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interviewBFMTV· 6 avril 2025 41 min

Marine Le Pen, Donald Trump… Le débat entre Jean-Philippe Tanguy et Maud Bregeon en intégralité

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

de vision de la France à mes côtés justement Beau de Bregeon bonjour vous êtes députés ensemble pour la République ancienne porte-parole du gouvernement Jean-Pil Tangiy bonjour merci d'être avec nous député du Rassemblement national alors on va voir vos deux visions, vos positions sur les différents sujets qui nous concernent mais comme tout bon débat ça va commencer par un tirage au sort pour savoir qui va députer Jean-Philippe Tangui de Bregeon j'ai la pièce dans les mains. Pile face qu'est-ce que vous préférez mot de Brejon ? Allez pile.

Allez et ben c'est face. Ça sera donc pour Jean-Philippe Tangy, je suis désolé. On va commencer comme cela et puis bien sûr un temps de parole qui est contrôlé en régie notamment par Sylvain, notre rédacteur en chef pour que ce déf se fasse dans les meilleures conditions et également d'égalité.

On le disait, un grand rassemblement qui a amorcé évidemment cette semaine politique rassemblement dans le 7e arrondissement auquel appelle le rassemblement national 6 jours après la condamnation de Marine Le Pen à 5 ans d'inéibilité. Pour l'instant, ça veut dire que Marine Le Pen en l'État ne peut pas se présenter à la prochaine élection présidentielle. Jean-Philippe Tangi, le mot d'ordre du meeting, c'est sauvons la démocratie.

Est-ce que ça veut dire que parce que la justice s'applique, la démocratie est en danger ? Mais la vraie question, c'est est-ce que la justice s'est vraiment appliquée dans de bonnes conditions, dans des conditions impartiales ? Est-ce que Marine Le Pen a été jugée comme une française parmi les Françaises ou parce qu'elle était la première opposante au système depuis 20 ans ?

Je suis rassuré par les interventions très nombreuses de juristes, avocat, ancien magistrats, l'ancien secrétaire général du conseil constitutionnel, monsieur Chuttel, d'anciennes membres, des membres honoraires du conseil constitutionnel comme madame Lenoir, des opposants historiques du Rassembl national comme l'ancien président de la LICRA, monsieur Jacubovic qui tous disent que le fond du jugement n'est pas un jugement en droit, que c'est un jugement politique et je le regrette parce que les Françaises et les Français évidemment ont besoin et nous avons tous besoin d'une justice parfaitement apolitique qui rend une justice au nom du peuple de tout le peuple français et pas seulement d'une partie. Ce rassemblement debon aujourd'hui il vous pose problème ou pas ? Rassemblement pour la pour sauver la démocratie dit Jean-Philippe Tangui je n'enlève à personne et à aucun parti politique le droit de manifester le droit d'appeler au rassemblement.

En revanche, force de constater, et c'est ce qui me frappe. On a aujourd'hui l'illustration de deux visions radicalement opposé et de deux visions radicalement opposées des institutions. D'un côté, le Rassemblement national qui ne fait pas que critiquer le jugement qui a été celui de lundi, ça c'est votre droit, mais qui jette l'au propre sur l'ensemble de l'institution judiciaire et de la justice.

Je regardais d'ailleurs le tracte d'appel au rassemblement du Rassemblement national qui parle de démocratie exécutée qui dit "Ce n'est plus le gouvernement des juges, c'est la dictature des juges." Et c'est bien ce que moi je vous reproche au fond, c'est de pointer du doigt l'institution judiciaire dans son ensemble bien au-delà du jugement qui a été prononcé et de pointer du doigt l'ensemble des juges en quelque sorte de poser une cible dans le dos des juges et on voit que certains ont subi d'ailleurs des menaces. Et puis de l'autre côté, on a la famille politique à laquelle j'appartiens qui pense que la justice n'exécute pas la démocratie.

Nous, on pense que la justice protège la démocratie et que la démocratie, c'est précisément le respect de l'état de droit et de la chose jugée. Voilà. Et donc c'est un contrat.

C'est deux visions radicalement différentes. Je pense que c'est aussi ça qu'on puisse avoir au fond une forme d'éclaircissement et de mise au point. Aujourd'hui, vous placez une cible dans le dos des juges.

Qu'est-ce que vous lui répondez ? Non, je regrettais que monsieur d'Armanin euh lundi le mardi pardon, quandque je l'ai interrogé sur la nature du jugement euh et menti ou peut-être ne le savait-il pas, mais enfin ça m'étonne de lui. Euh que j'avais personnellement et d'autres soutenu euh les juges contre euh les insultes, contre les attaques.

Euh monsieur Darmanin fait croire qu'on ne soutenait pas les juges. C'est faux. Évidemment, nous soutenons les juges contre toutes les menaces et nous demandons, et nous l'avons d'ailleurs régulièrement demandé, des mesures plus fortes d'ailleurs pour protéger tous ceux qui sont déposita de l'autorité publique dans notre pays.

Malheureusement, ça n'a pas été voté mais il me semble que vous n'étiez pas forcément contre vous à titre personnel, le renforcement des peines quand ça touchait les forces de l'ordre des magistrats ou un certain nombre de fonctionnaires. Donc c'est pas le sujet aujourd'hui. Le sujet c'est est-ce que un certain nombre de magistrats confondent leur rôle démocratique constitutionnel avec un combat politique ?

Je regrette par exemple que votre famille politique n'est pas condamné aux dernières élections. Le syndicat le le communiqué de presse du syndicat de la magistrature qui représente entre 25 et 35 % des magistrats qui sans aucune ambiguïté appelle l'ensemble des juges, procureurs, greffiers et tout le personnel lié à l'autorité judicière d'entre pays à faire barrage au rassemblement national comme il avait fait d'ailleurs 10 ans avant contre Nicolas Sarkozi. Ce n'est pas une attitude normale.

Je pourrais vous citer l'affaire Fillon qui quand même a donné lieu au sein de l'Assemblée nationale à une audition de l'ancienne procureur du parquet national financier qui avait dit sous serrement qu'elle avait reçu des pressions et des menaces de son de son de sa hiérarchie pardon aussi bien sa hiérarchie politique que sa hiérarchie judiciaire transmise au conseil supérieur de la magistrature qui est censé faire le ménage appliquer la discipline au sein de la magistrature et qui n'a donné lieu à aucune réforme et même à aucune sanction. Donc soit cette euh ce cette procureur avait menti sous serment euh devant l'Assemblée euh soit euh le Conseil supérieur de la magistrature a enterré l'affaire. Mais on peut pas dénoncer des pressions sous serment à l'Assemblée nationale au sein de la magistrature, des pressions politiques.

