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Podcast / conversationHugoDécrypte — Actus et interviews (sur Podcast)· 25 juillet 2025 12 minComplaisantActualité / polémiqueSolidarités & familleSantéImmigration & asileEurope & international

Il y a désormais plus de décès que de naissances, les conséquences expliquées

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    « sur les 12 derniers mois, il y a eu 651 200 décès pour 650 400 naissances en France »
  • 1:58InvitéChiffre
    « De 798 000 naissances en 2015, on est passé à environ 663 000 en 2024, soit une baisse de 17% en moins de 10 ans »
  • 2:15InvitéFait
    « il est en dessous du seuil de renouvellement des générations fixé à environ 2,1 enfants par femme »
  • 2:46InvitéFait
    « les premiers baby boomers, comme on les appelle, ont 80 ans en 2025 »
  • 3:16InvitéChiffre
    « la population française devrait atteindre un pic autour de 70 millions d'habitants dans les années 2040 »
  • 3:34InvitéChiffre
    « En 2023, l'âge moyen au premier accouchement était de 29,1 ans »
  • 3:51InvitéChiffre
    « 39% des personnes interrogées citent le coût de la vie comme la principale raison de ne pas avoir plus d'enfants »
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    « les aides aux familles ont diminué, les places en crèche sont insuffisantes et la crise du logement complique les projets familiaux »
  • 4:21InvitéFait
    « le système fonctionne par répartition. Ce sont les actifs qui financent les retraites et les soins des plus âgés »
  • 4:43InvitéFait
    « Emmanuel Macron avait d'ailleurs lancé un appel au réarmement démographique »
  • 8:42InvitéFait
    « la Russie est régulièrement accusée de pratiquer des actes de torture sur ses prisonniers »
  • 8:58InvitéChiffre
    « plus de 138 000 civils ont été évacués du côté thaïlandais »
  • 9:05InvitéFait
    « Les deux parties s'accusent mutuellement d'avoir ouvert le feu en premier »
  • 10:22InvitéChiffre
    « le nombre de passages aux urgences liés à la consommation de cocaïne a triplé entre 2012 et 2023 »
  • 10:33InvitéChiffre
    « En 2024, autour de 5000 admissions à l'hôpital étaient liées à la consommation de cette drogue »

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Présentateur

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Invité

Pour la première fois depuis 1945, il y a eu plus de décès que de naissances en France sur les 12 derniers mois. C'est ce que révèle une nouvelle étude de l'INSEE publiée ce mercredi. C'est une information assez majeure qui a fait réagir de nombreux experts. Mais alors comment expliquer cette baisse de la natalité et quelles pourraient être les conséquences ? Salut c'est Blanche, j'espère que vous allez bien. C'est le sujet à la une aujourd'hui. La France connaît un basculement démographique historique. Pour la première fois depuis la fin de la seconde guerre mondiale, le nombre de décès a dépassé celui des naissances sur 12 mois glissant.

Concrètement, sur les 12 derniers mois, il y a eu 651 200 décès pour 650 400 naissances en France. Il y a donc un solde négatif de 1000 personnes. Ce basculement était initialement prévu pour 2035, il arrive donc avec 10 ans d'avance. A noter toutefois qu'il faudra attendre la fin de l'année pour savoir si 2025 est véritablement une année de bascule. Mais quoi qu'il en soit, il s'agit d'un signal important en matière de démographie. En fait, depuis 2015, la natalité est en chute continue. De 798 000 naissances en 2015, on est passé à environ 663 000 en 2024, soit une baisse de 17% en moins de 10 ans.

L'indice de fécondité, donc le nombre moyen d'enfants qu'une femme aura en moyenne au cours de sa vie, est tombé à 1,62 enfants par femme. C'est un chiffre assez important car il est en dessous du seuil de renouvellement des générations fixé à environ 2,1 enfants par femme. Ce seuil correspond au nombre moyen d'enfants nécessaires pour qu'une population reste stable sur le long terme, en compensant les décès et sans recourir à l'immigration. Dans le même temps, la mortalité augmente avec un vieillissement des générations du baby boom.

