24H Pujadas du mercredi 7 octobre 2026
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 38 %Attaque 37 %Défensif 25 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 10:29OuverteRéponse directe
De quoi s'agit-il exactement ?
- 14:06OuverteRéponse directe
Pourquoi est-ce que on réactive du côté de Moscou ?
- 14:48RelanceRéponse directe
Pourquoi maintenant ?
- 15:32OuverteRéponse directe
Est-ce que techniquement on peut s'attendre à voir des milliers de migrants arriver ?
- 19:54OuverteRéponse directe
Est-ce que ce scénario d'utiliser des migrants pour des œuvres de Moscou est envisageable ?
- 22:45OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qu'elle peut faire concrètement maintenant que l'Europe est lucide ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 12:43Invité politiqueFait
« L'alerte est maximale dans tous les pays Baltes. »
- 36:51Invité politiqueFait
« Les forces de l'ordre n'ont pas pour instruction d'affronter les lycéens. »
- 55:25Invité politiqueChiffre
« 10 millions de barils qui sont débloqués en faveur des Français de leur stock stratégique. Une baisse envisagée de 12 à 10 centimes. »
- 56:10Invité politiqueChiffre
« ça ne coûte rien aux finances publiques puisque le premier ministre joue sur un simple mécanisme de marché »
- 57:26Invité politiqueFait
« un prix élevé du carburant présente un caractère récessif. C'est-à-dire qu'on consomme moins, on investit moins, on roule moins »
- 58:50Invité politiqueChiffre
« 10 millions de barils de diesel, ça correspond à peu près à 15 jours de consommation française »
- 1:00:17Invité politiqueChiffre
« sur le diesel, ça touche peut-être beaucoup plus les gens qui ont qui ont encore des voitures plutôt anciennes. Je vous rappelle que de mémoire 45 % du parc automobile français, ce sont des diesels »
- 1:01:45Invité politiqueFait
« les prix du gaz naturel ont doublé. On nous promet un hiver relativement difficile de ce point de vue-là »
Temps de parole
- Sébastien Lecornu100 %
≈ 0,3 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
[musique]
Bonsoir. Bonsoir à toutes et tous. Merci de nous rejoindre sur LCI et merci de nous rejoindre dans 24 heures à la une de votre magazine des tunnels des tunnels sous les frontières de l'Europe. Des tunnels creusés sous nos clôtures pour faire passer des clandestins. La les Tony, on a découvert deux. Plusieurs autres ont été détectés entre la Lituanie et la Biélorussie. Le Kremelin est-il en train de réactiver l'arme des migrants pour tenter de nous déstabiliser et faire de l'immigration un sujet de crise permanente ? La Russie cherche-t-il cherche-t-elle à nous faire payer notre soutien à l'Ukraine ?
Et au fond que peut que peut cette Europe, notre Europe si la menace passe désormais sous ses propres frontières ? Toutes les questions, toutes les [musique] réponses dans un instant avec nos experts. À la une également une allocution très attendue ce soir, celle de Sébastien le Cornu dont vous découvrez le visage sur votre écran. Le premier ministre s'exprime aux alentours de 18h30 18h45 sur le paion de l'hôtel Matignon. Ce sera évidemment à suivre en direct dans 24 he et sur LCI. Restez bien avec nous parce qu'on attend des réponses et des annonces très concrètes de la part du chef du gouvernement. Il sera évidemment question des lycées mais aussi de votre vie quotidienne.
[musique] Les carburants, l'électricité, la crise agricole, tout cela évidemment dans le cadre de la discussion budgétaire qui va s'ouvrir à à l'Assemblée. Vous le savez hein, la dette française est [musique] est habissale mais le pouvoir d'achat également des Français est également très impacté. Quelles réponse, quelles annonces concrètes, je [musique] le répète, de la part de Sébastien Lecornu, ce sera dans allez une demi-heure à peine, on écoutera le Premier ministre et nos experts nous aideront à y voir plus clair dans 24 heures ce soir. Les lycées à nouveau les casseurs la réponse policière, mais surtout les réseaux sociaux sont-ils plus que jamais dans le dans le collimateur ?
[musique]
maire de Salon de Provence a peut-être trouvé la recette miracle pour mettre fin à l'escalade. [musique] Il propose propose de bloquer temporairement un certain nombre d'applications en cas des meutes [musique] sur lesquells, vous le savez he les jeunes communiquent notamment pour organiser leur blocage ou pire évidemment dans [musique] certains cas lorsqu'il s'agit des meuts urbaines. Est-ce que cela pourrait être efficace ? Est-ce que cela pourrait être attentatoire à nos libertés individuelles ? On se demandera s'il y a derrière ces réseaux sociaux un carburant de la révolte.
C'est à 19h15, il [musique] sera l'heure de du billet d'humeur, de franchise et d'honnêteté de Robert Ménard qui s'installera comme vous le savez chaque mercredi à la table de 24h et puis enfin à 19h30, il sera l'heure des parties prix avec [musique] Routel Crief pour la politique, Pascal Péry pour l'économie et Abnous Chalmani pour l'international. Voilà, vous avez le programme dans 2h, je fais le paris. Vous aurez toutes les [musique] cartes en main pour vous faire. Vous fabriquez votre propre opinion. 24h c'est ici. 24h c'est maintenant 24h c'est parti.
[musique]
Et l'image du jour en ce 7 octobre 2026, et bien la voici. Elle raconte sur une plage à Teliv en Israël euh les commémorations qui ont eu toute la journée euh au sein de l'État hébreu, 3 ans, jour pour [musique] jour après cette tragédie. Euh vous voyez ces ces corps hein, près de 1200 corps sont ici représentés et et voilà ce que l'on va découvrir. Euh c'est écrit en hébreu le prix de l'échec. L'échec celui de Benjamin Netaniaou euh c'est à lui qu'on pense il est tout en haut de l'appareil politico-sécuritaire accusé le premier ministre israélien d'avoir balayé un certain nombre d'alertes à très haut niveau.
Israël n'a pas [musique] vu venir cette attaque brutale, cette attaque terroriste à grande échelle menée par le Hamas sur le territoire israélien. Et bien voilà, un pays qui rend hommage ce 7 octobre 3 ans après jour pour jour à ses morts. PL, elles sont encore à vif hommage en pleine campagne électorale. Israël est un pays qui n'a visiblement pas encore tourné la page. Israël [musique] est un pays qui est encore en guerre en guerre au pluriel d'Aphné.
Cette commémoration, c'est vrai qu'elle a un sens particulier parce qu'elle, [musique] comme vous le dites, elle a elle est à l'approche des élections législative qui ont relu en Israël dans quelques semaines [musique] et donc elle prend un relief particulier, même si tout d'abord ne jamais oublier à quel point la société israélienne a été bouleversée et pour longtemps [musique] par ces attentats absolument abominables du 7 octobre 23. Ils ont été très largement commémorés aujourd'hui partout. vous en montrer quelques images. Nous à la FP, on était avec les familles de proches euh de victimes qui sont tombées au festival Nova.
Vous savez ce festival de musique dès 6h29, à l'heure précise où l'attaque a commencé sur ces jeunes qui faisaient la fête, [musique] nous étions avec eux et il y avait une très grande émotion. Euh mais c'est vrai que c'est dans un contexte très politique où les opposants euh à Benjamin Netanaou étaient sur place également avec des des messages vraiment euh assez forts contre ce Premier ministre qui on verra euh s'il a réussi à à se maintenir au pouvoir ou pas.
François effectivement elle le elle le soulève d'aphé [musique] François des élections dans 3 semaines à peine he c'est le 27 octobre et c'est le premier scrutin post 7 octobre et c'est un scrutin dans l'histoire de ce pays l'état hébreu sans nul autre pareil c'est effectivement le la journée la plus meurtrière de l'histoire de l'état d'Israël et je rappelle que le il y a eu un autre 7 octobre exactement 50 ans avant qui était le jour du déclenchement de la guerre d'octobre 73, la guerre du dite du Kipour. Et donc la deuxème journée la plus meurtrière de l'histoire d'Israël, une commission d'enquête avait été créée dans la dans le moi qui avait suivi.
Oui, Goldamer était premier ministre avec Goldamer qui avait qui avait dû euh céder à sa place comme premier ministre alors qu'en fait elle n'avait pas été considérée comme étant particulièrement [musique] fautive mais elle elle était aux manettes euh et donc il fallait changer de premier ministre. Là, le contraste est absolu premier ministre refuse absolument de faire une commission d'enquête et je je il y a de fortes chances pour que ce soit là-dessus que se joue l'issue du scrutin à la à la à la fin du mois d'octobre.
Euh c'est c'est devenu insupportable d'apprendre euh que il avait que que les Éméiriens avaient prévenu euh Nét en personne en la personne de de MBZ, hein effectivement mais avec ces images, je me permets un tout petit peu de de faire tourner la la parole si vous me le permettez François mais Géraldine dans le prolongement de ce que nous disait François, est-ce que les Israéliens sont prêts à tourner la page ?
C'est c'est c'est compliqué à dire parce qu'on voit que les sondages sont quand même très serrés mais on voit qu'il y a un vrai traumatisme en fait qui ajoute ces dernières semaines au traumatisme du du 7 octobre, c'est de découvrir [raclement de gorge] car les langues se délit qu'il y avait pas eu une ou deux annonces mais un faisceau d'indices relativement convergents qui ont été totalement ignorés par à la fois Benjamin Netaniaou mais aussi vraisemblablement les équipes de de ces services. Et c'est c'est terrible pour la société israélienne qui avait placé sa confiance dans ce gouvernement.
En fait, le seul argument de Netaniaou jusqu'à présent pour se maintenir au pouvoir en dépit de toutes les critiques qui s'accumulent sur sa gestion de la guerre, ben c'était il y a que moi qui vous protège, je suis en capacité de vous protéger. Et ça, ce récit se fissure totalement. Pourquoi resterait-il s'il ne peut pas protéger ? Et et c'est vrai que la campagne tourne essentiellement autour de cette question aujourd'hui. D'un mot [musique] peut-être Jean-Claude, il sera peut-être aussi l'occasion de regarder à un moment ou un autre les Palestiniens, leurs voisins [musique] et essayer de chercher une piste, une solution à l'issue de ces élections assez et tourner la page.
C'est peut-être ça aussi.
Vous avez dit effectivement échec échec [musique] évidemment de politique je veux dire de Benjamin Netaniaou parce qu'effectivement et [musique] quel que soit ce qu'on apprendra on sait aujourd'hui qu'il y a eu des des de gros ratés et donc [musique] c'est un échec politique mais échec aussi de la communauté internationale qui depuis tant de temps ne parvient pas à trouver des solutions acceptables pour les deux parties israéliennes de côté [musique] palestinien de l'autre et donc finalement il y a une sorte de gement footisme qui prévaut [musique] de fait hein de fait de et c'est inacceptable inacceptable pour les 1200 victimes dont on a parlé et qui sont passablement oublié sur le terrain de de la politique.
Et bien écoutez, je vais profiter de de vos éclairages pour vous présenter [musique] Jean-Claude Bejour. Vous étiez le dernier à avoir la parole. Vous êtes avocat et président du forum transatlantique. Géraldine Vosner, ancienne correspondante à Washington et aujourd'hui rédactrice en chef au point. Françoisbourg, conseiller à la fondation pour la recherche stratégique et enfin Daphné Benoît euh chef du pôle international à FP. Merci de me faire l'amitié d'animer ce mercredi 24h avec vous. Et je vous le disais, je vous le disais, la Russie. Alors, la Russie en plus de mener sa guerre à très haute intensité en Ukraine et d'ailleurs aujourd'hui la la journée était particulièrement meurtrière.
un 14 morts, 50 blessés [musique] bilan provisoire dans une frappe russe qui a frappé un immeuble dans le nord du pays. Bien cette Russie, elle poursuit en parallèle ses opérations de déstabilisation, une sorte de quasi guerre dans l'espace européen sur terre, sur mer, dans les mercies en cours. Et bien voilà que Moscou réactive à présent l'arme des migrants des candidats à l'exil se retrouve tout à coup parachuté un peu comme ça aux frontières de trois pays, la Lonie, la Lituanie et la Pologne pour faire peut-être pour leur permettre [musique] d'entrer dans dans l'espace européen.
Est-ce que c'est un moyen de plus pour chercher à nous déstabiliser une façon de profiter par gros temps électoral
[musique]
de nos faiblesses et de l'une de nos forces ? On fin toujours par voter en démocratie pour le pire ou pour le le meilleur. Vous allez découvrir en tout cas que le système mis en place par la Biélorussie peut-être par [musique] Moscou est très sophistiqué. Voici les indispensables avec Chlo et Barbau. Bonsoir Chloé, bonsoir Guillaume. Bonsoir à tous. Alors première question très concrète. De quoi s'agit-il exactement ? Alors nous sommes à la frontière entre la Biéloricie et la Lettonie. Regardez ces images des migrants entassés dans une camionnette. Des milliers d'hommes qui cherchent à entrer en Union européenne. Alors, d'où viennent-ils ? De Somalie, d'Érée, d'Iran ou d'Afghanistan ?
Il n'y a pas de hasard. Tous ont pris des vols affraités par la Biélorussie. Après l'atterrissage, direction la Frontière Letonne dans des camionnettes. Voilà quoi ressemble cette frontière. Une clôture d'acier surmonté de barbelé, des caméras augmentées par l'intelligence artificielle, des drones survolant la zone ultra sécurisé. Sur place, ces migrants sont pris en charge par des passeurs. Ils sont masqués, lourdement armés. Il s'agirait de criminels engagés par le KGB. Leur objectif, c'est de faire entrer ces migrants en Union européenne dans l'espace Schengen. Et pour cela, il n'hésite pas à menacer les douiniers, à casser les caméras et créer des brèches dans la clôture.
Le passage est donc direct. Et si et si cela marche pas, il y a une seconde méthode, des tunnels creusés depuis plusieurs années sous les barbelets. La discrétion est assurée. Voilà à quoi ressemblent ces tunnels. Leur entrée est dissimulée par de la mousse. Il mesure jusqu'à 40 m de long. Des tunnels similaires ont été retrouvés entre la Biélorussie et la Lituanie voisine. Ainsi, en quelques semaines, seulement des dizaines de milliers de migrants sont entrés en Europe. Les autorités en ont refoulé 12000 mais tous n'ont pas été arrêtés. 41 sont entrés en Estonie. Alors, stupéfiant, très impressionnant. Pourquoi une une telle opération et quel est l'objectif de la Russie ?
