L'Événement du dimanche LCI du 2 juin : Louis Aliot et François Bayrou
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Chapitres
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Questions et réponses
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- 0:59OuverteRéponse directe
Craignez-vous que l'annonce répétée de la victoire démobilise votre électorat ?
- 1:43OuverteRéponse directe
Vous considérez-vous comme ceux qui ont le plus à perdre dans cette élection ?
- 2:15RelanceRéponse directe
L'ivresse des hauteurs menace-t-elle Jordan Bardella ?
- 2:31OuverteRéponse directe
Est-ce que la popularité de Bardella ne risque pas de devenir un handicap après le 9 juin ?
- 3:35OuverteRéponse directe
Jordan Bardella est populaire, mais est-ce suffisant ?
- 5:24OuverteRéponse directe
Craignez-vous une condamnation de Marine Le Pen à la rentrée ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:08Invité politiqueFait
« La crainte, elle est systématiquement à chaque élection européenne, puisque c'est l'élection où notre électorat se mobilise le moins. »
- 1:51Invité politiqueFait
« Je n'irai pas jusque-là. Les plus à perdre, c'est le gouvernement, qu'on le veuille ou non. »
- 2:31IntervenantFait
« On a pu voir ce phénomène avec Édouard Balladur autrefois, ou d'autres cas. »
- 4:05Invité politiqueFait
« Cette stratégie se déroule. Jordan mène cette élection européenne. Marine se prépare à l'élection présidentielle. »
- 5:27Invité politiqueFait
« Le procès sur les assistants européens, ça fait maintenant 9 ans qu'on en parle. »
- 6:47Invité politiqueFait
« Ce qui a pu marcher en 2017, ce qui a moins marché en 2022, est totalement inopérant en 2024 pour ces élections européennes. »
- 8:41Invité politiqueFait
« Mais on est européen, c'est ce que j'allais dire tout à l'heure, quand M. Attal dit, ils veulent tuer l'Europe, mais non, nous sommes européens. »
- 9:04Invité politiqueFait
« Mais nous ne sommes pas pour l'Union européenne telle qu'elle est constituée. »
- 10:30Invité politiqueFait
« On compte pas du tout, parce que les forces, précisément, qui veulent modifier ces règles européennes sont de plus en plus nombreuses à l'Europe. »
- 11:32Invité politiqueFait
« Moi, j'ai été député européen. Quand vous n'êtes pas dans la gouvernance, vous n'avez droit à rien. »
- 14:31Invité politiqueFait
« Je pense qu'il ne peut pas faire autrement que de dissoudre l'Assemblée nationale parce que s'il ne le fait pas, ce sera un président sans pouvoir, nu. »
- 18:10Invité politiquePromesse
« Je pense que le Rassemblement National sera le pilier ultra majoritaire de cette nouvelle majorité. »
- 18:50Invité politiqueFait
« Mais encore une fois, il colle à l'élite qui nous gouverne avec les résultats que l'on sait, c'est-à-dire résultats catastrophiques. »
- 20:46Invité politiquePromesse
« La retraite à 60 ans, par exemple... »
- 21:11Invité politiqueFait
« On ne parle pas de la fraude sociale. On ne parle pas de l'immigration qui coûte un argent de dingue, comme dirait le président. »
- 23:52Invité politiqueFait
« Moi, je ne pense pas qu'on puisse éviter que la Russie vienne à ses commémorations. »
- 32:39Invité politiqueFait
« De faire de la dette de l'emprunt la solution à tous les problèmes budgétaires. »
- 35:40Invité politiqueFait
« D'argent que nous empruntons. »
- 39:54Invité politiqueChiffre
« Le déficit pendant les 10 années qui viennent des finances publiques américaines sera de l'ordre de 8% par an. »
- 46:20Invité politiqueChiffre
« C'est 1 milliard 350 millions de personnes. »
- 50:13Invité politiqueFait
« Mettez-vous dans la tête de monsieur Poutine et des autres parce qu'il n'est pas tout seul dans cette tête qu'est-ce qui peut le faire le plus grand plaisir à nos ennemis ? »
- 53:59Invité politiqueFait
« C'est le président de la république qui formera le gouvernement. »
Temps de parole
- Louis Aliot73 %
- Présentateur11 %
- Intervenant9 %
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Bienvenue dans l'événement du dimanche LCI, ravi de vous retrouver à une semaine pile des élections européennes. Notre invité aujourd'hui, Louis Alliot, maire Rassemblement National de Perpignan, sur la liste de Jordan Bardella, en 81ème place, dernière place. Marine Le Pen est à la 80ème place, une trentaine de minutes d'entretien avec à mes côtés pour vous interroger ce dimanche. François Langlais, bonjour.
Bonjour.
Et Nicolas Domenac, bonjour à vous aussi. Je vous rappelle à suivre en direct sur tous les réseaux sociaux TF1 Info, dernier grand week-end de mobilisation pour les électeurs. Le Rassemblement National qui organise cet après-midi un grand meeting, dernier grand meeting au Dôme de Paris, 5000 personnes attendues. Un discours à suivre d'ailleurs sur les antennes d'LCI de Jordan Bardella et de Marine Le Pen. Jordan Bardella, Louis Alliot, largement tête, les sondages le disent et le disent encore. Mais craignez-vous que l'annonce finalement répétée de la victoire depuis des semaines démobilise un peu votre électorat ? Est-ce que c'est une crainte que vous avez ?
La crainte, elle est systématiquement à chaque élection européenne, puisque c'est l'élection où notre électorat se mobilise le moins. S'il se mobilise dimanche, ce que je crois, prochain, ça voudra dire qu'il y a une véritable inquiétude et une véritable revendication de changer réellement les choses en France. Et c'est cela qu'il faudra regarder au soir du 9 juin, la mobilisation des Français pour cette élection qui ne ressemble, il faut bien le dire, à aucune autre depuis les élections européennes que j'ai pu faire dans ma vie politique.
Parce qu'il faut le rappeler, le parti des abstentionnistes aujourd'hui est le plus important. Vous vous considérez comme ceux qui ont le plus à perdre dans cette élection, si vous n'êtes pas finalement à plus de 30% annoncés ?
Je n'irai pas jusque-là. Les plus à perdre, c'est le gouvernement, qu'on le veuille ou non. C'est eux qui sont aux affaires, c'est eux qui gouvernent, c'est le deuxième mandat de M. Macron. Et là, si vous voulez, c'est l'addition qui va être payée, notamment sur la politique française en Europe. Et je pense que les électeurs ne sont pas très heureux des résultats qui sont ceux de la politique du gouvernement.
