous œuvrent sur ce sujet chaque jour et puis évidemment un petit salut amical à notre premier secrétaire cher Olivier puisque je sais que tu nous as rejoints.
Je commençais en vous disant que j'étais retenue à Nantes et je vais juste partager avec vous une petite anecdote qui est mon actualité nantaise du moment parce que je trouve qu'elle est révélatrice.
J'ai une petite polémique en ce moment à Nantes qui m'oppose à Pascal Praud et Cyril Hanouna autant vous dire que ça donne des résultats tout aussi charmants et élégants que vous pouvez l'imaginer et dans cette polémique au-delà d'une fake news qui explique qu'à Nantes qu'on fête ce plus Noël alors qu'évidemment on a un marché de Noël un père Noël le vin chaud tout ce qu'il faut une des choses qui les a beaucoup dérangés c'est qu'on a proposé un parcours artistique culturel et que parmi les œuvres de ce qu'on appelle le voyage à Nantes en hiver une artiste a proposé une mère Noël. Sacrilège visiblement dans une société patriarcale où les rôles doivent rester bien assignés.
Je laisse vous imaginer le déchaînement de torrents de la fachosphère que je reçois depuis sur mes réseaux sociaux et je commence par là pour dire que le combat pour l'égalité entre les hommes et les femmes et donc le sens de la convention femme se niche à la fois dans des dimensions extrêmement diverses et est d'abord et avant tout et je crois qu'on doit totalement l'assumer comme tel un sujet totalement et pleinement politique. Alors c'est vrai qu'à Nantes moi j'ai souhaité quand j'ai été élu maire en 2014 engager un travail assez conséquent je crois sur ces sujets.
Je ne vais pas tout développer pour ne pas être trop long je prendrai peut-être deux questions qu'on a mis en œuvre dans le premier mandat et puis je vous dirai où j'en suis avec mon équipe aujourd'hui. Le premier choix qu'on a fait c'est vraiment de miser sur l'éducation sur la prévention sur la sensibilisation parce qu'on sait tous que ces questions d'inégalité hommes-femmes elles sont systémiques et je crois que c'est un des grands mérites du boulot que la convention a fait j'y reviendrai d'être sur une approche globale et pas seulement sectorielle.
Et donc si on veut petit à petit briser le ressort de cet effet systémique s'attaquer pas simplement aux conséquences d'un système patriarcal mais bien à ses causes je crois vraiment que le pari de l'éducation de la prévention il est déterminant. Et donc dans ma collectivité c'est passé par le fait de choisir de mettre le paquet sur la formation. C'est plusieurs centaines d'adzems qui sont formés sur ces sujets. C'est la formation de tous les personnels petite enfance. C'est aussi la formation des personnels de la police municipale sur ces sujets. Donc vraiment le premier choix ça a été de mettre le paquet sur la formation.
Le deuxième ça a été de mettre le paquet sur un sujet difficile qui est la lutte contre les violences faites aux femmes. Et là je vais avoir un petit mot pour Stéphane Proussel qui est le président du conseil départemental du beau département où vous vous trouvez puisque j'étais à son invitation chez lui il y a peu de temps sur le sujet. Et vraiment je vois comment nos collectivités dirigées par des socialistes dirigées par la gauche ont je crois objectivement un temps d'avance absolument déterminant sur ces questions.
Chez moi j'ai ouvert un centre qui s'appelle Citadel qui est dédié aux femmes victimes de violences ce centre il est unique dans sa forme en France j'en tire pas de fierté particulière parce que je crois qu'on rêve tous d'une société où il n'y aurait pas besoin de trente comme Citadel mais la réalité elle est bien là.
Ce centre il est ouvert 24 heures sur 24 il est ouvert 7 jours sur 7 il est ouvert aux femmes qui peuvent y venir avec leurs enfants et qui ont un accompagnement pluridisciplinaire parce que un des sujets quand on est victime de violences c'est de pouvoir avoir affaire au fait de déposer plainte évidemment mais aussi se demander comment on trouve un logement mais aussi la reconstruction psychique parfois physique et pas demander aux femmes d'aller courir dans huit coins de la ville différents alors qu'en plus elles sont exposées c'était une nécessité.
Je ne pourrais jamais partager ici juste dans une vidéo l'ensemble des conservatismes et des frilosités auxquelles nous avons fait face auxquelles j'ai fait face quand j'ai lancé le centre. On m'a dit et parfois même à gauche je crois que les conservatismes sont parfois plus disséminés qu'on l'imagine Joana on va déjà faire cinq jours ce sera déjà pas mal et puis déjà on va l'ouvrir de 9h à 17h ce sera déjà pas mal parce que c'est bien connu que la crise conjugale les coûts à 17h ils s'arrêtent c'est bien connu que ce n'est pas plus tôt quand les volets sont fermés et que le noir tombe que les moments de crise avancent.