Même objectif qu'avec les survols de drone. Même objectif qu'avec les cyberattaques. Déstabiliser les pays européens qui soutiennent l'Ukraine. La manipulation de migrants, c'est une méthode déjà éprouvée par la Russie. En 2023, Moscou pousse 50000 hommes à la frontière finlandaise. Leur vélos sont retrouvés devant les postes frontières. Panique en Europe. Et est-ce que cette menace aujourd'hui Chloé est prise au sérieux ? Oui, l'alerte est maximale. Dans tous les pays Baltes, la Let Laonie mène une opération lougarou. L'objectif, c'est de reboucher ces tunnels en urgence. Les douaniers tentent de les repérer avec des appareils de pointe. Écoutez à ce sujet le message des autorités.
De son côté, l'Estonie rétablit sa frontière avec la Lonie voisine, malgré les règles de l'espace Schengen, fini la libre circulation sur les 343 km de frontière, contrôle des véhicules, vérifie des papiers d'identité. Personne ne passe sans autorisation. L'inquiétude est mondiale. La Flande envoie des militaire en Letonnie et Donald Trump pourrait établir pourrait y établir une base militaire américaine permanente. C'est un nouveau rideau de fer en Europe de l'Est. Un nouveau rideau de fer qui s'est abattu sur l'Europe de l'Est. Merci à vous Chloé.
vraiment alors je suis stupéfait quand même par ces hommes lourdement armés qui se précipitent comme ça aux frontières à la fois de l'espace otanien, de l'espace européen et de l'espace Schengen hein, ces pays dont on parle, ils font partie de l'espace Schengen. Première question, je me tourne vers vous Dapné. Pourquoi est-ce que on réactive du côté de Moscou ? Parce que tous les regards se tournent vers Moscou, cette arme des des des migrants. Est-ce que Moscou, du point de vue très opérationnel, a identifié des faiblesses de surveillance à à nos frontières ? Pourquoi maintenant ? Alors euh c'est intéressant de voir que maintenant sont creusé des tunnels.
Euh c'est une réaction logique finalement à euh l'établissement de de barrage de barrières euh très conséquentes de la part des pays où c'est déjà arrivé. Je pense à la Pologne qui a érigé euh une barrière de 180 km de long, soit près de la moitié de sa frontière avec la Biélorussie. donc qui prend cette menace très au sérieux de cette instrumentalisation euh justement de de l'envoi de migrants euh par Moscou et et par Minsk. Et puis aussi la Finlande a fait la même chose.
Elle a inauguré une clôture de 200 km le long de sa frontière précisément pour éviter euh que Moscou se serve euh de de ce registre des migrants qui fait partie finalement du registre de la guerre hybride dont on parle très souvent sur ce plateau euh qui est justement euh sous le seuil de la conflictualité armée mais qui prend la forme effectivement de de d'envoi de migrants pour nous déstabiliser, d'envoi de drones euh et puis d'utilisation aussi de désinformations et cetera. Mais en fait, bon déjà effectivement l'instrumentalisation de des migrants n'est pas nouvelle hein.
On se rappelle que la Turquie par exemple avait fait la même chose en 2020 en envoyant en Grèce des dizaines de milliers de migrants suite à un désaccord avec l'Union européenne autour de la de la Syrie. Donc c'est quelque chose qui n'est pas nouveau. simplement l'immigration en fait, elle est devenue une telle obsession au sein de l'Union européenne que le sujet finalement c'est devenu un levier très tentant voire facile pour soit déstabiliser les États européens soit pour finalement obtenir deux des gages diplomatiques ou économiques. Mais alors justement, on va y venir à ces tentatives à peine voilé de de déstabilisation.
Mais mais François, je voudrais vraiment revenir sur ce qui est l'un des aspects les plus frappant, des tunnels, des tunnels de contrebande humaine puisqu'il s'agit de de de ça. On utilise des migrants et on utilise presque comme des pions. Mais est-ce que techniquement on peut s'attendre avec ce type d'opération à voir et bien arriver des milliers voir des dizaines de milliers de nouveaux migrants sur le sol européen ? Bon, techniquement les tunnels, ça complique les choses lorsque il y a une quinzaine d'années et le il y avait des tunnels qui avaient été creusés entre l'Égypte et Gaza dans le cadre de la contrebande entre les Égyptiens et les et les Gazaouis.
Ça a été très compliqué pour pour les arrêter. Enfin, je je fais confiance au Laéton euh et et à l'Union européenne. Euh on va le faire. Il y a un angle que je voudrais ajouter à cette affaire. On en on est bien sûr dans l'instrumentalisation des immigrés comme la Russie l'a fait avec l'histoire des vélos qu'on nous a rappelé. Mais c'est à la frontière norvégienne ça en l'occurrence ainsi que bien sûr les tentatives à la frontière finlandaise. Il y a eu euh les tentatives de faire passer des par dizaines de milliers les migrants d'Irak via le la Biélorussie en Pologne. Ce que d'avenir rappelle l'image en 2021 qui ex atroce.
ça mais il y a un angle supplémentaire euh les États-Unis ont levé l'essentiel de leurs sanctions vis-à-vis de la Biélorussie. Il y a euh une certaine bonne entente qui s'est établie entre cette satrapie russe quelle la Biélorussie et l'Amérique de Trump. Euh donc je pense qu'il y a là il y a aussi une volonté de la part des Russes de tenter d'injecter un élément de de frustration des désaccords supplémentaires aux relations entre les Américains et les Européens. Il y a aussi cet angle-là en en utilisant euh la Biélorussie pour faire passer un certain nombre de microns sans quelque chose en soit au courant ou pour lui un peu lui tirer les les oreilles par procuration.
les la b la biélorussie a fait l'objet notamment à la suite des de l'affaire polonaise il y a il y a il y a il y a il y a 3 4 ans, elle a fait l'objet de sanction euh qui a été alourdi par les problèmes politiques liés au non respect des élections par le dictateur biélorusse à l'époque. Or, l'Amérique de Trump a pour sa part supprimé la plus grande partie de ces sanctions. Et j'allais pas dire que c'est l'amour fou entre Minsk, la capitale de la Biélorussie et Washington, mais les relations se sont fortement améliorées. Là, ce qui se passe n évidemment pas de fait pour améliorer les relations entre les Européens et les biélorusses.
Donc, il va y avoir encore un élément de frustration dans les relations entre les Américains et les Européens. Voilà, c'est bon. Si les Russes recommencent à jouer à ce jeu parce que le jeu est russe, la responsabilité, elle est basiquement à Moscou. Ce n'est pas parce que ils sont idiots parce que ils ont échoué les fois précédentes en fait, mais c'est parce que là il y a un nouvel angle. Il y a un angle supplémentaire, c'est en on on va en plus atlantique et européenne ce ce jeu de billard à à trois bandes. Jeis qu'on revienne avec vous Jean-Claude Bour sur un élément. Je le disais d'un mot, euh ces pays concernés sont des pays qui sont membres de l'état euh de de l'espace Schengen.
Euh ça veut dire que si vous entrez dans ces pays, vous pouvez circuler librement à peu près partout en Europe. À peu près partout euh en Europe. Et on a le sentiment euh d'une d'un crémelin qui utilise des petits pions euh à qui il pourrait même, on va pousser la réflexion, à signer des objectifs. On avait vu les mains rouges sur le mémorial des justes à Paris, les étoiles de David qui avaient été peintes avec des citoyens X ou Y de Moldavie à l'époque qui était instrumentalisé mais pourquoi pas aller plus loin. Est-ce que ce scénario il vous paraît envisageable des migrants utilisés pour les bases d'œuvres de Moscou et histoire de déstabiliser plus encore les pays européens ?
Je crois que la réponse est est dans votre question. bien sûr qu'ils sont utilisés et c'est d'ailleurs pas une question de chiffre, c'est une question de symbole. Euh peu importe qu'il y en ait 10000, 2000, 3000 euh ça va être avant tout une question de symbole. C'est-à-dire que dire que des migrants peuvent passer, c'est dire finalement au fond le message, c'est nos frontières sont poreuses, attention, on va être envahi. Et ils savent très bien, Moscou c'est très bien Moscou. Il y a pas que Moscou.
Un certain nombre savent très bien que la question d'immigration, ça n'est pas simplement qu'elle occupe l'opinion publique européenne, elle est devenue un élément de fracture au sein des opinions publiques européennes. Voilà, c'est c'est véritablement un élément de fracture de nos sociétés. C'est pas simplement un débat avec les pour et les contres et des gens qui vont dire "Ben réfléchissons tranquillement, regardons les chiffres". Parce qu'on pourrait très bien dire, on pourrait dire que euh 500 personnes euh c'est finalement sur euh je crois qu'on est à 450 millions d'européens, 500, on pourrait se dire bon 500 sur 450 millions c'est pas cela.
Je me permets de faire une incise, 11000 migrants sont entrés en 2025 sur le territoire lituanien, pays qui ne compte que 2 millions d'habitants. C'est une première. Alors donc non seulement ça déstabilise euh les États les premiers États concernés en particulier de de de jeunes nouveaux États frais en tout cas dans dans notre système européen. Donc première chose et ça peut créer des tensions à l'intérieur même.
Souvenez-vous les tensions qu'il y a entre pays européens en disant "Mais moi je je ne peux pas supporter, il faut que chacun prenne sa part." En plus sur le plan interne, sur le plan, j'ai envie de dire plus institutionnel, Moscou et tous ceux qui sont à la manœuvre savent très bien que c'est un point de facture. Je voudrais aussi rajouter une chose. Tout à l'heure, je parlais de responsabilité de la communauté internationale. Ces migrants ne viennent pas de nulle part. Ils viennent de pays qui pour certains soit parce que qui sont en guerre, soit parce que il y a un problème de et donc on voit bien que ce sont des pays qui sont fragiles en tout cas qui ont des fragilités internes.
Et lorsqu'on dit que le sujet non pas de l'immigration mais de de la des migrations internationales doit être réglé aussi à la source, on dit parfois ben oui mais vous vous n'allez jamais résoudre le problème. Je crains que tant qu'on ne travaillera pas, j'ai envie de dire en corrélation, en collaboration avec les pays de départ, on aura toujours outre le fait on aura toujours ce type d'utilisation outre le fait que c'est de la traite humaine et que c'est moralement insupportable. Bon, Géraldine, il y va tout droit he le chef des garres frontières de LTON, il dit que la Russie cherche à renforcer, je le cite, les partis d'extrême droite prorusses en Europe. Est-ce qu'il a raison ?
Euh bon déjà euh que que la Russie soit derrière en tout cas en viorussie euh [rires] ça peut presque évident mais imaginez imaginez ce président Leton parce que là on dit 11000 effectivement un pays de 2 millions d'habitants c'est comme si nous en France on avait eu 370000 personnes qui arrivent d'un coup considérable c'est colossal c'est une agression en réalité alors oui on l'a très bien dit c'est une très vieille méthode l'arme migratoire Cuba l'avait fait avec les États-Unis des années 80, 120000 personnes qu'ils envoyaient. Kaddafi à l'époque qui disait "Retenez-moi ou j'envoie tout le monde", c'est c'est un vrai classique.
Soyta en 2021 déjà, il y avait eu un différent avec le Maroc diplomatique. Ils avaient lâché les contrôles, ils étaient arrivés à pied. On l'a vu cet été aussi, bien que la question soit pas vraiment claire, mais on voit bien que ce sont des instrumentalisations. Euh l'Europe est quand même plus forte qu'avant. 2021 quand ça se produit à la frontière de la Pologne, c'est pareil, on passe en une année de quelques centaines d'interpellations à 40000. Là, à l'époque, il y avait les ONG presque en soutien de la des ingérences. C'est-à-dire que dès que les Européens, les polices européennes avaient essayé de sévir, c'était c'est horrible. nous accueillir.
Le discours a quand même sensiblement changé parce que l'instrumentalisation est tellement puissante les effets vous avez tout à fait raison sur nos politiques internes sont tellement massifs en voit la montée des droites partout en Europe. Donc c'est une vraie préoccupation. On ne peut plus se contenter de dire c'est quand même dommage. Donc il y a eu euh des règlements qui commencent à être votés débattu en Union européenne. Le règlement retour qui va commencer à à rentrer en application. Euh et il va y avoir une réflexion sur Schengen, comme vous le disiez, sur cette libre circulation, dans quelle circonstances, dans quelle condition, sur la protection de nos frontières.
Alors, Frontex va a déjà renforcé le nombre de de gardes, mais mais tout ça fait partie de nos débat. Mais je pense quand même que l'Europe est aujourd'hui mieux armée pour répondre parce qu'elle est devenue lucide, parce qu'il y a une vraie prise de conscience et parce qu'elle est franchement les conséquences politiques sont telles et on le voit aussi en France he la montée des extrêmes est directement liée à peut-être Géraldine mais on va pousser la réflexion avec vous François Hesbourg.
Qu'est-ce qu'elle peut faire concrètement maintenant qu'elle est lucide cette Europe et qu'elle ne veut plus rester les bras croisés concrètement, est-ce qu'elle peut demander à la Léonie, à la Lituanie de fermer ses frontières et à la Pologne également précisément pour que cet espace Schengen ne soit pas, je mets des guillemets mais submergé. Ben, d'abord, j'allais dire la question se pose plutôt en sens inverse, c'est-à-dire la Lonie et la Lituanie sont fondés à demander à l'Union européenne le concours de Frontex que vous avez évoqué pour défendre les frontières extérieures de Oui, pour les défendre, est-ce qu'on peut les fermer ? Euh la réponse courte, la réponse courte est oui.
