"Le PS fait du chantage" au gouvernement
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:10OuverteRéponse partielle
Votre parti a-t-il vocation à se rapprocher du RN ou du centre pour 2027 ?
- 1:00OuverteRéponse directe
Que vous dites-vous aujourd'hui après la censure de votre gouvernement ?
- 3:00RelanceRéponse directe
Pourquoi Sébastien Lecornu réussirait là où vous avez échoué ?
- 4:00OuverteRéponse directe
Le PS fait-il du chantage selon vous ?
- 5:00OuverteRéponse directe
Qu'attendez-vous du Sénat sur le budget ?
- 7:00OuverteRéponse directe
Quelle est votre position sur le narcotrafic à Marseille ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:00Michel BarnierFait
« Ce qui se décide en cette fin d'après-midi, dans cet hémicycle, ce n'est certainement pas l'issue d'un bras de fer entre l'une ou l'autre des formations politiques et le Premier ministre. »
- 3:00Michel BarnierFait
« Il a compris quelque chose que je n'avais pas compris. »
- 6:00Michel BarnierFait
« La folie, l'improvisation fiscale est absolument insensée. »
- 8:00Michel BarnierFait
« Il y a désormais un parquet dédié au narcotrafic. »
- 10:00Michel BarnierFait
« Il y a peut-être une primaire possible, je n'en sais rien. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Bonjour Michel Barnier. Bonjour. Merci d'avoir accepté l'invitation de France Info.
Bonjour Paul. Bonjour Agotath. On va parler de la ligne de LR.
Votre partie a-t-il vocation à se rapprocher du RN ou du centre qui portera vos couleurs en 2027. On va parler du narcotrafic aussi avec Marseille de nouveau en deiller. Mais d'abord vous êtes resté 3 mois à Matignon.
Vous avez été censuré après le recours au 493 sur le budget de la sécurité sociale. C'était le 4 décembre il y a quasiment 1 an. Nous nous trompons pas d'enjeu.
Ce qui se décide en cette fin d'après-midi, dans cet hémicycle, ce n'est certainement pas l'issue d'un bras de fer entre l'une ou l'autre des formations politiques et le Premier ministre. Je n'ai pas peur. J'ai rarement eu peur dans mon engagement politique.
Voilà, on entendait votre voix ce jour-là, ce jour de la censure. À l'époque, votre gouvernement n'était pas solidaire. C'était la cacophonie à l'Assemblée et puis votre méthode était critiquée quand la méthode de Sébastien Lecornu est saluée.
Que vous dites-vous aujourd'hui ? Il a compris quelque chose que je n'avais pas compris. Est-ce que je peux me permettre avant de répondre à votre question de dire un mot de l'émotion que j'ai eu hier comme beaucoup en apprenant la le décès de Xavier Emmanuellie ?
C'était un un homme que je connaissais. Il avait été ministre soutenu par Jacques Chiraqué. Grand humanitaire grand humanitaire.
Et si le mot fraternité veut dire quelque chose et j'espère qu'il veut dire beaucoup, il en était le visage. Voilà. Il savait Emmanuel que que chaque homme est nécessaire.
Voilà que je voulais dire de but Michel Barnier et ben on a entendu votre message. vous disait est-ce que quand vous voyez que la méthode de Sébastien Lecornu est saluée aujourd'hui alors que vous la vôtre était critiquée à l'époque, est-ce que vous dites il a compris quelque chose que je n pas forcément question de bonne ou une mauvaise méthode, il faut juger sur la durée quand on a le temps pour soi ce qui ne m'a pas été donné en raison de l'attitude, je me permet de vous le rappeler, du Parti socialiste qui 4 jours après ma nomination m'a fermé la porte en disant on votera la censure parce que vous n'êtes pas de gauche et nous avons un engagement avec monsieur Mélenchon que tout premier premier ministre devait être de gauche. que ils vous ont même pas donné une chance.
Non, ils m'ont pas donné une chance et alors que j'étais prêt à discuter, à négocier euh de manière respectueuse et puis le Rassemblement national lui-même a fermé la porte et quand madame Le Pen met ses voix avec celle de monsieur Mélenchon, c'est fini. Donc je c'est pas une question de bonne ou de mauvaise méthode. C'est peut-être une question de bonne ou de mauvaise mesure.
