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interviewSénat (sur YouTube)· 6 février 2026 61 min

Audition de Sophie Devienne (OFPM)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Très bien, merci beaucoup. Je propose qu'on débute notre seconde audition de la journée. Aujourd'hui, nous recevons donc madame Sophie de Vienne, maître de conférence à Agroparitech et présidente, professeur, toutes mes excuses, et présidente donc de l'observatoire de la formation des prix et démarges des produits alimentaires, donc l'OFPM dont nous parlons régulièrement lors de nos auditions.

Merci donc madame de de votre présence et puis je pense que vous nous présenterez les personnes qui qui vous accompagnent. La règle des commission d'enquête et de prêter serment avant d'être entendu. Donc je suis tenue de vous rappeler qu'un faux témoignage devant notre commission est passible de peine prévue aux articles 434-13-14 et-15 du code pénal et notamment de 5 années d'emprisonnement et 75000 € d'amende.

Je vous invite à à prêter serment de dire toute la vérité. Donc en ouvrant votre micro, en levant la main droite et en disant "Je le jure." Est-ce que les personnes qui vous accompagnent sont susceptibles de prendre parole ?

Et bien alors en ce moment, je vous demande de faire de même. Alors en mettant votre micro monsieur pour que soit enregistré, je le jure. Alors vous êtes monsieur Yvli, directeur des marchés études et prospectives à France Agrimer.

Très bien. Et donc sinon vous nous avons monsieur Romain Gérard chargé de mission à l' FPM. C'est bien ça.

Donc je vous invite à ce moment là prêter serment. Je le jure. Merci beaucoup madame messieurs.

Euh je vous invite également à nous déclarer si vous aviez tout autre lien d'intérêt avec des activités industrielles ou de la grande distribution. Rien à déclarer. Très bien.

Je vous remercie. Donc le Sénat a constitué notre commission d'enquête le 25 novembre dernier sur les marges donc des industriels et de la grande distribution. Je pense que vous avez pris connaissance un des objectifs de cette de cette commission d'enquête.

Donc sans plus tarder, euh je vais vous laisser la parole madame pour des propos introductifs d'à peu près 8 à 10 minutes maximum et puis ensuite nous aurons une phase de questions avec madame la rapporteur et éventuellement avec euh mes collègues parlementaires euh présents. Donc vous avez la parole madame Devienne. Merci beaucoup.

Donc je vais revenir peut-être sur ce qu'est l'observatoire de formation des prix et démarches. Donc c'est une commission administrative sous tutelle de des deux ministères de l'agriculture et de l'économie qui a été créé en 2010 créé un moment de crise notamment sur la viande bovine où les un moment où les éleveurs ne se retrouvaient pas au niveau de la rémunération de leurs produits et s'interrogeit en fait sur la répartition des marges tout au long de la filière. Donc je pense que vous vous entendrez Philippe Chalmin demain qui vous racontera cette histoire puisque il a il était président quand quand ça a été créé et c'est lui qui est venu me chercher pour que je le remplace au bout d'un certain nombre d'années.

Donc voilà. Moi moi ce qui m'a frappé he ce que je trouve très intéressant dans dans l'observatoire de formation des prédémarches, c'est que l'idée c'est en fait de d'apaiser les tensions, d'objectiver en fait comment se répartissent comment se réparti la valeur tout au long de la chaîne entre les différents maillons. est un sujet sensible, celui des produits alimentaires et avec des crispations entre les différents maillons, en particulier les agriculteurs qui sont beaucoup plus enfin c'est c'est un secteur beaucoup plus atomisé par rapport au secteur de la transformation et de la distribution qui est beaucoup plus concentré.

Et donc l'idée c'est de vraiment favoriser la confiance au sein de la chaîne de valeur, améliorer la compréhension générale pour les acteurs des filières, pour les décideurs publics, pour le débat public. L'idée c'est vraiment euh comment dire d'être on n'est pas du tout juge de ces marches. On produit une information qui peut servir ensuite au décideur publics et cetera et on essaie qu'elle soit établie de la manière la plus rigoureuse possible.

Donc on s'intéresse aux trois maillons de de la filière et on s'intéresse, ça me semble important de le dire, à des produits alimentaires simples. Pourquoi ? Et bien parce que c'est ça c'est relatif enfin c'est moins difficile d'établir la manière dont la marge se se répartie tout au long de ces maillons que d'avoir des produits complexes.

Si je prends l'exemple d'une pizza, il faut regarder à la fois la filière des céréales, la filière des fruits et légumes, la filière des produits laitiers. C'est ça devient un objet complexe pour lequel on va être obligé de de faire des modélisations qui deviennent de plus en plus fines et qui finalement risquent d'arriver à des chiffres qui ont pas beaucoup de sens. Donc euh il y a la volonté de travailler donc sur des produits simples sur lesquels on peut décomposer avec des hypothèses relativement simple.

Et j'insiste sur le fait que pour qu'un produit soit à l'OFPM et suivi par l'OFPM, comme le travail repose sur la participation et la coopération des acteurs, ben il faut être volontaire et c'est comme ça qu'on on a des produits qui euh qui sont peut-être moins de consommation courante comme la coquille Saint-Jacques et qu'on n pas l'œuf qui est on est en train de travailler avec eux et euh et et l'idée c'est vraiment ça quoi. C'est-à-dire que on met en commun. Alors, ce qui me semble important de de dire, c'est que aujourd'hui ce qui le le thermomètre qu'on a mis au point pour étudier ces filières permet de de construire des séries longues et l'idée c'est on publie pas, on n'est pas capable de commenter la conjoncture actuelle puisqu'on travaille à chaque fois sur des comptes consolidés.

Et donc suivant les différentes grandeurs économiques qu'on va regarder, on travaille soit à n-1, j'expliquerai tout à l'heure, soit à n-2, soit à n-observatoire ne peut pas prétendre à commenter ce qui se passe dans l'actualité, mais en revanche, il fournit des éléments de réflexion très précieux sur grâce aux séries longues qui sont établies sur chacun des produits et qui permettent, enfin, je pourrais le développer un petit peu plus tard, c'est que on a constaté certaines régularités sur la période 2011 à 2021 avant la flambée des prix alimentaire avec une espèce de logique qui se dégage que je développerai tout à l'heure et qu'on a pu vérifier pendant cette période inflationniste et qui ont été les hypothèses de base sur lesquelles on a travaillé à l'observatoire la problématique en fait de voir si ce qu'on avait déjà observé sur cette période là en cas de choc de préagle c'était bien ça qu'on pouvait observer ce au cours de cette période inflationniste. Alors, on étudie 10 filières. Je pourrais revenir là-dessus.

Ça représente 33 produits. Donc c'est c'est beaucoup. Quand je parle de la collaboration avec les acteurs, ça veut dire quoi ?

Ça veut dire que il y a un rapport qui est publié chaque année qui est remis au Parlement. Ce rapport doit être approuvé par l'ensemble des membres du comité de pilotage. On fonction on fonctionne sur la base du consensus.

Et donc la participation des acteurs, elle se fait à deux échelles. Euh l'échelle du comité de pilotage qui est l'organe un peu plus politique de l'OFPM. On a les représentants de tous les maillons depuis les producteurs jusqu'au consommateurs.

Euh on a dans ce comité de pilotage aussi, on a les représentants des tuteles, donc de la de la DGPE pour le ministère de l'agriculture, de la DGCCRF pour le ministère de de l'économie. On a des représentants de France Agrimèire aussi qui qui participent. Euh et l'idée c'est qu'on se mette donc tous d'accord sur le le constat qui est fait.