Puis euh euh que l'autorité chargée en charge de la discipline explique ne s'est rien passé. Je veux dire le fond de ma pensée, Jean-Philippe Tangi, je pense que vous vous rendez compte que vous êtes allé beaucoup trop loin lors des heures et durant les heures et les jours qui ont qui ont suivi la la décision de lundi. Vous êtes en train au fond de bifurquer en parlant de cas particuliers dont on peut discuter et on peut et des cas importants et on peut complètement en débattre.

Mais reconnaissez que dans les jours qui ont suivi la décision lundi, mardi, mercredi, vous n'avez pas ciblé des cas particuliers. Vous n'avez pas expliqué des anecdotes, vous avez ciblé l'institution judiciaire dans son ensemble et vous vous êtes pris à l'ensemble des juges. Euh je je vois bien que là non mais il y a une volonté probablement de modifier un peu l'axe de défense.

Euh il est probable que vous preniez aussi conscience que une majorité de Français n'adhèrent aujourd'hui pas au discours qui a été le vôtre en début de semaine. Euh donc il y a il y a une modification de la défense de votre part. J'entends un changement de discours, mais le discours que vous avez tenu, vous monsieur Bardella, madame Le Pen et vos collègues à l'Assemblée nationale, c'était un discours qui euh portait le discrédit sur l'ensemble de l'institution judicial et et c'est ce discours que je trouve moi extrêmement dangereux parce que je pense que lorsqu'on aspire aux plus hautes fonctions et en l'occurrence lorsqu'on aspire à diriger l'État, on doit être garantir et du respect des différentes et du et du respect des différentes institutions.

J'ai parlé deun forme de trumpisation dans le discours. Euh et d'ailleurs les faits de ces derniers jours euh m'ont plutôt donné raison puisque je constate que vous avez eu le soutien euh dans ce discours extrêmement dur à l'encontre de l'institution judiciaire de monsieur Trump, de Jay Vens, le vice-président de Donald Trump, de monsieur Orban. Bon alors, j'ai envie de vous dire, on a les amis qu'on mérite mais ça dit bien quelque chose de la tonalité du discours qui a été la vôtre et moi, j'entends beaucoup de Français qui ont pu être choqué par ce discours là ou en tout cas qui n'adhèrent pas à une telle radicalité.

Voilà. Mais n'utilisez pas le soutien de monsieur Trump dans ce débat. Il n'est pas venu, nous l'ous ne l'avons pas sollicité.

Et l'amitié ? Non mais c'est pas qui me dérange, c'est qu'en fait moi vous savez que je suis souverainiste, ça vous pouvez pas me le retirer. Bon, vous savez bien que moi les opinions des gouvernements étrangers sur le destin de la France, je pense que ça ne nous regarde pas et qu'on a pas en tenir compte et monsieur Macron à de nombreuses reprises c'est comment dire prévalu de lien d'amitié personnel même avec monsieur Trump si le restaurant à la tour Effel comment dire l'invitation à Notre Dame très chaleureux même la personne comment dire le le la vie comment dire les deux couples les deux couples non non ils se sont rencontrés ils ont se sont prévalu une relation personnelle ce que fait d'ailleurs monsieur Macron avec presque tous les dirigeants du monde. que nous nous dites pas que c'est nous qui sommes amis avec monsieur Trump, tous les Françaises qui nous regardent et tous les Franis.

Mais non, ça nous fait pas honte. Mais non, mais moi je je suis contre les ingérences étrangères queles qu'elles soient. J'ai toujours été contre.

C'est à l'origine de mon engagement politique. Donc, je vais pas changer d'avis là-dessus. Je courage mais non, mais c'est une preuve qu'il y a pas une personne qui nous regarde qui pense que le soutien du Cremelin nous a soutenu.

Voilà, ça nous a pas aidé une seule seconde, bien au contraire. Bon, ça ça a été utilisé. Ben je sûr, c'est une algérance.

Ça nous a d'ailleurs été reproché par tous nos adversaires politiques depuis une semaine. Donc merci du vous êtes allé les chercher ces soutiens puisque aller puisque on on a constaté que vous aviez vous aviez vous aviez demandé euh à un certain nombre de dirigeants européens monsieur Urban et d'autres euh des mots de soutien pour le meeting de cet après-midi. On pas cherché de soutien, je ne sais pas de quoi vous parlez madame Brégon.

On n'est pas allé chercher le soutien de monsieur Poutine. C'estàd le soutien de monsieur Poutine, il s'est exprimé alors que le jugement était même pas rendu. Bon donc je non je je vois pas de quoi vous parlez là mais revenons sur le fond.

Vous avez dit on a changé de discours. On a absolument pas changé de discours. Ben c'est moi qui posait la question mardi donc je sais ce que j'ai dit.

Oui, je vous ai entendu. Bah oui, beaucoup de j'ai vu que ça avait réagi par beaucoup de brois. Peut-être pas tout entendu tellement j'ai été couvert d'injure d'agonie de nos de nos confrères et collègues.

Euh je n'ai pas dit les juges, j'ai parlé d'un carton de juges et de procureur. Donc c'est bien une partie de cette magistrature qui s'oppose à la démocratie. Les exemples que je vous donnais, vous avez pas voulu répondre, c'est votre choix, mais ce sont des exemples précis qui montrent un problème.

Quand je dis qu'il y a 25 à 35 % de la magistrature qui est politisé dans un syndicat qui veut faire barrage au rassemblement national mais même à monsieur Sarkozi, c'est une partie de la magistrature. Je n'ai pas remis en cause l'ensemble des magistrats d'ailleurs et j'ai même salué, c'était ma première intervention ici, qu'un certain nombre de magistrats avaient eu honoraire ancien magistrat avait eu le courage de prendre la parole pour dire que ce jugement sur le fond n'allait pas. En fait, je remets pas en cause votre propre intervention de mardi à la limite euh et et la euh les interventions du Rassemblement national ne se résument pas à la question au gouvernement que vous avez posé mardi.