Et puis ensuite il y a eu la partie de la bataille politique c'est-à-dire qu'à l'époque il y avait une secrétaire d'État qui s'appelle Marlène Sciapa pour ne pas la citer et qui quand elle a été sollicitée pour venir contribuer au financement de ce projet a d'abord répondu non.
Bon, je vous passe les différents épisodes ça s'est terminé sur un plateau télé et en direct avec le ministre de l'époque qui s'appelait Jean Castex où j'ai expliqué noir sur blanc les yeux dans les yeux pourquoi annoncer un truc deux fois grande cause du quinquennat sans rien faire concrètement et en donnant l'exemple de ce centre qui bénéficiait de zéro COPEC de la part de l'État c'était de la publicité mensongère et que sur un sujet aussi grave ça me paraîtait inadmissible. On a fini par obtenir un peu quelque chose c'est déterminant parce que les moyens financiers sur ces sujets ils sont à la source de la capacité à faire.
Un centre comme Citadel c'est 2 millions en investissement la ville a financé 100% et c'est 2 millions en fonctionnement chaque année. Mais c'est surtout des femmes de 17 à 84 ans qui franchissent la porte d'un sens de cette nature. Donc je crois que oui nos collectivités sur ce sujet elles sont déterminantes. Et puis quand j'ai été réélue en 2020 j'ai fait le choix de passer une étape supplémentaire et d'afficher l'objectif de manière encore plus politique. Et donc dans la campagne en 2020 j'ai dit je veux faire de Nantes la première ville non sexiste à 10 ans. Et là je le partage avec vous y compris parce que j'entendais Linda tout à l'heure qui est à Châtillon.
Je te fais une bise Linda et tu feras une bise à Nadej de ma part parce que je le sais qu'elle fait partie de ce réseau des mères féministes engagées qui travaillent avec nous sur ces sujets. Quand j'ai fait cette annonce politique j'ai entendu des sourires des moqueries certains en ville disaient moi c'est bizarre Joana on croyait que c'était plutôt une fille sérieuse avant elle nous parlait politique industrielle politique économique de la ville politique culturelle et maintenant elle nous parle de sujets de féministe. Je le partage avec vous parce que Linda tu disais tout à l'heure quand on porte des sujets comme les journées du matrimoine c'est pas si facile c'est une réalité.
Donc il faut rien lâcher il faut rien lâcher et il faut s'appuyer sur le réseau qu'on représente. Oui à Nantes aussi on dit maintenant journée du patrimoine et du matrimoine et moi j'en suis très fière et la première année j'avais une dizaine de courriers de grognons ou d'archaïques l'année d'après j'en avais deux fois moins et maintenant j'en ai que un ou deux.
Et donc dans cette idée d'une ville non sexiste à 10 ans c'est l'idée de passer en fait toutes nos politiques publiques au prisme au tamis de la lecture d'une ville non sexiste non seulement quand on met en place une politique de sécurité à Nantes par exemple j'ai développé l'arrêt à la demande le soir quand on prend un bus ou un tram un bus plutôt qu'il est minuit et bien on peut ressentir de l'inquiétude et donc le fait de demander au chauffeur de s'arrêter entre deux arrêts ça fait partie des solutions très pratiques très concrètes qui réassurent où c'est tout le sujet de la femme dans l'espace public et de la manière dont on conçoit les espaces publics et puis c'est aussi d'avoir aucun sujet tabou je vais prendre deux sujets de nature très différentes nous on a développé du négo training parce qu'on s'est rendu compte que sur les sujets salariales au-delà des inégalités qui existent et qu'on connaît toutes dans les sujets de négociation les femmes étaient moins offensives et moins décomplexées que les hommes donc avec un réseau de femmes chefs d'entreprise on travaille à la formation sur la négociation salariale c'était un sujet tabou j'en prends un deuxième sur des registres très différents on a mis en place tout un travail autour des règles pour rendre visible ce sujet ça veut dire distribution de protection périodique naturelle durable dans les différents lieux sur l'espace public et exposition en plein coeur de la ville pour dire bah non en 2023 c'est plus possible que la société soit gênée sur un sujet de cette nature donc ça va vraiment le sujet de sécurité d'urbanisme de politique sportive de politique culturelle s'assurer que dans nos programmations sportives et culturelles les choses soient pensées et de se donner des outils pour le faire c'est le cas du budget sensible au genre où on fait partie des premières villes qui le mettent en place qui l'expérimentent on est loin d'être au bout du chemin mais je veux vraiment inviter toutes celles ici qui s'y engagent et tous ceux parce qu'effectivement moi je fais partie de celles qui pensent qu'on a aussi besoin des hommes dans cette bataille que dans un moment où la République se fracture le combat féministe il doit être un combat universel