Et en fait ce qu'on observe au comité de pilotage ce sont les résultats des travaux qui sont conduits alors par l'équipe de l'OFPM qui est relativement petite parce qu'elle est constituée d'un secrétaire général et de c quatre ou cin cinq maintenant depuis peu qui travaillent mais qui s'appuent aussi sur les services de France agrèire. Et puis il y a un outil enfin vraiment un organe qui est très important, ce sont les groupes de travail qu'on a pour chacune des filières. Et donc les groupes de travail se réunissent deux à trois fois par an et ils vont travailler ensemble sur les résultats qui sont produits euh par l'OFPM, par les équipes de travail et ils apportent leur avis.

On essaie de coller le plus possible à la consommation actuelle. Donc ils nous donnent à la fois leur avis sur les données he qui sont produites, les résultats économiques qui sont montrés à l'échelle de la filière, mais ils nous permettent aussi de mieux comprendre les évolutions constatées en apportant en fait leur expertise qualitative sur ce qui s'est passé dans l'année. Donc moi ce qui m'a séduit en arrivant à l'OFPM, c'est plusieurs choses.

C'est d'abord premièrement que l' FPM travaille sur des chiffres qui sont pas forcément des données qui existent et qui se donnent les moyens du coup grâce à la collaboration avec les acteurs de produire un certain nombre d'enquêtes. Je parlerai tout à l'heure de l'enquête sur la grande distribution qui nous permet de de mesurer les margenettes par rayon. Donc ça c'est une enquête au FPM qui a été rendue possible grâce à la collaboration avec les acteurs.

Donc il y a il y a ce côté de de produire en fait des données qui sont indispensables pour comprendre ce qu'on cherche à comprendre, c'est-à-dire comment la valeur se répartie tout le long de la filière. La deuxième chose, c'est effectivement le consensus, le qualitatif. C'est qu'on produit pas des statistiques dans notre bureau, mais elles sont comment validé par les représentants des des différents maillons de de la filière.

Et ça, je trouve que c'est extrêmement intéressant et ce qui est très intéressant, c'est d'avoir des séries longues. Alors, il est possible parce qu'on est obligé de modéliser, j'expliquerai pourquoi ensuite que parfois ben le thermomètre est peut-être pas juste parce que c'est très difficile d'avoir un thermomètre qui est juste, mais c'est le même, il ne change pas et donc il permet de comparer des évolutions et de leur donner un sens. Voilà, je pense que j'ai dit l'essentiel de de ce que je voulais dire.

Donc voilà, on n'est pas des gendarmes des normes. On n'est pas là pour dire cette norme enfin pas des normes des marges pardon. Je dire qu'elles sont trop élevées ou pas.

On est là pour les observer, les quantifier, les comparer, comprendre et je vous expliquerai tout à l'heure sur la période inflationniste, il y a des conclusions qui sont très intéressantes qui se dessinent. Voilà. Alors, je vous propose qu'on qu'on poursuive avec les questions de madame la rapporteur et puis vous vous pourrez bien sûr compléter et aborder des sujets qui vous semble important madame.

N'hésitez pas. Tout à fait. Bonjour, merci pour ces propos introductifs qui nous éclairent déjà.

J'aimerais savoir si vous pouvez euh nous présenter le détail de vos méthodes pour calculer les marges parce que vous avez compris que c'était un sujet qui nous occupait beaucoup. Et pouvez-vous nous dire comment avoir la vision la plus claire possible du partage de la valeur euh tout au long de cette chaîne de Laamont à l'AV. Euh j'aimerais bien que vous nous disiez comment vous appréhendez cet élément-là puisque c'est ce que nous essayons de faire depuis quelques mois maintenant.

Dans quelle mesure vous pouvez noter que certains choix comptables modifient l'affichage des marges ? Est-ce que ça c'est un élément sur lequel vous avez déjà travaillé ? Et si oui, est-ce que vous pouvez nous informer là-dessus ?

Ce sera ma première question. D'accord. Alors, sur les méthodes, effectivement, je crois que c'est vraiment important de voir que on va on fonctionne par étape.

Il y a trois grandes trois grandes grandeurs économiques qu'on va regarder. Ce que ce que nous appelons la marge brute qui correspond à la marge commerciale qui est la décomposition en fait du prix au détail des prix. alimentaire, j'y reviendrai.

Le second, c'est la marge nette euh puisque la marge brute ne il faut qu'elle serve aussi à couvrir les coûts, hein, dans chacun des des maillons. Et donc, on regarde ce que ça donne au niveau de la margeette. Et puis enfin, il y a une analyse beaucoup plus macro qui porte sur l'euroalimentaire et qui regarde quelle est la valeur ajoutée induite dans les différents maillons euh pour de la consommation alimentaire.

Alors, revenons sur le premier élément. Est-ce qui et en plus chacun de ces éléments euh correspond à des pas de temps qui sont différents. C'est-à-dire que la marge brute, ce sont des chiffres relativement facile à obtenir.

Je vais expliquer tout de suite. Et donc c'est pour n -1 qu'on on est capable de les produire. Quand on dans le ça veut dire que dans le rapport de 2026, on pourra donner les chiffres de 2025.

Pour les marges nettes, ça s'appuie sur des comptes consolidés. Ça sera donc les résultats en 2026 pour 2024. Et pour l'euro nécessite des des statistiques macroéconomiques qui sont produites par l'INC pour Eurostat et qui nous permettent de raisonner sur le N-3.

Voilà. Donc, on nous reproche assez souvent de ne pas coller à la réalité, mais on travaille avec des chiffres qui sont consolidés et il faut qu'il soit euh disponible, solide pour qu'on puisse produire une information euh qui soit pas remise en cause l'année d'après. Alors, je prends la marge brute.

La marge brute, c'est donc euh la décomposition du prix au détail. on part de du prix euh payé par le consommateur et on va essayer de de remonter la filière pour regarder à chaque étape ce qui se passe. Donc on va commencer par essayer de mesurer produit par produit parce que là on est bien à l'échelle du produit. ce que ce qu'on va appeler la marge brute distribution détail, c'est-à-dire que ça sera la différence entre le prix de vente au consommateur avec le le le la différence avec le coût d'achat de la grande distribution auprès de l'industrie.

Donc le prix de vente au consommateur, c'est auprès de d'un panéliste qu'on obtient ces données. Et le prix le coût d'achat, c'est ce sont des données INC, les prix de vente industrie qui on essaie de donc l'INC va construire ses prix sur la base d'un échantillon. On a eu quelques soucis et ça on peut le vérifier grâce à la collaboration avec les acteurs sur le fait que l'échantillon retenu était pas collé pas forcément à la consommation.

Et donc là, c'est dans les GT que les professionnels s'expriment et disent "Mais non, là les prix qui ne collent pas à ce que nous on connaît." Ce qui conduit à remettre en cause les échantillons. Et là, on vient de recruter quelqu'un qui va est à cheval, mi-temps INC, mi-temps OFPM pour travailler sur justement ces produits de vente industrie, essayer d'avoir des échantillons qui soient le plus représentatif de la consommation possible.

Donc on est ravi parce que ça va nous permettre de consolider ça. Ensuite, une fois qu'on est on a calculé la marge brute distribution détail, on va calculer la marge brute de la transformation. On remonte la chaîne et là on va on va la mesurer par le prix de vente du produit des industriels à la grande distribution moins le coût d'achat de la matière première agricole.

