Présidentielle : Christiane Taubira juge "étrange" la position de Manuel Valls vis-à-vis de Benoît Hamon
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Chapitres
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Questions et réponses
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- 1:15OuverteRéponse partielle
Êtes-vous d'accord, Christian Taubira, avec l'analyse de Nicolas Dupont-Aignan sur l'inégalité de traitement des candidats ?
- 2:55RelanceRéponse partielle
Comment doit-on traiter le Front National : comme un parti comme les autres ou comme un ennemi de la démocratie ?
- 6:03RelanceRéponse partielle
Vous dites que c'est un parti officiel, donc il doit être traité comme tel. Mais doit-on le traiter comme un ennemi de la démocratie ?
- 8:56OuverteRéponse directe
Benoît Hamon a attaqué les candidats de l'argent. Emmanuel Macron a répondu. Que pensez-vous de cette polémique ?
- 13:19OuverteRéponse partielle
Est-ce que les ralliements à Macron de vos anciens collègues du gouvernement vous inquiètent ?
- 18:36FerméeRéponse directe
Faut-il maintenir l'état d'urgence comme le propose François Fillon ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:16Invité politiqueFait
« L'un des événements de la campagne présidentielle se produira ce soir. Il s'agit du débat qui réunira sur TF1 à 21h 5 des 11 candidats à l'Elysée. »
- 1:11Invité politiqueFait
« Il n'y a pas de grands candidats et de petits candidats, Nicolas Dupont-Aignan. »
- 3:13InvitéFait
« Alors, étant donné que le Front National est un parti répertorié, reconnu officiellement, évidemment, lorsque nous défendons les valeurs de la démocratie, y compris contre les ennemis aussi déterminés que le Front National, les ennemis de la démocratie, les ennemis de la République comme le Front National, ennemis de la République en ce sens que c'est un parti politique qui est absolument incapable de concevoir la façon dont nous faisons citoyenneté dans la nation française. »
- 5:22Invité politiqueFait
« qui participe aux élections en respectant les règles depuis 1900 au moins. »
- 9:06InvitéFait
« Vous êtes chômeurs ? Créez votre entreprise. Vous êtes pauvres ? Devenez milliardaires. »
- 9:19InvitéFait
« Le parti de l'argent a trop de candidats dans cette élection. »
- 10:23InvitéFait
« un ouvrier qui, dans l'angoisse du risque de licenciement massif et de fermeture de son entreprise, lui fait un commentaire sur son costume et il réplique à l'ouvrier vous n'avez qu'à aller vous en acheter un. »
- 12:01InvitéFait
« Est-ce qu'il est de gauche Emmanuel Macron ? »
- 13:25InvitéFait
« Il est certain qu'à partir du moment... Moi, je n'ai pas envie de porter une qualification sur les choix, les ralliements, comme vous dites. »
- 18:57Invité politiqueFait
« Par nature, un état d'urgence c'est un état dans l'urgence. Donc pérenniser un état d'urgence c'est insensé. »
- 21:02InvitéFait
« Il y a des violences de policiers cela ne représente pas la totalité de l'institution. »
- 21:30InvitéFait
« Je pense à Dama Traoré. »
- 24:40InvitéFait
« étrange pour le tempo, étrange pour le contenu, étrange pour les références. »
Temps de parole
- Invité67 %
- Invité politique13 %
- Invité 27 %
- Invité 36 %
- Présentateur2 %
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France Info. Bienvenue à tous dans l'émission politique de France Info. On est ensemble jusqu'à 9h comme tous les matins. Bonjour Jean-Michel Apathy. Bonjour Fabienne. Gilles Bornstein est là avec Guy Birenbaum et notre invité ce matin est ancienne garde des Sceaux soutien de Benoît Hamon. Bonjour Christian Taubira.
L'un des événements de la campagne présidentielle se produira ce soir. Il s'agit du débat qui réunira sur TF1 à 21h 5 des 11 candidats à l'Elysée. Benoît Hamon que vous soutenez. Christian Taubira y participera évidemment mais 5 candidats alors qu'il y en a 11 au total. 6 candidats ne seront pas là et Nicolas Dupont-Aignan qui fait partie de ces 6 autres candidats, dits petits candidats s'en est indigné samedi soir sur l'antenne de TF1. Nous l'écoutons.