Et puis il faut être très humble. Moi, je souhaite que on trouve le chemin. La France a besoin d'un budget.
Les entreprises, petites et grandes, surtout les petites, ont ont besoin de stabilité, de visibilité. Et pourquoi d'après vous Sébastien le CONU réussi là où vous avez échoué ? Et pour l'instant euh il a réussi et j'en suis heureux à ouvrir un dialogue.
Mais quel est le prix de ce dialogue ? Si le résultat c'est un budget qui décourage décourage tous ceux qui entreprennent, les artisans, les élus, les les commerçants, les entreprises, alors on aura raté l'objectif. Et moi, je C'est ça le budget aujourd'hui.
C'est ça le budget. C'est un mauvais budget. aujourd'hui avec une augmentation des dépenses sociales qui va être porté à 25 ou 27 milliards par rapport à 15 avec des taxes dans tous les sens.
La folie, l'improvisation fiscale est absolument insensée. 40 milliards de hausses d'impôts et puis des des économies qui étaient prévues par le gouvernement qui se sont volatilisées. Oui.
Donc d'un côté comme de l'autre, on aggrave la situation que moi j'ai trouvé qui était déjà très grave et qui s'est aggravé depuis avec un déficit insupportable. Voyez, dans dans toute cette affaire, je pense que euh on pourra peut-être aussi dire un un mot de ce qui se passe autour de nous parce que la France n'est pas toute seule. Il y a une situation très grave en Europe et dans le monde, au proche Orient, en Ukraine, aujourd'hui, monsieur Zelenski est à Paris.
Mais il y a aussi un une grande faiblesse, un grand un grand problème, si qu'on pense pas aux générations futures, je le dis avec l'âche qui est le mien et j'ai pas besoin qu'on me rappelle. Euh on on n' pas le souci des jeunes dans ce pays. On euh euh à la fois pour l'écologie et pour et pour euh les finances, le budget qu'on est-ce qu'il y a face est-ce qu'il y a une façon d'arriver à un compromis avec une assemblée aussi clivée ?
Je pense notamment à la réforme des retraites que vous démontrez. Si chacun se tient de manière responsable et ce que j'observe du Parti socialiste, c'est qu'il est à la fois assez arrogant, en tout cas très assuré de lui-même. On lui a peut-être donner le chemin d'être assuré et qu'il fait du chantage.
C'est pas une négociation actuellement, une négociation à la borne. Peut-être il fallait au bout de la route dire on va faire à la Ellisabeth Borne. Vous voulez dire comment quand vous dites à la borne les Bornes ? pas madame Borne pas mettre des bornes, c'està-dire mettre des des repères dans une négociation que Sébastien Leu a trop cédé au socialist.
On a le sentiment qu'il y a pas de négociation actuellement, qu'il y a une sorte de chantage du Parti socialiste qui a obtenu dès le début qu'on qu'on supprime et et j'ai voté contre cette réforme des retraites qui était insuffisante, imparfaite mais mais nécessaire pour les générations futures. Et puis maintenant, ce sont des impôts dans tous les sens. Donc euh je sens pas de repère, je sens pas de bande de limite à cette à ce chantage.
Mais il y a quand même h députés LR qui ont voté pour la suspension et neuf qui se sont abstenu et 25 qui ont voté contre. Donc votre groupe LR est très diffusé sur Oui. Notre groupe dans sa majorité a voté pour la suspension en cohérence.
C'est ce que j'ai fait en pensant encore une fois aux générations futures. Et ce qu'ils ne l'ont pas fait c'est que dans la discussion il y a de ou 3 ans, il avait déjà émis des réserves sur cette réforme. En même temps, est-ce que Sébastien Lecornu avait le choix ? dit il a trop cédé aux socialistes.
Les socialistes font du chantage, il fallit pas suspendre la réforme. On a toujours le choix. J'ai eu le choix à un moment donné quand madame Le Pen essayait de de faire ce ce chantage, elle aussi en en demandant de plus en plus de mesures qui aggravaient le déficit, j'ai dit ça suffit, j'ai pris mes responsabilités.