Alors, c'est là qu' il y a un petit peu de modélisation à faire parce que la matière agricole n'est pas le produit agricole puisque par exemple, si je prends l'exemple le plus simple qu'on on retient toujours à à l'OFPM, la brique de lait UHT contient moins de matière grasse que le lait qui arrive, que le lait à la production. Et l'industriel, il va en faire autre chose de cette matière grasse. Donc nous ce qu'on veut c'est d'essayer de mesurer à l'intérieur du prix du lait quel est le coût de la matière qui va servir à remplir la brique de lait.

Alors sur la brique de lait, c'est assez simple. Je vous passerai le modèle de la viande bovine où euh la vache a quand même la mauvaise idée de produire des morceaux de qualité très inégale et que quand on regarde le steak haché, ben il nous faut regarder ben ce steak haché, cette viande, elle vient d'où ? Est-ce que c'est de la vache laitière ?

Est-ce que c'est de la vache allaitante ? Dans quelle proportion ? Quels sont les morceaux qui vont ?

Donc ça nous amène à construire une vache au FPM qui reflète en fait le poids relatif à la fois des animaux mais aussi des morceaux d'animaux qui vont passer. Donc voilà, c'est pour ça que je vous dis que il y a une modélisation et qu'on essaie de faire de la manière la plus rigoureuse possible en s'appuyant sur l'expertise des institut techniques. Donc par exemple, l'idel nous aide avec une une publication qui s'appelle Ouvalbuf et qui nous décortique la vache à l'étente, la vache laitière, ce que deviennent les différents morceaux et cetera et on est amené à la remettre régulièrement sur l'établi parce que les professionnels, les éleveurs nous disent "Bah écoutez, nous on produit de la vache à l'étente et il y a de plus en plus de morceaux de la vache à l'étente qui passent dans le staké.

Il faut absolument en tenir compte pour pour comprendre." Voilà. Donc c'est pas si simple, mais en tous les cas, ce qui est clair, c'est que ces modèles sont euh fabriqués euh avec les acteur des filières pour essayer de coller le plus possible à la à la réalité.

Ça ça nous donne donc la marge transformation et puis on a le coût d'achat de la de la matière première donc qui qui va nous permettre de regarder pour chacun des produits et bien comment quelle est la part en fait de chacun des maillons dans ce qu'on appelle la marge brute. Donc ça donne un première estimation de voir comment ça se réparti surtout quand il y a des chocs de prix de voir comment tout ça ça évolue entre les différents maillons. Mais la marge brute n'est pas la marge nette.

C'est-à-dire que chacun des maillons a des coûts auxquels il doit faire face et qu'il doit couvrir en fait grâce à cette marge brute. Donc on passe à la deuxième grandeur économique qu'on va regarder. Et cette grandeur économique c'est la marge nette.

Et là on change d'échelle parce que pourquoi ? Et bien parce que l'industrie va peut produire différents produits à partir industriel à partir du même produit agricole. Par exemple l'industrie laitière va pour certains parce qu'on distingue les différ différents types d'industrie laitière mais elle va produire des produits qui sont complémentaires dans l'utilisation du lait.

Donc du coup, on ne peut pas calculer la margeette par produit, mais on va bien la calculer à l'échelle d'entité beaucoup plus complexe. Alors, pour l'indust pour la grande distribution, on va raisonner par rayon et on suit cette rayon euh et on a mis en place une enquête qui permet de calculer la margeette par rayon et de la suivre. Donc c'est la grande distribution à jouer le jeu assez vite après la création de l'OFPM et à accepté de travailler avec l'OFPM pour mettre au point une enquête qui permet de de mesurer la marge nette par rayon.

Euh excusez-moi. Toutes les enseignes ont joué le jeu ? Alors toutes les enseignes sauf les enseignes de hard discount.

Donc on a les sept principales, six maintenant puisque il y en a une qui a disparu. Mais oui, elle joue toute le jeu. Et je crois que ce qui est important de de dire, c'est que on a un contrat de confidentialité euh qui permet à une personne de l'OFPM de d'obtenir les chiffres mais mais enseigne par enseigne, ce qui permet d'ailleurs éventuellement de repérer des erreurs éventuelles. est déjà arrivé qu'on se rende compte en comparant les données.

Enfin, je dis on moi j'y ai pas accès hein, c'est une personne qui est à côté de moi là et qui de se rendre compte qu'il y a des choses qui sont pas cohérentes et de dire et de revenir et de dire et de se rendre compte qu'il y avait une erreur. Donc on publie pas évidemment les résultats par enseigne, mais ça permet de publier une moyenne et d'être capable de l'interpréter cette moyenne, d'avoir une idée aussi des des différences qui peut y avoir et c'est ce sont des des données qui sont très précieuses et la méthode a été établie donc en en collaboration avec le avec la grande distribution. En ce qui concerne la transformation, donc il y a différentes manières de de de produire cette donnée.

Suivant les filières, on s'adapte. Euh ce que je veux dire, c'est que il y a on est en c'est un processus d'amélioration continue hein qui repose sur la construction d'une relation de confiance. Euh j'insiste sur le fait que quelque part comme tout le monde est autour de la table euh ceux qui jouent le rôle le le jeu de la transparence parmi les gens qui sont autour de la table, ils ont tendance un peu à faire pression sur ceux qui ont un peu moins envie de la jouer quoi.

Et finalement, je dirais que ça crée une espèce de d'émulation qui fait que on arrive petit à petit, on pourra en discuter hein, mais on progresse dans cette transparence et dans l'accès à des données qui collent le plus possible à ce qu'on veut faire. Et euh et ce qu'on veut faire, c'est ne pas avoir des moyennes qu'on est incapable d'interpréter, mais avoir des données qui nous permettent de raisonner, de réfléchir et de produire des choses qui soient solides. Ensuite, pour ce qui est des agriculteurs, mais là on s'appuie sur les résultats du ministère de l'agriculture, le SSP, sur le réseau d'information comptable agricole, le RIKA, hein, qui nous donne des données assez précises et qu'on est capable donc de de produire par grand type de spécialisation qui colle en fait au types de produits qui sont suivis par l'OFPM.

Et on est là aussi dans un processus d'amélioration continue parce que là depuis l'année dernière, on publie la dispersion parce qu'on se disait que quand même la moyenne de revenus agricoles n'a pas grand sens. Donc on produit maintenant la dispersion au sein de chacune des spécialisations et on peut comparer donc les différentes spécialisations entre elles. Voilà donc ça marge brute, marge net et puis le roi alimentaire.

Merci. Merci. J'ai une deuxième question qui concerne les conditions, j'allais dire les conditions de travail de l'OFPM parce que vous en parlez lorsque vous parlez du volontariat, lorsque vous évoquez le fait que certains sont plus coopératifs que d'autres ou même simplement le nombre de salariés.

Est-ce que vous considérez que vous travaillez dans des conditions satisfaisantes ? Et à quelle difficulté de conditions de travail vous heurtez-vous ? Alors là, je pense que Philippe pourra vous Philippe Chalmain pourra vous apporter beaucoup plus de détails parce que c'est lui qui je dirais a essuyé les plâtres hein de de tout ça et qui a construit petit à petit l'OFM.

Je dirais que c'est vraiment un processus d'amélioration continue. Euh, on a encore eu des difficultés il y a pas longtemps avec un secteur et aujourd'hui c'est en passe d'être résolu. Bon, je vais enfin je vais être transparente puisqu'on a été transparente les deux dernières années.