On peut on peut les fermer comme ça a été fait entre la Pologne et la et la Biélorussie il y a il y a quelques années parce ce qu'elle ne sait pas faire l'Europe et mais les États-Unis non plus. L'Union soviétique et je dis à dessin Union soviétique le pays qui a existé avant la Russie euh n'a pas su le faire davantage. Non on ne va pas s'occuper des causes premières en Afghanistan. On a déjà essayé. Merci. On a déjà donné la Somalie, pareil l'héritré, je souhaite bien du plaisir à celui qui veut s'occuper des causes premières quant à l'Iran, euh je ne suis pas sûr que les circonstances soient soi soi particulièrement favorables. Il y a des choses qu'on ne sait pas faire.
Par contre, euh euh bloquer l'arrivée des migrants, oui, euh aider euh l'Estonie et la Lonie à appliquer les mesures de sauvegarde que permettent les accords de Schengen. On on peut se mettre en situation de fermeture des frontières internes dans des circonstances d'urgence et et c'est ce c'est ce que font c'est ce que font la Letonie et l'Estonie en ce moment. et et j'allais dire c'est c'est c'est très bien, c'est pas l'Europe qui m en tant que telle qui m'inquiète dans cette affaire. Euh là, je suis tout à fait d'accord avec ce que vous disiez. Euh les les gens sont lucides et le consensus européen par rapport à ce type de de sujet, il est là, il est fort, il existe.
Par contre, je ne sais pas ce que Trump va nous sortir sur le sujet dans les deux ou tr jours qui viennent. sur lui il nous a expliqué que il avait lui il a posté là sur les les les facile d'être populiste avec ce type de sujet être et Trump va forcément mettre mettre son grain de sel et comme je le disais il y a quelques instants, les relations entre les États-Unis et la biélorussie ne sont pas les mêmes que celles des Européens avec la biélorussie. J juste de mots pour qu'on soit très clair, je n'étais pas en train de dire qu'il faut lutter contre les causes premières avant d'utiliser tous les mécanismes européens.
on l'aura bien compris, c'est en complément et c'est bien parce qu'on et Géraldine a redit que ça existe depuis la nuit des temps que tant qu'on qu'on s'attachera pas aussi à un certain nombre de causes premières, ça reviendra encore et encore et dans 10 ans, vous allez encore nous inviter pour qu'on parle encore de ces mêmes sujets. Par je vais peut-être être provocateur, mais en plus des tunnels, moi j'ai été frappé par ces hommes en armes qui sont censés ouvrir le chemin aux migrants. Est-ce qu'il faudrait Daphner, j'ai envie de vous poser cette question, est-ce qu'il faudrait imaginer que nos gardes de frontières tirent eux-mêmes sur ces gens-là et ouvrent le feu ?
Alors écoutez, est-ce qu'on peut y aller ? Alors justement, si vous voulez, ce qui différencie l'Union européenne de la Russie ou de la Biélorussie, c'est qu'on est un état de droit. Enfin, nous sommes collectivement des état un espace de droit. Oui, un espace de droit. Et c'est ça et c'est bien à notre honneur. Et donc je pardon mais à moins que ces personnes, ces petits hommes verts comme on envoyait en Ukraine en 2014 en Crimé. Ouis, absolument euh voilà euh à [raclement de gorge] moins qu'ils le feu sur lourdement armé avec moins qu'ils ouvrent eux-mêmes le feu sur nos forces de sécurité. Enfin, on faut les arrêter. Mais comment est-ce qu'on les arrête ? Pas avec un panneau stop.
Non, mais les arrêter euh physiquement, les les les emmener en détention et essayer de comprendre d'où ils viennent, qui sont leurs commanditaires, même si ce sera très difficile puisqu'ils sont payés justement pour euh ne pas euh ne pas être possiblement retracé euh vers le Kremelin. Mais non, enfin à mon sens, il faut justement raison garder, rester la tête froide par rapport à ces intrusions qui sont du fait juste qui veulent nous pousser à la faute. Exactement. Moi, je je partage complètement ce qui vient d'être dit.
À partir du moment où on met le droit dans un un mécanisme où on va se retrouver en situation de de guerre là pour le coup avec des armes, avec un peu comme et en plus ça enverra un un message extrêmement négatif. Pas qu'une question de message. À partir du moment où l'Europe donnera le sentiment qu'elle est assiégée et qu'elle éprouve le besoin d'utiliser son armée pour défendre, pour aller dans ce sens, je pense que précisément Jean Bejour mais presque même submergé. Ça se passe sur mer, ça se passe dans l'hiver, ça se passe sur terre à nos frontières et maintenant sous les frontières. Il y a différentes euh réponses.
Non, mais euh tiré à euh on se rappelle quand même que en 2021, la Biélorussie, elle avait fait la même manière hein. Ils affraitait des vols, il y avait des agences de voyage qui étaient montées, euh il mettaient les les gens dans des bus, ils les acheminaient jusqu'à la frontière. Tu vois, c'était un truc assez assez fou. Euh, on avait été saisi à l'époque, il y avait du un temps de réaction. Là, c'est immédiat. Moi, je je suis assez confiante que la la réaction va être rapide. Maintenant, il ne faut pas être naïf. vous l'avez très bien dit, ça va se reproduire sur d'autres parce que l'arme est très facile à utiliser par des régimes hostiles, hein.
Euh donc, il faut aussi adapter notre droit interne, c'est-à-dire rendre les conditions d'accueil peut-être moins alléchantes pour ces pauvres gens qui viennent de Somalie ou d'Afghanistan. Parce que c'est pour mais là en l'occurrence, ils sont instrumentalisés. totalement instrumentalisé, mais c'est vrai que tant qu'on a l'accord de Shangingan qui s'applique et que une fois qu'ils ont réussi à passer cette frontière, euh il leur suffit de déposer une demande pour s'égiller ensuite dans toute l'Europe, ça n'est pas gérable.
Euh donc je mais ça c'est en ça fait partie des sujets en discussion euh à Bruxelles et ce sont des sujets qui doivent impérativement être concertés et discutés à 27 tant il est vrai que ce sera pas un pays tout seul et il faut aussi lutter contre la tentation que pourrait avoir des pays et on l'a dit tout à l'heure l'Estonie c'est 2 millions d'habitants pour eux c'est des questions de survie c'est très profond bah la tentation de prendre des des des mesures de leur côté voilà de d'un délitement européen Mais ça, je suis assez confiante làdessus. Mais mais tout de même, je me permets de pousser cette cette question euh avec vous François. Pourquoi est-ce que je la pose cette question ?
Est-ce que un moment donné on en arrivera à à tirer sur ces hommes en armes qui font passer des des migrants ? Mais est-ce qu'il faudra attendre un deuxième psyiche mais qui marche la psiche cette tentative d'attaque sur le sol allemand d'un drone plein d'explosif militaire ? La réponse en fait est très si les hommes en armes franchissent illégalement une frontière, ce sont nos envahisseurs et on leur tire dessus. Là, on leur tire dessus. Le droit le permet. Oui. la la Oui. S'il franchissent nos frontières, les hommes armés, si les hommes en armes franchissent une frontière, on est fondé à réutiliser, à recourir à la force euh pour qu'il cesse de le faire.
Et euh par contre le sujet plus difficile et plus important euh c'est celui des des migrants. Il faut absolument effectivement faire tout ce qui tout le nécessaire pour qu'il ne franchisse pas la frontière, sauf utiliser les armes bien entendu. On va pas tirer sur des gens qui sont désarmés qui sont pas ça mais s'occupe de ces migrants sont lourdement armés comme nous l'a expliqué Chloé. Ils sont équipés de gilets tactiques, de fusé d'assaut, sont des soldats. Il les Moi, j'appelle ça j'appelle ça des soldats. Euh un homme en arme qui franchit une frontière pour entrer dans un pays qui ne veut pas d'eux, a priori c'est un envahisseur.
Ça je dire là pour le coup le le le droit des gens, le droit international, il est il est clarissime là-dessus, hein. Jusqu'où jusqu'où il ira libridité l'hybridité de cette guerre que que nous mène la Russie très il y a ces cargos mais ça ça n'était ça n'était qu'hier encore une fois des cargos qui sont attaqués alors dans dans la zone économique exclusive hein. On n'est pas dans une zone de souveraineté mais mais au large de la Bulgarie de la Roumanie. On voit ces ces images. Ces attaques n'ont pas été attribuées officiellement à la Russie mais évidemment tous les les regards se se tournent vers Moscou. Ça c'était hier.
Aujourd'hui il y a les migrants et demain jusqu'où il y aura cette hybridité ? Guillaume, je moi je ne suis pas favorable au mot hybride parce qu'en réalité ça caser vous diriez casigère c'est oui nous sommes en casigère c'est pas la peine de dire hybride parce que ça voudrait dire c'est une petite guerre ou une sous-guerre ou quel non l'objectif la la fin est est est la même de toutes les façon que vous preniez une arme et que vous veniez tirer ou que vous déstabilisiez nos démocraties avec toutes les conséquences que l'on peut avoir derrière on sait très bien où ça peut mener si on allait jusqu'au bout.
Donc je pense, je ne suis pas favorable à ce mot hybride parce que ça nous empêche de voir la réalité de la situation, éventuellement de prendre les mesures qui s'imposent. Il faut se dire nous attention, nous ne faisons pas la guerre au Russe. On n'est pas en guerre avec Moscou mais en revanche, ce type de comportement, ce sont des comportements guerriers. Il faut les traiter comme tel. En tout cas, c'est vrai qu'on a dans le prolongement de ce que nous dit Jean-Claude, on a le sentiment que le plan en fait il est à la fois pensé, conçu, déployé tous azimut mais parfaitement orchestré. On parle ici de ces cargos. Il y a un instant, on parlait des migrants.
Avant ça, on a parlé de Lipsich et et de cette attaque avortée qui n'a pas fonctionné mais qui aurait pu être un basculement en en en Europe. Encore une fois, je pose ma question. Jusqu'où Moscou a l'intention de déployer ce plan ? Mais je pense que les c'est ce type d'attaque et ce type de euh d'action ne s'arrêtera pas de sitôt. Et au contraire, on voit plutôt une tendance euh à euh l'augmentation de ce type d'occurrence euh quelle que soit la forme qu'elle prenne. Effectivement, vous parliez de l'attentat euh avorté de Leipsich, euh des drones qui nous survolent, de d'outage, de cyberattaque et cetera.
Euh et là, on voit effectivement que la courbe, elle augmente ces dernières semaines, ces derniers mois, elle augmente et donc on sent finalement une forme de désinhibition de la part des services russes. Dapfné, euh je vous remercie et je me permets de vous couper. Le premier ministre le Cornu est attendu sur le péron de l'Élysée d'ici quelques secondes à peine. Le perron de Matignon [rires] de l'hôtel Matignon évidemment le voici à l'image. Oui. Alors il n'est pas encore à l'Élysée mais il est à Matignon et et il est à les crises se succèdent. Je comprends la fatigue de celles et ceux qui ont le sentiment qu'à peine une difficulté surmontée une autre se présente.
Cette réalité beaucoup de pays européens la connaissent. Elle fait naître beaucoup d'inquiétude. Nous sommes dans une situation difficile mais nous ne sommes pas pour autant sans réponse. Et c'est dans cet esprit que je veux vous parler ce soir. Ce qui se passe dans les lycées nous touche toutes et tous. Élèves, parents, enseignants ou simplement citoyens. Des lycéens manifestes, c'est leur droit, y compris pour contester le gouvernement. Nous avons le devoir de les écouter. Prendre les jeunes au sérieux, c'est autant soutenir leur engagement que partager avec eux les difficultés mais aussi les contraintes.
Mais nous avons également vu ces derniers jours des violences, des élèves et des personnels agressés, des politiciers et des gendarmes blessés, des établissements incendiés ou dégradés, des milliers d'heures de cours perdu sans oublier les menaces et les insultes. Les responsables politiques qui utilisent cette colère pour mener leurs batailles électorales prennent une responsabilité grave. On ne peut pas jouer avec la sécurité des jeunes de France. Je veux donc être clair. Contrairement à ce que certains racontent et répètent, les forces de l'ordre n'ont pas pour instruction d'affronter les lycéens.
Leur mission est de protéger les biens mais surtout les personnes, de faire respecter la loi et de permettre l'accès aux établissements scolairire. Elles doivent agir pour cela de manière proportionnée dans un contexte souvent très difficile. Il faut le reconnaître et je veux leur redire notre soutien. Mais lorsqu'un jeune est gravement blessé, les enquêtes doivent en établir les circonstances en toute transparence comme pour toute atteinte aux personnes. Je l'ai rappelé hier à l'Assemblée nationale le respect de l'état droit. s'impose à chacun. Mais la colère des jeunes ne vient pas de nulle part. Nul ne peut être indifférent aux angoisses qu'ils expriment.
Ces lycéens, on le sait, étaient enfants ou en tout cas entrés dans l'adolescence pendant le Covid. Nous leur avons demandé des efforts considérables. Depuis, il voi les guerres, le changement climatique, parfois leurs parents ou leurs proches en difficulté. Malgré ces angoisses, nous leur demandons pourtant de choisir leur orientation et de regarder l'avenir avec confiance. Et la responsabilité du gouvernement et de l'ensemble des formations politiques doit être de rétablir cette confiance. Et cela commence évidemment et déjà par les écouter. Les temps de dialogue engagés aujourd'hui se poursuivront à partir de demain dans chaque lycée et jusqu'à la semaine prochaine.
La plateforme ouverte lundi dernier par le ministre de l'éducation nationale a déjà recueilli plus de 40000 contributions. Elle nous permet d'entendre directement celles et ceux qui ne s'expriment pas toujours dans les instances habituelles. Certains ont accueilli l'ouverture de cette plateforme avec moquerie ou d'érision. Ils ont eu tort. Les 40000 premières contributions montre qu'il y avait une attente en particulier, on le sait, sur l'organisation du temps scolaire et sur les conditions matérielles dans les lycées. Ces contributions constituent une matière précieuse. Elle nous permettra de répondre à ces préoccupations en lien avec les conseils régionaux.
Tout sera publié en transparence. Dans les 8 mois qui nous séparent de l'élection présidentielle, le gouvernement agira donc avec pragmatisme pour répondre aux attentes des lycéens.