Donc, j'ai dit à monsieur le cornu euh que que je soutiens et àquel je souhaite de réussir. Je lui ai dit qu'à un moment donné, notre groupe, en tout cas moi-même, euh avec l'expérience ou le le recul que je peux avoir, je je vais avoir un choix à faire entre le choix de la stabilité qui m'a fait soutenir son gouvernement et souhaité même à l'époque nos ministres reste au gouvernement. Et puis le le choix de refuser un budget qui décourage toute l'activité dans ce pays.
Et qu'alz-vous faire ? Et ben je vais voir résultat des courses. Je ne connais pas le budget final.
Vous ne connaissez pas non plus le budget qui va être sorti du Sénat et je pense que le Sénat va faire un travail salutaire. Je repense à la prédiction d'Edouard Philippe après la dissolution. Il avait dit il ne se passera plus rien dans le pays jusqu'à la présidentielle.
Est-ce qu'on peut encore réformer aujourd'hui ? Faire quelque chose pour le C'est très difficile de réformer de faire de grandes réformes. Donc il faut faire de petits pas ou parfois des pas qu'on enclenche comme on pourra peut-être parler d'arcotrafic.
Voilà, un pas que j'ai enclenché euh sur on peut faire on peut donner des orientations que sur un sujet qui me tient à cœur et et don je souhaite qu'il puisse être poursuivi en 2026, celui de la santé mentale. Voilà des sujets qu'on peut agir mais il y a pas de possibilité de faire grande réforme puisqu'il y a pas de majorité et donc tout ça c'est le résultat d'une d'une dissolution qui est incompréhensible. Qu'est-ce que vous attendez du Sénat ?
Aujourd'hui le budget de la sécurité sociale sera examiné à partir de mercredi. Vous leur dites quoi vos amis sénateurs ? voter comme les députés de droite ou ou faites-vous plaisir des tricoter majorité au Sénat ?
Il y a un président, il y a un présent de groupe pour Mathieu d'Arnaud pour notre groupe qui est le plus important du Sénat puis il travaille avec les autres. qui une majorité très solide et qui je pense va faire un travail responsable en responsabilité et peut-être en dehors du brois de l'Assemblée nationale où je je dois vous dire que l'ambiance que je retrouve puisque j'ai déjà été député là comme nouveau député de Paris et de la 2e circonscription de Paris, je je retrouve cette assemblée. Parfois, je suis très surpris et inquiet.
L'autre jour dans un débat concernant l'Algérie, j'avais le sentiment d'une ambiance préinsurrectionnelle entre l'extrême droite et l'extrême gauche préurrectionnel de de haine, d'animosité qui m'a beaucoup inquiété pour l'état de notre démocratie. Vous avez eu peur qu'ils en viennent au main ? Non, mais je pense qu'il y a c'est la traduction d'un climat et d'une ambiance, d'une haine, d'une animosité qui n'est pas normale dans une démocratie et je pense qu'il faudra très vite retrouver et et de la hauteur et et du respect davantage.
Michel Barnier, vous n'avez pas beaucoup parlé après le départ de Bruno Retaillot dont vous êtes proche du gouvernement. Est-ce qu'il a raté sa sortie ? Non, il a travaillé, il a agi en conscience.
Le sentiment qu'il a eu, c'était un précément un manque de confiance de la part du chef de l'État et du premier ministre. les conditions n'étaient pas là et je vais pas faire de commentaires davantage sur cette décision de quitter le gouvernement. Dommage, allez-y.
Je je devais pas faire de d'autres commentaires. Moi, j'ai confiance dans Bruno Rotaillot, je l'ai nommé ministre, je ne l'ai jamais regretté et aujourd'hui j'ai je l'ai soutenu comme le président de notre famille politique et nous avons un gros travail à faire de reconstruction qui continue. Les élus sont revenus, beaucoup de militants reviennent.