On a eu des difficultés avec l'industrie laitière en particulier hein. Donc je pense que bah vous faites pas partie en fait du comité de pilotage parce que j'ai oublié de dire qu'il y a deux sénateurs et deux députés hein qui font partie du comité de pilotage. Et l'an dernier enfin ça fait un moment qu'on avait des difficultés avec les les résultats de de pour obtenir les résultats de l'industrie laitière et donc ça nous a amené à refuser il y a 2 ans de de publier les résultats d'une étude qui pour nous était pas satisfaisante parce qu'on avait des résultats, on savait pas sur quel échantillon. on avait des moyennes qu'on était pas capable d'interpréter.

Donc on a dit non, on arrête, on ne publie pas ça. Enfin, j'ai soumis cette cette position au comité de pilotage qui a dans sa quasi unanimité, sauf l'industrie laitière, a accepté. Et l'année dernière, on on vous a alerté enfin, on a alerté dans le la remise en on a écrit une lettre pour pour expliquer que on avait des difficultés de transparence de l'industrie laitière.

C'est un problème dont il faut attendre le rapport 2026 dont je sur lequel je suis très optimiste. C'està-dire que on voit qu'il y a une vraie volonté enfin un changement de de posture. Euh mais je veux dire je suis un peu comme saint Thomas, je ne crois que ce que je vois.

Donc on verra ce que ça donnera au moment du rapport mais en tous les cas tous les signes sont positifs et montrent une véritable volonté de collaboration. Voilà. Et donc euh c'est quelque chose qui se construit petit à petit.

Et ce que je voudrais dire, enfin moi c'est ce que j'ai dit dernier comité de pilotage, je dévoile pas grand-chose de de de secret. c'est que je suis très attachée je pense que Philippe Chalmin c'était la même chose. Enfin, moi c'est ce qui m'a transmis, c'est que il faut absolument qu'à l'OFPM ça continue à rester de la collaboration, de la participation des acteurs parce que c'est comme ça qu'on arrive à travailler ensemble, à avoir des choses qui soient objectives.

Si ça nous ça a failli nous arriver il y a pas si longtemps que ça. Si on nous demande, on nous dit bah peut-être pour vous aider, on va rendre obligatoire le fait de donner. ça change complètement la donne.

C'estàd que ce côté collaboration des des gens qui viennent dans les GT qui apportent leur expertise qui permettent de valider tout ça ça nous semble vraiment très important dans le fonctionnement et ça fait partie de l'ADN de l'OFPM puisque l'idée c'était d'apaiser les tensions au sein de la filière et donc ça fait partie de de tout ça. Oui mais ça vous fait travailler partiellement sur les sujets puisque vous ne pouvez pas tous les embrasser. On n'avait pas peut-être l'ensemble des données qui vous permettraient de pouvoir travailler.

Oui, mais à côté de ça, on a accès à des données que enfin comment comment je vais expliquer ça ? Certes, on n pas tous les produits, mais les produits qu'on a euh on discute avec les gens qui sont autour de la table et ça nous permet d'obtenir, moi je prends l'exemple quand même de ce qu'on a fait avec la grande distribution, c'est-à-dire les résultats qu'on a par rayon. Euh c'est quand même extrêmement précieux et ça correspond à ce qu'on cherchait, c'est-à-dire que je pense pas qu'avec la coercition on aurait obtenu la même chose.

Très bien. Voilà. Alors euh je rapidement vous n'y avez pas répondu.

Donc dans quelle mesure les choix comptables influencent-il l'affichage des marges ? Est-ce que c'est un élément sur lequel vous avez déjà travaillé ? Alors bien sûr, on peut parler de la grande distribution, mais ça peut très bien être pour les industriels.

Est-ce que c'est un élément que vous avez étudié ? Ben, dans toutes les comptabilités, qu'elles soient euh agricoles, industrielles ou grandes distributions, euh il y a des provisions pour amortissement, hein, qui euh voilà qui euh qui sont fixés par euh par la loi comptable. Pour la loi comptable agricole, c'est vrai que il y a il y a quand même pas mal de facilités qui sont accordées à ce niveau-là.

Euh nous, on prend les comptabilités telles qu'elles sont, quoi. Enfin, les D'accord. Donc voilà.

Alors, vous prenez tel qu'elles sont, vous ne corrigez pas si vous trouvez que les provisions sont corrige pas. En revanche, par exemple, ce qui ce qui est clair, c'est que pour la partie agricole, on a l'obligation l'OFPM par le code rural de publier les coûts de production he qui sont et ça c'était bien avant égalim les coûts de production des donc pour les différents produits agricoles qui sont établis donc par les les instituts techniques et là on s'est permis d'écarter des choses en particulier tout ce qu'on appelle les charges suppltives, c'est-à-dire rémunération forfaitaire du travail, du capital et du foncier. On prend les charges réelles exploitations agricoles et on calcule un revenant un revenu courant avant impôt et qui ne tient pas compte justement de tout ce qui est charges supplétives.

Donc voilà, en ce qui concerne les agriculteurs, on a fait le choix de pourquoi on a fait ce choix. D'abord parce que ces charges elles sont calculées de façon forfaitaire et on a un groupe de travail exploitation agricole qui nous a permis de constater qu'en fait la manière de calculer ces forfaits était différent d'une filière à l'autre et que donc du coup la comparaison n'était absolument pas possible à faire. Donc on a choisi de s'en tenir au résultat au revenu au euh oui, c'est ça sold disponible.

Voilà, je vais y arriver. Excusez-moi, je suis fatiguée. Je fais cours ce matin, je suis enseignante dans la vraie vie [rires] et donc ça fait beaucoup de choses.

Merci. Est-ce que vous pouvez euh si vous voulez bien nous parler de la péréquation entre les marges euh dans les différents rayons avec ce que vous avez euh étudié puisque c'est un sujet que vous avez étudié, j'imagine, dans votre enquête grande distribution. Euh est-ce que vous pouvez nous dire si effectivement on se retrouve avec des rayons qui contribuent beaucoup plus à la marge nette générale que d'autres rayons ?

Et est-ce que cette impression qui est que des produits sains sont beaucoup plus margés que des produits euh ultra transformés, sucrés et grains, euh bien est une une piste de travail intéressante et conforme à la réalité. Alors effectivement, le fait d'avoir la margenette par rayon nous permet en fait de comparer ces marges entre les rayons, alors je vais les citer hein, il y a le rayon boucherie, charcuterie, volaille, produits laitiers, fruits et légumes, maré et boulangerie, pâtisserie, viennoiserie. Donc ce sont les sep rayons que l'on suit.

Et en fait, ce qu'on constate manière récurrente, c'est que les trois rayons qui sont très consommateurs en main d'œuvre, la boucherie, le la marée et la boulangerie pâtisserie ont de manière récurrente des margenettes par rayon qui sont négatives. Et on a des autres rayons qui ont des marges positives avec certains rayons où la marge est encore plus importante que d'autres, en particulier la charcuterie. est un rayon où la marge de la GMS est traditionnellement relativement importante.

C'est quoi ? Et bien euh si je prends là les résultats que l'on a pour le dernier rapport euh je te laisse faire parce que c'est toi qui fait ce schéma là. Euh, on a une marge négative de moins, je te laisse faire expliquer au niveau de de la marge nette négatif, hein.