TF1 ne respecte pas le principe d'égalité des candidats. Les français savent qu'il n'y a pas de grands candidats et de petits candidats, comme l'a écrit votre chaîne, au nom des millions de français qui ne supportent plus cette loi du plus fort, cette confiscation de la démocratie. j'ai le devoir aujourd'hui de quitter votre plateau. Je vous
remercie. Je vous souhaite une bonne soirée.
Merci madame.
Écoutez, je regrette votre choix.
Il n'y a pas de grands candidats et de petits candidats, Nicolas Dupont-Aignan. Êtes-vous d'accord, Christian Taubira ?
Incontestablement, il y a des différences d'emprise sur la société, il y a des différences de poids relatifs de certains corpus d'idées, cela ne fait pas l'ombre d'un doute, mais c'est vrai qu'une élection présidentielle, qui est une élection démocratique, vraiment profondément démocratique, cela ne devrait pas faire de différence entre ce qu'on appelle, ce qu'on qualifie a priori comme grands candidats et petits candidats. Ceci étant, nous sommes dans une démocratie institutionnelle qui est organisée, il y a des candidats qui portent derrière eux le poids d'engagement de milliers de citoyens, et le regard sur ces candidats-là, forcément, n'est pas le même. Regardons les choses franchement.
C'est un vrai problème,
moi je l'ai vécu en 2002. Je l'ai vécu en 2002,
il n'y avait pas de débat de premier tour, mais il y avait un traitement différencié des candidats, et il y avait une ignorance systématique de certains candidats. Et moi, je me réclamais de porter de grandes et belles idées, de porter de beaux patrimoines de valeur. Donc vous comprenez la frustration des petits candidats aujourd'hui ? Je peux comprendre cette frustration, mais l'exercice aussi appelle des arbitrages. Je pense que même sur une chaîne publique, la question d'organiser un débat avec 11 candidats se pose en termes de clarté, d'efficacité, de temps de parole pour chacun.
Ce sera fait le 20 avril, les 11 candidats seront sur le plateau de France 2.
France 2 le fait, la chaîne publique, heureusement d'ailleurs que nous avons des chaînes publiques qui font cet effort-là, mais il demeure qu'en termes d'efficacité, en termes de clarté, donc il faut réfléchir à des formules, il ne faut pas faire juste des choses mécaniques et automatiques, il faut réfléchir à des formules efficaces.
C'est la première fois qu'un candidat du Front National participera à un débat, dans l'histoire de l'élection présidentielle, jamais un candidat du Front National n'avait participé à un tel débat. Ça vous suggère et quelle réflexion ? Après un quinquennat de François Hollande, le Front National est annoncé comme quasi certain d'être au second tour.
Alors, étant donné que le Front National est un parti répertorié, reconnu officiellement, évidemment, lorsque nous défendons les valeurs de la démocratie, y compris contre les ennemis aussi déterminés que le Front National, les ennemis de la démocratie, les ennemis de la République comme le Front National, ennemis de la République en ce sens que c'est un parti politique qui est absolument incapable de concevoir la façon dont nous faisons citoyenneté dans la nation française, c'est-à-dire avec nos singularités, nos appartenances, nos différences, mais unis justement par cette appartenance supérieure à la nation. Donc, ce sont des ennemis de la République et de la démocratie.
Il se trouve que nos règles font qu'il s'agit d'un parti officiel, donc il est concevable qu'il participe à un débat. Il est moins concevable qu'il jouisse de la complaisance qui lui est assurée la plupart du temps et qu'il soit traité de façon très banale. Alors qu'il porte des idées extrêmement... Il y a des interviews, je ne suis pas là en train de jouer au procureur public, mais il y a des interviews où il est évident que les interrogations, le comportement contribuent à la stratégie du Front National, plutôt une tactique d'ailleurs, qui consiste à gommer, à polir les aspérités. Non, on n'est pas là pour ça. Je ne suis pas venue faire...