Un travail sur la ligne Michel Barnier parce que depuis que Brunés plutôt que celui du fondement la ligne de Bruno Rotaillot surtout depuis qu'il a quitté le gouvernement elle est assez contestée. Alors il y a eu le psychodrame sur le maintien des ministres contre la ligne du président du parti. Il y a aussi la ligne vis-à-vis du RN et certains dans votre parti déplorent un manque de clarté notamment Xavier Bertrand président de la région des Haut-es France.
Écoutez, il était sur France interre fin octobre. J'appelle les républicains à davantage de cohérence. Notre famille politique, elle a été dirigée par Jacques Cherc, par Nicolas Sarkozy qui ont toujours été sans aucune ambiguïté vis-à-vis du Rassemblement national.
Jamais d'alliance, jamais d'union, pas une voix pour les dirigeants du Rassemblement national. Michel Barnier, est-ce qu'il faut problème avec ça ? Il y a pas d'ambiguïté ni de Bruno Rotaillot, ni de mon côté.
Bah je pense pas une voix à gauche pas le moment, excusez-moi, ce n'est pas le moment non plus de jeter des des excommunions ou des donner des leçons de morale. La ligne de Bruno Rotaillot est clair. Il n'y aura pas il n'y a pas il n'y aura pas d'alliance avec les dirigeants de de qui se trouve sur notre droite à l'extrême droite et les alliés de madame Le Pen.
Mais Jean-François Copé par exemple ou Xavier Bertrand, ils ont critiqué le choix de suspendre les ministres LR alors que LR ne sanctionne pas François Xavier Balami quand il vote une motion de Jordan Bardella au Parlement européen. Est-ce qu'il y a deux poids de mesure ? Quand on se rapproche du centre, on est embêté, mais quand on se rapproche de l'extrême droite, il se passe rien ?
Non, je je veux dire qu'il n'y a pas d'ambiguïté, je viens de vous le dire et j'ai vérifié ce point avec Bruno Rotaillot à cette occasion et et il n'y a pas d'ambiguïté et je veux dire que s'agissant de de l'alliance ou des alliances qu'il va falloir nouer, pour moi, elles sont clairement du côté du centre, des mouvements centristes, il y en a beaucoup avec lesquels nous avons travaillé, avec lesquels j'ai travaillé comme premier, le choix que j'ai fait. au nom de ma famille politique, je me le rappeler, c'était pas un choix personnel et volontaire mais si vous me permettez par rapport à tous ceux qui nous écoutent et qui en ont comme beaucoup de Français ralbol de des querelles de qui n'ont plus confiance dans la politique, pour retrouver cette confiance, il faut arrêter de parler des personnes mais de parler des idées d'abord et des projets politiques. Mais est-ce que vous avez les mêmes idées ?
Parce que vous parlez beaucoup de droite clairire vi vous venez de dire clairement là encore une fois est-ce que vous avez encore une droite est-ce que c'est pas juste une série de trajectoires individuelles qui n'ont plus rien en commun je suis précisément en train de vous dire que il y a des trajectoires, il y a des ambitions, il y en a à gauche, à droite, au centre, il y en a partout des ambitions. C'est légitime. Mais quel projet portent ces ambitions ?
Voilà la question. Et moi, je pense que le moment où nous sommes, au-delà des élections municipales et sénatoriales, c'est un moment utile pour travailler sur le fond et préparer ce que j'ai appelé le pacte pour la France avec sep ou h grands chantiers, notamment celui de l'immigration. Il y a aucune raison de laisser cette question à l'extrême droite.
Il y a aucune raison de laisser l'écologie, une écologie humaniste et concrète aux écologistes, au vert ou à la gauche. Aucune raison de laisser le le la question du travail de côté, le mérite. Voilà. les questions qu'il traité à travers l'élection présidentielle sans doute Michel Barnier très concrètement pardon parce qu'il y a un cas qui qui se présente bientôt à Nice les municipal Éricoti candidat de l'UDR allié de Marine Le Pen face à Christian Estros qui a rejoint Horizon votre parti les LR soutiendra mais nous soutien nous ne soutiendrons pas monsieur Sioti qui a trahi notre famille politique et le parti délibé pour savoir le soutien et les conditions du soutien que nous apportons à monsieur Elrosi.