Pour la boucherie, on est autour de de euh enfin 02 milliards d'euros. Pour la charcuterie, vous retrouvez tous les éléments dans le rapport. Euh on est à peu près euh autour de de 0,6 milliards d'euros euh pour euh et qui est le rayon sur lequel le niveau de marge est et et le et en tout cas le le plus important dans dans le rapport.

Vous l'avez en pourcentage ? Vous avez Tout à fait, on a on a des données en pourcentage. Très bien.

Et donc en pourcentage, quel est le rayon sur lequel la marge est la plus importante ? Là, vous venez de nous donner les moins importants. Donc, on a compris. boucherie, marée, boulangerie le rayon sur lequel la marge est la plus importante.

Négative là pour le coup. Ou là donc j'imagine que c'est la moins importante. Pardon ?

La charcuterrice c'est la plus la plus importante c'est 0,6 milliant. D'accord. Et les fruits et légumes se retrouvent où ?

Les fruits et légumes en 2e 3e position à peu près entre produit laitiers volail, ça dépend des années. D'accord. Voilà.

Et là la dernière année, c'est plutôt en forte baisse entre 2 enfin 2022 et 2023. les derniers les dernières données qu'on a puisque c'est toujours là je vous donne les données du rapport 2025 puisque le rapport sort au mois de juillet et en 2025 on avait n- 2 donc c'était les résultats 2023 et donc la marge entre 2022 margeette du rayon fruits et légume était en forte baisse puisqu'elle est passée de 0,3 milliards d'euros à 0 euh 0,1 à peu près. D'accord.

Très bien. Alors ça ce qui n'exclut pas qu'on peut avoir des des péréquations entre produit à l'intérieur d'un même rayon. Bien sûr.

Et voilà. Et ça, on le voit un on voit au moins au niveau des marges brutes. Euh par exemple, quand on a un choc de prix inflationniste, on se rend compte que par exemple la la marge brute de la grande distribution sur certains produits euh euh d'appel euh elle va elle va demeurer relativement faible et elle va être un peu plus augmentée sur d'autres.

Enfin, on voit entre produit mais au niveau de la marge brute, on peut pas avoir la marge nette, c'est pas possible. Merci. Euh quel est votre analyse du rôle des centrales d'achat et des centrales de service euh sur les marges ?

Alors nous ce qu'on je vais peut-être laisser répondre à cette question où je démarre je démarre juste en disant que par exemple là un nouveau sujet est arrivé récemment sur les centrales d'achat européennes et les centrales de services qu'on est en train d'analyser dans le groupe de travail grande distribution et l'idée enfin donc on s'est fait présenter par la DGCCRF comment fonctionnent ces centrales européennes et ces centrales de service et la conclusion du groupe de travail grande distribution, ça a été de mener une enquête bilatérale enseigne par enseigne pour regarder quel est l'impact donc sur ce sur ces produits. Donc en première analyse qui est ressorti que ça touche une part qui est pas forcément très importante des produits que l'on suit c'est centrales européennes d'une part parce que ça touche que les marques nationales. C'est ça et des produits plutôt très transformés qui sont pas ceux qu'on suit.

Voilà. Donc du coup, on est à la marche si je peux me permettre ce jeu de mot. J'entends.

Et les centrales de services ? Les centrales de service bah là, ça fait partie de ce qu'on a décidé d'investiguer donc cette année avec des entretiens bilatéraux. Mais je te laisse compléter puisque c'est toi qui conduit ce travail.

Juste pour compléter en fait euh la la demande est venue de d'échange aussi en comité de pilotage euh du coup de différents de de plusieurs acteurs et euh on a décidé donc de mettre le le sujet comme Sophie l'a expliqué et euh en travaillant avec la DGCRF pour avoir des éléments un petit peu juridiques et cetera pour pour voir les les différents éléments et euh un peu en analysant par rapport à nos produits, sachant qu'on est quand même plutôt sur euh des produits frais avec les les PGC ou des des PFT qui qui sont peut-être moins impactés par ces négociations au niveau des des centrales d'achat euh européennes. Euh on a quand même décidé de de voir puisque on peut avoir potentiellement euh certains rayons, le rayon produits laitiers par exemple ou le rayon charcuterie qui peuvent potentiellement être impactés. Donc de fait, on a décidé de faire une enquête un petit peu en bilatéral pour voir euh s'il y aurait pas au niveau que ça soit un impact pour euh les centrales d'achat européennes et les centrales de services, même si sur les centrales de service euh c'est des choses qui vont venir après le le contrat, mais vu qu'on est sur des données consolidées, on pourrait avoir quand même des des des éléments qui nous remontraient.

En tout cas, voilà, je pense que tous les produits que vous que vous étudiez sont concernés par les centrales de service puisque les distributeurs qu'on vient de rencontrer nous disent très clairement que les bénéfices entre guillemets des centrales de service sont réinjectés dans le bilan de chaque magasin. Et les producteurs nous disent que à partir du prix de vente, de leur prix de vente euh à la grande enfin ceux qui passent en direct à la grande distribution euh lorsque l'on retire l'ensemble des services qui sont facturés et bien euh c'est effectivement très très difficile de s'en sortir. Donc la part des services, elle enfin nous notre question c'est est-ce qu'elle vient impacter la la matière agricole, le prix de la matière agricole et et je dirais aussi la marge restant pour les producteurs parce que c'est ça le sujet, c'est que je parlais de ces deux rayons par excusez-moi, je parlais juste des centrales d'achat.

C'est vrai que les centrales de service, je suis d'accord avec vous, ça pourrait toucher le le vaste. Donc on retient que votre étude se concentrera du coup sur la charcuterie et les produits laitiers. Non non en fait on va on va regarder sur euh tout on va dire l'intégralité de des rayons puisqueen fait quitte à faire un travail bilatéral on va on va regarder euh dans quelle mesure ça impacte notre enquête pas uniquement pour pour ces deux.

C'était plutôt une intuition qu'on avait que ça toucherait principalement ces rayons-là, mais l'enquête, elle va être euh du coup euh plus large. En fait, ça ressort de la discussion qu'on a eu dans le à la fois au comité de pilotage et dans alors ça a été évoqué au comité de pilotage, donc c'était au mois de euh d'octobre et du coup on a décidé de de faire une réunion qui était pas forcément prévue au départ dédiée à cela euh du groupe de travail grande distribution et c'est à dire d'expert en fait qui est ressorti le fait que très certainement c'était sur la charcuterie et les produits laitiers que ça risquait d'impacter le plus pour ce qui est des centrales d'achat européennes. Donc ça c'est une première hypothèse qu'on a à dire d'expert autour de la table mais justement qui nous a décidé à faire du du bilatéral sur l'ensemble des rayons qui sont suivis par l'PM pour y voir plus clair.

Juste petite question complémentaire que je comprenne. Votre étude là sur les les centrales d'achat elle traduit bien un phénomène finalement assez récent puisque souvent on nous dit mais oui les centrales d'achat et de services elles existent depuis longtemps. Mais au travers de ce choix de faire cette étude, vous nous confirmez qu'il y a quand même une évolution de la part de l'activité de ces centrales d'achat et ces centrale de services urbaines qui amènent voilà qui vous conduit à à vous y intéresser.

