Brunet sans filtre du mardi 13 janvier 2026
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Là, mesdames messieurs, vous êtes en direct sur LCI. Vous voyez le président de la FNSEA, Arnaud Rousseau qui s'entretient avec là ce sont des élus du Rassemblement national mais juste avant il y a eu Bruno Rotaillot, des élus LR, il y a eu un certain nombre de parlementaires. Pourquoi parle-t-il à tous ces parlementaires, les agriculteurs français mesdames messieurs ?
Car ils se sont déplacés hein. Si tu ne vas pas à la Gardèire, la Gardère viendra à toi. Et donc, ils se sont déplacés.
Ils ont, je le sais parce que pour venir ce matin à LCI, ça a été très compliqué hein à pied un petit peu de taxi, un petit peu de métro parce que les agriculteurs sont au cœur de Paris avec leur tracteur et devant l'Assemblée nationale. Bonjour Magalie Lunel. Bonjour.
Bonjour à tous. Bon et et ça fait des échanges assez intéressants. On voit d'ailleurs la FNSEA qui qui parlait par la voix de son président Arnaud Rousseau à l'instant est un peu embarrassé.
Pascal Péry Isabelle Saporta. Bonjour. Bonjour.
Bonjour. un peu embarrassé parce que la FNSA faisait partie, comment pourrais-je dire, des agriculteurs jeunes et modernes, quoi, c'est-à-dire oui, on n'est pas contre l'abattage, plus que ça, même des cogestionnaires du système. Les cogestionnaires du système.
Voilà. Donc, ils étaient plutôt au début de cette affaire d'abattage de troupeau, ils avaient plutôt pris le parti de la science et des médecins, des vétérinaires pardon. Bon ben s'il faut abattre, on abattra.
Sur le Mercosur, il faisait plutôt partie de ceux qui disaient "Écoutez, il y aura peut-être quelques perdant mais dans la globalité le mercosur fera beaucoup de gagnants et ça fera du bien à l'agriculture française. Et là maintenant, ils sont piégés par leur propre base." Pascal.
Oui. Alors, c'est des stratégies complètement différentes avec la la coordination rurale. La coordination rurale, en fait, elle a été créé euh parce que des agriculteurs considéraient que la FNSA était précisément dans une situation de cogestion et que ça répondait pas nécessairement à leur à leurs ambitions.
La FNSA, ça reste un syndicat qui qui est un syndicat raisonnable. que ce que fait Arnaud Rousseau là, tout à l'heure, je le comparais avec ce que fa le parti socialiste à l'Assemblée qui cherche à à prendre ses gains. Voyez, il y a deux stratégies.
Il y a la stratégie de la rupture où on dit je veux surtout pas de de de cogestion, je veux surtout pas participer même à un budget amélioré. C'est la stratégie LFI. Les socialistes disent en substance, bah nous on va essayer de gagner un peu pour quelques millions de français.
Ben lui, il fait la même chose. Arnaud Rousseau, il dit "Voilà, on on va pas revenir en arrière, le mercur, on reviendra pas dessus parce qu'il a été voté en Europe. Maintenant, on peut on peut obtenir des avantages pour les agriculteurs.
Un peu plus de contrôle, peut-être des des des aides qui sont plus ciblées, euh une accélération de la signature des décrets d'application de la loi d'orientation agricole. Enfin tous ces éléments, c'est l'expression là, ce qu'on voit, c'est l'expression du dialogue républicain dans le secteur de l'agriculture. Effectivement là, toutes ces rencontres ont lieu devant l'Assemblée nationale.
Donc là, on voit le RN donc dialoguer avec la FNSEA. Avant, il y a eu Bruno Roto avant il y a eu Marion Marich. Elles se sont tous succédés sauf les écolos, pas les écologistes, mais la présidente de l'Assemblée nationale, Yanne Bron Pivé est de nouveau venue à la rencontre des agriculteurs alors qu'on sait que vendredi ça s'était pas bien passé.
Et puis le dialogue avait été impossible, les agriculteurs avaient dit "On veut pas discuter avec vous." Euh Capucin Dias, vous êtes donc vous aussi devant l'Assemblée nationale, vous suivez tous ces échanges, vous avez suivi ces tracteurs qui sont rentrés dans Paris depuis ce matin et donc ça va continuer parce qu'on apprend que les syndicats agricoles vont être reçus par Sébastien Lecnu, le premier ministre cet après-midi. Oui, exactement.
C'est la dernière information qui vient de tomber. la FNSEA et les jeunes agriculteurs qui vont être reçus à 14h à Matignon. Ce sont les deux syndicats agricoles qui sont à l'origine et bien de ce rassemblement aujourd'hui puisque je le rappelle 800 agriculteurs sont présents, 350 tracteurs.
Il s'oppose à plusieurs choses. D'une part la politique agricole commune mais aussi l'accord de libre échange avec le Mercossur et enfin et bien cette gestion gouvernementale de la dermatose nodulaire. On a également de nombreux politiques qui sont venus ce matin à la rencontre des agriculteurs.
On a pu apercevoir la présidente de l'Assemblée nationale, Yelle Bron Pivet qui était déjà venu la semaine dernière et qui est et bienvenu une nouvelle fois à la rencontre des agriculteurs. Il y avait également Bruno Rotaillot, Sébastien Chenu, François Xavier Bellami un petit peu plus tôt dans la matinée qui est finalement parti en direction de Bruxelles. Une chose est sûre, c'est que le rassemblement va durer toute la journée et de nouveaux rassemblements sont prévus également dans les prochains jours, notamment un à Strasbourg d'ici la fin du mois de janvier.
Merci Capucine Diaz. Ça me fait un peu sourire parce qu'en général à cet endroit de Parisù vous voyez à l'instant Capucine Gaz, il y a plutôt des messieurs au costume prince de Gale avec des church ou des western qui se dirigent autour de l'Assemblée nationale. On est au croisement du du début du boulevard Saint-Germain dans le très chicrondissement et puis du pont de la Concorde qui arrive donc de la Concorde.
Voilà, donc on est au cœur de Paris et il y a rarement des tracteurs qui sont là avec des paysans mesdames messieurs avec les brodquins un peu côteux, un peu un peu boueux. C'est assez rare. Isabelle, c'est intéressant ce que vous dites parce qu'effectivement quel autre syndicat a le même traitement de faveur ?
Qui pe aurait amené ces engins de chantier par exemple devant l'Assemblée nationale ? Qui aurait l'oreille comme ça des élus et les portes ouvertes de Matignon dans la foulée ? Isabelle.
Alors moi je vais pas revenir là-dessus parce que ça pour moi enfin c'est normal que les gens qui nous nourrissent soient reçus en fait. Pardon mais c'est quand même je veux dire on passe notre vie à se payer de mots sur la souveraineté alimentaire si on n'est pas capable. Vous le rappeliez très brillamment tout à l'heure Pascal Péri chez David Doucan en disant que on a tous un parent un grand-parent.
C'est la c'est la France en fait l'agriculture. Donc c'est ça qui fait nos terroirs, nos territoires, la beauté de nos paysages. Donc si on n'est pas capable d'accueillir nos paysans, je sais pas de quoi on est capable.
Alors attendez, attendez attendez attendez. Oui, c'est intéressant ce que vous dites. Alors moi je viens, je suis ce je suis ce que vous dites.
Moi moi je suis ce que vous dites. Je suis le premier dans la grande dynastie des Brunets à avoir le bac. Voilà, je suis le premier.
Avant c'était la ruralité. Bon, ma cousine germaine Annique que je salue, Montréal du Gers, paysane, agricultrice, éleveuse, vigne vigne. Voilà, ces trois enfants ne travailleront pas dans la dans la vigne.
Voilà, c'est trois enfants. Mon autre cousin à quelques kilomètres, Jean-Marc, je suis pas certain que ces enfants travailleront dans l'agriculture. On est dans le GERS, un des départements les plus agricoles de France.
Il y a pas un cenmètre carr qui n'est pas culté. Et ben je peux vous dire que il y en a de plus en plus qui qui laisse tomber. Mais vous savez, c'est normal parce que moi j'ai un de mes meilleurs amis qui est Édouard Beron qui a fait un film magnifique sur le suicide de son père qui était un agriculteur qui croyait en la modernité et ce fils, il a pas pu reprendre en fait ce cette ferme et il passe sa vie à faire des films sur l'agriculture et il dit cette terre elle te colle à la peau.
Donc moi je vais vous dire un truc, elle doit être très triste votre cousine à la à la fois que ses enfants ne veillent pas le faire et en même temps elle doit être rassurée parce que moi je vois tous les paysans avec lesquels j'échange parce que je suis comme vous Pascal, je trouve que c'est vraiment important de discuter avec eux en permanence. Ils vous disent "Vous savez quelque part je suis soulagée qu'il fasse autre chose, il va s'en sortir." Donc quand on en est à se dire que des gens qui vont passer leur vie à travailler, qui commencent à 5h du matin voire avant, qui en pas de vacances, qui n'ont pas de jours fériers, qui donnent leur vie à leur terre, vous disent "Vous savez quoi ?
Je suis soulagé, c'est quand même pas possible. Je juste après juste juste juste je finis juste làdessus. Une autre information vous donner sur la pardon pardonnez-nous Isabelle sur le salon de l'agriculture qui se préparait justement aujourd'hui avec une conférence de presse.
Pierre Barba, vous êtes sur place, vous l'avez suivi cette conférence de presse et donc ça a été confirmé vu le contexte épidémique et bien il n'y aura pas de vache, il n'y aura pas de beau vin cette année au salon de l'agriculture. Une bonne décision. Oui, c'est une première depuis 1964 et donc la création de ce salon international de l'agriculture.
Il n'y aura donc aucun beau vin cette année à la porte de Versailles le mois prochain. Bien évidemment conséquence de la dermatose nodulaire, l'épidémie qui touche de nombreux cheptel en France. Les organisateurs ont évoqué bien évidemment une situation et une décision difficile dans un contexte sanitaire qui est tout autant.
Il faut savoir que normalement le salon international de l'agriculture accueille environ 600 têtes bovines. Raison pour laquelle il y a surtout 600000 personnes qui viennent chaque année à porte de Versailles. Bien évidemment les organisateurs sont inquiets justement par rapport à cette fréquentation.
Il faut malgré tout préciser que les autres animaux qui ne sont pas touchés par la dermatose nodulaire seront présents au salon international de l'agriculture. Mais donc il n'y aura aucun beau vin le mois prochain à la porte de Versailles. Merci.
Merci Pierre Barmain. Une décision qui peut sembler un peu logique hein Isabelle Saporta. Bon écoutez on pense que c'est on en a suffisamment discuté sur sur cette antenne.
On pense que c'est quelque chose de très grave. La dermatose. Vous rappeliez Pascal que effectivement c'est avec le vecteur c'estàd le vecteur mouche insecte moucheron.
Si c'est très grave et qu'il faut faire des abastages massifs ce qu'on a fait en France, on va pas pour la galerie, pardonnez-moi, c'est un peu ça les amener en à Paris, je parle sous votre contrôle avec le risque de de concentrer effectivement des animaux. Vous imaginez qu'un là sur les images qu'on voit un seul est malade vous avez des insectes hein au salon de l'agriculture pendant 8 jours donc en univers cl bah le le le virus se répand et puis ensuite les animaux repartent dans les régions. Donc vous décentralisez la maladie vous diffusez la maladie comme comme un vaporisateur si vous voulez.
C'est c'est ignob et le public le public le regrettera mais enfin c'est c'est le prix à payer. Pendant qu'on parle de la dermatose nodulaire, pendant qu'on parle des des des vaches, pendant qu'on parle du mercur, il y a une tragédie qui se déroule à Babroui en France, je trouve c'est la vigne. La vigne c'est une tragédie.
Je crois qu'il va y avoir des suicides dans le bordelait. Euh il y a des des propriétés entières qui ne valent plus rien, plus rien avec des viticulteurs bordelais qui disent euh une tragédie acheter acheter ma vigne, arracher les plants, garder la maison euh voilà et on arrache des vignes partout. On arrache des vignes partout en France.
C'est une tragédie dont les viticulteurs sont en partie responsables et qu'il faut être très honnête. Hm. Il y a surproduction euh il y a des rentes, il y a eu des économies de rentes dans le bordelet notamment où on a surplanté, où on augmenter les prix, c'est qu'il y avait un écart net entre le prix et la qualité des des produits sur un marché qui a été très concurrencé par les vins génériques, les vins, vous savez, de ces pages, hein, du chardonnet, du du merlot, du pin et cetera qui sont qui correspondent au goût des anglo-saxons.
Donc pendant très longtemps, on a exporté nos vins qui sont des vins complexes et il sortent aujourd'hui à cette concurrence. On va suivre évidemment tout au long de la journée comment se passe cette mobilisation agricole puisque encore une fois les syndicats vont être reçus tout à l'heure par le premier ministre Sébastien Lecnu. En attendant, on va de nouveau s'intéresser au Groenland.
Pourquoi ? Parce que la Maison Blanche chaque jour ne cesse de dire "On le veut ce territoire". Et bien l'OTAN est en train de se [musique] préparer, c'est inédit, c'est du jamais vu, l'OTAN qui est en train de se préparer une éventuelle agression d'un autre membre de l'OTAN.
Et nous avons aussi Thomas Misraki qui vient d'atterrir en France. Vous le savez, il était au Groenland ces derniers jours, il a témoigné pour nous. [musique] Il vi il va pourvoir nous parler de l'état d'esprit des Groenlandais.
Il vient d'atterrir à l'instant. Sera-t-il dans notre studio mesdames messieurs ? Dans 2 minutes ?
Et ben on verra. On verra s'il est capable. Il vient d'atterrir à l'instant.
Mesdames, messieurs, Magali, bonjour. Il vient de revenir à l'instant du Danemark. Son avion a atterri il y a 1 heure et il vient de débarquer dans notre studio.
Thomas Misraki, bonjour. Bonjour. Bonjour Magalie.
Bon, est-ce que les les Danois, enfin pardon, les habitants du Groenland, j'ai dit que vous atterrissiez pardon du Danemark. Oui, enfin du Groenland, c'est ce que je voulais dire. Est-ce que les Groenlandais sont séduits par le projet de Donald Trump ?
Alors, pas tous. Euh, pas tous, mais il y a quelque chose qui les intéresse dans ce projet, c'est la perspective de relancer le débat politique en vue d'une indépendance. Et ça, ils sont tous séduits par cela. 100 % des parlementaires Groenlandais veulent l'indépendance.
Ça c'est une certitude. Il y a un petit degré de Faut bien dire que le Groenland c'est 80 % à peu près nuit hein des esquimaux on va dire pour faire court. 20% quand on dit esquimaux eux ils trouvent que c'est colonialiste he faut faut pas dire ça là-bas din 20 % 80 % et 20 % de Danois des Viking mais qui sont pas des Danois qui viennent d'arriver il y a il y a 15 ans ou il y a 20 ans pour coloniser le Groenland.
Ce sont des Danois qui sont là depuis parfois 1000 ans. Ça s'est fait par vague. Ils sont arrivés euh aux alentours de de l'an 1000, les Danois dans cette partie du monde au Groenland.
Euh puis les inuites sont arrivés quelques siècles plus tard, je crois que c'est 1200 ou 1300. Les Danois ont quitté les Vikings, ont quitté le territoire, ils sont revenus après. Et donc il y a un vrai débat sur qui est arrivé le premier, à qui appartient ce territoire.
Euh sauf qu'évidemment après euh les inuites ont été colonisés par le par le Danemark et les scandinaves de manière plus générale et aujourd'hui ils vivent cette présence danoise euh comme une véritable colonisation. Très intéressant. Ça veut dire qu'il y a on va parler à grand trait hein.
Ça veut dire qu'il y a 80 % de Groenlandais qui sont des inuites qui ne se sentent pas vraiment danois. Pas du tout. Pas du tout.
Alors, c'est très intéressant parce qu'ils ont une une physionomie très particulière et parfois des yeux très bleus, très clairs. C'est c'est des gens qui sont vraiment incroyable physiquement. Euh mais non, il y a personne ne se sentanois.
Les Danois sont les colons là-bas. Euh alors, c'est un petit paradoxe parce que le Danemark, comme vous le savez, paye la moitié du du budget de l'État groslandais. Le système social danois a été calqué pour le Groenland.
Euh les Groenlandais sont pas naïfs, ils savent que si le Danemark s'en allait demain, en tout cas majeure partie d'entre eux savent que si le Danemark part demain, euh leur leur leur système ne tient plus euh économiquement parlant, mais ils en veulent beaucoup aux Danois, par exemple sur la pêche. La pêche est très important. 25 % du PIB du Groenand, 90 % des exportations et tout le monde nous explique là-bas qu'en fait euh les les Groenlandais sont des sous-traitants, ils vendent leur poisson au Danemark à un certain prix et le Danemark le revend 5 6 10 fois plus cher aux Chinois par exemple.
Et eux disent bah pourquoi on vendrait pas directement notre poisson au Chinois ? Parce qu'il y a des accords commerciaux qui font que et donc ils ont une sorte de rancune envers les Danois. et Danois.
Ouai. Vous allez pouvoir continuer à nous parler de votre ressenti, de ce que vous avez vécu ces ces derniers jours donc au Groenland. Vous allez pouvoir commenter une chose avec nous puisque l'impensable est en train de se produire.
L'OTAN est en train de s'organiser pour sécuriser l'un de ses membres, l'un des pays membres de l'OTAN puisque l'un d'entre eux, de ses membres a des véités sur ce territoire. On parle évidemment des États-Unis qui ne cessent de revendiquer ses ambitions. Grégory Philippe est également avec nous pour en parler. et Nivin Potros, vous allez nous dire Nivins qui se prépare du côté de l'OTAN pour défendre ce territoire qui est le Greenland.