Mais enfin, chacun voit bien que en ce début de semaine et depuis quelques jours, il y a eu un discours à l'encontre de l'ensemble de l'institution judiciaire. Pardon, on est un peu en boucle mais lorsque dans lorsque dans lorsque dans l'autre acte de mobilisation on parle de dictature des juges, on on s'attaque bien à l'ensemble des juges et à l'ensemble de l'institution. Et ça c'est un discours qui encore une fois je le dis fait mal à la démocratie.

Et vous ne devriez pas vous ne devriez pas de là où vous êtes de l'Assemblée nationale alors même que madame Le Pen prétend encore et elle est présumée innocente, moi je je respecte l'état de droit jusqu'au bout. J'essaie d'être cohérente euh encore accéder aux plus hautes fonction antiépublicain mais c'est un discours qui fait du mal à la démocratie. Voilà, certains discours qui fait du mal aux fondamentaux de notre République.

Et je pense que même si cette décision a pu générer chez vous, vous auriez dû contenir ce discours et ne pas revenir au fond à ces pulsions euh antidémocratiques. Encore une fois, extrêmement extrêmement dangereuse. extrêmement dangereuse et vous en tenir peut-être à la critique de la décision de justice.

On a le droit de critiquer une décision de justice en démocratie. Je le redis on ne s'entend pas à l'ensemble de l'au brojon. Il y a un gouvernement que vous soutenez euh ce socle commun, il y a un ministre de l'intérieur qui s'appelle Bruno Rotaillot qui a dit qu'il était, je cite, objectif de dire qu'il existe des juges rouges sous-entendu d'extrême gauche.

Et ben, je ne reprendra je ne reprendrai pas ces propos à mon compte parce que je considère que dans la séquence qu'on est en train de vivre, les tenir dans la séquence qu'on est en train de vivre, c'est alimenter le procès que le Rassemblement national tente de faire à l'institution judiciaire. Pour autant, les propos de Bruno Rou sont dangereux pour la démocratie également. Est-ce que les propos de Rota sont dangereux pour la démocration ?

Répond. Mais d'abord, je vais terminer mon propos. Pour autant, je comprends que monsieur Rota comme d'autres pointe du doigt des cas particuliers dans lesquels il y a un manque d'impartialité et ça je suis complètement prête à l'entendre.

Mais entre dire, il y a parfois des juges qui manquent d'impartialité et qui ont un engagement politique probablement trop affirmé au regard de leur responsabilité et dire de l'autre côté, il y a une justice euh dans sa globalité qui euh je le redis euh est une dictature avec une démocratie exécutée. Pardon, c'est pas complètement la même chose. Je repose ma question.

Est-ce que les propos de Bruno Rotaillot sont dangereux pour la démocratie ? Les propos de Bruno de Bruno Rotayo pardon, ne sont pas dangereux pour la démocratie. Mais je ne repends pas je ne reprends pas ces mots à mon compte parce que j'estime que euh au regard des convictions qui sont les miennes et encore une fois au regardat que nous a confié le peuple français, notre devoir dans ce moment et qui est euh sensible hein, qui est complexe pour la vie politique française quand le RN le dit, c'est dangereux pour la démocratie.

Quand c'est Bruno Rota c'est pas dangereux pour la démocratie. Mais c'est pas c'est pas la même chose. Pardonnez-moi.

Je disais à monsieur Tangiy qui citait un certain nombre d'exemples que j'étais prête à entendre ces exemples euh que je ne connais pas tous pour être très honnête mais j'accepte sur le principe complètement dans le disc. Mais c'est ce que vous avez dit les juges rouges non ? Ah bah le syndicat de la magistrature c'est ce qu'on peut appeler les juges rouges.

C'est même des juges anarchistes parfois. Mais donc vous partagez les bons notariot vous. Oui vous partagez n comme souvent monsieur on parle et monsieur Retail suit.

Ça c'est pas la première ni la dernière fois ni la dernière fois. Non mais vous vous êtes encore une fois, je le redis, attaqué à une institution dans sa à une à une institution dans sa globalité et vous vous attaquez à cette institution dans sa globalité parce que le rendu du jugement en première instance de lundi dernier ne convient pas à madame Le Pen. La vérité des choses.

Si madame Le Pen avait été blanchi lundi dernier, vous auriez un discours radicalement différent aujourd'hui. Vous savez bien. Non, je ne crois pas parce que il y a deux choses différentes.

Non mais je vais vous je vais essayer de vous couvre enfin de vous couvre en tout cas de débattre de l'inverse. Le concept de de dictature des juges ou de gouvernement des juges euh c'est un concept politique qui est ancien et vous je si je peux me permettre je pense que dans ce tracte voulu confondre notre critique du fond sur le jugement de fond et notre critique de ce qu'on appelle le gouvernement ou la tyrannie des juges. Qu'est-ce que c'est ? que nous considérons qu'en démocratie, les juges dans la tradition française, ce que disait Montessque, doit rester la bouche de la loi.

Qu'elle doit rester une interprétation stricte du droit tel que l'a écrit le pouvoir législatif. Depuis la construction européenne, je vais essayer d'aller rapidement, les juges ont pris une tradition anglo-saxonne et interprète de plus en plus le droit que tous les deux nous écrivons à l'Assemblée nationale pour faire leurs propres normees, pour faire des jurisprudences exorbitantes de ce que nous avons écrit à l'Assemblée nationale et parfois prendre un pouvoir au sein de notre République qui n'est pas celui que les Français et les Français ont voulu avec le général de Gaulle qui disait lui-même la seule cour suprême c'est le peuple. Quand les juges interprètent un certain nombre de droit de loi européenne, de norme européenne contre le droit français, donc c'est à vous de modifier la loi en tant que législateur, mais ça c'est pas la loi malheureusement, ce sont les traités européens qui ont autorisé cette dérive et ce gouvernement des par exemple, prenons un exemple pour que tout le monde comprenne.

Dans la tradition anglo-saxonne, par exemple, aux États-Unis, ce sont les juges qui décident si l'avortement est légal ou pas dans l'ensemble des États américains. Ça, c'est la conception américaine. Ce ne sont pas les parlementaires du Congrès qui ont voté une loi sur le statut de l'avortement au niveau fédéral.

C'est les juges. Ils ont dans les années 70 décidé que c'était possible. Ils ont changé d'avis récemment et je le regrette rendant comment dire l'avortement possiblement illégal dans certain nombre d'États.

En France c'est pas ça. En France c'est pas les juges qui décident si l'avortement est légal ou pas. C'est le parlementaire.