On évoquera en effet les conséquences nationales que vous appelez, Nicolas.
Oui. Alors, il y a un phénomène qui est bien connu en plongée, c'est l'ivresse des profondeurs.
Mais en politique, il y a l'ivresse des hauteurs, qui frappent ceux qui sont trop en avance, si j'ose dire, en tout cas qui sont un peu tétanisés. On a pu voir ce phénomène avec Édouard Balladur autrefois, ou d'autres cas.
Alors, est-ce que votre jeune Bardella n'est pas guetté par ce syndrome de la grosse tête, de la melonite aiguë, si j'ose dire, qui fait que ça pourrait nuire par une manifestation d'arrogance qu'on a connue avec d'autres précédemment ? Écoutez, pour l'instant, ce n'est pas le cas. Et je remarque que, par exemple, M. Balladur avait décroché dans les dernières semaines. Nous, dans les dernières semaines, on a quand même un pic de montée dans les enquêtes d'opinion. Non, je ne le pense pas. Et très honnêtement, je pense que Jordan est un jeune homme qui a la tête sur les épaules. Et il sait très bien qu'en politique, la modestie est une valeur cardinale.
La modestie ou un peu d'arrogance aussi ? C'est l'un des arguments de la majorité présidentielle.
Oui, mais justement. Alors justement, là, vous avez le contraste entre la modestie et l'arrogance. L'arrogance, elle est du côté, évidemment, du gouvernement, on le voit bien, qui est satisfait de son bilan, de sa politique, alors que, manifestement, les Français n'en veulent plus. Et c'est là qu'on voit qu'il y a une contradiction majeure, une fracture à l'intérieur du pays. Et ils ne la voient pas. Et je pense que, le soir du 9 juin, ils vont s'en rendre compte brutalement. François. Vous l'avez dit, votre chef de liste, Jordan Bardella, est populaire. Alors, cette popularité, c'est bien sûr un atout pour l'élection qui se présente d'ici 8 jours.
Mais est-ce qu'elle ne risque pas de devenir un handicap et même un ferment de dissension avec Marine Le Pen après le 9 juin, c'est-à-dire au moment où Marine Le Pen sera la candidate à l'élection présidentielle de 2027 ?
Écoutez, il forme un ticket. Ce ticket, il a été constitué et annoncé pour élaborer cette stratégie. Cette stratégie se déroule. Jordan mène cette élection européenne. Marine se prépare à l'élection présidentielle. Et ce ticket ira jusqu'au bout. C'est-à-dire, en ce qui concerne le militant que je suis et l'élu, jusqu'à la victoire à l'élection présidentielle. Il n'y a aucune raison. À l'occasion d'une élection comme celle-là, que des couples présentés comme très stables finissent justement par se désunir. Parce que l'un se prévaut d'une popularité justement pour vouloir infléchir le programme, la stratégie politique. Les deux sont complémentaires.
Et s'il y avait le moindre accroc dans cette stratégie, j'allais dire, de dynamique électorale jusqu'à l'élection présidentielle, ce serait catastrophique. Et je pense que, précisément, les deux ont tout à fait, j'allais dire, mesuré cet enjeu, sont très liés affectivement, et je ne vois pas pourquoi, jusqu'à l'élection présidentielle, ça changerait. Vous savez, je pense que la situation de la France est telle qu'on ne peut pas se permettre des aventures personnelles. Donc je ne crois pas à des scénarios catastrophes. Et je crois plutôt à une candidature de Marine qui sera portée dès le 10 juin par Jordan. Et nous, avec, derrière, on poussera à ce ticket pour l'avenir de notre pays.
Rien ne pourrait venir contredire ce que vous dites. Peut-être si un procès et peut-être une condamnation de Marine Le Pen à la rentrée prochaine. Est-ce que ça, c'est quelque chose que vous craignez, que vous redoutez ?
Non. Le procès sur les assistants européens, ça fait maintenant 9 ans qu'on en parle. Ça n'a pas empêché notre progression. Ça ne m'a pas empêché d'être élu député puis maire. Et je pense que les Français voient bien quelle est la part de justice qui fait de la politique et qu'elle est la part d'une justice qui sanctionne réellement des faits délictueux gravissimes. Cette affaire d'assistant européen, elle est une affaire politicienne, je dirais, qui vient d'ailleurs et qui a été mis en place par les socialistes européens au Parlement. Bon, ben voilà, il y aura le procès, on verra bien. Dans tous les cas de figure, on est un État de droit.
Il y a une première instance, il y a une deuxième instance, il y a des appels. Et puis on verra la suite. Mais l'élection présidentielle se passera. Et cette élection présidentielle verra la candidature de Marine. Voilà.
Avec aucun signe de, finalement, de déloyauté de Jordan Bardella, ça vous en êtes convaincu ?
Ah, convaincu.
Louis Alliot, le gouvernement, le Premier ministre, le Président en tête ont envoyé à votre parti quelques cartes postales et quelques tacles ces derniers jours, Nicolas, sur ce sujet.
Oui, on a eu le Premier ministre, Gabriel Attal, qui a rappelé, comme le Président de l'Europe était mortel, mais enfin que c'est vous qui participiez de cette mortalité de manière très active, puisque c'était appuyé sur la gâchette que de voter pour vous. Et puis le Président de la République a parlé de vent mauvais des extrêmes droits européens en vous ciblant tout particulièrement. Bon, vous répondez quoi à cela ? Je réponds que ce qui a pu marcher en 2017, ce qui a moins marché en 2022, est totalement inopérant en 2024 pour ces élections européennes.
Et qui peut brasser du vent en traitant tout le monde d'extrême droite pendant des heures et des heures et des heures, je pense que les Français, aujourd'hui, ont compris que c'était juste une posture, que derrière il n'y avait rien, et que tout ce qu'ils peuvent raconter les uns et les autres par rapport à la Russie, par exemple, parce que c'est très à la mode là, eh bien ça n'a aucun effet sur l'électorat, aucun effet sur l'opinion, et que ce n'est pas facile en même temps de dire que nous sommes, paraît-il, les obligés de Moscou, tout en recevant en grande pompe un président chinois dont tout le monde le sait.
Je ne porte pas de jugement, c'est un pays qui fait partie du concert des nations, j'allais dire, mais qui est une dictature communiste à partie unique et qui est totalitaire. Donc ce deux poids se mesure aujourd'hui dans l'opinion, et je peux vous dire qu'il se jauge, et les Français ne comprennent pas bien comment on peut aller voir Lula, et encenser Lula, et puis tout d'un coup traiter ses adversaires d'extrémistes parce qu'ils ont aimé la vie. Vous alliez plus loin, vous disiez, non seulement ça ne vous porte pas atteinte, vous dites c'est inopérant, mais en plus ça vous fait monter, c'est ça qui est assez...