D'abord, les ambitions qui sont renouvelées chaque jour par la Maison Blanche, on les écoute cette nuit encore avec la porte-parole de Donald Trump. Écoutez, le président Trump a déjà déclaré qu'il souhaite que les États-Unis acquèrent le Groenland. Il estime que s'il ne le fait pas, ce territoire finira par être annexé, voire envahi par la force par la Chine ou la Russie, ce qui serait néfaste pour les États-Unis, l'Europe et le Groenland lui-même.
N'oublions pas que ce ne serait pas dans l'intérêt des seuls États-Unis, c'est aussi dans l'intérêt du Groenlandre d'être attaché aux États-Unis et protégés par eux. Donc le truc le que vous évoquez à l'instant Magalie, le plus fou arrive, le plus fou arrive, c'est qu'un pays de l'OTAN, les États-Unis d'Amérique menace la souveraineté de cette région qui appartient en Danemark, un autre pays de l'OTAN et que toujours l'OTAN, des membres de l'OTAN, dont la France et cetera, l'Angleterre, l'Allemagne ont bien l'intention de s'organiser pour défendre ce territoire de de l'OTAN contre un pays de l'OTAN. Le truc est totalement dingue, inimaginable.
Ça s'est jamais produit hein, un tel scénario, c'est absolument historique. Nivin, qu'est-ce qui sur la table que prépare l'autant alors pour protéger ce territoire ? Alors, vous l'avez dit, ce sont plusieurs pays qui réfléchissent très sérieusement à une opération militaire au Groenland, sous la bannière de l'OTAN, parmi ces pays, il y a l'Allemagne qui est à la manœuvre, mais aussi la France, le Royaume-Uni et même la Belgique.
Tous seraient prêts à déployer des moyens au Groenland. La mission aurait même déjà un nom sentinelle de l'article. Elle serait en fait largement inspirée de deux autres opération mené par l'OTAN, Sentinelle de la Baltique et Sentinelle de l'Est qui ont été respectivement lancé l'année dernière pour protéger et bien d'abord l'est après l'incursion d'un drone en Pologne pour protéger également la Baltique après les câbles sous-marins souvenez-vous qui ont été coupés. cette fois et bien les moyens seraient plus ou moins les mêmes avec des frégates, des navires, des avions patrouilleurs, des drones navales.
Voilà tout ce que les quatre pays pourraient déployer donc au Grenland. En revanche, il n'y aurait pas de soldat au sol, même si même si bien les Belges se disent prêts à envoyer des militaires pour protéger le Groenland. L'objectif de cette mission de l'OTAN, elle serait double. d'abord sécuriser la région en surveillant qu'il n'y ait pas effectivement des bateaux chinois ou russes dans les environs, mais aussi et surtout et bien de prouver à Donald Trump qu'il ne peut pas ingir impunément au Groenland et que les Européens il déploient bel et bien des moyens non des plaisent au président américain.
Oui, parce que Donald Trump lui, il a dit le Groand, il est fendu par des chiens traîneau. C'est vrai ou c'est faux ? Alors, c'est vrai, c'est vrai que le Danemark, il a acheté deux attelages de chien de traîneau en janvier dernier pour protéger le Groenland.
Mais évidemment, ce ne sont pas les seuls moyens alloués puisque l'année dernière, le pays a dépensé 5,6 milliards d'euros pour sécuriser l'île avec notamment l'achat de trois nouveaux navires de surveillance, des avions de patrouille, des drones, des radars, des satellites. Le Danemark a aussi acheté 16 nouveaux avions de chasse, ce qui semble et bien amplement suffisant pour protéger l'île selon des experts. Ce qui est totalement fou dans cette affaire, c'est que vous avez rencontré, on va le voir, vous avez Bonjour Camille, vous venez d'arriver.
Cam est avec nous. Oui, vous êtes qui est derrière la caméra. C'est vrai qu'on voit la journaliste reporteur d'im la J comme on dit, la journaliste reporteur d'images.
Merci d'être avec nous. Vous avez tous les deux d'ailleurs rencontré hier l'homme de Trump. l'homme de Trump au Danemark qui a une personnalité qui est maga et qui va avoir comme job maintenant ce ce Grenlandais de d'essayer de convertir les inuites enfin les les Grenlandais euh en général au trumpisme.
Mais ce que vous m'avez dit en préparant l'émission à m'a séché, c'est que les inuites qui sont au Groenlande se sentent pas très européens au fond. Non, c'est ce qu'il nous expliquait lui hier soir. Alors, on est passé par Copenhag pour aller le voir parce qu'il habite la plupart du temps là-bas.
Sa fille est là-bas, sa petite amie est là-bas et il a été menacé de mort. Il a été frappé au au Groland. C'est pour vous dire un peu la la tension qui règne autour de comment dirais-je de de des volontés et des plans de Donald Trump sur place.
Ce qui est très intéressant, c'est que ces inuites, ils ont euh en fait, ils se sont développés sur trois continents, en Alaska, au Canada et au Groenland. Et donc ce que lui nous dit, c'est que cette ethnie inuite, elle est plus américaine qu'elle n'est européenne. Et euh parce qu'ils ils sont arrivés au Groenland par le par l'Arctique, quoi, par par le Canada, par ça c'est un peu voilà les les il y a eu trois trois branches vers l'Alaska, vers le Canada et vers le Groenland.
Eux font partie de la branche croenlandaise mais eux se considèrent comme des des peuples autochtones américains et donc rattachés à ce que serait cette Amérique du Nord unique qui comprendrait donc le Groenland avec les États-Unis. On va l'écouter votre grenlandais pro Maga. Comment il s'appelle ?
Jorgen Boissen. Jorgen Boissen. Vous l'avez rencontré hier soir.
Vous n'avez pas peur de perdre votre liberté ? Quelle liberté ? Vous ne vous sentez pas libre avec les Danois ?
Au Grenland, nous avons une élite. La moitié est danoise. L'autre aspire à l'être.
Ils oppriment le peuple. On les appelle l'élite. Vous savez, c'est pour ça qu'il y a des émeutes en ce moment, tout comme en Iran et peut-être au Venezuela.
Ça, ce sont les Danois Groenlandais. Vous savez, c'est comme mettre des gens sur liste noire, nous délaisser. Nous les Groenlandais.
Je ne me bats pas juste pour m'amuser, vous savez. Je soutiens cet homme. Ah voilà, je soutiens Donald Trump.
Voilà voilà le grenlandais Maga Lig Maga. Il a fait campagne pour Donald Trump. Il est allé en Pennsylvanie faire du du porte à porte pour convaincre les gens de voter pour Donald Trump lors de la dernière élection présidentielle.
C'est lui qui a coorganisé la venue au Groenland du fils de Donald Trump, Donald Trump Junior avec Charlie Kirk connaît qu'il connaissait bien avant qu'il soit évidemment tué. Il a aussi organisé l'avenue de Jade Events euh et lui nous dit euh avec Donald Trump, on arrivera à faire du commerce mais on aura notre pays à nous. C'est la différence avec les Danois.
Les Danois eux exploitent euh le Groenland. Ce ne sera pas le cas avec les États-Unis. On est avec le général Jean-Paul Perruche, général de corps d'armée, ancien directeur général de l'État-major militaire de l'Union européenne.
Mon général, bonjour. Merci d'être avec nous. Vous avez entendu à l'instant Nivin Potros, notre journaliste, là on s'immerge dans la réalité grenlandaise, mais l'idée que des puissances européennes de l'OTAN euh achètent des armes, les disposenland, territoire danois pour se protéger contre un autre pays de l'OTAN, les États-Unis d'Amérique qui parlent de bah de récupérer le Danemark.
C'est totalement délirant, mon général. Oui. Alors, il faut peut-être approfondir un petit peu cette problématique pour constater d'abord premièrement que le Groenland, ce n'est pas le Danemark.
Il fait partie d'un Commonwealth sous pilotage danois. Mais territorialement, vous savez que le Groenland n'appartient pas à l'Europe, par exemple à l'Union européenne, hein, bien que le Danemark en fasse partie. Donc, il y a juridiquement, je pense, déjà un débat là-dessus.
Ensuite, s'agissant d'une opération de déploiement de de force en protection euh d'une prise d'une prise de gage du Groenland, euh euh une intervention de l'OTAN est absolument impensable, inimaginable pour une raison simple, c'est que à l'OTAN, les décisions sont prises à au consensus ou à l'unanimité par le Conseil de l'Atlantique Nord dont font partie les Américains. Donc les Américains n'ont pas se tiré dans le pied et autorisé un déploiement de l'OTAN alors que ça contrevient à leurs objectifs. S'il pouvait y avoir un déploiement, il faudrait que ce soit le déploiement de pays européens alors soit membre de de l'Union européenne mais là aussi il faudrait être un consensus ou bien de pays coalisés un petit peu du même ordre que ce qui se fait pour une une opération post cesser le feu en Ukraine par exemple.
Voilà voilà comment les choses peuvent peuvent se présenter. Donc l'idée d'appeler cette force une force de l'OTAN est absolument exclue et impensable. Exclu impensable.
Et pourtant Grégory Philips quand on on voit ce que vient de dire le premier ministre groenlandais dans sa tête c'est clair. Il est protégé aujourd'hui par l'OTAN. Il le dit "Notre sécurité, notre défense relève de l'OTAN.
C'est une ligne fondamentale et immuable", dit-il. Mais c'est là où on est un peu dans l'absurde et c'est ce que vous soulignez à l'instant. Enfin, si à un moment donné vous avez des troupes européennes face à des troupes américaines, c'est la fin de tout.
C'est la fin de l'OTAN. Je crois que c'est Met Frédéricen, la première ministre danoise qui qui a dit ça il y a quelques jours. C'est c'est presque inconcevable comme situation.
Donc il va falloir voir s'il y a une réalité du déploiement de troupes européennes dans ce territoire. Mais paradoxalement, c'est assez malin de se positionner comme ça. Pourquoi ?
Parce que un des arguments de Trump, c'est de dire "Non, mais c'est pour la sécurité des États-Unis. Les Russes, les Chinois sont pas très loin. On a besoin de ce territoire pour assurer la sécurité de notre pays.
Et ben la sécurité, regardez, nous on va l'assurer, on est européen, on va mettre des moyens militaires. Et si les Russes ou les Chinois avaient quelque véléité sur le Grenlande, regardez, on est là pour protéger. Donc ça met quand même Trump dans une dans une position un peu un peu délicate, je trouve, et c'est assez assez malin comme stratégie.
Juste un un point, donc ça c'est les euh l'aspect militaire des choses. Il y a aussi un aspect politique. Alors ça paraît un peu anecdotique mais la France a annoncé qu'elle nommerait bientôt un consul de France à NUC.
Et dans l'oreillette, on me dit que Thomas Missraki est intéressé par le poste. Mais [rires] on verra. Mais vous avez aussi euh des des petits éléments pour montrer à Trump qu'on prend cette situation très Camille.
Alors moi je ce truc c'est je dis ce truc parce que pour nous c'est le Groenland c'est c'est un concept personne n'a jamais été au Groenland il y a des gens qui vont en Islande faire du tourisme mais au Groenlande jamais c'est quatre fois la France et puis plutôt vers le sud NUC cette capitale qui c'est un peu New York entre guillemets. Il y a pas grand monde mais quand je dis c'est New York c'est plus mélangé que le Groenland. Il y a pas que des inuites ou que des Danois, il y a un peu c'est la capitale administrative New York.
New York New York New York. Bon, est-ce que c'est joli ? Est-ce que vous avez été bluffé vous par les paysages que vous avez filmé ?
Mais c'est c'est incroyable. Enfin, ces pays nordiques où on a à perte de vue en fait des glaciers. Bah voilà sur les images euh qu'on a pu faire, c'est cette ville qui est au bord de la mer qui change de couleur.
Là, on a eu un jour de soleil où la couleur était orangée avec un bleu qui ressortait. Et le lendemain, c'était gris, nuageux et la mer était devenue noire. Donc c'est vrai que c'est des paysages qui sont très marquants et et dont on n pas l'habitude surtout.
Donc c'est c'est vraiment impressionnant. Puis en fait Nou comme on dit euh c'est c'est une petite ville. 20000 habitants, c'est Chaumon, je crois [rires] en Ville de France, vous imaginez, c'est la capitale du pays, c'est l'équivalence de Chaumon.
On a rapidement on a rapidement fait le tour de cette petite ville qui en fait quand on parle avec les habitants nous explique que c'est quand même une ville qui a une forte influence du Danemark parce que beaucoup de Danois arrivent ici et laissent une trace. Donc ces petites maisons qu'on peut voir sur certaines images avec les toits pointus et de couleur, c'est ce qu'on appelle la vieille ville mais euh mais le centre-ville, il est plus industrialisé avec des maisons un peu plus classiques, des bâtiments, des magasins et on voit cette population qui est mélangée entre des Danois et euh des le des inuites autochtones et et on sent que cette population est un peu divisée entre ce vivre ensemble, cohabiter qui plaît pour certains et aussi C'est vélité d'indépendance entre les deux entre on va regarder vos images parce que il y a 3 qu jours on était en direct ensemble vous étiez tous les deux Camille et Thomas sur place là-bas à Nuc Nou capitale du Groenland et bon voilà c'était pendant les 3 4 heures de jour et donc vous nous avez permis de découvrir cette capitale luxuriante. Al je vais vous montrer.
Là c'est l'entrée du centre commercial et là c'est l'entrée du parlement. Voyez, c'est ici. Euh vous avez le centre commercial ici, le parlement euh oui, l'entrée elle se passe comme ça.
Vous rentrez dans le centre commercial et vous avez accès après au Parlement. Et ici, vous avez un magasin de euh de je ne sais pas d'articles de sport juste à côté. Donc pour vous donner un peu une idée quand même de la situation.
De l'autre côté, vous allez voir, c'est quand même assez extraordinaire. Vous avez donc tous ces bureaux administratifs. On est dans une dans un tout petit périmètre, il faut faut bien le savoir.
Les bureaux administratifs et toute l'administration locale est là. Et euh donc c'est là ce matin nous qu'on a rencontré un député. Un peu plus loin, vous avez des habitations et alors je vais demander à Camille de vous accompagner pour vous montrer parce qu'on est juste au bord de la mer.
Le Groenland évidemment c'est une île couverte de glace, je vous le disais à 85 %. Ici on est au sud en quelque sorte de cette de cette île. Mais voilà, tout est enneigé.
Alors tout le monde nous dit vous avez beaucoup de chanceou tempête demain la circulation. Faites attention à la circulation. Faites attention à la circulation.
Et je vois cette foule. On pourrait peut-être vous piquer votre portefeuille, vous agresser. Faites très très attention à cette circulation délirante.
Délirante hein. C'est calme, hein. Voilà, c'est très très calme. 20000 personnes au total à à nous.
Voilà. Bon, bluffant quand même cet endroit. Vous en garderez un souvenir, j'imagine.
Ah bah, c'est c'est extraordinaire. Alors, après, on est resté un peu prisonnier pour tout vous dire. On a découvert les choses au fur et à mesure.
C'estàd qu'on nous a expliqué quand on devait partir initialement, on a eu beaucoup de retard sur le départ qu'en fait on était dépendant de la nature et des caprices de la météo. Donc on a on a mis mis plus de on a eu plus de 24 heures de retard. Oui.
Voilà. Exactement. Le vent.
Ouais. Quand il y a du vent au Groenland, vous êtes vous êtes cloué au sol. Vous ne pouvez plus rien faire, vous ne pouvez pas même marcher, c'est difficile.
Euh voilà. Donc ça c'était ça c'est pour la petite anecdote. Je voudrais juste rajouter quelque chose.
On a parlé nous avec des députés hier soir encore des journalistes qui étaient sur place. On nous explique alors on n pas pu vérifier ces informations mais que des militaires danois sont en route ou pour certains arrivés sur l'île ces ces dernières ans. On parle de force spéciale des services de renseignement.
C'est c'est très sérieux qui vont qui vont prendre position là-bas. euh l'un des députés à qui on a parlé hier soir qui est un député de l'opposition. Euh on l'a rencontré à Copenhague, il était en en déplacement professionnel euh hier soir avec euh la personne que vous avez vu tout à l'heure nous disait aussi qu'il y avait euh une partie de l'île qui était effectivement surveillée par le Danemark, la partie euh est la partie ouest.
Il n'y avait strictement aucune surveillance militaire. Dans cette partie ouest, il y a des pêcheurs. Parmi ces pêcheurs, il y avait le beau-père du député que nous avons vu hier soir qui nous disait "Il a pris beaucoup de clichés de sous-marins russes.
Si ça vous intéresse, on va vous les envoyer." Donc euh vous les attendez. Donc on les attend.
Euh si tout cela se confirme, ça peut être intéressant et relancer le débat. Bien, merci beaucoup. Donc une île très complexe avec une minorité prodoise, une majorité de Groenlandais indépendantistes, certains qui sont intéressé par la proposition de Donald Trump, d'autres qui n'en veulent pas.
Voilà, c'est aussi un territoire d'affrontement idéologique. On en reparlera bien évidemment du dran du du Groenland. [musique] Quelque chose me dit que cette affaire n'est pas terminée du tout.
Une image avec la colère agricole qui ne retombe pas avec ce barrage qui [musique] perdurait sur la 64. qui a eu des affrontements, vous le voyez ici sur ces images au cours de la matinée. Bien, ça y est, les [musique] agriculteurs ont décidé de lever ce barrage et puis nous irons au Tribunal judiciaire [musique] de de Paris, au palais de justice pardon, au cœur de l'île de la cité, au cœur de Paris parce que c'est là que va débuter [musique] le procès en appel de Marine Le Pen qui s'est exprimé d'ailleurs ce matin dans les couloirs de l'Assemblée nationale.
Elle se dit assez sereine et toujours combative, elle est pleine [musique] d'espoir, dit-elle. Ce procès d'appel est capitale. Est-ce qu'elle pourra se présenter à l'élection présidentielle de 2027 ?