Le baby boom désigne la forte hausse des naissances qui est survenue dans de nombreux pays occidentaux, notamment en France, entre 1945 et le milieu des années 70, après la Seconde Guerre mondiale. Et donc, les premiers baby boomers, comme on les appelle, ont 80 ans en 2025. Résultat, on assiste à une hausse des décès et le solde naturel, donc la différence entre les naissances et les décès, est en train de devenir négatif. Alors attention, ça peut paraître contre-intuitif, mais malgré tout, la population française continue d'augmenter pour le moment grâce à un solde migratoire positif. En 2024, ce solde s'élevait à plus de 152 000 personnes.

Ça veut dire qu'environ 152 000 personnes de plus sont venues s'installer en France que celles qui l'ont quitté. Selon l'INED, la population française devrait atteindre un pic autour de 70 millions d'habitants dans les années 2040, avant de redescendre à 68 millions d'habitants d'ici 2070. Mais alors maintenant qu'on a dit ça, comment expliquer cette baisse de la natalité ? Eh bien, il y a plusieurs facteurs qui rentrent en compte. Déjà, le report des naissances à un âge plus tardif. En 2023, l'âge moyen au premier accouchement était de 29,1 ans. C'est 5 ans plus tard qu'il y a 50 ans, selon l'INSEE.

Et donc, parmi les raisons évoquées, il y a le fait que les femmes font des études plus longues, ce qui repousse l'âge du premier enfant. Par ailleurs, dans un rapport de l'ONU qui s'intéresse à la baisse de la natalité mondiale, 39% des personnes interrogées citent le coût de la vie comme la principale raison de ne pas avoir plus d'enfants, suivi par la précarité professionnelle et la peur de l'avenir, avec la multiplication des conflits et le réchauffement climatique. En France, les aides aux familles ont diminué, les places en crèche sont insuffisantes et la crise du logement complique les projets familiaux.

Sauf que la chute de la natalité en France pourrait avoir de lourdes conséquences, car notre modèle social repose sur une population dynamique. Aujourd'hui, le système fonctionne par répartition. Ce sont les actifs qui financent les retraites et les soins des plus âgés. Mais avec moins de naissances, il y a de moins en moins de jeunes pour cotiser, tandis que la population vieillit. Résultat, la base de la pyramide des âges rétrécit, le sommet s'élargit et l'équilibre devient de plus en plus difficile à tenir. Les cotisations baissent alors que les besoins en pension et en santé explosent. Mais alors, quelles sont les solutions ?

Déjà, ce qu'on peut dire, c'est que le gouvernement est préoccupé par cette crise démographique. En janvier 2024, Emmanuel Macron avait d'ailleurs lancé un appel au réarmement démographique, une formule qui avait fait beaucoup réagir à l'époque. En gros, il appelait les Français à faire plus d'enfants. Depuis, plusieurs mesures ont été annoncées, notamment un plan de lutte contre l'infertilité ou encore la création d'un registre des naissances pour mieux suivre la mortalité infantile.

Le gouvernement entend aussi développer l'ouverture de centres pour la congélation des ovocytes afin de permettre aux femmes d'avoir un enfant plus tard si elles le souhaitent, mais aussi proposer des bilans de fertilité gratuits vers 25 ans et augmenter les aides au mode de garde pour les familles les plus précaires. Toutes ces mesures visent à aider à enlever les obstacles médicaux et financiers qui rendent parfois difficile le fait d'avoir des enfants.

Mais plusieurs experts insistent notamment sur la nécessité de mettre en place des mesures plus efficaces, notamment pour améliorer la conciliation entre vie professionnelle et vie familiale, jugeant que les mesures présentées sont insuffisantes. Le manque de place en crèche est un problème souvent pointé du doigt. Par ailleurs, certaines mesures emblématiques tardent à se concrétiser. C'est le cas notamment du congé de naissance, voulu par Emmanuel Macron, mais qui n'a toujours pas été mis en œuvre.