Alors, où on consacre la demi-heure à la question ? Et alors, on fait des recherches d'archives. Mais je veux dire que je ne suis pas la seule à voir que le Front National est traité dans un certain nombre d'émissions de façon qui ne va pas au fond de ce que représente fondamentalement ce parti. Moi, je ne dis pas qu'il ne faut pas l'inviter. Je dis très clairement que aussi bien dans leurs propos, dans leur histoire, dans ceux qui ne renie pas, dans leur comportement, dans leur pratique, ce sont des ennemis de la République et des ennemis de la démocratie.
Donc, je dis qu'il y a des circonstances où cela doit apparaître à travers des questions, à travers des mises en cause, à travers des demandes d'explications. Je ne dis pas que ça ne se fait jamais. C'est votre rôle d'opposant. Je ne dis pas que ça ne se fait jamais. Je ne suis pas opposante au Front National. Le Front National est opposant à la démocratie, opposant à la République, opposant au gouvernement. Je ne suis pas opposante du Front National.
qui participe aux élections en respectant les règles depuis 1900 au moins.
Il y a 1000 façons de respecter.
C'est difficile de le qualifier d'opposant à la démocratie. C'est votre responsabilité.
Non, je maintiens que ce sont des ennemis de la démocratie de la République et je l'argumente. On va passer manifestement l'émission là-dessus et j'en suis profondément désolée parce que je refuse de participer, d'être l'idiot utile de ce parti politique qui a réussi depuis une dizaine d'années au moins à s'inscrire au centre de toute réflexion politique dans ce pays. Je dis que ce sont des ennemis de la démocratie dans la mesure où la démocratie c'est le respect des règles. Ce sont des personnes qui constamment s'affranchissent des règles, qui constamment violent les règles et imposent les règles aux autres. Madame Tobierre, j'ai une question à vous poser là-dessus.
Vous dites que c'est à la fois que c'est un parti qui peut participer à la vie démocratique et que c'est... Parce qu'il est officiel. Est-ce qu'on doit le traiter comme un parti comme les autres ou est-ce que nous, journalistes, nous devons le traiter comme un ennemi de la démocratie selon vous ? Mais je ne mets pas en cause des journalistes. Je dis simplement... Comment doit-on le traiter ? Laissez-moi vous répondre si vous voulez que je vous réponde. Je suis un peu de patience ce matin, quand même. Donc, je dis que puisque c'est un parti officiel, il est évident que les médias doivent le traiter comme ils traitent tous les partis officiels.
N'empêche que lorsque vous êtes interrogés, vous m'obligez à dire vous, mais lorsque un parti, lorsque des représentants d'un parti sont interrogés, vous les interrogez selon leur programme, selon leur pratique, selon leur rapport aux règles, selon leur rapport aux lois, etc. Voilà ce que je suis en train de dire. Donc, je ne dis pas que machin. Moi, ce serait mon rêve que le Front National n'ait pas pignon sur rue de cette façon-là. Mais on n'est pas là pour réaliser mes rêves. La réalité d'une démocratie, c'est que même ce qui nous déplaît, même ce qui nous dérange, tant que c'est conforme aux lois, ça a sa place dans l'espace public. Donc, le Front National fait partie des partis.
C'est un parti officiel. Il demeure que le Front National a des pratiques, a une histoire, a des filiations intellectuelles et idéologiques, a des déclarations, a des comportements, tient des propos qui font que ça n'est pas un parti comme les autres. Et de la même façon qu'on interroge le PS sur ses positionnements, sur sa pratique au pouvoir, sur ses différends à l'intérieur, sur ses divergences, etc. De la même façon qu'on interroge un parti républicain de droite sur sa vie interne, je trouve qu'on interroge moins. Mais c'est global, ce on. Voilà.
Christiane Taubira, on reprend cette conversation dans une minute. Tout pile et les 8h40. Victor Maté est là pour l'essentiel.
Les gardes à vue toute levée chez les proches de l'homme abattus samedi par des soldats à l'aéroport d'Orly âgés de 39 ans. L'autopsie révèle qu'il avait consommé de l'alcool et de la drogue juste avant de saisir l'arme d'une militaire de l'opération Sentinelle. La sécurité, l'un des thèmes du débat de ce soir sur TF1, retransmis en direct sur France Info à partir de 21h. Les cinq candidats favoris des sondages se retrouvent pour un débat totalement inédit. Les élèves et les parents d'élèves de Terminal sont prévenus plus que quelques heures pour les inscriptions sur le site APB admission post-bac. À 18h, il sera trop tard. Les voeux sont ensuite modifiables jusqu'au 2 avril.