On aurait pu ce n'est pas notre tradition. Et là par exemple dans le jugement de fond pour donner cet exemple là le la juge n'ont pas appliqué la loi par exemple ils ont décidé non ben je finis j'ai ils ont décidé que la loi sapin qui a été votée après les faits devait s'appliquer dans son esprit au fait précédent c'est complètement contraire justement notre opposition un autre exemple dernier que notre opposition à la construction européenne devait nous être reproché et aggraver notre peine ça n'existe dans aucune loi français justement dans le Peut-être qu'on va être pour s'opposer à l'Union européenne dans le fait de possiblement modifier la loi, il y a quelqu'un qui s'appelle Éric Sioti qui justement dit il faut modifier la question de l'exécution proviseur, c'està-dire que cette peine qui est applicable immédiatement. Il dit que dans la niche de son groupe, il va déposer une proposition de loi pour mettre fin à l'exécution provisoire.

Ma brojon, vous voterez cette proposition de loi ? Non, je suis fermement opposée à cette proposition de loi qui est d'ailleurs proposée à l'initiative indirecte du Rassemblement national avec deux objectifs. Le premier objectif, c'est de discréditer la décision de lundi dernier et le deuxième objectif, c'est de permettre à Madame Le Pen de contourner ou d'arranger une affaire judiciaire qui ne lui convient pas pour sa son propre avenir politique.

Et j'en veux pour preuve les déclarations de monsieur Tangy qui disait mardi je crois après les questions au gouvernement que cette loi serait rétroactive et qu'elle permettrait donc à madame Le Pen de contourner en quelque sorte ce n'est pas vos mots mais c'est les miens la décision qui a été prononcée lundi. Et ben moi je considère je considère qu'on ne légifère pas comme ça. Je considère qu'on ne légifère pas pour arranger les affaires judiciaires d'une responsable politique.

Je considère qu'on ne légifère pas sous le coût de l'émotion. Peut-être que parfois on a tendance à le faire, mais je crois que c'est une erreur de toute façon de façon générale et j'attends à ce que le socle commun, Renaissance, modem horizon, la famille politique à laquelle j'appartiens et un positionnement extrêmement clair sur ce sujet. Vous noterez que François Beou n'a pas un positionnement très clair ce matin chez nos confrères du Parisien.

Il dit, je cite qu'il n'est pas député, c'est au Parlement que ça se discute. Et bien, j'attends du gouvernement et du premier ministre qu'il ait une position extrêmement claire sur la proposition de monsieur Sioti en s'opposant à cette proposition loi encore une fois de façon expliquée et nette parce que cette proposition de loi n'a pour objectif que le discrédit d'une décision de justice prononcée et une facilité donnée à madame Le Pen face à l'institution judiciaire. Qu'est-ce que vous v sur cette question ? une facilité.

Il y a deux choses différentes. L'exécution provisoire, d'ailleurs, monsieur Berou, d'après la presse, l'a dit à une réunion mardi matin, ça n'existe qu'en France. Voilà, c'est une exception française et ça a pris un problème de droit.

Pourquoi ? Madame Barge, notre députée et ancienne maire de Motoban a été condamnée à être inéligible avec les exécutions provisoires, a perdu son mandat de maire de Motoban. 2 ans plus tard, en appel, elle a été et en cassation, elle a été reconnue innocente.

Donc, elle avait perdu son mandat et c'est un préjudice irréparable. C'est-à-dire qu'en fait l'exécution provisoire supprime la présemption d'innocence. C'est pas du tout la même chose que l'appel parce que vous dites ça arrange les affaires de Marine Le Pen.

Marine Le Pen sera donc jugée en appel avec de nos autres amis en euh à l'été 2016, même s'il y a pas d'exécution, si l'exécution provisoire entre les deux euh disparaît parce que la loi aurait été votée en théorie. Évidemment, euh si madame Le Pen devait encore condamné, ce que je ne pense pas puisqu'elle est innocente évidemment des faits qui lui sont reprochés, et bien le qu exécution provisoire ou pas ne l'empêcherait pas d'être condamné sur cette affaire. Donc vous êtes pas de très bonne foi dans cette histoire parce que l'exécution provisoire c'est juste de maintenir la présomption d'innocence et ça concerne tous les Français et tous les Français pas seulement Marine Le Pen.

Et ça posait un problème avant Marine Le Pen. Je vous ai présenté l'exemple de madame Barg et monsieur Falco euh maire Hèire de Toulon qui a perdu son mandat alors qu'on sait pas encore s'il est définitivement euh euh condamné. Donc si vous voulez, moi j'appelle à ceux qui nous écoutent, imaginez euh vous êtes par exemple médecin, euh vous êtes condamné euh à à ne plus pouvoir exercer votre métier pendant 2 ans et en fait vous étiez innocent et donc pendant 2 ans, vous êtes privé de votre métier euh alors que vous n'avez pas faire valoir vos droits.

Donc là, le principe c'est que tout le monde soit jugé pareil, c'est pas du tout une exception. Je pense qu'on ne fait pas, je le redis, je pense qu'on ne fait pas une loi qui est une loi de circonstan euh monter monter de toute pièce par un allié de Madame Le Pen pour arranger les affaires de Madame Le Pen. Et je pense que les Français ne comprendraient pas qu'on puisse être dans cette démarche là.

Euh je crois et je je suis convaincu qu'être dans cette dans cette démarche-là euh faire une loi adoc euh pour répondre à la condamnation de madame Le Pen, renver une image absolument dramatique de l'Assemblée nationale et des députés que nous sommes. Ensuite, est-ce qu'on peut mener est-ce qu'on peut mener une réflexion sur la question de pardon de la de l'inéibilité et de et de l'application immédiate en matière civile, en matière pénale peut-être, mais on ne le fait pas à chaud, on ne le fait pas sous le coup de l'émotion. Et on voit bien en l'occurrence, pardonnez-moi, personne est dupe cette proposition de loi, elle est proposée par monsieur Sioti.

Monsieur Sioti est un allié de Madame Le Pen. L'annonce de cette du dépôt l'annonce du dépôt de cette proposition de loi se fait le mardi lors des questions au gouvernement lors d'une question qui traite de la condamnation en première instance de madame Le Pen et monsieur Tangi vient nous dire ensuite que ce sera rétroactif et que ça permettra à Madame Le Pen de peut-être être candidate de la loi pénale vous avez parfaitement le droit vous avez parfaitement le droit de déposer cette proposition de loi ma position elle est de dire que du fait de l'exemplarité que les Français attendent de nous et du lien qu'on doit retisser entre les élus et les citoyens, il serait incompréhensible de voter une loi qui vienne encore une fois arranger les affaires judici d'une responsable politique que soit Marine Le Pen ou d'aut Bréon en parle dans un instant et on verra aussi vos deux visions qui se posent sur la question de la réponse à apporter à Donald Trump et bien sûr ses rassemblements prévus cet après-midi. Vous restez dans BFM politique.