Mais vous voyez vous me ramenez toujours à des questions de personnes. La ligne politique, c'est pas une question de personne, c'est une question de ligne politique. Qu'est-ce qu'on veut faire pour établir l'ordre aux frontières, dans la rue, dans les comptes ?
Qu'est-ce qu'on fait pour préserver les générations futures s'agissant de l'écologie ou des finances publiques arrêter de tirer des chèqus sur le dos et la tête des jeunes français qui alors qu'on on ne fait pas les efforts qu'on devrait faire au niveau de nos générations ? Et justement, on va parler de l'ordre dans un instant Michel Barnier. On va se demander si la France est en train de devenir un narcoétat après ce qu'il s'est passé à Marseille mais tout de suite il est 8h4.
La France affirmer son engagement à côté de l'Ukraine. Emmanuel Macron reçoit Volodimir Zelenski aujourd'hui à Paris au programme un déplacement sur la base militaire de [musique] Villa Coubl. Visite aussi de l'état-major de la force multinationale Ukraine [musique] que la France et le Royaume-Uni sont en train de mettre sur pied.
Le sommet Chus France aujourd'hui première édition destinée aux investissements français et ce sont au total plus 30 milliards d'euros [musique] d'annonces qui sont attendus. 9 milliards d'eux uniquement dans de nouveaux projets. Ainsi éclairon, le centre français d'hébergement de super calculateur va investir [musique] 2 milliards et demi d'euros en France sur les quatre prochaines années.
Le début du procès du maire de Cholet, 3 ans après un feu d'artifice mortel [musique] dans cette ville du Menéloire, cinq personnes au total comparaissent pour homicides et blessures involontaires. Ce feu d'artifice du 14 juillet [musique] avait causé la mort d'un garçon de 7 ans et de sa sœur de 24 ans. Il avait fait également 12 blessés.
Avec lui disparaît un grand humaniste de notre République, les mot d'Emmanuel Macron après l'annonce de la mort de Xavier Emmanuelli. Le médecin a cofondé, médecin sans frontière, c'est lui qui a inventé le SAMU social. Xavier Emmanuelli [musique] avait 87 ans.
France info le 830 France info. Agath Lambret Paul Larouturou. Merci beaucoup Dianne Ferchit et nous sommes toujours avec Michel Barnier, ancien premier ministre, ancien commissaire européen, député LR de Paris.
On parle du narcotrafic à Marseille Paul. Ouais, un crime d'avertissement. C'est la piste privilégiée après la mort du petit frère du militant écologiste Amine Kessassi.
C'était jeudi en plein jour à Marseille. Le procureur de Marseille, Nicolas Besson, était sur France Inter ce matin. Ce n'est pas la première fois que des victimes totalement étrangères au trafic se produisent, hein, mais c'était le le produit en quelque sorte de balle perdu.
En revanche, là, on a une action délibérée pour tuer quelqu'un qui n'a rien à voir avec le trafic pour pour faire terre vraisemblement son frère, hein. Le procureur de Marseille qui emploie également une expression très forte, il parle de contre sociociété du narcotrafic. Monsieur le premier ministre, qu'est-ce que vous pouvez faire vous tous les politiques contre ce fléau ?
D'abord un mot de compassion et de solidarité que la famille d'Amine Kessi qui est tragiquement et durement éprouvé. D'ailleurs, ce n'est pas la première fois déjà sans précédent, il faut être implacable. Et d'ailleurs, vous dites qu'est-ce qu'on pourrait faire ?
Qu'est-ce qu'on a fait ? Vous êtes en droit de me demander des comptes. Moi un des premiers sujets dont je me suis saisi comme premier ministre, encore une fois je n'ai pas eu beaucoup de temps, c'était précisément celui-ci la lutte contre la criminalité organisée et le narcotrafic.
Et j'ai réuni dans mon bureau le garde des saut Didier Migot, le ministre de l'intérieur Bruno Rotario qui ont travaillé ensemble qui sont allés à Marseille à Marseille annoncer un centre de mesure notamment la création d'un parquet. Il y a désormais un parquet dédié au narcotrafic mais vos opérations XXL n'ont servi à rien. On le voit le FL continue bien sûr mais ça n'empêche pas qu'il y a une détermination nouvelle des moyens nouveaux contre le blanchiment de l'argent.