Nous avons lancé cinq chantiers pour assurer les cours lorsqu'un enseignant est absent, même si beaucoup pas été fait ces dernières années, pour améliorer les conditions matérielles dans les bâtiments, notamment face aux fortes chaleurs, pour mieux organiser les temps scolaires, pour rendre parcours sup plus transparent et intelligible et pour donner et c'est peut-être d'ailleurs la principale revendication, un cadre d'expression plus clair et renouvelé au lycéen dans une démocratie qui est évolue, une démocratie vivante. Les premières décisions du gouvernement seront présentées à la fin du mois d'octobre et bien sûr il y a la question des moyens.
Le budget pour l'année prochaine 202 porte les crédits de l'éducation nationale à 64 milliards d'euros avec une nouvelle hausse de 1,2 milliards d'euros par rapport à l'année dernière. C'est un des rares ministères d'ailleurs qui voit ces crédits augmenter et cette augmentation devra permettre de financer les priorités des lycéens. pas que. Et le budget de l'éducation nationale sera d'ailleurs discuté à l'Assemblée nationale le 12 novembre prochain. Cela nous laisse donc un mois pour traduire les contributions et les propositions des lycéens en amendements sur lesquels les députés et les sénateurs devront s'entendre.
Les débats auront lieu, chacun prendra ses responsabilités, le gouvernement en tête. Je le dis aussi, dans le passé, il y a eu trop de promesses qui n'ont pas été tenues tout simplement parce qu'elles n'étaient pas tenable. Ce que je souhaite, ce sont des réponses concrètes, rapides et donc financé. Un gouvernement qui n'a aucune échéance électorale peut s'y engager avec sincérité. Mais chers compatriotes, ces inquiétudes sur l'avenir, nous les retrouvons aussi dans les familles qui subissent la hausse du prix de l'énergie. La guerre au Moyen-Orient comme d'ailleurs celle en Ukraine sont entrées dans notre quotidien.
Quand on habite loin de son travail, sans transport collectif à proximité, faire le plein pour partir le lendemain pèse lourd dans le budget mensuel. Pour un artisan ou un transporteur, cela peut même mettre en cause l'équilibre de l'activité. Nous avons, vous le savez, renforcé l'aide aux grands rouleurs et les soutiens aux professions les plus exposées, les agriculteurs, le secteur du bâtiment, les pêcheurs, les aides à domicile, les infirmiers libéraux. Le chèque énergie sera versé dès janvier, non plus au printemps pour les ménages les plus modestes. Alors, je comprends dans le débat public la demande d'aide générale ou d'une baisse massive des taxes.
Mais il faut le rappeler, lors de la précédente crise énergétique, à partir de la fin de l'année 2021, plus de 70 milliards d'euros ont été dépensés à l'époque en bouclier et en aide. Tout cela a fortement pesé sur les comptes publics de la nation et nous remboursons encore la dette contractée pour le financer et à des taux d'intérêt bien supérieur malheureusement qu'à l'époque nous ne pouvons pas rouvrir les mêmes dépenses à chaque crise surtout désormais avec des taux d'intérêt plus élevés il faut le dire clairement ce serait soulagé une facture aujourd'hui en en préparant une autre encore plus lourde pour demain. Il faut donc utiliser tous les moyens dont nous disposons.
Le président de la République agit sur le terrain diplomatique depuis plusieurs semaines avec nos partenaires, notamment les pays producteurs, je cite l'Irak, l'Arabie Saoudite ou le Nigéria entre autres pour sécuriser les approvisionnements et par de la même au-delà rechercher l'apaisement dans les régions concernées. Vendredi dernier, il a réuni en urgence le G7 et celui-ci a décidé de mobiliser des stocks stratégiques de manière coordonné. Dans ce cadre, nous mettrons donc 10 millions de barils de gazol issus de nos stocks à la disposition des distributeurs en France. Je signerai prochainement le décret permettant cette opération prévue pour durer 3 mois.
Cela a été notifié ce matin à l'Agence internationale de l'énergie. Les générations précédentes ont ont constitué ces réserves pour faire face aux pénuries. Nous allons les utiliser de manière nouvelle pour agir sur les prix. Le gazol concerné a été acheté avant la flambée des cours. Il sera mis à disposition au prix de revient de ces stocks, ce qui permet mécaniquement de baisser les prix à la pompe dans un ordre de grandeur évalué entre 12 et 18 centimes par litre de gazol. Je réunirai à Matignon l'ensemble des distributeurs pour y travailler dans les tout prochains jours. Cette baisse bénéficiera à toutes celles et ceux qui achètent du gazol et s'ajoutera évidemment aux aides existantes.
Les cours mondiaux continueront d'évoluer, vous le savez, vous le voyez, mais nous pouvons ainsi amortir une partie du choc. Les volumes seront évidemment encadrés pour préserver notre sécurité d'approvisionnement. Cela va s'en dire et les opérateurs auront jusqu'à 1 an pour reconstituer ces stocks. Cette mesure nous donne un répiance qui nous expose crise après crise à des décisions prises ailleurs. C'est d'ailleurs pour ne pas subir les crises décidées à l'autre bout du monde qui sont durables, on le sait, que nous avons lancé le plan d'électrification. Je ne rentre pas dans le détail ce soir, mais les premiers résultats sont bons, encourageants. Les ministres et reviendront.
Mais dans ce cadre et par cohérence, je veux vous dire que le gouvernement se fixe un objectif concret et ferme. Le prix de de l'électricité ne doit pas augmenter cet hiver. Nous prendrons donc les décisions nécessaires pour le tenir. J'y reviendrai prochainement et je demande par ailleurs à EDF de mobiliser au maximum ses capacités de production dans le respect des exigences de sûreté. Les investissements que nos prédécesseurs ont réalisé doivent protéger les Français aujourd'hui. Ceux que nous avons décidé nous-mêmes devront rendre le même service à nos enfants.
Mais parmi celles et ceux qui subissent le plus durement l'accumulation de ces crises, je voudrais avoir un mot particulier pour nos agriculteurs. Pour beaucoup d'entre nous, la canicule appartient déjà à l'été passé. Pour eux, malheureusement, ces conséquences sont encore devant. Des récoltes perdues, du fourrage à trouver. des troupeaux en danger, des trésoreries qui ne permettent plus du tout de faire face. Des milliers d'exploitations sont en péril, c'est inédit. Un plan d'urgence a donc été engagé.
Demain au sommet de l'élevage qui a lieu à cournom, la ministre de l'agriculture le complétera avec de nouvelles mesures que nous avons discuté récemment ici à Matignon avec l'ensemble des organisations syndicales et nous travaillons en plus et en parallèle à un plan de relance qui sera proposé au Parlement et je souhaite d'ailleurs y associer l'ensemble des forces politiques de la nation. Les décrets d'application de la loi d'urgence agricole seront pris aussi rapidement. Je tiens à être rassurant sur ce point. Mais je le dis avec gravité ce soir, l'agriculture française ne pourra pas attendre l'élection présidentielle.
Il faut permettre aux exploitations française de tenir et de préparer la suite. Notre agriculture est un atout essentiel pour nous nourrir, faire vie de nos territoires, mais plus que tout aussi pour notre souveraineté. Mes chers compatriotes, cette volonté de protéger le pays nous oblige aussi à regarder en face notre situation financière. Je manquerai mon devoir en ne vous en parlant pas ce soir. Depuis un an, depuis un an, la stabilité politique a permis d'engager une stabilisation budgétaire. Je remercie d'ailleurs les formations politiques qui ont contribué sans renoncer à leur conviction.
Elles ont fait passer clairement l'intérêt général avant le bénéfice cynique et immédiat d'une crise politique. Cela a compté pour le pays. Mais les bouleversements internationaux ont depuis ralenti notre croissance. Moins de croissance, c'est moins de recettes pour financer les services publics. Et malgré les mesures de redressement déjà prises, le déficit est prévu cette année à 5,4 %. Les taux d'intérêt, vous le savez, se tendent. Cela alourdit la charge de la dette et rend encore plus difficile les projets des entreprises et des ménages potentiellement. À cela s'ajoute aussi une réalité démographique.
Notre pays vieillit et donc les besoins en matière de santé, de retraite, d'accompagnement augmentent. mécaniquement, l'avenir de notre protection sociale pour l'année prochaine doit être assuré maintenant en dépit des débats pour l'avenir. Le budget que nous proposons porte donc un effort de redressement précis de 54 milliards d'euros. Pour l'activité, l'emploi et le pouvoir d'achat, nous avons fait le choix de la stabilité fiscale. Cela suppose donc que l'État montre l'exemple. Il s'impose par- de la même l'objectif le plus strict et le plus exigeant depuis de nombreuses années. En général, une ambition en début de quinquena avec une majorité.
Si nous le faisons, c'est parce que prendre ces décisions aujourd'hui en répartissant l'effort équitablement permettra d'éviter des décision beaucoup plus brutale demain. Adopter un budget après la présidentielle prolongerait l'incertitude jusqu'à l'automne prochain, bloquerait des investissements et fragiliserait considérablement le pays. Cela le rendrait vulnérable. Je suis donc convaincu que le Parlement permettra à la France d'avoir un budget. L'opposition a le droit de contester. Le texte peut-être évidemment discuté, amendé, modifié ligne à ligne s'il le faut, mais c'est la responsabilité du Parlement, sa première des responsabilités que de donner un budget au pays.
J'en appelle donc au patriotisme de chacun pour que les échanges engagés aboutissent au compromis nécessaires. Notre engagement est de ramener le déficit public à 5 % en 2027. Je le dis avec gravité, pas d'avantage. La cible initiale est de 4,8 et nous l'avons porté à 5 pour les besoins de notre défense nationale. Les moyens d'atteindre cet objectif seront discutés et c'est naturel, mais nous devons redresser le déficit. Les Français, nos partenaires, mais aussi celles et ceux qui nous prêtent sur les marchés doivent savoir que cet engagement sera tenu. Mes chers compatriotes, dans quelques mois, l'élection présidentielle vous permettra de choisir une direction pour le pays.
Le gouvernement en préparera le bon déroulement dans la sécurité, la neutralité de l'État, mais aussi évidemment le respect de chacun. Le gouvernement saura et devra être entièrement et uniquement consacré à sa mission avec le plus grand des sérieux. La France tient grâce au travail de millions de femmes et d'hommes qui font leur part souvent sans bruit. Ne doutons pas de nous-même. Nous avons des ressources dont nous n'avons pas suffisamment conscience. Notre jeunesse, nos entreprises, petites comme grandes, nos capacités de production d'électricité, je le disais, notre agriculture, notre diplomatie, notre armée, nos forces vives.
Appuyons-nous sur elle pour sortir de nos difficultés et j'appelle clairement à l'unité. Le gouvernement s'y emploiera avec le seul souci de servir le pays pour le seul intérêt général. Je vous remercie. Voilà, Sébastien Lecornu, [raclement de gorge] le premier ministre qui vient de s'exprimer depuis l'hôtel de Matignan. Il a évidemment pris la parole et elle était attendue sur la crise qui secou les lycées. Il a parlé d'énergie, de carburant, d'électricité avec des annonces fortes d'agriculture et évidemment de la discussion budgétaire qui s'annonce. cette dette à Bissal qui grève effectivement les marges de manœuvre français et le pouvoir d'achat également de nos concitoyens.
Des annonce forte Rutel Crief et notamment pour ce qui concerne l'énergie cette annonce le prix envisagé de l'essence pourrait baisser de 12 à 18 centimes parce que et bien les stocks stratégiques 100 millions de barils pourraient être libérés. Voilà, vous l'avez dit, c'est une décision importante parce que elle est rarissime. Je parle sous le contrôle de Pascal Perry, mais c'est vrai que le président a fait une tournée un peu diplomatique aussi et globalement a travaillé avec les autres pays d'Europe notamment pour bah conduire à cette décision. Absolument. Je vais vous citer une phrase que j'ai entendu cet après-midi. Il y a une forme d'effet d'optique me dit-on.
Il y a la crise lycéenne mais derrière la crise du carburant, elle est là et elle est très profonde, elle est très importante. En fait, c'est à ça qu'il a voulu répondre, montrant que d'abord [raclement de gorge] de l'empathie pour les lycéens, il l'a expliqué de sa à sa façon et par ailleurs, il s'est attelé à cette question dont il considère que elle mine un peu le moral de un grand nombre de Français à juste type. Donc on prend les grands moyens, on va au stock stratégique, ce qui bah ce qui a des conséquences bien sûr, mais c'est une façon de montrer qu'il y a du volontarisme politique pour essayer d'aider les Français sur cette question.
Arthur de la Porte, je vous remercie d'être parmi nous. Je salue également Pascal Perry [raclement de gorge] qui nous a rejoint. Géraldine Vossner, vous êtes avec nous. Arthur de la Porte, vous êtes député à apparent du du Calvados, apparenté socialiste. Je suis pas apparenté, je suis socialiste. Vous êtes socialiste. Deuxème circonscription du du Calvados. Euh bon euh là quand même il y a une annonce très forte hein, le prix de la baisse le prix de de l'essence du litre d'essence euh envisagé pourrait baisser de 12 à 18 centimes pour les Français. C'est une annonce qui va dans le bon sens. Évidemment que c'est une annonce qui redonne du pouvoir d'achat.
Après, moi j'attends de voir les modalités techniques, le coût budgétaire, l'impact sur les finances publiques. D'autant que dans un discours qui était quand même, on peut le dire, un discours de fin de règne relativement creux, ça manquait de contenu cette intervention de Sébastien Lecnu. Vous dites "J'ai vu de l'empathie, moi j'en ai pas vu beaucoup." Alors, j'ai moi, j'ai parlé d'un ton concerné et et d'un ton pédagogique.
Euh, beaucoup d'empathie et c'est d'ailleurs ce que j'ai reproché ce matin euh sur un autre sujet, hein, peut-être qu'on en parlera mais au ministre de l'éducation nationale comme au ministre de l'intérieur, on a l'impression que ces gens observent des des jeunes se faire brutaliser en ayant d'abord dépensé pour les poubelles brûlées. Et donc ça, moi je trouve que il y a eu des il y a eu des blessés, il y a 750 forces de l'ordre qui sont blessées et 200 lycéens et des personnel du du personducation quand même. pas seulement les poubelles. Oui. Oui.