C'est ce quoi [musique] on l'attend évidemment. C'est avec ce grand débat Magalie et si jamais et si jamais elle est blanchie en si jamais elle a la possibilité de se présenter Oui. Est-ce que Jordan Bardella va accepter l'idée que ce soit elle la candidate pour 2027 alors que maintenant il est plus haut dans les intentions de vote et les sondages que Marine Le Pen elle-même ?
Est-ce que le Rassemblement national va se tirer une balle dans le pied ? À tout de suite les amis. Mesdames, messieurs, Magalie Lunel, bonjour.
À la minute où nous parlons, il est probable que Marine Le Pen vient d'entrer dans sa voiture et qu'elle fasse se diriger vers le palais de justice de Paris, pleine d'espoir. C'est une formule qu'elle a elle-même utilisé hier, pleine d'espoir pour son procès en appel. à la clé.
La grande question Marine Le [musique] Pen qu'on se pose tous, sera-t-elle éligible pour l'élection présidentielle de 2027 [musique] ou au contraire, est-ce que la cour d'appel va finalement maintenir la position qui a été prise par les juges en première instance, n'est-ce pas ? Et euh sera-t-elle empêché ? C'est la grande question.
Nous sommes avec Isabelle Saporta, rebonjour. Nous sommes avec Renault Pila. Bonjour mon cher Renault.
Nous sommes avec maître Christian Saint-Palais. Bonjour. Merci maître.
Le meilleur pédagogue. Vous êtes le meilleur pédagogue pour expliquer les roages un peu complexes de la justice. Avec on comprend tout.
Je suis très sérieux. Avec on comprend tout. Voilà.
C'est ce qu'il faudrait. Je peux vous convaincre sur mes positions. C'est pas mal aussi.
Moins bon aujourd'hui. On fait comment ? Si quoi ?
S'il est moins bon aujourd'hui. Oui, c'est ça. Et ben on le on le remplace.
J'ai peur d'être des menti. Eran Lecœur est avec nous. Il est sociologue, il est spécialiste du rassemblement national.
Vous avez publié Erwan le dictionnaire de l'extrême droite que vous suivez de près l'extrême droite depuis des années et des années. Merci d'être avec nous. Merci de votre expertise.
Bon, c'est donc la question de l'inibilité effectivement de Marine Le Pen qui est au cœur de ce procès en appel dans l'affaire des assistants parlementaires européens. On va tout de suite se rendre au palais de justice retrouver notre reporter Alison Tassin. Bonjour.
C'est la la question la présidentielle 2027 qui finalement qui qui se joue ici. Quel est l'état d'esprit de Marine Le Pen ? Bah vous voyez, c'est un moi crucial mais Marine Le Pen a tenu à s'afficher sereine en maintenant son agenda ce matin et en se rendant à l'Assemblée nationale.
Mais c'est vrai que tout l'enjeu est là de savoir si elle va pouvoir concourir ou non une nouvelle fois à la présidentielle. Alors sur le papier, c'est un nouveau procès, c'est une remise à zéro en quelque sorte, mais sur le fond, le dossier est le même détournement de fonds public, utilisation de l'argent européen pour le parti ou pour en tout cas payer des assistants parlementaires pour des ambitions nationales. Voilà les soupçons de la cour.
C'est sur la forme finalement que les choses peuvent être un peu différentes. En tout cas dans l'attitude de Marine Le Pen puisqu'il est lui a été reproché en premier instance et bien le fait de ne pas avoir réellement pris conscience des faits. Adoptera-t-elle une attitude différente ?
Et bien nous verrons ça tout à l'heure à partir de 13h30 au tribunal. Il faut aussi rappeler qu'il n'y a plus que la moitié des prévenus qui se sont et bien pourvus en appel. Il y a donc la moitié de ceux qui étaient présents en première instance qui ont accepté leur sort et leur condamnation.
Et puis un mot aussi pour vous dire de l'ambiance ici et bien il y a près de 400 journalistes qui sont accrédités ici à la cour d'appel. C'est évidemment inédit pour un procès qu'on peut qualifier d'historique. Merci Alisson Tassin.
Vous reprenez la parole à tout moment et notamment quand Marine Le Pen va euh arriver à la cour d'appel dans les prochaines minutes. Maître Saint-Palais finalement donc 5 semaines de procès, une décision de justice qui va arriver au début de l'été hein au mois de juin. question.
Elle peut en appel avoir une condamnation plus lourde, plus légère, mais elle ne va pas forcément être, je parlais tout à l'heure d'être blanchi, c'est un peu absurde. Il peut y avoir une condamnation, on appelle mais qui fasse bouger l'inéligibilité hein, qui est aujourd'hui de 5 ans. Elle peut être condamnée, par exemple à 1 an d'inéligibilité, ce qui lui permettrait là de figurer à la présidentielle en 2027.
Oui, absolument. La Cour fera ce qu'elle estimera devoir faire, hein. Tout est possible.
La relaxe, puisque je pense qu'ils vont plaider la relaxe. Ouais. Euh des problèmes de de procédure.
Après tout, pourquoi pas ? Peut-être que au début du procès, les avocats vont soulever des problèmes de procédure. On verra euh les conséquences que ça pourrait avoir.
Et puis si elle est déclarée coupable, bien sûr la peine, la cour d'appel estimera qu'il faudra la sanctionner selon des critères qui pourront être différents de ceux du tribunal. H et alors bien sûr, elle en court une peine maximale de 10 ans d'emprisonnement. On se souvient qu'elle a été condamnée, je crois 4 ans dont deux avec surcis.
Et sur l'inéibilité, c'est pareil. L'inéibilité en réalité, si on regarde le texte de la loi, vous savez, les les juges en fait appliquent la loi h et en matière de détournement de fond public, le texte aujourd'hui dit que l'inéligibilité est obligatoire. C'est assez rare hein qui a ce ce terme dans le code de procéure pénal mais toutefois parce que c'est aussi le problème de l'individualisation des peines.
Toutefois le juge peut toujours quandb même la peine d'inéligibilité serait-elle obligatoire peut quand même en dispenser le condamné. Donc il y a toujours des équilibres à trouver et la peine d'inilégibilité et bien elle a été prononcée à hauteur de 5 ans. Elle pourrait être à hauteur de 1 an.
Il faut pas oublier que l'inéligibilité a débuté dès le premier procès par l'exécution provisoire. Ce qui fait que si on la condamne à 2 ans d'inéligibilité depuis le premier procès, elle aurait déjà fait euh 1 an ou un peu plus, je sais plus quand avait eu lieu le premier procès. Maître Saint-Palais, je sais que vous détestez que je vous pose ce genre de question, mais votre feeling-y.
Votre feeling, vous sentez quoi ? Vous sentez une justice ? C'est des magistrats soucieux de rester sur le la décision de justice qui a été prise en première instance.
Vous pensez qu'ils vont peut-être assoulir sur la question de l'inéibilité euh parce que c'est un destin national et qu'il serait euh euh absurde ou scandaleux de priver les Français de la présidentielle qu'ils espèrent ? Quel est votre sentiment là-dessus ? Vous vous m'avez dit que je pouvais faire de la pédagogie et que vous m'écoutiez si je j'expliquais les choses.
Mais je pense que c'est pas comme ça qu'on peut aborder les choses. Voilà, il y a des magistrats dont on va poser le postulat parce qu'il faut admettre cela que ce sont des magistrats compétents comme l' étaient d'ailleurs les magistrats de première instance. H attention, moi j'ai infiniment de respect pour les magistrats de première essence que je connais.
Hm. Ils ont pu se tromper. Ça n'empêche pas cette ce cette appréciation.
Ils ont pu se tromper dans leur première décision. On va voir ce que dit la cour d'appel. Là, les magistrats, bien sûr, tout ce que vous avez évoqué, ils vont le prendre en considération.
H d'ailleurs, il y a des décisions récentes de la Cour de cassation et du Conseil constitutionnel en matière d'exécution provisoire par exemple hein où on leur dit euh parce que la question va se poser aussi à la cour de l'exécution, celle de l'exécution provisoire parce que lorsqu'il y a un pouvoir en cassation en principe la peine est suspendue, vous savez, elle sera condamnée par exemple et si elle fait un pouvoir en cassation, la peine est suspendue. Mais si la cour d'appel comme le tribunal ordonne l'exécution provisoire de la décision qu'ils prononceront, alors elle serait immédiatement exécutoire. H la Cour de cassation et le Conseil constitutionnel oblige désormais à bien apprécier la portée de cette exécution provisoire.
Ce sont des décisions récentes de 2024 et 2025. Oui. Oui.
Donc la Cour de Cassation dit "Si vous la condamnez, pensez aux conséquences." Voilà, c'est la condamné avec exécution provisoire sur l'inéligibilité. Attention à un autre droit fondamental qui est un droit de valeur constitutionnel qui est énoncé dans l'article 6 de la déclaration de 1789.
Donc c'est le droit en fait de participer à la loi et désormais si on prononce l'inéligibilité immédiate il faut se préoccuper de l'atteinte de la proportionnalité de l'atteinte à l'autre droit qui est celui passionnant. Donc les juges quand ils vont dire elle est inéligible, ils doivent penser à son destin, à la France, à toutes ces questions là. Intéressant, je savais pas ça.
Oui. Absolument. Et ça, je crois que ça va être très intéressant ce caractère proportionnel de l'atteinte euh que la cour d'appel devra motiver si elle estime qu'il faut condamner, si elle estime qu'elle va l'inligibilité et avec exécution provisoire.
Raphaël Maillochon de notre service police justice nous a rejoint. Bonjour Raphaël. Bonjour.
C'est l'ouverture du procès en appel de Marine Le Pen et donc d'autres prévenus parce qu'ils sont plusieurs à avoir fait appel. Ils étaient 25 en première instance. Ils sont une douzaine aujourd'hui, 12 même précisément qui ont fait appel.
Donc euh qu'est-ce qui va se passer lors de cette première journée ? Alors la première journée, elle est très très technique, on le sait. Ça débute aujourd'hui.
Ça se terminera le 12 février avec une décision mise en en délibéré où on aura normalement cette décision qui sera rendue après l'été. Mais c'est une journée très technique aujourd'hui. Après l'été.
Moi je crois que c'était au mois de juin. C'est avant l'été. avant l'été.
Avant l'été, pardon. Et euh effectivement, aujourd'hui, ce sera une journée très technique où clairement, on va se dire les choses. C'est pas la journée la plus passionnante aujourd'hui avec l'ouverture des débats.
Aujourd'hui, ça va être et bien qui est là, qui est présent, par qui êtes-vous représenté ? Une journée judiciaire comme on en connaît beaucoup, euh d'ouverture, de procès assez technique. Le débat les plus intéressants sur le fond interviendront dans dans les prochaines journées.
Qui sont les stars du RN qui sont jugés aujourd'hui ? Outre Marine Le Pen ? Je crois qu'il y a le maire de Perpignan Louis Aliot Louis Alliot avec toutes ces personnalités effectivement du du rassemblement national qui viendront qui vont défiler à la barre mais les plus connus effectivement sont sont Marine Le Pen et Louis Al Julien Audou Valer Saint-Juste Nicolas Valond Saint-Just qui était le le trésorier notamment avec ces échanges de mail on en a beaucoup parlé ces écrits effectivement où Valron Saint-Juste écrit noir sur blanc il y a ces preuves qui avaient fait pencher les juges en première instance qui vont aujourd'hui avec ce procès d'appel et bien les pièces vont être de nouveau présentées mais Valrand Saintjorier du Front National à l'époque avait et bien en tout cas on avait ses écrits de Valrand Saint-Juste alors Renault Pilat c'est quand même un moment d'abord que tous les électeurs du Rassemblement national attendent Marine Le Pen voilà alors c'est un moment ça va être un temps long he puisque la décision de justice on la connaîtra au mois de juin mais quel enjeu pour un parti politique qui est aujourd'hui le le premier parti de France en adhérant, en électeur, en tout ce qu'on veut.
Oui, il me semble que la situation est paradoxale pour le Rassemblement national parce que premièrement et ça fait extrêmement longtemps sous la 5e République, il est créé dans les sondages présidentiels de 33 à 34 %. Entre 32 et 34 %. C'est considérable.
Considérable. À l'époque, François Milteran connaissait extrêmement bien la politique, grand maître politique, disait "Lorsque vous avez plus de 30 % au premier tour d'une présidentielle, vous avez de grandes chances de l'emporter." Donc un parti extrêmement puissant.
Deuxièmement, un parti avec deux présidentiables. C'est rarissime. Marine Le Pen et Jordan Bardelin.
Deux présidentes qui sont dans toutes les enquêtes d'opinion substituables l'un à l'autre. C'est quasiment jamais arrivé. H euh troisièmement euh et je termine là-dessus, les sympathisants du RN suivent de très très près ce ce procès parce que contrairement à ce que en tout cas moi il me semble ce qui est beaucoup dit l'affiction des sympathisants eren et des militants pour Marine Le Pen reste intacte.
C'est la femme qui a réussi à survivre après la la Zemourmania la dernière fois qui était montée à 19 %. Vous vous souvenez Marine Le Pen, elle est morte politiquement. Elle est morte hein.
On l'avait déjà enterré. Elle a survécu. Elle a survécu.
Elle a elle a croqué Eric Zemour, vous pensez ? Bah évidemment, elle a survécu au deuxème tour de au au débat du au débat raté. Au débat raté, elle a su se reprendre.
Elle a elle a extrêmement souffert et on sait qu'en général une partie des Français dit la trè fois, elle le mérite. Voilà ce que vous demandez à la cour d'appel. Ce que vous demandez à la cour d'appel, c'est aussi de confirmer cette peine d'inébilité avec je me substitue pas je me substitue pas au procureur au procureur général au parquet enquier de parti civile.
Je ne suis pas là pour demander une peine. Ça ça appartient au procureur de le faire. Pour notre part, on se contentera en se contentera ce qui est déjà pas mal de demander effectivement la condamnation pour un détournement de fond public.
C'est c'est le point le plus important pour nous. Mais vous étiez très satisfait à l'issue de l'audience, à l'issue du procè. Oui, puisque on était satisfait dans la mesure où il y a eu cette reconnaissance de culpabilité.
Il y a eu une reconnaissance des chiffres qui ont été qui ont été fixés par le tribunal sur plusieurs plusieurs millions d'euros. Pour ça, on pouvait que s'en féliciter en ce qui nous concerne. Vous craignez pas que cette peine soit la plus faible finalement ?
Mais je ne crains rien. Je ne suis pas là pour me préoccuper de la de la peine. Ça c'est la cour qui qui arbitrera cette cette question de la peine.
On verra ce que va faire le parquet général d'ailleurs par rapport par rapport à la peine. Je ne suis pas le parquet général. Marine s dit plein d'espoir.
Est-ce qu'elle a raison d'y croire encore ? On a toujours raison d'y croire. Il faut toujours par principe être optimiste.
Par principe. Pour vous la victime aujourd'hui c'est bien le Parlement européen. Ça a toujours été.
C'est pas seulement aujourd'hui, ça l'a toujours été. Je j'ai le souvenir de certains responsables du Rassemblement national parler de Marine Le Pen victime. Nous nous trompons pas.
La victime c'est bien le Parlement européen. C'est bien au Parlement européen, [musique] donc au aux citoyens européens, donc aux citoyens français auquel on a détourné et volé plusieurs millions [musique] d'euros. Vous vous n'avez pas changé de stratégie de défense ?
Je n'ai pas changé de stratégie. Les autres, j'en sais rien. J'arrive.
On découvre, vous l'avez compris, on découvre les images en direct ensemble et les avocats vont arriver les uns après les autres. Là, c'était [musique] l'avocat du parti civil, l'avocat du Parlement européen évidemment, Patrick Mais qui qui s'exprimait et donc qui parlait de ce l'ouverture de ce procès en appel et qui ne se prononçait évidemment pas sur sur le sur une potentiel issue. Je l'ai entendu ce matin sur RTL.
Lui, ce qu'il souhaite c'est bien évidemment comme avocat des partis civils, c'est du Parlement européen, il souhaite que les décisions de justice de première instance soient confirmé en seconde instance. Il l'a dit ce matin RTL de cœur vous qui suivez le rassemblement national depuis depuis tant d'années si on éétait pas sur cette affaire là je vous aurais dit le Rassemblement national il est normalisé il est dédiabolisé c'est fini c'est un parti comme les autres on a vu d'ailleurs dans une dans un sondage hier dans une étude hier il dit que le nombre de d'anti RN descend et vient de croiser le nombre des pro RN c'estd que il y a maintenant plus de pro que d'entil en tout cas de gens qui considèrent que c'est pas le diable. Mais mais je vous aurais dit ça mais là il y a quand même des affaires qui rappellent de temps en temps que le RN n'est pas tout à fait un parti comme les autres et cette affaire en est une.
Tout à fait et je je vais faire un bon historique. Euh moi, vous l'avez rappelé, je travaille depuis assez longtemps sur le sujet. J'ai fait une thèse sur le sujet en 2002.
Donc je travaillais sur cette question dans les années 90, fin des années 90. Et je rappellerai aux auditeurs que tout ça a déjà un air de déjà vu. Jean-Marie Le Pen en 97 est condamné à l'époque pour voix de fait à l'égard d'une candidate socialiste qui l'agresse dans la rue.
Il est condamné en première instance, il fait appel, il va jusqu'en cassation et c'est parce que à l'époque, il n'y a pas d'exécution provisoire que Jean-Marie Le Pen pourra se présenter aux européennes de 1999. Alors que dans le même temps, toute cette affaire, cette mise en difficulté de Jean-Marie Le Pen de l'époque a créé la cission, tout le monde se souvient entre Bruno Migré, Jean-Marie Le Pen. Et moi, je veux rappeler que en fait, on est dans les mêmes dans les mêmes éléments.
Finalement, Bruno Mégré remplacé aujourd'hui par Jordan Bardella mais il a à peu près les mêmes conseillers, notamment le beau-frère de Marie de Le Pen, voilà, Philippe Olivier qui était déjà le conseiller de Bruno Mégret à l'époque. Bruno Mégr n'est plus dans la la vie politique mais il a été celui qui a dit il faut sortir de cette leopénisation du parti. Il faut que le le parti se se défasse de de la famille Le Pen.