Vous parliez tout à l'heure de toutes ces plateformes qui permettent de blanchir de l'argent. Le statut des repentis, il y a beaucoup de mesures qui ont été prises d'ailleurs sur la base d'un travail du Sénat. On parlait du Sénat tout à l'heure qui fait un travail utile et quelquefois très sérieux euh très très sérieux avec du recul si je puis dire par rapport au brois général de la politique française.
Et bien sur ces bases, nous avons fait une loi et il y a une loi qui a été votée contre narcotrafic, il faut maintenant l'appliquer. Est-ce que vous avez peur aujourd'hui que ces narcotrafiquants s'en prennent à des hauts magistrats, euh à des responsables politiques directement, à des journalistes comme on l'a vu aux Pays-Bas euh en Belgique et que la France devienne un ar j'allais citer les exemples que je connais assez bien du Belgique ou des Pays-Bas où on voit ces ces réseaux extrêmement puissants euh avec beaucoup d'argent et et sans scrupule qui qui s'en prennent à des responsables politiques. Donc il faut être implacable et il faut que la loi s'applique.
Je crois que nous avons avec cette loi issue du Sénat encore une fois donné au pouvoir public des moyens nouveaux. Il faut que le dernier mot reste à l'État et à la loi. Et nous en reparlerons évidemment sur France Info.
On revient à des questions plus politiques pour la présidentielle. La question de la primaire. On comprend rien.
C'est pas clair chez les LR. À droite Laurent Voquier plaide pour une primaire de Gérald Amanain à Sarah Gnafo. Il a rencontré Eric Zimour pour lui en parler la semaine dernière.
C'est la ligne officielle de LR ça parce que David Linard dit la même chose. Et juste je complète parce que je sais que vous allez me répondre. Dans le Figaro, vous parlez d'un conclave.
Qu'en est-il ? Non, on est tous à la recherche du moyen de se mettre d'accord parce que derrière le projet qu'il faut construire encore une fois d'abord les idées avant de parler des personnes, je permet de la répéter une troisième fois, les idées d'abord, le projet d'abord, c'est à quoi je travaille en ce qui me concerne avec tous ceux qui voudront travailler avec moi et je suis prêt à travailler avec beaucoup d'autres. Euh, j'entendais Jean-Louis Borlot hier évoquer l'enjeu de la régionalisation.
Ce pays va est en train d'étouffer à force de tout centraliser, d'accumuler les normes, les impôts, d'enchevretter d'enchevrer les les responsabilités. Voilà grand les idées sont incarnées par des personnes. Michel Barnier, vous vous ne voulez pas de primaire.
Moi, je pense qu'ils n'auront pas beaucoup de temps et sans doute pas le temps ni les conditions pour réunion à une primaire. Donc je et puis tout vous savez très bien que vous êtes protagonistes parce que il y a très peu de temps entre les élections municipales, sénatoriales et les élections présidentielles et que pour préparer un candidat pour le décider pour le désigner pour qu'il puisse faire campagne, il faut du temps et le temps est court. Maintenant il y a peut-être une primaire possible, je n'en sais rien.
Nous verrons bien si tout le monde veut y participer parce qu'une primaire, je pense à la droite républicaine et au centre. Et puis euh il y a aussi donc vous n'êtes pas contre cette idée, une idée primaire de la droite et du centre. J'ai moi-même participé à une primaire qui n'a pas été un grand succès alors que d'autres primaires dans le passé, notamment en 2017, ont été soutenu par 2 à 3 millions de de citoyens mais avec davantage de temps.
C'est ça que je suis en train de vous dire de manière très très calme et très sérieuse. Il y a peut-être d'autres moyens, j'ai évoqué l'idée d'un conclave qui est réuni parlementaires, au moins tous les parlementaires du de ce qu'on appelait le socle commun de toutes les informations. Vous l'arrêtez où votre socle commun ?