Les propos de Recep Tayyip Erdogan, indigne d'un chef d'État, réaction de Martin Schulz, élue hier président du parti social-démocrate allemand, aux insultes du président turc. Après l'interdiction de meetings en Allemagne, il accuse personnellement Angela Merkel de pratiques nazies. Une vingtaine d'opérations distinctes et au total 3 000 personnes secourues hier au large de la Libye en Méditerranée. Les gardes-côtes italiens expliquent que les migrants ont profité d'une météo favorable pour tenter de rejoindre l'Europe.
France Info. Christiane Taubira est avec nous sur France Info jusqu'à 9h. Question Gilles Bernstein.
Benoît Hamon était hier en meeting à Bercy et il a attaqué assez durement les candidats de l'argent. On écoute le candidat que vous soutenez. Vous êtes chômeurs ? Vous êtes chômeurs ? Créez votre entreprise. Vous êtes pauvres ? Devenez milliardaires. Vous n'avez qu'un t-shirt ? Allez vous acheter un costume, diable ! Le parti de l'argent a trop de candidats dans cette élection. Ce qui lui avait lu la réponse quelques minutes plus tard d'un de ceux-là, Emmanuel Macron, c'était au 20h de France 2 face à Laurent Delahousse. D'abord, ça fait un peu Bourget réchauffé. Je vous le dis franchement.
Ensuite, quand on parle d'argent, moi, j'ai gagné de l'argent dans ma vie parce que j'ai eu un travail et c'est très utile d'avoir eu un travail. Ensuite, l'argent, je vous le dis, il ne faut ni le chérir ni le détester. Est-ce que le fait d'être riche interdit d'être de gauche ? Ce n'est pas ça le sujet. Un peu. En tout cas, pour moi, ce n'est pas ça le sujet. Si M. Macron réagit avec cette précision, c'est qu'il a reconnu un certain nombre de... Il a reconnu qu'il avait gagné de l'argent. Non, mais ce n'est pas ça. C'est parce qu'il y a eu un incident précis. Et si l'assistance réagit, c'est parce que dans notre mémoire collective, il y a cet incident-là.
Ça a été une réplique de cet actuel candidat à un travailleur, un ouvrier qui, dans l'angoisse du risque de licenciement massif et de fermeture de son entreprise, lui fait un commentaire sur son costume et il réplique à l'ouvrier vous n'avez qu'à aller vous en acheter un. C'est pour ça qu'il réagit. Donc c'est une réplique et c'est ça dans les campagnes électorales. Il y a des choses qui, par quelques mots, trois, quatre mots, évoquent des choses qui nous sont communes à toutes. Le parti de l'argent... Le sujet... Est-ce que c'est très digne ? Il n'est pas... Voilà. Hamon n'a pas dit les candidats de l'argent. Il a dit le parti de l'argent a trop de candidats. Donc la question, c'est pas...
De toute façon, c'est bien que la gauche a un rapport sur l'argent qui est un rapport culturellement et historiquement qui conduit parfois à des phrases un peu sommaires. Et à des comportements parfois qui ne correspondent pas à ces phrases. Non mais en tout cas, dans les deux extraits que vous avez montrés, il y a l'évocation de trois incidents qui sont très clairs et qui sont très, très présents encore dans nos mémoires, dans notre mémoire collective, dans nos mémoires individuelles. Et puis il y a la réponse d'un candidat qui lui-même a dit il y a quelques années, pas très longtemps, que le rêve de tout jeune était de devenir milliardaire. Donc on ne généralise pas, on ne généralise pas.
Moi je suis toujours très prudente dans une campagne.
Vous ne prononcez pas
le nom d'Emmanuel Macron ? Non, non, ce n'est pas une question de prononcer son nom. Vous l'avez montré, donc tout le monde sait de qui nous parlons. Mais vous, vous, quand vous mentionnez qu'il y a un candidat, c'est pas un gros mot. Non mais attendez, si je suis venue faire une séance de psychanalyse, vous me dites, vous me dites, vous me dites. C'est très artificiel de ne pas citer Emmanuel Macron.