Aujourd'hui, Marine Le Pen qui est qui a beaucoup hérité de son père et notamment cette affaire, on le dit peu mais en réalité cette affaire date de 2004, c'est-à-dire au moment où Jean-Marie Le Pen est encore le chef du parti, on a le parti s'appelle le Front National encore pendant un certain nombre d'années. Donc tout ça est un héritage de Marine Le Pen, d'un système qui a été mis en place par son père à une époque où ça gênait beaucoup moins de entre guillemets de détourner l'argent de de l'Europe pour les besoins du parti qui avait déjà des problèmes financiers puisque je le rappelle la session de 98 99 entre Bruno Mgret et Jean-Marie Le Pen avait fait que Bruno Mgret était parti avec la majorité des cadres, l'argent, le fichier et tout un tas de choses. Et c'est Jean-Marie Le Pen et c'est sera mon dernier mot sur le sujet.
Marine comme Jean-Marie, la famille Le Pen sont des juristes. Ils n'ont jamais, elle elle a été avocate très peu mais elle l'a été. Elle a été la la conseillère juridique du parti pendant des années.
Elle était rémunérée pour cela. Euh lui avait fait une capacité en droit. Ça lui permettait pas d'être avocat mais il tous les deux adoraient le droit.
Et Jean-Marie Le Pen n'a n'a tenu son parti, n' n'a réussi à tenir son parti de 1973, le moment où il prend la vraiment la direction. juin 73 jusque euh entre guillemets son départ précipité euh dans les années 2010-215, il ne tient son parti que grâce à des procès qu'il gagne. Et donc Marine comme Jean-Marie pense toujours que la justice est quelque chose qui est un bras du politique et ça explique aussi une façon d'appréhender le premier procès qui à mon avis va être différente cette fois comme l'a très bien expliqué très intéressant.
Y a-t-il un risque de sission ? C'est la question qu'on va pouvoir poser aussi à nos éditorialistes parce que vous doutez le risque est évident. Le risque est évident pour vous.
On va l'extrême droite, il y a toujours un risque d'cission pour une histoire de pour l'histoire de ce cette mouvance politique. Je rappelle que il y a une quinzaine de tendances qui essayent de faire ce que Moras leur avait demandé. C'était le terme était le Front National.
Alors regardez Marine Le Pen y est qui arrive arrive au palais de justice au cœur de l'île de la cité. Donc c'est au cœur de Paris. Vous la voyez arriver ici Marine Le Pen.
Ben justement Alison Passin, vous n'étiez pas très loin. Racontez-nous parce que visiblement donc elle va pouvoir pénétrer dans la salle d'audience dans d'une minute à l'autre. Oui, tout à fait.
Le chemin est assez court entre les marches du palais et la salle d'audience. Marine Le Pen qui est donc attendue ici. Elle a une place réservée au premier rang de la cour.
Nous dit Alexandra Agier qu'il est à l'intérieur de la salle. On est déjà vu arriver Valéand Saint-Jus ou encore Nico Labé et je vous rappelle hein qu'il n'y a plus que la moitié des prévenus par rapport au premier procès en instance. Marine Le Pen qui s'est dit pleine d'espoir qui croit toujours pouvoir prouver son innocence.
En tout cas c'est ce qu'elle a indiqué hier lors des vœux à la presse de Jordane Bardella. Elle a pris la parole, ce qui a relativement étonné les journalistes. Marine Le Pen qui semble donc assez lucide sur ce nouveau procès en appel, mais évidemment c'est son avenir politique qui se joue.
On va voir quelle attitude elle va pouvoir adopter face à la cour d'appel. Va-t-elle changer un peu de ton ? En première instance, elle avait été assez insistante avec face à la présidente, il y avait eu parfois des moments de tension.
Et bien on verra s'il y a un peu plus d'humilité entre guillemets de la part de Marine Le Pen pour ce procès en appel qui est évidemment déterminant pour son avenir politique. Merci. Merci Alison Tassin.
Donc nous sommes à la cour d'appel de Paris. Vous venez de voir Marine Le Pen qui vient d'entrer dans le dans le tribunal accompagné par un certain nombre de de personnalités. Isabelle s'apporte.
Le grand débat, la grande question, c'est tiens l'attitude de Marine Le Pen, pas son attitude sociale, voilà, mais euh au fait que en première instance, elle avait été dans une forme de déni. Nous n'avons pas mis les doigts dans le dans le pot de confiture. Voilà.
Euh ce dont vous nous accusez est fondamentalement injuste. Et beaucoup au RN ou en dehors du RN s'en étaient ému et avaient dit "Mais elle aurait peut-être dû dire autre chose que elle a fait à l'époque dans les années 2000 comme beaucoup de politiques ont fait. Elle a utilisé euh les les fonds du du Parlement européen pour payer en partie des gens qui avaient un travail un peu hybride, un peu parlement européen, un peu assistant parlementaire à Paris, un peu bon lui ont reproché d'avoir été pur et dur.
Et est-ce que vous croyez qu'elle va infléchir justement Isabelle Saporta, vous qui suivez aussi la politique ? Moi, je suis pas dans les secrets de la défense, hein, de Marine Le Pen et d'ailleurs je pense que peu de gens y sont, hein. On sait qu'elle a elle a été voir François Surau, on sait qu'elle a été voir d'autres avocats, on sait qu'elle a elle a pris langue et elle a écouté d'autres avis.
Maintenant euh quand vous parlez avec ses plus proches c'est déjà une amorce de réponse que vous me dites. Oui, c'est vrai. Mais voir d'autres avocats.
Enfin, alors je vais vous dire un truc qui n'étonnera aucun de nos téléspectateurs. Personne ne pense qu'on arrive au niveau où est Marine Le Pen en étant quelqu'un d'inelligent hein. Il faut qu'elle soit brillante cette femme, sinon elle serait pas là où elle est aujourd'hui.
Maintenant, je voulais rebondir sur ce que vous avez dit sur au fond cette affaire et c'est ce que vous avez dit tout à l'heure très justement Erine Lecker, c'est-à-dire qu'au fond, elle aurait très bien pu dire ce qu'il y a de plus crade dans cette affaire, c'est ce que faisait mon père parce que de fait les pires turpitudes sur je parle sous votre contrôle, le chauffeur, le machin, le truc, c'est le père. Elle l'a pas fait. Elle l'a pas fait.
Pourquoi ? Parce qu'en fait c'est une tragédie française qui se noue sous nos yeux là. C'est vraiment une tragédie française.
Vous disiez tout à l'heure, il se joue pas forcément grand-chose. Moi, je vais vous dire, il joue un drame. Il joue un drame français parce qu'en fait Marine Le Pen, elle a tout supporté, elle a tout endossé.
Il y a eu l'attentat chez elle, il y a eu elle a assassiné son père et elle a réussi quand même à ce que ce parti reste uni. Je pense d'ailleurs que c'est pour ça qu'elle n'a pas tapé sur son père. Elle a réussi à embarquer tout le monde.
Elle a réussi à nouer un lien, comme le disait très justement Renault tout à l'heure, avec tous les militants. Et une fois qu'elle a réussi tout ça, une fois que c'est quand même vraiment toutes les étapes sont passées, et bien sans doute ce sera pas elle qui ira à la à la présidentielle. Et tout à l'heure, vous disiez beaucoup de sympathie les militant pourell, c'est vrai.
Mais quand on entendait hier la conférence de presse de Jordan Bardella, on se rendait compte qu'au fond le dauphin était prêt et que ce qui se joue là effectivement et c'est là où vous avez raison. C'est effectivement le drame français, mais est-ce que c'est encore la future président ? Ça c'est pas certain.
Parce que même chez les militants en fait eren toute une partie disent au fond tu sais quoi il est meilleur le jeune, il a pas le nom Le Pen, il est bon et cetera. Alors la question est va-t-elle assassiner le dauphin ? Mais est-ce que c'est son intérêt ?
Je ne crois pas. Euh c'est intéressant la pièce cornélienne que vous que vous décrivez. C'est c'est très intéressant et à l'instant Erwan Lecker qui je le rappelle est sociologue et suit le Rassemblement national entre autres depuis très longtemps disait aujourd'hui il y a une quinzaine de familles.
Il a toujours eu moi je me souviens de mon grand-père socialiste qui disait qu'il y avait il y a une trentaine d'années 23 familles différentes au sein du PS. Là, il y a une quinzaine de familles au sein du RN entre la contreéforme catholique dont les les quat tradis ceux du marion maréchal Marion maréchal ceux du nord qui sont un peu qui sont plutôt laïques et de gauche sur le plan économique ceux du sud qui sont beaucoup plus libéraux tendance Marion Maréchal et cetera bon il y a 15 familles c'est et finalement peut-être que on s'en rend pas compte peut-être que son immense talent politique c'est de maintenir tout ça parce que entre un ancien communiste du nord àinomont et un le pénis Jean-Marie pur Algérie française ultra catau tradit de bonne famille bourgeoise et cetera il y a un océan et pour maintenir ça ensemble réganien dans les années 80 90 ouais les réganiens dans les années 80 90 elle disait qu'elle était plus heureuse en étant patronne des députés que patronne du parti sûr ça bon elle en avait un peu soué de de patron de parti il il y a pas un patron de parti heureux sauf François Hollande qui a adoré faire ça et faire sa synthès mais c'est horrible d'être patron de parti vous Vous gérez que des emmerdes. C'est c'est c'est c'est RH.
C'est RH une communauté humaine la plus la plus compliquée, j'imagine avec les journalistes. Très compliqué. C'est une réunion de copropriété.
Non mais toute la journée et pourquoi tu m'as pas mis au municipal ? Mais je suis premier adjoint mais je vais être C'est horrible d'être président de parti et on n pas d'argent. Les banques veulent pas nous prêter.
Là en revanche à l'assemblée c'est passionnant. Moi vous l' trouvez comment ? Juste pour commenter les images que l'on voit en parce qu'elle est arrivée il y a quelques minutes.
Mar, on voit pas é on la voit là juste là extrêmement concentrée. Oui oui concentrée. Concentré sereine calme et alors effectivement elle est elle est pas très elle est pas très bavarde.
Marine Le Pen c'est quelqu'un qui est assez qui est quelqu'un qui est secret et qui n'a pas d'après ce que je sais donné sa sa ligne de défense même à des amis. Donc peut-être qu'elle va faire un peu plus profil bas. Mais pour revenir sur l'enjeu politique qui est extrêmement important.
On est maintenant à 14 mois de la présidentielle. Ça va s'accélérer bien sûr après les municipales très fortement. Il me semble quand même que c'est passionnant effectivement ce que nous a dit Ran Locker sur l'histoire de des familles d'Extrême Broad qui a réussi à réunir Jean-Marie Le Pen d'abord.
Jean-Marie Le Pen, c'est la première fois. Pourquoi le pourquoi le FN devient si important ? C'est que encore une fois les monarchistes, l'action française, le GUD, l'OAS, les ceci, les cela, les militaristes, tout le monde bosse ensemble.
Les rivalités perdurent. Je crois qu'aujourd'hui quand on a un parti qui fait 32 33 % des voix, on est vraiment dans une une nouvelle époque, vraiment une nouvelle époque. Vous dites "Alor la Valallette, candidate à Toulon" qui a de grandes chances, "Est-ce que vous êtes action française ?
Ceci cela ?" Non. Quand vous parlez, est-ce que vous quand vous dites à euh Julien Odoule, quand vous dites à Sébastien Chenu qui vient du qui vient du de l'UMP, mais on est maintenant dans toute autre chose et si après les municipales, il y a des centaines et des centaines et des centaines d'utres municipaux et des dizaines et des dizaines et des dizaines de de mairies faut savoir que c'est le parti d'alternance désormais à l'URERN.
C'est le parti de l'alternance ou et l'UMP c'est enfin les Républicains, c'est quoi ? Ils ont ils ont quatre candidats. Ils sont ils ont perdu 15 points depuis depuis un an sur les images.
Là, on la voit pénétrer. Et dernière chose, on a parlé hier. Bardella est-il la meilleure candidate Marine Le Pen ?
J'en suis pas sûr. Bon, on va continuer dans Marine Le Pen arrivé dans la salle d'audience, elle s'est assise, on le rappelle et donc elle assise ce que nous disait Alison Tassé en premier rang face à la cour. Raphaël Maillouch, on parlait de sa stratégie de défense.
Là encore, c'est Alison Tassin depuis le palais de justice qui nous le racontait. A priori, il va y avoir un changement de braquet parce que Ah ! Les magistrats ont semble-t-il été extrêmement agacés par cette stratégie de défense de déni et donc là le Rassemblement national aurait tirer les leçons de cette première instance.
C'est ce que laissait entendre Sébastien Chenu dimanche. Est-ce qu'on en sait un peu plus ou pas ? Oui.
Alors sans être dans le secret, il y a des éléments objectifs à vous apporter. Le premier c'est que Marine Le Pen en première instance elle avait un avocat. Là pour ce procès en appel, elle sera représentée par deux avocats.
L'un la défendra au titre de son mandat de député européenne, le second au titre comme présidente du parti à l'époque. L'idée dans cette stratégie de défense d'avoir deux avocats en seconde instance au procès en appel et bien c'est de casser l'image de ce système, je reprends le mot, de ce système de détournement de fonds publics mis en place et que le parquet et l'accusation reproche. Mais on peut se poser des questions sur cette modification de cette stratégie de la défense parce que le dossier de l'instruction lui, il n'a pas changé, il reste le même.
On parlait tout à l'heure des échanges de mail de courriel entre notamment le trésorer de l'époque Valrand de de Saint-Juste et des assistants ou des députés européens. Tous les prévenus, on le rappelle, n'ont pas interjeté, n'ont pas fait appel. Ils ont été condamnés pour recell de détournement de fonds publics.
Donc très objectivement, le dossier euh et ce procès en appel ne se présente pas très bien. Je fais une réponse très objective euh pour la défense avec tous ces éléments. Donc certes, c'est un nouveau procès, on repart quasiment, j'ai envie de dire, à zéro, mais avec ces éléments-l que je viens de vous donner, ça se présente pas forcément très bien pour Marine Le Pen.
Julien Odoule vient de d'arriver à son tour. l'un des prévenus donc qui ont qui ont fait appel, on le rappelle pour ce procès en appel qui débute aujourd'hui au tribunal au palais de justice de de Paris. On est au cœur de l'île de la cité.
Maître, est-ce qu'effectivement il peut y avoir euh des magistrats qui jugent différemment parce que le le prévenu a changé stratégie défense ? Je m' je m'explique. En première instance euh c'est Alison Tassin qui nous en parlait.
Il y a eu des tensions, il y a eu des agacements et là le parti fait savoir qu'effectivement peut-être qu'on va faire preuve cette fois-ci de plus d'humilité. Est-ce que les magistrats peuvent en tenir compte ? Bon, vous avez parlé à plusieurs reprises de stratégie de défense.
C'est la vraie question avant les procès. Si vous voulez, chaque fois, on a un dossier, c'est le même que en première instance et chaque fois, on se dit surtout quand ça n'a pas marché en première instance, qu'est-ce qu'on va pouvoir mettre en place pour que ça marche mieux ? Donc ça peut être des arguments juridiques, ça peut être des questions de personnalité.
En effet, ce que l'on veut, c'est tisser un lien et le conserver avec les juges pour que les juges adhèrent à notre raisonnement. Voyez, c'est c'est ça qui est compliqué. Soit le raisonnement est mal présenté et donc on va essayer de mieux le présenter, soit la personnalité qu'il a porté ce raisonnement était à ce point frontal queon peut estimer avoir perdu le lien avec les juges et parfois au contraire c'est cette vigueur qui est nécessaire pour certains juges.
Donc c'est très compliqué. Il y a toute euh je dirais une alchimie euh Oui. une alchimie à trouver là-dedans.
Ce qu'il faut retenir quand vous parliez d'agacement, moi je ne veux pas rester non plus, vous allez me dire "Je défends les juges." Oui. Ben il faut qu'on défense notre institution judiciaire, sauf quand on a des éléments justement et les avocats sont là aux audiences.
Non, mais les avocats sont là aux audiences quand les juges ne sont pas à la hauteur de leur mission. Il y a assez d'avocats pour dénoncer au fur et à mesure du déroulement du procès dès lors que la le juge ne sera pas à la hauteur. Donc quand vous dites le juge peut-être agacé.
Oui. D'accord. Enfin, quand ils vont délibérer collégialement en prenant du recul, bah quand même, accordez-leur le crédit d'être apte à surmonter le petit agacement.
Le le délibéré était très politique malgré tout. Non, non, mais justement, je pense que quand on parle d'agacement, voyez, le la stratégie qui est adoptée, il ne faut pas donner un argument juridique au juges si on ne veut pas être condamné trop lourdement. Qu'on fait les juges ? dit, "C'était très politique ma lecture hein personnelle.
Les juges ont repéré dans l'attitude de la condamner désormais la l'incapacité à comprendre qu'il y avait violation de la loi." Ça c'est un raisonnement juridique. C'est de dire "Ben, il y a quelqu'un qui me dit "Je n'ai commis aucun délit.
Ce sont des faits anciens de plus de 10 ans. Voilà ce qu'a écrit le tribunal. Elle n'est pas capable, disent-il, de comprendre où est la violation de la loi et donc poursuivent-il ?
Je peux craindre la récidive ? Si elle ne sait pas que ça c'est la violation de la loi, moi qui dis désormais juge que c'est la violation de la loi. Donc je peux craindre la récidive et donc je vais ordonner l'exécution provisoire.
On a fait un argument juridique d'une stratégie de défense. Alors évidemment je ne dis pas qu'il faut renoncer pour autant une stratégie de défense. Il faut peut-être convaincre les nouveaux juges de ce qu'elle avait raison d'être dans cette position.
