L'interview politique de Gabriel Attal du 28 septembre 2021 (intégrale)
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
8h14, votre invité Sonia Mabrouk est le porte-parole du gouvernement.
Bienvenue sur Europe 1 et bonjour Gabriel Attal. Bonjour. Nous allons parler dans quelques instants de l'information Europe 1 sur l'octroi des visas au pays du Maghreb. Mais tout d'abord, les prix du gaz flambent, la facture va encore s'envoler. Est-ce que vous prévoyez de nouveaux gestes supplémentaires pour aider ces Français qui vont devoir se serrer la ceinture ?
Il y a aujourd'hui effectivement des prix de l'énergie qui augmentent, en France comme chez nos voisins, du fait d'une reprise économique très forte et donc d'une demande d'énergie très forte. Si on parle du gaz, il y a aussi évidemment des enjeux géopolitiques liés à la Russie, des enjeux techniques liés à la Norvège. Tout ça fait que la demande augmente et donc les prix augmentent. On a d'ores et déjà pris une mesure qui a été annoncée par le Premier ministre, c'est l'augmentation du chèque énergie de 100 euros. C'est 6 millions de foyers qui vont recevoir 100 euros en plus pour les aider à payer leur facture d'énergie.
J'ajoute que depuis 2017, on a pris des mesures pour que ceux qui travaillent gagnent plus et justement pour éviter que des coûts en termes... en termes d'essence, en termes de chauffage, etc. viennent grignoter la rémunération du travail. Et donc évidemment qu'on continue à travailler et à réfléchir à des mesures supplémentaires, notamment sur le prix du gaz pour alléger la facture des Français. Je veux dire deux choses.
Donc de nouveaux gestes sont prévus. Vous êtes en plein arbitrage.
On mène actuellement un travail, effectivement, pour regarder si des mesures supplémentaires pourraient être efficaces et être prises. Mais il y a aussi un enjeu, évidemment, structurel. Il faut faire baisser la facture d'énergie des Français. Il faut les aider à mieux isoler leur logement. Alors ça ne répond pas au problème de l'immédiat, évidemment. Mais je veux dire, il faut aussi s'y attaquer. C'est pour ça qu'on a mis en place un dispositif, et vous me permettrez de le citer pour que nos auditeurs puissent éventuellement se renseigner. Ma prime Rénov', toutes les informations sur Internet. Il y a déjà 500 000 ménages qui ont fait une demande.
Tous les Français peuvent bénéficier d'une aide jusqu'à 20 000 euros pour faire des travaux d'isolation de leur logement.
On va parler du long terme, mais à court terme, est-ce que ces arbitrages, ces gestes, pourraient passer par quoi ? Par une baisse de la TVA ? Renoncer à certaines taxes comme en Espagne ?
Je ne peux pas rentrer dans les détails à ce stade. Mais tout cela est sur la table de la réflexion. Ce que je peux vous dire, c'est qu'on travaille à des mesures supplémentaires. Mais la hausse du chèque énergie de 100 euros, c'est près de 600 millions d'euros qui sont décidés, investis, dépensés pour alléger la facture de 6 millions de ménages. C'est une mesure importante. Si on prend la facture moyenne de gaz des Français sur une année, avec la hausse qui a été annoncée, ça fait 144 euros de plus sur l'année.
M. Attal, compte tenu vraiment de cette flambée, certains vous... Vous voyez l'impact que ça aura sur certains Français. Donc vous nous dites ce matin, malgré ce chèque énergie, il y a d'autres gestes à venir du gouvernement.
Ce que je vous dis, c'est qu'en plus des mesures qu'on a prises sur le pouvoir d'achat, en augmentant la prime d'activité, en défiscalisant les heures supplémentaires, en faisant des exonérations de charges, en baissant l'impôt sur le revenu et en supprimant la taxe d'habitation, en plus du chèque énergie qu'on a augmenté de 100 euros pour 6 millions de ménages, on réfléchit évidemment à d'autres mesures, notamment s'agissant du prix du gaz.
Sur le long terme, d'ailleurs, la réflexion devrait se porter, vous avez parlé du long terme, sur le nucléaire. Véritablement, la vraie question de l'urgence, c'est la relance du nucléaire et l'augmentation de la part du nucléaire.