Vous l'arrêtez où votre socle commun ? Non, jearrête aux formations de la droite et du centre. Clair que ça, je vous ai déjà dit cela d'une manière extrêmement claire.
Voilà, vous soutenez toujours Rachidati, vous dites que c'est pas une question de personne mais vous la soutenez pour les municipales alors que les suspendus comme les autres ministres LR restés au gouvernement malgré la consigne de Bruno Rotaillot et alors surtout qu'elle est mise en examen et sera jugée après les élections pour corruption et trafic d'influence dans l'affaire Carlos Gon. Ça ne vous pose pas de problème en terme comme tout le monde a droit à la présomption d'innocence et donc je ne ne jugez pas avant les juges. Je veux simplement dire que je connais bien Rachti.
J'ai d'ailleurs dit depuis longtemps que je la soutiendrai. Je l'ai dit au moment de me présenter à l'élection législative partielle qui a eu lieu au mois de septembre et qui m'a permis de devenir député de Paris. Elle a le elle a beaucoup de punaités, elle a beaucoup de compétences, elle a de l'expérience, on le voit dans le 7e arrondissement.
Et je pense que toutes ces qualités doivent être mises au service de d'une alternance dont les Parisiens ont besoin depuis 25 ans. L'actuelle maire de Paris, Annie Dalgo, estime plutôt, je cite que d'un point de vue moral, ça fait longtemps qu'elle aurait dû abandonner son mandat car quand on est concerné par des affaires aussi lourdes, on prend ses responsabilités. Elle dit aussi, c'était sur RTL, qu'elle n'imagine pas une seconde les Parisiens et les Parisiennes confiés à quelqu'un qui pourrait être démis de ses fonctions.
Écoutez, ça c'est de la polémique, ça ne m'intéresse pas. Je vais pas passer du temps à répondre à un commentaire de madame Idelgo ou d'autres. Ce qui m'intéresse c'est que quel est le projet qu'on porte sur Paris ?
Madame Dati présente des idées intéressantes notamment sur la mobilité, sur la sécurité, sur le respect qu'on doit au piéton, euh sur euh l'ensemble des des prénervations des espaces naturels. Je je trouve que son projet est très très bien construit et utile et je pense qu'elle a la qualité pour votre soutien à Rachid Adati. Bouem sans sal, l'écrivain franco-algérien détenu depuis près d'un an en Algérie, a été libéré mercredi dernier grâcié par l'entremise de l'Allemagne où il se trouve toujours.
Écoutez, Jean- Noël Barreau, ministre des affaires étrangères sur France Interre. C'est un désaveux singlant pour les partisans de la méthode forte de la brutalité et de l'invectif. Je parle de tous ce que j'entends, y compris aujourd'hui après la libération de Bohem Sansal qui continue de minimiser le rôle de la France et de sa diplomatie.
Règlement de compte entre Macroniste et la droite, c'est la méthode Bruno Rotaillot qui est en cause. Ramenez toujours les des les questions à des problèmes de personnes. Je suis très étonné de cela.
D'abord, permettez-moi de rappeler qu'il y a un autre compatriot Christophe GL. Tout à fait que journaliste rappeler parce que vous ne l'avez pas cité mais on va le faire. Il sera jugé le 3 décembre.
C'était ma question. C'est pas une question de personne parce que Jean Noël Barre ce qu'il dit c'est que c'est la méthode Bruno Retaillot qui qui n'a pas permis cette libération. En tout cas, il pointe la méthode de la fermetée par Bruno Barot que j'ai d'ailleurs nommé ministre des affaires étrangères avec l'accord du chef de l'État mettre en cause directement Bruno Rota.
Voilà un an que Wolem Sansal était emprisonné de manière absolument inadmissible. On peut pas mettre en prison des idées et ce qui les porte et la culture. Euh voilà pourquoi nous sommes battus.
Euh il y a pas que ce problème-là avec l'Algérie. Il y en a beaucoup qui exigent une remise à plat. Donc il faut donner une chance à la diplomatie.
C'est ce que nous avons fait. Ce que j'avais d'ailleurs décidé en accord avec le chef de l'État quand j'étais premier ministre. Et puis on a vu que les Algériens n'ont pas n'ont pas été dans cet état d'esprit de coopération.