On se retrouve dans un instant. BFM TV, BFM politique, Guillaume d'Art. Vous êtes bien sur BFM politique qui amorce une journée spéciale sur BFM TV.

Ça a tout du coup d'envoi de la prochaine présidentielle. Vous voyez en haut à l'image les rass le Rassemblement national qui appelle ses soutiens à venir soutenir Marine Le Pen après sa condamnation. place de République, c'est la gauche qui se rassemble justement pour défendre, je cite l'état de droit et c'est François Bayerou à droite qui est en train de s'exprimer à la tribune du rassemblement de Renaissance.

Gabriel Atal et Édouard Philippe prendront la parole également. Ce sera à suivre dans l'après-midi sûr sur BFM TV. Plusieurs visions de la France et deux particulièrement qui s'opposent ce matin dans BFM politique puisque je reçois Ma Brejon ancienne porte-parole député ensemble pour la République Jean-Philippe Tangui du Rassemblement national qui est avec moi.

Alors on tient les compteurs en régie. Vous avez une petite minute d'avance Maot Bregeon. On va donc avancer par une question à Jean-Philippe Tanguy.

On voyait ces trois rassemblements ce matin chez nos confrères du Parisien. Le Premier ministre François Baïou explique, je cite qu'il n'est soin ni souhaitable quand il évoque le Rassemblement national qui convoque qui appelle les militants à se rassembler. Ni sain ni souhaitable ce rassemblement puisque nos institutions organisent à la fois la séparation des pouvoirs et la protection de la justice dit le premier ministre.

Qu'est-ce que vous en pensez de ces propos ? Bah j'en pense que monsieur Berérou a sans doute l'habitude de présenter la deuxième joue. Nous c'est pas notre genre.

Voilà. Donc Marine Le Pen, c'est une lionne et quand on vient la chercher, on la trouve, donc elle se défend et nous allons pas nous laisser attaquer en silence. Donc c'est un meeting, c'est un rassemblement de soutien parfaitement démocratique, parfaitement républicain, tout à fait pacifique évidemment, c'est quand même triste qu'on en soit à devoir le préciser.

Alors que dans toute l'histoire du Rassemblement national, il n'y a eu aucun jamais aucune remise en cause des institutions évidemment. Donc tout ça c'est n'importe quoi. Voilà.

Bon, on a voulu aussi faire peur aux Français. De toute façon, c'est un peu malheureusement la marque du fabrique du système depuis 20 ans. C'est toujours utiliser la peur.

La peur pour gouverner, la peur pour faire terre, la peur pour mobiliser une partie des Français contre les autres. Voilà, la peur tout le temps. La peur, la peur n'est pas un projet politique.

La peur divise. La peur est toxique pour notre société et j'espère que nos compatriotes ne sont plus dupes de cette théorie de la peur qui sur tous les sujets essaie de d'étouffer le débat. Et donc si on en croit le sous-titre du meeting auquel vous allez vous rendre pour euh le justement le rassemblement de Renaissance MoJon, vous avez en face de vous la défenseuse de l'état de droit.

Oui. Bah au moins voilà, c'est très très modeste mais je suis sûr que madame BR sera un peu plus humble que monsieur Atal. Voilà ça ça fera différence rappelle à l'indurrection quasiment.

C'est ce que dit François Baou meting cet après-midi. Non mais on n'est pas obligé. Attendez.

Oui. Non attendez on jugera sur pièce. Je peux redire ce que j'ai déjà dit.

Ce qui me choque et ce qui me pose problème, c'est les propos de tenus par le Rassemblement national depuis ce début de semaine. Que des que des partis ou des organisations se réunissent et appel à la mobilisation, c'est leur droit. En revanche, je suis très inquiète quand je vois que le Rassemblement national mobilise sur l'argument de la dictature des juges parce que ça n'occure rien de bon sur ce qui sera dit cet après-midi.

Mais encore une fois, nous jugerons sur pièce. Alors justement, on va voir ça également un peu plus tard dans l'émission parce qu'on reviendra bien sûr sur sur ces rassemblements, mais je disais aussi à la tribune, on le voit sur la question de la justice, sur la question des juges, mais plus largement sur la question de l'économie et de la situation internationale. Ce sont plusieurs visions de la France et du monde qu'on va voir en direct bien sûr sur BFM TV cet après-midi s'affronter et dès un instant sur ce plateau.

Il y a eu un événement mondial qui a marqué tous les esprits. Ça a été un tremblement de terre selon les les termes mêmes de François Bairou ce matin dans le Parisien. C'est cette annonce de Donald Trump qui a augmenté les droits de douanes pour quasiment euh le monde entier, plus 20 % pour les produits importés justement de l'Union européenne.

Alors la réponse, elle doit être française ou européenne ? Jean-Philippe Tangui ? Mais elle sera européenne de fait, puisque la politique commerciale de toute façon a été transférée à l'Union européenne avec le peu de succès que l'on sait.

Malheureusement d'une chose déjà, le fait que monsieur Trump fasse des décisions. Mais où est la surprise ? Il l'a annoncé pendant toute sa campagne.

Il l'avait déjà fait quand même avec des proportions moindres mais quand même avec une remise en cause des accords de libre échange avec le Mexique et le Canada sous son premier mandat. D'ailleurs, monsieur Biden n'avait pas remis en cause ses décisions et là il avait annoncé ses décisions. Donc moi, je ne comprends pas avec la personnalité de monsieur Trump telle que qu'on connaît, ce sont deuxième mandat, c'est pas on découvre pas le personnage.

Il fait ce qu'il avait dit. Bah oui, bah ça fait de 3 mois qu'il fait ce qu'il avait dit. Alors on peut le regretter, on peut le déplorer.

Le problème c'est pourquoi on a rien préparé. Quand je vois que l'Union européenne ressort des mesures qu'on avait déjà appliqué avant qui sont des mesures ridicules, contre-productives, on va taxer l'harley Davidson. Mais enfin, est-ce qu'on croit que euh les Harley Davidson sont un bien critique euh du commerce entre euh l'Union européenne euh et les États-Unis ? le bourbon qui consomme du bourbon américain en Europe alors que ça cible ça met en cible directement nos producteurs de de vin et spiritueux français qui sont importants.