Si vous avez des éléments pour quantifier cette évolution, ça nous intéresserait parce que c'est vrai que c'est un petit peu compliqué pour nous de voilà d'appréhender ce que ça représente véritablement et et nos interlocuteurs ont plutôt tendance à je dirais à minimiser à nous dire on l'a toujours fait, ça a toujours été comme ça. Voilà. Donc c'est vrai que si on peut arriver à à quantifier euh ce que ça représente en valeur absolue, mais aussi l'évolution et la tendance, est-ce que finalement il y a de plus en plus d'activités qui se passent dans les centrales d'achat européennes et de services ?

Vous voyez, ça nous seront des indicateurs intéressants pour nous. Ce qui est intéressant, c'est que ce sujet a été soulevé au comité de pilotage par les industriels et en disant il faut absolument que s'emparer de ce sujet parce que c'est quelque chose qui commence à nous inquiéter et à devenir important. Enfin, ça a émergé comme étant un sujet vraiment récent.

Voilà. Et on espère bien, enfin, je pense que c'est un petit peu délicat parce que à l'intérieur des ce qu'on a compris aussi de des premières discussions qu'on a eu, c'est que ça ne touche pas euh toutes les entreprises de la même manière. C'est-à-dire qu'il y a un effet de taille qui est quand même vraiment très important.

Et donc voilà, je pense que le bilatéral nous permettra dans la stricte confidentialité d'essayer de de mieux mesurer les choses parce qu'il y a des choses qu'ils avaient pas forcément envie de dire comme ça devant tout le monde. Voilà, ça on s'en rend bien compte. Vous avez raison.

Alors, j'ai une question là sur votre sur votre rapport. En fait, il y a beaucoup de choses qui sont données en milliards d'euros euh et non pas en pourcentage. C'est un choix volontaire de données en valeur absolue ou non ?

Il y a à peu près systématiquement les deux si vous regardez bien. Oui. Les margenettes là par exemple, je vois pas là là j'ai le le diaporama de de la conférence de presse que qui avait été organisée au mois de juillet et par exemple les margettes des industriels, elles sont toutes en pourcentage.

D'accord. C'est très bien. Il m'a semblé en feuilletant que c'était beaucoup de valeur.

Euh alors là, vous avez la synthèse, donc il y a pas tout hein, mais dans le rapport, il y a systématiquement pour les marges brutes, il y a systématiquement les deux. Voilà. [rires] Et euh et sur les marges nettes aussi, on les on les ramène en pourcentage.

Pareil les revenus agricoles, pareil. Alors, j'ai une question sur alors sur le rayon fruits et légumes. Est-ce que vous avez étudié les différences entre les marges bio et non bio ?

Est-ce que c'est un sujet qui vous a intéressé ? Oui. Alors euh le bio euh c'est on a effectivement on suit euh l'observatoire suit un certain nombre de produits bio euh les produits laitiers et les fruits et légumes.

Euh la difficulté que l'on a sur le sur le bio, c'est de comparer des choses qui soient comparables parce que on est en train de parler des grandes enseignes euh et pas du commerce spécialisé en agriculture biologique. Donc on a un premier problème qui est souvent le conditionnement n'est pas du tout le même. C'est-à-dire que pour pas qu'il y ait de mélange entre les deux rayons, on va vendre des pommes conventionnelles en vra et les pommes bio, elles vont être sous blister avec un emballage qui est très important.

Euh, on a des difficultés aussi parce que ce ne sont pas du tout les mêmes variétés par exemple he les variétés en bio ne sont pas les mêmes que celles qu'utilisent parce que les process sont pas du tout les mêmes, donc ce sont pas les mêmes variétés. Donc il y a vraiment un gros problème de comparabilité et donc on a décidé de regarder et là je parle sous ton contrôle parce que j'avoue que j'ai pas tout le rapport en tête mais il y a un certain nombre de produits pour lesquels ça pose moins de problèmes. J'ai le souvenir que l'oignon jaune par exemple euh il est quand même souvent vendu en filet que ça soit en conventionnel ou en bio et que là c'est il y a pas vraiment de différence de variété qui fait qu'on peut comparer des choses qui sont comparables.

Voilà. Et donc là, je sais plus résult quelles sont vos conclusions de comparaison ? Alors là, j'avoue que c'est pas moi qui préside le groupe et que je Bah si vous pouvez nous les envoyer.

Ah ben c'est dans le rapport, ça c'est sûr et certain. Mais par cœur, moi j'avoue que je m'en souviens plus. Tu as des vas-y en en quelques éléments, ce que l'on constatait c'était que le prix de vente au détail en 202324 de l'union biologique a était supérieur de de 30 %.

Et en revanche, par contre, la marge brute agrégée à Valque est inférieure de 20 %. Donc, on avait un prix qui était supérieur mais une marge brute qui était inférieure pour le pour l'oignon pour l'oignon jaune. Euh vous retrouverez tous les détails là dans le rapport.

Donc on en déduit deux choses, c'est que le producteur est sans doute mieux payé et que les coûts de stockage et cetera sont sans doute plus élevés. On est d'accord avec cette conclusion, c'est ça euh pas les coups de stockage parce que là c'est la marge brute dont on parle puisqu'on parle par produit ou et donc du coup c'est la décomposition du prix au détail donc après il faut qu'ils se servent de ça pour couvrir leur leur leur Tout à fait. H OK donc les producteurs sont mieux payés.

Ah oui les producteurs sont mieux payés. Oui très clairement l'oignon bio est mieux payé que que l'oignon conventionnel. Oui ou oui, il semble rest que je suis pas spécialiste de du coup de on regardera du coup et vous retrouverez également les résultats pour deux légumes en bio, la carotte et le poireau.

Également le en fruits, c'est pommes, pommes et kiwi. Et en fait, il y a deux produits qui vont rester dans dans le rapport dans le temps, donc la pomme et la carotte. Et on du coup en au niveau du c'était en 2025 pardon, il y avait carottes et poireaux et on a décidé aussi de péréniser l'oignon dans le prochain rapport puisque vu qu'il y a peut-être plus de comparatilité euh qui qui pourra être faite entre entre les entre le non bio et le bio.

Très bien, je vous remercie. C'est bon pour moi. Merci beaucoup.

Alors moi, j'ai quelques petites questions complémentaires, madame messieurs. Euh beaucoup de des acteurs qu'on a entendu jusqu'à maintenant finalement expriment des attentes vis-à-vis de votre commission administrative euh avec euh enfin qui peuvent parfois donner le sentiment que pour certains c'est un peu le refuge. C'est là où on va peut-être pouvoir avoir des données les plus objectives possibles, même si on a bien compris tous les paramètres de méthode que vous avez précisé, c'est-à-dire qu'en fait vous réagissez avec un temps entre guillemets de retard, enfin de décalage dans un monde qui est très changeant où il y a plein d'aléas, de marchés internationaux, catastrophes naturelles qui font que les choses changent très vite mais c'est une base de réflexion, on entend comme ça.

Mais en fait, moi je voudrais connaître votre avis, mais je le je le soupçonne un petit peu vu vos propos quand vous nous dites que vous ne souhaitez pas devenir un organisme de coercition enfin qui puisse être voilà certains nous nous parlent de la nécessité de créer une haute autorité de la régulation des prix ou en tout cas de donner plus de pouvoir entre guillemets euh à à l'office pour finalement mieux asseoir un peu la légitimité euh et la force disons de de de ces conclusions. Donc ça c'est ma première question. Je vais vous les poser toutes et puis comme ça vous pourrez y retourner.