et puis pour répondre à la question sur la convention d'abord moi je voudrais vraiment saluer toutes celles qui ont bossé depuis le début de l'histoire en fait de la contribution des christines et même si je ne suis pas avec vous je crois que vous pouvez les applaudir toutes celles qui sont à l'origine de cette démarche je ne vous entendrais pas applaudir mais je vous verrai je crois qu'elle le mérite bien et je le dis parce que sincèrement d'abord cette contribution était d'une grande qualité sur le fond sur les contenus loin des banalités et des pensifs qu'on peut parfois entendre dans des débats un peu café du commerce et que le fait que ça se traduise par cette convention sur le temps des femmes qui est parmi nos premières conventions et je crois que ça a beaucoup de sens mais ça a beaucoup de sens surtout et je voudrais insister là-dessus parce que puisque c'est un sujet politique à part entière ce n'est pas un sujet politique à côté des autres qu'est-ce que je veux dire on a lancé trois conventions une convention sur l'Europe une convention retrouver les classes populaires et une convention le temps des femmes en réalité ces sujets sont liés dans la campagne européenne nos candidats et nos candidats devront porter une parole féministe et sur la question de la convention retrouver le peuple cette question de l'égalité entre les hommes et les femmes devra aussi être portée parce que la vérité c'est que dans le pays tous nos territoires ne sont pas à égalité sur ces sujets et je veux prendre deux exemples moi je crois que la gauche elle regagnera quand elle aura reconquis les classes populaires et dans les grands quartiers dit politique de la ville les banlieues les quartiers populaires appelez-vous appelons-les comme on les veut et dans les campagnes et bien un des points communs parmi tant d'autres dans les quartiers populaires et les campagnes qu'on oppose parfois c'est le sentiment d'être à côté relégué parfois méprisé parfois abandonné par le pacte républicain et parmi celles qui ressentent ce sentiment il y a les femmes parce qu'une femme victime de violence dans un petit bourg rural où il y a 400 personnes ou une femme victime de violence dans un quartier politique de la ville où la parole n'est pas forcément libérée et bien elle ne trouve pas forcément les mêmes ressources que dans une grande ville pour pouvoir faire face à ça et comme on regagnera dans ce pays quand on aura reconquis et la France des bourgs et la France des tours c'est en faisant le lien entre ces sujets qu'on est plus fort c'est pas simplement en regardant la question égalité hommes-femmes de manière sectorielle c'est en la posant sur tous les sujets je prendrai juste deux exemples pour ne pas être trop long le premier c'est la fiscalité puisque c'est politique aucun sujet ne doit échapper au combat et aux propositions que nous sommes capables de faire et quand la convention tant des femmes propose aussi d'adopter une fiscalité féministe avec notamment la question de l'individualisation et bien ça fait partie des réponses de la même manière que quand on propose d'avancer sur un statut sur les familles monoparentales ça fait partie des réponses et je veux tirer un coup de chapeau aux collègues qui à l'Assemblée sous la houlette de Boris Vallon ont obtenu cette prime de Noël pour les familles monoparentales parce que ça nous permet à nous militantes et militants de dire deux choses non seulement la convention temps des femmes elle le porte elle le porte pour demain quand on sera revenu au pouvoir mais d'ores et déjà aujourd'hui elle permet concrètement d'améliorer la vie quotidienne des habitantes et des habitants et puis ensuite je voudrais finir par un sujet très grave et un sujet plus léger à titre d'anecdote le sujet très grave c'est qu'il se trouve que je suis élue d'un département où il y a cette députée Sandrine Jossot qui récemment a raconté expliqué comment elle avait été victime de tentatives de violences sexuelles sous submission cynique par un autre sénateur vous ne pouvez pas imaginer depuis les révélations qu'elle a fait parce qu'il se trouve qu'elle est de Loire-Atlantique le nombre de messages et de démoignages que je reçois de femmes de tous âges qui disent ce sujet est un fléau nous vous demandons à vous organisation politique de vous en emparer je crois qu'il faut sur ce sujet être intraitable l'amour ne tue pas jamais le patriarcat oui une violence est une violence donc vraiment je nous invite à ne rien laisser passer et rien laisser passer c'est être au clair sur tous ces sujets les porter en externe les porter en interne aussi et on peut se le dire entre nous il y a de l'ambition de la volonté mais il reste aussi un peu de boulot ça veut dire que ça vaut pour les désignations en cas d'élection ça vaut pour les partages de temps de parole dans nos instances et pour vous faire sourire