Oui, parce que, vous savez, ils sont au pouvoir, je crois qu'on mesure mal cette démarche, c'est eux qui gouvernent, donc les Français jugent à leurs actes, et en face de ça il y a une opposition, l'opposition elle critique, c'est normal, elle s'oppose, elle propose, et les Français jugent, mais pour l'instant ils ne critiquent que sur des postures morales, mais ces postures morales, eux en sont totalement démunis, si vous voulez, donc les Français se disent, ils nous prennent pour des ânes, et je pense que les Français n'aiment pas qu'on les prenne pour des ânes.
Le procès qui vous est fait, dans les propos rappelés par Nicolas à l'instant, c'est sur l'Europe, est-ce qu'aujourd'hui vous vous diriez européen ?
Mais on est européen, c'est ce que j'allais dire tout à l'heure, quand M. Attal dit, ils veulent tuer l'Europe, mais non, nous sommes européens. Vous êtes pro-européen. On est européen, c'est pas pro-ouhantique, nous sommes... Non, ça c'est une qualité qu'on ne peut pas vous disputer, vous êtes français qui appartient à l'Europe. Exactement, mais quand M. Attal... Est-ce que vous êtes pour l'Europe ? Mais voilà, vous faites vous-même la confusion. Ah non, non, non, non, c'est mon attention. Vous pourriez me dire, non, nous sommes européens, et donc pour l'Europe... Le mot était ambigu, je le conseille. Mais nous ne sommes pas pour l'Union européenne telle qu'elle est constituée. Et quand M.
Attal parle d'Europe, en faisant une espèce d'amalgame entre le système politique institutionnel qui gère les relations entre États et l'Europe, c'est-à-dire l'Europe dont nous sommes, dont nous faisons partie, eh bien c'est là qu'il y a, j'allais dire, un sujet de discussion, parce que l'Europe n'est qu'un système institutionnel que nous pouvons contester, modifier, améliorer, et d'autres gouvernements en Europe, d'autres pays, veulent faire pareil. Et systématiquement, dès qu'on critique l'Europe, attention, ils veulent détricoter l'Europe, ça va être catastrophique.
Non, on veut améliorer l'Europe, c'est pas du tout pareil, et c'est pour cela, je pense, qu'on nous prend pour cible aujourd'hui d'une manière assez arrogante, précisément.
François-Xavier Vellamy, d'ailleurs, on en discutait avant cette émission, on faisait ce constat, vous avez gagné les élections européennes il y a cinq ans, en se posant cette question, qu'avez-vous fait de plus ?
Mais on a porté sur la place publique, on a eu une attitude, un rôle tribunicien, on a porté sur la place publique les dysfonctionnements dont on peut voir aujourd'hui les conséquences en matière agricole, en matière financière, en matière de nucléaire. Mais M. Alliot, rien n'a changé, dans votre optique. Oui, parce qu'il faut, au sein de cette Union européenne, une addition de forces qui partagent le même constat. Ça veut dire que vous comptez sur les autres pour vous rendre utile ? Non.
Mais que si on vote pour vous, en soi, c'est pas suffisant ?
On compte pas du tout, parce que les forces, précisément, qui veulent modifier ces règles européennes sont de plus en plus nombreuses à l'Europe, et je pense que, cette fois-ci, elles seront en capacité, peut-être, de former une majorité, avec l'Italie, avec d'autres pays, et c'est ça qu'il faut regarder.
Mais sans l'AFD allemand ?
Mais sans l'AFD allemand. Voilà, ça c'est clair, désormais, on l'a dit. Ça vous l'avez annoncé, et du coup, se pose la question,
parce qu'en effet, oui, les nationalistes...
Ça se pose la question pour vous, mais on aura toujours les nationalités nécessaires pour faire le groupe, et le nombre de députés pour faire un groupe, et peut-être même un groupe encore plus grand avec d'autres. Tout dépend maintenant des résultats qu'il va y avoir au sein de nos démocraties, c'est tout. On ne peut pas, si vous voulez, parler de choses qui ne sont pas encore acquises. Dimanche prochain, nous verrons quel est le rapport de force au sein de l'Union Européenne, et on va pouvoir travailler à la constitution d'un grand groupe que l'on appelle patriotes et conservateurs.
Mais pour être efficace, il faut être présent au Parlement Européen, vous avez été parlementaire européen, or, M. Bardella n'a pas été beaucoup, en tout cas, le nombre des attaques ont porté sur ce thème-là, ses absences, c'était le fantôme de Bruxelles. Vous avez pris un engagement, cette fois-ci, que vos élus seraient à la tâche ? Mais moi, j'ai été député européen. Quand vous n'êtes pas dans la gouvernance, vous n'avez droit à rien.
Je me souviens avoir participé à une commission du contrôle budgétaire où j'étais non inscrit, et où j'aurais pu avoir un rapport sur l'expertise de la politique d'immigration européenne, ça devait tomber sur moi, ils se sont arrangés entre la droite et la gauche pour donner ce rapport aux communistes pour qu'on ne l'ait pas. Donc, en plus, ils nous empêchent d'avoir des missions, d'avoir des responsabilités, ils nous empêchent de travailler parce qu'ils ne veulent pas partager leur manière de voir les choses.
Alors, c'est trop facile de dire « Regardez, ils ne sont pas là », mais en fait, ils ne veulent pas qu'on soit là parce qu'ils ne nous donnent pas du travail pour précisément apporter des solutions. Mais ça, personne ne le sait et c'est très difficile à expliquer. Donc, Jordan était présent, Jordan a défendu des amendements, des rapports, et puis, surtout, il a porté la voix du Rassemblement National partout en Europe qui est une voix d'opposition au système de Mme Van der Leyen. C'est tout ? Oui, parler et faire, c'est pas la même chose. Mais c'est déjà pas mal. C'est pas la même chose. Mais écoutez, quand vous êtes dans l'opposition...
C'est un approche qu'on peut faire à notre président aussi, il parle beaucoup. Oui, mais sauf que lui, il est aux affaires. Et oui. S'il ne fait pas... Vous êtes élu, vous êtes élu par le peuple. Donc, vous êtes aux affaires aussi d'un certain côté. Il y a la majorité et l'opposition. L'opposition, elle est là pour influencer, pour s'opposer. Elle n'est pas là pour gouverner. Le gouvernement, c'est celui qui a la majorité. Et c'est pareil à l'Union européenne. Eh bien, nous espérons, dans la mandature qui arrive, avoir au moins une majorité relative pour pouvoir peser sur les politiques les plus néfastes à la vie de notre pays.