Mais voyez, il faut pas dire ils étaient agacés donc ils l'ont sanctionné plus fort. Ça c'est c'est misérable, c'est médioc. Non, je ne veux pas que les juges Oui, maître, vous avez raison je comprends le raisonnement.
Sauf que il y a très peu de chance que Marine Le Pen se dise "Ah ben non, je vais je vais recommencer demain matin à à utiliser l'argent du Parlement européen pour payer les salaires de mon de mon chauffeur." Je n'en sais rien. C'est ce qu'on écrit les juges.
Mais vous dites que vous dites que les juges Vous dites que les juges redoutent une récidive. Absurde. Non mais non.
Écoutez, si le prévenu leur dit "J'ai eu raison de faire ce que j'ai fait parce que ça ne peut en aucun quêtre déluel et c'était un peu l'idée quand même de dire le juge n'a pas à s'intéresser à ce que je fais de l'argent, c'était aussi un peu la défense de Fillon. Mais les juges ensuite, je dis qu'il ne faut pas leur donner cet argument qu' l'écrivent. Les juges ensuite peuvent juridiquement écrire voilà un condamné qui n'a pas compris où est la violation de la loi et par conséquent je vais ordonner immédiatement l'exécution de la PA." Voilà, voilà les questions qu'on se pose.
En le débat va continuer. Je rappelle qu'autour de la table, il y a le sociologue Erwan Lecker, maître Christian Saint-Palec, vous entendez, Raphaël Maillochon du service police justice de LCIT F1, Renault Pila, le remarquable éditorialiste, Isabelle Saporta la remarquable éditorialiste, un tantinet plus brillante que Renault Pilin. [rires] Renault Pila, faut toujours un peu le l'aiguillonner comme ça mon Renault, faut toujours l'aiguillon.
Bon, allez, on va aller sur place. Cours d'appel de Paris mesdames messieurs où nous attend Alison Tassin. J'ai vu sur les images, il me semble Alison monter les marches.
Julien Odoule, le parlementaire RN. On a vu juste avant qui est-ce qu'on a vu d'autre ? On n pas vu encore le maire de Perpignan.
Euh il est passé, il est installé dans la salle. Il est dans la salle. Il est passé tout à l'heure.
Oui. Al, je vous écoute. Alison.
Oui. Euh et Julien Odou qui Julien Odou qui est en train d'arriver justement ici à ma à ma gauche pour vous dire pour vous décrire l'ambiance qui règne actuellement dans la salle. C'est une ambiance assez studieuse.
Marine Le Pen, vous l'avez vu, est arrivée, le visage assez fermé. Elle n'a pas souhaité parler. Elle avait délivré un petit mot ce matin à l'Assemblée nationale, mais c'est surtout hier où elle s'était dite pleine d'espoir.
Elle n'avait pas vraiment affiché de nouvelles stratégies. Elle avait mentionné notamment que sa stratégie c'était tout simplement de dire la vérité selon elle. Voilà, elle est arrivée en avance comme à son habitude.
Elle s'est installée au premier rang à la place qui est la sienne. Elle discute donc, je vous le disais avec avec Louis Alliot. L'ambiance dans la salle est nous dit Alexandra Aguiet qui est installé très silencieuse.
Voilà à quelques minutes de l'ouverture de ce procès en appel. beaucoup de concentration évidemment même si cette journée est loin d'être décisive puisqu'elle est un petit peu technique avec le rappel des faits mais en tout cas elle est marquante puisque elle ouvre un mois de procès donc jusqu'au 12 février et puis bien sûr il faudra attendre quelques mois ensuite pour la décision et donc connaître l'avenir politique de Marine Le Merci Ison vous reprenez la parole vous êtes prioritaire dès que vous ouvrez la bouche on se tait on revient vers vous dès qu'il se passe quelque chose à la cour d'appel de Paris la cour d'appel de Paris c'est pas le tribunal tout moderne du 17e arrondissement hein c'est l'ancien palais c'est l'ancien palais justice sur l'île de la cité tout à fait voilà Isabelle Saporta vous réclamez la parole avec une certaine vigueur avec une soumission totale. [rires] Je vous la donne on se tait on vous écoute.
Pas du tout. Non, mais je je réfléchissais à ce que vous disiez tout à l'heure à propos de la défense de Marine Le Pen. Il va y avoir un problème en tout cas entre sa défense, donc le un problème juridique et sa sa pensée politique.
C'estd que quand on écoutait Jordan Bardella hier, au fond, c'était la rangaine habitude habituelle de de la la droite dure, c'est-à-dire c'est quand même la République des juges, quoi. C'est-à-dire qu'au fond, il était dans un truc très antijuge et très dur. Quand on relie avec un tout petit peu de recul la la dernière l'une des dernières interviews qu'elle est donné qu'elle a donné à à Guillaume Duran dans la tribune, Marine Le Pen, elle dit "Quand vous êtes face à un juge et que vous êtes politique, vous avez six balles dans le dans le pistolet, vous n'avez aucune chance de vous en tirer." Je ne vois pas comment si vous voulez politiquement elle peut si elle veut faire gagner le Rassemblement national dire autre chose que c'est la République des juges, on empiète sur la souveraineté nationale, on essaie de faire tomber, c'est toujours la même, c'est toujours le machin, c'est toujours le même jeu.
Et donc se dédire et au fond faire comme si bah écoutez, voyez, je vous ai dit des bêtises du bullshit en première instance là maintenant je vais vous dire la vérité. C'est vrai qu'on a un peu piqué dans la caisse et cetera. par ailleurs, je vous feraiis remarquer que quand même le Rassemblement national, normalement il lave plus blanc que blanc, hein.
Euh tous les autres sont des pourriss au feu, ils sont extraordinaires. Donc la reconnaissance de leur culpabilité, je vois pas comment ils font. Donc pour moi, il y a un vrai problème entre politiquement euh ce qu'ils doivent faire pour gagner et malgré tout, je pense qu'elle est animée par ça et qu'elle a envie de gagner ou de faire gagner Jordan Bardella.
Et juridiquement, ce qu'il faudrait qu'elle fasse et je vois pas comment effectivement, je pense que c'est assez insolume. Insolumble. Ce qu'elle a déclaré effectivement fin décembre à la tribune, c'est il fut un temps où on pouvait prendre une balle.
Aujourd'hui, on prend une balle judiciaire, ça signifie votre mort en réalité. Donc c'est-à-dire qu'elle a pas changé de discours depuis le mois de le tribunal et je vois pas comment politiquement elle peut se le permettre si elle veut gagner ou faire gagner Barnela. Oui, mais en même temps, il me semble que pour prolonger ce que je disais tout à l'heure, on a changé d'époque parce que aujourd'hui le discours qu'on entend et qu'on voit dans les enquêtes d'opinion extrêmement qualitatives serrées, c'est pas tous pourri.
C'est pas tous pourri. C'est fini ça le tous pourri. Et puis vous avez des maires qui ont été extrêmement corrompus et condamnés qui ont été rélu trois quatre fois. s'ils sont efficaces pour les citoyens dans leur imaginaire, ils ont fait des choses pour moi, pour ma vie quotidienne.
Moi quand quand on discute enf en tout cas, moi quand je discute avec beaucoup de c'est mon métier, beaucoup de beaucoup de gens de toute tendance politique confondu, ils me disent pas tous pourris, tous inefficaces, tous nuls, tous dans leur tour d'ivoir, tous dans leur entoi. Mais c'est pas tous pourri. Et en plus, qu'est-ce qui est fatal à un homme ou une femme politique en France ?
C'est l'enrichissement personnel. Moi, la seule chose dont on m'a parlé depuis 15 ans le plus important, c'était les costumes de Fillon. C'était pas tellement c'était un peu le travail de sa femme mais c'était il s'est fait offrir des des costumes à 5 ou 10000 € les costumes de fillon.
C'est un peu paradoxal avec ce que vous venez de dire si je puis me permettre Renault Pilard. C'estd que quand même pour les Français aujourd'hui les politiques sont toujours trop payés, ils sont toujours enclins ou font à se servir dans la caisse pour eux-mêm et cetera. Oui, si on avait bons résultats, le fait soit il soit payé 6000 € l'un l'un nourrit l'autre.
C'est-à-dire qu'au fond, non, je suis pas d'accord avec vous, c'est qu'il les trouvent tellement nuls qu'il voudrait les payer toujours moins et comme ils sont nuls, ils veulent les payer encore moins. Vous avez un petit peu les amis, vous avez j'entends votre débat, vous avez un peu éludé rapidement le sujet des juges politisés. Je je me permets de revenir dessus parce que je sais bien que dans dans l'entreo Oui, mais enfin franchement c'est un argument qu'on entend beaucoup.
Il y a peut-être des millions de gens qui en nous regardant maintenant se disent "Ils sont bien gentils mais les juges c'est tous les mêmes, on les connaît. Il y a beaucoup de Français qui pensent ça. Je sais que ça énerve maître Saint- Palais tout le monde et il y a beaucoup de gens qui nous regardent qui pensent ça." Mais je le connais mieux que les autres, vous comprenez ?
Nous les raisons ils ont donné raison aux français hein, aux juges les français. Nous connaissons nos juges. Bon, est-ce que les juges sont politisés ?
Mais oui, ce sont des citoyens. La question est lorsqu'ils jugent collégialement, est-ce qu'ils sont à même de surmonter leurs propres passions, leurs propres humeurs ? Et moi, je pose le postuli, c'est leur formation.
Et quand nous les trouvons en flagrant d'élit d'incapacité à être à la hauteur de leur mission, alors nous les avocats qui sommes là sur le terrain, nous les dénonçons. C'est notre quotidien. Franchement, nous sommes on dirait un cours de droit quand vous dites ça.
Vous c'est celle qu'on voit dans les journaux. C'est le syndicat de la magistrature qui appelle à voter Hollande contre Nicolas Sarkozy. C'est quand vous dites ils sont politisés, ce sont des citoyens mais ils sont au-dessus de tout ça.
Non, moi je vais vous lire un truc que vous avez entendu 10 fois mais qui m'a marqué depuis que j'ai 20 ans. C'est la fameuse harangue de Bodo. Bodo c'est le créateur du syndicat de la magistrature, un syndicat très à gauche, un/è juges ou un/art des juges en France.
Bon, c'est pas le syndicat majoritaire, hein, le contexte. Et donc on est on est dans les années on est après 68 dans les années 70 et il fait un discours aux jeunes magistrats. Il leur dit la loi ça s'interprète.
La loi dira ce que vous voulez qu'elle dise sans en changer un yot. On peut avec les plus solides attendus du monde donner raison à l'un ou à l'autre à quitter ou condamner au maximum de la peine. Par conséquent que la loi ne vous serve pas hop j'ai perdu. que la loi ne vous serve pas d'alibi.
D'ailleurs, vous constaterez qu'au rebour des principes qu'elle affiche, la justice applique extensiblement les lois répressives et restrictivement les lois libérales. Agissez tout au contraire. Soyez partiaux.
Soyez partiaux. Donc c'était il y a plus de 50 ans dans un contexte de lutte des classes aussi. Donc c'est peut-être pas tout à fait pas de lut des classes.
Non non, je suis pas du tout d'accord. C'est un syndicat très à gauche qui a qui existe toujours qui a appelé à voter il y a une plus d'une dizaine d'années contre Nicolas Sarkozi. Je dis pas que ce sont des mauvais magistrats, je dis que la politique, la politisation, l'engagement personnel politique existe chez les magistrats.
On a vu, ça a été dit au moment de de de du procès contre François Fillon. Des juges ont expliqué que dans ce cas très précis, ils avaient absolument voulu accélérer la décision de justice parce qu'il fallait absolument que les Français sachent pour François Fillon dans la perspective de la France. Non, justement parce que c'était une campagne présidentielle et qu'il fait pas il fallait pas l'empêcher d'être candidat et d'ailleurs il a été candidat et d'ailleurs malgré tout he il a fait un excellent score.
Il a fait 20 % François Fillon. C'est ce que je vous dis sur tous pourri. C'est pas tous pourri qu'on entend c'est tous inefficace.
Tous peut être un peu plus discerné. Mais écoutez mon dentiste, mon dentiste, il est très bon. Il a des opinions politiques.
Je lui demande pas si de gauche ou droite avant de m'enlever une molaire. Beaucoup il y a beaucoup de pays. Non non Renaud pourquoi pas Renault ?
Il y a des pays où les magistrats n'ont pas le droit d'être membre d'un syndicat. Ça ça peut discuter. Ça ça peut se discuter.
Je suis d'accord. Voilà. Merci.
Ben alors donc l'anecdote sur votre dentiste pour dégager mon argument ne tient pas. On la coupe au montage. L'audence l'audience est ouverte. début du procès en appel de Marine Le Pen.
Ça y est, ça a commencé. Raphaël Maillochon. Oui, pour poursuivre le débat sur les juges et leur politisation réelle ou supposée, je vais donner deux citations très concrètes pour recentrer un petit peu un petit peu tout cela.
Notamment le conseil de la magistrature qui disait qu'il condamnait, je les cite, cette remise en cause de l'indépendance de la justice parce que les juges, je cite le conseil de la magistrature, ne font qu'appliquer les lois votées. Voté par qui ? voté par les politiques et Remy Aes qui est le procureur général près la Cour de cassation donc la plus haute juridiction française, il est sorti régulièrement dans la presse, chose assez rare.
Il disait que la condamnation de Marine Le Pen en première instance n'est pas une décision politique mais judiciaire rendue, je le cite, par trois juges indépendants et impartiaux. Fin de citation, voilà pour le contexte au sein de la maison justice pour recentrer ce débat sur la Merci Raphaël. Vous observerez cher maître que je n'ai pas osé parler du mur des cons.
J'ai même pas évoqué le mur des con puisque je parlais du syndicat de la magistrature. Je même pas vous auriez dû en parler. Voyez, il y a des fautes dans les comportements des magistrats.
Le mur des cons, c'est une faute, une faute manifeste. Et il y a parfois aussi des manques de prudence dans l'expression publique des magistrats. Personnellement, je suis très attaché à la réserve dans le dans l'exercice professionnel de beaucoup de personnes et notamment des magistrats.
Donc quand vous dites ça peut poser un problème dans la perception par les citoyens de la neutralité de l'indépendance des juges lorsqu'il les entendre ces juges s'exprimer avec passion, avec vigueur sur des problèmes politiques. C'est vrai, c'est une vraie question et moi-même je suis très attaché et j'exhorte souvent les magistrats à davantage de réserve dans leur expression publique. Ça c'est une vraie question que vous posez.
Ensuite, quand vous en tirez la conclusion, vous ne pas vous-même mais certains en tirent la conclusion que les magistrats sont incapables d'accéder au niveau qui doit être le leur, c'est-à-dire de euh juger en indépendance et en euh en sortant de leur euh de leur intimité, si vous voulez, pour juger et appliquer la loi. Alors là, cette conclusion est fausse, c'est un risque permanent. Voyez, c'est pour ça que nous sommes aux agués.
On dit que les les avocats sont des vigis. C'est nous surveillons nos juges parce que nos juges sont faibles et ils étaient ils étaient trois et là ils étaient trois et certains juges sont médiocres. Vous voyez ça on leur crée des statuts et notamment la collégialité pour que le médiocre ben soit euh absorbé par par les plus brillants et et que et qu'on oublie la médiocrité du 3e par exemple.
Voyez on réfléchit sans arrêt mais si nous passons notre temps à dire les ju sont incapables de juger comme il le faut mais enfin nous avons perdu. Soyons vigilants. Euh, posez les problèmes comme vous le faites et vous avez tout à fait raison.
Mais ne posons pas de conclusions tres. C'est la loi, je vous l'ai dit tout à l'heure, qui demande de prononcer obligatoirement l'inéligibilité de celui qui est condamné pour détournement de pens. Un truc qui est vrai, c'est que la seule profession, la seule profession dont on ne puisse jamais discuter et à chaque fois on vous dis inexactisme.
Systatique. Tu peux juger ton méde, tu peux juger les journalistes, tu peux juger ton prof, tu peux le noter même, tu peux noter ton médecin, tu peux noter ton prof, tu peux pour tout le monde les seuls auxquels on puisse dont on ne puisse jamais rien dire, à chaque fois on vous dit c'est du populisme, on ne juge pas une décision de justice. Vous êtes aéolé du droit et en plus comme vous jargonnez les uns avec les autres alors vous les avocats les autres donc en plus on est relégué non mais non mais on est relégué genre les sachants les sachants s'expriment [rires] je vous assure.
Je vous assure quand on est à ce micro quand on est à ce micro quand on commence à écornifler du bout de longue du petit doigt un juge. Oh, je dis "Mon dieu, mon dieu, mes enfants, mes enfants vont dire "Papa, j'ai honte de toi, tu es populiste." Ma femme va me dire "Mon dieu, mais quel scandaleux extrémiste va dormir dans le salon ce soir." Et donc, vous savez pour [rires] franchement franchement osez parler d'une décision de justice, on a la trouille.
Non, non, mais ça veut dire que vous avez bien équé vos enfants. Les moineau rapportent les les noyaux des trou. Ils ont compris que la confiance dans la justice est essentielle dans un état de droit.
Voyez, nous nous vivons ensemble, nous sommes traversés de conflits et puis nous avons décidé collectivement par la loi et la Constitution qu'il y avait une autorité qui trancherait les conflits. Il y a plusieurs vérités et puis nous ensemble nous avons décidé que les juges diraient infiner la vérité. On s'est entouré de main et maintes garanties, collégialité, voie de recours et c'est finalement au terme d'un processus très long qu'on va dire là maintenant stop, il faut respecter la décision judiciaire parce que c'est désormais la vérité pour tous.
C'est pour ça que oui, on s'abstient de critiquer trop rapidement nos juges. On dit "Attendez euh les juges de première instance pour Marine Le Penalistes, pas les mais c'est parce que ça a un sens fondamental. C'est l'équilibre social qui dépéquilibre.