figurez-vous que dans un des derniers conseils nationaux avant les conseils nationaux on se répartit la parole et puis chacune et chacun a un temps de vote je devais intervenir à ce conseil national je demande d'avoir les temps de vote et puis bizarrement je jette un oeil quand même et je vois que c'était certainement le fruit du hasard mon temps de parole était beaucoup plus restreint que celui des hommes qui devaient parler alors je le dis avec beaucoup d'affection pour le premier secrétaire qu'elle a parce que je lui ai montré ce petit papier il a été tout aussi surpris que moi je vous rassure autant vous dire qu'en plus ce jour-là j'avais une longue journée et franchement par les trois minutes de plus en vrai je m'en tapais complètement mais pour vous pour nous toutes je l'ai fait remarquer et autant vous dire que j'ai parlé le temps que j'avais décidé de parler parce que même quand on est numéro 2 de notre jolie partie il faut veiller pourquoi je raconte ça parce que que ce soit dans notre pays ou dans notre partie on ne doit rien laisser passer c'est chacun des actes concrets que nous posons du plus petit au plus grand qui permettra que nos filles nos petites filles demain aient en vrai les mêmes droits les mêmes projets et la même liberté que les petits garçons Merci
Merci beaucoup Johanna et tu le dis évidemment on doit être exemplaire le travail de la convention se finit aujourd'hui mais le travail pour l'égalité femmes-hommes et bien sûr dans ce que nous portons et à l'intérieur de notre partie évidemment ne se finit pas aujourd'hui et ça ne fait pas que commencer puisque ça avait commencé avant mais en tout cas ça va continuer bien évidemment alors j'avais une annonce technique sur une Nissan blanche qui est garée sur deux places qui gêne apparemment donc on me demande de faire ça donc voilà si la personne a la Nissan blanche peut décaler sa Nissan voilà donc maintenant petite désolée pour cette interlude parking on va passer merci Hélène on va passer Hélène de Comarment tu es maire de Cachan et merci beaucoup de participer à cette table ronde sur les collectivités féministes et je voulais aussi donc te poser les mêmes questions à Cachan qu'est-ce que vous avez déjà mis en place en matière d'égalité femmes-hommes qu'est-ce que la convention a pu susciter comme nouvel intérêt et en tout cas quels questionnements ont pu apparaître et qu'est-ce que vous comptez mettre en place dans l'avenir pour continuer ce travail-là
merci beaucoup merci de m'avoir invité à intervenir je voulais m'excuser déjà pour mon retard puisque j'étais aussi retenue par des obligations municipales et du coup dire aussi ma solidarité à Johanna attaquée par Pascal Praud et à Nuna ayant été moi-même victime de fake news et d'attaques de ces mêmes personnes donc comme par hasard les femmes mères peut-être sont une cible particulière en tout cas c'est sûrement pas totalement par hasard c'était pas sur le même sujet d'ailleurs mais néanmoins je tiens à le souligner moi je voulais vous dire mon plaisir d'être là aujourd'hui pour clôturer cet immense travail et en profiter pour remercier toutes celles et tous ceux qui y ont contribué toutes celles particulièrement qui ont été particulièrement impliquées et qui ont fait que finalement ce travail fondamental du parti socialiste puisse être mené à son terme donc merci infiniment et je crois que finalement le congrès de Marseille montre un même si le parti socialiste s'est préoccupé fort heureusement la question féministe mais a montré un tournant en la matière et du coup je veux saluer la contribution générale des Christine qui a été je pense à l'origine aussi et qui a été fondatrice du moment dans lequel nous nous trouvons aujourd'hui je salue le premier secrétaire Olivier Faure et je te salue aussi pour avoir accompagné ce travail et ce cheminement qui nous permet aujourd'hui d'aboutir avec ce manifeste et avec cette convention à des propositions qui sont qui sont faites dire aussi que je partage ce que dit Johanna sur le fait que ce sujet est éminemment politique qu'on ne peut pas le prendre par le petit bout ou certaines actions et que précisément il doit être fondamentalement intégré à l'ensemble de notre réflexion et je crois que c'est la vision qui était portée par les christines c'est pourquoi d'ailleurs une contribution générale que de dire que la question féministe elle doit animer l'ensemble de nos réflexions et du projet politique que porte le parti socialiste et dans ce domaine nous savons qu'il y a encore beaucoup à faire et je crois que c'est aussi ce que pointe le manifeste il y a bien sûr le combat de nos parlementaires les avancées législatives qui sont évidemment indispensables et nécessaires le combat politique que nous portons au niveau national européen et international mais beaucoup de choses se jouent dans nos territoires et Johanna disait