Ce dispositif, qui est présenté comme un congé plus court que le congé parental, mais mieux rémunéré, devrait faire l'objet de discussions dans le cadre du budget 2026, selon la ministre de la Santé et des Familles, Catherine Vautrin. A noter que le congé parental est différent des congés de paternité et de maternité. Il permet aux parents de s'arrêter de travailler plus longtemps pour s'occuper de leur enfant, souvent après la fin du congé maternité ou paternité, mais il est généralement moins bien rémunéré. En tout cas, la semaine dernière encore, une réunion s'est tenue à l'Élysée, en présence d'Emmanuel Macron, de démographes, de sociologues et d'économistes.

L'objectif de cette réunion, analyser en profondeur les causes de la baisse du nombre de naissances. Voilà donc pour ce sujet. Si ça vous intéresse, on a justement fait une vidéo sur un thème lié. Sommes-nous trop nombreux sur Terre ? Elle est disponible sur notre chaîne Grand Format. Je vous mets le lien en description et je vous laisse avec Morgane pour les actualités en bref. Merci Blanche et bonjour à tous. On commence avec un point sur la situation au Proche-Orient. La France va reconnaître l'État de Palestine en septembre, lors de l'Assemblée Générale des Nations Unies. C'est ce qu'a annoncé Emmanuel Macron ce jeudi soir sur X.

Il explique que cette reconnaissance s'inscrit dans la volonté de la France de soutenir, je cite, « une paix juste et durable au Proche-Orient ». Cette reconnaissance intervient sans condition, mais il a appelé à un cessez-le-feu, à la libération des otages, à la sécurisation et la reconstruction de Gaza, et à une aide alimentaire massive pour ses habitants, ainsi qu'à la démilitarisation du Hamas. Suite à cette annonce de la France, le Hamas a parlé d'une étape positive, appelant tous les pays du monde à suivre l'exemple de la France.

Pour le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou, cette décision récompense la terreur et pourrait constituer, je cite, « une rampe de lancement pour anéantir Israël et non pour vivre en paix à ses côtés ». Les États-Unis, alliés historiques d'Israël, estiment que cette décision est une claque au visage des victimes du 7 octobre. Pour le ministre français des Affaires étrangères Jean-Noël Barrault, il ne s'agit pas d'une récompense pour le Hamas, qui a toujours refusé la solution à deux États, donc l'idée qu'un État israélien coexiste aux côtés d'un État palestinien. C'est la solution soutenue par la France. Aujourd'hui, l'État de Palestine est reconnu par 148 des 193 membres de l'ONU.

Les États-Unis et plus de la moitié des pays de l'Union européenne ne reconnaissent pas la Palestine comme un État souverain. La France devrait être le premier pays du Conseil de sécurité de l'ONU et du G7, un groupe qui rassemble sept puissances mondiales à le faire. Deuxième actu sur l'Ukraine. Des discussions ont commencé sur une possible rencontre avec le président russe Vladimir Poutine à affirmer le président ukrainien Volodymyr Zelensky. Plus tôt dans la semaine, Volodymyr Zelensky s'était dit prêt à rencontrer Vladimir Poutine pour des négociations en face-à-face, affirmant qu'une rencontre au plus haut niveau est nécessaire pour véritablement assurer la paix.

De son côté, la Russie a estimé ce vendredi qu'il était peu probable qu'une rencontre entre les deux dirigeants puisse être organisée d'ici fin août, comme le demande l'Ukraine. En parallèle, 41 des 57 États membres de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe, l'OSCE, ont demandé à ce qu'une enquête soit faite sur le traitement des prisonniers ukrainiens en Russie et des potentiels actes de torture. La Russie fait elle-même partie de l'OSCE. Ces États invoquent un dispositif de l'organisation appelé le mécanisme de Moscou qui permet de lancer une enquête quand il soupçonne un pays membre de ne pas respecter ses engagements.