On se demande pourquoi vous ne le citez pas tranquillement.
Mais pourquoi je devrais dire son nom ? Pourquoi ? Pour faire...
On note que vous n'y arrivez pas.
Notez-le. Est-ce qu'il est de gauche Emmanuel Macron ? Est-ce qu'il est de gauche
Emmanuel Macron ?
Non mais moi je ne suis pas venue analyser M. Macron, excusez-moi. M. Macron dit qu'il n'est ni de droite ni de gauche. Est-ce qu'il fait partie de votre famille politique ? La moindre des choses c'est de se nommer soi-même. Ça c'est la règle de base de toute sociologie depuis des dizaines d'années. Voilà. Les plus grands esprits en sociologie vous expliquent que le premier pouvoir de l'individu c'est de se nommer lui-même. Lorsque M. Macron... Voilà. Vous êtes content ? Vous êtes... Ah ! 8h45 et 30 secondes. Je ne sais pas... Non mais c'est puéril pardonnez-moi M. Non c'est pas puéril. C'est vraiment puéril. Les blocages...
Donc lorsque lui-même se définit et se qualifie qui suis-je pour venir lui dire qu'il n'est pas ça ? Voilà. Donc la politique ça doit être clair. Ça doit être clair. Lui il dit qu'il n'est ni de droite ni de gauche. Vous n'allez pas chaque fois que je viens sur mon plateau me demander de lui donner un label. Bah bon, je ne crois pas de label.
Vous êtes un collègue ?
Non, non. J'ai un tempérament vif y compris le matin.
On note que beaucoup de vos anciens collègues du gouvernement vous avez quitté le gouvernement en février 2016. Donc c'est pas si vieux que ça. Beaucoup de...
En janvier très exactement. Le 27.
Voilà. Presque dans une vie. Janvier 2016. Soyons précis. Beaucoup de vos anciens collègues soutiennent Emmanuel Macron ou vont soutenir Emmanuel Macron. Par exemple, on attend peut-être pour aujourd'hui le ralliement de Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense. Est-ce que ça vous inquiète ? Est-ce que vous pensez que ça affaiblit la campagne et la crédibilité de Benoît Hamon ?
Il est certain qu'à partir du moment... Moi, je n'ai pas envie de porter une qualification sur les choix, les ralliements, comme vous dites. Moi, je ne trouve pas le mot très joli. Mais il est précis. Mais il est précis. Mais il est précis. Et je crois qu'il caractérise... Mais bien sûr. C'est pas le mot qui n'est pas joli. Tout à fait. C'est Camus. Oui, oui. Sinon, on ajoute
du malheur au monde. On ajoute du malheur au monde.
C'est toujours Camus. Donc, non, non, mais quand je disais que ce n'est pas que le mot que vous avez choisi ne convient pas, c'est que justement, il dit bien ce que cela représente comme comportement. Moi, je ne porte pas de jugement de valeur. Je mène des combats politiques. Je les mène avec conviction. Je les mène avec des références précises. Je les mène avec une espèce d'obsession dans ma tête de fidélité à des valeurs, de loyauté vis-à-vis des citoyens. Voilà. C'est le cadre que je m'impose. Il est extrêmement rigoureux. Il pèse très fortement sur ma conscience et sur mon comportement. Donc, après, je ne porte pas de jugement de valeur sur les autres.
Je pense qu'il eût été plus concevable et plus lisible pour les citoyens et notamment pour les militants de gauche que des ministres de gouvernement de gauche qui ont été portés au pouvoir grâce à la mobilisation des militants de gauche renforcent le camp d'un programme de gauche avec une préoccupation de justice sociale, avec un souci de l'avenir, avec une inquiétude sur les mutations de la société, avec des propositions de solutions pour que nous vivions ce XXIe siècle avec plus d'harmonie. Je pense que c'eût été un peu plus cohérent.
Vous avez dit de Benoît Hamon qu'il redonnait de la dignité à la politique. Oui, c'est vrai. Qui a fait perdre de la dignité à la politique ?