tout à l'heure dans l'inégalité aussi pour les femmes selon le territoire dans lequel elles vivent la question féministe n'est pas nécessairement prise en compte de la même manière pourquoi parce que c'est notre quotidien de femmes qui est interrogé dans nos territoires et que à la fois en tant qu'élu et en tant que maire nous devons être des laboratoires et être en capacité d'offrir ou en tout cas de contribuer à l'égalité entre les femmes et les hommes avec des solutions locales et puis aussi parce que et c'est aussi précédent dans le manifeste parce que le patriarcat s'exprime au plus proche du quotidien des femmes et que c'est donc bien à ce niveau-là aussi que nous pouvons que nous devons qu'il faut agir et je crois que ce qui a été dit par les intervenantes précédentes et sans doute les suivantes montre à quel point on est nécessairement dans des politiques publiques qui doivent être fortement portées au niveau local alors à Cachan comme ailleurs bien sûr c'est une préoccupation que j'ai portée notamment depuis mon élection en 2018 mais je dirais particulièrement en 2020 où j'ai été réélu avec une nouvelle équipe municipale et j'envoie mon amitié à Iseline Fourtique du Tarte qui je crois ne pouvait pas être là aujourd'hui mais qui est dans mon équipe municipale et il est vrai que lorsque nous avons été élus la première chose que j'ai faite c'est de créer une délégation à l'égalité entre les femmes et les hommes aux droits des femmes et à la lutte contre les discriminations ça n'existait pas auparavant je pense que c'est très important de le marquer symboliquement comme un sujet qui doit être précisément pris en compte de manière permanente la deuxième chose que nous mettons en oeuvre actuellement qui n'a pas encore débouché c'est une charte municipale des droits des femmes et de l'égalité entre les femmes et les hommes avec un travail avec les acteurs et les actrices féministes parce que je pense que c'est important aussi de dire que localement nous avons des acteurs et des actrices féministes et que ce sont avec eux qu'il faut poursuivre et monter et mettre en oeuvre nos politiques publiques et que c'est extrêmement important un des sujets mais qui a déjà été abordé par mes collègues donc je vais essayer de ne pas être trop longue mais évidemment complètement essentiel et prioritaire et sur lequel nous avons beaucoup travaillé avec Iseline et d'autres c'est bien sûr la question des violences faites aux femmes et des violences intrafamiliales avec l'adhésion au centre Hubertine-Auclair avec l'adhésion au réseau des élus contre les violences faites aux femmes avec un partenariat de mise à disposition de plusieurs logements à destination des femmes qui sont victimes de violences dans un partenariat qu'on est en train de construire avec le département du Val-de-Marne et qui peine d'ailleurs à aboutir le département comme vous le savez ayant basculé aux dernières élections départementales et étant aujourd'hui à droite nous avons du mal à continuer à porter collectivement et avec eux cette question là mais en tout cas à Cachan nous sommes déterminés et nous avons beaucoup avancé sur le sujet et puis bien sûr avec un réseau spécifique au sein de la collectivité pour accompagner les femmes repérer les femmes qui sont en situation de détresse et s'entourer des partenaires pour le mieux possible et individuellement réussir à les accompagner face aux violences sexistes et sexuelles qu'elles subissent d'autres initiatives notamment le 25 novembre y compris avec la participation à la course la Mirabal qui mobilise toute la ville qui est une course qui est portée par Tremplin 94 une association du Val-de-Marne et SOS femmes qui permet de mobiliser toute la ville autour de ces questions là je partage ce que disait Johanna tout à l'heure sur le fait que oui c'est dans l'éducation que nous devons porter une attention particulière compte tenu du fait que notre culture patriarcale c'est à ce moment là qu'elle est effectivement de manière souvent très insidieuse portée et enseignée j'ai envie de dire donc on a développé un plan d'action autour de l'égalité filles-garçons et qui a vu le jour avec des interventions qui sont réalisées dans les écoles et collèges de la ville et puis enfin et j'en terminerai par là des actions sur l'espace public et c'est directement la compétence de la collectivité de la commune de pouvoir agir en la matière parce que finalement l'histoire de nos villes de nos communes elle s'est faite pour les hommes et par les hommes et qu'aujourd'hui nous avons dans les diagnostics on fait aussi des diagnostics des marches exploratoires et des diagnostics en marchant avec les femmes on se rend compte à quel point l'espace public est conçu pour les hommes et nie totalement l'existence des femmes leur possibilité d'y agir d'y être d'y rester d'y effectuer du sport des loisirs etc.