Maître, maître, il y a une dimension, il y a un sociologue ici, il y a une dimension psychosociologique dans tout cela. Je vais vous donner un exemple. Le seul sondage qui a été fait sur la façon dont votent les journalistes, je parle plus des juges là, date de 2002. il est ancien.
Bon et et à l'époque il y avait une immense majorité, je me souviens, c'était dans le quotidien l'évement du dans le l'hebdomadaire l'événement du jeudi, il y avait je c je crois 7 % seulement des journalistes de France qui avaient concédé en 2002 voter à droite. Ce sondage avait établi un net déséquilibre. Moi ça m ça m'avait scandalisé.
Je me dis voilà des gens qui informment les Français et et tous les jours à travers des radios neutres, des des Ouest France et cetera. Et il y a une sociologie politique à ce point décalé. Ça m'était ça a changé un peu hein sans doute.
Oui mais sans doute avez-vous raison et peu importe si c'est dans l'autre sens c'est aussi scandaleux. Bon et de la même façon on peut aussi s'interroger sur quelque chose qui est difficile à appréhender. Personne ne prétend que les juges sont des des chevara qui sont là pour rectifier les manquements de la société française et qui sont en mission.
Mais il y a une réalité subjective, complexe, difficile à appréhender chez ces magistrats qui sont dans dans une dans une pyramide complexe qui est celle du ministère de la justice, qui veulent progresser socialement, qui veulent ne pas décevoir et cetera. Donc tout ça est compliqué et ça biaè parfois des décisions de justice. Pour continuer le débat jusqu'à l'instant, on apprend que Marine Le Pen est à la barre.
Alison Tassin, vous êtes au palais de justice de Paris. Racontez-nous. Oui, tout à fait.
Alors, vous savez que Marine Le Pen est à la barre à double titre parce qu'elle a été eurodéputée, mais aussi en tant qu'ex-présidente du RN. Et donc et bien c'est à ce titre d'abord qu'elle a été appelée à la barre. La présidente rappelle donc les faits reprochés au FN, c'est de s'être euh par l'intermédiaire de ses représentants rendu coupable de détournement de fonds publics.
Voilà le le début assez technique de cette audience he qui est beaucoup plus calme et et paisible que vos débats en plateau, je vous l'assure puisque l'ambiance est très concentrée, très silencieuse, nous disait Alexandra Guier qui est à l'intérieur de de cette salle. Marine Le Pen a préparé quelques notes sur une feuille. Elle a discuté en haut préalable notamment avec Louis Aliot avec ses conseils avant donc l'ouverture de ce procès en appel qui a donc commencé il y a à peine quelques minutes.
Merci Alison. Mesdames messieurs, il est 13h40, vous êtes sur LCI. Je me tourne vers Raphaël Maillochon, l'excellent remarquable journaliste du service police justice de LCI TF1.
Raphaël, beaucoup de gens nous rejoignent. Euh que s'est-il passé depuis 13h30 et que juge-on aujourd'hui ? Alors Marine Le Pen est est arrivée, on l'a entendu à l'instant, elle s'exprime à la barre, mais aujourd'hui c'est le début du procès en appel euh notamment de Marine Le Pen, mais pas que parce que comparaisse également Louis Aluot, Bruno Golnich, Valrand Saint-Juste ou encore Julien Audoule.
Je rappelle qu'en première instance, ils avaient notamment Marine Le Pen déclaré coupable de détournement de fonds publics avec une peine d'inéligibilité à 5 ans avec exécution provisoire, c'est-à-dire un effet immédiat 4 ans de prison dont 2 ans ferme aménageable avec bracelet et 100000 € d'amende. Voilà pour le décor. C'était le 31 mars 2025 et donc aujourd'hui et jusqu'au 12 février s'ouvre cette deè cette deè page 2è temps judiciaire.
Le 12 février, c'est la fin de ce procès. La décision sera mise en délibéré. L'arrêt de la cour d'appel prendra plusieurs semaines pour ne pas dire plusieurs mois.
On aura le fin mot de cette histoire de cette histoire judiciaire politicojudiciaire avant l'été. Et à l'issue de cela et bien la décision en appelle plusieurs pistes. Je vous les donne rapidement.
Soit elle est relaxée, soit elle est une nouvelle fois Marine Le Pen condamnée avec exécution provisoire et inéligibilité avec un pourvoi en cassation à la clé ou alors condamné mais avec une peine d'inéligibilité sans exécution provisoire. Voilà pour le cadre très rapidement. Merci Raphaël.
Il y a ici un sociologue, un spécialiste du Rassemblement national qui a publié le dictionnaire de l'extrême droite. Il s'appelle Eran Lecœur. Et pour ceux qui nous rejoigne, Eran je voudrais que vous rappeliez ce que vous m'avez dit il y a il y a 1 heure là ici.
C'est-à-dire qu'en fait, on l'oublie trop souvent mais les pratiques pour laquelles elle se retrouve au tribunal aujourd'hui Marine Le Pen ont commencé au début des années 2000. C'était il y a plus de 20 ans. Et ce que vous dites finalement, c'est que ça c'est en quelque sorte un héritage qu'elle assume, qu'elle a assumé et qu'elle a poursuivi du Front National de Jean-Marie Le Pen avec des pratiques qui étaient plutôt Jean-Marie Le Pénienne au départ, le fait de le fait de récupérer l'argent des assistants parlementaires, voilà, pour payer un major d'homme, un quelqu'un qui prend soin de vous, un un garde du corps également, tout un tas de gens.
Et Jean-Marie Le Pen était en effet entouré euh d'une cour de gens qui qui prenaient soin de lui régulièrement. Je vous rappelle qu'il avait lui-même hérité d'une fortune des Simon Lafarge Hubert Lambert en 76. Et donc Marine Le Pen hérite évidemment, ça c'est le premier point et ça a été un peu évoqué ici.
Mais quand on hérite, on peut on peut refuser l'héritage si vous permettez. C'est assez difficile. C'est assez difficile quand on est la fille euh la dernière fille d'un père tout-puissant et qui voulait absolument un homme pour lui succéder et que à un moment donné par le fait le truchement de l'histoire, ce n'est pas Marie-Caroline la première mais Marine la 3e qui s'appelle en fait Marion Anne par ailleurs euh qui reprend le le prénom de Marine donc la trisème la Benjamine qui prend finalement le relais à partir de 2002 à partir de du 21 avril 2002.
C'est là qu'on la voit apparaître sur les caméras dans les caméras de télévision et sur les plateaux. C'est là qu'elle prend euh la suite de son père après la sission où Marie-Caroline a trahi puisqu'elle est partie avec Bruno Maigré avec son mari Philippe Olivier qui est le conseiller principal de Jordan Bardella. Tout ça est une histoire de famille.
Ça a été bien rappelé. C'est une saga saga Le Pen et je le dis depuis une trentaine d'années euh anime et passionne les Français depuis environ 30 ans. C'est Dallas parce que d'abord c'est de l'époque he c'est plutôt les années 7080 que d'aujourd'hui.
Donc c'est vraiment Dallas. C'est une famille, c'est un clan, c'est le clan Le Pen. Et il a toujours dit qu'il fallait qu'il y ait le nom Le Pen.
C'est pour ça qu'il avait mis de côté. C'est pour ça que Gold Nich, comme quelqu'un l'a rappelé, a été un des dauphins. Et comme disait les Jean-Marie Le Pen, le propre des dauphins, c'est souvent d'échouer, de finir en s'échouant.
Et là, d'une certaine façon, j'ai envie de dire, on revit quelque chose qui est ancien parce que ça part de 2004 cette affaire des assistants parlementaires et du système qui qui aurait été mis en place par Jean-Marie Le Pen, par euh le trésorier, on l'a rappelé tout à l'heure, qui lui aussi est à la barre hein et qui est euh je dirais le l'image de cet ancien temps, le trésorier Valéand Saint-Juste et puis certains autres. Évidemment, on pense à Louis Aliot hein, vous disiez tout à l'heure que Jean-Marie Le Pen avait construit le parti. C'est vrai, il a récupéré le parti le 21 juin 73 lors du des RX en plein Paris.
Il a récupéré le parti de ordre nouveau et là, il en a fait son parti. Et à ce moment-là, en effet, pendant des années, dans les années 80, il va rassembler toutes les tendances dont je parlais tout à l'heure, cato traditionnaliste, néopaïen, Gud, fasciste, néonazie et cetera, toute la nouvelle droite et cetera. Marine Le Pen, non.
Marine Le Pen quand elle arrive en 2011 et dans les années suivantes, elle fait son rassemblement national en 2018 et elle n'est plus un aussi bon chef de parti que son père. Ce qu'elle veut elle, c'est sauver l'image du père. Et je reviens sur ce qui a été dit tout à l'heure.
Il y a quelque chose d'un drame en effet un peu cornélien dans ce qui se passe. C'està-dire que pour sauver l'image du père jusqu'au bout, d'abord il faut qu'elle gagne à la fin. Faut qu'elle montre que ce que le père a fait avec le Front National, ça peut aboutir, ça peut amener au pouvoir.
Ça c'est son son projet à elle et elle s'est entourée de gens, de conseillers qui l'ont aidé à ce projet. Ça c'est mon premier point. Deuxième point, aujourd'hui elle est très coincée Marine Le Pen d'abord parce que ça a été dit et c'est très juste ça.
Son style politique veut que la le la juridiction doit donner raison à la politique. Et c'est ce qu'elle a fait en première instance. Elle dit "Mais j'avais raison, j'ai j'ai le droit de faire ce que j'ai fait.
Je je vous assure, j'ai le droit." Le Parlement européen disait "Mais madame, vous n'avez pas le droit de payer un majord d'homme votre sœur à mi-temps ou c'est pas vrai ça. Ça n'existe pas." Elle dit "Mais si, j'ai le droit." et elle force la justice comme son père l'a fait pendant des années et des années pour gagner les procès notamment contreigré.
Il a récupéré le Front National contre Maigré en justice. Voilà, faut bien s'en souvenir. Et déjà dans les années 70, il a fait plusieurs fois.
Donc première chose, elle force le droit. Elle est coincée parce qu'elle a eu cette attitude en première instance. Là, ça va être compliqué de changer complètement de stratégie en disant "Mais accule pas en fait, je me suis trompé, j'aurais pas dû, excusez-moi, je le referai plus." Ce que vous disiez, je le referai plus.
Bah oui, mais comme elle a dit sans arrêt, je n'ai pas fait quelque chose de répréhensible. Les juges en effet, comme ça a été très bien expliqué, puisque vous ne reconnaissez pas que vous avez fait quelque chose qui est pas bien, ben on peut pas dire que vous allez jamais le refaire. De première chose, deuxième chose, là en ce moment, elle est coincée.
Elle est coincée par quoi ? Il y a Jordan Bardella qui est juste le plan B qui est en train de devenir le plan A et tous vous allez en parler évidemment puisque Jordan Bardella semblerait être la solution finale sans jeu de mot évidemment pour le Rassemblement national nouveau dans le dans le style. Jordan Bardella est en fait moins apprécié par les anciens du FN et plus apprécié par les nouveaux du FN.
Et il y a en effet des générations et pas tous hein. Pas tous les pas tous les nouveaux. Notamment chez les identitaires, il est plutôt apprécié parce qu'il les connaît bien et cetera. il s'est rapproché de Zemour et d'un certain nombre d'autres personnes.
Mais par contre chez les populistes du Front National à l'ancienne, Enin Baumon, les anciens Baum, ce qu'on a appelé le Front National du Nord hein, Ennain Baumont et cetera, il est pas tant apprécié que ça. Le le côté Le Pen de Marine continue à vraiment et moi j'ai toujours dit par rapport à Marion Maréchal dont tout le monde disait c'est la nouvelle, elle va dépasser sa tente. Pas du tout, pas du tout.
Faut jamais oublier qu'entre le prophète et le bureaucrate comme nous disait Max Weber, c'est le prophète qui gagne à la fin. Et moi, il y a une chose quand même, on on y reviendra peut-être. Si jamais Marine Le Pen devait ne pas avoir d'exécution provisoire, si jamais ça devait arriver, h c'est-à-dire si elle était si elle devenait éligible, éligible, alors je ne donne pas cher de la peau de Jordan Bardella.
Il faudrait qu'il fasse très attention parce que dans cette famille politique, ça va très très vite et on tue à la fin. [rires] Très intéressant. C'est souvent les Le Pen qui gagnent.
C'est ça que vous voulez dire. Mais maître, je pense à aux téléspectatrices, au téléspectateurs qui nous ont rejoint tout récemment il y a quelques minutes. Vous nous avez dit quelque chose de fondamental, l'exécution provisoire.
Alors, on parle de l'inéibilité ou pas de Marine Le Pen. Vous dites que les magistrats aujourd'hui peuvent prononcer l'inéligibilité, mais il y a une disposition qui les oblige à considérer avec un peu de philosophie et de hauteur la réalité française et la réalité politique de la personne qui est face à eux à la barre. C'est-à-dire apprécier le destin politique de cette femme, apprécier la France avec cette élection présidentielle qui se profile en 2027. c'est que ils doivent pas bêtement, j'ai envie de dire, pardon pour le bêtement, appliquer la règle, mais ils sont dans l'obligation de considérer l'ensemble et la réalité politique de la France.
Oui, on peut le présenter comme ça. D'abord, il faut qu'il y ait un débat contradictoire sur cette exécution provisoire. Et bon, je n'étais pas présent à tous les jours du procès en première instance, mais on peut dire que ce débat de l'exécution provisoire n'avait pas eu lieu en réalité, puisque quand je conteste tout, quand je dis "Je suis innocent, mais je ne viens pas sur euh le la peine plus légère. si vous voulez et et donc ils ont été privés de ce débat et on a nous avons appris les uns et les autres l'exécution provisoire de l'inéligibilité sans que les chroniqueur d'après moi l'ai anticipé.
Bon, déjà, il faut un débat contradictoire, désormais, c'est imposé par la Cour de cassation, mais il faut aussi, vous avez raison, euh ils doivent mesurer le caractère proportionné de l'atteinte qui est faite au droits de l'électeur et à l'exercice d'un mandat en cours. Puisque parfois l'inglégibilité a pour a pour effet de mettre fin immédiatement à un mandat, ce qui ne fut pas le cas pour son mandat de député à pour un maire, c'est le cas. Voilà, pour un maire, c'est le cas.
Mais donc, ils doivent euh regarder ça et ils doivent motiver tout cela. Je me permets de rebondir sur ce que euh vous disiez tout à l'heure aussi. C'est quand même au nom de ça qu'ils l'ont condamné comme ils l'ont condamné.
Parce que quand on relit le le truc, c'était justement au nom euh de l'élection présidentielle euh qu'il disait que c'était très compliqué, je peux je peux vous relire, j'ai retrouvé le passage, qu'elle puisse être candidate et même gagner l'élection présidentielle. Je pense que par rapport au risque de récid, vous voyez, il devait concilier parce que Oui. D'accord.
Donc c'est bien parce qu'elle était candidate qu'elle s'est prise bien fort dans la trche. Pardon d'être un peu crois que c'est un peu ce que j'essayé de dire tout à l'heure c'est que com c'est un peu le contraire que vous avez essayé de dire. C'est pour ça je tout à l'heure non tout à l'heure je disais que on leur avait donné l'argument enfin ils ont trouvé l'argument les juges de dire elle risque de récidiver et donc par rapport à ce risque de récidive de quelqu'un qui est susceptible de se présenter à la présidentielle ils ont estimé qu'il fallait tout de suite l'empêcher d'être éligible.
Ce que je dis c'est que désormais la formule d'ailleurs pour ne pas dire de bêtises, il faut que les juges l'exécution provisoire, il faut vérifier si elle porte une atteinte proportionnée à l'exercice d'un mandat en cours, à la préservation de la liberté de l'électeur. Vous voyez, il y a il y a un vrai débat qui sera je me permets juste de rappeler l'affaire Jupé. Jupé n'avait pas changé de de défense entre la première instance et la deuxième, sauf peut-être de ton. que JUP avait été condamné avec une éligibilité de 10 ans et un appel sans changer de position parce qu'il n'a pas reconnu ce que d'ailleurs lui reprocha un peu la cour en disant bon tu n'as pas reconnu mais à défaut d'enrichissement personnel le fait que le système préexistait à son intervention de dans les emplois fictifs la cour avait ramené l'inéligibilité de 10 ans à 1 an et pourquoi notamment parce que le débat avait porté sur la durée de l'inéligibilité moi j'étais ont en première instance et personne n'avait n'avait évoqué la possibilité de réduire la durée de l'inéibilité.
Le débat n'avait pas porté sur ça. C'était le tout ou rien. Et en en 2è instance, ils sont venus sur ce terrain de disant "Non, c'était pas rien comme sans changer de sans changer de défense." Et les amis, Raphaël, LCI c'est mieux qu'une chaîne d'info hein.
LCI c'est mieux qu'une chaîne d'info. Voilà. Non mais c'est très intéressant ce que nous c'est très intéressant ce que nous a dit le cœur aussi.
C'est passionnant sur le continuimum. Franchement, j'espère que vous avez suivi la totalité de nos débats sur sur le le cas Marine Le Pen qui est qui est passionnant et on est sorti des généralité. Voilà et je regrette pas de vous avoir sorti le petit extrait de la rangue de Bodo.
On a appris énormément de choses. [rires] Voilà, si c'était pas Renault Pila, on était tous vraiment très élevé en qualité. Allez, on retourne au palais de justice.
Au palais de justice parce que ça y est, le procès en appel de Marine Le Pen et de 11 autres prévenus à débuter. L'audience, ça y est, a commencé avec les uns après les autres qui arrivent à la barre. Marine Le Pen était à la barre il y a quelques minutes à Lisonin et ça y est, elle est retournée s'asseoir.