En l'occurrence, c'est l'immigration, mais c'est aussi sur l'électricité, le nucléaire ou l'agriculture. On le voit. Demain, à la frontière, chez moi, à côté de Perpignan, vous avez tous les Pyrénées qui sont bloqués par les agriculteurs français et espagnols. Bon, vous voyez bien que... Un mouvement que vous soutenez par ailleurs. Un mouvement qu'on soutient, mais il y a de réelles raisons. Mais qui répond à ces agriculteurs ? Et on voit bien, M. Attal s'est déplacé dans les Pyrénées. Ils ont tous fait leur cinéma et leur communication pour dire, ça y est, c'est réglé. On a mis les agriculteurs autour de la table. Rien n'est réglé parce que de Paris ne se décide rien.
Tout se décide de Bruxelles. Bruxelles pour appuyer sur les bons boutons. Rien ne se passera dans notre pays.
On évoquait le gouvernement, justement. Un gouvernement et une candidate de la majorité autour de 16%. Quand Jordan Bardella est à 33,5%, se pose la question de la suite du 10 juin prochain. François.
Quelles conséquences le président de la République doit-il tirer de ce qui s'annonce comme une défaite historique ? Qu'est-ce qu'il doit faire pour prendre acte ? Faut-il qu'il fasse quelque chose pour prendre acte de ce nouveau rapport de force ?
Moi, à mon niveau, vous savez, je suis un spécialiste des questions institutionnelles et constitutionnelles. Je pense qu'il ne peut pas faire autrement que de dissoudre l'Assemblée nationale parce que s'il ne le fait pas, ce sera un président sans pouvoir, nu, et avec, j'allais dire, l'outrecuidance de vouloir imposer des réformes dont il sait qu'elles sont ultra minoritaires en France. Et ça, ça me paraît, dans la situation qui est la nôtre de tensions, de tensions internationales, de tensions sociales et économiques et budgétaires, ça me paraît pour l'avenir explosif.
Mais cette demande de dissolution, vous la réclamez, Jordan Bardella également, Marine Le Pen également, en préalable d'un éventuel débat entre elle et le président de la République, mais ils répondent en chœur, élection européenne, conclusion européenne. Est-ce que, à réclamer cette dissolution qui, vraisemblablement, n'arrivera pas, quel va être votre argument et votre demande supplémentaire ? Oui, mais quand il dit conclusion européenne
et que l'on sait que notre politique budgétaire est sous tutelle européenne, que l'on sait que notre politique d'immigration est sous tutelle européenne, que notre politique sécuritaire est sous tutelle européenne, c'est bien une question européenne qui touche directement la vie de nos concitoyens. Et donc, il fait le mauvais constat, Emmanuel Macron, il faut qu'il procède à un renouvellement des instances dirigeantes de la France parce que, précisément, il y a une contradiction majeure entre ce qu'il pense et ce que pense le peuple.
Et ça, ça ne peut pas durer éternellement ou alors, c'est prendre une responsabilité gravissime dans des événements que je ne souhaite pas mais qui pourraient arriver à l'avenir dans notre propre pays. Vous pensez à quoi ?
Exactement.
À des révoltes sociales, ou des révoltes suite à des décrochages économiques ou budgétaires ou financiers et avec une espèce d'addition de toutes les colères qui seraient très préjudiciables à l'image de notre pays, à la cohésion nationale, à son équilibre et je pense qu'il ne le faut pas dans notre situation. Et la meilleure manière de faire baisser la pression pour repartir d'un nouvel élan politique, c'est la dissolution avec une nouvelle majorité, peut-être, pas peut-être, une autre politique et avec d'autres forces politiques au gouvernement. Mais imagine un instant que Marine Le Pen, présidente de la République, soit battue lors d'une élection intermédiaire.
À ce moment-là, vous poursuivriez votre réflexion en disant elle doit démissionner ou en tout cas... Mais ça dépend de quelle manière parce qu'on voit bien quand même que nous allons de décrochage en désillusion et de désillusion en désamour. Voilà, c'est comme ça et qu'il n'aura pas de troisième mandat M. Macron. Donc il ne va pas s'accrocher aux branches du pouvoir jusqu'au dernier moment et même, j'allais dire, pour l'institution elle-même de la présidence de la République, je rappelle que Jacques Chirac avait 10 sous pour moins que ça, pour beaucoup moins que ça. Ça lui a coûté cher d'ailleurs.
Oui, ça lui a coûté cher en tant qu'homme politique mais il y a eu un gouvernement et la France a été gérée si je puis dire. Donc voilà, ça c'est le jeu démocratique. C'est normal, il y a des élections, il y a une opposition, il y a une majorité, il y a des systèmes institutionnels, là il y a la dissolution. S'il y a dissolution, il y aura une autre majorité et il y aura un autre gouvernement.
Vous êtes convaincu qu'il y aura une autre majorité ?
A vu le niveau de désaffection et de colère du peuple, oui, je pense qu'il y aura une nouvelle majorité. nouvelle majorité avec qui ? Ah bien, je pense que le Rassemblement National sera le pilier ultra majoritaire de cette nouvelle majorité. Voilà, c'est ce que je pense.
Vous évoquiez la politique économique. On a appris hier que l'agence américaine Standards & Poor's a baissé la note de la France de A à A à moins, ce qui a donné lieu à un échange d'amabilité entre le ministre de l'économie Bruno Le Maire et Marine Le Pen justement qui affirmait qu'il avait sauvé l'économie. Marine Le Pen lui a répondu qu'il ne l'a pas sauvée mais vous l'avez ruinée écrit-elle sur X. Réponse du ministre de l'économie, vous, vous l'auriez vendue à la Russie. Échanges qui se sont déroulés hier après-midi, pardonnez-moi. D'abord, sur cette remarque du ministre de l'économie, est-ce que ce procès en poutinisme vous collera à jamais à la peau ?
Mais encore une fois, il colle à l'élite qui nous gouverne avec les résultats que l'on sait, c'est-à-dire résultats catastrophiques. Mais moi, dans l'opinion de tous les jours quand je vois mes concitoyens à Perpignan, personne ne me parle ni de Poutine ni de la Russie. Ils me parlent de la guerre, ils n'aiment pas beaucoup M.