Euh vous ne nous avez pas parler euh de l'impact de la mise en place du SRP + 10 alors que l'organisme existait avant euh mis en place en 2019 censé dégager de nouvelles marges à même de permettre un ruissellement au maillon Amont. Donc, quelle est votre analyse sur euh alors les distributeurs eux-mêmes ne nous donnent aucune information, nous disent que c'est pas possible de savoir, enfin, il y a une une absence de transparence de la part d'acteurs qui nous parlent de plus de transparence en permanence, mais eux sont dans la possibilité d'être transparents sur en tout cas le SRP + 10. Est-ce que vous vous avez eu des dans vos analyses des signaux d'un hypothétique ruissellement ?

Enfin, en tout cas, quel impact auriez-vous qu'on pu constater de ce SRP +10 sur les mares les marges des différents acteurs ? Et puis pour conclure, une troisème question plus large, c'est surtout à vous madame qui finalement euh être rentré dans ses fonctions depuis peu avec un regard quand même d'experte. Quels sont vos constats à ce stade les plus marquants et quels sont selon vous les points faibles de votre mission et au contraire les points forts que vous souhaiteriez pouvoir développer ?

Alors la coercition, je crois que j'ai déjà répondu. Moi, j'ai envie de dire, il y a une espèce de partage des tâches, quoi. C'est-à-dire que nous, on essaie de de publier les chiffres les plus objectifs possibles euh et qui fasse consensus et en même temps avec du des éléments qualitatifs qui permettent d'expliquer les les évolutions, donc qui reposent vraiment sur la collaboration de tous les acteurs.

C'est la DGCCRF qui dont c'est le travail de vérifier que les choses se passent bien et cetera. Donc voilà, moi je je pense que c'est important de séparer les deux parce que je je continue à dire que je pense qu'il y a des données qu'on n'aurait pas si où où on obtiendrait des données dont on ne pourrait pas faire grand-chose si on soumettait à la coercition. C'est-à-dire on pourrait avoir tout un tas de données dont on finalement on fait pas grand-chose parce qu'on n'est pas capable de les interpréter. des comptabilités qui nous permettent pas d'arriver à des marches par rayon par exemple ou des choses comme ça.

Donc je pense que ça c'est vraiment un élément qui euh qui nous fait assez peur. Ça change toute la philosophie de l'OFPM. Si euh l'idée c'est vraiment de d'apaiser les tensions au niveau des filières, je pense que ça c'est vraiment très important d'apprendre à se connaître et c'est vrai que c'est le travail collectif qui permet de faire ça.

Le SRP10, bon des choses, je vais te laisser répondre. Ça ce que je constate moi depuis que je suis arrivée, je suis arrivée au moment où les prix ont flambé. Voilà.

Et donc du coup, on me demande qu'est-ce que vous pensez d'égalim ? Je n'ai rien à dire là-dessus parce que c'est noyé sous des des des augmentations très fortes des prix des produits agricoles, des marchés. Donc ça a été tellement bouleversé cette période que là-dedans de voir effectivement l'impact égalime, on est on peut pas le discerner.

Voilà. J'ai un peu l'impression que le RCP le SRP10, c'est un petit peu la même chose quoi. Mais moi, j'étais pas là avant avant que enfin 2019, c'est pas les les périodes que j'ai regardé.

Je sais pas si toi tu as des choses à rajouter sur le SRP10 mais non en fait c'est enfin c'est il est difficile d'arriver à à à enfin à déterminer si le SRP+ a eu un un réel effet sur enfin le le cette notion de russellement. on n' pas d'éléments probant pour pour venir dire qu'il y a eu cet effet-là ou qu'il n'y a pas eu cet effet-là puisque constater d'évolution des prix et des marges euh sur les produits et les acteurs amont euh enfin pas en tout cas par rapport à ces élémentsl il y a eu d'autres aussi éléments qui sont venus en ligne de compte pour et et qui sont venus impacter euh tout ce qui va être les allé climatiques, les les crises qu'il y a eu qui qui a pu y avoir et il est difficile de de déterminer si ça le SRP + 10 a eu un impact ou non. Euh ça peut être quelque chose on peut on peut regarder par rapport aux données que l'on a et voir si on peut dans ce cas-là faire une si on trouve des éléments faire une contribution écrite.

Mais là comme ça, je je peux pas je peux pas m'avancer sur une réponse. H je veux bien euh madame messieur si vous avez la possibilité d'analyser un petit peu plus ça nous ça nous apporte ça pourrait nous apporter des éclairage parce que on on estime quand même chaque année le montant du SRP + 10 à plusieurs centaines de millions d'euros donc c'est quand même pas négligeable depuis 2019. Donc où où sont passées ces sommes ?

Est-ce qu'elles ont servi les marges de l'AV ou euh voilà, elles sont forcément passées quelque part quand même. Voilà. À quoi à quoi ont-elles servi sans sans sans incriminer ce à quoi elles ont été utilisées ?

Mais voilà, le savoir parce que c'est quand même une politique publique volontariste qui qui doit être soumise aussi à évaluation. Donc c'est assez frustrant pour un politique de ne pas pouvoir identifier son passé. C'est ça.

Moi je et puis juste madame sur ces constats plus globaux. Oui. Alors moi ce que j'ai trouvé intéressant enfin et de c'est de vivre cette période inflationniste he parce qu'effectivement tout a été bousculé à ce moment-là et de voir un petit peu de mieux comprendre comment ça se passe parce que c'est une conclusion quand même qu'on avait qui était ressortie de l'analyse des premières années enfin des 10 premières années de le de l'OFBM. c'était que en fait euh quand il y a des chocs de prix agricoles et les chocs étaient quand même moins importants que celui qu'on a connu à partir de 2021 2022 euh et bien on on constatait à l'OFPM que ces chocs étaient amortis par la Val dans un premier temps, c'est-à-dire pas entièrement répercuté au consommateur et en général parce qu'on avait observé de 2010 à 2021 c'était d'abord par la transformation et puis aussi un peu par la distribution pour limiter la hausse de prix en consommateur.

Donc on avait des maillons avales qui comprimaient leur marge brutes euh et qui quittent à diminuer du coup leur marge nette et qui reconstituaient en fait cette marge brute les années suivantes une fois que le choc de prix agricole était passé. Et en fait c'est exactement ce qu'on a observé au cours du choc inflationniste qu'on a connu à partir de 2022. C'est-à-dire que ce qu'on voit, c'est que le choc de prix agricole ne s'est pas entièrement transmis euh au prix au consommateur parce qu'on a vu l'industrie dans une certaine mesure et surtout la GMS euh diminuaer en fait sa marge brute.

Et quand on regarde, alors ce qui était très intéressant, c'est de voir que donc en 2022, ils avaient diminué leur marge leur marge brute, mais que du coup au niveau des marges nettes, parce que dans le même temps, les matières premières pour les industriels et la grande distribution avaient flambé et donc du coup on s'est retrouvé avec des margeettes par rayon à la GMS qui avaiit diminué et toutes absolument sur tous les rayons et même chose pour l'industrie. segments industriels qui avaient vu leur marge au mieux se stabiliser mais dans la plupart des cas diminuer. Et ce qui est intéressant c'est que l'année d'après 2023 où on continue à voir une augmentation du prix des matières premières qui se calme un peu sur les produits agricoles mais avec des différences les céréales ça commence déjà à baisser en 2023 sur les autres produits notamment animaux ça continue à augmenter. qu'on voit le coût de la matière première augmenter encore dans le la décomposition des tailes mais on voit les marges avales se reconstituer et donc du coup quelque part bah le le choc de prix a été décalé dans le temps.