Si aujourd'hui, malgré la hausse des prix, les Français ont une facture énergétique qui est globalement moins élevée que leurs voisins, c'est parce qu'on a la chance d'avoir un nucléaire qui nous permet effectivement de payer nos factures énergétiques moins chères.
Alors préservons-le, continuons à augmenter, au contraire, la part du nucléaire, certains vous disent.
Dans le plan de relance et, je crois, à venir dans le plan d'investissement, il y a des investissements massifs en faveur du nucléaire. Pour renouveler notre parc et pour continuer, évidemment, à investir sur cette énergie qui est indispensable.
Alors, autre sujet, Gabriel Attal, et c'est une information européenne. Notre chef du service politique, Louis Dragnel, la France durcit sévèrement le ton sur l'octroi des visas à l'égard de l'Algérie, du Maroc et de la Tunisie, conséquence du manque de coopération de ces pays sur les fameuses OQTF, les obligations de quitter le territoire. Tout d'abord, est-ce que vous confirmez cette information et est-elle appliquée ?
Oui, je vous confirme cette information, cette décision qui a été prise. On a, en 2018, adopté une loi. Loi Asile et Migration, pour être plus efficace en matière de politique migratoire. Plus efficace, ça veut dire quoi ? Ça veut dire que les personnes qui ont vocation à être accueillies en France, notamment parce qu'elles bénéficient de l'asile, doivent être véritablement intégrées en France. Et plus efficace, ça veut dire que les personnes qui n'ont pas vocation à rester sur notre sol doivent être reconduites à la frontière. On a pour ça réduit un certain nombre de délais, fixé une limite à six mois pour l'examen des dossiers, pour être plus efficace.
Et, vous le savez, le frein à cette efficacité, et aux reconduites effectives, c'est le fait qu'un certain nombre de pays refusent de délivrer ce qu'on appelle des laissés-passer consulaires qui permettent effectivement d'éloigner une personne et de la reconduire dans son pays d'origine. Et donc, à partir de là, on a eu un dialogue avec un certain nombre de pays, et notamment les pays du Maghreb, pour leur demander de délivrer ces laissés-passer consulaires.
Un dialogue qui passe aujourd'hui par un durcissement. C'est divisé par deux pour l'Algérie et le Maroc.
Il y a eu un dialogue, ensuite il y a eu des menaces, et aujourd'hui on met cette menace à exécution. C'est une décision.
Vous assumez ce terme aujourd'hui.
Je veux dire, il y a eu le Premier ministre qui s'est rendu sur place dans les pays concernés, les membres du gouvernement aussi, Gérald Darmanin, qui s'est rendu sur place. Il y a eu des réunions avec les ambassadeurs des pays concernés. À un moment, quand les choses ne bougent pas, oui, nous faisons appliquer les règles. Vous avez raison, elles ne bougent pas.
C'est d'ailleurs, Gabriel Attal, vertigineux quand on voit les chiffres fournis par Louis Dragnel. Pour l'Algérie, seuls 0,3% de ses obligations de quitter le territoire sont respectées. 0,3%. Rien, c'est-à-dire.
C'est pour ça que je vous dis qu'on prend la décision. C'est une décision drastique, c'est une décision inédite, mais c'est une décision qui est nécessaire, qui est rendue nécessaire par le fait que ces pays n'acceptent pas de reprendre des ressortissants que nous ne souhaitons pas et que nous ne pouvons pas garder en France.
Et on n'est pas naïf, c'est une décision que vous prenez à six mois de la présidentielle.
Sonia Mavrouk, ça fait depuis 2018 qu'on est sur ce chantier-là. Évidemment, on est passé dans un premier temps par un travail diplomatique. Parce qu'il faut d'abord échanger avec les pays concernés, parce qu'il faut aller au bout de la discussion et du dialogue avant de prendre des décisions difficiles. Comme celle-ci.
Difficile et temporaire ou alors pérenne, M. Torparol ?