Tant mieux s'ils le ils le deviennent. Je remercie d'ailleurs le président Stin Mayer, le président allemand d'avoir contribué à cette libération de Boem sans sal et les diplomates français qui ont fait leur travail. On va pas jeter des anathèmes ou donner des bons ou des mauvais points.
Ce qui est important, c'est qu'on remette à plat de manière sincère et respectueuse nos relations avec l'Algérie. Monsieur Barnier, une question rapide avant la question qui qui sera posée ce matin par Agath. Nicolas Sarkozi est sorti de la prison de la santé.
Quelle place a-t-il à droite ? Sachant que David Lisner qui était votre invité il y a quelques semaines qui était à votre place considère qu'il n'est plus une figure tutellaire de la droite. Et vous ?
Mais Nicolas Sarkozi a dit lui-même qu'il abandonnait qu'il ne qu'il ne chercherait plus à avoir une action politique directe. Il l'a dit lui-même. Donc je vais pas dire autre chose.
Ça n'empêche pas ça n'empêche pas l'amitié. En tout cas, je il reste je reste son ami. Ça n'empêche pas souvenir.
Oui, j'ai eu des des contacts avec lui. Je l'ai vu il y a quelques semaines. Je lui écrit au moment de cette épreuve qu'il a subi.
Euh, il a dit lui-même que le droit avait été appliqué. Je ne reviens pas là-dessus. Ça n'empêche pas la mémoire, le souvenir, la reconnaissance.
Michel Barniier comme tous les jours, c'est le moment de la question qui a retrouvé sur les réseaux sociaux de France info aujourd'hui la question qui déjeûne parce que vous devez déjeuner avec François Bairou, autre ancien premier ministre éphémère comme vous. Ce sera mercredi. Vous voulez lancer un club de réflexion des anciens premier ministres d'Emmanuel Macron ? [rires] Non mais on peut mutualiser nos expériences hein.
François Verou a été un premier ministre. Il a d'ailleurs fait le même diagnostic que moi sur le budget, sur le déficit dont on parle pas beaucoup actuellement. Je me perd de vous le dire.
Euh moi je voulais réduire le déficit de 1 %. François n'y est pas arrivé. Euh le déficit est aggravé.
Ce sont des dettes sur la tête de nos enfants. Je trouve que ce n'est pas responsable. On va au moins parler de ça et puis peut-être du reste puisque je vous ai dit que mon souci c'était de contribuer à ce qu'il y ait un candidat commun pour la droite républicaine et le centre aux élections.
Lans votre livre ce que j'ai appris de vous chronique pour demain. Mais est-ce que c'est un déjeuner pour refaire le monde ou pour constater que le monde vous écoute plus trop tous les deux ? Je sais pas si le monde nous écoute.
Vous verrez bien si le monde nous écoute ou pas. C'est pas à vous de le dire, c'est aux électeurs, aux citoyens de le dire. Moi, je viens d'être élu député, donc je je j'ai une légitimité politique.
Je crois qu'il faut être humble. Je crois pas qu'il faille donner des leçons. On peut-être ajouter l'enthousiasme, l'énergie qu'on a quand on est plus jeune et qu'on peut garder quand on est plus âgé avec l'expérience.
En tout cas, nous avons cette expérience d'un gouvernement difficile avec une majorité impossible. Et voilà pourquoi il faut tout faire dans ce pays avec les les Français qui méritent qu'on se batte pour eux. Il y a tellement d'énergies positives, on le voit aujourd'hui avec Chus France euh la création d'entreprises françaises, d'énergie sur le terrain, dans les territoires, dans les petites et moyennes entreprises, chez les agriculteurs, il y a tellement d'énergie positive dans ce pays que ça mérite qu'on se batte pour lui.
Voilà ce que je pense. Et ça vaut bien un déjeuner. Merci beaucoup Michel Barnier d'avoir répondu aux questions de France info.
Merci beaucoup Paul. On se retrouve demain. Vous restez avec nous dans un instant.
Ce sont les informés avec Renault.
Michel Barnier