Poutine, certes, mais ils ne nous font pas de procès plus que ça parce qu'ils savent très bien que la politique c'est aussi parler à tout le monde et comme je le disais tout à l'heure, on ne peut pas faire les yeux doux à la Chine et à quelques autres dictatures et puis ou à quelques pays africains notamment et puis reprocher à son adversaire politique d'avoir eu des relations des relations diplomatiques de diplomatie avec d'autres pays et comme on en a avec tous les pays du monde.
Même si sur la Russie et vos positions ont quand même relativement évolué avec tout le monde.
Vous dites diplomatique et financière en l'occurrence. Oui, non, attention, ça c'était un prêt bancaire que nous avons remboursé avec un contrat déclaré et tout était... Oui, non, mais d'accord, mais... Il ne s'agit pas que de diplomatie. Oui, mais alors dites-moi, alors d'un côté vous bloquez les banques pour pas qu'elles nous prêtent et vous trouvez une banque dans un pays étranger qui vous prête et là vous nous reprochez d'aller chercher un prêt ? Je ne vous reproche rien. Écoutez, on demandera à TF1 la prochaine fois de vous faire un prêt si on n'arrive pas à financer notre campagne. Je crois que c'est interdit ça, malheureusement. Oui, ça ne sera pas possible.
Non, mais vous voyez bien que c'est dérisoire et les Français l'ont... Ça, en revanche, les Français l'ont très bien compris. Voilà, ça, ils l'ont très bien compris. C'est pour ça que la remarque de M. Le Maire, bon ben voilà, elle est désobligeante, elle est arrogante et elle n'est pas sur le même plan. Oui, l'économie de la France est en train de se casser la figure et non, nous n'aurions pas vendu l'économie à la Russie. Voilà, point. Justement, sur notre économie. François.
Marine Le Pen utilise le mot de ruiner en parlant de la France. Vous avez ruiné la France. Est-ce que ce n'est pas un paradoxe, justement, quand on voit votre programme, quelle que soit l'opinion qu'on peut avoir dessus, mais sur la nature de votre politique économique qui est quand même composée de beaucoup de dépenses nouvelles ?
La retraite à 60 ans, par exemple... Vous n'y revenez pas à la retraite à 60 ans. On a toujours parlé d'annuités de retraite. D'ailleurs, vous avez un sourire. Non, non, 40 à 40 ans. Oui, 40 et 42 ans. On a évolué sur la retraite, heureusement d'ailleurs.
De fait, c'est une façon d'abaisser l'âge de la retraite par rapport à ce qui est la situation actuelle.
Il faut regarder les annuités de retraite, pas l'âge de la retraite. Et on nous fait, pardon, là-dessus un mauvais procès. Mais on ne parle pas d'économie. On ne parle pas de la fraude sociale. On ne parle pas de l'immigration qui coûte un argent de dingue, comme dirait le président. Et puis avec des jurisprudences inquiétantes, style celle du Conseil constitutionnel il y a quelques jours, qui fait la gratuité des frais de justice pour des gens qui sont des clandestins, c'est-à-dire qui rentrent illégalement chez nous. Il n'y a pas d'argent pour la police, mais il y en a pour les clandestins. Donc je veux dire des sources d'économie, dans la politique gouvernementale, il y en a beaucoup.
Mettons-les en place. Faisons d'abord des économies, c'est ce que nous disons, avant d'aller ponctionner les Français. Voilà la réalité et l'ossature de la politique économique que nous voulons. Faisons des économies là où on peut faire des économies, mais surtout, regardons bien d'où sort l'argent et comment les Français doivent être traités par rapport à d'autres.
Et la Cour des comptes a quelques idées, Nicolas, d'ailleurs, et on a proposé cette semaine au gouvernement.
Oui, alors, par exemple, les transports sanitaires, beaucoup de gaspillage. Alors, il y a aussi la question des arrêts maladie. Est-ce qu'il faut faire des économies là-dessus ou pas ? C'est-à-dire que ça, c'est des questions très concrètes auxquelles vous allez être confrontés. Vous dites oui ou dites non ? Je ne pense pas que ce soit dans la santé qu'on aille chercher les économies nécessaires quand on voit ce que nous vivons à l'échelle locale dans la ruralité pour justement les transports sanitaires qui sont évoqués pour la présence de médecins dans les quartiers aujourd'hui en ville. Il n'y a plus de médecins.
C'est quand même incroyable dans notre pays qui a été le fleuron de la médecine et du système de santé. Aujourd'hui, vous avez tout le monde qui cherche des médecins. Donc, je ne pense pas là encore que c'est en ponctionnant sur ce genre de choses qu'on va sauver le système de santé ou la sécurité sociale. En revanche, là aussi, il y a sûrement des abus. Il y a l'AME qu'il faudra supprimer là aussi. C'est quand même un milliard par an.
L'aide médicale aux étrangers.
Et puis, c'est, j'allais dire, la refonte totale de ce système de santé parce qu'on est en train aujourd'hui, j'allais dire, de mettre gravement en danger nos hôpitaux qui manquent de médecins. Notre ruralité et nos quartiers qui, eux aussi, sont, j'allais dire, en proie à des déserts médicaux. On a compris que vous voulez dépenser là aussi. Mais ce n'est pas dépenser, c'est investir. Soit vous investissez pour l'avenir et vous formez des médecins français pour que demain, nous réglions ce problème, soit vous ne le faites pas et c'est le système de santé qui va s'écrouler. Voilà, la vérité, c'est ça.
Et avec des conséquences sur notre santé et la santé de tous nos compatriotes et ça, c'est inadmissible aujourd'hui.
Louis Alliot, parce qu'on arrive à la fin de cet entretien, question rapide, les commémorations du 82 ans du débarquement en revue cette semaine. La Russie n'a pas reçu d'invitation et n'en recevra pas. L'Elysée l'a annoncé officiellement. Peut-on commémorer le 6 juin 1944 sans la Russie ?
Moi, je ne pense pas qu'on puisse éviter que la Russie vienne à ses commémorations. Ils ont participé à la libération de notre continent face à l'Allemagne nazie et je dois dire que je suis quand même circonspect sur cette décision de faire payer aujourd'hui au gouvernement actuel de la Russie finalement pour les héros qui ont été ceux qui ont combattu l'Allemagne nazie.
Il aurait fallu une délégation.
Il aurait fallu évidemment une délégation et je pense que surtout que on pense ce qu'on veut de la Russie y compris sous Staline mais la Russie a combattu les nazis. Le gouvernement ukrainien de l'époque on ne peut pas dire qu'il était totalement exemplaire en la matière. Voilà.