Ce n'est pas ça le sujet. Je viens de vous dire que moi, je ne comprends pas de jugement de valeur.
C'est fou ce qu'on me pose mal les questions. Oui, moi, je trouve aussi. Je trouve aussi,
monsieur Apat. Oui, en plus, ça ne vous ressemble pas.
Non, d'habitude, je les pose mieux. Mais là, ce matin, je ne m'en rique pas. On est désolé.
Non, mais moi, je vous ai fait une piqûre en arrivant, une piqûre télépathique. Je vais essayer. Vous dites qu'il redonne des lettres de noblesse à la politique. L'élection présidentielle, c'est aussi une incarnation. Est-ce que vous imaginez Benoît Hamon à l'Élysée ? Si je soutiens Benoît Hamon, c'est bien parce que... Parce qu'en fait, beaucoup de Français, je vous pose la question, parce que beaucoup de Français, en fait, n'imaginent pas Benoît Hamon à l'Élysée. On sent qu'il y a un problème d'incarnation. Mais j'ai beaucoup lu aussi que les Français ne perçoivent pas de dimension présidentielle chez Macron. Je ne sais pas si vous allez demander à M.
Le Drian s'il rallie, comme vous l'annoncez, M. Macron, s'il voit M. Macron à l'Élysée. Bien sûr, on lui demandera. Donc, vous lui demanderez. Si il sait répondre, ça veut dire qu'il est plus habile que moi.
Vous voyez, on a entendu hier le SPD allemand tenait un congrès qui a désigné Martin Schulz...
Alors, je ne suis pas en train de refuser de répondre.
Mais je veux dire
qu'il y a une logique dans le fait de s'impliquer dans une campagne présidentielle. La logique, c'est qu'on a confiance dans le candidat et qu'on fait tout pour le conduire en situation d'agir. Voilà. Donc, c'est pour ça que je vous réponds comme ça à la question.
Le président sortant...
Si je n'y croyais pas, attendez, moi, je continue... Voilà. Le président... Vous ne feriez autre chose ? Je lis toutes les nuits, je pourrais passer mes journées à lire aussi. Jean-Michel,
le président sortant des sociodémocrates allemands, Sigmar Gabriel, hier à la tribune, a dit ce qui serait formidable, c'est que Martin, Martin Schulz, gagne les élections législatives en Allemagne et que Emmanuel, Emmanuel Macron, les gagne à Paris. Vous voyez, vos copains sociodémocrates allemands, ils ont du mal à imaginer Benoît Hamon à l'Élysée.
Mais c'est leur affaire. Ce n'est pas eux qui font l'élection, d'une part. Ça dit quelque chose, ce sont des amis très proches, intimes, qu'on aime beaucoup, avec lesquels on essaie de mettre plus de justice et de douceur dans le monde. Ça dit, ça dit, ça dit, ça dit la vie d'un monsieur.
C'est la victoire de Benoît Hamon.
C'est son affaire. Le monsieur Sigmar Gabriel
qui est président sortant des sociodémocrates allemands.
Il n'est pas là pour imaginer ce que les Français vont décider souverainement dans un suffrage universel.
Il n'y a pas un déficit d'incarnation de Benoît Hamon ?
Je viens de dire que j'ai lu à plusieurs reprises que monsieur Macron n'a pas de carure présidentielle. Ce n'est pas moi qui l'ai écrit, ce n'est pas moi qui l'ai dit. Bon, voilà. Donc, si on passe notre temps à débattre qui a la carure, qui a le potentiel, ce n'est pas ça la démocratie. La démocratie, c'est se battre pour des idées. C'est s'en créer dans des valeurs. Il faut les incarner également. C'est être lisible et crédible vis-à-vis des citoyens.
C'est ça. Il est 8h50 sur France Info. On reste ensemble. Victor Mathé est là.