Je vais vous dire, la décision est prise là, elle a été décidée il y a quelques semaines, elle va être mise à exécution. Ce qu'on espère, évidemment, c'est l'objectif, c'est que ça pousse les pays concernés à changer de politique et à accepter, encore une fois, de délivrer ces laissés-passer consulaires.
Mais vous entendez ce que certains vont dire ce matin ? Éric Zemmour l'a demandé, vous l'avez fait.
Il le dit depuis des mois. Mais vous savez, on n'a pas attendu qu'Éric Zemmour en parle depuis des mois pour nous-mêmes en parler. Je veux dire, si le Premier ministre s'est rendu... Il y a plus d'un an sur ce sujet-là. Et quand vous m'avez invité sur vos plateaux depuis des mois, voire il y a plus d'un an, j'exprimais déjà le fait que cette possibilité était là et qu'on pouvait prendre cette mesure. Mais c'est vrai que dans un premier temps, on a décidé de passer, et je pense que les Français peuvent l'entendre, par un dialogue, une discussion diplomatique. Voilà, les pays concernés sont restés sur leur position.
Et aujourd'hui, application de la menace.
Et donc, on prend cette décision, encore une fois, qui est une décision inédite, drastique, qui est appliquée là. Le message a été passé à nos postes consulaires. Comment ils ont réagi, ces pays ? Écoutez, je ne vais pas moi parler pour eux, mais encore une fois, nous, ce qu'on souhaiterait, c'est que la réaction, ce soit davantage de coopération avec la France pour qu'on puisse faire appliquer nos règles migratoires.
Éric Zemmour, Gabriel Attal, a été insulté, menacé de mort en pleine rue hier sur le Coran de la Mecque. Je vais te fumer, lui a lancé un individu. Est-ce que vous apportez ce matin votre soutien à Éric Zemmour ?
Moi, je condamne par principe, évidemment, toute forme d'injure, toute forme de menace, en politique comme ailleurs, d'ailleurs. Évidemment, on ne peut pas accepter responsable politique ou qu'une personne dans notre pays soit injuriée, soit menacée. Et donc, évidemment, je condamne toute forme de menace et d'injure.
Pour Christian Jacob, Éric Zemmour n'est pas raciste. Est-ce que c'est votre avis ?
Mais Sonia Mabrouk, vous connaissez la réponse à cette question ? Non. Et tous les Français connaissent la réponse à cette question ? Non. Ça me semble être ce qu'on appelle une question rhétorique, puisque la justice s'est prononcée. Parce qu'Éric Zemmour a été condamné pour provocation à la haine raciale, pour provocation à la discrimination religieuse. Il a été condamné par deux fois, je crois, en 2011, en 2018, parce qu'une chaîne sur laquelle il officiait, a été condamné à une amende par le CSA, encore cette année, pour des propos qu'il a tenus qui appelaient à la haine.
Mais vous m'en répondez sur le plan judiciaire, mais j'aimerais avoir votre avis personnel, Gabriel Atal, sur le plan des idées, sur le plan intellectuel et politique. Considérez-vous qu'Éric Zemmour soit raciste et xénophobe ?
La réponse est oui, encore une fois, parce que la justice s'est prononcée sur ce point.
Mais vous ne croyez pas que ces accusations de racisme lancées à répétition exaspèrent une partie, je dis bien une partie, des Français qui se sentent, que vous le vouliez ou non, étrangers chez eux ?
Mais Sonia Mabrouk, encore une fois, ce ne sont pas des accusations, c'est des faits. La justice s'est prononcée à plusieurs reprises.
Mais l'opinion de Gabriel Atal, c'est de dire qu'Éric Zemmour est raciste ?
Moi, mon opinion est de dire que quand la justice se prononce et condamne quelqu'un pour provocation à la haine raciale, pour provocation à la haine religieuse envers, en l'occurrence, les musulmans, que quand une chaîne de télévision reçoit une amende de plusieurs centaines de milliers d'euros de la part du CSA pour des propos qui ont été tenus qui appellent à la haine, je veux dire, la réponse, elle est dans ses décisions. C'est pour ça que vous avez toujours refusé de débattre avec lui ? Je n'ai pas de refus par principe. Vous n'acceptez rien de débattre avec lui ? Je vais vous dire, il y a un moment, moi, je ne suis pas là pour faire la communication sur le livre d'Éric Zemmour.
