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interviewBFM TV (sur YouTube)· 4 juin 2026 7 min

Pourquoi le désarmement du Hezbollah divise le Liban

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

3 mois de guerre et une trève en vigueur depuis le 17 avril. Malgré cela, Israël et le Esbola continue de se bombarder mutuellement. Depuis le [musique] 2 mars, plus de 3412 personnes ont été tuées au Liban et plus d'un million ont été déplacées selon Beyrout.

Parallèlement, [musique] de nouvelles négociations ont lieu aux États-Unis entre les deux parties avec en point d'org l'éradication du Esbola. Un désarmement du Esbola. Perrusbala.

Alors, il y a un grand paradoxe chez les Israéliens, c'est à la fois officiellement je me bats euh au Liban pour me débarrasser du Esbola et pour débarrasser les Libanais dubola. Mais en réalité, dans la manière dont je le fais, je fais tout pour maintenir le Esbola en selle. Ils maintiennent la légitimité de sa cause au sein d'une grande partie de la société libanaise, voire ils amènent une partie de Libanais qui ont pas particulièrement prbola se poser des questions. [musique] Dimanche 31 mai, l'armée israélienne s'empare de la forteresse médiévale de Beaufort et his un drapeau au sommet.

Il s'agit de la dernière prise militaire d'Israël dans le sud du Liban au cœur d'une région dirigée par le Esbola. Le lieu est hautement symbolique puisque l'État hébreu l'a utilisé comme base lorsqu'il a occupé le sud Liban durant 22 ans. Le esbola dont le nom signifie partie de Dieu est l'ennemi désigné par Israël dans cette guerre.

C'est à la fois un parti politique chite et une branche armée considérée comme terroriste par l'Union européenne. L'organisation proche du pouvoir en Iran est soutenu financièrement et militairement par les gardiens de la révolution depuis sa création en 1982. En novembre 2024, Israël et le Esbola ont accepté tous les deux un cesser le feu.

À partir de là de 2024, le Esbola a respecté pleinement son engagement, là où Israël ne l'a pas respecté du tout. Le fait est que au mois de mars, il y a eu l'assassinat donc de Alien ça a été une occasion comme une autre pour annoncer notre grand retour sur le front et ils se sont à nouveau lancés dans la bataille. L'Iran, en guerre avec Israël et les États-Unis, a tout intérêt à garder ce proxy, c'est-à-dire cet allié utilisé pour mener des attaques contre ses ennemis.

Le Esbola constitue une arme stratégique pour Teran. De par sa situation géographique, d'abord situé au sud de Liban à la frontière avec le nord de l'État hébreu, la présence du Esbola constitue une forme de dissuasion vis-à-vis de son ennemi Israël. Le Liban contre son gré est devenu le second front de la guerre.

L'Iran, grâce au esbola répartit ses capacités militaires, réduisant ainsi la pression sur son propre territoire. En cas de désarmement du Esbola, l'influence iranienne risque d'être largement réduite. Son adversaire régional y verrait une victoire et Teran serait beaucoup plus vulnérable.

L'État libanais est le seul acteur sur le terrain bien évidemment qui pourrait, je dis bien en conditionnel, qui pourrait désarmer le Hbouah mais à des conditions. La première bien évidemment condition la plus importante, c'est que l'Iran, la République islamique d'Iran laisse le Hizbouah comme les autres partis libanais négocier avec l'État libanais. Le deuxème scénario que la communauté internationale assume ses responsabilités en accompagnant l'État libanais, en renforçant l'État libanais, l'armée libanaise que on donne la communauté internationale donne tous les moyens à cet état libanais pour entrer dans les rapports de force et par la force des armes le Hizbou.

L'armée libanaise qui tente de maintenir une stabilité dans le pays refuse d'employer la force pour désarmer le esbola malgré la pression exercée par Israël, les États-Unis et plus largement la communauté internationale et ce pour plusieurs raisons. D'un point de vue militaire, le esbola est bien plus puissant que l'armée libanaise. Il compte 100000 combattants selon Hassan Nasrala, ancien chef de l'organisation, soit 20000 soldats de plus que l'armée libanaise.

Les autorités libanaises ne peuvent pas désormais le Sebbola parce que je répète d'un point de vue technique, c'est très difficile. On va pas taper à la porte des gens pour dire "Donnez-moi vos armes." Si si le le Esbola ne veut pas les remettre, il y a pas moyen de les lui de les lui enlever.

Si on veut le faire par la force, on risque des épisodes de violence civile sérieux. À cela s'ajoute son poids politique considérable. Le Esbola a 13 députés au Parlement libanais, ce qui en fait le 4e parti politique du pays dans un hémicycle très morcelé.

Le esbola il beaucoup de sympathisants et c'est aussi toute une partie de la population libanaise qui est contre l'idée de désarmer le esbola qui considère que tant qu'on a pas d'armée libanaise qui est capable de faire le boulot alors il faut que leboll maintienne ses moyens de de défendre le territoire. Un gouvernement, un parti politique qui s'amuserait à à prendre le risque hein d'aller en de manière frontale désarmée le Esbola. C'est aussi elle l'opéra, c'est une équipe qui l'opéra dans les urnes aux élections suivantes.

S'il est très actif sur les volets économiques, éducatifs, culturel ou encore de santé, sa partie militaire est jugée incontrôlable et à l'origine de plusieurs attentats dans le monde, ceux qui divisent le pays. Le président de la République libanais, le premier ministre libanais, les autres partis politiques libanais, la société libanaise, tout le monde a refusé d'entrer dans cette guerre parce que les libanais pensaient que cette guerre n'était pas leur guerre, c'était la guerre d'Israël et des États-Unis contre la République islamique d'Iran. Et donc le Hizbou malgré ce rejet décide unilatéralement pour le compte des Iraniens entraîner le pays en situation de faillite généralisée dans dans cette guerre.

Or, les Israéliens frappent lourdement le Liban et les Iraniens ne réagissent pas. La seule réaction des Iraniens, c'est que on condamne, on demande aux Américains de mettre la pression sur les Israéliens pour stopper cette guerre. Ce que Donald Trump tente de faire en accusant Benjamin Netaniaahu de mettre en péril les négociations avec l'Iran avec ses attaques contre le esbola libanais.

À l'issue de ce 4e cycle de pourparler, Israël et le Liban sont parvenus à un accord de cesser le feu. Le texte prévoit notamment l'arrêt complet des tir du Esbola, le retrait de ses combattants au sud du fleuve l'itanie près de la frontière israélienne, ainsi que la création de zones pilotes placées sous l'autorité exclusive des forces armées libanaises. Si le esbola n'a pas directement pris part aux discussions, il est directement concerné par ses mesures.

Le esbola c'est une partie de la société libanaise. Donc c'est pas juste une question de je veux mourir pour la gloire, je m'entête par une question de c'est mon territoire, Israël est en train de taper mon territoire est en train de tuer les habitants de mon village. Il faut aussi admettre que chez le il y a une rationalité.

C'est on ne veut pas d'Israël au Liban. Ah.