Quel modèle social pour la France ? Quel modèle économique ? Quelle place aussi pour notre pays dans le monde ? Les thèmes du débat de ce soir sur TF1 entre les cinq principaux candidats à la présidentielle. C'est du jamais vu. C'est à suivre à la radio en direct et en intégralité sur France Info. L'autopsie de l'homme de 39 ans tué par des soldats samedi à l'aéroport d'Orly après avoir dérobé l'arme d'une militaire. Il était sous l'emprise de drogue et d'alcool au moment des faits. Du côté de l'enquête, les gardes à vue du frère et du cousin ont été levés. En football, le feuilleton continue. Le PSG revient une nouvelle fois à trois points du leader.
Monaco, victoire hier soir de 1 contre Lyon. Une première pour une Française depuis 1993. La skieuse Tessa Worley remporte la Coupe du Monde de slalom géant et puis géant tout court. Roger Federer a bientôt 36 ans. Le Suisse remporte le Masters 1000 d'Innelwells. Il avait déjà gagné l'Open d'Australie en janvier dernier.
Qu'est-ce qu'il faut ? Tienne Taubira dans l'émission politique sur France Info ce matin. Question Gilles Bernstein.
Oui, la tentative d'attentat hier à Orly montre que la menace est toujours réelle. Est-ce qu'il faut lever l'état d'urgence comme le propose par exemple François Fillon ?
Non. Est-ce qu'il faut maintenir ? Est-ce qu'il faut maintenir ? Pardonnez-moi.
J'avais raison. On pose mal les questions. Enfin, je pose mal les questions. Faut-il maintenir l'état d'urgence comme le propose entre autres François Fillon ? Non. Par nature, un état d'urgence c'est un état dans l'urgence. Donc pérenniser un état d'urgence c'est insensé. C'est une démonstration de faiblesse de l'état ou d'incapacité à construire des réponses durables. Or, ce gouvernement a fait différemment. Alors, c'est vrai que l'état d'urgence a été maintenu de façon inattendument longue.
Mais il n'empêche que dans le dernier texte adopté puisque je l'ai préparé de procédure pénale il y a des dispositions qui ont été prises pour mieux armer aussi bien les services d'enquête les services de renseignement et le parquet pour mieux les armer de façon à être très réactif dans certaines situations. Mais un état d'urgence qui perdure n'est plus un état d'urgence ou alors on n'est plus dans un état de droit.
Donc, c'est une question extrêmement sérieuse qui doit échapper à des slogans et à la facilité et qui doit rappeler les responsables politiques à leur responsabilité à savoir dans l'urgence prononcer un état d'urgence et créer les conditions d'une grande réactivité une grande efficacité mais en même temps travailler immédiatement à ce que ce qui doit être renforcé dans nos dispositifs de procédure dans nos dispositifs d'enquête dans nos dispositifs de rapidité que tout cela soit mis en place et à la disposition de nos services tout à fait officiels et réguliers c'est-à-dire les services d'enquête de police et de gendarmerie bien sûr et les services judiciaires.
Je répète c'est ce que nous avons fait nous l'avons fait en respectant l'état de droit c'est-à-dire lorsque nous avons augmenté les pouvoirs nous avons comme dans un état de droit comme cela s'entend dans un état de droit nous avons en face prévu des contrôles c'est-à-dire que nous avons des juges du siège indépendant qui vérifient qu'un certain nombre de procédures qui peuvent être déclenchées en urgence le sont à bon droit.
Et donc vous êtes pour la levée de l'état d'urgence qui est prévu
sinon il devient insensé
qui est prévu pour cet été. Hier une manifestation s'est déroulée à Paris pour dénoncer les violences policières ce sont les familles et les personnes qui se présentent comme victimes de ces violences qui l'ont organisé vous les soutenez ?
Il y a des violences de policiers cela ne représente pas la totalité de l'institution et je pense qu'il y a beaucoup de policiers en tout cas moi j'en connais beaucoup qui sont extrêmement ennuyés de ça mais même blessés blessés de ça Mais est-ce qu'il y a
un niveau de violence qui vous paraît préoccupant
en France aujourd'hui ? Attendez lorsque des gens meurent lorsque des gens meurent dans des situations qui méritent quand même au moins des procédures de justice il y a un vrai problème lorsque il y a des contrôles Vous pensez à Dama Traoré ? Je pense à Dama Traoré je pense à alors Ziedebouna c'était une situation différente mais c'est plus une situation de rapport à la police et d'inquiétude infondée qui dit quand même beaucoup de choses sur le lien entre la police et une partie de la population
Mais les manifestants ne dénoncent pas que des violences qui entraînent la mort c'est des violences au quotidien Oui c'est des violences de contrôle
puisque l'affaire Théo voilà et puis on a découvert évidemment qu'il y a d'autres affaires qu'il y a des jeunes qui osent parler
Est-ce que le niveau de violence aujourd'hui en France de violence policière s'il existe est-ce qu'il est selon vous préoccupant ?