Non, mais peut-être il il y a évidemment et moi je condamne toutes les forces de l'ordre enfin t tous ceux qui sont violents envers que tout le monde mais à la fin ceux qui ont perdu leurs mains ceux qui ont les les visages arrachés ce sont aujourd'hui des lycéens. Si on avait eu un policier qui avait été blessé, évidemment que j'aurais attendu non mais à blessé à ce niveau de gravité. ce niveau de gravité. Je on a vu une policière de de coup, on a vu ces images sont extrêmement d'empathie de la part du premier ministre.
Et là en l'occurrence, moi j'ai l'impression qu'on est toujours sur ce même discours qui a contribué à mettre le feu au poudre, qui est un discours qui est un ton euh euh martial, autoritaire, conservateur, finalement euh euh pas extrêmement concerné pour le coup et pas extrêmement euh enfin audible pour les lycéens et les lycéens qui attendent d'abord de la part de l'État du respect pour leur pour leur leur vie et leur revendication. Bon, pour pour ce qui concerne, on va revenir quand même sur c cette question de l'énergie parce qu'elle est au centre au fond de la location du premier ministre. Il nous parle de l'électricité, il nous parle de de l'essence.
10 millions de barils qui sont débloqués en faveur des Français de leur stock stratégique. Une baisse envisagée de 12 à 10 centimes. Pourquoi est-ce que ça n'a pas été fait plus tôt ? C'était pas possible. Pascal alors plutôt [raclement de gorge] que de répondre à votre question, je fais écho à ce que j'ai entendu de monsieur de la porte.
A priori, ça ne coûte rien aux finances publiques puisque le premier ministre joue sur un simple mécanisme de marché qui est d'augmenter le volume de l'offre en souhaitant d'ailleurs, il l'a pas précisé mais Matinon le précise, en souhaitant que la DGCCRF, c'est-à-dire le contrôle si vous voulez, le contrôle des prix et de la concurrence en France veille à ce que cet augmentation de volume se traduise en effet à la pompe pour les automobiles.
C'est pour ça que je vous dis, j'attends de voir parce que j'ai du mal à voir comment un mécanisme qui aujourd'hui ferait baisser magiquement les prix de stratégieux truc, c'est un vieux truc économique de base, c'est la loi l'utiliser aujourd'hui pour ne pas l'avoir la question que je pose. Est-ce que ça pouvait être fait avant mais visiblement ça ne grève pas les finances publiques ? Non, ça grève pas les finances publiques. C'estàd que au contraire même si faut reconstituer ses stocks à un moment, il va bien travailler.
Ça peut être éventuellement alors il précise que c'est ce sera au prix où le le la matière première a été achetée à un moment d'ailleurs où les les prix les cours mondiaux étaient inférieurs. Donc on va rendre l'avantage prix au consommateur. On peut estimer qu'il y aura un surplut de consommation, qu'il y aura un peu plus de TVA qui va rentrer accessoirement. Donc ça peut être aussi une bonne affaire pour les finances publiques. Et en France, comme vous le savez, on est très exposé au diesel. Pourquoi est-ce que d'ailleurs c'est la question qu'on peut se poser ce soir, pourquoi le diesel ?
Bah parce qu'on est très exposé au diesel, c'est 46 % des véhicules particuliers et c'est plus de 90 % des véhicules utilitaires, ce qui fait une part dominante sur le marché de la de la de de la mobilité. Tout ceci pour une période de 3 mois. Moi, j'ai calculé ce que ça faisait sur un plein de 60 L qui doit être à peu près le plein d'un véhicule utilitaire, d'une d'une grosse berline. Ça va de grosso modo 7 à 11 €. rendu au consommateur d'économie pour le consommateur par plein. Donc vous imaginez quelqu'un qui en fait trois par mois, les gens qui sont gros rouleurs, ça représente une petite enveloppe assez significative. Pourquoi ne pas l'avoir fait plus tôt ?
Peut-être la la réponse, elle est très politique parce que probablement qu'il y a aujourd'hui une certaine urgence. Moi, je défends autour de cette table l'idée que depuis très longtemps que que le l'énergie c'est l'oxygène de l'économie et que un prix élevé du carburant présente un caractère récessif. C'est-à-dire qu'on consomme moins, on investit moins, on roule moins et donc on voit on voit que ça a des incidences sur la déconsommation et sur le désinvestissement. Le contexte politique, c'est la peur aussi de l'agrégation des mécontentants. C'est aussi la la réaction à l'inquiétude sur un certain nombre de mécontentements qui s'agrerait les uns aux autres.
Dans un contexte de discussion budgétaire qui s'ouvre et vous êtes bien placé pour le savoir, monsieur de la porte. On va aller voir Pierre Chalmin justement qui est professeur à l'université Paris. Philippe Chaloin, professeur à l'université Paris Dauphine euh qui connaît toutes ces questions qui ont attrait à l'énergie, au pétrole en en particulier. Il y a une question qu'on se posait sur le plateau et et et Pascal Perry a commencé à nous le dire. Ça ne va pas grver que de sortir et de mettre à disposition des distributeurs 10 millions de barils de pétrole. Ça ne va pas gréver les les finances publiques.
De combien de millions la France de millions de litres de pétrole et dans ses stocks stratégiques dispose-t-elle ? de tonnages relativement important. Là où je vous interromps l'essentiel des stocks stratégique de produits pétroliers, ce sont des produits raffinés. Et vous noterez que le Premier ministre a parlé de 10 millions de barils de diesel. Alors, grossièrement 10 millions de barils de diesel, ça correspond à peu près à 15 jours de consommation française. Si j'ai bien noté, il a dit que cela allait être étalé sur euh 3 mois si mes souvenirs sont exactas. Donc, j'imagine qu'ils vont un peu lisser la tendance.
Effectivement, comme ce sont des stocks qui sont détenus euh et qui se partent euh par l'État à l'heure actuelle, euh je dirais ils ont déjà été achetés. Donc, ils vont être mis à disposition à prix coût de temps. On peut imaginer qu'il devra être remboursé par la suite. J'avoue que la alors normalement les 12 à 18 centimes dont a parlé le premier ministre, c'est uniquement sur le prix du diesel. le prix de l'essence ne sera pas concerné puisque euh les seuls stocks qui sont lâchés, c'est du diesel. Ce qui permettra de réduire un petit peu le différentiel assez considérable qu'on trouve aujourd'hui à la pompe entre l'essence et le diesel.
Je vous rappelle que autrefois, mais il y a fort longtemps, le diesel coûtait moins cher que l'essence. H est-ce que est-ce que de votre point de vue c'est la mesure que que les Français attendaient et est-ce que cela est de nature à à éteindre au fond l'incendie la crise ? Objectivement, ça va pas changer la face du monde. Je dirais que sur le diesel, ça touche peut-être beaucoup plus les gens qui ont qui ont encore des voitures plutôt anciennes. Je vous rappelle que de mémoire 45 % du parc automobile français, ce sont des diesels, que le gros des artisans tourne au diesel aussi. Donc c'est quand même quelque chose de relativement important.
À la limite, vous vous focalissez tous ce soir euh sur euh les carburants, il y a quand même une autre euh annonce importante, celle qui concerne l'électricité. Ouais. Euh si j'en ai bien compris euh pratiquement le Premier ministre a annoncé un blocage du prix de l'électricité qu'il s'est engagé pas et il s'est engagé à ce qu'il n'y ait pas d'oses de prix de l'électricité. Or, vous le savez, le prix de l'électricité aujourd'hui en Europe, il dépend quand même terriblement du prix du gaz naturel. Et sur le gaz naturel, nous n'en avons pas terminé avec les crises. À l'heure actuelle, vous avez peut-être presque autant de pétrole qui passent par hormous que avant la guerre.
Il y a que 25 % du gaz naturel liquéfié qui y passe. Les prix du gaz naturel ont doublé. On nous promet un hiver relativement difficile de ce point de vue-là et donc on peut imaginer à venir des tensions sur le prix de l'électricité. Si j'en ai bien compris euh le Premier ministre a dit qu'il allait donner des instructions à EDF pour produire et il s'est engagé à ce qu'il n'y ait pas de hausse des prix de l'électricité. Je vous dis je sais pas si ça peut fonctionner niveau européen mais c'est un engagement à la limite s'il va au bout de sa logique beaucoup plus fort que celui qui concerne les carburants les 12 à 18 centimes. On verra bien porteur de crise à venir.
Merci merci à vous Philippe Chelmain. Je je vous vois réagir Oui parce que parce queant est porteur de crise à venir. Rappelez-vous pendant des années l'État a pompé finalement les bénéfices de DF qui n'avaient pas les moyens d'investir. Là, je vous rappelle que la la programmation de la France, c'est une relance du nucléaire pour justement être indépendant énergétiquement et pour mener à bien ce plan d'électrification pour se libérer enfin des dépendances aux fossiles. Et là, on dit à EDF, n'augmentez pas vos prix, reniez sur vos marges pour compenser. Or, EDF doit justement dégager de l'argent pour financer ce très grand programme qui est un programme d'investissement colossal.
Donc voilà, on l'a déjà connu. Je trouve que c'est un peu inquiétant. Alors pour pour se dire euh oui, c'est transitoire mais c'est toujours les vieilles ficelles qui reviennent. Et en fait ce soir, on a vu un premier ministre qui est contraint, hyper contraint d'un grand pessimisme parce qu'en fait mais les gens ne le réalisent pas. On est à Et ce qui est intéressant dans son discours également et dans la manière dont les journalistes le reçoivent. Vous voyez nous on est là pouvoir d'achat, pouvoir d'achat. C'est pas le se disent. Oui, mais c'est ce que les Français se disent lorsque vous faites le plein tous les matins, vous regardez le litre d'essence et gazol.
Mesdames, messieurs qui nous regardez, c'est pas le premier sujet. On est un pays de consommateur, on devrait être un pays de producteur. Donc le pouvoir d'achat là on on fait des chèqus pour compenser le pouvoir d'achat des gens alors que ce qu'il faudrait c'est relancer la production. C'est pour ça qu'on fait des mesures sur l'essence. C'est pour ça qu'il parle des agriculteurs. Derrière les agriculteurs, il y a il y a pas que les les exploitants agricoles. Il y a la première industrie de France, 5300 emplois, c'est l'agroalimentaire, c'est les transformations. Ce sont des usines dans tous les départements qui menacent aussi de fermer aujourd'hui parce qu'elles ont plus un rond.
Parce que pour garder le pouvoir d'achat, c'est sur leur marge à ell qu'on rogne. Donc c'est on atteint vraiment le bout d'un système. On va poursuivre cette conversation. On va revenir sur cette allocution du Premier ministre le Cornu. Effectivement, il s'est exprimé sur sur les lycées mais c'était une allocution énergie, carburant, électricité. C'est de ça dont il s'est agiti. Les indispensables avec vous Pierre Barbin. Bonsoir à vous Pierre. Bonsoir Guillaume. Bonsoir à tous. Vous revenez en détail sur l'allocution du Premier ministre. Qu'a-t-il dit ? Qu'a-t-il annoncé ?
Et bien ce qu'il a dit le Premier ministre et c'est à retenir la France va libérer une partie de ses stocks stratégiques de gasole. Combien ? 10 millions de baril exactement. Écoutez le premier ministre. Nous mettrons donc 10 millions de barils de gazol issus de nos stocks à la disposition des distributeurs en France. Je signerai prochainement le décret permettant cette opération prévue pour durer 3 mois. Cela a été notifié ce matin à l'Agence internationale de l'énergie. 10 millions de barils de gazol libérés donc, sachant que la France consomme chaque jour 568000 barils de gazol. Cela représente donc entre 15 et 18 jours de consommation. Alors de quoi parle-t-on précisément ?
Et bien la France comme tous les membres comme tous les pays membres de l'AE, l'Agence internationale de l'énergie a des stocks stratégique de pétrole, combien la sagesse, l'entreprise qui gère l'essentiel de cette marchandise parle d'environ 107 millions de barils. Les pays doivent aussi avoir en réserve doivent avoir en réserve donc au moins 90 jours d'importation nette. Ils sont stockés partout en France pour être mobilisable à tout moment, à chaque instant, mais la majorité est stocké dans cinq dépôts en Loiratlantique, dans les Alpes de Haut de Provence, en Esson, dans la Marne et en Meurt et Moselle. À quoi servent-ils normalement ?
Et bien à répondre à l'urgence en cas de [rires] crise internationale ou en cas de mouvement national comme une grève par exemple. Cela permet alors de gagner du temps dans un premier temps si l'approvisionnement habituel est perturbé et surtout de ne pas paralyser l'économie, ce qui pourrait arriver en cas de pénurie. Et donc quel est l'objectif ? Et bien tout simplement baisser les prix à la pompe qui battent tous des tous les records ces dernières semaines. On le sait pour le plomb 95 € on est à 2,20 € le litre 2,22 € pour le sanglom 98 et même plus de 2,34 € pour le gazol.
Lorsqu'on prend un peu de hauteur cette fois et qu'on regarde l'évolution des prix, c'est une envolée inédite sur un an. On parle de + 44 centimes pour l'essence sans plomb 95 et sans plomb 98 et même jusqu'à + 71 centimes pour le gasol. Avec la libération de ces 10 millions de barils de gazol justement, Matignon parle d'une baisse allant de 12 à 18 centimes par litre. Écoutez le premier ministre. Les générations précédentes ont ont constitué ces réserves pour faire face aux pénuries. Nous allons les utiliser de manière nouvelle pour agir sur les prix. Le gazol concerné a été acheté avant la flambée des cours.
Il sera mis à disposition au prix de revient de ces stocks, ce qui permet mécaniquement de baisser les prix à la pompe dans un ordre de grandeur évalué entre 12 et 18 centimes par litre de gazol. Concrètement avec cette baisse allant donc jusqu'à 18 centimes comme l'a dit Sébastien Lecorne à l'instant, le litre de gazol sera désormais à 2,16 €. Ce n'est pas arrivé depuis le mois d'avril dernier. Alors la question qui se pose, s'agit-il d'une décision inédite ? Non, ce n'est pas la première fois que la France prend cette décision.