Le problème derrière ça par contre puisque quand on a transféré la politique commerciale à l'Union européenne de manière quasi exclusive c'est qu'en fait on se retrouve mélangé aussi avec des gens qui ont fait des politiques qui étaient de mauvaise politique. Et bien quel est le principal bénéfice commercial entre quel pays pardon a le plus d'excédents commercial au sein de l'Union européenne envers les États-Unis ? L'Irlande, la toute petite République irlandaise qui a plus de 86 milliards d'excédents commerci avec les États-Unis parce que c'est un parasite fiscal.

Ils ont organisé un modèle au sein du marché commun qui fait que des multinationales américaines, en particulier la pharmacie et où les les GAFA s'installent en Irlande utilise la force du marché communéfice de l'Irlande et de ses multinationales. Quand il y a un procès y compris des institutions européennes pour lutter contre ces paradis ce ce ce comportement de paradis fiscal, le gouvernement irlandais ne se met pas du côté de l'Union européenne et de ses partenaires qui sont floués mais du côté des multinationales. Et donc on a créé au sein de l'Union européenne par stupidité et par idéologie des problèmes sur lequel que la France va payer.

Donc en fait les vignerons français vont payer pour le parasite fiscal l'Irlande. J'aurais pu citer les pays Ah oui l'Irlande c'est vraiment le parasite fiscal. C'est c'est votre discours est est fascinant.

C'est-à-dire que Donald Trump met en œuvre une politique isolationniste qui va profondément déstabiliser l'économie mondiale et affecter les consommateurs américains et européens. Mais le problème pour le Rassemblement national, c'est l'Union européenne. On vous interroge.

On vous interroge sur les décisions de Donald Trump et sur sa politique protectionniste et vous répondez en attaquant l'Union européenne. Alors que la solution face à cette politique là qui n'est d'ailleurs pas très éloignée du programme de Madame Le Pen et du programme que vous défendez au Rassemblement national, la seule réponse possible pour répondre à votre question, est-ce que c'est français ou européen ? Français et européens.

On voit bien que Donald Trump s'attaque à l'Union européenne, impose des droits douanes sur l'ensemble de l'Union européenne fait des droits doux réponse la réponse doit naturellement être une réponse coordonnée et unie à l'échelle de l'Union européenne en ciblant avec une réponse similaire à ce que Donald Trump met en place de son côté et en ciblant certaines filières. Il faut assumer un rapport de force extrêmement clair et c'est ce que prône le président de la République, le rapport de force parce que Donald Trump ne comprend que ça et le faire encore une fois de façon coordonnée en européen. Et là-dessus, qu'on soit d'accord ou pas avec lui, personne ne peut enlever à Emmanuel Macron le fait d'avoir été la locomotive de l'Union européenne en la matière.

Bah ça a bien marché. Non mais personne ne peut enlever personne ne peut enlever à Emmanuel Macron d'être la locomotive de l'Union européenne. Qu'est-ce que vous répondez à cela ?

Écoutez, c'est une réponse Macron cette semaine à ce que fait Donald Trump est satisfaisante. Non mais c'est une drôle de locomotive quoi. C'est une locomotive en marche arrière.

Vous voyez bien que Donal Non mais Donald Trump mais parce que mais parce que ça sert à rien de faire le moulin à prière en disant monsieur Trump il est méchant. Monsieur Trump mais si vous dites vous devriez commenter ce que fait monsieur Trump mais ça sert à rien de commenter ce que fait monsieur Trump. Ça fait très simple c'est que feriez-vous ?

Je vais vous le dire, mais vous m'attaquez en disant oui, vous attaquez l'Union européenne, mais j'attaque mais non mais j'attaque les politiques sur lequelles j'ai une influence en tant que français, parlementaire français. Vous n'avez pas d'influence madame région sur le comportement de monsieur Trump. Monsieur Macron, d'ailleurs c'est comme monsieur Poutine.

D'ailleurs, monsieur Macron avait tout fait avec monsieur Poutine. Monsieur Poutine, il a bien fait ce qu'il voulait et monsieur Trump parce que vous lui serrez la main pendant 5 minutes en essayant de savoir qui va écrabouiller la main de l'autre. Mais si que vous allez changer le comportement de monsieur Trump.

Monsieur Trump, il fait ce qu'il veut et il se moque du fait que vous ou moi sur un plateau de télé, disons qu'il est méchant. Bon, ça justifie pas le fait de s'er en réponse à l'Europe. Mais si, parce que ça c'est votre responsabilité, votre obsession, c'est pas une obsession.

Vous avez d'ailleurs pas répondu sur l'Irlande. C'est quand même assez préoccupant. Pourquoi vous répondez pas sur ce que vous ditz sur l'Irlande ?

Est-ce que c'est faux ? Est-ce que oui ou non les règles de l'Union européenne que j'ai toujours combattu, vous pouvez me le laisser ça ? Bon, mais le rapport de force que prône Emmanuel Macron, c'est la bonne solution face à Donald Trump.

Nous avons des Judas dans notre propre dans notre propre camp. À partir du moment où vous avez l'Irlande, vous c'est marrant, vous avez ou alors je vais répéter comme ce que je entendu l'Irlande, je vous ai dit, prend le parti non pas de l'Union européenne ou de ses partenaires européens, prend le parti des Américains et des multinationales américaines. Donc vous avez des Judas au sein du marché commun qui agissent contre les intérêts de la France mais contre les intérêts même de ce qu'ils appellent l'intérêt communautaire.

Ferme mais proportionné dit ce matin le ministre de l'économie dans le journal du dimanche. Il raconte ça en permanence. Donez-moi un exemple de de repost proportionné et ferme.

Mais est-ce que vous estimez qu'il n'y a pas de droit de douane du coup miroir imposé aux États-Unis face aux décision de Donald Trump ? Non, mais j'aimerais comprendre. J'aimerais j'aimerais comprendre vous avez parlé d'une mesure ciblée.

Donc une mesure ciblée si on fait pareil, je dis je dis que dans les jours ou dans les semaines à venir, il va falloir il faut taxer par exemple les gens de la tech, Google. Euh ah oui, je pense qu'il faut clair il faut clairement mettre ce type de réponse sur la table. Euh mais encore une fois, encore une fois parce que et c'est là où pour une fois, je suis d'accord avec Jean-Philippe Tangi, on sait comment fonctionne Donald Trump.