En toute responsabilité il y a en tout cas une parole qui exprime cette violence et qui montre qu'il y a des cas qui méritent d'être examinés de façon très sérieuse et peut-être que l'attention nouvelle de la société sur ces questions-là permet que des choses qui étaient tues se disent maintenant Je ne suis pas en situation objective avec des éléments objectifs de vous dire si le niveau de violence augmente Ce que je peux vous dire c'est que l'institution républicaine qu'est la police doit être exemplaire et que pour la majeure partie des femmes et des hommes qui servent ces institutions ils sont exemplaires raison de plus pour être absolument comment dire sans complaisance sans complaisance avec celles et ceux qui trahissent l'institution en se comportant de façon inadmissible non conforme aux droits d'une part et non conforme à l'esprit républicain des costumes ont été offerts à François Fillon candidat républicain est-ce que vous savez où vous est arrivé dans votre vie politique qu'on vous propose de vous offrir des habits est-ce que vous les avez acceptés d'une manière générale quel avis avez-vous sur cette affaire alors on me propose même depuis une dizaine d'années un vélo électrique vous l'avez accepté non depuis une dizaine d'années je pédale sur mon décathlon ici à Paris et sur mes Peugeot et Peugeot à Cayenne je continue puisque j'ai capté l'eau c'est une pratique courante je ne pense pas en tout cas moi on doit trouver que mon style me convient puisque je ne fais pas l'objet de propositions
vous soutenez Benoît Hamon
oui
on l'a dit au début de cette émission sans réserve
avec enthousiasme en plus
avec enthousiasme on enregistre est-ce que vous attendez un soutien de la part de François Hollande au candidat que vous soutenez sans réserve et avec enthousiasme François Hollande est-ce que vous attendez qu'il soutienne Benoît Hamon
c'est sa souveraineté de dire à quel moment il porte une parole dans la campagne je pense que cette parole serait légitime je suppose qu'elle est attendue et pas seulement par des candidats pas seulement sans doute par le candidat légitimement issu des primaires mais par les citoyens qui parce que le président de la république il est président de la république il préside au destiné de la nation il demeure qu'il a un parcours politique et c'est ça la beauté de la démocratie
vous espérez qu'il s'exprime pour votre candidat ?
je pense que ce serait normal qu'il s'exprime d'abord dans la campagne et ensuite que ce soit pour le candidat légitimement issu des primaires
avant le premier tour oui je crois
je trouve ça souhaitable
comment avez-vous ressenti enfin je n'aurai pas
la migraine si il ne le fait pas
comment avez-vous ressenti la position d'Emmanuel Valls qui réitère dans le JDD sa méfiance vis-à-vis de Benoît Hamon
étrange étrange pour le tempo étrange pour le contenu étrange pour les références
étrange pour le contenu parce que
étrange pour le tempo le matin d'un grand meeting ça voilà je trouve que ça ressemble beaucoup à de la déloyauté qui est un très très vilain sentiment en tout cas pour moi c'est très très très vilain très vilain au sens français et thémologique du terme
le contenu
et puis sur le contenu étrange aussi parce que Emmanuel Valls a dit qu'il allait se conformer à la règle des primaires qui me paraît une règle compliquée justement lorsqu'il y a de telles divergences entre les candidats mais il a réaffirmé qu'il allait se tenir à cette règle il a déjà montré qu'il respectait une règle contre ses convictions c'était pendant le débat et le vote sur le traité européen
2005 oui
donc voilà nous sommes à un mois de l'élection il ne dit pas qu'il soutient ça me paraît étrange comme démarche
merci Christiane Taubira d'avoir accepté l'invitation de France Info
et on se retrouve merci de m'avoir reçu merci