Ce fut le cas il y a quelques mois, en mars au début de la guerre entre l'Iran et les États-Unis, près de 15 millions de barils délivrés dans le cadre du plan engagé avec les autres pays de la IE. C'est aussi arrivé en 2022, au début de la guerre en Ukraine ou encore en 2016, à l'époque, les raffineries du pays sont en grève, le mouvement dure dans le temps, les stations sont à sec. Le gouvernement va alors libérer au total plus de 18 millions de barils. Merci à vous euh Pierre Barbin. Euh j'ai quand même cette question technique à vous poser euh Pascal Péry.
Bon, on a compris avec les explications de de Pierre que euh voilà le gouvernement y met à disposition 100 millions de barils qu'il va puiser dans ses réserves stratégiques. Baril de gazol. Comment alors c'est du c'est un produit raffiné. préciser. Raffiner, c'est très important. Voilà, c'est le produit fini si vous pouz. C'est donc le produit fini immédiatement consommable. Comment est-ce que mécaniquement on peut passer espérer 12 à 18 centimes de de baisse sur le prix du litre ? Al l'explication, elle est elle est double. Elle tient tout à la fois au fait que ces 10 millions de baril, les réserves ont été achetées avant la crise des prix de l'énergie.
Donc acheter à un prix qui est très en dessous du cours mondial actuel. Et l'État donc s'engage à rendre le le bénéfice prix si vous voulez au au consommateur. Il l'a acheté moins cher, il a raffiné, le stock est là. Donc il en cède une partie 100 millions au consommateur au prix où il l'a acheté c'estàd sans réaliser une une marge. Et puis un deuxième phénomène qui est un phénomène de marché tout simple qui est que en réalité la quantité offerte sur le marché va augmenter. On a aujourd'hui un problème de raffinage. On n pas un problème d'accès à la ressource puisque je vous le dirai tout à l'heure lors du parti prix.
Les les les pétroliers n'ont pas de difficulté à trouver du pétrole aujourd'hui. En revanche, on a des difficultés à le raffiner. Donc c'est le c'est pourquoi j'insiste sur ce point. C'est le produit final qui nous qui nous intéresse, celui qui a déjà été raffiné. Et donc par un mécanisme de marché qui va augmenter le volume de l'ovre de l'offre mécaniquement, les les prix devraient baisser. Et j'imagine que les 12 à 18 centimes, pour on pourrait se demander pourquoi 12 à 18 centimes ? Ben parce que tout le monde n'a pas n'a pas les mêmes marges, évidemment, tout le monde n'a pas la même surface de distribution. On rappelait le prix moyen du 100 plomb.
Oui, je signale malgré tout qu'il est à aujourd'hui quand il est accessible chez total, vous avez 3500 stations total sur un total un total de 10500 en France. Donc les prix peuvent varier selon l'enseigne. D'un mot extrêmement bref, de la porte. Alors c'est c'est un paris risqué. Et juste un dernier petit point sur la question des raffineries.
Euh le gouvernement a préféré euh faire ce paris et quitte à être peut-être déçu à la fin parce que il y a des mécanismes de marché et des mécanismes aussi de répercussion des marges et cetera qui pourrait s'observer parce que chacun est libre de fixer ses prix sans aller s'attaquer par exemple à la taxation des marches des raffineurs qui pour le coup ont explosé. Allez 19h25, il est l'heure d'accueillir sur ce plateau et vous le savez tous les mercredis c'est son rendez-vous d'humeur, son billet en toute franchise, toute honnêteté. Robert Mélard, bienvenue à vous. Euh vous n'étiez pas là la semaine dernière. Euh et non, j'étais devant un tribunal.
Vous étiez devant un un tribunal parce que vous avez euh marié euh effectivement euh nos QTF et et vous avez estimé que non, il ne fallait pas et donc vous ne l'avez pas fait. Vous avez été euh jugé pour ces pour ces raisons-là. Mais euh vous êtes à ce mercredi euh pour nous parler euh effectivement de de ce qui a agité le le débat et c'est le premier premier moment qu'a choisi monsieur le cornu pour s'exprimer. évidemment revenir sur cette sur cette crise qui secoue les lycées, mais également les violences auxquelles il a fait référence.
Et vous allez nous dire vous parce que vous avez été sur le terrain abé dans votre ville don dont vous êtes le maire, qui sont ces casseurs que vous avez observé ? Mais d'abord, c'est pas un tout. Moi, j'ai rencontré à Béier, mais je suppose que tout un tas de mè on fait la même chose chez eux, des gens différents. Les casseurs, les casseurs 5 % qui sont des abrutis complets et qui sont pas là parce que ils sont soucieux de l'état du lycée ou de parcours sud, mais ils sont là pour casser. En plus, c'est facile. Ils sont en uniforme, tu sais. Ils sont habillés de noir, masqués et tout et avec eux tu as un peu de mal à à à débattre ou pas de mal du tout.
Je veux dire, il leur faut deux paires de gifles et on arrête là-dessus. Et ensuite, monsieur, je Non, mais enfin, on va pas dire on met de paires de gif à des casseurs je pense qu'il par même à des casseurs on met pas de paires de gif, on est dans un état de droit, ça va. Je savais pas que j'étais pour un débat là, on peut. Mais non, mais Robert Ménard, poursuiv. Non, mais bon, encore une fois, moment, il y a des propos qu'on peut pas prononcer quand on est responsable public.
On parle de on parle de casseur et encore une fois de et je suis allé leur dire et je les ai même traité de petits cons ils font du tort aux autres lycéens tant ils font du corps parce que du coup qu'est-ce qu'on retient qu'est-ce qu'on retient de ça les poubelles qui brûlent et les abrutis on va on va changer de vocabulaire et les abrutis qui s'emprennent qui s'emprennent aux forces de l'ordre alors qu'il y a de vraies revendication il y a de vrais problèmes à entendre Moi, j'ai pris un certain nombre avec moi, un certain nombre de de ces jeunes et on est allé discuter avec le sous-préfet et et et le le proviseur en leur disant que et ils ont voit là l'image, on vous voit l'image justement avec ces gens que que vous interz ça doit être votre copain peut pas dire que ça soit un un manifestant qui soit en train de de revendiquer.
Non, il revendiquerait du tout. Il vient tout à l'heure, il y a il y a un gamin chez moi ce matin euh 13 ans 13 ans, il a jeté un cocktail molotof sur une sur un véhicule de police secours. Pardon, Dieu merci, les autres gosses ont rien à voir avec ça. Et quand j'étais avec eux, ils se sont tous dit ça. Non, je j'insiste là-dessus parce que il y en a marre des lectures comme ça, chacun dans son couloir politique. Je fais pas de politique là-dedans. J'essaie de voir comment un jeux Oui. Un, on peut ramener le calme, c'est ça le maire. De comment on peut améliorer un certain nombre de choses ?
3 dire la vérité à ses goses parce que on n'arrivera pas à tout régler pas plus à la fin du mois d'octobre que dans les années à venir. Si on continue à mentir avec l'apelom qui est celui de la classe justement parce qu'on voit un échange. Qu'est-ce que qu'est-ce qui vous répond ce ce jeune à qui vous faites la leçon ? Qu'est-ce qui vous répond quand vous qu'est-ce que tu fais là ? Il se tire.
Je lui dis pardon d'abord je lui dis vous l'entendez pas je dis mais il me tue toi j'ai 73 ans j'ai l'âge de son grand-père je suis le maire j'ai dit mais tu ne me parles pas comme ça ça a arrêté puis surtout ce qui est positif c'est qu'autour de de celui-ci il y a tout un tas de de jeunes garçons et de jeunes filles qui pensent pas ça qui me disent mais il est même pas là il est on sait pas d'où il vient il est pas du lycée enfin il est pas du bahu pour dire les choses clairement il est d'autre part ce que j'essaie d'expliquer tout simplement c'est que si on arrêtait de faire de la politique sur le dos des gosses en question, si on essayait d'arrêter chacun de plaquer son analyse, de calculer ce qu'on peut en tirer pour les prochaines élections, si on se disait tout ça, peut-être qu'on arriverait à faire à faire avancer les choses.
Savez ce qui m'a frappé dans dans dans ce que vous venez de nous dire à l'instant, c'est d'abord le le rapport de proportion, hein. Vous dites voilà, ils sont finalement assez peu nombreux. Euh, il créent par passez-moi l'expression un bordel monstrueux mais ils sont peu nombreux. Vous avez estimé ça ? Mais à hauteur de de mèr, à hauteur de citoyens, à hauteur de pères de famille que vous êtes, ils sont combien combien de manifestants des revendications ? Combien de casseurs ? Il y avait 15 20 ou 30 casseurs dans Attends, le lycée à côté, c'est un gros lycée, il y a 3000 élèves. 3000 élèves. Et le problème le problème c'est que c'est très compliqué.
Moi je dis pas que les forces de l'ordre elles font tout parfaitement que parce que vous faites votre métier parfaitement parce que nous tous on a aucun reproche à se faire dans la vie. Ils font comme ils peuvent, ils se dépatouillent parce que c'est compliqué. Et en plus, moi je leur compliqué la tâche parce que comme j'étais au milieu des lycéens, évidemment pour utiliser du gaz lacrymogène, c'est compliqué quand le maire il est là devant. Tu essayes, ils essayent juste de se dépatouiller mais ils sont ensuite face à des petites crapules pour certains. Le garçon là, l'adolescent en question 13 ans, il fait un cocktail molotof, il le jette juste sur police secours.
J'ai demandé qui c'était enfant d'une famille. Vous avez compris, bien connu des services de police en l'occurrence dans la drogue. Voilà lui qu'est-ce que tu veux faire ? Mais je ne veux pas, monsieur le comparer au 3000 lycéens de ce lycée que je connais parce que j'ai fait mes études. Qu'est-ce qu'ils vous disent ces lycéens ? Mais ils me disent quoi ? Il non mais de ces casseurs qui sont là et qui viennent un peu polluer ces manifestations parce qu'ils ont des revendications, ils vous disent quoi ? Peur ils ont peur d'eux parce que c'est ils te font peur juste te font peur. Ils font peur à des adultes, font peur à des CRS.
Bien sûr qu'ils font peur à ceux qui sont, j'allais dire leurs copains pas du tout qu'ils connaissent pas. Ils leur font peur et puis ils essayent eux de se faire entendre. Ils étaient désespérés. Moi ce que j'ai entendu, ils étaient désespérés qu'on n'écoute pas ce qu'ils avaient à dire. Qu'est-ce qu'il me disait ? Il me disaient "Mais des choses évidentes, il commencent les horaires, on va pas revenir sur qui enfin on a eu tellement de ministres d'éducation nationale et tellement de enfin je veux dire tellement de choses qui allaient dans un sens dans un autre." Il disait quoi ? On commence à 8h, on finit à 18h. On a même pas 1h pour pour la cantine. Comment tu ranges ça ?
Mais quand comment tu arranges ça ? Mais quand je voyais le le proviseur face à eux, il essayait de leur expliquer comment lui il essayait de faire avec tout ça et c'est compliqué compris pour lui. C'est compliqué des deux côtés. Je comprends que des gosses ils trouvent que c'est beaucoup 8h 18h avec 3/ qu4 d'heure d'arrêt mais en même temps le proviseur il fait comme il peut avec des horaires. Il disait on n pas on n pas les profs qui nous font en face. Pas du tout les prof Oui, mais enfin il y a une telle crise de de l'embauche, il y a une telle détérioration de l'autorité. Attendez, l'autorité c'est pas être un fachaotud que de dire autorité. Monsieur le député, j'ai même pas réagi.
Non, non, mais je je préfère je préfère. Ouais. Oui, je crains d'anticiper manifestement souvent justement. Mais enfin, il y a ça. Il me disait quoi ? Ils sont inquiets pour parcours sup.
Bien sûr qu'ils sont inquiets, mais en même temps si tu es tu es pas des mago, moi [grognement] je suis pas dans un parti donc je peux me permettre de dire des choses qui font pas plaisir y compris aux gens que de moi je suis plutôt de droite de droite honnêtement comment tu veux régler quoi que ce soit avec parcours sud quand allez je vais pas dire de bêtises mais vous êtes là pour me rappeler au chiffres en gros il y a 40 ans, il y avait 25 % d'une classe d'âge qui avait le bac aujourd'hui C'était cheminement. C'est pour vous dire vous savez, il avait voulu tout changer aujourd'hui. Tu as pas qui ont le bac qui réussit 80 % d'une classe d'âge. Mais tu peux pas faire face à ça aujourd'hui.
Non mais attendez, vous avez tous été au pouvoir socialiste, droite et tout à tour de roll. Ça veut dire personne n'est blanc comme neige de cette histoire-elà aujourd'hui. Comment tu fais ? Tu leur fais p tu leur fais payer un mensonge. Tu leur fais croire que oui alors là combien cette année plus de 90 % ont eu le bac. [raclement de gorge] qui qui l'ont présenté et puis tu en as quoi la moitié qui vont passer en 2e année. C'est-à-dire qu'on a pris ses gosses pour des demeurer en leur faisant croire qu'ils avaient un diplôme qui leur donnait accès à l'université. Oui, ça ça leur a donné.
Alors que ce diplôme, moi je sais si vous croyez moi je suis maire, il y a des il y a 2800 personnes qui travaillent pour moi pour enfin pour moi pour nous à la ville à la GLO. Enfin parce que tu crois qu'à le bac ça te rassure sur le niveau de qui que ce soit. Enfin, tu peux toujours le faire croire sur un plateau de télévision. C'est pas vrai. C'est pas vrai. On a retardé la sélection, Robert. On l'a retardé. Oui, mais tu t'es moqué de ces gosses là. Mais c'est une perte de temps. Oui, je suis d'accord. Et ce que je veux te dire, c'est que se focaliser sur parcours supe sur tout un tas de bêtises.
Non, mais moi je je reviens par exemple parce que tout le monde très concrètement pour baisser les heures de cours parce que c'est vrai qu'ils ont des semaines très très denses, on connait la solution. nos voisins européens le font, il faut réduire les vacances. C'est tout aux États-Unis, les vacances d'été, c'est un mois et demi, en Allemagne, c'est un mois. Les petites vacances tout sains, Noël, pas février, pâ c'est une semaine, pas deux. C'est simple mais impossible en France. Impossible, pardon, je ne sais pas, je ne sais moi je suis pas expériste de rien du tout. Je ne sais pas c'est vrai, je veux je vous crois. Enfin, je connais, vous dites pas des conneries. Je je vous crois.