et donc il est absolument nécessaire de prendre cela en compte demain dans l'ensemble des aménagements que nous aurons à réaliser aussi pour prendre en considération la question de la sécurité bien sûr il y a par exemple la question de l'éclairage public moi cette année avec les problématiques énergétiques on m'a demandé le territoire auquel j'appartiens enfin la grande agglomération pour ceux qui sont pas franciliens d'éteindre les lumières la nuit c'est un sujet qui peut paraître très très simple mais qui pose réellement des problèmes de sécurité ou de sentiments de sécurité du moins pour les femmes donc il faut avoir toujours cela en tête car très vite on oublie cette problématique les cours d'école les cours oasis où en fait on sait que les écoles bitumées avec un terrain de sport au milieu tel qu'elles ont été conçues au fil du temps sont en fait des cours pour les garçons qui sont au milieu les filles elles sont autour et elles regardent ce qui se passe donc la démarche des cours oasis qui bien sûr est une démarche environnementale qui porte la question écologique et en fait aussi une nouvelle manière de réfléchir de l'occupation de l'espace et de la manière dont les filles et les garçons peuvent être de manière égalitaire occuper cet espace pour y être pleinement chez elles et chez eux et puis enfin les noms de rues je m'y attarde deux minutes pour dire que Cachon c'est une ville qui a 100 ans donc qui finalement est très très récente très jeune qui a été créée c'était un faubourg avec des terres agricoles et que finalement aujourd'hui à Cachon comme ailleurs toutes les rues portent des noms d'hommes à quelques exceptions près et je pense que ça symboliquement c'est quelque chose de très fort c'est pas facile de dénommer des rues on va pas se mentir mais néanmoins ça porte quelque chose de très fort et donc nous nous avons ce projet on travaille avec Femmes Solidaires de pouvoir faire la promotion des femmes qui sur le territoire ont compté qui ont été niées par l'histoire d'une certaine manière non reconnues par l'histoire de cette ville telle qu'elle est aujourd'hui et de faire en sorte qu'elle puisse être aujourd'hui aussi des références pour nos populations et notamment les jeunes c'est comme ça qu'on a nommé un square Adrienne Bolland donc résistante aviatrice Marie Curie qui a été arcueillais et qui n'avait pas sa rue à Cachan ou un jardin Belle du Berry qui voit bientôt le jour mais simplement pour dire que en regardant la structure de nos villes et la manière dont elles ont été nommées on se rend compte à quel point notre histoire à nous les femmes et le rôle que nous avons pu y jouer y avoir est complètement aujourd'hui nié alors la convention des femmes et le texte qui en est issu d'abord dire qu'il est effectivement extrêmement riche et complet et qu'on y trouve beaucoup de choses et peut-être moi le premier intérêt que j'y vois mais je crois que c'est aussi le sens de la convention c'est d'y porter une vision globale et d'être en capacité non pas de porter des politiques publiques spécifiques mais de se dire que dans tous les domaines qu'ils soient de nature d'envergure européenne internationale ou très locale nous devons porter la même volonté politique et je crois que c'est quelque chose qui doit nous parler qui doit nous inciter à agir et puis ensuite il y a des sujets qui sont abordés qui moi me parlent Johanna parlait de la fiscalité et de la possibilité d'avoir une fiscalité distincte dans un couple il y a la question du matrimoine on met en place à cachant les journées du patrimoine et du matrimoine mais je rejoins le fait que c'est très compliqué en fait à faire accepter et comprendre le budget genré qui alors nous on a engagé un budget vert mais je crois que c'est un sujet sur lequel il faut sérieusement se pencher et puis une question qui pour moi est extrêmement importante c'est la question des familles monoparentales puisque on sait qu'elles souffrent particulièrement de la situation et du contexte économique et social qu'elles ont été les plus touchées par les lois scélérates j'ai envie de dire sur l'assurance chômage sur les retraites sur le RSA aujourd'hui et que les familles monoparentales c'est 80% des femmes qui sont les chefs de famille et le statut des familles monoparentales me paraît être indispensable pour que demain on puisse leur porter une attention particulière et enfin porter des politiques publiques pour ces femmes qui sont dans des situations évidemment extrêmement complexes dans nos territoires voilà en m'excusant d'avoir été peut-être un peu trop long
merci beaucoup Hélène on a en visio Carole Delga qui je crois est connectée est-ce que oui et on te voit et on te voit Carole
très bien bonjour
bonjour merci beaucoup de participer du coup en mouvement à cette convention à ce final de la convention et je vais te poser alors c'est vrai que du coup tu es la seule présidente de région on a fait des maires des adjoints aux maires on a fait aussi des départements mais c'est important de voir l'action des socialistes tout à fait l'action des socialistes de maire tout à fait l'action des socialistes dans toutes nos collectivités et sur nos compétences et donc de voir ce qu'on fait en matière d'égalité femmes-hommes donc du coup je te pose les questions à toi aussi qu'est-ce que tu as mis en place en matière d'égalité femmes-hommes dans la région Occitanie qu'est-ce que tu retiens de la convention le temps des femmes et qu'est-ce que tu vas mettre en place dans tes politiques futures pour continuer sur cette égalité femmes-hommes tu as la parole donc voilà