Euh Donald Trump a une façon de fonctionner qui est extrêmement claire et ne comprend que le rapport de force. Donc il faut qu'on assume ce bras de faire. Maintenant, moi je me retourne de nouveau vers vous Jean-Philippe Tangi.

On a compris que vous n'aimiez pas l'Union européenne. C'est très clair. Et encore une fois, vous avez été très constant dans toute votre carrière politique là-dessus.

Si Marine Le Pen était au pouvoir là, demain, que ferait-elle ? Que mettrait-elle en œuvre en réponse face à Donald Trump ? Et ça, en fait, on ne le sait pas bien.

Mais si, ben je vais vous expliquer. C'est ce qu'on appelle la politique du chekvide. C'est dire que oui, la France vers 26 vers 24 milliards à 26 milliards d'euros par an, ça va augmenter de 6 milliards là bientôt à l'Union européenne.

C'est l'Europe problème. Oui, mais non. Mais donc si l'Union européenne ne fait pas le ménage au sein de l'équipe, et bien on paye plus.

Donc donc on sort de l'Union européenne mais c'est pas mais non, on sort pas l'Union européenne, on est des puissances, on a un des piliers. Le problème c'est que alors qu'on est les plus puissants avec l'Allemagne, on ne se fait pas respecter. Je vais reparter l'Irlande mais vous on parle des gars femmes.

Je vous ai dit que le cheval de 3, vous m'avez pas dit que c'était faux ou alors j'ai menti. Le cheval de 3 des gars femmes au sein de l'Union européenne, c'est l'Irlande. Ça fait l'Irlande est rentré quand ?

C'est rentré ? Il y a 50 ans. Et ça fait c'est ils sont pas rentrés la semaine dernière et ça fait 50 ans qu'on les laisse faire cette politique.

Ce qui fait que les Irlandais, je que les Irlandais qui étaient parmi les plus pauvres de l'Europe sont devenus parmi les plus riches de l'Europe sur notre dos. Jean-Philippe Tangui juste le premier ministre François Baou dit justement que cette politique de Donald Trump peut nous compter nous coûter plus de 0,5 points de produits intérieur brut. Il veut maintenir en même temps l'objectif d'une réduction du déficit à 3 % du PB à l'horizon 2029.

Concrètement, quelle solution mode Brogon ? Ça veut dire quoi ? On augmente les impôts demain ?

Non, on n'augmente pas les impôts. Il est hors de question de ça. Vous pouvez le dire à nos téléspectateurs.

Vos impôts ne vont pas augmenter. C'est pas dans votre portefeuille qu'on va venir chercher l'argent. Terminé.

Il est hors de question de combler le déficit et la dette française en allant chercher davantage de taxes et d'impôts dans les poches des Français qui en pai déjà suffisamment si ce n'est trop. Il va en revanche falloir avoir le courage de s'attaquer à la dépense de l'État et notamment à la dépense sociale. Moi je crois qu'on vit aujourd'hui sur un système qui au regard de ce qui est l'économie aujourd'hui de ce qui est la démographie française n'est pas tenable.

Donc je pense je pense qu'il faut je pense qu'on dit précisément l'inverse sur la dépense sociale, ils disent qu'il faut couper la dépense sociale. J'allais Je suis pas sûr que on dit pas exactement la même chose pour le coup, monsieur Dar. Loin de là, prenons un exemple, la question des retraites.

Euh je pense qu'il faut tout de suite évacuer tout débat sur un éventuel retour en amont des 64 ans qui est en complet décalage avec la situation économique face à laquelle nous sommes confrontés. Ça c'est la première chose. Attention, hors de question.

Alors, attendez, je vous coupe juste sur la question des retraites. Réponse de Jean-Philippe Tangi parce que le RN a dit on veut revenir sur la retraite à 6. Non mais écoutez, donc c'est terminé.

Écoutez, vous avez mais dire que la réponse à monsieur Trump, c'est encore la faute des retraités qui abuseraient qui auraient des prix non mais qui coûterait cher ou la dépense sociale qui coûterait cher. Euh moi j'étais encore dans ma circonscription dans la somme j'étais en soutien à une crèche à compti avec des femmes parce que c'est exclusivement des femmes qui travaillent sur ce lieu, ont un métier très difficile. Elles se voit pas à 64 ou 65 ans continuer à courir derrière les bambins, même s'ils sont très mignons, à faire le ménage et la cuisine dans des conditions difficiles.

Et vous avez entendu la réponse. C'est fini le conclure. On reviendra pas au 64 en dit mon avis.

Non mais d'accord mais enfin c'est votre avis et vous êtes assez honnête puisque monsieur Berérou a sans doute été moins honnête que madame région en baladant les gens. Mais moi j'invite les partenaires sociaux à rendre à monsieur Berou la monnaie de sa pièce. Il a voulu se moquer d'eux et les balader.

Moi je les invite à se mettre d'accord peut-être pas sur la mesure d'âge mais sur des acquis par exemple sur les carrières des femmes, sur les droits des métiers pénibles. Voilà. Moi je prop je conseillerai au conseiller au syndicat de faire un petit coup de Trafalgarde à monsieur Berou qui a voulu les balader et ce sera bien fait pour lui et ce sera tant mieux pour les Français et les Français qui pourront peut-être avoir quelques droits sociaux.

On fait comment pour trouver l'argent ? Alors pas de retraite, je je dépenses publiques, on coupe où ? Il faut il faut il faut, pardonnez-moi, euh oser s'attaquer à la défense publique, ce qu'on n'a pas suffisamment fait par le passé et pardon et à moyen et long terme euh ma conviction c'est qu'il faut continuer la politique euh qui a été celle menée depuis 7 ans pour encourager l'emploi, pour encourager la croissance, pour encourager la réindustrialisation parce que à terme, c'est comme ça qu'on crée de la richesse.

Voilà. Et et c'est comme ça et c'est comme ça qu'on Et c'est comme ça qu'on stabilise et c'est comme ça qu'on stabilise un déficit en permettant d'avoir une croissance suffisamment suffisamment soutenable. Et ben, il y avait, pardonnez-moi, des propositions euh euh que j'ai moi-même défendu lorsque j'étais porte-parole du gouvernement sur la question par exemple des jours de carence qui ont été abandonnés.

C'était porté par ministre Guillaume Casbarian, député de l'heure aujourd'hui. Euh je le regrette. Voilà.