Le gouvernement actuel de Russie qui a quand même l'agresseur dans cette histoire.
Oui mais d'accord mais on mélange deux choses. On mélange une situation géopolitique actuelle. Oui, la Russie a agressé l'Ukraine et on voit bien le drame de cette guerre-là mais au moment de la libération du continent européen il y avait les Russes et je ne vois pas comment on peut sanctionner les Russes pour cela. Voilà.
Merci beaucoup Louis Alliot d'avoir été avec nous dans l'événement du dimanche restera avec nous tout de suite nous retrouvons le maire de Pau François Bayrou et notre invité pour cette deuxième partie à tout de suite.
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Retour dans l'événement du dimanche avec un nouvel invité à nos côtés à une semaine pile des élections européennes Bonjour François Bayrou Bonjour Président du Modem Sur la liste de la majorité présidentielle en 78ème place Vous étiez hier d'ailleurs au meeting grand meeting dernier grand meeting de Valérie Ayet avec le Premier ministre à mes côtés pour vous interroger durant cette carentaine de minutes Nicolas Domenac et François Langlais Une émission je vous le rappelle à suivre sur tous les réseaux sociaux TF1 Info Avant d'en venir à la campagne à proprement parler cette mauvaise nouvelle cette dégradation de la note française par l'agence américaine Standards et Pours de AA à AA- Les conséquences François Bayrou sont-elles plus finalement politiques à court terme en tout cas qu'économiques Est-ce un désaveu selon vous de la politique économique du gouvernement ?
C'est la prise en compte d'une politique qui continue depuis 20 ans contre laquelle vous savez je me suis assez fortement impliqué qui est de faire de la dette de l'emprunt la solution à tous les problèmes budgétaires et avec cette précision que l'emprunt n'est pas condamnable en soi la seule question c'est l'usage qu'on en fait et François Langlais est là on a eu beaucoup de débats sur ce sujet je vous rappelle que j'avais fait de ce sujet en 2007 le sujet central de ma campagne présidentielle et en atteignant un score de confiance assez important 19% auprès des français pourquoi ?
parce que la justification de l'emprunt c'est de partager avec les générations qui viennent la charge des investissements qu'on fait pour elles vous construisez un hôpital vous construisez une université vous construisez je ne sais pas des voies ferrées il est juste et il est normal d'en partager la charge avec les générations qui viennent on pourrait même dire que sur l'éducation on est sur un sujet du même ordre à préciser qu'est-ce qui est là-dedans un service qu'on doit quotidiennement et puis ce qui est d'investissement d'avenir mais ce qui a été fait en France depuis 40 ans c'est de se servir de l'emprunt de la dette pour boucher les trous année après année vous noyez un peu
la responsabilité parce que vous dites depuis 40 ans c'est quand même une sanction qui s'applique au gouvernement actuel auquel vous participez indirectement enfin en tout cas que vous souhaitez quelques mots de Pierre Moscovici ce matin interviewé par la tribune du dimanche il y a hélas une spécificité française il vous rejoint au-delà de la dette du Covid nous avons persisté à nous endetter en développant une politique du chéquier alors que le reste de la zone euro a fortement réduit sa dette c'est sévère
mais c'est juste sur Macron et sa politique budgétaire nous avons vécu ensemble les débats récents j'ai en tant que commissaire au plan pour la première fois précisé alors que le conseil d'orientation des retraites affirmait sans qu'une ride ne bouge sur son visage que notre système de retraite était à l'équilibre et même j'ai adoré le et même qu'il était légèrement excédentaire c'était de la foutaise parce que oui il y avait un équilibre comptable mais l'équilibre comptable il n'était atteint que en donnant 30 à 40 milliards d'argent public par an c'est à dire d'argent que nous empruntons ces chiffres n'avaient jamais été établis le conseil d'orientation des retraites a dû plus tard les prendre en compte pourquoi n'a-t-on pas fait toute la question de la réforme du régime de retraite en associant les français à ce constat j'ai jamais compris pourquoi
échec du gouvernement là-dessus quand même
de la pédagogie je ne sais pas si c'est échec je sais en tout cas que c'est un choix qui ne contribuait pas à la prise de conscience pas par le monde politique monde politique la moitié ment sur ce sujet et l'autre moitié est à peu près consciente des choses mais par les citoyens que nous sommes par les pères et mères de famille que nous sommes par les jeunes c'est eux qui vont payer c'est extraordinaire on fait payer les retraites d'aujourd'hui par des enfants qui ne sont pas encore nés et qu'on surcharge des obligations qui seront les leurs simplement parce qu'ils seront des adultes dans 25 ans et qui devront en plus étancher les fuites des dettes que nous avons faites c'est moralement inacceptable et à ceci
je dois l'anglais évoquer juste pardonnez-moi Pierre Moscovici qui ne croit pas d'ailleurs au retour des 3% en 2027 standards and poor une agence de notation n'y croit pas non plus et j'en reviens à ma première question est-ce que c'est un désir
je ne veux rien dire sur les personnes mais il me semble que Pierre Moscovici était vaguement ministre des finances il y a 10 ans c'est lui faire un mauvais procès non je ne fais pas de procès vous le faites je dis une chose quand on vous écoute on se dit tiens on entend quelqu'un de l'opposition je dis une chose sur ce sujet j'ai été dans l'opposition de tout le monde vous l'êtes encore oui j'ai proposé vous le savez bien parce que vous avez commenté ce document j'ai proposé dans une analyse du plan un schéma de retour à l'équilibre un plan de retour à l'équilibre sur 10 ans qui permettrait sur les retraites en particulier mais pas seulement sur les retraites je pense qu'il faudra faire un plan de retour à l'équilibre sur tous les aspects de nos finances publiques on ne peut pas le faire du jour au lendemain or il est vrai que nous avons eu ce gouvernement a eu une série de coups durs le Covid en est un maximal et la guerre tous les européens l'ont eu en est un deuxième oui tous les européens l'ont eu aussi c'est vrai mais bon en tout cas chez nous le gouvernement a fait le choix que vous avez soutenu de soutenir les entreprises les petites et les grandes et c'est un des rares sujets qui fait que les entreprises s'en souviennent ils savent qu'ils ont été sauvés les restaurateurs les artisans qu'ils ont été sauvés par une intervention publique et j'avais dit c'est une décision d'économie de guerre mais ce à tout prix ce sur quoi à tout prix il faut que nous nous prononcions les choix que nous avons à faire c'est un retour à long terme à l'équilibre qu'est-ce qui est crédible il y a une chose que le président de la république dit et qui est vraie la clé d'un retour à l'équilibre c'est l'activité économique et le retour à l'emploi
