"L'idée que l'année blanche permet de répartir également la charge entre les Français est fausse"
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Une année blanche, c'est une année où en 2026, on aura exactement le même montant des retraites pour chaque pensionné que celle qu'on avait en 2025. C'est un effort collectif qui concerne toutes les catégories de français et cette règle sera de ne pas dépenser plus en 2026 qu'en 2025. Alexandisi, qu'est-ce que ça vous inspire ?
Est-ce que vous dites avec ce ce que nous annonce François Bairou, ce sont les plus pauvres qui vont souffrir ou alors quand même il y a dans le principe d'une année blanche un certain nombre de de mesures qui vont permettre d'atténuer l'addition pour les ménages les plus fragiles. Il y a deux dimensions. Il y a d'abord le fait que avec cette espèce de de grand coup de rabot, on refuse de se poser la question de politique de quelles sont les prestations, quels sont les cas dans lesquels les choses vont moins abîmer la croissance, dans lesquelles la justice sociale est garantie.
Mais surtout derrière l'année blanche, il y a la mise à contribution des plus modestes. Pourquoi ? Parce que si vous êtes dans le premier des cils de la population parmi les plus pauvres, les 10 % les plus pauvres, excusez-moi, vous avez 53 % de votre revenu qui dépend de prestation.
Si vous êtes dans les 1 % ou dans le top 10 % de la population, vous avez à peine 2 3 % de votre revenu qui dépend de prestation. Autrement dit, l'idée de dire que l'année blanche est une manière de répartir également le la charge de la difficulté entre les Français est une idée fausse mensonge aussi. À côté de ça, il y a d'autres mesures notamment pour les plus riches.
Voilà. Mais vous m'avez interrogé sur l'année blanche, donc je vous réponds sur l'année blanche. Je d'accord avec vous pour dire que il y a pas beaucoup de courage politique dans le fait d'annoncer une année blanche parce qu'il y a pas vraiment de décision politique et c'est quand même pour les ménages des PES une année creuse.
Rendons-nous compte quand même. On parle de désindexer le RSA, c'est de faire perdre 1 % de pouvoir d'achat au RSA. C'est ça concrètement doncient de ça.
Ce qu'il explique c'est que depuis 2 ans, vous avez en fait une inflation qui ralentit très fortement et des salaires qui augmentent. C'était le cas l'année dernière, c'est le cas cette année. Donc ça fait 2 années qu'on retrouve du pouvoir d'achat et ce qu'il explique c'est que cette année hein on va sûrement avoir une prévision d'inflation à 1,2 %.
C'est le taux l'un des taux les plus faibles de la zone euro. L'année dernière, on avait plus d'inflation. Donc en effet, l'idée de faire ça, c'est dans une France aujourd'hui qui retrouve du pouvoir d'achat où il y a une inflation beaucoup plus importante, le fait d'avoir un peu ce ces ces gels, des prazons comme vous l'avez dit, et bien c'est un impact moindre puisque vous êtes dans une situation économique, vous avez moins d'inflation et vous retrouvez du pouvoir d'achat.
Exactement si ça rapportera. C'est exactement ce que fait l'Espagne qui a pas de budget depuis 3 ans hein qui elle a un déficit en dessous des 3% et qui est également un un gouvernement plus socialiste. Donc ça permet de limiter l'impact sur la fait justement consommation des ménages comme vous le dites c'est les consomm les revenus les plus bas qui consomment tout en faisant des économies.
Il y a évidemment une dramaturgie aujourd'hui hein parce qu'on présente voilà c'est le le moment qu'on attendait. Ça fait 4 mois qu'il nous dit rendez-vous le 15 juillet, c'est aujourd'hui. Mais en réalité aujourd'hui il ne se passe rien puisque en fait ça va se passer, ça va se passer à l'Assemblée nationale.
Et là on comprend aussi l'architecture politique pour l'après qui a qui a voulu être posé. d'abord une sorte de nouvelle en même temps, stop à la dette et en avant la production et en avant la production. Mais surtout ce que ce qui me frappe c'est effectivement à la fois de tenter de créer de créer un équilibre politique pour les débats à venir en donnant des mesures qui peuvent effectivement correspondre à ce que ve ce que veut la droite en particulier voilà de raboté accro à la dépense publique. il y a eu tout un passage extrêmement libéral hein et puis il y a un terme qui m'a frappé c'est qu'il a il a au fond parlé d'équitable et ça c'est une forme de de message qui consiste à dire on va peut-être faire une rupture avec cette notion le dogme de l'égalité et de dire à ceux qui peuvent pe on va prendre peu et les autres parce que les réactions politiques commencent à se à se à se montrer et la pression sur une une éventuelle censure en particulier celle du RN qui vient de dire qu'effectivement si il ne revoit pas la copie et bien il sera censuré pas commencer.
Donc en fait ça ne fait que commencer aujourd'hid
François Bayrou