Ça a lissé en fait l'augmentation pour le consommateur. Ce qui est intéressant c'est que sans pouvoir désagréger la marge avale. Moi, je fais partie aussi de l'observatoire européen de des produits alimentaires puisque il a été créé en juillet 2024 l'année dernière, il y a 2 ans.

Oui, c'est ça. Juillet 2024 et c'est ce qu'on constate aussi dans l'ensemble des pays européens, c'est-à-dire que il y a eu cet effet de de lissage. Et alors là, on est presque arrivé à la fin de cet épisode inflationniste avec un reflux des prix agricoles et des et un reflux aussi les plus légers des prix alimentaires.

Et ce qu'on a constaté dans le rapport de l'année dernière, c'est qu'en fait cette reconstitution des marges nettes en 2023 et bien des marges brutes pardon en 2023 n'avait pas permis au secteur aval de reconstituer complètement leur margeettes. Et donc ce qu'on voit c'est que il y a des secteurs Oui. Alors ce qu'on voit sur les industriels, c'est que dans certaines certaines industries, je pense à l'industrie laitière par exemple, ils ont ils ont eu à nouveau enfin ils ont augmenté à nouveau leur marge nette mais sans revenir au niveau avant inflation.

Il y a certains secteurs où ça a continué à diminuer. C'est le cas de la charcuterie, c'est le cas de l'abattage des coupes. Il y a des secteurs où ça légè légèrement augmenté mais c'est resté négatif.

Je pense à la menerie par exemple. En tous les cas, ce qu'on peut dire globalement, c'est que les IA certes, on on contribue à l'augmentation du prix au détail en augmentant leur marge brute en 2023, mais n'ont pas récupéré leur marge nette avant inflation. Donc ça sera les résultats du rapport 2026 de regarder si en 2024 on est revenu à la situation avant inflation ou pas.

Si on regarde le rayon GMS, euh enfin si on regarde les différents rayons GMS, globalement ce qu'on observe en en 2023, c'est que la marge nette moyenne pour sur tous les rayons suivis, elle a continué à diminuer. Et quand on regarde les différents rayons, ben on se rend compte que c'est pas la même chose suivant les rayons. Si on regarde par exemple la boucherie, ça a continué à diminuer, la charcuterie, ça a augmenté, les fruits et légumes, je l'ai dit, ça a diminué.

Bref, on voit que suivant les rayons, on a on va pas avoir des évolutions. Voilà. Voilà.

Et ça, moi j'ai trouvé que c'était un enseignement extrêmement intéressant parce que du coup euh qu'est-ce que ça fait dire ? fait dire que une période inflationniste comme ça, on peut pas prendre une année et dire "Regardez là quand même, c'est eux qui s'en mettent plein les poches, je sais pas quoi." C'est c'est qu'en fait il faut il faut regarder l'ensemble de la période d'inflation parce qu'en fait c'est un mouvement qui qui s'étale dans le temps et qui va permettre au consommateur du coup de pas encaisser l'augmentation des prix agricoles d'un coût.

Et ça, moi j'ai trouvé que c'était un enseignement vraiment particulièrement intéressant et puis de voir que finalement c'est un peu ce qu'on avait observé dans l'ensemble des pays européen, ça m'a semblé vraiment très intéressant aussi. Voilà. Alors ça, j'ai plus en tête.

Si vous voulez, je pourrais vous passer le diaporama de la personne qui avait fait cette étude. A été plus atténué en France. En France, on a eu on était parti de produits alimentaires qui étaient plus chers que dans les autres pays européens par rapport à la moyenne et on a eu une augmentation qui a été contenu par rapport à la moyenne européenne.

Oui. Voilà. Donc ça, moi j'ai trouvé que c'était un constat vraiment très intéressant et et puis je vous conseille, il y a il y a un graphique qui est particulièrement intéressant et qui reproduit, vous le trouverez.

Je pense que tu as donné la présentation là, il y a un graphique qui montre la répartition enfin la contribution des différents maillons de la filière sur l'ensemb de de de différentes fili pour les différentes filières pardon pour l'ensemble du cycle 2021-2024 on voit l'augmentation du prix des produits alimentaires et on regarde la contribution de chacun des maillons et vous regarderez ben on voit que la grande distribution alors euh il est à page 108 du rapport complet Oui. Et la présentation c'est la diapo 49. Ah pardon, elle est sur une échelle qui est plus facile à lire.

C'est 49 108. Ah moi j'en ai pas. Tu as une synthèse qui te reste ?

Elle est sous ton ordinateur. C'est ce c'est un graph. Enfin d'accord.

C'est celui-là. Voilà. Et en fait, c'est la contribution au niveau des marges brutes de de Alors, on les a pas pour l'ensemble des produits parce qu'il y a des produits pour lesquels les marges brutavales ne sont pas désagrégées parce qu'on a pas de des de produits sortis industrie suffisamment solides hein.

C'est pour ça qu'on a essayé de consolider. Mais ce qu'on voit quand même très nettement, c'est que les petits bâtonnets rouges, ils sont beaucoup dans le négatif. Euh et ce qui montre qu'en fait la grande distribution a joué un rôle amortisseur très important. euh pour au niveau de la marge brute au cours de cette période, mais comme le font remarquer un certain nombre de participants autour de la table, il n'y a pas que la GMS qui a contribué parce qu'on voit quand même qu'il y a certains secteurs industriels qui ont vu leur marge continuer à baisser, leur marge nette continuer à baisser en en 2023 et avec certains secteurs où elle est globalement négative.

Je pense à la menerie par exemple, à l'abattage des coupes. C'est quand même des secteurs dans lesquels on peut se poser des questions pour certaines entreprises he qui sont vraiment en difficulté et qui ont eu beaucoup de mal à encaisser ce choc. Tout à fait.

On le voit là effectivement pour la poissonnerie, pour le jambon. Ouais. Pour le poulet en partie.

Très bien. Ben en tout cas intéressant. Merci indicateur par c'est la force de l' FPM, c'est les séries longues.

Voilà, je pense que ça bien compris. très intéressant. Ça nous permet de de d'affiner nos notre analyse.

Voilà, sur le temps long. Est-ce qu'il y a d'autres vous avez d'autres questions madame le rapporteur ? Non, moi c'est bien, j'ai posé toutes mes questions.

Ah mais écoutez vraiment merci beaucoup madame messieur de de ces de ces précieux éclairages. Euh et n'hésitez pas donc à nous transmettre des compléments euh par écrit que vous jugerez euh utile. Merci beaucoup madame bien et je je vous invite à à encourager vos collègues sénateurs à venir au comité de pilotage parce que on a effectivement dans notre comité de pilotage, j'ai oublié de le dire au début, on a deux députés et deux sénateurs.

J'avoue que dans cette mandature qui a démarré l'année dernière, on on a pas beaucoup vu les sénateurs. Donc si vous ben, on va proposer les candidatures d'Antoinette Gul et Anne Catherine Loisier puisque nous on viendra. Et bien vous serez les bienvenus et et ce qu'on a fait par exemple avec une députée qui est très intéressée qui vient régulièrement, c'est qu'on a fait une séance à part avec elle où elle a pu poser toutes les questions sur la manière dont on s'y prenait.

Donc on est au contraire, on serait très content que vous soyez présent et on est ouvert pour vous expliquer tout ce qu'on fait. Voilà. Très bien.

Merci. beaucoup madame messieurs.