bonjour à bonjour à toutes et bonjour à tous donc je m'excuse je ne suis pas à Paris vous savez quand on est en Occitanie de monter à Paris en avion c'est aller-retour minimum 8 heures et si c'est en train là on part pour douleur voilà donc je suis ravie de pouvoir être avec vous et j'ai pu écouter le témoignage d'Hélène de Comarmon c'est vrai que quand on est à la tête d'une institution il faut vraiment en profiter quand on est une femme pour pousser les feux sur la question de l'égalité femmes-hommes c'est absolument essentiel et il faut aussi témoigner auprès des jeunes filles de ce que c'est que d'être une femme en responsabilité c'est vrai que je fais souvent les interventions dans des lycées dans des écoles aussi dans des écoles de la deuxième chance et ce qui j'ai pu remarquer entre guillemets les impressionnes c'est quand j'indique que nous avons 6 millions d'habitants donc c'est-à-dire qu'une femme peut gérer une institution de 6 millions d'habitants alors c'est beaucoup plus ce nombre d'habitants que le budget parce que quand je leur dis 3,8 milliards d'euros ça n'impacte pas mais je pense que c'est essentiel de leur rappeler que les femmes peuvent avoir des grandes responsabilités et d'exemples qu'on peut donner à notre échelle et à petite échelle je pense que c'est essentiel cela a été dit l'éducation c'est l'élément majeur c'est là vraiment où on peut déjouer des stéréotypes où on peut déjouer des destins qui seraient vraiment envisagés sous une forme de soumission ou sous une forme de déterminisme social mais également de déterminisme dans la relation à l'égalité femmes-hommes et donc nous dans l'EIT on a mis une opération qui s'appelle Génération Égalité Femmes-Hommes et c'est quand même 220 000 jeunes qui ont été formés ces dernières années depuis 2017 donc en 5 ans on a formé 220 000 jeunes je pense que on doit aussi avoir des mesures très fortes par exemple sur l'installation à l'agriculture alors à Hélène ça va lui parler d'autant plus de faire ses anciennes fonctions au ministère de l'agriculture on a mis en Occitanie un bonus pour l'installation des jeunes femmes en agriculture parce que nous avons constaté que c'est dans ce secteur qu'il y a proportionnellement le moins de femmes qui s'installent à leur compte on a pris d'autres filières d'autres secteurs d'éducation et là le pas qui est vraiment le plus difficile à franchir pour l'installation des femmes c'est vraiment au niveau de l'installation en matière agricole et donc on a mis un bonus on donne une aide financière supérieure quand c'est une femme qui s'installe par rapport à un homme alors bien sûr la droite l'extrême droite parce qu'en Occitanie le premier parti d'opposition c'est l'extrême droite bien sûr ont hurlé ils étaient parfaitement opposés et je comprends en effet que ça qu'a pu aussi indiquer Johanna il y a par moments des grandes difficultés à appliquer mais on est déterminé donc on le fait sans problème je pense que dans la vraiment la convention le temps des femmes il y a eu un gros travail qui a été mené avec beaucoup de propositions intéressantes je dirais qu'il faut qu'on soit très attentif et j'ai apprécié que ce soit l'esprit de la convention du temps des femmes qu'on soit bien dans une égalité des sexes mais pas dans une guerre des sexes parce que parfois quand je vois des positions à gauche qui sont vraiment très violentes vis-à-vis des hommes je pense que c'est pas avec cette forme-là d'intervention qu'on peut vraiment amener une une pleine légitimité à notre action et je pense que c'est avec un faisceau d'actions qui sont menées la question de la nomination de la dénomination des rues c'est un sujet essentiel alors moi en tant que présidente de région j'ai pas de rue à nommer ou très exceptionnellement mais c'est les lycées et donc c'est vrai que quand j'ai été élue présidente de région j'avais 15% de lycées qui avaient des noms de femmes et là on est en train de rattraper le retard et là on doit continuer à vraiment être à agir dans le dans le réel et je pense que la question aussi du combat que les socialistes ont toujours mené que nous devons mener c'est sur la question de l'égalité salariale et puis sur la question de la violence faite aux femmes la proposition d'avoir un centre par département qui ait une formation au niveau des services de police ou de gendarmerie je pense que c'est très très intéressant et puis ce sur quoi on va continuer puisque maintenant on a 6 ans en fait de recul sur les politiques égalité femmes j'ai oublié de le préciser parce que pour moi c'est une évidence il y a une conseillère régionale déléguée depuis 2016 à l'égalité femmes hommes et donc ce que nous avons pu constater et évaluer c'est la question de rapport entre les filles et les garçons sur la question de l'égalité femmes de plus en plus violente avec des réactions vraiment très très vives en particulier au sein des établissements scolaires et cela dans notre appel à projet pour une région plus inclusive on va vraiment développer la question du dialogue d'un dialogue apaisé pour donner aussi des arguments et des méthodes aux jeunes filles pour pouvoir faire valoir leur point de vue face souvent à des positions majoritairement de garçons mais pas que qui peuvent être vraiment très violentes dans l'expression et vraiment dans une forme de conservatisme qui est vraiment renforcé ces derniers mois donc on va bien sûr l'adapter je tiens à rappeler que dans notre programme donc il y a de ça deux ans pour la réélection c'était une région à énergie positive bien sûr par rapport aux énergies renouvelables par rapport à la baisse de la consommation d'énergie aussi en termes de tempérament et puis le deuxième accès c'était une région inclusive et donc on avait fait des légalités femmes-hommes des politiques transversales je ne vous les ai pas toutes