Euh je pense qu'il y a une réflexion à mener sur le système de santé. Ce n'est pas très populaire de le dire mais les médicams, rembourse-moi les cons le tout gratuit, pardonnez-moi, dans la santé euh quand on parle par quand on voit par exemple ce qui est dépensé en terme de de dépenses de taxi pour emmener les gens à l'hôpital ou dans des consultations de santé, ce n'est aujourd'hui pas tenable au regard de la démographie et de la situation budgétaire française. Et donc en fait, il va je pense falloir avoir un discours de réalité et oser dire la vérité aux Français.

Ne pas augmenter les impôts, baisser l'âge sur les retraites, continuer un système social, les dépenses de santé vous entend qui abonde les uns et les autres sans le tout sans toucher aux dépenses de l'État. Mais en fait, c'est pas possible. Jean-Philippe Tangui, quand vous entendez le programme économique, si j'ose dire, du socle commun, vous entendez les propos de François Bairou ces dernières semaines, tout ça dans le contexte de la condamnation de de Marine Le Pen qui ne peut pas en l'état se présenter à la prochaine présidentielle.

Est-ce que vous vous dites oui, on va censurer François Baou ou en tout cas il est sur le chemin de la censure comme le dit Jordan Bardella ? Euh oui oui, il est sur le chemin. Le chemin commence à être bien entamé parce qu'effectivement les promesses qui ont été faites n'ont pas été tenues.

On en a parlé des retraites, a parlé du budget hein. Visiblement on nous annoncerait un nouveau dérapage de budget dans les jours à venir. Alors évidemment on accusera monsieur Trump ou je ne sais quoi les sauterelles ou ou une conjonction lunaire.

C'est jamais la faute de ce gouvernement. La réalité c'est que vous dites que moi j'étais un peu interpellé madame Brégon. Vous dites "On va continuer ce qu'on a fait." Euh ça a bien marché.

Des records de déficit des chômage on pourra en parler malheureusement. C'est beaucoup de chiffres bidon avec Mais non beaucoup de chiffres bidons. Ben si bah je suis désolé avec beaucoup de subventions pour des faux contrats.

Mais non avec beaucoup de subventions pour des faux contrats qui coûtent très cher euh des gens qui pensaient avoir une formation qui n'en ont pas. Donc on met les gens à droite à gauche pour passer les élections après ça conna le chômage est au plus bas depuis une quinzaine d'années on peut avoir les gens on les gens désaccord mais vous pourriez au moins vous pourriez au moins reconnaître vous avez entendu que Jean-Philippe Tand a dit que François Aouou est plus que jamais sur le chemin de la censure. Je reviens je reviens au propos pardonnez-moi de monsieur Tanguy on s'égare.

Bon la censure est une liberté pour l'ensemble des parlementaires. Ce qui moi me choque dans le discours qui est le vôtre, c'est qu'on ne comprend pas bien sur quoi s'appuie cette volonté de censure. Un jour, c'est le budget, alors le lundi c'est le budget, le le mardi c'est l'énergie, le mercredi c'est l'immigration, jeudi ce sera autre chose, on ne sait pas quoi.

Et on voit bien que vous cherchez d'une certaine façon à détourner l'attention et à utiliser la censure comme moyen de revanche. Et c'est le sentiment mais c'est le sentiment que vous donnez. Mais tous les sujets, mais tous les sujets que vous donnez, j'ai dit avant, nous sommes parlementair tous les parurs, je par ailleurs, je termine euh dans le contexte extrêmement périlleux qu'on est en train de traverser au regard de la situation internationale qui nécessite que la France continue à avoir une voix forte, notamment au sein de l'Union européenne, même si vous ne l'aimez pas beaucoup. la censurer le gouvernement aujourd'hui, quoi que vous pensiez de François Baïou aura un effet immédiat, c'est l'affaiblissement du pays.

Et je pense que si vous êtes sincèrement attaché aux intérêts français, au quotidien des Français et à l'intérêt supérieur de la nation, vous ne pouvez pas censurer le gouvernement de monsieur Bairou, notamment au regard du contexte qu'on est en train de traverser parce que sinon à la fin de l'année, c'est pas 5,5 % de déficit qu'il y aura, c'est 6 et demi et nous n'aurons plus aucune crédibilité pour répondre et notamment face à Donald Trump en ce moment. Jean-Philippe Tangui la dernière conçaprès avoir déjà fait tomber monsieur Barny, vous puissiez de nouveau envisager de faire tomber un gouvernement pour des raisons qu'on ne comprend d'ailleurs pas bien et alors même qu'on traverse une situation intéressante répondez à B sera la dernière comme je l'ai dit tout à l'heure c'est voilà la peur on y revient c'est pas vous le déluge. Voilà mais non mais c'est pas vous le déluge.

Mais si c'est toujours vous le déluge. Il y a que nous qui sachons. Nous sachons.

On fait tout mien, on comprend pas pourquoi tout il y a 1000 milliards de dettes, c'est pas nous. C'est jamais de votre faute de rien. Voilà le le dirapage historique des déficites.

Monsieur Le Fèvre a dit en en conférence de presse, c'est pas le gouvernement, c'est les fonctionnaires enfant sera irresponsable dans la situation de faire s'ils le savent, ils ont qu'à donner des gages. Vous avez parlé des retraites, monsieur Berou a menti. Tout le monde le dit hein, les les syndicats, ils sont rentrés de bon cœur, ils ont été baladés.

C'est de la faute du Rassemble nationale. Non, on a demandé une mesure de libération des salaires. Vous le savez très bien, il y a eu un rapport qui avait été rendu à monsieur Atal pour supprimer les trappes à bas salaire.

Ce qui fait que les gens sont bloqués au SMIC. On a 20 % des gens qui sont bloqués au SMIC. Il y avait un rapport pour le pour le résoudre.

Et ben, vous avez utilisé les 4 milliards qui devaient résoudre les trappes à bas salaire pour remplir les caisses de l'État au lieu de libérer les salaires. C'est pas la faute du RA nationale. Et sur l'énergie, vous le savez très bien, ça fait des années que je me bats et d'ailleurs parfois on a des accords, on a des accords là-dessus sur l'énergie.

On on nous sera le mot de la fin. Monsieur Berou est en train de préparer une facture de 300 milliards d'euros pour les Français et 23 sera l'occasion d'3 centimes sur le carburant. 23on.

Merci d'avoir été avec nous pour ce débat.