S'il est candidat à l'élection présidentielle et qu'en débat m'est proposé, moi, je n'ai aucun problème à y aller.
Tout comme vos collègues du gouvernement, c'est assez impressionnant, la liste. Amélie de Montchalin, Clément Beaune, Agnès Pannier-Runacher, Jean-Baptiste Ejébari, Marlène Chapalin, Grisé, Emmanuel Vardon, pour un raciste, ils se bousculent pour débattre.
Il y a un gouvernement qui est prêt à débattre et quand des débats sont proposés, qui répond présent.
Et vous pensez que c'est la bonne attitude à avoir face à lui ? Que c'est comme ça que vous pensez le faire reculer dans les sondages ?
Moi, je pense que c'est toujours important de débattre en démocratie. Même si c'est face à quelqu'un avec qui on est en désaccord radical, peut-être même surtout, il faut débattre projet contre projet. Encore faut-il avoir un projet.
Vous pensez qu'il n'en a pas ?
En tout cas, je trouve qu'aujourd'hui, le zémourisme, c'est un peu un monosujet. Il y a l'immigration, j'entends, et on en a parlé à l'instant, il y a des décisions à prendre, il y a des mesures à prendre. On en prend depuis le début de ce quinquennat. Il y a aussi évidemment d'autres sujets dans la vie quotidienne des Français.
Le zémourisme est un monosujet et il vous dirait, je ne suis pas évidemment, mais je vous traduis ce qu'il dit souvent, que le macronisme, c'est du vide.
Voilà, ça peut faire l'objet d'un débat.
Bien sûr, et vous pensez qu'il peut aller loin dans la campagne ?
Je ne suis pas là pour faire des commentaires ou des projections sur la campagne présidentielle. Je suis porte-parole du gouvernement. Il y aura une campagne à un moment donné. En tout cas, nous, pour notre part, on n'est pas du tout dans la campagne présidentielle aujourd'hui. Oui, enfin, on est dans l'action, dans la gestion de la crise sanitaire.
Merci de préciser que c'est un président candidat, mais ce n'est pas ça le sujet. Dans la relance économique du pays. Vous parlez de radicalité, Gabriel Attal, entre Éric Zemmour et Sandrine Rousseau. Est-ce qu'il y a aujourd'hui, et je ne vous demande pas l'avis d'un commentateur, mais d'un acteur, d'un observateur, un arc des radicalités dans notre débat public et politique ?
Mais vous savez, il y a de la radicalité dans les discours. On le voit. Finalement, moi, ce qui me frappe aujourd'hui, c'est qu'il y a, je crois, 32 candidats à l'élection présidentielle qui ont été déclarés aujourd'hui. Et que finalement, pour se démarquer, pour faire parler de soi, on a l'impression que tous ces candidats suivent un mantra, c'est « faites du bruit ». Faites du bruit avec des propositions tapageuses, sans expliquer comment on va les financer, avec des mots parfois très forts, très vifs. Mais vous savez, moi, je n'ai pas de problème avec la radicalité dans les actes. D'ailleurs, nous, on a une radicalité dans nos actes. C'est ça aussi le macronisme.
Vous revendiquez une radicalité ? Bien sûr. Si le macronisme était une radicalité ?
Oui, mais je le revendique, vous savez. Ce sera peut-être ça le slogan. Parce que sur un certain nombre de sujets, on va plus loin. On est plus radicaux que la gauche ne l'a été. Oui, que la gauche, oui, j'imagine. Ou que la droite ne l'a été aussi. Un exemple. On parlait de l'immigration tout à l'heure. Est-ce que la droite, pour répondre à ce problème des laissés-passés consulaires, qui n'est pas nouveau, est-ce qu'elle a pris ces décisions-là quand elle était aux responsabilités sur les visas ? La réponse est non. Est-ce qu'elle a pris des mesures telles que celles qu'on a votées dans la loi Asile-Immigration ? La réponse est non.