Il y a il y a pas il y a ça va vous politique vous diriez dans non ce que je veux dire ce que j'essaie de dire c'est là je met je n'ai pas la prétention d'apporter les réponses à la crise actuelle mais il faut juste affronter le lobby des stations de mais attendez je dis juste je suis d'accord avec ça je n'en sais je pense que vous avez raison je parle pas de ça je dis il faut juste avoir une classe politique qui regarde les choses en face, qui arrête de dire non parce que c'est un mec d'un bord différent qu'il a dit et qui est juste un minimum de courage. C'est ça. Sauf qu'on est dans une période terrible. Enfin, on est au moins d'accord là-dessus. À combien ? 8 mois des élections.
À 7 mois, tu as pas un type de gauche qui dira "La droite a raison" et réciproquement. Moi je ne sais pas, je ne suis pas sûr que la réponse pour parler, vous avez parlé tout à l'heure du prix de de diesel, c'est peut-être pas la réponse formidable qui règle tout. Mais attends, j'aurais [rires] et moi je vote pas pour eux, c'est donc pas mon affaire. Je me dis quand même c'est mieux 12 à 18 centimes d'économie pour les gens. Moi je suis dans une ville monsieur. J'ai pas dit que c'était nul hein. Je dis j'attends de voir. Non mais ce que je Ouais mais on peut être positif. C'est bien. C'est mieux que s'il avait rien fait.
On peut ça c'est sûr et j'ai même dit ça arrive tard et j'attends de voir si c'est effectivement je voudrais qu'on je voudrais qu'on revienne je voudrais qu'on vienne je voudrais qu'on vienne au sujet qui nous occupe du lycée qui est tout de même à minima assez protéiformes mais peut-être que avant de trouver des des solutions mais il est simple de se poser des questions peut-être savoir à qui on parle et cette révolte elle est un peu protéform je voudrais vous soumettre quelques images c'était ce matin devant Sciencep vous aviez voilà dans dans le cortège des gens qui manifestaient, qui disaient "Voici nos revendications, je voudrais bien qu' qu'on soit entendu." Et en même temps et bien des gens qui parmi ces ces étudiants ou ces sont aussi des casseurs.
Qui sont-ils ces casseurs ? Regardez cette séquence. Euh, une femme s'avance près d'eux, elle leur pose une question, on regarde et on commente. Génocide à ce temps. C'est un nage de nazi, c'est un na c'est pareil. génocide reconnu par unité internationale. Tu es la merde. Tu es horrible horassis tu es une salle des naass qui s'est passé madame ce sont des allégantes auas c'est ça la réalité regardez pourquoi est-ce qu'ils sont tous masqués et cetera s'il n'y a rien pourquoi on est masqué parce queil y a une répression énorme.
Il y a une réprésente qui madame des lycéens des lycéens qui veulent juste on veut juste pouvoir mais madame ce sont des lycéens avec des filles comme ça la tête des lycé voilà vous voyez cette séquence effectivement on est le 7 octobre oui juste je voulais je vous rappeler parce que je ne suis pas sûr que tout le monde s'en souvienne on est le 7 octobre ce matin pardon ce matin comme maire j'étais avec la communauté juive on a planté l'an dernier, je vous l'ai raconter ici, on a planté l'an dernier un olivier, il y a une place du 7 octobre et aujourd'hui, tu peux quand même comprendre que la communauté juive, elle vivent aujourd'hui cette journée comme une journée qui est pas ordinaire.
C'est jamais ordinaire pour la communauté du juif mais là particulièrement et l'autre qui le traite de nazi dire mais il manifeste aux alentours de Sciencep euh qui ils sont qui ils sont et elle exhibe son drapeau israélien peut-être pour le le pousser à se démasquer d'une certaine manière et on assiste à cette scène. Attendez non parce que elle le fait aussi parce qu'on a vu on le voit dans nos défilés qu' a des drapeaux palestiniens, tu as des trucs sur le gaz. tu te demandes qu'est-ce que ça vient faire aujourd'hui au milieu de la révolte de la révolte des des lycéens. Et ça dit quoi ?
Ça dit c'est la signature la signature de partis politiques qui essayent d'utiliser cette ce vrai problème pour régler des comptes qui n'ont rien à voir ça et pour amasser des voix. C'est de la démagogie à l'état pur. Enfin vous le vous voyez pas. Chacun essae, tu vois, de de de sa pelote de de de la développer en développant des thèmes comme ça dans se disant "Ah, si je dis ça, il y a un certain nombre de gens qui vont voter pour moi." C'est c'est pas que ça, hein. Ça va bien plus loin. On comprend cette femme qui a dû voir comme nous tous constie du 11e arrondissement tagué en c'était le le le le tag le plus choquant.
Il était écrit déluge d'Alaxa, c'està-dire il y a des gens l'opération terroriste 7 octobre. Donc ça a été euh et nous avons documenté au point, nous avons fait des enquêtes publiées hier. Euh nous avons documenté euh les l'instrumentalisation qui est faite de ces mouvements, notamment par les frères musulmans via euh leur relais étudiants. Ils ont les frères musulmans ont donc euh des des qui qui une organisation islamiste, ont des relais euh dans la communauté étudiante.
L'imam Chaloumi a alerté là-dessus, le président de la conférence des imames de France, il a alerté en disant "Faites attention, les chaînes comme Aljazira, comme AJ Plus qui sont qui font de l'ingérance en réalité martelle depuis plusieurs jours que les lycéens français se révoltent contre le racisme, contre les violences policières, enfin voilà, ils jettent de l'huile sur le fieu et l'instrumentalisation islamiste de ces mouvements, c'est une réalité et on le voit d'ailleurs épisodiquement qu'on peut rester bien sûr que c'est une réalité la question qu'on pose Robert Bénard et et c'est vrai pour en revenir à à une fois ce que nous disent ces images ce que nous disent ces images c'est à qui on parle attz s'il vous plaît pas tous ensemble simplement puissent ça existe.
C'est pas la majorité du mouvement naturellement. C'est même pas une minorité. Enfin franchement, vous avez des des gens qui tentent des ingérences étrangères et pour le coup ça ça existe sur la mairie du 11e. Vous avez raison mais enfin il faut quand même remettre ça à sa place. Aucun étudiant j'ai des dizaines d'étudiants. J'ai j'ai vu des des des dizaines d'étudiants à camp. Personne n'avait ce type de revendication. Et quand vous voyez les lycéens dans leur immense majorité, ils sont pas là-dedans.
Et donc vous voyez très bien que il faut pas céder à ces tentatives d'ingérance étrangère qui voudrait dire que ceci dit ceci dit ça existe et il est légitime de se poser la question à qui parle-ton quand on parle au lycéen et et cette dame cherche à savoir qui se cache derrière ce masque elle est bien légitime à demander qui est derrière quelques minutes. Mais moi je je vous le dis aujourd'hui, on a des lycéens qui dans leur immense majorité se sont mobilisés pour défendre leurs conditions d'étude.
Et Robert Ménard le disait tout à l'heure et pour le coup même si manière général pas d'accord avec vous, j'étais d'accord avec vous sur ce point donc je non mais vous à l'ure pas dire je suis d'accord on se mobilise pour ça. Vous avez quelques individus qui vont pourrir le mou il n'est pas choquant de se poser la question Robert Mard. J'aimerais qu'on écoute Robert Ménard sur ce point. On vous a entendu monsieur le député. Oui, je sais pas si entendu. Bien sûr, bien sûr que c'est pas la l'immense majorité, mais personne ne dit ça. Personne ne dit ça. Bien sûr qu'il y a une instrumentalisation d'un certain nombre de de comment dire de de lycéens pour ça.
L'instrumentalisation c'est pas que les frères musulmans, il y a un billet ça s'appelle la France insoumise aussi l'extrême droite américaine les Russes aujourd'hui tout le monde améine même pas très pré c'est de la faute des islamistes vous voyez bien que c'est tout un discours est-ce que vous pouvez imaginer que là on est à une table où on n'est pas je suis pas dans un débat politique. J'essaie juste j'essaie juste de finir une phrase. Vous allez juste tenter écouter pendant 10 minutes he mais oui mais je suis là pour ça tous les mercredis donc voilà et donc vous allez juste m'entendre encore pendant écoutez vous avez encore des choses à à me dire Robert allez-y.
Voilà et je disais qu'on pourrait peut-être s'entendre sur deux ou trois choses. Il y a des gens dans la classe politique française qui utilisent Gaza et ce qui s'est passé à Gaza pour nourrir une des revendications, pour nourrir des attitudes qui n'ont rien à voir rien à voir avec le mouvement étudiant. C'est juste que j'essaie de dire mais oui, la dame a raison de dire que parmi les les manifestants, il y a des gens qui sont des antisémites. Il y a il y a des gens qui sont des islamistes dangereux. Qu'il soit une minorité, Dieu merci. Dieu merci. Vous savez ce qui m'inquiète moi ? Ce qui m'a inquiété, je vais vous dire, j'ai demandé, je suis mère, j'ai demandé d'où il venait.
Ce matin, on a interpellé 13 personnes à Béier. Et ce qui m'int ce qui m' ce qui m'inquiète le plus, ce qui a priori calmer un certain gens. Vous savez les gens ils vous disent mais comment se fait ? Ils ont pas de casier judiciaire mais je trouve que c'est quelque chose d'inquiétant parce que de aucun casier judiciaire, c'est pour répondre à votre question, qui sont-ils ? Ouais, je jette un cocktail molotof sur une sur des CRS ou un véhicule de secours, tu te dis qu'est-ce qui s'est passé ? Qu'est-ce qui s'est passé pour que on ait recours à une violence pareille ?
Et c'est à cette question que j'aimerais que au-delà de la politique et des intérêts des uns et des autres, la classe politique essaie de répondre. conversation à suivre, je vous le promets notamment sur ce plateau. Merci à vous Robert Ménard pour votre parti prix, vos humeur, votre billet d'humeur. Merci à vous également Géraldine Vossner. On va accueillir Adous Chalman dans dans un instant. Routel Crief, vous resterez avec nous. Pascal Perry également.
Merci à vous monsieur le député de la porte et on accueille David Pujadas qui va avant vos parties prix Amnous Rout et et Pascal et bien animer une grande confrontation dont on a eu un un avant-goût de Frances de Frances qui s'opposent deux Frances qui s'opposent sur cette question lycéenne qui remue le pays. Il y a ceux hein qui épousent les [musique] revendications lycéennes qui s'émeuvent de la réponse policière et puis il y a ceux qui expriment leur ralbol ralbol de voir ces ces ces lycées flambés à Touva ici et là et à Nant en particulier. [musique] David, que peut-on attendre de cette grande confrontation cette fois ? Oui, bonsoir à tous.
C'est vrai, il y a une France [musique] qui dit non. Clairement, il y a une France qui dit non, qui condamne pour qui la violence n'est pas acceptable en démocratie. Et puis il y en a une qui pas forcément qui approuve mais en tout cas qui peut comprendre et qui peut relativiser cette violence. Et c'est vrai que elle ne se parle pas ces deux Frances et même elles ont tendance de plus en plus à s'éloigner, à s'opposer, se détester. Et bien ce soir, elles seront face- à face. Elles seront là à l'image des deux figures de cette jeunesse qui émerge depuis ces derniers jours.
Vous avez Éloine à droite ici qui est devenu alors en 3 jours qui a émergé comme une des têtes d'affiche de ce mouvement lycéen. Puis il y avait Louise à gauche qui elle alors en quelques heures est devenue la porte-parole de cette France qui dit non justement. Donc ils seront face- à face. Il y aura beaucoup d'autres personnes évidemment avec eux. Il y aura des enseignants, il y aura des policiers, des magistrats, des mamans parce que la question de l'autorité parentale sera posé et puis plus globalement la question de l'autorité tout court, il y aura aussi des intellectuels qui s'opposeront. Voilà ces deux Frances qui on l'espère se parleront et qui sait pourront peut-être se convaincre.
C'est le principe de la grande confrontation. Et bien oui, merci beaucoup David Pujadas. C'est dans moins d'une heure sur LCI la grande confrontation et peut-être derrière vous le disiez très justement un terrain d'entente qui pourrait émerger et au fond quelque chose que de l'ordre du compromis se réconcilié. Qui sait ? Mais avant avant ça et bien et c'est ce qui sera dit sur votre plateau. Disons-nous les choses. Disons-nous les choses et elles seront dites ce soir. C'est c'est dans moins d'une heure sur LCI la grande confrontation émission exceptionnelle présentée et animée par David Pujadas. Il est l'heure à présent des parties prix.
euh les parties prix et ce euh celui de Routel CRIF en particulier euh ce soir. Euh vous nous le dites Route, il fallait absolument que le premier ministre s'exprime. Oui. Alors, il fallait qu'il s'exprime et qu'il l'a fait. Euh en revanche, lâcher, c'est pas vraiment le mot parce qu'en fait ce qui s'est passé c'est qu'on a eu une sorte d'inflexion dans le discours euh de Sébastien Lecnu euh dans mais euh moi je suis sûre qu'un certain nombre de lycéens ce soir sont absolument pas satisfaits de ce qu'ils ont entendu puisqu'il y a aucune annonce concrète. Il les a annoncé pour la fin octobre et pour le débat budgétaire du 12 novembre.
Mais bon, il faut rappeler quand même que d'abord pour reculer ou lâcher, il aurait fallu qu'il y ait quelque chose de très concret. Or, c'est tout à fait c'est pas du tout comme le projet de vaquet comme le le CPE le contrat première fois contre laquelle les licens soule quelque chose à retirer et donc disons qu'il y a des revendications multiples qui sont de court moyen et long terme. Et donc c'est beaucoup plus compliqué euh de répondre en tout cas de reculer ou d'avoir l'air de donner satisfaction. Ce qui moi m'a m'a frappé quand même, c'est que il y a une inflexion dans le ton après avoir été très vigoureux le premier min contre par exemple à la fille et les casseurs.