Oui, tout à fait. Pour vous donner un peu à voir ce qui se passe dans cette salle évidemment sans caméra. Marine Le Pen a donc été appelée à la barre en tant que ex-présidente du Rassemblement national.
Il y a eu un rappel un brief un brief pardon rappel des des faits et puis Marine Le Pen et bien dans son attitude était immobile face à la cour face à la présidente les mains jointes écoutant évidemment ce que le la cour avait à dire. Je vous rappelle qu'aujourd'hui c'est une journée assez technique. On rappelle aussi que théoriquement il devait y avoir 12 enfin 13 prévenus dont une personne morale.
Mais euh l'un et bien un des prévenus c'est désister et ne porte pas donc appel ce qui fait que il n'y a plus que 12 prévenus. Voilà pour le début de cette audience. Chacun est appelé à la barre.
Euh c'est autour de Valéand de Saint-Juste de prendre la parole et de d'être appelé par la cour. Évidemment, les prévenus sont appelés d'abord pour ce rappel des faits. On note aussi ici et bien que Marine Le Pen est arrivé sans dire un mot aux caméras, à la presse, visage très fermé, écoutant donc euh et bien se dirigeant vers ce premier rang de cette cour d'appel où elle va passer d'ici un mois à la prévu de beaucoup se rendre à cette cours d'appel comme elle l'avait fait en première instance.
Merci. Alison Tassin, on vous tient informé de tout ce qui se passe aujourd'hui dans les jours à venir décision de justice, vous l'avez compris tout autour du mois de juin pour Marine Le Pen, mesdames messieurs. Donc sur la question centrale du feuilleton politique éligible ou pas éligible, il faudra attendre le mois de juin.
Maintenant, est-ce que l'éligible est-ce que le Groenland est éligible à appartenir aux États-Unis d'Amérique ? Mesdames, messieurs, là encore, ça bouge tous les jours. Mais quelque chose me dit qu'il faudra pas attendre le mois de juin, qu'on en sera davantage avant.
Le colonel Pierre Dejong était avec nous. Il y a pas trop de droit. Il y a pas trop de droit.
Là, l'avantage, c'est que on n pas besoin des juges. On a pas besoin des juges. Nous sommes avec Grégory Philips, le héros H RUT, mais aussi le héros H Ros du service international de LCI.
Nivine Potros est là, ma coprésentatrice est là, Isabelle Saporta est là et malheureusement Renault Pila est également là. J'ai décidé d'en faire le bouc émissaire de l'émission. [rires] C'est agréable.
Bon Renaud j'arrête j'arrête maintenant. Vous pouvez continuer maintenant je vais être très cour. Je reçois plein de messages de gens qui sont d'accord avec vous.
Ah ben alors j'arrête tout de suite. J'arrête tout de suite parce que vous êtes un excellent compagnon bien supérieur en qualité à Isabelle Saporta [rires] qui est une langue de vip. Vous allez perdre tout le monde là.
Camille Souo est là. Camille Souo. Bonjour Camille.
Elle rentre du Groenland et oui où elle a fait des images magnifiques qui nous ont réjoui pendant toute la semaine. Voilà où la situation n'est pas simple. Voilà, je m'arrête, je n'ai plus rien à dire à vous.
Ma [rires] Pourquoi on reparle du Groenland ? Parce que l'impensable est en train de se produire. L'OTAN organise en ce moment un plan pour sécuriser l'un de ces territoires contre un autre membre de l'Ontemp.
C'est du jamais vu. C'est un scénario qui n'avait même pas été prévu par les traités. Vous l'avez compris, c'est le les États-Unis qui continuent de vouloir s'emparer de ce territoire.
Encore une fois, la Maison Blanche l'a fait savoir cette cette nuit par la voix de la porte-parole de Donald Trump. Écoutez, le président Trump a déjà déclaré qu'il souhaite que les États-Unis acquèrent le Groenland. Il estime que s'il ne le fait pas, ce territoire finira par être annexé, voire envahi par la force par la Chine ou la Russie, ce qui serait néfaste pour les États-Unis, l'Europe et le Groenland lui-même.
N'oublions pas que ce ne serait pas dans l'intérêt des seuls États-Unis. C'est aussi dans l'intérêt du Groenlandre d'être attaché aux États-Unis et protégé par eux. Je je trouve ça extraordinaire de commencer ça.
Ça c'est la porte-parole de la Maison Blanche, hein. C'est pas c'est pas une dame qui fait de je sais pas qui fait qui tient une association de philatellie dans le Minnesota hein. Porte-parole, elle commence à voir le président Trump souhaite acquérir le GR.
Imaginez, je sais pas, le roi du Maroc souhaite acquérir le Rwanda et l'Éthiopie. Emmanuel Macron souhaite acquérir le Monaco l'or et le Portugal et la Finlande Suisse aussi Georgia Méloni voudrait acquérir l'héritrée puis pourquoi pas la Suisse franchement la Suisse c'est nous he bon la Suisse c'est nous bon [rires] heureusement nous avons Nivin Potros qui va nous dire comment sur le plan militaire les Américains souhaitent faire les choses mesdames messieurs, vous dites "Bon très bien mais comment vont faire les Américains ?" Nin va nous expliquer.
Ouvrez bien vos oreilles. Alors ce ne sont pas les Américains mais bien les Européens qui se parler vous nous parlez du système de défense mis en place par les Européens. Plusieurs pays européens qui réfléchissent à une opération au Groenland sous la bannière de l'OTAN pour empêcher effectivement une intervention américaine.
Parmi ces pays, il y a l'Allemagne qui est à la manœuvre, la France, le Royaume-Uni, mais également la Belgique. Tous ces pays seraient prêts à déployer des moyens au Groenland. Ils ont même déjà trouvé le nom pour cette mission Sentinelle de l'article.
Donc on est bien d'accord par la situation est tellement hubuese que vous avez remarqué mon cerveau a du mal [rires] aimer neurones qui ont déjà un certain temps ont du mal à à s'accoutumer à l'idée que donc la France, l'Angleterre, l'Allemagne et le 4e pays et la Belgique sont en train de trouver des moyens à déployer au Grenland pour lutter contre leur partenaires de l'OTAN et allié naturel depuis des décennies, les États-Unis d'Amérique. les français, on va donc payer des impôts pour amener des dispositifs d'armement au Grenland contre le projet d'invasion américain. Exactement.
Mes neurones sont bien en place. Ça peut paraître totalement hubesque et pourtant c'est bel et bien vrai selon bah des déclarations de responsable de ces différents pays. En fait, les Européens, ils vont s'inspirer de deux missions de l'OTAN qui existent déjà, qui ont été mises en place l'année dernière.
Une s'appelle Sentinelle de la Baltique, l'autre Sentinelle de l'Est. Ces missions, elles avaient été mandatées par l'OTAN pour se protéger en mer Baltique évidemment après l'affaire des câbles sous-marins qui avaient été coupé. Après aussi l'incursion d'un drone en Pologne qu'en général quand l'autant diligente genre de mission c'est que la menace est réelle, elle est sérieuse cette fois bien les moyens seraient plus ou moins identiques.
On parle de frégate, de navires de renseignement, d'avion patrouilleurs, de drones naval. En revanche, les Européens ne veulent pas envoyer de troupe au sol au Groenland, même si même si bien la Belgique se dit prête pourquoi pas envoyer des soldats si jamais Donald Trump se montre de plus en plus menaçant, l'objectif de cette mission, elle serait double. D'abord évidemment de sécuriser le Groenland en surveillant qu'il n'y a pas de sous-marin ou de navires chinois ou russe à proximité.
Et puis surtout l'autre objectif c'est de montrer à Donald Trump qu'il ne peut pas agir impunément au Groenland. Les Européens sont prêts à y déployer des moyens n'en déplaisent au président américain. Oui.
Montrer qu'on est on en est capable parce que quand même jusqu'ici Donald Trump dit "Le Groenland est défendu par des chiens de traîneau et uniquement par des chiens traîneaux". C'est vrai ou pas ? Alors ce qui est vrai, c'est qu'effectivement le Danemark, il a acheté deux attelages de chien de traîneau en janvier dernier pour protéger le Groenland.
Mais vous doutez bien qu'il y a d'autres moyens qui ont également été alloués puisque'au total l'année dernière, le Danemark a dépensé 5,6 milliards d'euros pour renforcer la sécurité. Oui, parce que je croyais que c'était 5 milliard 6 les deux atlas. [rires] Je me disais ça fait cher le chien de traîneau.
Ça fait cher le chien de traîneau. Alors non, pour 5,6 milliards d'euros Renault, vous avez droit à trois nouveaux navires de surveillance, des avions de patrouille maritime, des drones, des radars, des satellites. Ça justifie un peu, ça fait un beau colis.
Le Danemark a également acheté des avions de chasse, 16 nouveaux avions de chasse pour surveiller l'ensemble de savoir ce que c'est la la marque des des avions de chass américain. Non, mais c'est je m'en vais. Je quitte l'émission, je me [rires] Vous êtes en train de me dire que le Danemark vient d'acheter des F16 américains pour se battre contre les États-Unis d'Amérique.
Il les a acheté l'année dernière, c'était plutôt pour se prémunir d'une arrivée éventuelle de soldats russes au efftivement tourne face. Tous ces petits pays, mon colonel, tous ces petits pays qui courent derrière les États-Unis d'Amérique depuis des années, des années, la le le Danemark, on fait partie, ils sont en tête hein, dans la série, pardon de le dire comme ça, je vais je Oui, dans la série Fillot, regardez, protégez-nous bien, on achète tout bien. On n pas racheté les On n pas acheté les Grippenes Suédois, on n pas acheté les rafales français.
Oh là là là, ils sont nuls. Non, on fait tout bien. On achète des F16 américains, vous avez vu nous les Danois ?
Non, mais c'est exceptionnel. C'est les plus faillot dont on remet en cause les principes souverains aujourd'hui au sein de l'OTAN. Je trouve que c'est magnifique.
Tant mieux pour eux. Voilà, j'exagère un peu. Mais enfin franchement hein, s'ils avaient une culture un peu plus européenne ces nations à commencer par le royaume du Danemark, peut-être qu'aujourd'hui ils seraiit pas dans cette panade parce que c'est c'est schizophrénique pour que je pense que les Danois doivent tourner sur eux-mêmes hein, s'effondrer tout seul en réfléchissant à tout ça en marchant sur les trottoirs.
C'est délirant. leur allié naturel auquel il cirent les pompes depuis des années. Les États-Unis [rires] étaient en train de leur dire mais on va vous p on va on va vous piquer le le Grenland et taisez-vous.
Salut bloc situation internationale Éric Bruneténaireque. [rires] Il reste il reste énergonel. En fait c'est le double fait qui cool.
Pourquoi ? Parce que d'abord un les les certains européens comme les Belges et les Noois ont acheté des F16 ou des F35. Ça veut dire quoi ?
Ça veut dire que de toute façon théoriquement l'emploi de ces matériels est conditionné par une autorisation des Américains. Déjà, j'ai du mal à comprendre. Le deuxième point, c'est l'Étatmajor.
Vous vous imaginez en Belgique, il y a l'étatmajor de l'OTAN. Comment on peut faire une réunion, comment dire de l'OTAN pour aller au Groenland pour contrecarrer le comment dire les visées expansionnistes des Américains ? Il met tous les Américains.
Il y a la moitié des des gens qui constituent le temps sont les Américains. Dans tous les bureaux, vous avez deux généraux américains, trois colonels et cetera. Donc, on fait le tri, comment on fait ?
Alors, vous les américains restors, on fait les réunions s dans le mail de convocation de la Réunion, vous mettez en copie cachée, vous mettez pas les Américains, faites un mail qu'avec les autres et vous mettez pas les Américains. Ils [rires] écoutent, ils écoutent toutes les pièces. C'est 80 % des dispositifs de l'OTAN, c'est les États-Unis.
Non mais pire que ça c'est que le chef de l'OTAN est un américain à part Rout mais Rout c'est l'aspect politique et Routon on l'entend pas tellement d'ailleurs il doit un peu filer d'ù mais c'est le hollandais il est très embêté il r il rase les murs. Donc le vrai problème encore une fois c'est que le patron de l'OTAN c'est lui qui qui est le chef des lieux qui organise ses armées et cetera parce que l'OTAN c'est pas une armée. L'OTAN ce n'est que la JUCE la positionition des armées nationales.
Donc vous avez un général américain qui on lui fait des ré à moins que ce soit le général américain qui organise mais là on sait plus. Donc je vous rejoins dans votre agacement. Et dernier point, c'est incroyable, c'est les forces qu'on met en place.
Bien, on pourrait mettre des marins et cetera, mais ça s'appelle la gesticulation que je sache le la marine, si vous voulez, on tient le terrain, on fait la guerre sinon on met des bateaux et on fait de la gesticulation. C'est comme ça que ça fonctionne. On fait de comment dire de la présence.
C'est le c'est c'est le cinéma tout ça. C'est ça. C'est la présence.
C'est c'est une mission qui est noble comme les autres, mais elle est beaucoup moins performante. Ce qui m'étonne là-dedans, c'est que c'est les Belges qui qui veulent y aller aller sur le terrain. Mais vous connaissez le niveau de l'armée belge ?
Une brigade. Allez, terminée. 7 8000 hommes à faire caler roule.
C'est fini. Non, les les les les deux chiens de traîneau quand même au Non, les Belges bel danois. Non, mais je sais.
En plus avec les ils auraient les deux belades. [rires] Ah oui, c'est si que ça l'armée. Oui, mais c'est toute petite armée.
C'est une brigade. Donc Bilan, voilà, ils ont une brigade en temps. Alors tout ça, ils veulent tous aller en Ukraine, tous aller en même temps et tous aller au Renland.
Mais les Belges, c'est une brigade, c'est 8000 hommes, c'est rien du tout. C'est toute petite armée. Alors, il y a des commandos, des machins, il y a un environnement toujours les mêmes qui utilisent.
Mais c'est l'armée microscopique. Que viennent faire les Belges ? Qu'est-ce qu'ils ont mis pourquoi les les Belges mettent leurs doigts dans ce guillet pied ?
Et puis en final, le problème est le suivant, c'est que tout ça ça écrit la fin de l'OTAN. C'était exactement ce qui était très paradoxal de la part des Européens, c'est que si on fait ça, les Américains se barrent et c'est la fin de l'OTAN. Là, c'est la fin du système.
Et là, comment on fera avec l'Ukraine ? Parce qu'aujourd'hui euh pour agir en Ukraine, si on veut faire une force conjointe et cetera ou une force de réassurance, il faut impérativement avoir les moyens logistiques et les moyens ISR, les moyens de d'intelligence comme on dit pour pouvoir agir. Donc encore une fois, c'est on on se on se mort la queue tel le tel le serpent fou.
C'est peut-être des messages effectivement envoyés à Donald Trump. on en est capable, on on participe déjà à la sécurité de deir, c'est ce qu' veut obtenir. L'Europe, c'est le message qui est entré et à la fois c'est assez malin quand même parce que vous dites à Trump "Ah mais alors il paraît que le Groenland pour vous c'est une question de sécurité, vous avez peur que les Russes, les Chinois et cetera utilisent ce bout de territoire pour vous attaquer." Bah nous on assure la protection comme on le fait en Baltique ou ou à la frontière de de l'est.
Donc on a des troupes positionnées, vous inquiétez pas. La sécurité, on s'en occupe même avec des moyens limités si on évoque ce ce de la Belgique. Donc donc il y a ce message là.
Mais juste pour revenir sur ce que disait Nivin, c'est comparable aux opérations en Baltique par exemple. On a tous compris que c'était pour se protéger des Russes en Baltique. C'est comparable au à l'opération qui est menée en Europe de l'Est.
Bon ben, on a tous compris que c'était lié à la menace russe. Là, on montrait le même type d'opération lié à une menace états-unienne américaine. Et là, je suis comérique, j'ai les neurones qui se touchent et c'est vrai que [rires] non mais non, mais on se dit il y a un truc qui est pas logique ou alors au contraire, il y a une logique, c'est qu'on va tout droit vers la fin de l'OTAN.
La première ministre danoise M Frédéricen disait "Si on va vers ça, c'est la fin de tout." Bah ouais, c'est la fin du monde dans lequel on vit depuis plusieurs décennies. Camille Souot qui est avec nous, qui est journaliste reporter d'images, était avec Thomas Misraki toute la semaine dernière euh au Groenland, quatre fois la France, hein, 57000 habitants, c'est-à-dire je sais pas la moitié de Colmar, j'en sais rien, c'est tout petit en nombre d'habitants mais quatre fois la la France.
Cholet he équivalent de Cholet. Ah, c'est Cholet. C'est Cholet.
Renault Pila, quelle est la spécialité de Cholet ? Cholet, c'est le la terine de Cholet. Non, c'est les mouchoirs.
Ah d'accord. Mon petit pote, je vous ai bien eu là. Un point pour moi. [rires] Camille Sou.
Camille Souau, racontez-nous. Est-ce que non, on est sérieux ? Est-ce que il y a une tension palpable là-bas ou est-ce que cette affaire, ça passe au-dessus des Groenlandais ?
Alors, c'est assez compliqué parce que la population est assez divisée et en même temps, on sent une anxiété qui a grandi depuis 1 an. Les dernières les dernières déclarations de Trump en 2025, début 2025 avait déjà un peu fait bouger les choses et interrogé les Groenlandais. Euh, il y avait eu quelques journalistes sur place, mais là, on sent une vraie différence et même eux nous le disent mais il y a un an, il y a quelques journalistes qui s'étaient déplacés, mais là, on a des milliers de demandes, les journalistes afflu et dans cette petite ville de Nou qui est la capitale et bien on se rend compte qu'il y a beaucoup de journalistes dans la rue.
On se fait arrêter pour faire des micro trottoirs et on leur dit on est on est aussi journaliste et on n'est pas locaux. Donc, donc c'est vrai que ça change vraiment. Vous avez filmé là, vous avez réussi à à trouver un représentant.