Est-ce qu'elle a été aussi radicale sur le réinvestissement dans nos forces de sécurité, dans nos forces de police, dans la création de postes, dans l'augmentation des budgets ? La réponse est non. Et sur la gauche, est-ce qu'elle a été aussi radicale sur le soutien à l'hôpital public que ce qu'on fait avec le Ségur de la Santé, 9 milliards d'euros, pour revaloriser les salaires de toutes celles et de tous ceux ?
C'est savoureux quand même. C'est plus radical que moi, tu meurs dans cette campagne.
Non, mais vous savez, moi j'ai toujours retenu ce discours-là. On va plus loin que ne l'a été la gauche sur certains sujets et plus loin que ne l'a été la droite sur certains sujets. Et ça, on l'assume. On préfère la radicalité des actes à la réalité des discours. Et surtout, on préfère que ce soit au service des Français et pas au service d'une image médiatique dans le cadre d'une campagne où il faut faire du bruit.
Vous n'allez pas me dire que c'est un phénomène médiatique encore, quand on est à 11 ou peut-être plus, non ? Vous ne considérez pas que c'est un phénomène médiatique ?
Je veux dire, c'est les Français qui en décideront si jamais il est candidat.
Tout comme d'ailleurs Sandrine Rousseau. Comment vous la qualifiez d'un mot ?
Il y a une primaire qui est en cours. Je crois que les électeurs votent jusqu'à 17h. Donc moi, je ne vais pas là influer sur le choix qui sera frais. Moi, ce que je regrette, c'est que dans les débats que j'ai entendus, quel que soit le candidat ou la candidate, d'ailleurs, finalement, on a moins entendu parler de la planète et de l'environnement que ce à quoi on aurait pu s'attendre, ou ce qu'on aurait pu espérer. Comment vous la définissez ?
Est-ce que c'est la gauche ou l'extrême-gauche, woke, intersectionnelle, indigéniste, certains disent ? Vous vous assumez de dire cela de Sandrine Rousseau ?
On voit bien que dans certains discours qui ont été portés, oui, il y a cette idée intersectionnelle, indigéniste. Moi, si vous voulez, je constate qu'un certain nombre de responsables politiques portent une vision de la France comme si la France était une espèce de grille de sudoku dans laquelle il faudrait caser les Français dans une case, selon leur genre, selon leur orientation sexuelle, selon leurs origines, selon leur religion, selon leur couleur de peau. Et finalement, assigner les gens à cette identité-là. Moi, je ne partage pas du tout cette vision de la société.
Vous avez parlé tout à l'heure de la vie des Français. On va conclure sur ce sujet ô combien important, Gabriel Attal. Le ministère de l'Éducation réfléchit à expérimenter un nouveau protocole sanitaire dans les écoles primaires. D'abord, est-ce que vous pouvez le confirmer ? Et quel est ce protocole ?
Oui, on y travaille. Vous savez qu'aujourd'hui, il y a une règle dans l'éducation nationale qui est, au premier cas, on ferme la classe. Sauf évidemment au collège et au lycée, où là, les élèves qui ont été vaccinés peuvent continuer à venir physiquement en cours. Cette règle, fermeture dès le premier cas, entraîne aujourd'hui un assez faible nombre de fermetures de classes. Je crois qu'on est à peine à 0,4%. Mais c'est quand même une épée de dynamoclètes qui pèse. Et donc, effectivement, on va expérimenter une autre solution qui est, dès lors qu'il y a un cas, tester toute la classe immédiatement plutôt que de la fermer.
C'est très important. Donc, un cas, test de toute la classe plutôt que fermeture. Donc, ça, ça sera appliqué...
Voilà, le ministère de l'Éducation nationale et Jean-Michel Blanquer communiqueront sur les détails. Mais effectivement, on va expérimenter cette possibilité-là.
Merci, Gabriel Attal, d'avoir été notre invité ce matin. Devrais-je dire, Gabriel Attal, au léloge de la radicalité ce matin, on aura tout entendu dans cette campagne.
C'est bien parti. Je n'ai pas attendu la campagne pour le dire, vous savez.
Vous assumez la radicalité. Merci à vous et bonne journée.
Merci, Gabriel Attal et merci Sonia Mabrouk.
Gabriel Attal