On va écouter tout de suite Sébastien Lecnu. Il a dit il faut entendre et comprendre. Écoutez, la colère des jeunes ne vient pas de nulle part. Nul ne peut être indifférent aux angoisses qu'ils expriment. Malgré ces angoisses, nous leur demandons pourtant de choisir leur orientation et de regarder l'avenir avec confiance. Et la responsabilité du gouvernement et de l'ensemble des formations politiques doit être de rétablir cette confiance. Et cela commence évidemment et déjà par les écouter. Voilà.
Donc il y a une manière de dire je parle pas seulement des violences, je parle pas seulement des casseurs, je parle des revendications lycéennes et c'est important que soit le premier ministre qui le dise ce soir. Alors il a détaillé qu'il a lancé une feuille de route sur plusieurs revendications, notamment les conditions d'enseignement, les locaux, les rythmes scolaires et parcours sup.
Je vous rappelle en quelques mots que les lycéens euh les syndicats lycéens ont proposé 10 mesures ont demandé 10 mesures d'urgence dont un plan d'investissement pour la rénovation des établissements, un recrutement massif de personnel pour arriver à un ratio euh de personnel de santé, d'orientation, une refonte des rythmes scolaires et universitaires avec la garantie d'1h30 de pause à l'heure du déjeuner et la fin de toute sélection à l'entrée de l'université ou en master grâce à la à la création de 150000 places supplémentaires. dans l'enseignement supérieur et le coût total de ces 10 mesures d'urgence chiffré par les syndicalés eux-mêmes, c'est 10 milliards d'euros.
Alors ce soir, le premier ministre a répondu sur problème budgétaire. Il a rappelé que le budget de l'éducation nationale c'est 64 milliards et qu'il y aurait 1 milliard d' serait alloué pas seulement aux revendications lycéen mais un ensemble de mesures. Voilà ça. Donc on aura il y aura pas les 10 milliards et il y aura pas les 1 milliard 2 seulement sur les revendications. En revanche, ce qui ressort quand même, c'est que après la mobilisation aussi d'hier, 250000 personnes dans les dans les rues, il y a une volonté d'écouter, y compris ceux qui ne sont pas dans la rue ou ceux qui sont pas des casseurs bien sûr.
Et donc il y a cette demi-journée de dialogue qui a été qui a organisé dans les lycées et le premier ministre malgré la réaction assez colérique des syndicats de proviseur qui ont jugé la mesure improvisée, il a annoncé que cette ouverture du dialogue, elle allait commencer et qu'elle allait durer même la semaine prochaine dans les lycées et que surtout la plateforme qui avait été créée sur laquelle il y a eu beaucoup de l'Asie, c'est vrai, beaucoup de deanement.
Oui, il a dit qu'elle avait déjà reçu 40000 contributions et que c'est à partir de ces 40000 contributions, mais il y en aura sans doute d'autres, qu'il allait pour faire les premières propositions et et que il y aurait donc une discussion budgétaire. Alors, juste pour vous donner une petite idée, cet après-midi le ministre de l'éducation recevait les lycéens. Je vous propose d'écouter ce que avait dit avant déjà le premier ministre, un un des représentants syndicaux. Il y en a marque que le ministre de l'éducation nationale et de l'enseignement supérieur successivement nous donne aucune mesure concrète. Il y en a marre.
Les lycéens, les lycéennes, les étudiants, les étudiantes attendent des réponses concrètes. Alors oui, bien évidemment là, je tiens à m'adresser aux étudiants, aux étudiantes, aux lycéens et lycéennes de rester mobilisé dès demain parce que oui, le rapport de force est de notre côté. Ne lâchez rien, ils vont finir par céder. Bon voilà, vous voyez le ton un peu, c'était avant l'intervention de Sébastien Lecornu. Je pense pas que le ton aura changé de façon claire après cette intervention.
En revanche, il y a aussi une inflexion sur le maintien de l'ordre puisque ce matin le ministre de l'intérieur a annoncé qu'il demandait de ne plus utiliser les grenades de désencerclement à l'origine notamment d'un très grave accident à lance.
Euh le Premier ministre a aussi une phrase importante en disant "Les forces de l'ordre n'ont pas pour mission d'affronter les lycéens, ils ont pour mission de protéger les personnes, de protéger les bâtiments et de euh et il leur a apporté son soutien." Alors moi ce qui me frappe c'est qu'il y a eu cette réunion hier à l'Élysée avec les le premier ministre et les principaux ministres et apparemment le président Macron a insister quand même sur les fait que les méthodes utilisées jusqu'à présent étaient peut-être pas les meilleures.
Il aurait fait remarquer justement qu'il fallait écouter les revendications des lycéens et sortir par le dialogue notamment sur des sujets comme l'absenté des professeurs et les rythmes scolaires et le mise à l'intérieur d'une certaine façon l'a reconnu aujourd'hui. Il a aussi rappelé, c'est normal, c'est son devoir et c'est aussi Moureux comme ministre de l'intérieur, la nécessité de veiller être aussi évidemment dans l'empathie hein vis-à-vis de de de jeunes qui qui manifestent et surtout euh évidemment d'être dans la proportionnalité dans les interventions.
Bon voilà, donc euh bon, ça m'a rappelé euh comment en l'occurrence un autre président était intervenu dans plusieurs manifestations et c'était en 86 et en 90, c'était le président Méran. lui aussi il avait pris partie en quelque sorte pour éviter ce qui est pour les pour les étudiants. Alors il y a une journée de grève demain euh à l'appel des syndicats d'enseignants et on l'a entendu des étudiants.
Il faut espérer qu'elle se passe le mieux possible parce que si le désordre s'installe maintenant, les partis et les syndicats ne pourront plus faire endosser la responsabilité au pouvoir puisqueaujourd'hui il y a une feuille de route qui est donnée par le premier ministre et normalement il faut aussi qu'elle soit accompagnée par une ouverture de dialogue. Moi, j'aurais j'aurais cru qu'il aurait il aurait pas été plus mal que le Premier ministre reçoive tous les syndicats à Matignon, lycéen et discute avec eux et donne, y compris ce qu'il a dit aujourd'hui d'une certaine façon mais peut-être en face à face.
Allez, peut-être que monsieur le Corni nous écoute et que vous allez lui donner une bonne idée. Pascal Perry, c'est à vous parce que le Premier ministre a également fait des annonces, grosses annonces. Le prix de l'essence pourrait baisser pour les Français. La crise est-elle terminée ? Alors oui, le prix de l'essence va baisser, le prix du diesel va baisser. Non, la crise n'est pas tout à fait terminée. Pourquoi ? Commençons par les éléments de marché. D'abord, le baril est toujours relativement haut. Il est à 101 dollars. Je précise néanmoins, je vous le disais tout à l'heure, que la ressource est accessible. Les pétroliers n'ont pas de difficulté à trouver de la matière première.
Ensuite, il faut la raffiner. Et c'est bien d'ailleurs le problème aujourd'hui, c'est qu'il y a un goulot d'étranglement au niveau du raffinage. C'est qu'il manque des raffineries. Pourquoi ? Et bien parce que on ne peut plus compter sur la Russie. Nous n'avons plus non plus l'intégralité des capacités de raffinage des pays du golf dont l'Arabie Saoudite. Les exportations chinoises de produits raffinés parce qu'il y a des raffineries également en Chine ont été limités. Donc vous avez un phénomène de marché là, un goulot d'étranglement et c'est plus le raffinage que le prix du baril lui-même qui détermine euh le prix final payé par le consommateur.
C'est la raison pour laquelle le premier ministre et je crois qu'il faut revenir sur les éléments annoncés aujourd'hui par Sébastien Lecnu a pris un certain nombre de dispositions annoncer des dispositions dont par exemple la libération de 10 millions de barils de diesel. Donc c'est bien un produit raffiné hein dont on parle 100 millions de barils de diesel sur le marché avec un process de veille de l'administration. Je vous explique pourquoi. Parce que la baisse devrait porter sur le lit de diesel et devrait être comprise entre 12 et 18 centimes d'euros par litre. Ça peut faire jusqu'à pratiquement 11 € si on est au plafond sur un plein de 60 L.
Pourquoi est-ce que il faut mobiliser l'administration et notamment la direction de la concurrence de la répression des fraudes ? Bah parce qu'il faut s'assurer évidemment que l'avantage prix sera rendu à la pompe au consommateur et qu'il y a pas entre-temps des passagers clandestins qui vont se saisir du du profit. Alors pourquoi est-ce qu'il fallait prendre ces initiatives ? Vous allez voir que si on tire le fil, la question du prix de l'essence, elle est absolument déterminante parce que la crise des carburants, elle entretient un stress politique et un stress budgétaire de l'économie française.
Elle est en train de se répandre, elle se diffuse, euh il faut voter un budget, il faudra voter un budget. Donc elle a des conséquences budgétaires et elle joue notamment, c'est un des éléments qui joue sur, c'est pas le seul, prix d'énergie, risque inflationniste, incertitude politique, impasse budgétaire. Ça joue sur quoi ? joue sur les taux les taux d'emprunt des obligations françaises et donc ça complique la tâche du gouvernement, un gouvernement minoritaire à l'Assemblée nationale qui va devoir faire pratiquement l'impossible. Je donne cette indication, le taux français à 10 ans qui est une espèce de juge de paix est aujourd'hui à 4,85 %.
Il était à 4,75 hier et nous avons 1,35 points de pourcentage de différence avec l'Allemagne, ce qui commence à être relativement sérieux. Il y a sur le marché secondaire des rumeurs qui circulent qui sont là aussi inquiétantes. Ces rumeurs disent en particulier que ceux qui détiennent la dette française chercheraiit à s'en débarrasser. Deuxème élément, une rumeur et une information. La couverture des banques françaises augmente. C'est la conséquence logique d'ailleurs de la dégradation de la dette française. Attendons demain Guillaume. Je vous donne rendez-vous demain. Pourquoi ? Parce que vous savez qu'on lève de la dette deux fois par mois.
C'est le 1er jeudi de mémoire le 3e jeudi mois l'agence France Trésor va s'adresser au marché. Si l'offre française rencontre une demande abondante, le dernier appel servi trois fois, il y avait trois fois d'offre pour la demande, et bien le risque de crise financière aura été momentanément écarté, mais je dis bien momentanément. Merci à vous Pascal Perry. Ça tombe bien Mous Almani, c'est à votre tour, votre parti prix parce que pendant ce temps-là et bien le monde nous observe. Oui, le monde nous observe. Alors, je peux pas m'empêcher de revenir sur une leçon de démocratie et qui est absolument ahurissante que nous avons reçu de terran.
Le porte-parole de la diplomatie iranienne, Ismaël Bagay, a condamné la répression des lycéens français par ne force de l'ordre et exigé, c'est pas une blague, le respect de leurs droits fondamentaux surtout, rajoute-t-il très sérieusement, de la part d'un pays qui se dit siy attaché au droits de l'homme et ça me rend malade. On parle bien de la monarchie qui depuis 2022 tue des centaines de milliers de manifestants jeunes et moins jeunes et en pend par dizaine quotidiennement et qui vient s'inquiéter pour nos enfants.
nous pourrions en rire, on devra il faut le faire, mais il faut aussi se demander comment nous pouvons offrir à la République islamique d'Iran de quoi venir nous faire cette leçon déplacée. Donc je ne vais pas revenir sur les lycées parce que le monde ne regarde pas seulement nos lycées qui flambent, elle regarde aussi nos taux d'intérêt, elle sent ça le semble davantage l'inquiété. À New York, le Wall Street Journal fait de la France, je cite, l'épicentre de la débacle obligataire mondial.
Chez Axios média américain en ligne, on rappelle que l'écart entre ét français et allemands a atteint vendredi son plus haut niveau depuis la crise de la dette et que la banque Macari a intitulé sa note sur la France accrochez-vous are the French toast. Les Français sont-ils cuits ? L'économiste Robin Brooks semble avoir tranché, je cite, la France et le symptôme la BCE et la maladie. Autrement dit, nous sommes l'enfant gâté d'une banque centrale qui finit toujours par payer. À Londres, dit économiste titre sur les marchés qui je cite fesse la France pour son irresponsabilité budgétaire.
Et chez Bloomberg, on rappelle qu'il y a de bonnes raisons de voir la France comme le maillon faible de l'Europe. Ce n'est pas fini. Le plus criel vient du sud à Athènes. La presse grecque constate avec une certaine gourmandise que la France emprunte désormais plus cher que la Grèce, l'Italie, l'Espagne et le Portugal. Avec une dette à 119 % du PIB du jamais vu depuis 80 ans. Dans un grand quotidien économique grec, l'ancien chef économiste de la Deutsch Bank, Thomas Meer, explique que le Baby Boomers espère financer 50 50 ans d'inactivité avec 35 ans de travail et prédit que l'Europe va devenir, je cite, une maison de retraite pour retraiter pauvre. Et ça continue comme ça.
Dans les pays émergents, on est plus inquiet, on s'inquiète. L'économie stagnante, de la dette, de la colère, de la rue. Évidemment, de la presse sub-saharienne, la presse africaine sub-saharienne, on rigole. On dit "Bon, on nous a donné des leçons et maintenant vous en êtes là." Euh quelque part, il y a un espèce de retour en disant "Et nous voulaz Macron voulait effacer notre dette et puis il a rien fait puis maintenant vous allez faire quoi ?" Et ça continue comme ça. Et donc, est-ce que la France est encore fréquentable ? Oui, malgré les rires et les colibés, personne n'imagine notre faille demain, ni les aches de cotation, ni les marchés.
Et la BCU va évidemment venir à la rescousse, mais le monde fréquente désormais la France comme il fréquenterait un aristocrate runé. L'invitation au château est toujours acceptée avec plaisir. Les moulures sont toujours admirées mais par contre les fissures du plafond se voient de plus en plus et rappelle à nos invités qu'il faut éviter de prêter l'argent à un Aristo ruiné. Et c'est peut-être le plus déprimant dans cette image que nous revoyons au monde, c'est d'être le pays qui dépense le plus en Europe et pardon mais d'être incapable de chauffer correctement nos écoles de la République.
Et rappelez-vous, il y a pas si longtemps, la presse adoré international nous titier sur notre absence d'amabilité. Et ben aujourd'hui, la seule chose qui l'intéresse c'est de savoir si on est solvable ou pas. Merci à vous Annous Chelmanier. Merci également à vous Rutel Crif. Merci Pascal Péri.
Sébastien Lecornu