et à la croissance
et il n'est pas le seul à le dire Mario Draghi l'ancien chef du gouvernement italien et ancien président européen Mario Draghi il dit la même chose et il a raison on va avoir comme vous le savez mieux que personne les Etats-Unis ont fait le choix d'un déficit de très grande ampleur le bureau d'études du congrès américain dit que le déficit pendant les 10 années qui viennent des finances publiques américaines sera de l'ordre de 8% par an 8% par an c'est l'Amérique nous on est un ensemble d'une zone euro qui ne suit pas du tout nos habitudes et on est le vilain petit canard c'est quand même de ces choses pas différentes c'est ce qu'on peut dire je suis en désaccord complet avec ce que vous dites qu'est-ce qui s'est passé dans les 5 années écoulé lorsqu'il y a eu la crise du Covid et je crois aussi l'Ukraine sera à prendre en compte qu'est-ce qui s'est passé la France était la seule à dire il faut faire un emprunt européen parce qu'il faut un plan de relance européen et tout le monde tous ceux que vous dites les autres tous les autres disaient non et puis ils se sont convertis à cette idée il y a et c'est un des enjeux de cette élection qui vient il y a un rôle de la France en Europe elle porte une idée de l'avenir qui n'est pas celle de tous les autres elle est pour moi c'est le sujet essentiel elle est la France avec une idée de résistance à toutes les menaces qui sont autour de nous et qui sont colossales menaces militaires qui se passent en Ukraine les nouvelles d'Ukraine ne sont pas bonnes ces temps-ci absolument et donc il y a évidemment à prendre en compte mais ce qui s'est passé en Ukraine a fait basculer le monde dans un autre univers dans une autre époque et cette époque elle est très claire c'est l'idée que les puissants imposeront par la force leur loi à tout le monde
vous êtes d'accord avec donc un ancien premier ministre Edouard Philippe qui était chez nous la semaine dernière qui dit quand vous n'êtes pas maître chez vous vous êtes forcément le valet de quelqu'un un pays souverain ça met de l'ordre dans ses finances publiques
mais c'est tout à fait vrai il faut simplement que tout le monde accepte si l'on énonce des principes de cet ordre de s'y conformer dans les décisions dans les discussions budgétaires mais oui c'est une question centrale mais si l'on regarde les menaces je viens d'évoquer la menace militaire il y a des menaces commerciales la Chine a une politique entièrement fondée sur le fait qu'on écrase les prix pour prendre les marchés de tout le monde
et on l'a vu dans les panneaux solaires on le voit
dans les panneaux solaires on le voit dans la voiture électrique on le voit dans la plupart lorsqu'on fabrique des moteurs électriques chez nous la proposition chinoise est plus basse que le coût des matières premières ça veut dire qu'ils font des prix artificiels pour écraser le marché et c'est vrai dans des tas et des tas de secteurs et puis il y a d'autres il y a d'autres menaces et d'autres armes les intégrismes nous on débat sympathiquement en Iran c'est pas sympathique pour les femmes iraniennes en Afghanistan pour les femmes et les jeunes filles qui sont désormais interdites de faire des études pour ne pas sortir de chez elles ces menaces-là comment les contretons et puis bon ce sont des amis et des alliés les Etats-Unis mais la volonté stratégique de prendre le contrôle de toutes les technologies notamment des technologies numériques pour au fond imposer leur loi avoir une loi qui dit toute décision américaine doit s'imposer à tous ceux qui utilisent un dollar dans leurs transactions l'extraterritorialité de la loi tout cela ce sont des menaces qui ne sont pas des menaces abstraites c'est des menaces de la vie de tous les jours et permettez-moi de dire ceci si nous voulons résister à cela il faut avoir la volonté de résistance et il faut avoir un outil pour la résistance et le seul outil disponible c'est l'union européenne et qui porte parmi les pays européens cette idée d'une Europe qui résiste qui porte c'est la France qui le porte et c'est le président de la république qui le porte il faut avoir bien compris vos réponses à François en dépit de notre situation économique de notre dette vous êtes pour un emprunt européen afin de faire face à l'effort de guerre aux efforts de guerre nécessaires au pluriel tels que vous les avez décrits oui pas seulement sur le réarmement technologique numérique par exemple sur la recherche oui je suis pour que l'effort soit consenti et voulu par tous les pays européens pour la France ça devient la solution européenne pardonnez-moi ne prenez pas mal ce que je vais dire parce que je le dis avec amitié et bienveillance il y a un proverbe en Béarnes qui dit là vous faites l'âne pour avoir du son et donc vous savez exactement ce qu'il en est je ne parle pas de dépenses de la vie de tous les jours on s'est trompé en affectant l'emprunt aux dépenses ordinaires de fonctionnement comme on dit je suis pour que l'emprunt serve à l'armement ou à la à la construction de notre capacité pour l'avenir je suis pour que l'emprunt serve à l'investissement sur des sujets essentiels dont nous ne pouvons pas nous passer et c'est ce que les Etats-Unis sont en train de faire sous nos yeux et contre nous il faut bien le dire avec cette tentative ou cette volonté de prise de contrôle et donc il s'agit évidemment d'une décision politique et cette décision politique elle est inopérante si c'est la décision état par état aucun des Etats européens n'a les moyens n'a la n'a la capacité n'a la crédibilité de se faire entendre par exemple dans une négociation commerciale avec la Chine si vous voulez faire rigoler monsieur Xi Jinping qui rigole pas tous les jours si vous voulez le faire rigoler expliquez lui ça chacun des Etats européens lui je rappelle c'est 1 milliard 350 millions de personnes
on a vu sourire Xi Jinping dans les montagnes pyrénéennes
devant vos dents et donc je pense que c'est que c'est très bien qu'on puisse provoquer des échanges de cet ordre mais si vous voulez le faire sourire si vous voulez le faire rigoler et se taper sur les cuisses de rire dites lui ça vous avez les 27 Etats européens qui vont chacun construire une réponse commerciale à la Chine on est on est fou le moment qu'on est en train de vivre est un moment où on a l'impression que des responsables politiques et des leaders politiques et même des peuples par moments ça arrive que les peuples ne voient pas les enjeux on l'a vu avant la guerre de 40 en Grande-Bretagne en France il y avait un petit nombre de gens qui voyaient ce qui se passait personne ne les écoutait
et donc entre les lignes juste François Béraud les français ne voient pas l'enjeu de cette élection européenne