La Russie est régulièrement accusée de pratiquer des actes de torture sur ses prisonniers qui peuvent s'apparenter à des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité. Troisième actu, des combats meurtriers ont éclaté entre la Thaïlande et le Cambodge ce jeudi et la Thaïlande a alerté ce vendredi sur les risques d'une guerre avec le Cambodge en cas d'aggravation de la situation. Plus de 138 000 civils ont été évacués du côté thaïlandais, selon le pays, qui a aussi fait état de 15 morts, dont un militaire et une quarantaine de blessés. De son côté, le Cambodge fait état d'un mort et cinq blessés. Les deux parties s'accusent mutuellement d'avoir ouvert le feu en premier.

La Thaïlande et le Cambodge sont sujets depuis longtemps à des conflits sur le sujet de leurs frontières en lien avec l'histoire coloniale de la zone et les traités signés au moment de l'indépendance du Cambodge. Après un regain de tension en début d'année, des tirs avaient été échangés en mai, tuant un soldat cambodgien. Face à la situation, qui a atteint un niveau de violence jamais vu depuis 2011, le Cambodge a réclamé une réunion d'urgence du Conseil de sécurité de l'ONU, organisée ce vendredi.

Quatrième actu, l'Algérie a menacé de saisir les Nations Unies après une sanction de la France qui, selon elle, entrave le déplacement des agents de l'ambassade algérienne et notamment leur accès aux valises diplomatiques. Ces valises servent aux ambassades pour échanger du courrier ou des documents officiels et elles sont protégées par l'immunité diplomatique. Les autorités locales n'ont donc pas le droit de les ouvrir ni de les inspecter. Et donc, l'Algérie accuse la France d'empêcher certains agents d'accéder aux zones réservées dans les aéroports pour récupérer ces valises. Cette décision aurait été prise par le ministre de l'Intérieur, Bruno Retailleau.

Dans le compte-rendu du dernier Conseil des ministres, la porte-parole du gouvernement Sophie Prima a parlé d'un alourdissement des conditions de déplacement en France de certains dignitaires algériens, sans donner plus de détails. Cette mesure intervient après le refus de l'Algérie de rapatrier 120 personnes sous obligation de quitter le territoire français. L'Algérie a indiqué qu'elle allait appliquer des mesures similaires à l'égard de la France. Cinquième actu, en France, le nombre de passages aux urgences liés à la consommation de cocaïne a triplé entre 2012 et 2023 et le nombre d'hospitalisations a quadruplé selon Santé publique France.

En 2024, autour de 5000 admissions à l'hôpital étaient liées à la consommation de cette drogue, ce qui revient en moyenne à 14 passages par jour. Ces visites ont mené à plus de 1600 hospitalisations l'an dernier. A noter que cette augmentation entre 2012 et 2023 semble s'être stabilisée depuis, selon Santé publique France. En 2023, 10% des adultes avaient déjà consommé de la cocaïne dans leur vie, selon l'Observatoire français des drogues et des tendances addictives. Et enfin, dernière actu, ce samedi marquera la première étape du Tour de France Femmes, qui, comme son nom l'indique, est une version du Tour de France réservée aux coureuses féminines.

Prévue en 9 étapes, elle devrait durer jusqu'au 3 août. Créée en 2022, la version féminine du Tour de France tiendra cette année sa quatrième édition. Elle fait suite à une première version féminine de la compétition qui avait été organisée de 1984 à 1989. En comparaison, le Tour de France masculin a été créé en 1903 et réalise cette année sa 112e édition, qui s'achèvera le 27 juillet.

11:21
Présentateur

Merci pour ces actualités en bref. Alors, si de votre côté vous voulez plus d'actualités, sachez qu'on a lancé très récemment un nouveau podcast dédié spécifiquement aux actualités culturelles, concrètement, en quelques minutes chaque jour. On parle de musique, de cinéma, de séries, de littérature, de jeux vidéo, avec l'objectif d'analyser des tendances importantes, mais aussi de vous recommander pas mal de choses. Vous allez aussi pouvoir, de temps en temps, retrouver des interviews exclusives directement sur ce podcast. Alors, concrètement, il s'appelle les Actu Pop Hugo Décrypte. Donc, si vous tapez Hugo Décrypte Pop sur votre appli de podcast, vous allez pouvoir le retrouver.

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