détaillées mais qui se retrouvent aussi bien sûr dans nos politiques économiques et on fait aussi attention dans la communication de toujours valoriser les femmes et par exemple nous avons fait un livret à l'attention des maires pour récapituler toutes les subventions de la région et la couverture donc on a 4500 communes donc ça a été envoyé à 4500 maires et aux adjoints donc vous voyez ça fait vraiment plus plus de 20 000 envois c'était une femme avec donc l'écharpe de maire et c'est vrai que ce que nous allons aussi développer je vous l'ai indiqué on va adapter c'est par rapport donner des outils pour mieux s'exprimer pour ne pas être décontenancé face à un comportement agressif pour défendre l'égalité femmes-hommes et puis aussi c'est la question de la détresse psychologique que nous voyons quand même progresser de plus en plus chez les jeunes l'après-Covid mais tout particulièrement au niveau des jeunes filles voilà un peu les adaptations que nous avons et aussi maintenant que nous avons un réseau de centres de santé puisque en Occitanie nous avons des maisons de santé des lieux qui regroupent des médecins mais nous avons aussi des centres de santé c'est la région qui recrute des médecins donc dans les les contrats que je signe puisqu'on en a signé 70 maintenant depuis deux ans il y a la question bien sûr d'accueillir des stagiaires mais il y a aussi la question d'un suivi gynécologique dans des territoires qui sont soit très ruraux soit dans des quartiers politiques de la ville qui sont en difficulté voilà un petit peu les évolutions sur la question de l'argumentation de savoir exprimer ses idées face à l'agressivité en gardant soi-même son calme et sa détermination la question de la détresse psychologique et puis la question de l'amplification des suivis gynécologiques dans les centres de santé
merci beaucoup Carole pour toutes ces indications et ce témoignage aussi d'une région qui est et rurale mais qui aussi a de grandes métropoles et on voulait aussi pour finir cette table ronde dézoomer avec Alima puisqu'on a beaucoup parlé évidemment des territoires donc des communes des départements et des régions françaises mais on voulait voir aussi ce qui se faisait un petit peu ailleurs en matière d'égalité femmes-hommes donc je te laisse la parole
Merci beaucoup Nous savons que chaque fois qu'une crise s'installe on recule L'idée de la transformation est longue c'est une lutte qui recommence à chaque fois à Genève où je réside et donc je milite au sein du parti frère Parti Socialiste Suisse nous sommes en majorité et avec la municipalité nous avons entamé en fait une réflexion concernant les hommages rendus dans l'espace public à des personnalités ayant encouragé le racisme et le colonialisme dans ce contexte particulier d'espace public urbain un héritage raciste et colonial et toute représentation physique ou symbolique ou toute appellation qui dans une logique de reconnaissance ou de célébration renverrait à un discours ou une pratique explicitement discriminatoire donc ce que nous avons fait nous avons toutes les personnes qui auraient participé au déni d'humanité et d'équité qui constituent le racisme et le colonialisme et qui ont place publique dans la ville de Genève ont vu leur nom en fait remplacé par des femmes donc nous avons féminisé tous ces lieux les places les rues et ça fait à peu près deux ans que les deux noms sont là pour un petit peu c'est un peu dans l'esprit vraiment de restituer l'histoire en laissant les deux noms et dans cet esprit de résilience et de transformation c'est donc ça être socialiste quand on voit par exemple chez nous aux outre-mer quand il y a eu des boulonnages de statues la réaction du macronisme qui a été de leur envoyer le GIGN ça pose question alors qu'il suffirait d'une réflexion en fait sur cette violence coloniale qui nous est imposée dans l'espace public d'ailleurs Françoise Vergès qui est bon peut-être assez radicale sur la question a écrit un ouvrage sur ça qui est très intéressant je vous invite à le consulter il y a également un ouvrage identité de genre mécanisme de subalternité et émancipation féminine qui inclut cette idée vraiment de métamorphose évidemment ça ne va pas sans créer un marché économique inclusif et paritaire donc l'aménagement de l'espace public on a tendance à souvent l'oublier les femmes payent aussi leurs impôts et donc ont le droit à participer à la création de l'urbanisme des villes et ça ne ressemble pas à une architecture masculiniste et city park comme on nous la propose un peu partout en ce sens avec la ville de Genève nous avons créé un lieu complètement unique en Europe qui s'appelle la collective et en fait on a regroupé 14 associations féministes dans un seul endroit où il y a aussi des logements des hébergements d'accueil au centre-ville des cafés bibliothèques co-working space des crèches des bureaux un centre culturel pour les migrantes et je vous invite également parce que je ne vais pas rentrer dans le détail des chiffres à consulter ce pamphlet que Cécilia doit connaître dans lequel c'est une petite bible un peu avec beaucoup de chiffres et on peut aussi référer pour comparer un petit peu où nous en sommes en France par rapport aux autres pays européens on n'est pas les pires mais on n'est pas les mieux lotis voilà il y a encore du travail merci beaucoup
merci beaucoup Alima merci beaucoup à toutes d'avoir participé à cette table ronde
et je merci à toutes pour votre participation donc je vous laisse doucement descendre de scène avant de pouvoir laisser la place à la deuxième table ronde animée animée par Laure Bottella alors après avoir parlé de la transition féministe dans les collectivités merci à toutes nos élus sur