non seulement ils ne voient pas l'enjeu c'est pas facile de voir l'enjeu parce que on est en train là de se trouver en face de situations qui sont proprement historiques mais les responsables du pays les responsables politiques les représentants des grands courants politiques non seulement ils ne voient pas l'enjeu mais ils les empêchent de voir l'enjeu ils font comme si cette élection et ce moment politique étaient strictement politiques et électorales alors quand c'est politique et électorale on a des mauvaises humeurs on manifeste sa mauvaise humeur on est plus content de cela et beaucoup moins content du reste et ça c'est une élection d'humeur ce que nous vivons là ce n'est pas une élection qui devrait donner sa place à l'humeur c'est une élection qui devrait donner sa place au plus profond des responsabilités que nous avons devant
on entend votre gravité François Bayrou justement la situation politique Valérie Rielli la candidate de la majorité à environ 16% Jordan Bardella du Rassemblement National à plus de 32 33% est-ce que à une semaine du scrutin vous y croyez encore un peu
oui je l'ai dit en commençant j'ai vu j'ai vécu dans ma vie des basculements absolument inattendus et peut-être aussi que les instruments de mesure de l'opinion ne sont pas exactement ceux on le verra l'histoire du résultat nous l'avons déjà vu nous l'avons déjà vu c'est vrai
mais il y a quand même quelque chose d'assez impressionnant plus le président de la république est intervenu dans cette campagne
plus il a fait monter Bardella sans mobiliser son camp est-ce que c'est parce qu'il s'y est mal pris est-ce que c'est parce que les instruments comme vous dites sont mauvais mais c'est quand même étrange je ne connais pas la réponse à votre question parce que je ne connais pas la réalité de la situation de l'opinion je sais une chose et je veux le dire ne croyez pas que ce soit pour choisir un camp contre un autre il y a des moments il y a des moments dans l'histoire d'un pays et même de la planète où les questions de camp les questions d'avantages des uns contre les autres ne devraient avoir aucune importance ce qui est devant nous c'est une question centrale est-ce que nous acceptons d'être dominés et d'être soumis à des puissances qui décideront sans nous et contre nous de ce que notre avenir doit être
c'est ce qui arrivera si le rassemblement national arrive en tête et si les nationalistes sont majoritaires au parlement
je vais vous dire c'est très simple mettez-vous dans la tête de monsieur Poutine et des autres parce qu'il n'est pas tout seul dans cette tête qu'est-ce qui peut le faire le plus grand plaisir à nos ennemis et à nos adversaires à tous ceux qui je les ai nommés qui veulent la domination par la force par l'argent par l'intégrisme qu'est-ce qui peut leur faire plaisir c'est qu'on dise qu'en France le seul pays qui porte l'idée de résistance le seul qu'en France celui qui est la voix de cette résistance là et bien qu'on puisse dire que son peuple ne le suit pas c'est ça c'est une clé qui est une clé pour moi absolument certaine de cette élection
vous avez bien compris sur le fait que l'élection n'est pas faite et qu'il peut y avoir des basculements importants d'ici le 9 juin mais tel que ça se présente aujourd'hui des faits historiques pour le gouvernement le président doit-il en tirer les conséquences politiques et si oui de quelle façon cette semaine Yael Brunpivet la présidente de l'Assemblée nationale ouvrait la porte à un gouvernement de coalition est-ce que c'est un scénario
qui vous paraît souhaitable alors il y a deux questions dans votre question la première c'est est-ce que le président s'il est quels que soient les résultats qu'il ne soit pas à la hauteur de ses espérances et qui ressemble plutôt à ce qu'espèrent les adversaires de cette politique de résistance pour laquelle je plaide est-ce qu'il l'examinera et est-ce qu'il en tirera les conclusions j'ai la certitude que oui comment alors ça c'était la première question
parce que élection européenne conclusion européenne voilà aujourd'hui les éléments de langage que l'on a du côté de l'Elysée
oui si vous me connaissiez vous sauriez une chose je déteste les éléments de langage je n'aime que les gens qui parlent pour eux-mêmes que les gens qui expriment leur regard leur vision quelque chose d'un espoir et d'une conséquence politique parmi celles-là le gouvernement de coalition est-il un scénario qui vous semble vraisemblable le mot de coalition n'est pas un bon mot est-ce qu'il est possible d'imaginer un gouvernement élargi à des forces qui accepteraient de prendre leur responsabilité parce que la question centrale c'est celle de la responsabilité est-ce que où qu'on soit sur l'échiquier politique est-ce qu'on est spectateur gourmand se frottant les mains ouvrant le champagne quand ça va mal pour ceux qui sont au gouvernement et c'est une attitude que je n'ai jamais soutenue jamais ou bien est-ce qu'on est habité par l'idée que l'avenir on le fera tous ensemble quoi qu'il se passe quoi qu'il se passe et c'est pas trop tard là rien n'est jamais trop tard je n'aime pas le mot de coalition alors c'est c'est un peu subtil le mot de coalition ça veut dire que ce sont des ententes entre partis politiques sur un contrat de gouvernement oui entre partis politiques et Dieu sait qu'en France nous avons fait l'expérience pendant longtemps de ces de ces mœurs là et que le général de Gaulle a proposé à la France qu'on en sorte en trouvant un schéma différent que les autres n'ont pas et qui est que c'est le président de la république qui constitue sa majorité et il avait dit le général de Gaulle c'est au discours de Bayeux en 1946 qui est la pierre de fondation dans nos institutions
et qui sera commémoré
il avait dit quelque chose de formidable il avait dit c'est le président pour enlever l'exécutif aux manœuvres parlementaires aux manœuvres d'accord des accords de partis qui faisaient tomber les gouvernements tous les mois ou tous les six mois il a dit c'est le président de la république qui formera le gouvernement il sera élu par les français pour ça en tenant compte des nuances de l'assemblée nationale et ça je trouve que c'est un contrat il faut donc tenir compte
des nuances de l'assemblée nationale
et des nuances de l'assemblée nationale et si les choses ne vont pas le président de la république a des armes constitutionnelles pour il peut changer le gouvernement il peut faire un référendum il peut dissoudre l'assemblée nationale pour que les français se prononcent
et ça vous l'appelez de vos
je je veux qu'on prenne la mesure de l'importance et de la gravité et du risque on a entendu la gravité des temps que nous vivons appel donc
à aller voter le 9 juin prochain dans votre voix évidemment François Béroux merci beaucoup d'avoir été notre invité ce dimanche tout de suite LCI midi Florence Sokelli très bon dimanche à tous et vive évidemment la politique à dimanche prochain le 9 juin prochain
Louis Aliot