Alors lui, vous l'avez trouvé à Copenhague, hein, puisque le Groenland est sous appartient au royaume de du Danemark, bien sûr, tout le monde le sait et vous l'avez trouvé. Alors lui c'est un un inuite hein qui vit à Copenhague et qui lui est le point d'appui, le pilier du maga du du des des trumpistes qui essaie quand même tout doucement de lancer une autre guerre qui est une guerre idéologique, c'est-à-dire gagner les inuites à la cause du Groenland américain. Pourquoi ?
Parce que les inuites en fait, ça nous a très bien été expliqué tout à l'heure par Thomas Misraki. Les inuites, ils viennent de du cercle polaire et ils sont allé pour partie en Alaska, pour autre partie au nord du Canada et pour une troisème partie au Groenland. Et en fait, les inuites se sentent plus américains qu'européens.
Et donc c'est pour ça que ce cet inuite euh copain de Trump Maga travaille la société inuite au corps pour lui dire "Mesdames messieurs, le royaume du Danemark, c'est des colons. Nous on est des inuites américains." Regardez ce qu'il disait.
C'est vous qui filmiez ces images hier soir et c'est Thomas Misraki qui l'intervie. Vous n'avez pas peur de perdre votre liberté ? Quelle liberté ?
Vous ne vous sentez pas libre avec les Danois ? Au Grenland, nous avons une élite. La moitié est danoise, l'autre aspire à l'être.
Ils oppriment le peuple. On les appelle l'élite, vous savez. C'est pour ça qu'il y a des émeutes en ce moment, tout comme en Iran et peut-être au Venezuela.
Ça, ce sont les Danois Groenlandais. Vous savez, c'est comme mettre des gens sur liste noire, nous délaisser. Nous les Groenlandais.
Je ne me bats pas juste pour m'amuser, vous savez. Je soutiens cet homme. Nulle part, on l'entend.
Je soutiens cet homme. Donc c'est un inuite mais à mon avis ce que ce que vous nous avez appris, c'est-à-dire que culturellement ils connaissent leurs ascendances les les inuites. Culturellement, ils viennent d'en haut, tout en haut là de la terre.
Ils se sont répandus en Amérique du Nord, en Alaska et au Groenlande. Quand vous savez ça, vous vous dites "Ben moi, je je me sens pas trop espagnol, italien, euh slovene. Je me sens pas trop européen quoi.
Je me sens plus nord-américain." Bon, ce qu'il faut savoir, c'est que donc Jorgan Boason que vous avez juste vu à l'instant, c'est un maga qui est très impliqué dans la cause. Il était carrément invité à l'investiture de Trump, faut le savoir.
Donc, il est très impliqué et c'est le Groenlandais qui fait le lien avec Trump. Ouais, c'est lui qui a accueilli Charlie KK et le fils de Donald Trump quand ils sont venus à N au Groenland et il est très fier sur ses réseaux sociaux. On utilise énormément Facebook au Groenland et sur leurs réseaux sociaux c'est il y a des photos sa photo de profil et même d'ailleurs avec Charlie Kirk, c'est pour lui quelque chose de très important mais en même temps c'est une partie minime de la population.
La plupart d'entre eux ne soutiennent pas les idées de Trump. J'ai une question pour vous Camille. On sait pas bien encore comment Trump veut mettre la main sur le Groenland.
Il y a une des pistes, c'est de proposer de l'argent aux habitants. Euh, on a évoqué des sommes qui iraient de 100000 dollars à 1 million de dollars par habitant. Voilà, un gros chèque et hop, vous devenez américain.
Ça, comment est-ce qu'il réagissent les gens quand on vient de leur dire bah on va vous acheter tout simplement ? Bah alors, on se dit 1 milliard, 1 million, c'est des chiffres énormes qui peuvent paraître impressionnants, mais en fait quand on parle avec eux, ils nous disent "Mais donc ça veut dire que on deviendrait américain donc on aurait le système euh social américain." Aujourd'hui, ils ont le système social euh du du Danemark avec l'école gratuite, la santé gratuite, euh tous leurs prêts de maison sont associés à la Banque du Danemark.
Donc ça veut dire qu'il faut anticiper tous ces changements et est-ce que 1 million 1 milliard ça pourrait couvrir ces frais ? Bah les les Grolandais ne sont pas sûrs et sont assez d'ailleurs méfiants et d'ailleurs n'ont pas envie d'être achetés tout simplement. Qu'est-ce que vous sentiez davantage comme sentiment prédominant ?
Vous sentiez la fracture de cette société effectivement entre ceux qui veulent devenir indépendants, ceux qui veulent rester du côté du Danemark ? Est-ce que vous sentiez de l'inquiétude par rapport vélité de Trump ? Qu'est-ce qui prédominait ?
On sent que l'inquiétude est un peu plus forte comme je vous disais depuis un an et en même temps on est un peu dans une phase où les Groenlandais se demandent si c'est réel, si ça peut vraiment arriver et si c'est le cas quand on leur demande mais est-ce que vous pensez qu'il peut y avoir peut-être l'armée américaine qui peut débarquer ? Il nous disent mais regardez-nous à Nou s'il y a les J américains qui débarquent qu'est-ce qu'on va faire ? une minute, la ville est prise, hein.
Donc pour eux, ça semble complètement lunaire et c'est un peu un fantasme de Trump. Et en même temps, on sent que il y a une inquiétude de notre vie va changer, qu'est-ce qu'on prévoit pour nos enfants ? Quel va être leur futur ?
Donc il y a il y a cette inquiétude et en même temps on a toute une part de la société qui se dit que peut-être tout ce tous ces débat autour des de l'Amérique peut leur permettre d'avoir plus d'indépendance mais là vis-à-vis du Danemark et de prendre eux leur autonomie. Donc Renault juste une question à Camille parce que [rires] bon c'est vraiment exceptionnel de travailler là-bas avec Thomas et puis ce que ce que vous dites là, ce que vous nous expliquez, moi je n'entends quasiment nulle part donc je trouve ça vraiment passionnant. Euh est-ce que sur le la proportion, je sais que c'est une question très difficile, mais sur la proportion de Groenlandais qui euh sont mécontents d'être dans le une sorte de Commonwealth du Danemark, appartenir au royaume du Danemark, quelle est la proportion ?
Parce que ça on l'entend Thomas Thomas nous disait Thomas Misraki avec qui vous étiez le le journaliste qui était avec vous nous disait tout à l'heure il y a une heure j'ai l'impression que 100 % des Groenlandais veulent leur indépendance c'est-à-dire sortir du royaume du Danemark he vous confirmez que enfin 100 % ça veut rien dire mais qu'une immense majorité en tout cas une immense majorité je suis totalement d'accord avec Thomas en fait on se rend compte que ce qu'ils veulent c'est prendre de l'autonomie vis-à-vis du Danemark c'est se libérer de ces chaînes notamment on parlait avec des pêcheurs Ici la au Danemark, les pêcheurs c'est la plus grande partie de de vente et de d'activité du pays et de l'île. Donc quand ils nous disent bah nous en fait on donne nos poissons au Danemark, il le revendent pour nous. Donc ils font du marge plus cher.
Mais en fait l'argent est déjà filtré par le Danemark. Et donc bah nous si on vendait, si on pouvait faire du commerce directement, même pourquoi pas avec les Américains, bah ça nous permettrait de vendre à des tarifs plus élevés et de récupérer directement ces ces fonds et de l'investir dans notre société et de de se construire et plus fortement. Est-ce qu'il y a Camille aussi euh un trauma ou des très mauvais souvenirs de la colonisation danoise ?
La colonisation qui a lieu en dans les dans le dans le 18e siècle, je crois. et on sent qu'il y a une forte un dualisme dans dans cette population entre les blancs, les dines qu'on les appelle, donc c'est les Danois et aussi les inuites, les gros hlandais qui sont vraiment autochtones qui eux ont vraiment cette culture de la chasse, de la pêche, de la nature, de préservation de leur île et de leur territoire et on sent que dans cette société il y a cette dualité et cet affrontement et en même temps cette volonté de vivre ensemble. Et la proportion la proportion entre les deux, c'est quoi par 2080 à peu près ?
Oui, il y a quand même plus de d'autochtones mais c'est la capitale et on nous dit que c'est les plus riches. C'est les plus riches. La N c'est la capitale.
C'est c'est c'est Nuk York. C'est Nor il y avait toute la polémique sur la stérilisation. Vous vous souvenez la stérilisation forcée euh des femmes inuites effrayant parce que parler danois effectivement en disant qu'au nom de la modernité et cetera, on leur posait de force sans leur dire des stérilés et cetera et des enfants envoyés au Danemark.
Non mais il y a un vrai traum enfin je et et encore hier soir on en parlait quand on était à table avec un un député de l'opposition qui nous parlait encore de ces de ces problématiques là qui sont minimes mais qui existent encore. Nous on a découvert qu'elles existaient encore et qu'elles ont encore lieu et de stérilisation forcée. Il nous en a parlé.
Après, on n'a pas pu vérifier les faits et c'est dire mais en fait et c'est pas la seule personne là. Là où ça devient très compliqué, c'est un débat indépassable, c'est que les Danois blancs vikings disent "Nous, on est allé au Groenland en l'an 1000, il y avait pas d' on est arrivé les premiers avant vous qui est arrivé en l'an 12 et cetera." Donc il il y a toujours ce débat de la légitimité originelle.
Ils sont partis, ils ont fuit trop froid, trop difficile. Ils sont repartis après. Ils sont repartis et les inuites sont arrivés et ils sont restés.
C'est là où est tout le débat culturel. Ils sont moins frux les passionnant c'est passionnant. Merci beaucoup merci.
La grisse de f qui fait ça. Ouais peut-être avec un petit souvenir ramené par Camiso à Grégory Philips. En fait quand vous avez des équipes aussi professionnelles et aussi adorables que Camisso et Thomas Misraki, il vous ramène un petit souvenir.
Donc là j'ai un stylo Grenland à queue de baleine. Il il y a deux magasins de souvenirs à Nou. Oui oui, il y a deux magasins de souvenir et après il y a un peu de magasins d'artisanat local avec des constructions soit en dents de de baleine ou ils ont ramené aussi du saucisson de Reine qu'on ouvrira après l'émission.
Oui. Vous ne manquerez pas Grégory Philips de déclarer ses cadeaux à la commission nationale des journalistes [rires] professionnels s'il vous plaît. C'est des avantages en nature et des sweet shirt.
Le Groenland n'est pas à vendre China tout ou pas ? [rires] Merci infiniment. Merci Camille hein.
Alors que vous descendez tout juste de l'avion puisque vous avez éterri à Paris juste un petit peu avant midi. Donc merci d'être venu sur notre plateau pour pour témoigner de ces quelques jours passés au Groenland. C'est extrêmement rare.
Bon pendant ce temps, nos agriculteurs continuent à bouger, hein. Effectivement, c'est la fièvre agricole qui ne retombe pas. Bien au contraire, 350 tracteurs ont réussi à pénétrer au cœur de Paris sont arrivés ce matin.
Ils se sont rendus devant l'Assemblée nationale où ils ont rencontré plusieurs responsables politiques dont la présidente de l'Assemblée nationale et là ils se rendent où ? se rendent à Matignon. Ils vont être reçus par le premier ministre Léonard Atal.
Vous êtes sur place avec Romain Lima. Racontez-nous. Ils doivent être reçu aux alentours de 14h30.
Oui, c'est tout à fait ça. Sébastien Lecnu qui a déjà fait un certain nombre d'annonces ces derniers jours, qui a écrit un courrier aux agriculteurs mais cette colère liée à la crise agricole se fait toujours entendre. Et donc euh Sébastien Lecornu veut que l'exécutif une nouvelle fois réponde à cette colère avec un certain nombre d'annonces qui devraient avoir lieu euh dans la dans la journée.
Alors, en attendant effectivement, les représentants départementaux et régionaux de la FNSEA, euh mais aussi ceux des jeunes agriculteurs sont attendus à Matignon, non pas par le Premier ministre mais par des membres de son cabinet, notamment le conseiller en charge de l'agriculture de Sébastien Lecornu. Alors, sur quel sujet l'exécutif peut-il encore répondre à cette colère agricole ? Ce matin, Maon, la porte-parole du gouvernement sur TF1 a listé un certain nombre de sujets.
La question des revenus, la question de la transmission des exploitations agricoles, la question de la gestion de l'eau. Également autant de sujets sans compter la dermatose nodulaire sur lesquels le gouvernement Sébastien Lecornu peuvent encore apporter des réponses. Des réponses qui devraient donc être formulées dans l'après-midi, nous dit-on du côté du gouvernement.
Ça va être le son bloc. Merci beaucoup Léonor Atal. C'est intéressant les questions qui vont être abordées à à Matignan.
Vous avez eu raison de les rappeler. On va pouvoir en débattre avec nos éditorialistes. D'abord, on reste sur le terrain qu' a puine Diaz.
Racontez-nous parce que donc ces agriculteurs sont partis de l'Assemblée nationale. Ils étaient devant le palais Bourbon tout à l'heure pour rencontrer les personnalités politiques. Ils prennent la direction de Matignon mais visiblement il serait bloqué à quoi 300 m de de Matignon ?
Dites-nous. Oui, exactement. C'est bien ça.
On est bloqué à l'entrée de l'arrêt du bac. Voilà, la police ne laisse plus passer le cortège. Il y a toutefois les les 13 représentants syndicaux qui eux sont conviés à Matignon qui ont pu passer.
La police est en ce moment même en train de vérifier leur papiers d'identité. Et puis il y a évidemment toujours devant l'Assemblée nationale et bien d'autres agriculteurs qui sont présents avec des tracteurs évidemment vous les avez vu tout au long de la journée, environ 300 tracteurs qui se sont installés devant le palis Bourbons et puis vous l'avez dit ce matin, de nombreuses personnalités politiques sont allées à la rencontre des agriculteurs. On avait par exemple Yel Bron Privé, la présidente de l'Assemblée nationale qui s'était euh déjà qui était déjà venue pardon à la à la rencontre des agriculteurs la semaine dernière. est revenu une seconde fois ce matin.
Il y avait aussi Bruno Rotaillot, Sébastien Chenu. Voilà de nombreuses personnalités politiques. Le rassemblement doit durer toute la journée et de nouveaux rassemblements sont également à prévoir dans les prochains jours, notamment un à Strasbourg à la fin du mois.
Merci beaucoup Capu. Effectivement, c'est le cortège qui est bloqué aux abords de Matinure, vous l'avez bien compris, mais les représentants syndicat de syndicaux pardon de la FNSEA et des jeunes agriculteurs, eux vont être reçus par le premier ministre. Vous avez entendu les questions qui ont été listées par la porte-parole du gouvernement.
Il va être question dans les bureaux de Matinon tout à l'heure de la question des revenus, la question de la transmission, la question de la gestion de l'eau. J'ai l'impression qu'on est revenu deux en arrière. C'était pas les mêmes dossiers qui étaient sur la table de Gabriel Atal à l'époque, le premier ministre.
Tout à fait raison. Et c'est d'ailleurs fou parce que quand il a fait cette confrontation tout à l'heure avec Yel Brun Pvé et qu'elle échange avec eux en fait il dit mais les lois ont été promulgué et elle leur promettait la main sur le cœur une séance le 11 février prochain pour dire on va voir ce qu'ils font et pourquoi les décrets les décrets d'application ne passent jamais. Donc qui fait passer les décrets d'application c'est le premier ministre effectivement et le ministre concerné.
Donc on se retrouvait avec plein de lois dont vous avez raison de le le souligner qui sont passés normalement qui devraient arranger ces choses-là et dont on attend toujours les décrets d'application. Donc si vous voulez, c'était c'était terrible. C'est ce face-àface était poignant parce qu'en fait ils arrêtaient pas de dire à Yel Bron piv que au fond il ne les croyaient plus.
Où était le courage politique ? Pareil avec Bruno Rotaillot. Comment ça se faisait ?
Est-ce que Bruno Retaillot parlait d'exemples qu'il y avait euh dans son coin à lui en en vendait en disant "Non, mais moi je sais bien, il y a plein de dossiers concernant l'eau qui sont bloqués et et les paysans étaient vraiment démunis en disant mais comment ça se fait qu'il soit euh bloqué ? toujours la même parce que il y a il y a un débat public à l'Assemblée nationale ou ailleurs avec les organisations syndicales. Phase 1, le syndicat de de d'agriculture.
Phase 2, il y a une proposition de loi. Phase 3, cette proposition de loi est acceptée et phase 4 elle est votée. Elle non elle va au Sénat, elle revient à l'Assemblée et cetera.
Tout ça dure 14 ans. Il peut avoir 23 générations de paysans qui meurent et qui naissent. Bon et la loi est votée.
On se dit "Ça y est, on est sauvé." Mais pas du tout. Il faut attendre le décret d'application qui sont toujours pas entrés en vigueur aujourd'hui.
Mais c'est délirant. Alors que nous journalistes, on dit "C'est bon, la loi est votée, on tourne la page, on passe à autre chose." Et en fait, faut passer à autre chose tant que tant que le décret d'application n'est pas voté.
Et j'invite d'ailleurs tous nos téléspectateurs à aller sur le site de l'Assemblée nationale parce que vous avez l'état au fond des décrets et ça vaut le coup d'y aller. Est-ce que vous verrez que les trois/4 de nos lois sont en train de se balader dans la nature mollement comme ça sans décret d'application ? On suit bien évidemment cette c'est un plédoyer pour la dictature votre truc hein.
Bah commencez pas à être trompiste là déjà vous aimez pas les danois il nous faudrait un bon un bon beau cassa à l'Élysée. Au moins les décrets d'application mettrai pas des années des années bien évidemment mesdames messieurs c'est du 14e degréent pas éc bien évidemment les syndicats agricoles qui sont reçus cet après-midi par Sébastien le cornu Mariealine Mé il revient dans un instant c'est la suite de nos [musique] programmes FCI direct excellente après-midi à C'est
Marine Le Pen